Spécialement pour toi, Pierre-Olivier

Bonjour petit homme au cœur grand comme le monde. Les années passent et te font grandir de plus en plus. Mais aujourd’hui c’est spécial dans ton cas;

Ça va faire du bruit…

Il va y avoir de l’action…

Car aujourd’hui tu as 8 ans, champion !

Bon anniversaire mon grand. Grand-mère et moi t’envoyons beaucoup de bisous.

XXX

La parenté nous visite

Quelle belle surprise en ce mercredi matin, de retrouver oncle Roger et tante Claudette. Oh mon dieu qu’ils vont prendre un coup de vieux en les appelant oncle et tante. Pour nous, ce sont Roger et Claudette et ils n’ont même pas atteint les 70 ans. Pour vous situer, Claudette est l’épouse de Roger qui lui, est le frère cadet de papa. Même si cette visite était planifiée depuis quelques mois, ils étaient accompagnés de Marc et sa conjointe Diane, sœur de Claudette. Ceux-ci sont des snowbirds qui passent l’hiver au Cross Creek RV Resort d’Arcadia, à environ 45 minutes au nord est de Fort Myers.

Un peu avant onze heures, il étaient chez-nous, sous un chaud soleil et un mercure de 28°C pour partager le dîner. Claudette et Roger sont en vacances depuis la mi-janvier et retournent au Québec le 8 février. Après quelques trempettes, croustilles et hamburgers, nous sommes passés chez Francine et Jean-Guy, histoire de leur montrer leurs installations et de faire descendre le dîner.

Roger était en très grande forme avec son style habituel. Roger, c’est Roger et on ne sait jamais quelle boutade il va vous lancer. Grand amateur de vin rouge, c’est un pince sans rire hors pair et il ne faut pas prendre tout ce qu’il dit très au sérieux. En tout cas, ça met de l’atmosphère et on s’y habitue. Toujours souriante et de bonne humeur, Sainte Claudette le connaît comme le fond de sa bourse et elle ne se surprend plus de rien. Il n’a plus de secret pour elle. Mais derrière ce bout en train, ce cache un gars attachant et plein d’énergie. Pêcheur et amateur de plein air, il a partagé de très bons moment avec papa lors de quelques excursions en chaloupe à taquiner le poisson. Il n’avait pas son pareil non plus, pour faire bouillir de rage maman, qui mordait à tout coup.

Quant à Marc et Diane, c’était notre première rencontre. Des gens agréables et de bonne compagnie, qui ont vécu et continuent de vivre les mêmes joies du camping, que nous. Ils ont traversé les États Unis et le Canada en long et en large et fuient, en snowbirds qu’ils sont, les rigueurs de l’hiver au nord du 45e parallèle, depuis une douzaine d’années ici, au pays des gougounes.

Comme le temps passe très vite en agréable compagnie et que toute bonne chose a obligatoirement une fin, ils ont quitté en milieu d’après-midi non s’en nous inviter à aller les visiter à Arcadia, avant que Roger et Claudette ne rentrent à la maison. C’est ce que nous ferons ce dimanche, promis! Pourquoi ne pas en profiter, on est à côté!

Deux réalités… Une même façon de voyager

Dans nos grandes villes et agglomérations, on voit les gens très riches s’enclaver dans de somptueux domaines où sont érigés des maisons millionnaires. Ils enjolivent les grands centres commerciaux life style ainsi que les golfs. Si le phénomène prend de l’ampleur chez-nous, c’est implanté depuis belle lurette chez nos voisins du sud. Ici, en Floride les deux réalités se côtoient à distance. On voit un quartier pour gens pauvres et/ou modestes et, pas très loin, des propriétés de luxe, regroupées entre de belles fontaines, de beaux espaces verts, de pistes cyclables, le tout entouré de clôtures pour bien limiter leur espace et afficher son statut social.

Par contre, sur les terrains de camping c’est bien différent. Certes, on retrouvent des RV Resort, comme on les appelle, haut de gamme mais sur tous les autres, il n’est pas rare de voir une économique tente-caravane côtoyer de luxueuses autocaravanes. Et les gens se parlent. On constate que l’épaisseur du portefeuille est moins important lorsqu’on pratique le caravaning. Les classes sociales disparaissent quand on veut partir à l’aventure et vivre sa passion. C’est ça que j’aime du caravaning.

