Depuis mercredi, j’ai été assez tranquille sur le blogue, souffrant d’un vilain rhume d’homme, que j’ai probablement contracté lors du match des Canadiens à Tampa Bay samedi dernier. Il faisait froid dans l’amphithéâtre et 83°F à l’extérieur. Vous comprendrez que, dans ces circonstances, j’étais habillé légèrement. Quoi qu’il en soit, je n’avais pas vraiment le goût à l’écriture. Je me suis écrasé dans la chaise longue, sortant les papiers-mouchoirs à une cadence phénoménale, au point d’en avoir les narines meurtries.
Mais nous sommes le dimanche 13 mars et ça va beaucoup mieux. C’était de très petits bobos à comparer aux mauvaises nouvelles médicales qu’on ne cesse d’apprendre par les temps qui courent. Les cas de cancer se multiplient parmi nos connaissances, quand ce n’est pas des snowbirds d’ici qui doivent rentrer promptement au pays, souffrant de maladies graves ou subites. Heureusement, pour d’autres, la maladie s’estompe ou laisse présager de meilleurs jours. Je pense à Mireille, qui semble être sur la bonne voie et Cécile qui est finalement en attente d’une double transplantation cœur-rein. Alors, c’est un peu tout ça qui meuble le quotidien ces derniers temps.
Il nous reste exactement dix jours avant de remonter vers le Québec. On commence lentement à planifier le chargement des effets personnels et l’itinéraire qu’on devra suivre. Même si on fait toujours le même trajet, on vérifie les prévisions météo à l’avance, connaissant le lot de tempêtes et de précipitations que la côte est américaine a connu depuis le début de l’hiver, on demeure prévoyant.
On astique aussi la caravane, vérifie les niveaux des liquides du véhicule tracteur et la pression de tous les pneus. On profite aussi de l’occasion pour activer les rallonges escamotables et pieds niveleurs pour ne pas avoir de désagréables surprises au moment de tout fermer. Les défaillances n’étant pas impossibles, alors mieux vaut vérifier.
Malgré tout, on profite abondamment du soleil qui demeure avec nous plus longtemps depuis aujourd’hui… Si vous ne le saviez pas, nous sommes à l’heure avancée. Ça aussi c’est bon pour le moral. C’est un signe que l’hiver agonise. Il fait aussi de plus en plus chaud.
Vendredi, nous sommes allés faire un tour à Coconut Point, un centre commercial du style Quartier Dix30 de Brossard, avec de beaux palmiers et des aménagements vraiment agréables à l’oeil. Nous voulions faire connaître les lieux à Lise et Gilles et surtout leur montrer la bonne route (c’est une inside joke) parce que la dernière fois, ils ont mis plus de deux heures pour se rendre à la plage de Fort Myers, ayant mal compris mes instructions. Je ne cite pas ça méchamment mais seulement pour mettre un brin d’humour dans cet article. De toute façon, Lise et Gilles ont le sens de l’humour et on l’a bien rit. Après quelques hivers passés ici, ils vont connaître la région comme le fond de leur poche. N’ayez crainte ! Finalement, c’est autour d’un succulent repas chez Carrabba’s, que nous avons terminé cette belle journée.
Autre signe que le printemps est à nos portes, les sites de camping se vident pas mal depuis le début du mois. Les snowbirds migrent lentement vers le nord comme c’est la coutume et rentrent au bercail. Certains le font en trois jours, d’autres y mettrons un gros mois et même plus, s’arrêtant un peu partout avant de franchir la frontière, histoire de s’assurer qu’aucun flocon de neige ne subsiste.
Avec tout ce qui s’est dit ou écrit sur l’incident Chara-Pacioretty survenu hier soir au Centre Bell et surtout après avoir visionné et revisionné la séquence, j’en conclu que le geste était délibéré, quoiqu’en disent les experts et spécialistes de cette ligue qui ne respecte pas ses propres joueurs.
Au-delà de toute partisannerie, je ne dis pas que Zdeno Chara voulait blesser intentionnellement Max Pacioretty, mais son intention était définitivement de le faire passer par-dessus bord, le bras bien haut, pour ne pas rater son coup. Malheureusement, la baie vitrée commençait à cet endroit. Résultat, une vertèbre fracturée et une sévère commotion cérébrale qui mettra peut-être fin à sa carrière.
