Nous sommes le 11 mars et déjà, notre fils Pascal doit retourner à la maison, après un repos bien mérité de deux semaines. Au petites heures du matin, nous prendrons le chemin de l’aéroport pour l’y conduire. Mis à part aussi le fait que je me suis frappé solidement les orteils du pied gauche, à deux reprises, sur ses roulettes de valise, au point de les faire pouffer de rire Louise et lui, il ne s’est pas passé grand chose de bien spécial à Pioneer Village. Je sais que vous êtes impatients de me lire mais il arrive quelquefois que je fasse face à une page blanche. La phobie de tout écrivain, journaliste ou blogueur, si vous préférez.
Si janvier apporte son lot de Snowbirds, mars annonce le début de la migration vers le nord. Plus les jours passent et plus les « trous » se forment sur le terrain de camping. Il connaîtra son apogée le 1er avril, alors que la très longue file de caravanes et de véhicules récréatifs inondera l’Interstate 95, direction chacun chez-soi. C’est un phénomène qui prend tellement d’ampleur qu’il n’est pas rare que certains campings affichent complet, en remontant. Beaucoup ne sont pas vraiment pressés de rentrer et de découvrir qu’il reste quelques bancs de neige au sol. Horreur!!!
Pour nous, le décompte est commencé depuis notre arrivée et au moment de rédiger ces lignes, 20 jours nous séparent de notre départ. Loin de moi l’idée de vous émouvoir mais disons que mars est moins beau que par le passé. Il fait chaud, humide mais les nuages sont plus présents qu’à l’habitude avec un peu de pluie. Je me rappelle qu’à pareille date l’an dernier, aucune goutte n’était tombée entre le 12 février et le 23 mars. Était-ce le fruit du hasard? Peut-être, quoi que je ne sois pas si certain. Le mercure frise régulièrement les 85°F et c’est très bien. On prend rapidement goût à ces petites douceurs.
Bon, je dois m’arrêter parce que le cadran va sonner à 4h15. Il vaut mieux avoir les deux yeux bien ouverts pour prendre la route.
Finalement, les prévisions annoncées dans mon article du 3 mars dernier ne se sont pas vraiment concrétisées. En fait, la pluie était moins forte et de courte durée. Par contre, les vents sont dominants depuis ce temps et le soleil est présent. Lors de nos randonnées à vélo, il faut vraiment rouler à très basse vitesse si on veut combattre le vent qui nous souffle en plein visage au retour vers le camping, sinon gare aux mollets endoloris, pour les «athlètes» que nous sommes.
Quoi qu’il en soit, notre séjour se continu et dimanche, c’était la visite de Fishermen’s Village, à Punta Gorda. On avait promis à Carole et Mario de leur faire découvrir. Linda, Benoît, Lise et Gilles ont complété le groupe pour découvrir l’endroit également. Fishermen’s Village, c’est un long quai de boutiques surplombées de villas-condos. Un pur plaisir de magasinage pour la gent féminine puisqu’elles en ont fait leur sport national. C’est à cet endroit qu’on vend les chiens à piles qui semblent si réels, comme notre Charlot. Enfin, après des heures de plaisirs, c’est autour de deux tables qu’on a cassé la croûte au Harpoon Harry’s de l’endroit, un immense restaurant-bar situé au bout du quai, donnant directement sur la rivière. Le poisson y est excellent et pas besoin de vous dire que les plats sont retournés…vides. Les fins de semaine, la place s’active aux sons des band de musique populaire.
Nous, on ne se lasse pas de cet endroit et on y fait, bon an mal an, une petite visite. Punta Gorda, qui a été fondée vers la fin du 18e siècle, est une jolie ville à découvrir. Et si vous décidez un jour, de vous rendre ici pour de courtes vacances, n’hésitez pas à choisir l’aéroport de l’endroit comme destination. En provenance de Plattsburg, vous trouverez facilement des vols sans escale, aller retour, pour à peine un peu plus de 200$. Vous n’êtes à ce moment, qu’à une quinzaine de milles de Fort Myers.
