Tout va tout croche

La fin d’avril annonce la date limite pour produire ses déclarations d’impôts. Je viens à peine de compléter mon boulot à ce chapitre et je dois vous avouer que je n’en suis pas mécontent. Je connais tous les recoins de mon bureau par cœur, tellement j’y ai séjourné.

Par contre j’ai aussi eu le temps de lire les journaux et d’écouter les bulletins de nouvelles et la radio, pour constater comment le paysage politique est morose, voire même désolant. Prenez le boycott des étudiants qui n’est pas une grève, mais le moyen de foutre le bordel dans cette société de profiteurs, de tricheurs, de voleurs et j’en passe. Une grande foire qui est de moins en moins drôle. Ça frise l’anarchie.

Pendant ce temps, le poodle et ses sbires noient le poisson dans l’eau sans rien faire. Ils s’accrochent au pouvoir et en profitent pour ridiculiser tout ce qui ne va pas avec leur Plan Nord.

Ce n’est guère mieux du côté des fédéraux et j’ai bien failli m’étouffer avec ma rôtie l’autre jour, lorsque j’ai lu que le gouverneur général verrait son salaire doublé pour lui permettre de payer dorénavant ses impôts. J’en ai manqué une ou quoi? Le crétin qui a autorisé ça ne s’est pas creusé les méninges trop trop pour en arriver à cette conclusion. La voie facile avec l’argent du bon peuple. À l’heure où tout va tout croche, c’est nous rire en pleine face.

Même chose du côté des recteurs d’universités qui se la coulent douce au Mexique, à nos frais, dans des hôtels luxueux. C’est du scandale! Personne ne lèvera le petit doigt pour arrêter ces hémorragies et c’est ça qui est le plus désolant.

Des fois, je me demande comment tout ça va se terminer. Qu’arrivera t’il lorsque le bon peuple en aura assez. Partout sur la planète on s’indigne du laisser-aller des dirigeants et ça génère de plus en plus de conflits. Il me semble que ça n’a pas de sens.

À regarder aller les étudiants, aussi loin que le secondaire, je me demande bien ce que nous réservera cette génération montante qui nous gouvernera dans peu de temps.

Sans vivre dans le passé, je m’ennuie du temps où les valeurs dictaient notre conduite. Où le respect était la norme et où nos élus et gestionnaires avaient encore une crédibilité. Rien n’était parfait mais aujourd’hui nous sommes passés complètement à l’opposé sans trouver le juste milieu.

Moi, à la petite école, j’adorais les cours d’hygiène et de bienséances. Ça nous préparait à entrer et se comporter dans le monde des adultes avec respect et bonnes manières. Hélas c’est maintenant de la préhistoire et on ne les enseigne plus. On voit le résultat; on se tutoie peu importe l’âge et on ne se lave même plus les mains. Quand on en vient à fuir les hôpitaux par crainte d’attraper je ne sais quel parasite, infection ou bactérie, je pense qu’on a passé droit à quelques règles élémentaires.

Tu parles d’une bonne blague…

J’étais au bar hier quand j’ai réalisé que je devais péter absolument. La musique était forte, vraiment forte, alors j’ai synchronisé mes pets par rapport au beat. Après une couple de tounes, je me sentais beaucoup mieux. J’ai fini ma bière et j’ai vu que tout le monde me regardait. Et c’est là que j’ai réalisé que j’écoutais mon iPod!

——————————————————————————-

J’ai emmené mon père au centre d’achat l’autre jour pour s’acheter des nouvelles chaussures. Il a 92 ans! Nous avons décidé de manger une bouchée dans la cour alimentaire. J’ai remarqué qu’il regardait sans cesse l’adolescent à côté de lui. L’adolescent avait les cheveux en pic et de toutes les couleurs, vert, rouge, bleu, orange. Mon père continuait de le regarder. Chaque fois que l’adolescent se retournait, il voyait mon père qui le fixait. Quand l’adolescent en a eu assez, avec sarcasme, il a demandé :
– Qu’est-ce qui se passe le vieux, t’as jamais rien fait de fou dans ta vie?
Connaissant mon père, je me suis dépêché d’avaler pour ne pas m’étouffer sur sa réponse, je savais bien qu’il en aurait une bonne. Très décontracté et sans cligner de l’œil, il a dit :
– Je me suis saoulé un jour et j’ai eu une relation sexuelle avec un paon au parc Safari; je me demandais si tu étais mon fils?
———————————————————————————————–

C’est un Général qui inspecte différents régiments. Il arrive devant celui des fantassins :
– Soldat MARTEL! À quoi sert ce fusil? hurle le Général.
– À fusiller, mon Général!

