Chez-nous cette année, Noël aura duré quatre jours. Un beau Noël de retrouvailles attendues. Les festivités ont débuté le 24, à Verchères, chez Annie et Pascal pour le réveillon. Fidèle à la tradition, le vrai Père Noël était là, un peu avant minuit pour distribuer les cadeaux à Pierre-Olivier et Audrey-Anne, sortis précipitamment du lit au son des grelots. Malheureusement, j’ai manqué cette partie, étant occupé ailleurs. Mais n’ayez crainte, les enfants se sont chargés de me rappeler, dans les moindres détails, le passage du vieux bonhomme.
Les enfants ont regagné leurs lits pendant que les adultes s’échangeaient mutuellement les présents qui leurs étaient destinés. On est rentré prudemment au beau milieu de la nuit. Et pour s’échanger les politesses, Nous recevions Annie, Pascal et les enfants enrhumés, pour le souper de Noël. Après leur départ en mi-soirée, c’est chez Diane et Gaston qu’on a terminé cette journée. Une vingtaine de personnes dans un quatre-et-demi… Ça aide aux rapprochements.
Ça nous amène au 26. Retour à Verchères pour célébrer l’anniversaire d’Audrey-Anne. Du haut de ses trois ans, enrhumée et toujours belle comme un coeur, dans sa jolie robe, elle a été gâtée de cadeaux tout en partageant le repas et un succulent gâteau, comme je les aime. Pierre-Olivier et maman Annie lui ont donné un coup de souffle pour éteindre les scintillantes bougies. Une belle petite fête en famille, agréable et sans cérémonie. Surprise en quittant, la pluie verglaçante était de la partie. Drôle de température !
Finalement, le 27, on a pris la direction de Bromont, pour le super party des Nantel organisé par la famille de Lise et
mon frère Sylvain. Une fête de retrouvailles qui réunissait tout le monde comme au bon vieux temps. C’est dans ces moments là qu’on voit combien la famille grandit… Et nous aussi, par le même phénomène.
C’était agréable de revoir toutes ces personnes et au fil du temps, quelques nouvelles figures s’y sont greffées; Erica, la fiancée de Sébastien, Ugo, le conjoint d’Isabelle et son fils Simon. Pour quelques-uns, ça faisait des années qu’on ne s’étaient pas vus. Pour Sébastien, mon blogueur de neveu, ça devait bien faire près de 20 ans. Il a gardé sa frimousse de pré-ado, malgré ses 31 ans.
Une soirée aux attentes de Lise et Sylvain qui l’espérait rassembleuse. Mission accomplie. Un succès bœuf ! Avec mon clavier, j’ai animé la portion musicale et quelques vedettes en herbes en ont profité pour y aller de performances plus que respectables. Il y a du talent dans la famille. Contre toute attente et voyant que la salle était presque vide (ça c’est méchant…), Shelbie et Sylvain ont eu la permission de chanter… C’est dire combien on était conciliant. Comme le dit la chanson Ça arrive rien qu’une fois par année. Les séquences ont été prises sur vidéo, au grand plaisir des nostalgiques.
Maintenant que tout ça est derrière nous, c’est le temps de se préparer aux grandes vacances. La caravane à sellette est dans l’entrée depuis ce matin et on terminera les préparatifs demain. Le départ pour la Floride est prévu mercredi, sur le coup de 10 heures. Trois mois au soleil ! Fini la neige ! C’est le bon côté de la retraite; Profiter de l’été à l’année, pourquoi pas ? Pour la première fois, on commencera la nouvelle année sur les routes de l’Oncle Sam. Vous ne serez pas en reste puisqu’il vous sera possible de nous accompagner via le blogue. Soyez du rendez-vous. C’est à ne pas manquer !
Cette histoire de Noël est la dernière pour cette année. Ces contes vous reviendront en décembre prochain. Merci de votre lecture assidue, tout en espérant qu’elles vous ont plu.
Le matin du 24 décembre, les enfants du monde entier sont excités. Mais sûrement pas autant que Sophie Baril et son frère François !
En effet, pour la première fois cette saison, François, Sophie et leur chien, Inouk, partent à la pêche aux petits poissons des chenaux. Le poisson des chenaux, ou poulamon, est aussi appelé poisson de Noël, parce qu’il remonte la rivière Sainte-Anne juste à temps pour être servi au réveillon. Sur la rivière gelée, des centaines de cabanes multicolores attendent déjà les pêcheurs. Vu de la rive, on dirait un de ces villages miniatures qu’on pose sous le sapin de Noël. Au pied de la descente, un panneau-réclame souhaite la bienvenue à Sainte-Anne-de-la-Pérade, capitale mondiale du petit poisson des chenaux.