Pour ajouter l’insulte à l’injure, la ligue en est arrivée à la conclusion qu’il n’y avait rien de répréhensible dans ce geste, ce qui donnait l’absolution inconditionnelle à son auteur. C’est un secret de polichinelle que les joueurs de ces deux équipes ne peuvent se sentir. On n’a qu’à se rappeler les incidents du 9 février à Boston et la victoire du Canadien en janvier, alors que Pacioretty à donné une petite poussée de moumoune à Chara, après avoir compté son but victorieux. Ils sont rancuniers ces Bruins.
La ligue Nationale ne fait rien pour régler la montée fulgurante des cas de commotions cérébrales de ses membres. Avec des sentences comme elle vient de rendre, elle dénote un manque total de respect envers ses joueurs. Le meilleur joueur du circuit, Sydney Crosby, est sur la touche depuis près de trois mois et rien n’indique qu’il sera de retour cette saison. Quant une ligue n’est même pas capable de protéger celui qui fait vendre son produit, c’est déjà un manque flagrant de respect.
Vous n’avez qu’à regarder les publicités télévisées de cette ligue irresponsable pour observer que les mises en échec violentes sont les premières images à être présentées. C’est avec ces images qu’ils font la promotion de ce sport pour attirer de nouveaux clients.
Les joueurs non plus ne se respectent pas. C’est à qui donnerait le coup le plus salaud envers un adversaire pour l’éliminer rapidement. Les exemples sont éloquents et se multiplient. Il faudra bien qu’un jour quelqu’un prenne ses responsabilités parce que dans un avenir très rapproché, c’est une mort subite et violente qu’on aura à déplorer sur une de ces patinoires. Après ça, on se demandera encore pourquoi nos jeunes délaissent le hockey pour le soccer. C’est à cause de toute cette violence gratuite qui tourne à la démolition.
Les femmes, bien que représentant près de la moitié de la population mondiale et travaillant pour la plupart, ne perçoivent que le dixième du revenu mondial et ne possèdent que le centième des biens existants dans le monde. Plus de cent pays ont signé la Convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes.
Malgré ces résultats encourageants, beaucoup reste à faire. La date du 8 mars fut retenue pour des raisons historiques, dont en voici un bref aperçu :
• C’est le 8 mars 1857 qu’est violemment réprimé par la police un mouvement de grève des ouvrières de manufactures de textile à New-York qui protestaient contre leurs conditions de travail inhumaines.
• le 8 mars 1908, 15 000 femmes manifestaient à New York pour obtenir un meilleur salaire, le droit de vote et l’abolition du travail des enfants.
•1910 : C’est à Copenhague, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, que l’idée d’une Journée Internationale des Femmes est décidée, sur une proposition de Clara Zetkin, représentante du Parti socialiste d’Allemagne.
• 1913 : Des femmes russes organisent des rassemblements clandestins.
• 1914 : Les femmes réclament le droit de vote en Allemagne.
• 1915 : À Oslo des femmes défendent leurs droits et réclament la paix.
• 1917 : À Saint Petersbourg des ouvrières manifestent pour réclamer du pain et le retour de leurs maris partis au front.
• Lénine suivra en 1921 en décrétant le 8 mars comme Journée des femmes
• 1924 : La journée est célébrée en Chine.
• 1945 : Au Canada, première Journée internationale de la femme.
• 1946 : La journée est célébrée dans les pays de l’Est.
• 1977 : Les Nations Unies officialisent la Journée Internationale des Femmes.
Pendant que tout le Québec est enseveli sous la neige, du moins c’est ce que les bulletins de nouvelles nous disent, ici on court la galipote. Depuis le début de la fin de semaine, on rentre dans l’autocaravane pour le strict minimum, soit dormir et bouffer. Vendredi 4 mars, c’est à la piste Naples Fort Myers Greyhound Track que nous nous sommes présentés, avec Lise et Gilles, pour tenter la chance de payer nos vacances. Jean-Eudes et Roseline se sont joint à nous au début de la deuxième course.
Il faisait une soirée magnifique, un tantinet fraîche, excellente, pour conserver les neurones en bonne condition afin de nous aider à faire les bons choix. C’est effectivement ce qui s’est produit. Louise et moi avons mis la main sur… 67$, alors que nos camarades faisaient aussi des gains appréciables. Si nous n’avons pu régler totalement le coût de nos vacances, le déplacement valait le coup parce que nous avons passé une captivante soirée, en agréable compagnie. Les chiens étaient en grande forme. On se reprendra l’hiver prochain.