Le Général est un tantinet fier, et continue sa ronde. Il passe devant l’artillerie :
– Soldat LANGEVIN! À quoi sert ce canon?
– À canonner, mon Général!

Toujours aussi fier, il déboule devant le régiment des chars :
– Soldat THIBAUDEAU! À quoi sert ce tank?
– À tankuler, mon Général!
———————————————————————————————–

Aly et Mohamed quêtent tous les deux dans le métro de Montréal. Aly réussit bien, il est plein aux as, il ramasse des centaines de dollars par jour, de plus, il possède une Mercedes, une maison cossue, etc. Mohamed, lui végète, il ne réussit jamais a se faire plus de cinq à dix dollars par jour. Un jour, il décide de rencontrer Aly afin de connaître sa recette :

– Dis-moi, Aly, comment fais-tu pour ramener chaque jour, une valise pleine de billets de $10.00?
– Tu sais, Mohamed, c’est bien simple. Montre-moi ta pancarte. Qu’as-tu écrit dessus pour apitoyer les passants?

Sans travail ni logement ni nourriture.
J’ai une femme et 6 enfants.
Une petite pièce pour nous loger tous.

– Ah, Mohamed, je vois, tu ne comprends rien aux Québécois! Voilà mon secret. Regarde ce que j’ai écrit sur la mienne.

Il me manque $10.00 pour rentrer dans mon pays.
———————————————————————————————–

Le jeune marié arrive dans la chambre à coucher en portant son pyjama tout jaune. La mariée lui dit : 
– Tu ne devrais pas mettre le maillot jaune, parce que tu n’es pas le premier!

Hommage

Pour faire suite à mon article d’hier, j’ai pensé vous raconter une belle histoire reliée aux dons d’organes. En feuilletant le numéro de janvier dernier de la revue AGIR, publiée par l’Association Générale des Insuffisants Rénaux, je suis tombé sur un article touchant et qui, à travers son auteure, nous fait réfléchir sur l’importance du don d’organes et sa valeur inestimable. C’est son histoire et je veux la partager avec vous, en ayant une pensée d’espoir pour Cécile qui attend une double greffe cœur-rein et une autre amie qui espère un miracle.

Mon don de rein : une grande aventure ! Par Claire Tardif.

Diagnostiqué insuffisant rénal depuis environ 7 ans et sa santé continuant de se détériorer, nous étions, mon mari Jean-Guy et moi, assis devant deux médecins spécialistes et attendions leur verdict. Après une année à passer des examens médicaux de toutes sortes, est-ce que les médecins le déclareraient éligible à une transplantation?

La réponse est positive : mon mari sera inscrit sur la liste d’attente de Québec-Transplant. Mais la liste est longue et les patients en attente de plus en plus nombreux. Mais j’étais prête. Dès l’annonce des médecins, je leur ai dit que je voulais donner un rein à mon mari.

Pour l’avoir accompagné à chaque instant dans son combat contre la maladie, j’étais bien renseignée et je comprenais les risques d’une telle intervention mais je savais aussi et c’est ce qui m’importait le plus, que les chances pour mon mari d’avoir de longues années à vivre une vie normale, étaient beaucoup plus élevées s’il recevait un rein d’un donneur vivant que d’un donneur décédé et cela, sans compter qu’il n’aurait pas à subir le stress élevé relié à l’attente du coup de téléphone de Québec-Transplant.

Je devais compléter sensiblement tous les tests subis par mon mari et je voulais le faire le plus rapidement possible pour éviter qu’il reçoive des traitements de dialyse. On nous avait expliqué que la dialyse affaiblit l’organisme et que son système serait moins fort au moment de la transplantation. Sa fonction rénale n’étant plus que de 15%, je savais que le temps nous était compté.

Commença alors mon aventure. Le premier test à réussir et aussi le plus important : savoir si mes reins étaient compatibles avec celui de mon mari qui n’en avait qu’un seul depuis sa naissance. C’est assez rare pour des gens qui ne sont pas de la même famille mais ma confiance était inébranlable et je n’ai jamais douté un seul instant.