À quelques mètres de là, Claude Fournier fait les cents pas près de son hélicoptère. Les enfants connaissent bien le pilote. En effet, Claude est un ami d’enfance de leur mère et c’est avec lui que Marie a suivi des cours de pilotage.
– Comment ça va ? demande Sophie.
– Les affaires son plutôt tranquilles. Je n’attends pas beaucoup de clients aujourd’hui. La veille de Noël, les gens sont trop occupés pour s’offrir une promenade en hélicoptère.
– Nous, nous n’avons presque rien à faire, laisse tomber, François.
Claude lui adresse un clin d’œil complice :
– Un de ces jours, je vous ferai faire une petite balade. Promis !
– Joyeux Noël ! crient les enfants.
Une activité intense règne sur la rivière Sainte-Anne : automobiles, tracteurs et motoneiges se croisent en tout sens. Inouk tire sur la laisse et aboie au passage de chaque véhicule. Heureusement, François et Sophie sont arrivés !
La cabane des Baril est beaucoup plus grande que les autres et sert de bureau pour accueillir la clientèle. En effet, Pierre et Marie sont pourvoyeurs, c’est-à-dire qu’ils sont propriétaires de plusieurs cabanes qu’ils louent aux touristes, généralement pour une période de huit heures. Les enfants entrent précipitamment :
– Bonjour papa !
Pierre est occupé avec un client. De grosses mitaines de cuir sont posées sur une chaise. Discrètement, Inouk se faufile tout près. Il flaire les mitaines puis, vif comme l’éclair, en attrape une dans sa gueule.
– Sale bête ! Rends-moi ça tout de suite ! ordonne le client, en tirant sur sa mitaine.
– Inouk , sois gentil, supplient François et Sophie.
– Espèce de sac à puces, je vais t’apprendre à vivre ! grogne l’inconnu, en lui assénant un coup sur le museau. Inouk pousse un cri de douleur et lâche prise.
– Il est jeune, plaide Sophie, en s’élançant vers le chien, il voulait juste s’amuser.
– Drôle de façon de s’amuser ! Éclate le pêcheur en exhibant sa mitaine déchirée. Vous feriez mieux de l’éduquer.
Les enfants voudraient protester mais Pierre leur fait signe de se taire :
– Je conduis monsieur à sa cabane et je reviens.
Au retour de son père, François laisse exploser sa colère :
– Il a frappé Inouk ! il n’avait pas le droit !
– Vous feriez bien d’oublier tout ça et de commencer à pêcher. J’ai hâte de voir lequel de vous deux attrapera le premier poisson.
Sophie et François retirent manteaux, tuques, écharpes. Pierre prend quelques bûches rangées sous une large banquette et les enfonce dans le petit poêle en fonte qui se met à ronronner. Prudemment, les enfants s’installent sur de vieilles chaises alignées au bord de l’ouverture pratiquée dans le plancher et se penchent au-dessus de l’eau noire. En silence, chacun fixe attentivement les lignes qui descendent du plafond. Inouk est intrigué. Assis entre les enfants, il suit chacun de leurs gestes en martelant le plancher de sa queue. Soudain, l’allumette de bois, fixée à une des cordes, se met à remuer.
– Ça mord ! annonce joyeusement François.
En pêcheur expérimenté, il observe les mouvements de la ligne :
– C’est sûrement un poisson énorme. Regardez comme il tire sur le fil. S’il continue, il va tous nous entraîner sous la glace.
– Tu exagères toujours ! déclare Sophie.
– Comme tous les pêcheurs, fait remarquer son père.
D’un coup sec, François ferre sa prise et remonte rapidement la ligne. Deux gros poulamons se tortillent au bout des hameçons. Inouk aboie joyeusement.
– Chanceux ! s’exclame Sophie. Un coup de deux !
D’une main assurée, son frère décroche ses prises et les lance dans un seau. Inouk y plonge aussitôt le museau et le renverse.
– Inouk ! proteste Sophie.
– Lâche ça ! crie François en arrachant les poissons aux griffes du chien.
– J’ai une idée ! annonce Sophie. Nous n’avons qu’à jeter les poissons dehors, au fur et à mesure que nous les pêchons. Aussitôt dit, aussitôt fait. Sophie ouvre la porte et François lance les poulamons sur la glace où ils se recroquevillent et gèlent dans des positions cocasses.