Ce matin, nous sommes allés visiter les nouvelles installations des Red Sox de Boston, ici à Fort Myers. Anciennement, ils occupaient le stade municipal en plein cœur de la Ville et, depuis le début du présent camp d’entraînement, étrennent leur tout nouveau stade, le jetBlue Park. Situé à proximité de l’aéroport international South West Florida, ils bénéficient d’un stade ultra moderne qu’on a eu plaisir à admirer, Pascal, Louise et moi. Ça nous rappelait étrangement nos défunts Expos. On nous dit que les billets pour les parties d’exhibitions s’envolent comme des petits pains chauds. Ici, les Red Sox sont comme une tradition. L’équivalent du Canadien, à Montréal. J’ai rapporté une casquette souvenir.
Avec le début mars, on commence à voir des snowbirds reprendre lentement le chemin du nord. Pascal nous quitte lundi prochain pour rentrer au Québec. Il a apprécié son séjour et nous l’avons traité aux petits oignons. Même s’il n’y a pas beaucoup de gens de sa génération ici, il s’est appliqué à se reposer, à découvrir notre salle d’entraînement et nager quelques longueurs de piscine. Il a également fait connaissance avec notre cercle d’amis qu’il a beaucoup apprécié. Mais il reste encore du bon temps à passer au pays des gougounes et ce soir, nous étions les invités de Carole et Mario. Avec Roger et Gérard, du Nouveau Brunswick, nous avons diverti la vingtaine de spectateurs présents. Nous alternions, moi au clavier avec mon répertoire et mes deux acolytes y allaient des plus beaux airs de L’Acadie. Ils sont très bons, ces deux musiciens chevronnés. Comme tout acadien, ils ont ça dans la peau.
Plus que 24 jours avant notre départ… Maudit que ça passe vite!
Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon terre-neuvien de neveu Sébastien. Il souffle ses 33 bougies avec, comme cadeau d’anniversaire, une deuxième rémission d’une leucémie en trois ans. C’est le cadeau d’une vie, un cadeau qui n’a pas de prix.
À l’aube d’une greffe de moelle osseuse qui lui serait définitivement salutaire, je profite de l’occasion de le féliciter de n’avoir jamais baissé les bras, malgré les inconvénients majeurs de cette maladie et d’avoir toujours cru à ses rémissions. Ça démontre une force de caractère hors du commun et surtout une volonté de poursuivre ce qu’il y a de plus beau au monde; la vie, sa vie.
Profite de cette journée d’anniversaire tout à fait spéciale pour te faire dorloter. Qu’elle soit remplie d’amour, de joie, de bonheur, et qu’elle soit porteur de bonnes nouvelles pour les années à venir.
Bon anniversaire Sébastien.
Ici, la télé américaine nous projettent les images de destruction et de désolation que les tornades qui sévissent dans les états de la Georgie, du Tennessee, du Kentucky et de l’Indiana, laissent sur leurs passages. Des quartiers entiers, tombés comme des châteaux de cartes, des autobus qui éventrent les maisons, sans compter la trentaine de décès répertoriés jusqu’à maintenant.
Ces catastrophes naturelles amènent des élans de solidarité hors du commun et l’entraide prime. Même dans la désolation, ces sinistrés se retroussent les manches pour affronter des lendemains cruels. Beaucoup ont tout perdu et ici, les assurances sont souvent incomparables à ce qu’on voit chez-nous. Les couvertures sont nettement insuffisantes.
Quoi qu’il en soit, au moment où je rédige cet article, il est 23 heures ce samedi 3 mars. Les résidus de ces tornades devraient nous atteindre en milieu de nuit. La météo locale nous informe des prévisions continuellement. On ne connaitra pas de tornades mais les vents seront assez forts et la pluie intense débutera dès le milieu de la nuit, jusqu’à midi, puis fera place à un front froid pour quelques jours. La nuit de dimanche à lundi sera passablement froide avec un maximum à 46°F.