À l’annonce que nous étions un « match parfait » je demandais déjà à quand le deuxième test et ainsi de suite jusqu’à ce que tous les tests soient terminés, ce qui a pris environ 7 mois. Ma confiance et ma certitude que je pourrais lui donner un rein ne m’ont jamais quittée. Je n’ai jamais refusé un seul des rendez-vous que m’offrait celle que j’appelle encore mon « ange gardien » France, l’infirmière de la clinique de transplantation de l’Hôpital Royal Victoria et ça, grâce à mon employeur compréhensif qui m’a permis de modifier mon horaire de travail.

À chaque nouvel examen, le personnel médical que je rencontrais, au courant de la raison pour laquelle je passais ces tests, a toujours fait preuve de gentillesse, d’encouragement et d’admiration, ce qui pour moi a été une autre source de motivation et a confirmé ma détermination.

Finalement, le deuxième verdict est tombé : les médecins spécialistes étaient satisfaits de tous les résultats et autorisaient la transplantation parce qu’ils considéraient que j’étais en parfaite santé pour donner un rein.

Mon mari et moi étions au bord des larmes, conscients tous les deux de la chance que nous avions et si heureux d’entrevoir notre vie à deux pour les années à venir.

16 juin 2011 : cette date sera marquée à nos calendriers pour toujours. C’est par un matin frisquet que nous avons pris un taxi pour l’Hôpital Royal Victoria. Nous nous tenions par la main et les mots n’étaient plus nécessaires.

Je suis partie la première pour la salle d’opération après un dernier baiser et un regard confiant et chargé d’espoir de nous revoir. Au tout dernier moment avant de fermer les yeux, les paroles que j’ai entendues sont : « vous êtes très courageuse madame, tout va bien se passer ». Je me souviens avoir répondu : « Je ne suis pas courageuse mais plutôt bien égoïste. J’aime mon mari et je veux le garder longtemps ».

Au réveil, après l’intervention, l’infirmière à mon chevet m’a dit que tout s’était bien déroulé, que l’équipe de chirurgiens finissait de procéder à la transplantation et que mon mari serait là bientôt. L’infirmière avait compris l’importance pour nous de nous retrouver et de nous assurer que nous allions bien tous les deux et avait réservé l’espace à côté de moi pour que je puisse voir mon mari dès son arrivée à la salle de réveil.

Plus tard, j’ai ouvert les yeux et il arrivait. Une fois mon mari installé, cette même infirmière si compréhensive et gentille est allé lui dire qu’il n’avait qu’à tourner la tête vers sa gauche, ouvrir les yeux et que je serais là. C’est ce qu’il a fait. Même engourdis par les médicaments et la chirurgie, nous nous sommes regardés et envoyés un baiser du bout des lèvres tout en formulant un « je t’aime » silencieux. Nous savions que nous avions réussi.

Le même soir, j’ai été capable de marcher jusqu’à la chambre de mon mari et j’ai vu dès cet instant que j’avais eu raison : déjà son teint avait repris des couleurs. De jour en jour, son état a continué de s’améliorer et moi j’ai repris mes forces.

Nous avions prévenu quelques voisins que nous allions subir une chirurgie mais nous n’avions jamais prévu l’élan de solidarité et de générosité que cela engendrerait. Des petits plats cuisinés sont arrivés chez nous, les marques d’amitié se sont succédées et un de nos voisin s’est même déclaré « jardinier » pour s’occuper de la tonte de notre gazon et du ramassage des feuilles.

Donner un rein apporte aussi son lot d’amusements. Quand mon mari dit qu’il a reçu un rein mais que le deuxième n’est pas loin et me montre à côté de lui, ça suscite bien des rires et des questionnements. Tout comme lorsque des gens le complimentent sur sa santé retrouvée et que je leur dis que c’est normal puisqu’il a reçu un rein de qualité « Triple A ».

Mais maintenant, j’écris ces mots le 31 décembre alors que 2011 s’achève et que je suis tellement reconnaissante envers la vie envers ces médecins qui effectuent des miracles à chaque jour et toutes ces personnes remarquables qui ont croisé notre route et ont apporté leur contribution inestimable à notre aventure ainsi que les membres de nos familles et nos amis pour leur soutien.