Je fais ce grand préambule pour vous raconter que dimanche dernier, alors que je revenais vers notre caravane, j’aperçois nos nouveaux voisins, enfin disons leur véhicule récréatif; Un somptueux Prévost 2001 de 45 pieds, avec chrome, vitres teintées et tout l’équipement que peut offrir pareil véhicule. Une machine que j’vous dis! Une dream machine, pour ceux qui s’y connaissent en VR. C’est le summum de l’autocaravane et ça dépasse très souvent le million de dollars. C’est un jouet très sophistiqué qui attire les regards et qui s’adresse uniquement à une clientèle fortunée. Tout le monde l’a vu! Et qu’est-ce que j’entendais de ceux qui passaient dans le coin :

– Ouais, as-tu vu tes nouveaux voisins? Méchante machine!

Et tout le monde y allait d’un commentaire admiratif. Qui ne rêverait pas de posséder pareil véhicule, ne serait-ce qu’une seule journée, pour jouer aux gens riches et célèbres et conduire un tel engin? Toujours est-il que le lendemain matin, je me suis empressé de faire un brin de jasette avec le propriétaire et le complimenter sur sa machine. Un américain de l’Ohio, très simple et décontracté qui en est à ses premières vacances en 30 ans de travail. Je pensais bien que son véhicule était neuf, c’est alors qu’il me disait que l’astiquage de sa carrosserie donnait cette impression, mais que c’était un 2001.

J’ai alors pris ce cliché en début d’article, pour immortaliser le moment. Ça donne une plus-value aux véhicules récréatifs avoisinants. Un gros mastodonte de la sorte demande une énergie électrique de cinquante ampères et comme c’est du trente ampères dans notre section, il a dû déménager un peu plus loin où cet ampérage est disponible. En tout cas, Marcel et Carole, lors qu’ils installeront leur caravane sur ce même terrain l’hiver prochain, pourront se dire qu’auparavant, la place était occupée par tout un carrosse.

Finalement, j’ai astiqué aussi notre caravane. Elle reluit comme un sous neuf mais sa valeur est restée identique.

Le triomphe du gros bon sens

Le 15 décembre dernier, je rédigeais un article sur ce blogue, dans lequel j’exprimais mon profond désaccord sur la façon dont on avait traité le dossier d’annulation de bail de mes parents. Ils devaient emménager dans un appartement des Habitats Lafayette de Longueuil, réservées aux personnes âgées, lorsque le décès de ma mère à tout remis en question.

Je dénonçais l’incompréhension et l’intransigeance de la société Cogir à exiger le paiement du loyer et ce, même si mes parents ne l’avaient en aucun moment habité. Mes représentations n’ont eu aucun effet et j’ai poussé plus loin mes arguments auprès de personnes en autorité, dans le but d’obtenir gain de cause.

Je ne sais pas si ce fut l’effet déclencheur, mais toujours est-il qu’à la mi-janvier, je reçevais un appel de Madame Hélène Lapointe, de cette société, pour discuter du dossier. Ils se sont rendus à mes arguments et ont décidé de rembourser à mon père, la totalité du montant du loyer payé pour le mois en litige, accompagné d’une lettre expliquant leur décision. Le chèque de 1628$ est rentré ce matin et nul besoin de vous dire que mon père était comblé. Il a vécu un stress dont il aurait pu se passer. Enfin un beau cadeau à l’approche de son 83e anniversaire.

Il faut rendre à César ce qui appartient à César et je veux remercier Madame Lapointe et son équipe d’être revenus sur leur décision et d’avoir fait preuve d’une compréhension inespérée. Par votre action, vous avez rendu le sourire à toute une famille qui a maintenant une meilleure opinion de votre gestion.

Comme quoi le gros bons sens finit toujours par triompher lorsqu’on y met du cœur et de la compréhension. Il en va du bien être de nos aînés. Un gros merci!

Pioneer Days

Ça fourmille d’activités durant les Pioneer Days, ici au camping. Une terrasse est aménagée à côté de la salle communautaire et on peut y siroter un bière en fût de 16 onces, glacée et bien fraîche, pour la bagatelle de 1$. Pas besoin de vous dire que l’endroit est très fréquenté.

Cette année l’événement se tient du 26 au 29 janvier et chaque midi, on peut y prendre un lunch à prix modique, préparé par les comité sociaux du parc.

