Encore du gaspillage inutile

On apprend que le gouvernement du Québec pourrait verser jusqu’à 5 millions de nos précieux dollars (fonds publics) afin de dédommager les consortiums perdants, dans le projet de reconstruction de l’échangeur Turcot, soit 2,5 millions pour chacun des consortiums non retenus, ayant soumis des propositions conformes. Et vogue la galère!

Il paraît que c’est une façon de faire tout à fait normale. Je m’excuse mais je suis loin d’être en accord avec ce procédé. Avez-vous imaginé ce qu’on pourrait faire avec 5 millions de dollars? Pas besoin de penser trop longtemps pour trouver une réponse logique autre que de graisser encore plus les multinationales déjà riches de subventions et d’abris fiscaux de toutes sortes. Pourquoi faut-il que ce soir toujours ces mêmes gros joueurs qui empochent tout?

D’abord, c’est qui le super génie qui a décidé de dilapider des fonds publics de cette manière. Probablement un autre illuminé qui joue avec l’argent des autres comme on disperse des graines aux oiseaux. Aïe le taouin, Ceux qui ne sont pas retenus dans une soumission ou un projet, appelez-les comme vous voulez, s’en vont avec leur petit bonheur sous le bras, point final. Meilleure chance la prochaine fois. Il me semble que c’est assez simple.

Le sucker de payeur, y’é tanné!

Les blagues de janvier

Devant la morosité des gouvernements qui se plaisent à nous taxer davantage, devant la soif inassouvie des pétrolières et tout ce qui tourne de travers, pourquoi ne pas prendre quelques instants pour se dilater la rate? Voilà pourquoi je vous offre les cinq blagues qui suivent et qui, je l’espère, rendront votre journée plus ensoleillée, plus gaie et plus joyeuse. Et quant y être, pourquoi pas déployer votre plus beau sourire…

Bernard joue au golf dans un terrain de golf hyper cher, entouré de maisons très belles et très luxueuses. Au trou n° 3, il dit à sa femme :

– Chérie, fais attention parce que si tu envoies ta balle trop loin, tu vas casser une vitre… et cela va nous coûter une fortune.

Comme d’habitude, elle n’écoute pas Bernard et fait son coup de départ. Bien sûr, la balle va directement casser la vitre la plus grande de la maison la plus luxueuse. Bernard est furieux, il engueule sa femme, et ils vont frapper à la porte de la maison. Une voix répond :

– Entrez!

Bernard ouvre la porte et voit du verre cassé répandu partout et une bouteille cassée dans un coin. Un homme très élégamment vêtu, assis dans un fauteuil, leur dit :

– C’est vous qui avez cassé la vitre?

– Euh, oui, mais nous le regrettons beaucoup.

– Bon, en réalité, je dois vous remercier parce que vous m’avez rendu un grand service. Je suis un génie et j’ai été enfermé dans cette bouteille pendant plus de 1000 ans. Aussi en signe de gratitude, je vais exécuter 3 vœux, mais comme vous êtes 2, j’exécuterai un vœu pour chacun de vous et je garderai le troisième pour moi. Voyons, que voulez-vous? demande-t-il à Bernard.

– Je voudrais recevoir un million de dollars par mois.

– Considère que c’est fait. À partir de demain, tu commenceras à les recevoir.

– Et toi? demande-t-il à la femme.

– Je voudrais avoir une maison dans chaque pays du monde.

– C’est le moins que je puisse faire pour toi. À partir de demain, tu recevras les titres de propriété des maisons.

– Et vous, que désirez-vous? demande Bernard au génie.

– Voila, j’ai été enfermé dans cette bouteille pendant 1000 ans, et durant tout ce temps, je n’ai pas fait l’amour. Aussi mon vœu est de faire l’amour avec ta femme. Les époux se regardent et finalement, Bernard dit :

– Bon, pour un million de dollars par mois et toutes ces maisons, je crois que nous pouvons faire une exception, qu’en penses-tu?

– Moi, je suis d’accord, répond la femme.

Le génie emmène l’épouse dans la chambre à coucher, ils font l’amour pendant deux heures et à la fin il demande à l’épouse :

– Au fait, quel âge a ton mari?