Cette confiance qui m’a soutenue m’habite encore pour l’avenir qui nous attend. Nous avons rencontré encore une fois une équipe extraordinaire au département de néphrologie à l’Hôpital général du Lakeshore qui assure notre suivi et veille à notre bien-être.

Consciente de l’importance que revêt la recherche et le développement de nouvelles technologies et afin d’aider à mieux comprendre les effets à long terme du don d’un rein, j’ai accepté de faire partie de l’étude sur les donneurs vivants à l’échelle nationale et nous continuons, mon mari et moi, à parler de notre belle aventure afin que plus de gens sachent que c’est possible de bien vivre avec seulement un rein.

Pour mon mari et moi, 2010 a été l’espoir qu’il soit éligible pour une greffe. 2011 a été l’espoir que je sois compatible et puisse lui donner un rein. 2012 sera maintenant l’année où notre vie prend un nouvel envol poussée par notre amour et qui fait que plus que jamais, nous ne faisons qu’un.

Le don d’un rein, c’est une grande aventure pour un don d’amour, un don de vie!

Le don d’une vie

Depuis samedi en fin de journée, ma nièce est à Halifax pour tenter de redonner espoir à son frère Sébastien, dans sa lutte contre la leucémie. Étant compatibles, deux tentatives seront tentées au cours de la semaine qui débute. La première consistera à infuser à Sébastien les globules blancs d’Isabelle, pour la régénération. Les médecins sauront assez rapidement, si cette première étape sera bénéfique.

Advenant un échec, la deuxième tentative sera la greffe de moelle osseuse, qu’Isabelle lui offrira. Rien de moins! Un souffle d’espérance et de vie! Une matière qui devrait accélérer la rémission. Même si les chances de réussite sont de l’ordre de 20%, tout sera tenté. Entretemps et quotidiennement, Isabelle reçoit une injection de Filgrastim, sous-cutanée, qui a pour effet d’amplifier la production de sa moelle osseuse en prévision du don. Cette procédure n’est pas sans effets secondaires. Ils vont de maux de tête aux douleurs aux os, en passant par la fièvre. Sébastien de son côté, devra être en isolation durant un peu plus d’un mois, pour connaître les résultats.

Je trouve très courageux le geste d’Isabelle. Si on s’arrête, ne serait-ce qu’un seul instant pour penser à la portée de ce geste, on constate qu’il faut être généreux pour le poser. Il faut s’accrocher à toutes les chances de réussite, parce qu’une vie, ça n’a pas de prix et encore plus quand les liens du sang nous unissent. On prie pour que l’expérience soit couronnée de succès. Sébastien, à 33 ans, a soif de vivre. Ce don de vie est sa dernière chance. Vous avez toute mon admiration.

Un tour de passe-passe

Cette année, au moment de remplir sa déclaration d’impôt du Québec, plusieurs ont eu la surprise d’avoir à débourser des centaines de dollars au fisc québécois. Évidemment, on parle ici des moins bien nantis, et certains de la classe moyenne qui ont une grosse famille.

Ce n’est pas qu’ils n’ont pas assez payé d’impôt. Mais le pot aux roses concerne les taxes supplémentaires qu’ils doivent payer via leur déclaration de revenus. Vous vous souvenez de la contribution santé, une surtaxe qui était de 25$ en 2010? En 2011 elle est maintenant de 100$ et l’an prochain à 200$. Ça commence à paraître sur un rapport d’impôt, gracieuseté de l’ami Bachand, qui ne veut que notre bien.

Autre surprise pour ceux qui bénéficiaient d’un crédit d’impôt direct sur leurs taxes municipale et scolaire. C’est engouffré dans le Crédit pour la Solidarité Sociale parmi d’autres crédits, mais qui est maintenant réparti sur 12 mois. Berf, on prend tout de suite votre bien pour vous le remettre à la miette durant une année. C’est pas beau ça? Et ils ne l’ont pas ébruité… Ajouté à la cotisation à la RAMQ, pour qui n’a pas d’assurances-médicaments collectives, c’est tout un cadeau empoisonné.

Ah! Ce bon vieux Raymond. Il est passé maître des tours de passe-passe. Après sa carrière, qui je l’espère agonise, il devrait songer à se réorienter vers la magie.

Pour le respect, on repassera!