Toute la semaine, on a eu droit à des journées humides et ensoleillées avec des mercures dépassants les 87°F et un taux d’humidité de plus de 80%. On se disait bien qu’à un moment ou un autre, Dame Nature allait se manifester. Nous en sommes là! La ligne d’averses qui nous frappera s’étend sur plus de 110 km soit la distance entre Port Charlotte et Naples. Elle mettra près de neuf heurs à déverser ses nuages d’eau sur nos têtes et croyez-moi, ici quand il pleut, c’est abondant.
Enfin, votre humble blogueur et ses équipiers Léo Lochet et Claudette Lacasse, ont mis la main sur la médaille d’argent, lors du troisième tournoi hivernal de pétanque ici, à Pioneer Village ce dernier lundi. Pour une deuxième fois consécutive, la météo prévoyait quelques averses isolées certes, mais averses quand même. On a eu droit à deux courts épisodes qui on fait déplacer quelques spectateurs sous des abris, pendant que les pétanqueux continuaient de disputer leurs matchs sans en faire de cas. Il faut dire que cette pluie rafraichissait un peu, dans cette chaleur qui frisait les 85°F.
24 équipes se sont disputés les honneurs durant près de trois heures afin de départager les positions au classement. Sur le tableau d’honneur, la médaille de bronze est allée à Jean-Guy Claude, Lise Roussil et leur capitaine Gilles Rochefort. Le tournoi a finalement couronné ses champions; L’équipe composée du capitaine Jean-Guy Therrien et des équipiers Micheline Beaulé et Alain Cloutier se sont mérités l’or ainsi que le précieux trophée emblématique.
Encore une fois, l’événement fut couronné de succès grâce à une solide équipe de bénévoles et de succulents hotdogs, sans oublier tous les participants qui encouragent l’activité par leurs présences assidues, tournoi après tournoi. Mars devrait nous apporter le dernier tournoi saisonnier avant que les snowbirds ne retrouvent leurs quartiers d’été, plus au nord.
Par ailleurs, ce mardi 28 février, 26 joyeux lurons et fervents de la Sainte-flanelle prenaient le chemin de Tampa Bay pour assister au match opposant nos Canadiens au Lightning de l’endroit. Une belle initiative de Pierre Marcotte qui, pour une autre année, s’implique pour organiser la sortie. J’étais du nombre avec mes accompagnateurs Benoît, Jean-Guy et mon fils Pascal, qui nous rend visite pour deux semaines.
Une fois les billets distribués et pour conserver la tradition, c’est au Hooters près de l’amphithéâtre du Lightning, que nous nous sommes retrouvés autour d’une multitude de pichets de bières en fût, de burgers et d’ailes de poulet, le tout servi par les plus jolies serveuses dont la renommée n’est plus à faire. L’endroit était bondé et on a pu s’installer sur les trois grandes tables libres, au fond du resto. N’ayez crainte, nous sommes des gens responsables et la sobriété était tout de même de mise. Il faut dire que nous étions à près de 5 heures de la mise en jeu officielle du match.
Ça fait toujours bizarre d’assister à une partie de hockey, alors que le mercure indique 83°F à l’extérieur et que tout le monde est en short. Sur la grande terrasse, l’atmosphère est à la fête avec beaucoup d’animation. Les jolies cheerleaders sont là, disponibles pour qui veux avoir un cliché souvenir avec leurs plus beaux sourires. Elles font fureur.
Pour le match, disons que nos Glorieux, qui ne sont plus l’ombre d’eux-mêmes, se sont inclinés par la marque de 2 -1. Une cinquième défaite consécutive qui les fait croupir encore plus profondément dans la cave du classement. Par contre, j’ai bien aimé ce que j’ai vu du nouveau venu Blake Geoffrion. Il tient du père et du grand-père. Quoi qu’il en soit, le hockey demeure un sport électrisant et à Tampa Bay, le Lightning porte bien son nom, puisque les éclairs fusent de partout. Les bruyants coups de tonnerre sont là pour inviter les partisans à faire du bruit.
Une belle soirée qui se termine aux petites heures du matin, mais c’est toujours un plaisir renouvelé de faire les deux heures de route pour s’y rendre. Une vraie sortie de gars comme je les aime. Vous pourrez visionner les images dans l’album photos Floride – Hiver 2012, en marge droite du blogue.