– 57 ans, pourquoi?

– Parce que ça paraît incroyable qu’à 57 ans, on puisse être encore assez con pour croire aux génies!

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L’inventeur de la moto Harley Davidson, Arthur Davidson, décède et monte au ciel. À la porte, St Pierre dit à Arthur :

– Vu que vous avez été un homme bon et que vos motos ont changé le monde, votre récompense sera de rencontrer Dieu en direct, sans anges gardiens!

Dieu reconnaît Arthur et commente :

– Ainsi, vous êtes l’inventeur de la moto Harley Davidson?

Arthur répond :

-Oui, c’est moi!

Dieu commente :
– Eh bien, il n’y a pas de quoi être fier d’avoir inventé quelque chose qui est instable, fait beaucoup de bruit, pollue outrageusement et coûte une fortune.

Arthur est embarrassé un instant, puis rétorque :

– Excusez-moi, mais vous n’êtes pas l’inventeur de la femme?

Et Dieu dit :

– Mais oui!

– Eh bien, dit Arthur, de professionnel à professionnel, il y a de graves défauts de conception dans votre invention :

– Il n’y a pas de constance dans le design du pare-choc avant;

– Ça caquette constamment à haute vitesse;

– L’arrière est trop mou;

– L’avant est aussi trop mou;

– La peinture est à refaire constamment;

– Il y a des fuites tous les mois;

– Et les coûts de maintenance sont vraiment excessifs;

– Hummmm, vous marquez des points, là! réplique Dieu. Attendez!

Dieu va sur son ordinateur céleste et tape quelques mots. Il imprime les résultats et il les lit à Arthur :

– C’est vrai qu’il y a des défauts dans mon invention, dit Dieu, mais selon tous les sondages, il y a plus d’hommes qui enfourchent mon invention que la vôtre!

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Un homme rentre de son travail avec un robot détecteur de mensonges. Son fils de 12 ans rentre avec 2 heures de retard de l’école.

– Où étais-tu tout ce temps? demande le père.

– J’étais à la bibliothèque pour préparer un devoir!

Le robot se dirige vers le fils et lui maudit une claque sa gueule…

Le père explique :

– Mon fils, ce robot est un détecteur de mensonges! Tu ferais mieux de dire la vérité.

– Ok! J’étais chez un copain et nous avons regardé un film; Les 10 Commandements. Et paf! Le robot assène de nouveau une claque au fils.

– Aïe! Bah oui! En fait, c’était un film porno.

Le père :

– J’ai honte de toi! À ton âge, je ne mentais jamais à mes parents!

Et paf! Le robot assène une baffe au père.

La mère se marre :

– Décidément, c’est bien ton fils.

Et paf! Une baffe à la mère.

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Jack et Bob décident d’aller skier pour le week-end. Après quelques *heures de conduite, ils se font surprendre par une grosse tempête de neige. Au travers du blizzard, ils aperçoivent une ferme et demandent à la très jolie dame qui leur a ouvert, s’ils ne pourraient pas y passer la nuit.

– Je réalise que c’est une terrible tempête et que je vis seule dans cette énorme maison. Mais mon mari étant décédé depuis peu, j’ai peur que les voisins mémèrent si je vous héberge dans la maison.

– Soyez tranquille ma chère dame, dit Bob. Nous dormirons dans la grange et nous serons partis au lever du jour.

La dame étant d’accord, ils s’installent dans la grange et au lever du jour, ils reprennent la route. Ils eurent un très beau week-end de ski. Mais neuf mois plus tard, Bob reçoit une très surprenante lettre d’un avocat. Ça lui a pris quelques minutes pour comprendre que cette lettre venait de l’avocat de la dame veuve rencontrée neuf mois plus tôt. Il se rend chez son ami Jack et lui demande s’il se souvient de la jolie veuve rencontrée neuf mois plus tôt lors de leur week-end de ski.

– Oui je m’en souviens, dit Jack.

– Se pourrait-il que tu te sois réveillé au milieu de la nuit, que tu te sois rendu à sa maison et que tu te sois permis de la visiter?