C’est plutôt une variation du Roller Derby que les hockeyeurs de la ligue nationale nous servent présentement. La foire est lancée! Probablement qu’on voulait réveiller le bureau de Shanahan. Le défi quotidien dans cette première ronde éliminatoire est de décapiter le plus d’adversaires possible pour espérer l’emporter. Du hockey salaud qui prouve que dans cette ligue, le respect n’a plus sa place. Quand c’est rendu au point où les joueurs vedettes s’en mêlent et jouent aussi le jeu, c’en est ridicule.

C’est ce genre de compétition que Gary Bettman veut, parce que c’est supposé vendre ce sport. À preuve, l’hystérie collective qu’a provoqué le court vidéo de Hulk Hogan en furie, présenté sur le tableau indicateur, à Philadelphie avant hier. Les spectateurs en redemandaient! Le film Slap Shot va sûrement reprendre du galon avec ses débiles de frères Hanson.

Quoi qu’il en soit, quand des joueurs s’amusent à démolir délibérément l’adversaire en tentant de le décapiter, c’est lui manquer de respect. Ils font tous partie de l’Association des joueurs et s’entretuent à chaque soir. Belle union! Quand un colosse de plus de six pieds et dépassant les deux cent livres accélère et saute pour vous atteindre directement à la tête, il commet un assaut grave qui, à l’extérieur d’une patinoire, l’amènerait devant les tribunaux, au banc des accusés. Au hockey c’est l’euphorie, la gloire, la déchéance sans aucune forme de sanction dissuasive.

Je n’ai rien contre deux durs à cuire qui décident de régler leurs comptes à coup de poings, mais on est très loin de ça présentement. Les commotions cérébrales explosent comme jamais et, de mémoire d’homme, c’est la première fois que je vois tant de coups salauds depuis que je regarde les matchs de hockey. Ça tombe comme des mouches. On attend quoi? À la fin des présentes séries, il ne faudrait pas se surprendre du nombre de joueurs sur la touche où qui auront à passer leur été à soigner leurs blessures ou à se demander s’ils reviendront au jeu sans séquelles.

Aux États-Unis, les amateurs de hockey sont friands de ce genre de spectacle. À chaque mise en échec sévère, on peut entendre leurs clameurs. Le jour où un hockeyeur se fera casser le cou sèchement au point d’en mourir instantanément et de s’écrouler, il sera trop tard. On aura les conséquences en plein visage. On n’aura qu’à blâmer les arbitres, la ligue, les spectateurs et les joueurs pour leur inertie à arrêter ce spectacle d’horreur qu’ils auront réussi à alimenter en faisant de ce beau sport, un vulgaire et désolant spectacle. Il faut croire que l’attaque sournoise vicieuse et dangereuse de Zdeno Chara sur Max Pacioretty soit déjà oubliée.

Un mois d’avril occupé

Vous avez du remarquer mon absence plus marquée sur le blogue dernièrement. C’est qu’avril me tient occupé pas à peu près. D’abord, les projets commencent à prendre forme et la maison est sur le marché de la vente depuis une semaine. On attend les acheteurs potentiels. Ajouter à cela le test de pyrite obligatoire, qui a passé le test, et la confection d’un nouveau certificat de localisation, on court comme des queues de veau. L’agent inscripteur qui fait les photos et la publicité… J’vous dis qu’on ne voit pas passer le temps.

Ensuite, c’est le temps des impôts et à ce niveau, les journées sont assez bien remplies. Le 30 avril s’en vient et il ne faut pas tarder. Les cartouches d’encre dans l’imprimante sont à remplacer aux 4 jours, principalement la noire, ce qui vous donne une idée des tonnes de papier à imprimer. Encore là, c’est pas si mal.

Puis, il y a Louise qui j’ai accompagné aujourd’hui à l’hôpital pour les examens préparatoire à la chirurgie de son genou droit. On doit y retourner encore une autre fois et Dieu sait comment c’est agréable de faire le pied de grue dans des couloirs d’hôpitaux. Enfin! Quand il faut, il faut! Pour rester dans l’ambiance, c’est notre fils qui passera aussi sous le bistouri dans quelques jours, pour régler un problème de mollets. Une vieille affaire! Pas Pascal, mais ses mollets!

En fin de semaine, c’était la visite de nos deux amours de petits-enfants. C’est fou comme ils ont grandi. Pierre-Olivier et Audrey-Anne étaient en grande forme. On a pu revoir les programmes pour enfants et se coucher de bonne heure pour avoir les deux yeux grands ouverts au petit matin. Ça se couche tôt ces petites créatures mais ça se lève aussi tôt.