Hier, en début d’après-midi, nous avons eu droit à un spectacle des Calendar Girls, une troupe de danse composée de jolies danseuses quinquagénaires. Sous le thème des Cowboys, elles nous ont offert de belles chorégraphies durant une heure. Par contre, le volume de la musique était trop faible et ça manquait de punch. C’est d’ailleurs une remarque que je répète à chaque spectacle présenté ici. On dit que les personnes âgées souffrent de surdité… Alors, où est le problème?

Vendredi, on s’est fait plumer et fumer au Seminole Casino d’Immokalee, à une cinquantaine de kilomètres d’ici. Plumer parce que nous en sommes revenus bredouilles, Lise, Gilles, Roseline, Jean-Eudes et nous-mêmes. Mais nous avons eu du plaisir pendant trois heures, à essayer de faire fortune et tenter de rembourser nos vacances. Je sais bien que c’est utopique mais que voulez-vous, faut bien se payer une petite distraction de temps en temps.

Fumer, parce qu’il n’est pas interdit de fumer dans ce casino et un américain prenait un malin plaisir à aspirer un gros cigare à 20$, puis expirer la fumée dans un nuage toxique qui a tôt fait de nous irriter la gorge et empester la place. Même si jadis j’étais fumeur et avec des comportements semblables, maudit que j’apprécie les endroits publics sans fumée.

C’est sur une triste note que je termine cet article puisqu’on m’apprend que mon neveu Sébastien, 32 ans et qui était en rémission d’une leucémie doit reprendre ses traitements de chimiothérapie, le mal ayant refait surface. Louise et moi, lui souhaitons de tout cœur une seconde victoire et beaucoup de courage pour passer à travers.

La plage de Fort Myers s’embellit

Quelle belle surprise nous avons eu mardi matin, en foulant le beau sable farineux et chaud de la plage de Fort Myers, sous un soleil toujours radieux. Au cours de l’automne, la machinerie lourde s’est affairée à l’agrandir et à la recouvrir d’un doux sable fin, puisé à même les fonds marins. Le résultat est fantastique! Gilles, Lise, Guy et Claire nous accompagnaient et tous ont été unanimes à la trouver vraiment belle et invitante.

Mis à part l’absence de tours d’observation des sauveteurs et son stationnement payant, elle n’a plus rien à envier à la plage de Sarasota, à une heure de route plus au nord, et que nous fréquentions jusqu’à l’hiver dernier. Sa grève est vaste et il fait maintenant bon, s’y prélasser. Lorsque les infrastructures routières seront mises au goût du jour, ce sera le bonheur total. En dehors des périodes d’affluence, on met une demi-heure pour s’y rendre.

Comme le temps passe vite en agréable compagnie; les restos, la baignade, le golf, nos 5 à 7 sous l’auvent, le bingo pour les femmes, le hockey pour les mecs, avec une belle victoire de nos glorieux qui n’ont fait qu’une bouchée des puissants Red Wings, et voilà qu’on se retrouve à jeudi matin, dans le temps de le dire. Avant que nos amis quittent pour la côte est, nous avons assisté au lancement des Pioneer Days, une foule d’activités qui se déroule ici, au camping, jusqu’à dimanche prochain.

Pour l’occasion, Lise faisait partie du spectacle de danse d’ouverture et on voulait l’encourager et admirer les efforts qu’elle a mis au cours du dernier mois, pour livrer une très belle prestation. Mission accomplie et bravo Lise et toute la troupe.

Aujourd’hui c’était aussi l’anniversaire du beau-frère Boum-Boum, qui a soufflé ses 64 bougies. Avec un peu plus de gris à la chevelure et à une année de vivre au crochet du Fédéral, il a été comblé de cadeaux, dont un iPod Touch de dernière génération. Attendez-vous à vous faire photographier parce qu’il en mode apprentissage de sa machine. On a souligné l’événement avec une poignée de convives, à la bonne franquette… en mangeant des mets chinois sans baguettes.

En terminant, on nous annonce un peu de pluie d’ici dimanche. Une toute petite accalmie de soleil. On ne s’en plaindra sûrement pas puisque la nature aussi a besoin d’étancher sa soif. Il faut bien verdir la pelouse.

Vivre au gré du temps

Comme me dirait Carole ou son conjoint Marcel :

– Coudonc, y veux-tu nous écœurer ?