Bientôt les prises se succèdent à un tel rythme que les pêcheurs n’ont même plus le temps de les décrocher. Ils les abandonnent sur le plancher, pour en remonter une autre et encore une autre… Inouk en profite pour fourrer son museau partout et emmêler les lignes.
– Inouk, gronde François, tu ne pourrais pas rester tranquille cinq minutes ?
– Quel méli-mélo ! soupire Sophie, devant cet enchevêtrement de fils et d’hameçons.
Pierre se lève :
– Il faut que j’aille faire la tournée de mes cabanes. Je vais attacher Inouk au poteau. Quand vous serez venus à bout de ce casse-tête, vous le ferez rentrer.
Un peu plus tard, lorsque Sophie sort pour détacher Inouk, elle ne le voit nulle part. Elle crie son nom dans toutes les directions. En vain. Alerté par les cris de sa sœur, François sort à son tour :
– Inouk n’est pas là ?
– Je crois bien qu’il s’est sauvé, murmure Sophie.
– Penses-tu ! Papa a dû l’emmener en promenade, lance François en se frictionnant vigoureusement. Entre vite dans la cabane si tu ne veux pas être transformée en glaçon.
Quelques instants plus tard, leur père rentre à son tour.
– Inouk n’est pas ici ?
Les enfants se regardent, abasourdis.
– Nous pensions qu’il était avec toi, répond François.
– Je savais qu’il avait disparu, murmure Sophie, les yeux pleins de larmes.
– Pas de panique ! ordonne Pierre, calmement. Ce n’est pas la première fois qu’Inouk se sauve. Allons interroger les voisins. Quelqu’un l’a sûrement vu.
Les enfants enfilent leur anorak et se précipitent à l’extérieur. Brusquement, Sophie s’immobilise, songeuse.
– À quoi penses-tu ? s’enquiert François.
– Au pêcheur de ce matin. Si c’était lui qui avait détaché Inouk ?
À ces mots, François sent un grand frisson lui parcourir le corps.
– Vous avez trop d’imagination, affirme Pierre.
– Allons le voir ! décide François.
Les enfants contournent rapidement la cabane et frappent énergiquement à la porte. Pas de réponse. Pierre ouvre. Personne. Le bruit d’une portière qu’on claque attire l’attention de Sophie.
– Regardez, crie-t-elle, en pointant du doigt une fourgonnette garée en face, c’est lui.
À grandes enjambées, François et Sophie traversent la rue. En les voyant arriver, le pêcheur se penche à la portière avec un sourire sarcastique :
– Je parie que vous cherchez votre chien.
– Comment le savez-vous ? demande François, sur un ton à peine poli.
– Parce que je l’ai vu tout à l’heure. Il courait comme un fou derrière une motoneige.
– Dans quelle direction allait-il ? questionne Pierre.
– Vers le fleuve, laisse tomber le conducteur en démarrant. François et Sophie sont désemparés.
– Au moins, nous savons dans quelle direction chercher, conclut Pierre. Pour le moment, retournons à la cabane. Devant la porte, les enfants trouvent la motoneige de Marie. En quelques mots, Sophie et François racontent à leur mère l’escapade de leur chien.
– Qu’allons-nous faire ? demande anxieusement François.
– Le retrouver ! réplique fermement Marie. Venez !
– Où ça ? demandent les enfants en prenant place sur la motoneige.
– Au fleuve, voyons !
Marie zigzague habilement entre les cabanes jusqu’au restaurant Chez Jean-Eudes. Là, elle tourne à gauche et file vers le fleuve. La température s’est adoucie. La neige tombe dru. Les enfants rentrent la tête dans les épaules pour se protéger des flocons qui leur griffent le visage.
– Votre bonhomme n’a pas menti, crie soudain Marie. Inouk est là. Regardez ! Il dérive sur une plaque de glace.
– Pauvre Inouk, soupire Sophie, comme il doit se sentir seul !
– Comment est-il arrivé là ? demande François.
– Il s’est sans doute aventuré trop près de l’eau, répond Marie. Il a alors suffit d’une vague plus forte pour que la glace casse et qu’Inouk soit emporté par le courant.
Soudain, Sophie pousse un cri horrifié :
– Il y a un bateau qui arrive ! Il va faire chavirer Inouk.