Le titre résume assez bien le quotidien des derniers jour ici à Pioneer Village. Alors que la température frise les 85°F, accompagné d’une humidité assez élevée, je continue de donner un coup de main chez Jean-Eudes et Roseline afin de compléter la peinture de leur maisonnette. Heureusement pour moi, la thermopompe roule à plein régime et l’air frais qu’elle dégage me permet de faire le travail sans vraiment souffrir de cette humidité. C’est aussi bon pour la peinture, qui coule beaucoup moins. Je devrais terminer le travail d’ici la prochaine fin de semaine.
Entre tout ça, il faut bien se divertir et ce dernier jeudi, en soirée, accompagné de Lise, Gille, Roseline et Jean-Eudes, nous sommes allés taquiner la chance à la piste de courses de chiens Naples-Fort Myers de Bonita, à une soixantaine de kilomètres d’ici. Si Jean-Eudes et Roseline n’ont pas goûté aux joies de faire quelques dollars, Louise et moi avons tout de même fait sonner la caisse à deux reprises avec quelques petits gains sans importance. Nous sommes sortis avec une trentaine de dollars de pertes, sans plus. La palme revient cependant à Gilles et surtout Lise, qui avait un œil sur le guichetier qui l’a servi toute la soirée. Oh! Ce n’était pas le Pérou au niveau des cagnottes mais elle a fait les cent pas toute la soirée pour aller récupérer quelques pécules, histoire de savourer ses petites victoires. Une belle sortie en groupe.
Vient finalement la bouffe. Au risque de me répéter, les restaurants en Floride sont de plus en plus raffinés et de très bon goût. Si mon préféré demeure le Carrabba’s de Cape Corral, nous en avons essayé d’autres tout aussi délicieux. On est très loin de l’époque où les serveuses se promenaient avec les bouteilles de ketchup et de moutarde dans leurs poches. Les restos sont bondés chaque soir et il n’est pas rare d’attendre plus de vingt minutes avant d’avoir une table. Mais bon! L’attente n’est pas si pire, lorsqu’on nous remet un petit bidule électronique, qui s’illumine lorsque c’est à notre tour d’occuper une table vacante. Un système efficace qu’on devrait importer au Québec.
Tout ça pour vous présenter le restaurant qu’on a visité hier soir avec Lise et Gilles. Le Longhorn Steakhouse, sur la 41 à Fort Myers. Comme son nom l’indique, la décoration s’inspire des cowboys et du bétail à cornes dont on retrouve des silhouettes et tableaux un peu partout. Le bois est prédominant dans l’établissement et on se sent vraiment au pays des cowboys. L’annonce du restaurant dans le journal local m’avait ouvert l’appétit et je me suis dis qu’un restaurant du genre devait bien être un must, pour déguster un bon biftek savoureux. J’avais frappé dans le mille. Dès qu’on ouvre le menu, les papilles gustatives se mettent à saliver et croyez-moi, les steaks sont délicieux et savoureux. Ils offrent un Porterhouse de 20 onces, pour 24,95$ et qui joue avec mes babines, pas pour rire. Je me promets bien à ma prochaine visite, de le commander. Je me sens d’attaque!
Et que dire du service. Même si l’hôtesse nous avait oublié et que mon intervention après une heure d’attente l’ait ramené sur terre, nous avons eu droit à une des plus aimables serveuses qu’il nous ait été donné de rencontrer. Douce, avec un sourire irrésistible, la jolie Tatyana, originaire de Russie, avait détecté notre accent québécois et nous a baragouiné quelques mots en français, pour notre plus grand plaisir. Oui! Définitivement un restaurant à revisiter.
Encore cinq jours avant la date limite des transactions dans la Ligue Nationale de Hockey. Est-ce que le Canadien transigera? Peut être oui, peut être non. De toute façon, ça ne changera pas grand chose à la présente saison puisque l’équipe commencera sa saison de golf dès l’ouverture des premiers terrains.