– Ouais, hum, oui, dit Jack, un peu embarrassé que l’histoire se sache.

– Et est-ce que tu te serais servi de mon nom au lieu du tien?

Jack devient rouge de gêne et dit :

– Eh…, écoute. Je m’excuse, c’est vrai que je l’ai fait mais pourquoi me demandes-tu tout cela?

– J’ai reçu une lettre de son avocat. Elle est décédée et j’hérite de tout. Merci Jack!

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On sonne à la porte. La femme dépose son livre, et va répondre.

– Bonjour Madame, dites-moi, avez-vous un vagin?

Stupéfaite. Incrédule. Elle claque la porte mais l’homme n’insiste pas. Le lendemain, vers la même heure, dans l’après-midi, ça sonne encore. Elle ouvre et tombe pile sur le même gars qui lui pose la même question :

– Bonjour Madame, dites-moi, avez-vous un vagin?

Inquiète, elle en parle à son mari.

– Je vais régler son problème. Demain, je reste à la maison, on verra bien. S’il revient, tu lui réponds oui. Je serai caché derrière la porte et nous saurons où il veut en venir… Je vais lui apprendre!

Le lendemain le même homme revient à nouveau. Il frappe. La femme ouvre.

– Bonjour madame, dites-moi, avez-vous un vagin?

– Oui évidemment! Mais dites-moi pourquoi vous me posez cette question stupide?

– Ce n’est pas une question stupide. Mais maintenant que je sais que vous avez un vagin, pouvez-vous, je vous prie, demander à votre mari qu’il cesse d’utiliser celui de ma femme.

Les putains

C’est le qualificatif plus qu’approprié pour désigner la nouvelle vague de politiciens qui nous représentent. Le dernier en lice, François Rebello, député provincial de La Prairie défroque du Parti québécois pour se retrouver avec le groupe de François Legault. Du coup, quelques caquistes se retrouvent à siéger à l’assemblée nationale sans même s’être fait élire par la population.

Le pire dans tout ça est qu’il n’y a pas très longtemps, il clamait haut et fort, sa loyauté à son parti et son chef. Ce sont nos politiciens nouvelle vague qui couchent avec n’importe quel parti, au gré de leurs humeurs et avec une soif insatiable du pouvoir. Soudainement, les programmes politiques n’ont plus aucun intérêt. On divorce le matin et on couche avec un autre le soir.

De quelles reconnaissance et loyauté témoignent-ils envers leurs électeurs qui leur ont fait confiance au moment de l’élection? Ils ont vite oublié quelle formation politique leur avait permis d’en sortir victorieux. Comment peut-on leur faire confiance après un tel revirement sans même consulter leur commettants? La loyauté, il n’en connaissent rien et surtout n’en n’ont rien à foutre. Après ça, ils se demandent pourquoi la population ne leur donne plus aucune crédibilité. Ça manque de sérieux, de professionnalisme. Ce sont nos gouvernements de demain… Ouais!

Le même phénomène commence à germer au sein du NPD à Ottawa. Une députée vient de quitter pour représenter désormais le parti libéral du Canada. C’est le monde à l’envers et comme la putain, le client n’a pas son importance, du moment que ça rapporte.

C’est la tendance depuis quelques temps; Les élus changent de parti, démissionnent en plein mandat, et récoltent de grosses primes de départ. Ce sont les jeux de chaise musicale dont nous faisons constamment les frais. La politique c’est une grande mascarade, un cirque, une bouffonnerie et comme pour les putains, un gros bordel.

L’activité sportive à Pioneer Village

C’est bien beau séjourner en Floride durant les longs mois d’hiver mais il ne faut surtout pas s’asseoir sur ses lauriers. À cet égard, ici à Pioneer Village, nous avons de très belles installations pour s’adonner à une foule d’activités sportives, structurées ou non.