Il n’y a pas une minute à perdre ! déclare Marie. Allons voir Claude ! Lui seul peut nous aider. Cramponnée à son guidon, Marie fait demi-tour et fonce vers son point de départ. Heureusement, Claude est encore à son poste. Marie explique brièvement la situation. En quelques secondes, tous se retrouvent à bord de l’hélicoptère. Les enfants n’ont qu’une idée en tête : retrouver Inouk. Toutefois rien n’est moins sûr. En effet, par moments, les bourrasques rendent la visibilité pratiquement nulle. Plus le temps passe, plus les enfants désespèrent. À bord, personne ne dit mot.
– Je le vois ! hurle soudain François.
– Où ça ? Où ça ? réplique vivement Sophie.
– Là, à droite… Regardez !
– Tu es sûr ? s’informe Claude.
– Sûr et certain ! Même qu’il lève la tête vers nous et qu’il aboie !
– Il doit croire que nous l’avons abandonné, pense tout haut Sophie.
– J’y vais ! lance Claude. Votre mère va prendre les commandes.
– Attache-toi bien, recommande Marie, en amorçant la descente.
Claude ouvre la porte et réussit à se glisser hors de l’appareil. Malgré le vent, il parvient à s’installer à califourchon sur l’un des patins de l’hélicoptère. Doucement, l’appareil plonge à moins d’un mètre de l’eau. Tout près, Inouk tourne en rond sur son refuge flottant. Il est complètement paniqué. Claude se penche, tend le bras et l’agrippe. Hélas, plutôt que de se blottir contre lui, le chien se débat et… tombe dans le fleuve.
– Il va se noyer ! crient les enfants.
Heureusement, au contact de l’eau glacée, Inouk comprend vite où est son intérêt et nage énergiquement vers Claude. Marie manœuvre de telle façon que l’hélicoptère vole maintenant à fleur d’eau. Claude étire de nouveau le bras. Cette fois, le chien se laisse attraper sans résister. Sauvé ! Claude hisse immédiatement Inouk à bord de l’appareil. Il était temps ! Claude est frigorifié ! Ses bottes sont remplies d’eau et il est trempé jusqu’aux cuisses. Inouk, lui n’en finit plus de s’ébrouer. Il est couvert de neige de la pointe des oreilles jusqu’au bout de la queue.
– Claude ! Inouk !
François et Sophie les enveloppent dans des couvertures et les embrassent l’un et l’autre avec fougue.
– Mes compliments, lance joyeusement Marie, à l’adresse de Claude.
Cette nuit-là, chez François et Sophie, le réveillon est particulièrement animé. Tous les invités veulent connaître les moindres détails du sauvetage. Quant à Inouk, il récupère devant le foyer. Allongé sur le tapis, il suit des yeux le clignotement des ampoules dans le sapin tout en grignotant une vieille pantoufle de cuir dont les enfants lui ont fait cadeau.
– Aujourd’hui, Inouk, tu nous as causé bien des soucis, constate affectueusement Sophie.
– En tout cas, affirme François, c’est décidé : l’an prochain, nous irons seuls, pêcher le poisson de Noël !
Source : http://www.contes.biz/
En cette nuit magique de la nativité et en cette période de réjouissance et d’allégresse, je vous souhaite, chers lecteurs et lectrices, un merveilleux Noël. Un Noël de paix, d’amour, d’entraide, de partage, de retrouvailles et de générosité. Aussi, pourquoi ne pas y ajouter quelques flocons pour lui donner un air de carte postale ou de souhaits.
Par delà les rires et les expressions de joie, ayons une pensée spéciale pour toutes ces personnes très chères qui doivent être éloignées de leurs familles pour assurer cet espoir d’un monde de paix. Bien sûr, je veux parler de nos valeureux et courageux soldats, sans oublier également les policiers, pompiers, ambulanciers et personnel médical qui veillent sur nous. Aucune personne ne doit être seule, un jour de Noël !
Après toutes les courses qui nous ont permis d’arriver essoufflés mais à temps à cette grande Fête, prenons enfin le temps de nous arrêter, puis d’admirer le scintillement dans les yeux des enfants et la magie qui s’installe lorsqu’ils reçoivent leurs cadeaux. Revoyons-nous à leur âge, pour rajeunir notre coeur.
Fêtons sobrement pour ne rien manquer et Joyeux Noël à tous.
C’était la nuit avant Noël, dans la maison tout était calme. Pas un bruit, pas un cri, pas même une souris ! Les chaussettes bien sages pendues à la cheminée attendaient le Père Noël. Allait-il arriver?