J’ai jeté la serviette devant le manque d’intensité des joueurs et surtout de l’incompétence de la direction qui échoue depuis près de 20 ans, à ramener la coupe à Montréal. Au fil des ans, on a charcuté son âme et liquidé les joueurs francophones au plus sacrant. L’histoire le prouve, les joueurs francophones ont porté cette équipe contre vent et marées, au point d’emmagasiner 24 coupes, dont au moins une dans chacune des décennies de son existence, jusqu’en 1993. Cette statistique relevant de l’exploit, elle s’est arrêtée avec la dernière conquête.
Ce qui me chagrine dans tout ça est que le principal artisan de cette désorganisation est aussi un des meilleurs joueurs à avoir porté fièrement cet uniforme et même celui de capitaine. Son chandail trône dans les hautes sphères du temple; Bob Gainey. Son acolyte Pierre Gauthier a continué le travail de décapitation. Le Canadien est une équipe marquée par les victoires du passé, par son époque glorieuse, par ses dynasties et, disons le, par des hockeyeurs de chez-nous. Condamné à l’excellence, c’est désolant de constater le succès des joueurs locaux qui exposent leurs talents ailleurs dans le circuit.
Dès la tombée de rideau sur la présente saison, c’est une vente de feu qu’il faut mettre en branle. Pierre Gauthier doit sauter. Il n’est plus l’homme de la situation, le contrat de Markov étant son pire cauchemar. Gainey out! Même chose pour les Gomez, Kostitsyn, et Campoli entre autres. On fait le grand ménage. On passe la balai et on fait confiance aux jeunes. On repart en neuf comme l’ont fait les puissances actuelles du circuit. Surtout, mais surtout, on lui redonne une âme et une fierté avec un bon noyau de joueurs québécois qui connaissent la réalité de Montréal, la Mecque du hockey. On n’a rien à perdre et tout à gagner.
Deuxième visite à la plage de Fort Myers la semaine dernière, accompagné de Lise et Gilles qui déployaient leur dernier arsenal pour se protéger des coups de soleil; le Sport Brella XL. Un abri, ci-contre, qui fait neuf pieds et qui vous fait tout un coin d’ombre sur la plage. Parfait pour moi! Il n’en fallait pas plus pour qu’on s’en équipe. C’est vraiment une petite merveille et adaptable de différentes façons; en parasol, en paravent, en abri et qui s’installe en quelques secondes. Selon l’étiquette qui l’accompagne, il offre une protection UV de +50.
Nous en sommes au 20 février et le temps continu d’être très agréable. La pluie se fait toute discrète et arrose plus le nord de l’état que le sud. Même si quelques fois des nuages gris meublent le ciel, les éclaircies ont tôt fait d’embellir le temps. On se dit à chaque fois que la pluie s’en vient, mais Dame Nature en décide autrement.
Louise trouvait un peu le temps long dernièrement. Ses genoux la faisant de plus en plus souffrir, elle ne pouvait se promener à sa guise sans en subir de la douleur. On s’est appliqué à trouver un moyen de se distraire en profitant de belles randonnées aux alentours, sans trop se fatiguer. Depuis quelques temps, on cherchait à dénicher une voiturette de golf, en location, pour le reste de notre séjour. Malheureusement, les dépositaires du coin affichent complet pour les locations, jusqu’à la fin mars. C’est alors que nous nous sommes tournés vers les petites annonces. Finalement, c’est sur le camping que nous avons mis la main sur l’objet convoité;
une jolie voiturette de golf d’occasion, en excellente condition mais avec un jeu de batteries à remplacer. Depuis aujourd’hui, c’est chose faite et Louise a débuté sa vocation touristique et peu se rendre au bingo avec sa limo. En tout cas, si ses genoux pouvaient sourire, je crois bien qu’ils le feraient. On y a ajouté un miroir, gracieuseté de Francine et Jean-Guy. Évidemment, je voulais aussi l’équiper d’une tige surmontée d’une longue queue de renard mais bon…! Tout de même…
Jugeant sans doute que j’adopterais dorénavant ce moyen de locomotion, un petit malin s’est même permis de placer une pancarte sur mon vélo, à mon insu bien évidemment, qui annonçait «Vélo à vendre pas cher». Malheureusement, le coupable n’a pas laissé sa signature, mais je poursuis mon enquête… Pas question de me débarrasser de mon vélo. Je veux conserver la forme et aller nourrir les chevaux. Mais c’est également agréable de circuler avec ces petites voitures électriques et, par le fait même, écologiques. Et oui, on roule vert et croyez-moi, c’est très populaire par ici. Finalement, la madame est bien contente.