Finalement, je regarde par la fenêtre et je vois le gazon pousser, pousser et pousser. Ce qui signifie qu’il faudra le tondre plus vite qu’on le pense, puis débarrasser les plates-bandes des derniers vestiges de l’hiver. Alors vous comprenez mon manque de temps pour l’écriture. L’inspiration est en panne ces temps-ci. Dites-vous que ce n’est que passager. J’aime trop écrire pour vous laisser tomber. La mémère en moi prendra assurément le dessus, tôt ou tard.

Réflexion humoristique sur l’euthanasie

Hier soir, mon ado est revenu de l’école et en discutant de choses et d’autres, nous en sommes venus à parler d’euthanasie. Le sujet est délicat, celui du choix entre la vie et la mort. Je suis quand même heureux qu’il soit éveillé à ces choses-là.

Ils en avaient parlé à l’école avec des copains et il m’annonce d’un ton très ferme :

– Ne me laissez jamais vivre dans un état végétatif, dépendant d’une machine et alimenté par le liquide d’une bouteille. Si vous me voyez dans cet état, débranchez les appareils qui me relient à la vie.

Je me suis levé, j’ai débranché son iPod, j’ai éteint son ordinateur et sa Playstation et j’ai jeté sa canette de Red Bull.

Voilà, c’est fait!

La tulipe de Parkinson

En ce 11 avril, on célèbre mondialement la journée de la maladie de Parkinson. Cette maladie neurodégénérative incurable a d’abord été décrite par un médecin anglais, le docteur James Parkinson, dans un ouvrage intitulé An Essay on the Shaking Palsy
(Essai sur la paralysie agitante) (1817). Dans son bref essai, Parkinson décrit « un tremblement involontaire avec diminution de la force musculaire dans les parties du corps au repos et même lorsque soutenues, avec une propension à courber le tronc vers l’avant, et de passer de la marche à la course; les sens et l’intellect n’étant pas atteints ».

Une quarantaine d’années plus tard, le docteur Jean-Martin Charcot ajoutait la rigidité à l’excellente description clinique de Parkinson et donnait au syndrome le nom de maladie de Parkinson. Le 11 avril 2005, la tulipe rouge était adoptée comme symbole mondial de la maladie. Voici la courte histoire;

Cela se passait aux Pays-Bas en 1980 quand J.W.S. Van der Wereld, un horticulteur hollandais atteint de la maladie de Parkinson a mis au point une tulipe rouge et blanc.

En 1981, M. Van der Wereld a appelé son précieux cultivar, la « tulipe du Dr James Parkinson » pour honorer l’homme qui a décrit pour la première fois la maladie dont il souffrait lui-même et pour saluer à sa façon l’Année internationale des personnes handicapées.

Cette même année, la tulipe s’est méritée le Award of Merit décerné par la Royal Horticultural Society, de Londres en Angleterre, et a également reçu le Trial Garden Award de la Royal General Bulb Growers de Hollande. On la décrit comme une fleur « dont l’extérieur est d’un rouge cardinal éclatant, à petit rebord emplumé, base extérieure blanchâtre; à l’intérieur rouge groseille à rouge Andrinople, large rebord blanc emplumé, et anthères jaune pâle ».

Source : www.parkinson.ca

L’anniversaire de mon héros

On a tous quelque part, un héros. Une personne qu’on admire et à qui on aimerait ressembler. Quelqu’un qui prend la vie du bon côté, malgré les embûches. Quelqu’un sur qui on peut compter. Un être qui respire la joie de vivre et qui se dresse contre toute forme de maladie, quelle qu’elle soit. Une vraie force de la nature.

Cette personne existe vraiment pour moi et c’est mon père qui souffle ses 83 chandelles aujourd’hui. Quoi dire de plus à l’auteur de ses jours qu’on l’aime profondément et qu’on lui voue une admiration sans borne. Je lui souhaite le plus beau des anniversaires et aujourd’hui, alors qu’on le visitera, il sera le centre d’attraction et il recevra tout l’amour, le bonheur et la joie qu’il mérite d’emblée.

Bon anniversaire papa, mon exemple à suivre, mon héros!