Les enfants blottis dans leur lit bien au chaud rêvaient de friandises, de bonbons, de gâteaux. Maman sous son fichu, et moi sous mon bonnet et vous prêts à dormir toute une longue nuit d’hiver.
Dehors, tout à coup, il se fit un grand bruit ! Je sautais de mon lit, courais à la fenêtre, j’écartais les volets, j’ouvrais grand la croisée. La lune sous la neige brillait comme en plein jour.
Alors, parut à mon regard émerveillé, un minuscule traîneau et huit tous petits rennes conduits par un bonhomme si vif et si léger qu’en un instant je su que c’était le Père Noël ! Plus rapides que des aigles, ses coursiers galopaient, lui il les appelait, il sifflait, il criait :
– Allez Fougueux, allez Danseur, Fringant et puis Renarde. En avant Comète ! Cupidon en avant, Tonnerre, Éclair, allons. Allons au-dessus des porches, par delà les murs ! Allez ! Allez plus vite encore !
Comme des feuilles mortes poussées par le vent, passant les obstacles, traversant le ciel, les coursiers volaient au-dessus des toits, tirant le traîneau rempli de jouets. Et, en un clin d’œil, j’entendis sur le toit le bruit de leurs sabots qui caracolaient. L’instant qui suivit le Père Noël d’un bond descendait par la cheminée.
Il portait une fourrure de la tête aux pieds, couverte de cendres et de suie, et, sur son dos, il avait une hotte pleine de jouets comme un colporteur avec ses paquets. Ses yeux scintillaient de bonheur, ses joues étaient roses, son nez rouge cerise, on voyait son petit sourire à travers sa barbe blanche comme neige.
Un tuyau de pipe entre les dents, un voile de fumée autour de la tête, un large visage, un petit ventre tout rond qui remuait quand il riait; il était joufflu et rebondi comme un vieux lutin. Je n’ai pu m’empêcher de rire en le voyant et d’un simple clin d’œil, d’un signe de la tête il me fit savoir que je ne rêvais pas : C’était lui !
Puis, sans dire un mot, il se mit à l’ouvrage et remplit les chaussettes. Il se retourna, se frotta le nez et d’un petit geste repartit par la cheminée. Une fois les cadeaux déposés, il siffla son attelage, puis reprit son traîneau et les voilà tous repartis plus légers encore que des plumes.
Et dans l’air j’entendis avant qu’ils disparaissent :
– Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit.
Source : http://www.contes.biz/
Je sais bien qu’un jour ce sera notre tour, mais en attendant, pourquoi ne pas se payer une pinte de bon sang, à leurs dépends… parce que le ridicule ne tue pas.
Un monsieur âgé avait un sérieux problème. Il était sourd depuis plusieurs années. Il alla voir son médecin qui lui donna deux appareils pour entendre. Au bout d’un mois, il retourna voir son médecin qui lui dit :
– Votre famille doit être contente de voir que vous entendez très bien ?
L’homme répondit :
– Oh, je n’ai pas encore dit à ma famille que j’avais des appareils. Je ne fais que m’asseoir et écouter les conversations. Depuis ce temps, ça fait trois fois que je change mon testament…
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Dans un foyer, deux personnes âgées étaient assises sur un banc à l’ombre d’un arbre lorsque l’un d’entre eux se tourne vers l’autre et dit :
– Jos, j’ai 83 ans et j’ai mal partout et j’ai de la difficulté à marcher. Je sais que tu as mon âge. Comment vas-tu ?
– Je me sens comme un nouveau-né !
– Vraiment, comme un nouveau-né ?
– Oui, pas de cheveux, pas de dents et … Oups ! Je viens de mouiller mon pantalon… !
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Un couple de personnes âgées est allé souper chez un autre couple âgé et après le repas, les femmes se retrouvent dans la cuisine. Les deux hommes discutent au salon et l’un des deux dit :
– Hier soir, nous sommes allés à un nouveau restaurant et c’était vraiment délicieux. Un bon service. Je le recommande.
L’autre homme dit :
– Quel est le nom du restaurant ?
Notre homme pense et pense encore et dit finalement :
– Quel est le nom de cette fleur que tu donnes à quelqu’un que tu aimes ? Tu sais, il y en a des rouges et elles ont des épines… ?
– Tu veux dire une rose ?