Quelle triste nouvelle d’apprendre en fin d’après-midi hier, le décès de Gary Carter, ex-receveur toute étoile des défunts Expos de Montréal, à l’âge de 57 ans. Lorsque le journal avait publié une de ses dernières photos, je ne l’avais même pas reconnu, tant la maladie l’avait affecté. Le maudit cancer a fait sa sale besogne de nous priver d’une idole, d’une légende.
Immédiatement à l’annonce de son décès, je me suis rappelé les belles soirées passées au stade olympique avec mon fils Pascal, alors que je possédais des mini billets de saisons. Gants de baseball pas trop loin, on se tenait prêt à capter une flèche où un ballon frappé dans notre direction. C’était la belle époque où les Expos étaient une puissance de la ligue et qu’on admirait les exploits du numéro 8.
Tout comme Guy Lafleur, Gary Carter était plus grand que son sport. Il est devenu une légende. Son sourire habituel et accrocheur démontrait son amour inconditionnel de la game. Il était sensationnel, flamboyant, expressif et appréciait son public. C’est un des grands ambassadeurs sportifs de Montréal et quelle déception il a eu lorsque les Expos l’ont échangé au Mets, pour une simple question d’argent. Il a réalisé avec cette équipe, ce qu’il rêvait de vivre dans l’uniforme de nos Expos; Gagner la série mondiale. Son intronisation au panthéon du Baseball en 2003, immortalisa pour toujours ses exploits.
Lorsqu’on visitait mes parents en Floride, nous allions toujours faire un tour au camp d’entraînement de l’équipe et je me souviens d’une journée où, croisant Gary Carter près de la clôture, je lui ai demandé pour le prendre en photo avec mon fils. Après quelques minutes d’attente, histoire de terminer sa session d’entraînement, il vint nous rejoindre, avec son sourire éclatant, pris Pascal par le cou, comme un «kid», et garda la pose pour que je prenne un cliché parfait.
C’était ça Gary Carter. Un «kid», un grand bonhomme qui jouait pour ses admirateurs et qui ne refusait jamais de signer un autographe. Il avait le sens du spectacle tout en étant redoutable dans le feu de l’action. Souvent, je regarde la photo de Gary et Pascal, bien en évidence à la maison, et je revois la scène. À compter de maintenant, elle devient un souvenir inestimable.
Adieu Gary Carter. Tu entres dans la légende et les légendes ont le pouvoir d’éterniser les souvenirs.
En cette journée de l’amour, est-ce qu’on sait vraiment ce qu’est aimer. Il ne faut pas le montrer seulement à la Saint Valentin parce que la fête est de plus en plus commercialisée. On démontre notre amour par des gestes, des attentions à chaque jour. Il faut se rappeler que si l’amour ne nous habite pas, nous ne sommes absolument rien.
Le texte qui suit est au masculin uniquement pour alléger le texte. Il s’applique autant à un homme qu’à une femme. C’est une réflexion de ce que c’est d’aimer, dans son sens le plus large. L’amour pour son conjoint, un enfant, un frère, une sœur, un parent, un ami, bref, inconditionnel. Je vous l’offre en vous souhaitant la plus amoureuse des Saint Valentin, la fête du cœur.
Aimer…
Ce n’est pas de grandes déclarations. Ce sont de toutes petites choses simples, sans aucune justification.
C’est dire : – Veux-tu un café ? Es-tu fatigué ? Je peux faire quelque chose pour toi ?
C’est un coup de téléphone, une douce pensée, une lettre, une petite surprise, une charmante invitation.