Samedi, Louise est restée au camping avec les autres femmes pendant que s’amorçait, à midi, le début de notre sortie annuelle de gars. Oui, une bonne vingtaine de mecs, gonflés aux testostérones, avaient rendez-vous avec nos illustres Canadiens qui affrontaient le puissant Lightning de Tampa Bay, au St. Pete Times Forum.
Mais comme les conquérants, il faut se préparer pour la bataille et c’est devant plusieurs pichets de bonnes frettes et quelques délectables ailes de poulet, qu’on s’est retrouvé pour l’avant match au Hooters du coin et ses affriolantes serveuses. Chacun voulait sa photo avec Adrian, notre jolie Hooters girl. L’atmosphère était à la fête et on a pris quelques clichés de l’événement que vous pourrez visionner dans l’album photo. Dès qu’un chandail rouge faisait son entrée, c’est au chant des olé, olé-olé-olé…, qu’il était accueilli.
Trois bonnes heures plus tard, nous franchissions les porte de l’amphithéâtre pour assister à la période de réchauffement des deux équipes.
La chance nous a presque souri à Benoît et moi, lorsqu’un individu, qu’on a su plus tard employé de l’aréna, s’est informé si nous étions seuls. Devant notre réponse que nous étions les deux premiers arrivés d’un groupe de 26, il nous a souhaité un bon match, pour se diriger vers la section suivante, rencontrer quatre amateurs. L’employé leur a remis quatre billets, directement derrière le banc des pénalités, à notre grande déception. Avoir su…
Nous croyions qu’il nous avait abordé dans l’espoir de descendre de quelques places avec ses copains… Plus tard, ils ont été projetés sur le grand écran de l’aréna, au grand plaisir des spectateurs qui les ont applaudi. Ah, si nous avions eu cette chance. Imaginez la binette de nos copains en constatant notre absence. Ils nous auraient cherché partout et on leur aurait fait des bye-bye de l’autre côté de la patinoire, bien campés dans nos fauteuils de choix. On est passé bien près.
Le match a été excellent et palpitant au point d’être assis sur le bout de nos sièges. Nos Glorieux se sont sauvés avec une victoire de 4 à 2, devant une salle comble, en majorité des partisans de la Sainte-flanelle. Du Price à son meilleur avec un Hal Gill en feu, qui a compté son deuxième but en deux rencontres. Wow !
Inutile de vous préciser que le retour à Pioneer Village s’est fait sous le signe de la bonne humeur et contrastait avec notre expérience de l’hiver dernier, alors que le tricolore s’était incliné 3 à 0 et nous avait laissé sur notre appétit. On s’est donné rendez-vous en 2012, si le calendrier le permet et on amènera Mario avec nous, pour le convertir aux millionnaires que poussent une petite rondelle, comme il se plaît à le répéter. On est en train de l’avoir parce qu’il s’est surpris lui-même à regarder le match, du moins une partie, à la télé. Un gros merci à Pierre Marcotte, l’instigateur de cette sortie, qui a rendu l’activité possible. Du travail de pro !
Et pour terminer, nous en sommes au dimanche 6 mars et même si la pluie était annoncée en après-midi, il n’en n’est pas tombée une seule goutte. De bons vents du sud, le ciel passant des nuages au soleil, chaud et nous avons galipoter vers les magasins. Finalement, c’est aussi épuisant que pelleter…!
Alors que les paris sont ouvert quant à la date où le litre de pétrole atteindra les 1,50$, la prise en otage dont nous sommes les innocentes victimes suit son cours. Dans la grande région métropolitaine de Montréal, le prix se situe autour de 1,33$ et ici en Floride ce n’est guère mieux. La grogne s’installe et les bulletins de nouvelles locales ne cessent de nous présenter l’indignation et surtout abdication des consommateurs.
Lors de notre départ pour le sud, le 29 décembre dernier on pouvait facilement trouver du pétrole à 2,49 U$. Moins de deux mois plus tard, l’or noir a fluctué au point d’atteindre 3,54 U$ le gallon, soit l’équivalent de 0,936 U$ le litre. La plus forte hausse a débuté il y a à peine deux semaines, passant de 3,03 à 3,54 U$ depuis mardi.
Au point où file, il faudra prévoir augmenter le coût en essence pour notre retour au Québec, de 200 à 250 U$. Et il y en a encore qui continue d’acheter d’autres produits de consommation autres que l’essence, dans les stations-services.