Toujours est-il que très loin de moi cette intention mais il fait beau et chaud ici! On veut vous faire partager notre enthousiasme et vous donner un aperçu de votre quotidien, l’hiver prochain.

Mes articles sur notre voyage hivernal sont quelque peu espacés dans le temps parce qu’il ne se passe pas grand chose de significatif. Dans le cas contraire n’ayez crainte. Étant un livre ouvert, vous serez les premiers informés.

Je continu à parcourir mes douze kilomètres de vélo quotidiennement et si mes mollets ne sont pas aussi durs que l’acier on peut dire qu’ils sont en aluminium.

On s’est gavé des bons p’tits plats de Carole et Mario ainsi que du pâté chinois (c’est mon péché mignon), de Francine et Jean-Guy. On a aussi découvert deux délicieux restaurants; le Golden Corral et son somptueux buffet accompagné d’une immense chute de chocolat liquide, invitante pour les petits fruits coupés. Ma petite fille Audrey-Anne serait au septième ciel si seulement elle l’apercevait. Elle en serait barbouillée jusqu’aux oreilles.

Le deuxième, c’est la cuisine mexicaine du Chilli’s et à un prix modique. Imaginez un souper complet, pour deux personnes, à 27$, taxes et pourboires inclus. Au Québec, avec le même montant, on n’arrive qu’à payer seulement les taxes et le pourboire. Mais ça c’est une autre histoire.

Cet après midi, nos amis Claire et Guy Blondin se sont amenés pour trois jours. Lise et Gilles les hébergeront dans leur unité. Arrivés de Panama City, au nord-ouest de l’état où ils bénéficient de la location d’un condo, ils nous visitent pour voir nos installations et profiter du beau temps pour disputer une ronde de golf à leurs hôtes.

Quoi de mieux qu’une belle sortie entre amis pour poursuivre le placotage et casser la croûte. Le restaurant italien Carrabba’s de Cape Corral et sa cuisine divine, était tout indiqué pour l’occasion. Demain, c’est notre première visite à la plage, sous un chaud 83°F. C’est un peu tout ça, vivre au gré du temps.

In Memoriam Nicole Geoffrion – 2e anniversaire

Déjà deux ans que tu nous as quittés, par cette journée froide de janvier 2010. Tu es toujours présente dans nos cœurs. Tu nous manques. Ton souvenir est toujours présent.

Veille sur nous de ton petit nuage, accompagnée de ceux et celles qui t’ont rejoint. Nous t’aimons très fort.

Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes.

Le salon des véhicules récréatifs

Pour une 27e année, North Fort Myers reçoit l’industrie du véhicule récréatif au Lee Civic Center durant quatre jours, afin de présenter les nouveautés disponibles dans le domaine ainsi que les nouveaux modèles de caravanes et de véhicules motorisés.

Hier matin c’était l’ouverture officielle et surtout, la journée des aînés. Pour la modique somme de 5$ l’éminence grise s’est amenée en grand nombre. En attendant, dans la longue file menant à la billetterie, un petit orchestre de cuivres et de banjo, mettait de l’ambiance avec ses airs louisianais. Les yeux fermés, on se serait cru à la Nouvelle-Orléans.

La première chose qui nous frappe dès notre entrée sur le site, est l’aire d’exposition des grosses autocaravanes du manufacturier Monaco. Leur gigantisme fait contraste avec la reprise économique qui tarde à s’imposer aux États Unis. Peut être à cause de l’augmentation régulière des prix de l’essence, on remarque de plus en plus l’aérodynamisme des VR.

Ensuite, on se rend compte facilement de la tendance vers les véhicules de couleur ou full paint et il me semble que le marché des petites autocaravanes prend de l’ampleur. Même Winnebago prend le tournant compact avec ses classe C et B+. Cependant, la miniaturisation a un prix et ceux-ci atteignent facilement ceux des gros classe A d’entrée et de moyen de gamme.

Les extravagances sont encore là et sont signes de confort et de détente aves leurs foyers électriques, leurs téléviseurs surdimensionnés et leurs cuisines extérieures très complète. J’ai vu, un grand panneau ouvrant dans une rallonge escamotable, qui dévoilait un coin cuisine avec frigo, lavabo, armoires, tiroirs et cuisinière au gaz… pour cuisiner à l’extérieur. Peut être qu’avec un tel équipement, le traditionnel barbecue devient inutile.