– Oui, c’est le nom. Et il se tourna vers la cuisine et cria :
– Rose, quel est le nom du restaurant où nous sommes allés hier soir… ?
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Un couple de personnes âgées ont tous les deux des problèmes de mémoire. Leur médecin leur a suggéré d’écrire ce qu’elles voulaient faire. Dans la soirée, en regardant la TV , le vieil homme se lève et dit :
– Tu veux quelque chose, je vais dans la cuisine ?
– Apporte-moi un bol de crème glacée, s’il te plaît.
– Certainement !
– Tu devrais l’écrire pour pouvoir t’en souvenir !
– Non, je vais m’en souvenir.
– Bon ! J’aimerais aussi des fraises sur le dessus. Tu devrais l’écrire !
– Non, je vais m’en souvenir, un bol de crème glacée et des fraises.
– J’aimerais aussi de la crème fouettée par dessus. Écris-le pour t’en souvenir.
L’homme, irrité, dit :
– Je n’ai pas besoin de l’écrire, tu veux de la crème glacée avec des fraises et de la crème fouettée !
Au bout de 20 minutes, le vieil homme revient de la cuisine et apporte à sa femme un plat de bacon et des œufs. Elle repoussa le plat et dit :
-Tu as encore oublié mes TOASTS… ?!
Il était une fois, dans la plaine du Nord, un petit renne blanc comme la neige. Au milieu de sa famille rassemblée autour du traîneau de Noël prêt à partir, il regardait tour à tour le grand renne et le Père Noël. Il s’approcha du Père Noël, glissa sa tête sous son gant et lui demanda :
– S’il te plaît, est-ce que je peux vous accompagner ?
Le Père Noël sourit et lui expliqua :
– Cette nuit de Noël serait trop longue pour toi … Je pense que tu seras mieux ici !
– L’an prochain, tu pourras venir ! ajouta le grand renne.
– L’an prochain ? soupira le petit renne blanc. Mais c’est loin… l’an prochain !
Avec de la tristesse plein les yeux, il regarda le traîneau s’éloigner. Le manteau du Père Noël ne fut bientôt plus qu’une minuscule étoile rouge à l’horizon. Les autres petits rennes l’invitèrent à jouer, mais il hocha la tête en regardant le ciel.
Sous la clarté de la lune, les arbres, habillés de neige scintillante, se dressaient merveilleusement. Il faisait presque aussi clair qu’en plein jour. Soudain, le petit renne blanc aperçut quelque chose au pied d’un sapin. Il trottina jusque-là, et que vit-il ? Un paquet !
– Il est certainement tombé du traîneau ! pensa-t-il, et il n’hésita pas une seconde.
Avec la plus grande délicatesse, il souleva le paquet avec ses bois et avança dans les traces du traîneau. La neige crissait, craquait sous ses pas. Lorsqu’il franchissait les miroirs de glace, ses sabots faisaient de petits bruits secs. Le petit renne blanc était heureux. Il se sentait tout léger à l’idée de rejoindre le père Noël et le grand renne avec, dans ses bois neufs, un peu de leur précieux chargement. Mais arriverait-il à temps ?
C’est alors que, occupé par cette pensée, il dévala malgré lui, au galop, une pente vertigineuse et arriva un peu brutalement au pied d’un arbre. A demi assommé, il cligna des yeux, releva ses pattes une à une et finit par se redresser.
– Ouf ! je n’ai rien ! se dit-il.
Mais il réalisa soudain que ses bois étaient vides.
– Le paquet ? … Où donc est le paquet ? se demandait-il en fouillant du regard autour de lui. Il contourna les arbres les plus proches : pas de paquet ! Il grimpa sur un petit rocher. Il regarda bien de tous les côtés : toujours pas de paquet !
– Il ne peut pas être bien loin ! se répétait-il pour se rassurer.
Il fit encore quelques pas, et, au pied d’une touffe de houx, que vit-il ? Le paquet. Il fit deux ou trois cabrioles tant il était content. Délicatement, il le reprit entre ses bois et poursuivit son chemin.
En traversant une plaine blanche, le petit renne blanc aperçut enfin un village. Il se sentait de plus en plus léger. De temps en temps, il levait les yeux vers le ciel étoilé. De son gros œil rond, la lune semblait le surveiller. Les flocons s’étaient remis à tomber. A l’entrée du village, dans toute sa blancheur, la neige s’étalait comme un vrai tapis que personne n’avait osé froisser. Le petit renne blanc avait perdu les traces du traîneau ! Il ne savait plus par où se diriger. Il avança dans une première rue. Les maisons silencieuses semblaient dormir profondément. Pas un bruit ! Ni dans cette rue ni dans aucune autre.