Ce qui est le plus frustrant c’est que ce monopole est fortement spéculatif. Les gouvernements font la sourde oreille et continue de percevoir d’énormes taxes. Évidemment, lorsque tu te déplace avec une voiture de service avec chauffeur, tu n’as aucune idée de ce que ça coûte et tu laisse rentrer le pognon pour te payer toute sorte d’avantage. Le cochon de CON-tribuable continue de payer.
Attention au prochain grand Scheik qui va se fouler un orteil. Ça va tellement ébranler la planète que l’essence va augmenter de 0,20 $ d’un seul coup, à la pompe. Un autre fou à la Kadhafi va décider de foutre le bordel partout et hop ! Encore une substantielle augmentation. Le seul moment où on verra le boutte du boutte, c’est lorsqu’on aura épuisé les réserves mondiales.
La solution ? Dans l’immédiat, se limiter à des pleins d’au plus 20$, afin de limiter notre consommation et occasionner des surplus. Ensuite, l’électricité étant notre principale richesse naturelle, notre bon gouvernement s’il lui reste un peu de cervelle, devrait accélérer la production de voitures électriques et y aller de mirobolantes subventions et crédits d’impôts aux acheteurs, pour qu’on renouvelle notre parc automobile au plus sacrant. Après quoi, les arabes pourront crever avec leur pétrole. Ce sera alors notre forme d’indépendance et il n’y aura pas un seul dictateur qui s’enrichira à nos dépens.
Lundi, 28 février, les adeptes de la pétanque avaient rendez-vous pour le troisième tournoi saisonnier. Dix huit équipes se sont livrées une lutte sans merci, mais dans la bonne humeur, pour déterminer les vainqueurs. L’événement s’est déroulée sous un soleil de plomb et une température humide. N’eut été de la petite brise rafraîchissante qui venait nous caresser à l’occasion, les coups de chaleur étaient à craindre. Avec quelques pauses et des bouteilles d’eau fraîche en réserve, nous sommes passés au travers sans incidents déplorables.
N’ayant pu participer au deuxième tournoi et photographier les lauréats, Charles m’avait demandé de le faire. Il faut dire que les reportages sont toujours bien suivis sur le blogue, par les québécois d’ici. Alors lors de ce deuxième tournoi, tenu le 9 février dernier, deux équipes ont terminé ex-aequo en deuxième position; Celle de Réal Chagnon, Ginette Caissy et Gerry Vachon, de même que la formation de Joël Durand, Isabelle Bélanger et Michel Lizotte. Les gagnants n’étant pas sur place pour la photo d’usage, elle sera prise ultérieurement et ajoutée à l’album.
Pour revenir au tournoi en cours, voici les équipes qui ont accédé au podium; l’équipe de Joël Durand, Jocelyne Houle et Jean-Pierre Poirier s’est méritée les grands honneurs, suivi de celle de Sandy Thom, Lise Lemire et Marcel Tassé en seconde place. La formation de Jacques Therrien, Pierre Durocher et Léo Gagnon s’emparait du troisième rang. Fidèle à la tradition, une formidable équipe de
bénévoles nous accueillait pour le repas de savoureux hot-dogs, servis au quart de tour comme d’habitude. Je le sais que je me répète souvent mais une organisation de ce genre demande l’aide de beaucoup de gens et à ce chapitre, de tournoi en tournoi, ces personnes dans l’ombre, qui s’impliquent sans compter, assurent son succès par leur coordination et leur efficacité. Merci à toute l’équipe.
Nous en sommes maintenant au 2 mars. Quelques caravaniers ont quitté pour remonter lentement vers le nord. Autre constat, on voit beaucoup de visiteurs sur le site. Le congé scolaire aidant, les enfants rendent visite aux parents, quand ce n’est pas aux grands-parents, pour profiter un peu du chaud soleil du sud et refaire le plein de sa lumière avant de retourner au Québec et terminer l’hiver plein d’énergie. On voit le même phénomène un peu partout sur les plages de la Floride. C’est le temps du spring break, où les high school américains se paient une pause avant de s’engager dans le sprint final de l’année scolaire. Les plages sont bondées et la Floride est une destination très prisée par les étudiants.
Mars nous rappelle également que nos vacances tirent à leur fin. Le 23, nous retournons vers la maison. Nous n’en sommes pas encore aux préparatifs de départ mais on se dit que le temps passe très très vite. Janvier et février sont passés en coup de vent. Il me semble que nous sommes arrivés hier et que déjà il faut repartir. On se console en se disant que nous serons de retour l’hiver prochain… Si Dieu le veut bien évidemment.