Le camping offre une salle de conditionnement physique très bien équipée, adjacente à la piscine et à la salle communautaire. Des appareils elliptiques, tapis roulants et équipements de musculation sont disponibles en tout temps. Le complexe offre aussi des terrains de tennis, de pétanque, de fers et de shuffleboard ou de galets, si vous préférez. Des rencontres amicales s’y tiennent régulièrement, avec quelques tournois tout aussi amicaux pour ajouter un peu de défi. Il y a aussi les cours d’aquaforme à la piscine, chaque matin en semaine.

En plus du shuffleboard et des fers, les anglophones s’adonnent principalement au Bocce, qui s’apparente à la pétanque mais avec des boules plus grosses. Justement en ce qui concerne la pétanque, Charles et son équipe de bénévoles, s’y impliquent à fond et le succès ne se dément pas, saison après saison.

Que dire du vélo. Les environs regorgent de belle pistes cyclables larges, principalement sur Bayshore, l’artère principale à proximité du camping. D’ailleurs, cette année, je me suis promis de l’utiliser quotidiennement et j’ai débuté il y a deux jours déjà. Un petit parcours d’une douzaine de kilomètres qui m’amène au marché Sweetbay, où j’y fais valider mes billets de loterie quotidiennement. Je joue la Fantasy5 ezmatch, une loterie instantanée, jumelée à un tirage journalier qui offre une de bonnes chances de gagner. Lors de cette randonnée, j’en profite pour distribuer quelques carottes croquantes à mes nouveaux amis, des chevaux dans des pâturages à trois kilomètres d’ici. Dès qu’ils m’aperçoivent, ils accourent récolter leurs friandises. Quelques fois, Jean-Guy m’accompagne et d’autres feront de même; probablement Gilles et Gervais.

Finalement, ce soir, je suis allé faire un tour à la salle communautaire, avec Gilles Guay et sa conjointe Lise, attirés par les trois tables de billard. L’activité existe depuis toujours et cette fois-ci l’idée de jouer me tentait. Anglophones et francophones se regroupent deux soirs par semaine pour y disputer quelques parties amicales. Les équipes sont formées au hasard, avec une petite mise de 2$, histoire d’y mettre plus de piquant. J’ai aimé l’expérience que je renouvellerai assurément. Choyés par la chance, Lise et moi avons mis la main sur des gains modestes de 4$, tout en ayant eu beaucoup de plaisir.

Définitivement on a de quoi rester en grande forme ici et c’est tant mieux. Avant de terminer, j’oubliais le golf et la marche. Pour cette dernière, la parade quotidienne des toutous est là pour le prouver. Je vous le dis, les retraités de Pioneer Village ont des mollets d’acier.

Enfin branché!

Mes interventions sur le Web, les réseaux sociaux ainsi que ce blogue ont été assez rares depuis quelques jours. C’est que mon internet n’était pas branché. Maintenant c’est fait! Je sais bien que nous sommes en vacances mais c’est comme le beurre d’arachides Kraft, J’peux pas m’en passer!

Initialement prévue pour mardi dernier, mon branchement a été retardé à ce matin, suite à des problèmes avec le câblage du réseau, ici sur le camping. Des proches m’ont laissé des messages sur ma boîte vocale, se demandant bien la raison de mon silence. Ma téléphonie est IP alors, sans branchement à l’internet, on est forcé d’y renoncer. N’ayez crainte, tout va pour le mieux.

Le cellulaire? Non! Trop cher! Avec les frais d’itinérance à l’extérieur du Québec, ça devient un luxe, à moins d’une urgence, bien sûr. Reste les téléphones publics… Il n’y en a plus un seul, des kilomètres à la ronde et c’est la faute à la popularité grandissante des… cellulaires. Et oui, c’est plus tellement payant. Il y a bien les messages de boucane mais encore là, n’ayant pas vécu aux temps des peaux rouges, je n’ai pas appris le langage.

Ce temps d’attente, cloué au site, m’a empêché de jouer à la pétanque, de laver la caravane à l’extérieur, de rendre visite aux chevaux du voisinage et leur offrir quelques belles carottes bien juteuses et croquantes et de faire quelques randonnées à vélo. En contrepartie, j’ai fait beaucoup de bavardage avec les autres snowbirds du coin. Je peux vous affirmer que, dans la seule journée d’hier, une bonne vingtaine de cette espèce d’oiseau migrateur ont fait leur apparition, au volant de rutilants condos roulants.