Même les personnes à mobilité réduite peuvent pratiquer le caravaning, puisqu’une autocaravane offre, par une large porte, une grande plateforme électrique pour la descente et l’embarquement d’un fauteuil roulant, en plus de l’intérieur de l’unité qui est aménagé en conséquence.

J’ai aimé quelques bonnes idées, notamment des tiroirs insérés dans les contremarches intérieures des caravanes à sellette. Aussi les lavabos dont la robinetterie se replie vers le fond, avant de se voir recouvrir d’un panneaux de plexiglas sombre. Finalement, quelques constructeurs ont eu la brillante idée de coller une bande noire à l’endroit où le caoutchouc d’étanchéité des rallonges vient se sceller une fois ouvertes. Au moins, ça évite les disgracieuses traces noires que ces caoutchouc laissent.

Pour le reste, tous les fabricants d’accessoires de toute sorte, associés au monde du VR étaient présents pour mousser leurs dernières réalisation et trouvailles. Vous trouverez d’ailleurs une bonne cinquantaine de photos commentées, dans l’album Floride – Hiver 2012, en marge droite, pour vous en donner une idée et pourquoi pas, déclencher en vous le goût de l’évasion et de l’aventure.

Et finalement, mon coup de cœur; cette jolie caravane de 26 pieds, toute en courbe, futuriste et aménagée à l’européenne, qui agrémente cet article. Il s’agit de la Element, du constructeur Evergreen. Elle m’a vraiment impressionnée en me rappelant la Edge du constructeur Heartland, vendue au Québec et que j’avais eu la surprise de découvrir il y a quelques années.

La pétanque à son meilleur

Hier, sous un soleil radieux et une brise rafraîchissante, s’est déroulé le premier tournoi de pétanque de la saison. Aux dires des organisateurs, ce fut la plus grosse participation pour un mois de janvier. On se serait cru en plein mois de février, où les snowbirds sont en plus grand nombre. Il faut dire que des nouveaux visages se sont ajoutés cet année et ils ont très vite découvert cette activité toujours populaire, menée de main de maître par les trois mousquetaires, Charles, Michel et Rosaire, épaulés par une solide équipe de bénévoles.

Sur le coup de 12h30, déjà la file de joueurs s’allongeait pour les inscriptions. 72 compétiteurs, répartis sur 24 équipes se préparaient pour trois affrontements amicaux mais sérieux, il va s’en dire. Au terme d’une féroce compétition, trois équipes se sont sauvées avec les grands honneurs. Comme aux olympiques, ils se sont mérités les trois médailles traditionnelles, gracieusement offertes par Claude Gagnon.

Le bronze est allé au capitaine Denis Brault et ses équipiers Daniel Boutin et Paule Chayer, pendant que le capitaine René Durocher flanqué de Jean-Marc Brouillette et Jean-Luc Lemire, goûtaient à l’argent. Finalement, le sourire aux lèvres, le capitaine Pierre Marcotte mettait la main sur la médaille d’or et le précieux trophée des champions, avec ses coéquipiers Rolande Fortier et Gervais Rioux. La formation des équipes étant le fruit du pur hasard, ça permet des batailles serrées et il n’était pas rare de voir les victoires se décider par un ou deux points. Une très belle formule.

À tout ce beau monde est venu s’ajouter une cinquantaine d’autres convives pour célébrer l’événement autour d’un festin aux hotdogs, comme à l’habitude, non sans avoir fait de nombreux chanceux et chanceuses qui se sont partagés les nombreux prix de présence et de précieux dollars au moment ou la nuit approchait, apportant une fraîcheur qui commandait une petite laine.

Ça promet pour le prochain tournoi, qui est voué à un comparable succès à l’avance. Félicitations à toute l’équipe. Vous pouvez aussi visionner les photos de l’événement dans l’album photos Floride – Hiver 2012, en marge droite de ce blogue.

Déjà la mi-janvier

Janvier suit lentement son cours au pays des gougounes. Contrairement aux mois de janvier précédents, la température est clémente. Les journées froides sont espacées et même éparses. En contrepartie, si quelques nuits frisent le point de congélation, le confort de nos chaumières ont tôt fait de nous procurer d’excellentes nuits de sommeil. Entre 45 et 60°F la nuit, ça s’endure facilement. Mis à part quelques légères gouttes de pluie, une nuit de la semaine dernière et qu’on n’a même pas vu, c’est le soleil depuis notre départ du Québec. Les prévisions météorologiques, qui s’étendent jusqu’à vendredi prochain, demeurent au beau fixe.