Pour ceux et celles qui suivent la saga du bingo à Loulou, elle s’est enrichie d’un autre magot de 11$, portant ses gains à 109$. N’ayez crainte, demain soir je vais essayer de grossir mon magot aux courses de chiens. J’ai du rattrapage à faire et je vais en profiter pour initier Gilles et Lise aux vertus du gambling. Nous demeurons cependant très conservateurs et responsables pour ne pas y laisser notre chemise.
Samedi, nous prendrons la direction de Tampa Bay, pour encourager nos Canadiens qui disputeront la victoire au Lightning, au St-Pete Time Forum de l’endroit. Une soirée toute québécoise, même qu’il y en a beaucoup plus du côté des Bolts. On s’en reparlera. Ah oui, en terminant, il est tombé 250 gouttes de pluie hier. Les premières depuis le 12 février. Au moment où j’écris ces lignes à 11h40, le soleil est là avec un mercure de 29,1°C.
Belle surprise en début de semaine; Gilles Guay, un ex-compagnon de travail et son épouse Lise, nous rendent visite pour un mois, dans leur nouvelle acquisition, une autocaravane de 35 pieds.
Ils ont quitté le Québec à la Saint Valentin, pour entreprendre leur périple qui les conduira par la suite en Louisiane, avant de rentrer au Québec à la faveur du printemps.
Ils sont courageux et audacieux de vivre cette première expérience avec un véhicule du genre. C’est toute une adaptation et ils s’en tirent très bien. Mis à part quelques petits pépins mineurs qu’on a vite réparé, l’apprentissage se déroule lentement et calmement. Il faut apprivoiser et dompter la «machine». Bienvenue dans le club !
Hier, 25 février, c’est à la magnifique plage de Siesta Key, à Sarasota, que nous les avons conduit. Selon nous, c’est de loin, la plus belle plage de la côte ouest. Elles est vaste et le sable est aussi doux que de la farine. L’eau également prend des teintes d’aqua, au grand plaisir des baigneurs qui y plongent allègrement. En prime, le vaste stationnement est gratuit et les rives sont constamment surveillées par une équipe de sauveteurs à la Baywatch, sans compter une patrouille policière en quatre roues. Le décorum fait vraiment comme au cinéma.
Présentement, nous sommes en plein temps du spring break et pas besoin de vous dire que la jeune clientèle occupe les nombreuses serviettes de plages étendues ici et là. Pour vous, fidèles lecteurs et lectrices, je vous ai immortalisé quelques beaux clichés de postérieurs assez affriolants des déesses de la beach, que vous pourrez visionner dans l’album. Que voulez-vous, ce sont les plaisirs de la plage ici, alors autant en profiter. Ça garde le cœur jeune et surtout, ça aiguise la vision tout en gardant la rétine en pleine forme.
Saviez-vous qu’il n’a pas plu une seule goutte depuis le 12 février ? Et bien je vous le donne en mille. On frôle les 90°F le jour en plein soleil et les nuits sont de plus en plus chaudes. Par contre l’humidité est assez élevé et la rosée du matin fait en sorte qu’on doit tout essuyer. Il y a de l’eau comme après une petite averse. Un petit coup de chamois et le tour est joué. Dans ces moments là, j’ai un peu de difficulté à bien capter le signal satellite pour la télévision, le dôme étant perlé par la rosée. Heureusement, je viens de découvrir le produit miracle Dome Magic, qui devrait régler le problème. Je m’y attaque dès ce matin et je vous ferez part du résultat, s’il est conforme à ce que révèle l’étiquette du produit.
Et maintenant, un petit mot sur les gains au bingo de Loulou. Elle s’est encore enrichie d’un alléchant magot de 29$, ce qui porte le total de ses gains à 98$ pour la saison. Elle me dépasse de 30$. La semaine prochaine je tenterai de reprendre le dessus, en allant parier quelques petits billets aux courses de chiens. C’est un match à finir.
En terminant, nos pensées positives vont vers Mireille, Claude, et maman qui vivent des périodes difficiles, affligés par la maladie. Nous vous souhaitons de recouvrer la santé le plus rapidement possible. Bon courage. Vous n’êtes pas seuls dans cette épreuve. Même si nous sommes à des kilomètres de vous, vous êtes tout près dans notre cœur.