– Je vais bien finir par les retrouver ! se disait-il pour se donner du courage.
Il fit encore quelques pas, et, à l’angle d’une maison, que vit-il ? Le traîneau, puis le grand renne, puis le Père Noël. Tout guilleret, il les surprit en leur adressant un "Joyeux Noël ! " Le Père Noël se retourna et son visage s’illumina :
– Le cadeau que je cherchais ! Je peux dire que tu arrives à temps !
Il ne savait comment le remercier. Il enleva son gant pour mieux lui caresser le museau. Qu’il était beau, le petit renne blanc avec dans ses bois veloutés le petit paquet auquel s’étaient accrochés quelques feuilles de houx et de gui !
Aujourd’hui encore, ces perles rouges ou blanches se mêlent au décor de Noël.
Le Père Noël prit le paquet et disparut dans une maison, tandis que le grand renne, fier du petit renne blanc, lui manifestait sa joie.
Source : http://www.contes.biz/
Au cours des derniers jours, je me suis émerveillé devant l’esprit de solidarité des québécois et la grandeur d’âme d’une femme médecin.
Le premier événement qui m’a interpelle est le drame qu’a vécu une famille de Donnacona qui a perdu deux de ses enfants dans un terrible incendie. Le voisin est intervenu désespérément pour limiter les pertes sans toutefois réussir à secourir les deux jeunes victimes. Un geste héroïque sans aucune hésitation. Que penser aussi de la générosité des québécois qui ont, par leur support, pu mettre un peu de baume sur une douleur si vive. Un couple a même offert sa luxueuse résidence secondaire pour les héberger le temps qu’il faudra et toute la communauté s’est impliquée.
Le deuxième événement est celui de la petite fille qui souffre d’une maladie qui lui cause de nombreuses plaies sur les bras, les mains et le visage. Elle n’a que trois ans et doit endurer des souffrances atroces. Les parents se dévouent corps et âme pour en prendre soin et la couvrir d’amour. Les images sont dures à regarder et pourtant, elles sont le lot de ce courageux couple. Encore là, de généreux donateurs se sont mobilisés pour tenter d’apaiser leurs souffrances et aider à leur donner de l’espoir. Ça touche tout le monde.
Finalement, c’était bouleversant, touchant et aussi porteur d’espoir que d’entendre le témoignage d’Isabelle Gaston, cette médecin qui a vécu ce qu’aucun parent n’a le droit de connaître; l’assassinat de ses deux petits enfants, par leur père, en février dernier. Même si ce fut un calvaire à traverser et une épreuve qu’on ne peut imaginer, ses propos étaient profonds et empreints de sérénité. Je lisais le reportage tout en me demandant comment et par quelle force, cette femme peut traverser cette épreuve. Mes deux petits enfants ont exactement le même âge et je ne peux encore m’imaginer ce que ce doit être de continuer à vivre et surtout, d’espérer continuer à fonctionner un tant soit peu, normalement. Ces personnes ont toutes mon admiration.
Ces trois histoires impliquent des enfants et il est impossible de rester insensible à de telles tragédies. Un enfant c’est fait pour nous survivre, pour continuer de transporter notre flambeau et de créer une société meilleure. Ça ne doit pas s’éteindre de cette manière. On a tellement à apprendre de ces petits chéris.
En cette période de Noël, un temps d’amour de joie et de partage, il est réconfortant de constater que lorsque le drame humain vient soudainement perturber notre vie, des citoyens donnent spontanément au suivant. C’est un geste du coeur qui n’a pas de prix et qui fait un bien dont on n’a pas idée. Dans le monde de fous dans lequel on vit, c’est bon de savoir que nous ne sommes jamais seuls devant le cruel destin. C’est là qu’on découvre la grandeur de l’humain.
C’est le premier mot qui me vient à l’esprit lorsque je vois les comportements de certaines personnes dans toutes sortes d’événements ou de situations de la vie quotidienne. La société est régie par des règles pour que tout se passe bien et se déroule dans un ordre précis. Des consignes sont monnaie courante dans beaucoup d’activités et il faut respecter ça. Là où je ne marche plus, c’est quand des personnes font fi des ces règles pour les transgresser à la moindre occasion, même au détriment d’incommoder tout le monde qui eux, s’y conforment.