Reprendre sa routine

Déjà trois jours que nous sommes revenus à la maison et nous sommes encore sur le beat des vacances. Pour ma part, j’ai des difficultés à reprendre la routine quotidienne normale. Je fonctionne au ralenti.

C’est aussi vrai que le mois d’avril est chargé, avec les impôts à s’occuper, les démarches pour vendre la maison, le printemps qui demande de s’occuper du terrain. La fête de Pâques qui tombe justement aujourd’hui et la parenté et les amis qu’on veut s’empresser de revoir après ces quelques mois de séparation. Il y a bien le téléphone me direz-vous, mais je préfère de beaucoup le contact en personne. On a tant de choses à se raconter.

Ça prend de l’organisation et y aller à petite dose pour ne rien brusquer et ce, même si on a l’impression de faire du surplace. C’est précisément ce que j’essaierai de mettre en application dès aujourd’hui. Pâques symbolisant la Résurrection ou le renouveau alors aussi bien commencer par là.

En me promenant aux alentours, j’ai pu remarquer que le paysage a quelque peu changé; Un nouveau restaurant Dunn’s est venus s’installer tout près et je compte bien y faire un tour, étant un amateur de viandes fumées. Les constructions de nouveaux édifices ont quittés les fondations pour monter en flèche. Le quartier Dix30 continu de s’agrandir et d’apporter à la communauté de nouveaux commerces à découvrir. Ça éclos de partout!

Malgré tout cela, ce qui me réjouit le plus, c’est que la neige est maintenant chose du passé. Plus une seule trace n’est visible tout autour. Autre signe qui ne trompe pas, les ventes et poses de pneus ne dérougissent pas et l’achalandage fait penser à la cohue du temps des Fêtes. Les gens ont le sourire, les belles jambes se montrent au grand jour et les pelures disparaissent de jour en jour. Ouais! Je commence aujourd’hui!

La maison est grande

Hier, notre troisième journée sur la route a été assez bien remplie. Partis du camping KOA en Virginie, nous avons décidé de donner le grand coup et de filer vers Lake George, dans l’état de New York, afin de profiter d’une dernière courte journée pour le retour à la maison. Quatorze heures de route et 1 200 kilomètres pour aboutir dans un très grand lit du Holiday Inn, dans ce coin de villégiature très fréquenté en été. L’idée a germé dans notre tête, lorsque Hélène et Charles en ont glissé mot lorsque nous les avons rencontré la semaine dernière. Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à y passer la nuit. Cet hôtel est d’une qualité et d’une propreté irréprochable. Je crois bien que nous en ferons notre choix définitif lors de nos prochains retours de Floride.

La photo qui illustre cet article représente la vue que l’ascenseur vitré nous offrait ce matin, au moment de descendre au chic restaurant de l’hôtel pour prendre notre petit déjeuner très abordable. On peut voir l’immensité du lac au haut du cliché, ainsi que le vaste stationnement qui nous permet d’y stationner notre camion attelé aisément. Ce fut notre coup de cœur du voyage. De plus, sa situation géographique fait qu’il nous restait moins de 4 heures avant de fouler le sol de notre maison, exception faite du délai imprévisible à traverser le poste frontalier québécois.

Une fois rentré au bercail, je peux vous affirmer qu’après trois mois passés à l’étranger et dans une grande caravane, c’est fou comme on trouve la maison grande et immense. Même qu’on se surprend à ne plus trouver facilement un plat, ou un objet quelconque. Au début, c’est un peu déroutant, mais ça revient vite. Quoi qu’il en soit, le voyage de retour s’est déroulé sans problème, sous un soleil radieux et avec le plaisir et la satisfaction d’être enfin chez-nous. Mais comme les oiseaux migrateurs, l’envie de repartir vers le pays des gougounes nous reprendra, les premiers froids de l’automne venus. D’ici là, le bel été québécois est à nos portes après le printemps qui est déjà amorcé, ce qui nous permet d’espérer encore d’agréables escapades de camping avec les amis.

Pour terminer, l’essence dans les états du nord américain a fait un bond vertigineux à 4,23$ le gallon, soit l’équivalent de 1,12$ le litre chez-nous. Ce qui nous coûtait 70$ pour un plein, se retrouve à 80$. Conséquence directe, au Québec, il faut maintenant dépenser 1,48$ le litre, soit à seulement trois cents du record absolu de juin 2008. Non, c’est pas jojo!