Dire que la journée avait pourtant bien débutée quand voilà que soudain, la face de poodle à Charest apparaît au bulletin de nouvelles télévisé, en nous chantant sa romance habituelle d’un discours inaugural. Une calamité, un désastre. Le roi de la réingénierie de l’état promise depuis 2003 et qui n’a jamais vu le jour, y va d’un discours vide de sens et de contenu. Toujours de plus en plus de dépenses farfelues qu’il ne peut pas chiffrer. Bref, du réchauffé qu’il remet toujours dans la même marmite depuis huit ans.
Rien sur la corruption dans la construction. C’est pas vrai, excusez-moi, sa nouvelle unité permanente anti-corruption vient d’être créée. Cependant et contrairement à une enquête publique, elle n’enquêtera pas sur le passé et c’est là toute la nuance. Le passé c’est la corruption sous toutes ses formes sur laquelle ses citoyens lui ont sommé d’en faire la lumière. Ce serait trop dévastateur et il continue de s’entêter.
Toutes les annonces faites ne se réaliseront pas avant 5 et 30 ans alors pourquoi en parler. Parce que le moment venu, j’espère qu’on lui aura montré la porte à coup de pied au cul, ses sbires inclus. C’est maintenant qu’on veut de l’action. Les Charest, Courchesne, Normandeau, Bolduc et Fournier, c’est du bla bla, de l’immobilisme et des comités à n’en plus finir. Ils ont été élus pour gouverner mais ils ne décident de rien. Lorsqu’ils le font, c’est le trouble qui commence et qui se termine toujours par des lois spéciales, quand ce n’est pas l’imposition de la politique du bâillon. On les a assez vu !
Le poodle promet des primes pour les aînés de plus de 65 ans encore au travail, de l’aide pour les aînés à la maison, des crédits pour les véhicules électriques et finalement des ristourne sur l’essence. Attendez de voir les chiffres… des grenailles. Chez les libéraux, c’est connu; Ils donnent peu et collectent beaucoup. Souvenez-vous qu’on est à la veille de payer notre taxe-santé, gracieuseté de notre bon ami Bachand.
Souvenez-vous aussi de 2003, alors qu’ils étaient prêt. Que les listes d’attente dans les salles d’urgence, allaient fondre comme neige au soleil. Après 8 ans de régime libéral, c’est pire. Les médecins de famille et les délais à voir des médecins spécialistes sont toujours problématiques. Couillard est parti après s’être placé les pieds au privé alors que Bolduc ment comme il respire. Observez-les attentivement lorsqu’ils parlent. Bolduc à la face rouge comme une tomate alors que le poodle arbore fièrement son petit sourire arrogant et fendant. Dire qu’il nous faut endurer ça encore deux ans…
Je suis vraiment exaspéré d’entendre parler de quota de contraventions, de trappes à tickets et de toutes ces niaiseries qui nous font passer pour des mous. Tout ce qui se décide au Québec est continuellement contesté. Les gens sont contre toute forme d’autorité et c’est pour cette raison qu’on fait du surplace, que rien n’avance.
Le code de la route existe et les policiers sont chargés de l’appliquer. C’est aussi clair que ça. Tu contreviens à un article, tu reçois une sanction, un point c’est tout. Il suffit de contester sa contravention devant les tribunaux pour être acquitté la majeure partie du temps. Les juges, du haut de leur trône, sont tellement déconnectés de la réalité qu’ils sont incapables de sanctionner les conducteurs fautifs. J’ai même vu et entendu un juge, innocenter une automobiliste qui lui avouait avoir croisé un autobus scolaire alors que ses clignotants étaient en fonction. Son argument; « J’étais nerveuse ce jour là, parce que jamais je ne fais ça, Monsieur le juge. » Une chance que l’imbécillité ne tue pas.
Les contraventions, ça augmente les revenus d’une municipalité. Et après ? Si tous les conducteurs étaient disciplinés, ça n’arriverait pas. La signalisation est là pour être respectée, pas pour décorer le paysage urbain. Combien de fois avons nous été témoins de conducteurs téméraires, pressés et qui se fout carrément de la plus simple et élémentaire des courtoisies, pour vous couper et sauver une demie seconde ? Combien de gens coupent à travers une station service pour éviter le feu de circulation ? Combien de fois avons nous été témoins de conducteurs qui ne respectent aucunement les lignes tracées sur le pavage ? Ils sont seuls au monde et égoïstes dans leurs comportements. Ces hypocrites conduisent les fesses serrées lorsque vient le temps de circuler à l’étranger et s’adapte rapidement aux règles de la route. C’est assez révélateur non ?