C’est prendre quelques minutes de son temps pour l’autre même si, parfois, on n’a pas toujours le temps.
C’est accomplir spontanément des choses pour l’autre et ce, sans arrière pensée, sans raison aucune.
C’est ne pas juger, ne pas critiquer, ne pas condamner.
C’est être capable de dire : – À ta place je n’aurais pas fait mieux.
C’est pouvoir aussi dire sans envie : – C’est beau ce que tu as réussi.
C’est accueillir l’autre tel qu’il est. L’écouter avec son cœur. Ne pas le brusquer.
C’est regarder l’autre avec les yeux du cœur et les yeux de l’âme. La parole peut mentir mais le regard lui, jamais il ne ment.
C’est être là, non seulement avec son corps mais aussi avec son âme.
C’est dire – Je t’aime, à un conjoint, un ami, un frère, une sœur, à un cousin, à une cousine. Pourquoi faut-il toujours attendre la mort de quelqu’un pour lui dire à quel point on l’aimait ?
C’est si doux, si facile.
Ce n’est pas compliqué mais si l’amour ne nous habite pas, il nous manque l’essentiel dans la vie.
Lorsque quelqu’un a le privilège d’aimer et d’être aimé, la vie est extraordinaire. Cette chaleur qui rayonne. Cette lumière qui illumine l’âme, le cœur et les yeux s’appelle :
L’AMOUR.
Exception faite de la neige qui continue de se faire très très très rare ici, le froid glacial nous envahi depuis deux jours. Hier, le mercure a peiné à seulement dépasser les 60°F et même avec un beau soleil il n’a pu venir à bout du vent nord en provenance du Canada. Pire que ça, l’actuelle nuit devrait friser le point de congélation ici, alors qu’au nord ce sera carrément du gel au sol. J’ai une pensée pour nos amis Claire et Guy qui séjournent tout l’hiver à Panama City, au nord ouest de l’état. Facilement dix degrés en moins les séparent de nous.
Linda et Benoît sont arrivés hier avec une température qu’ils ne souhaitaient sûrement pas. Même constat chez nos voisins québécois, qui occupent le site voisin du nôtre. Un premier contact plutôt frisquet! Il y a même sur le camping, un compatriote qui campe en tente. Ouf! Pas vraiment drôle… Mais je pense qu’il est bien équipé pour faire face aux sautes d’humeur de Dame Nature.
La piscine est déserte et le temps est propice à la lessive. Les voiturettes de golf ont revêtu leurs carénages de toile. Les 5 à 7 extérieurs se font rares et les chaumières sont fermées à double tour, dès que le soleil disparaît. Le matin, lorsque nous prenons le petit déjeuner Louise et moi, nous constatons l’absence des marcheurs habituels, mais il y a quand même quelques braves qui y vont de pas rapides, bien emmitouflés dans leurs vêtements à capuchons. En bons snowbirds prévoyants que nous sommes, nous apportons toujours les vêtements adéquats, au cas ou… Notre petit côté nordique.
Malgré tout ça, il ne faut pas s’en plaindre. Janvier a été exceptionnel et c’est le juste retour des choses. Ça nous rappelle d’où on vient, neige en moins, mais tout en étant tolérable. Heureusement ce devrait être de courte durée puisque dès demain, nous devrions dépasser à nouveau les 80°F avec des nuits fraîches sans plus. Le meilleur des deux mondes quoi! On se fait griller la bedaine le jour, et on dort confortablement la nuit. On va s’en sortir!
D’entrée de jeu, si je n’ai pas publié d’article depuis les trois derniers jours, c’est que WordPress, qui héberge mon blogue, a procédé à quelques modifications cosmétiques qui ont fait en sorte que je ne pouvais pas me connecter pour faire la mise à jour quotidienne du site. N’ayant pas été avisé des modifications comme à l’habitude, j’ai dû vérifier certaines choses pour que tout rentre dans l’ordre. Maintenant c’est fait!