La vie des caravaniers s’anime de plus en plus, à mesure que la température se fait clémente. Si les nuits sont toujours fraîches, voire froides et idéales pour dormir, les journées resplendissent d’un soleil des plus radieux et chaleureux. Nous n’avons pas reçu une seule goutte de pluie depuis notre arrivée qui date maintenant d’une semaine et aujourd’hui le mercure à atteint les 26°C. Oui j’vous l’dit : C’est parti mon kiki!

En ce début d’année…

Je sais, ce matin, vous écoutez la télé locale pour apprendre qu’on gèle en Floride. Pas de panique! Geler c’est un bien grand mot et même si, au moment de rédiger cet article à 10h30, il fait quinze degrés Celsius sous un beau soleil resplendissant. Les vents sont de 30 kilomètres avec rafales à 40 mais… pas la moindre trace de neige. Les équipement de déneigement rouillent au soleil, abandonnés comme de vulgaires détritus. Tout ça est éphémère et on frisera les 80°F en fin de semaine. On ne se plaint pas.

Si je passe constamment des Celsius aux Fahrenheit, c’est que le thermomètre de la caravane (que je ne veux pas reconfigurer) est en Celsius, contrairement à la culture américaine qui refuse d’imiter le reste de la planète en conservant ses degrés Fahrenheit et, là encore pour être moins précis, les narrateurs météo y vont des low, mid et upper
seventies pour leurs prédictions. C’est un bon moyen de moins se tromper. Je garde mes Celsius!

Ici, les snowbirds arrivent régulièrement. Certains habitués ont changé leur destination cette année, alors qu’on rencontre de nouveaux visages. Des modifications ont aussi été apportées au camping; l’ancien tiki a été refait et toute la piscine à été rénovée en y ajoutant également un grand tiki, pour les nombreuses activités musicales qui s’y déroulent.

On devait nous installer l’internet haute vitesse sur notre site aujourd’hui, mais le circuit filaire où nous sommes est en décrépitude et il doit être complètement refait. On devra attendre quelques heures ou jours avant que le tout soit finalisé. En conséquence, ne soyez pas surpris si mes visites sur le net ou mes mises à jour sur le blogue soient quelque peu déficientes. Je profite d’une connexion internet sans-fils et non sécurisée des alentours et le signal est très faible, mais ça fonctionne pour le moment.

Très bientôt, vous verrez apparaître en marge droite, l’album photos Floride 2012, qui vous permettra de partager quelques-uns de nos souvenirs et coups de cœur du voyage. Allez-y souvent et soyez généreux de vos commentaires.

Je voulais également revenir sur le nouvel An. Avez-vous écouter le Bye-Bye? Probablement, puisque c’est un incontournable. Je ne sais pas pour vous mais pour moi, mis à part le cataclysme d’ouverture, je me suis ennuyer à m’endormir. C’est d’ailleurs ce qui m’est arrivé durant les quinze dernières minutes. Je n’ai même pas ri ou souri. Rien! Niet! Du déjà vu, du réchauffé et cette interminable guerre entre les clans Cloutier-Morrissette et Péladeau qui n’en finit plus. R’venez-en simonac! J’ai de loin apprécié le spectacle de karaoke qui a suivi sur la même chaîne. C’était entrainant et de très bon goût. En tout cas, beaucoup plus festif que le Bye-Bye. Une formule complètement dépassé comme Radio-Canada qu’on finance à même nos poches. Je lis les critiques des journaux du Québec ce matin et l’équipe du Bye-Bye en prend pour son rhume.

Par contre, ici au matin du premier de l’An, on a eu droit au brunch annuel de Gervais et Estelle qui, pour l’occasion, profitaient des installations de Francine et Jean-Guy. Une belle activité où, la quinzaine d’invités ont pu échanger et se souhaiter tout ce qu’on peut espérer. Ça placote une joyeuse bande de retraités! Merci à nos hôtes.