Au Québec, on conteste et on gagne où on met de la « Marde dans la fanne ». Après ça, on se demandera pourquoi les policiers sont écœurés de simplement faire leur travail. Lâchez-moi vos arguments de persécutés. La loi, c’est la loi ! Point final.
Non, nous sommes vraiment une société de mous et les exemples sont éloquents; Le CHUM, la santé, l’îlot voyageur, la voiture électrique, rien ne bouge ou progresse, tout stagne. C’est de l’immobilisme à l’état pur. Et Legault qui vient, vient pas, vient, vient pas… Décidément !
Hier, durant le souper, je regarde par la fenêtre de la caravane et je suis en admiration devant ce que je vois; un immense soleil tout orangé, illumine le ciel et l’horizon tout entier. Quel spectacle ! Ce n’est pas que je viens de découvrir cet astre magnifique, mais que voulez-vous, je ne peux résister devant tant de beauté.
Sans hésiter, j’ai suspendu mon repas, mis ma caméra en bandoulière et me voilà dehors pour immortaliser ce moment. Toute la soirée je me suis demandé si je devais publier ce petit article. Alors voilà ! Comme je ne peux garder pour moi tout seul si belle scène, je suis très heureux de la partager avec vous. J’ai pris deux autres clichés que vous pouvez aussi visionner dans l’album.
Un petit clin d’œil pour nos parents et amis, restés au Québec, afin de vous aider à traverser les derniers soubresauts de votre hiver.
Le 19 février 1961, un nouveau poste de télévision voyait le jour. Une télé de langue française allait concurrencer Radio-Canada. La roulette de la télé pouvait maintenant trouver des images à la position 10. CFTM canal 10 Montréal, entrait en onde. Télé-Métropole, devenu aujourd’hui TVA, débutait sa mission d’être une télé du peuple, pour le peuple. À cette époque de la révolution tranquille, son succès fut immédiat. C’était l’année de mes dix ans.
Je me souviens encore de ces longues files d’attente, où on se rendait à l’extérieur des studios de Télé-Métropole les samedis matin, pour assister aux émissions pré-enregistrées du Zoo du Capitaine Bonhomme et de Jeunesse d’aujourd’hui. Angle Alexandre-Desève et Sainte Catherine, tout à côté, nous prenions une petite pause afin de se régaler des succulentes frites de La Belle Province. Une fois rendus dans les studios, nous étions ébahis par toute la technique et la frénésie d’un plateau de télévision. Tout était en couleur mais une fois retournés à la maison, le téléviseur nous renvoyait des images en noir et blanc. On découvrait un nouveau monde.
Un peu plus tard, on apprivoisait la télévision en couleur. Tout un progrès ! On se rassemblait dans notre fond de cour pour visionner les images sur la seule télé couleur du quartier, qu’un voisin fortuné avait pu se payer.
Le canal 10 a été une révélation dans mon cas. J’ai grandi avec ses émissions toutes plus intéressantes les unes que les autres. Du divertissement, des concours, des émissions jeunesse, des comédies et des émissions sérieuses, le canal 10 était à l’écoute de ses auditeurs. D’ailleurs, je me rappelle qu’un de ses slogans était « Le canal 10, le poste qui écoute ses auditeurs autant que ceux-ci l’écoutent ». Qui ne se rappelle pas des concours anniversaires, où on voyait des tonnes de bulletins de participation empilés, puis l’animateur en piger un seul, avec sa longue perche, et déclarer LE gagnant d’une multitude de prix lors des galas anniversaire de la station.
Plusieurs artisans, artistes et annonceurs doivent leur carrière à ce nouveau venu du monde télévisuel. La chanson québécoise a connue une popularité fulgurante avec Jeunesse d’aujourd’hui, et son rendez-vous hebdomadaire du samedi soir, que toute la jeunesse regardait avant d’envahir les salles de danse de l’époque. La profusions de groupes n’a jamais connu une si grande popularité qu’en ce temps là. Les Classels, les Sultans, les Hou-Lops, les Gendarmes, César et ses Romains et j’en passe, faisaient tomber les filles en pamoison.
Le canal 10 a grandi et est devenu le grand réseau TVA d’aujourd’hui. Il s’est imposé comme un chef de file en information notamment, en surclassant Radio-Canada et ses budgets astronomiques. Il a créé une télé dynamique proche des gens, en ayant toujours le souci premier de combler son auditoire. Et celui-ci lui demeure fidèle depuis ses premiers balbutiements.