Ceci étant dit, vous avez sûrement pris connaissance du terrible drame qui s’est joué ici en Floride jeudi soir dernier, du côté est de l’état, plus précisément à Deerfield Beach, au camping Highland Woods. Pour ceux et celles qui connaissent l’endroit, ce camping fait face au Breezy Hill, où mes parents ont été résidents durant les années 90 et où nous leur rendions visite annuellement.
Un septuagénaire québécois a payé de sa vie, la folie furieuse d’un pur inconnu en état de crise. Ce dernier a même poignardé à mort son fils de 9 ans avant de s’enlever la vie. Il a aussi infligé des blessures extrêmement graves à son autre fils de 7 ans et sa conjointe qui luttent désespérément pour leur vie à l’hôpital. Il s’en est fallu de peu que la conjointe du québécois y subisse le même sort. Bref, ce compatriote retraité se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment. Une mort absurde qui laisse perplexe sur la sécurité ici en Floride et principalement sur les terrains de camping.
Avec la prolifération des armes ici aux États Unis, ce n’est pas rare d’assister à des actes de violences commises avec des armes de poing. Il ne se passe pas une seule journée sans que la télé nous en montre toute l’horreur. La côte sud est particulièrement violente, avec sa démographie de pauvreté assez évidente. On me dit que la situation s’est de beaucoup amplifiée suite à la destruction et la désolation que l’ouragan Andrew avait laissé dans la grande région de Miami-Homestead en 1992.
À l’instar du Québec, qui est pourtant incomparable avec nos voisins du sud en matière de criminalité, les accès de plusieurs terrains de camping sont protégés par des barrières ou, à tout le moins, une guérite avec un surveillant en devoir 24 heures par jour, afin d’en contrôler les admissions. Ça crée un sentiment de sécurité et, même si ça ne peut empêcher un drame de se produire, ça prévient au moins le danger. Le Highland Woods n’était pas surveillé. C’est là que les premiers sites de camping deviennent vulnérables. Ils sont près de l’entrée et permettent une fuite rapide des malfaiteurs. Par contre, l’accès au Breezy Hill est contrôlé avec une barrière électrique, actionnée par carte magnétique ou code d’accès qui a un effet psychologique certain.
Ici, au Pioneer Village, nous n’avons malheureusement pas un tel système de contrôle des accès. Certes, une affiche à l’entrée met en garde les intrus qu’une surveillance de quartier est présente mais quant à moi, c’est de la frime. N’importe qui peut y entrer et y circuler sans n’être aucunement importuné ou même questionné sur ses intentions. J’ai toujours trouvé ça un peu bizarre et je ne m’explique toujours pas pourquoi il en est ainsi. Je ne dis pas de nous enclaver, mais il me semble qu’une barrière serait un minimum qui pourrait être fait pour sécuriser l’endroit. Attend-t-on un drame? Dites-vous qu’une barrière est une embûche dans la fuite d’un criminel. L’hiver dernier, la direction émettait des cartes de stationnement et des bracelets pour accéder à la piscine, c’est donc dire qu’ils avaient décelés des irrégularités. Le danger commence où la sécurité est relâchée.
Nous sommes installés en plein cœur du camping et je me réjouis tous les jours de ne pas être à proximité des accès, pour les raisons évoquées plus haut. Je concède que la démographie ici sur la côte ouest soit moins pluraliste que l’est au niveau des individus et que le profilage racial soit moins visible, mais rien ne nous met à l’abri de la démence d’un fou furieux. Aux environs, des secteurs sont pauvres avec leurs maisons abandonnées ou carrément délabrés et sans voir des bandits partout, il faut user de prudence et toujours sortir accompagné le soir.
En terminant, ça me rappelle un autre québécois qui s’était fait carrément descendre en pleine rue il y a quelques années, alors qu’il marchait calmement avec un membre de sa famille à Lake Worth, toujours sur la côte est, par un jeune noir armé. Lui aussi était au mauvais endroit au mauvais moment. Il ne faut cependant pas être paranoïaque et voir des bandits partout, mais il faut toujours être aux aguets, encore plus en pays étranger, où nous sommes facilement identifiables. Une simple question élémentaire de sécurité.