C’est notre deuxième Jour de l’An en sol américain et je dois vous avouer que c’est très différent de chez-nous. C’est comme une autre journée, sans plus. Pas que je m’en ennuie mais je voulais vous en faire part… comme ça. Non, non et non! Pas question de retourner à la maison.

In Memoriam Martine Leroux – 2e anniversaire

Il y a deux an déjà, Martine nous quittait pour un monde qu’on dit meilleur. Continue de veiller sur ta famille du haut de ton nuage et de les éclairer de ta lumière.

Que tous ceux qui t’ont connu aient une pensée pour toi aujourd’hui en ce triste jour d’anniversaire.

Arrivés à bon port

Hier matin, 7 heures, nous reprenions la route avec le lever du soleil. Même si l’air était un peu frais, on se sentait en vacances et la route était belle et invitante. En traversant les Carolines, on constate que la densité de circulation augmente. Je ne sais pas si c’est une pratique répandue, mais les américains ont la fâcheuse habitude de pratiquer le tailgating ou, si vous préférez, suivre de trop près. À trois reprises, nous avons été ralentis par des embouteillages importants causés par cette pratique. Pourtant, on était sur de belles routes droites, dégagées et sur pavé sec. Allez comprendre. J’ai aussi remarqué qu’ils louvoient constamment d’une allée à l’autre et traversent même plusieurs voies sans clignoter. On anticipe cette réaction, des centaines de mètres d’avance.

Nous sommes rentrés en Floride sur le coup de 17 heures et notre intention était de s’arrêter deux heures plus tard, prendre une chambre à l’hôtel et faire le reste du trajet ce matin. Mais à partir de ce point, il nous restait 5 heures pour arriver au terrain de camping alors, la décision de continuer n’a pas été trop difficile à prendre, si bien à minuit trente nous roulions notre 1492e kilomètre de la journée pour rentrer dans notre confortable caravane et surtout dans nos affaires. On a dormi comme des bébés!

Ce soir, plusieurs caravanes, véhicules récréatifs et maisons de parc sont décorées pour créer l’ambiance du temps des Fêtes, neige en moins il va s’en dire. Chez Francine et Jean-Guy, l’arbre de Noël, scintille dans un coin de la rallonge-moustiquaire, et une figurine du père Noël, un peu jazzé, y va d’un air de circonstance au saxophone. À quelques heures du nouvel an, on entend des détonations de pétards aux alentours et quelques joyeux lurons défilent dans les rues du camping en fredonnant gaiement.

Les amis Gilles et Lise sont arrivés en milieu d’après-midi, après un périple mémorable de quatre jours, et sont bien installés pour les trois prochains mois. Les prochains jours seront propices à l’arrivée d’autres snowbirds, friands de chaleur et de soleil. Quant à nous, nous sommes reçus pour débuter l’année autour d’un brunch en se souhaitant la bonne année et portant un toast et brandissant un mimosa bien pétillant.

Une première journée bien remplie

Par une température glaciale, voire polaire, nous avons quitté Brossard pour la Floride, à 4 heures du matin. Le mercure indiquait -20°C, sans compter le facteur éolien. Contre mauvaise fortune, j’ai quand même enfilé mes bottes d’hiver et mon chaud manteau, histoire d’être confortable, si un pépin nous arrivait. On connaît ça les pépins, nous autres. Alors aucune chance à prendre.

Finalement tout s’est bien déroulé… enfin presque, puisqu’un camionneur québécois, de la compagnie Trans-West, s’est servi de sa cervelle grosse comme un pois, pour me faire sortir de mes gonds. Je m’explique;

S’il y a une chose que j’ai beaucoup de difficulté à accepter, en conduite automobile, ce sont les conducteurs qui prennent des voies libres pour s’approcher de la file d’attente et se faufiler au tout début… Pus capable! Le sang me fait 25 tours! C’est ce que cet imbécile de chauffeur a fait avec son mastodonte de 53 pieds, sur la US17, 2 kilomètres avant l’embranchement de l’Interstate 95. N’étant sûrement pas intéressé à rester en queue de peloton, il a pris d’assaut la voie de droite pour s’insérer de force, juste devant moi. Je n’étais définitivement pas de taille et j’ai dû, bien malgré moi, lui céder la place, non sans l’avoir agressé d’un retentissant coup de klaxon énergique. Fin de l’histoire!