On ne peut pas résumer en un article cinquante ans de divertissement. Chacun y garde ses propres souvenirs. Cependant, un fait demeure; TVA, Télé-Métropole, le canal 10, fête aujourd’hui son jubilé d’or et il mérite tout le succès qui est sien. Dans ce monde où toutes les technologies font des pas de géants, il est prêt à relever de nouveaux défis, pour nous livrer une télé pour et proche du peuple, au sein de la grande famille Québécor. TVA c‘est cinquante ans d’amour et pour toujours. Félicitations pour cet immense succès et longue vie.
Nous sommes le 18 février et depuis une grosse semaine il fait beau et chaud. Un temps splendide comme on était habitué de connaître depuis les sept années qu’on séjourne ici, exception faite de l’hiver dernier, bien entendu. La météo est optimiste et nous informe que le système de beau temps devrait rester jusqu’à jeudi prochain. C’est regrettable que notre visite n’ait pu profiter de ça, quoique la semaine a été belle quand même, mais bon ! On ne contrôle pas ça, malheureusement.
Hier, nous avons fait un saut à la plage de Fort Myers qui était bondée, comme à l’habitude. Arrivés tôt, avec notre lunch dans la glacière, on s’est installé sous le parasol, les deux pieds bien ancrés dans le sable frais, pour colorer notre carcasse nordique. Juste en face de nous, une maman et son bambin d’à peine deux ans, s’amusaient à jouer dans le sable. À côté, une autre maman et sa fillette, un tantinet plus vieille, venait aussi profiter des chauds rayons de soleil en ce début d’après midi. On les observait tout en pensant à nos petits enfants, surtout Audrey-Anne, parce que la fillette était une vraie tornade. Une boule d’énergie qui demande à elle seule, un gardien ou une gardienne avec des capacités athlétiques certaines. Ouf ! Ça en déplace du sables ces petites bombes.
Louise joue de chance encore une fois et rafle 30$ au bingo. Ce qui porte ses gains saisonniers à 79$. On est loin de couvrir les dépenses du voyage mais au moins, elle joue avec l’argent de la salle. C’est un quatrième gain pour elle et je crois bien que les concurrents américains sont à la veille de la lancer dans la piscine. Pour le moment, ils se rapprochent en songent même à s’asseoir à sa table, histoire de profiter de son aura de chance.
Aujourd’hui, petit tour de camion pour explorer Port Charlotte, à 45 minutes au nord de notre camping. Nous visitons le Harbor Lakes RV Resort, de la chaîne Encore, où séjournent une clientèle québécoise à 50% durant les mois d’hiver. Ce qui nous étonne, dès qu’on s’y promène, c’est la largeur des rues. Sans blague et sans exagération, elles sont plus larges qu’une autoroute à deux voies. C’est hallucinant et ça donne un panorama dégagé au maximum. Ma caravane, jumelé au camion, fait 50 pieds et je suis sûr que stationné en travers de la rue, je n’obstrue même pas le passage.
Que dire des terrains. Les plus petits sites, les standard, font 70 pieds sur 35 et la catégorie suivante, qu’on nomme premium, mesurent 80 pieds par 40, alors que la catégorie supérieure, baptisée elite, offre une plateforme de béton assez vaste pour stationner le véhicule récréatif et son auto ou véhicule tracteur. Comme tous les RV Resort américains, on y trouve beaucoup de maisons de parc disponibles pour achat ou location. La propreté des lieux ne fait pas défaut.
Les services, la documentation et l’accueil sont bilingues et un commis francophone est en devoir pour la clientèle québécoise. Pour le reste, cela s’apparente à notre camping, puisque c’est le même groupe, Equity Lifestyle, qui en fait la gestion. Même les activités communautaires sont à l’image de ce que nous vivons présentement. Finalement, un canal fluvial ceinture le camping et ajoute un sentiment de quiétude. Le secteur regorge de bons restaurants et de tous les services et commerces de proximité. C’est un camping qu’on ajoute définitivement à notre liste de coups de cœur et qui vaut le détour. Vous trouverez des images dans l’album.
De retour au camping, après un bon souper, c’est l’heure de la pétanque puis, on profite de la soirée chaude pour admirer un ciel noir tout étoilé, avec une belle grosse lune toute pleine et d’une blancheur si intense, qu’elle éclaire les alentours. C’est l’été ou l’hiver ??? Ici c’est l’été, mais en hiver.