Les sites trouvent graduellement preneurs. Les floridiens utilisent leurs campings comme nous et on en voit s’installer pour un seul weekend. De mon côté, j’essaie de nettoyer l’extérieur de la caravane entre les randonnées à vélo, les parties de pétanque, de billard et les visites de courtoisie pour souhaiter d’agréables séjours aux snowbirds qui arrivent. Après huit ans, on commence à connaître du monde ici. Rien ne presse et on a tout notre temps. Entre deux coups de chiffons, on ouvre une bonne frette bien givrée et on relaxe.

Les québécois continuent leur chasse aux aubaines pour devenir résidents en faisant l’acquisition de jolies maison de parc. Plus d’une cinquantaine de concitoyens ont fait le grand saut profitant de la dévaluation immobilière américaine qui perdure ainsi que le vieillissement des résidents actuels. Beaucoup d’aînés vivent ici et plusieurs dépassent largement les 80 ans bien sonnés. Très récemment, une maison a même trouvé preneur pour une centaine de dollars. Oui oui, vous avez bien lu… une centaine! Certes, des rénovations sont nécessaires, mais avouez que c’est l’aubaine du siècle, avec un risque plus que minime.

En début d’article, vous voyez la photo d’un tatou, croisé au hasard d’une randonnée de vélo, la semaine dernière. Les sous-bois regorgent de ces mangeurs édentés de fourmis, d’insectes et de larves et il n’est pas rare de trouver des petits alligators près des ruisseaux et plans d’eau qui passent sous les ponceaux des routes un peu partout. Gilles a même aperçu une tortue de bonne taille près d’un terrain habité. Elle regardait, insouciante, passer la circulation. Il faut garder les yeux ouverts pour ne rien manquer de ces petites bestioles.

Finalement, aujourd’hui, se tenait notre premier tournoi de pétanque. Je vous en reparlerai plus en détails demain.

Une démission enfin expliquée…

C’est bizarre comment la vie est faite. Comment les portes s’ouvrent vite après une carrière politique. Il y en a qui sont plus chanceuses que d’autres. L’ex-ministre Nathalie Normandeau démissionne en septembre dernier et fout le camp avec une prime de départ de 150 000$. Vous conviendrez que c’est très loin du BS et ça permet aussi de se détacher de la scène politique pour passer à autre chose. Comme devenir vice-présidente du développement stratégique de la firme d’experts comptables Raymond, Chabot, Grant, Thornton de Montréal.

Tu parles d’une coïncidence… Justement elle était ministre des Ressources naturelles. La chance lui court après puisqu’elle pourra offrir des services conseils aux entreprises qui investiront dans le projet du Plan Nord. Tiens tiens, Plan Nord, Poodle, Parti libéral, ça se tient. Une belle petite famille.

Le plus cocasse dans tout ça est qu’elle ne respecte en rien le code d’éthique que le Poodle, son chef, avait mis en place en 2003 et qui imposait aux élus qui quittent leur poste, à ne pas tirer un avantage indu de leurs fonctions antérieures comme ministre, de ne pas divulguer d’informations confidentielles qu’ils ont obtenues dans l’exercice de leurs fonctions. On en est pas rendu à une contradiction près. C’est de la pure controverse! Que va-t-il se passer maintenant? Absolument rien que je vous prédis.

Du temps où il était dans l’opposition, le Poodle aurait crié au scandale à lui en pousser des boutons. Ainsi va la politique aujourd’hui. Au diable l’intérêt des électeurs. C’est du je-me-moi. Les intérêts personnels passent bien avant les intérêts collectifs.

Pendant ce temps là, les usines ferment à la vitesse grand V et leurs employés, qui sont des électeurs, se retrouvent à la rue, à attendre un maigre chèque d’assurance chômage amputé, qui ne viendra pas avant six interminables semaines. On n’a qu’à penser aux travailleurs de l’usine de papier White Birch, qui n’auront pas pareille chance de voir venir et d’attendre les offres. Pas de prime de départ. Tu sèches et débrouille-toi en attendant ton chèque. Un job? Organise-toi tout seul pour t’en trouver un autre.

Les belles paroles d’un politicien vous les crachez tout de suite parce que c’est hautement toxique.