Mis à part ce fait, pour cette première étape du voyage, le soleil était au rendez-vous une bonne partie de la journée et le thermomètre s’est dégelé rapidement pour atteindre les 4°C en Pennsylvanie. Oh il y a bien eu un petit épisode de neige éparse en Virginie occidentale, mais sans plus de désagrément.

Nous sommes présentement au Days Inn de Petersburg en Virginie, pas très loin de la Caroline du Nord, depuis 21 heures et avec 1321 kilomètres derrière la cravate. On reprend la route ce vendredi matin pour la seconde étape. Je vous laisse apprécier le beau coucher de soleil qu’on a pu admirer, avant que le moule à gaufres de camionneur ne vienne nous emmerder. C’est la photo qui accompagne cet article.

Spécialement pour notre princesse

Bonjour Audrey-Anne. Encore ta fête aujourd’hui que tu célébreras comme toujours, avec ta candeur et ton sourire contagieux.

La petite sirène est venue du fond de l’océan, pour te souhaiter beaucoup de plaisir pour tes cinq ans.

Bon anniversaire petite princesse et nous t’offrons, grand-mère et moi, beaucoup de bisous !
XXX

Le temps des réflexions, le temps des bilans

Noël est passé et après les bousculades du boxing day l’heure est au bilan. Qu’est-ce que l’année qui s’achève nous a apporté dans notre quotidien. Les médias en font état à pleine pages et on se rend compte que le temps passe vite, très vite même au point où on a déjà oublié l’actualité des derniers mois.

Essayez de deviner depuis combien de temps, tel ou tel événement est survenu. Vous vous apercevrez rapidement qu’on perd facilement la notion du temps. Ce qui nous apparaît lointain, ne date que de quelques mois, ou vice versa. Le temps passe tellement vite, qu’on à peine à s’arrêter.

Le bilan qu’on en fait nous oriente aussi sur la nouvelle année. Certains prennent des résolutions… pour quelques jours, alors que d’autres rêvent de réaliser leurs projets. Quoi qu’il en soit il faut avoir des ambitions et se répéter que demain sera meilleur : v-i-s-u-a-l-i-s-e-r.

Pour ma part, l’ère est aux changements. À l’aube de la soixantaine, on songe un peu plus aux années qui restent et on veut en profiter au maximum. Louise est maintenant à la retraite et on rêve d’aventures, de découvrir ce qu’on ne connaît pas et qu’on rêvait depuis toujours de concrétiser. Ayant perdu des êtres chers au cours des deux dernières années, on prend plus conscience de la fragilité de la vie et de la volonté d’en profiter pendant que la santé est toujours là. Mieux vaut vivre avec des souvenirs, au moment de nos vieux jours, que de regrets. Malgré ces changements, pas question de faire mourir ce blogue. À l’ère des communications les contacts sont faciles. Je veux vous garder pour moi.

Probablement que nous allons renoncer à la maison pour vivre quelques années en nomades, depuis le temps qu’on rêve de vivre cette expérience. Pas question de s’éloigner de nos proches cependant et des amis, mais les hivers ne sont plus pour nous ce qu’ils étaient et on se doit de protéger nos vieux os. Comme la vie use un peu le body, autant mettre les chances de notre côté et éviter les grandes vagues de froid. On a soif de soleil et de chaleur. Nous faisons partie des snowbirds, comme nos parents l’ont expérimenté auparavant et que nos descendants profiteront peut être, qui sait. C’est la grâce que je leur souhaite.

Et finalement que sera 2012? Peut être la fin de l’existence? Le scénario apocalyptique annoncé pour le 12 décembre prochain? Je n’y crois pas plus que le bogue de l’an 2000, qui devait radicalement changer nos vies. Vous vous rappelez? C’était hier et pourtant, ça fait onze ans! Il faut prendre la vie au jour le jour, profiter pleinement du moment présent et continuer d’entretenir nos rêves. C’est ce que je nous souhaite, tous et toutes.