Cet après midi, j’assistait à un spectacle de danse, donné dans un grand théâtre, où performaient des danseurs amateurs. Pour ne pas déranger et déconcentrer les artistes, on demande de ne pas faire usage de cellulaires, de téléavertisseurs, de caméras. Le gros bon sens quoi ! De plus, quelqu’un m’informait que les parents et amis des danseurs avaient été informés de ne pas crier leurs noms, au moment de débuter leurs prestations, toujours dans le but de ne pas ajouter à la nervosité. De garder leur appréciation par des applaudissements nourris et bien sentis.
C’était parler dans l’oreille d’un sourd ! Les spectateurs utilisaient leurs cellulaires et s’amusaient à qui prononcerait le mot d’encouragement le plus fort, pour stimuler un ou une participante. De l’indiscipline totale ! Ça me fait penser au parents dans les arénas, qui scandent tellement fort le nom de leurs enfants, qu’ils les stressent beaucoup plus qu’ils ne les encouragent.
Autre chose qui me dérange beaucoup, ce sont les retardataires. Le spectacle débutait à quinze heures et pendant la demi-heure suivante, les spectateurs continuaient d’arriver et de prendre place, tout en perturbant la vision des gens qui eux, ce sont donnés la peine d’être à l’heure. Il y a de ces personnes qui prennent un malin plaisir à toujours être en retard dans de telles occasions. C’est maladif ! Encore là, c’est une forme d’indiscipline. En agissant ainsi, on n’aide aucunement au bon déroulement du spectacle, tout en le perturbant. S’il n’en tenait qu’à moi, ces délinquants de l’horloge, se verraient refuser l’accès, jusqu’à l’intermission. Qu’on ne vienne pas me faire croire que ce retard est justifié. Les billets sont achetés à l’avance et ce n’est qu’une question d’organisation par la suite.
On en est rendu là mes amis. Le civisme, la courtoisie, le respect des autres sont des valeurs de plus en plus oubliées. On ne prend plus le temps de prendre son temps et d’apprécier. On est à l’ère du je-me-moi, du nombrilisme, de l’individualisme et au diable le reste !
Père Noël ! s’écria le chef des lutins en ouvrant la porte de la chambre où dormait le vieux bonhomme. Réveillez-vous, nous sommes au mois de décembre. Il faut songer à vous préparer…
– Quoi ? Déjà ! fit le père Noël en bâillant…
– Levez-vous, reprit le lutin, sinon vous ne serez pas prêt à temps pour faire la tournée des cheminées. Pensez, il faut nettoyer votre grand manteau, cirer vos bottes, rassembler vos rennes, ouvrir les lettres de tous les enfants qui vous ont écrit, emballer les cadeaux, charger votre traîneau…
– Oh là là ! dit le père Noël en quittant péniblement son lit.
Quel travail ! Il faisait si bon sous les couvertures…
– Courage, père Noël, je vous ai apporté du café bien chaud…
Le père Noël but rapidement son café, puis se dirigea vers l’armoire dans laquelle étaient rangées ses affaires. Il en sortit un manteau tout chiffonné et des bottes pleines de poussière, qu’il tendit au lutin.
– Veille à ce que ma tenue soit impeccable. Pendant ce temps, je vais à la recherche de mes rennes et lire mon courrier…
Durant des jours et des jours, une grande activité régna alors dans le ciel.
La nuit de Noël, le chef des lutins retourna voir le père Noël. Il aida celui-ci à endosser son manteau, à enfiler ses bottes, puis reculant de quelques pas, il lui dit :
– Tournez-vous… Pas mal, pas mal ! ajouta-t-il en s’agenouillant pour arranger un pli du manteau, avant de grimper sur une chaise pour dissimuler une mèche de cheveux qui dépassait du bonnet du père Noël… Tout me semble parfait… Il n’y a que votre barbe qui, cette année encore, me semble bien trop longue…
– Tu crois ? interrogea le père Noël en jetant un coup d’œil dans son miroir…
– Oui, si longue même que vous risquez de tomber en marchant dessus. Ça doit faire des mois et des mois que vous ne vous êtes pas rasé… Ce n’est pas très sérieux. Ça ne fait pas très soigné. Ne bougez pas…
Il revint quelques minutes plus tard avec une grande paire de ciseaux, installa le père Noël sur un fauteuil de nuages, et commença à couper très délicatement sa barbe…
Des millions de petits poils blancs s’envolèrent aussitôt dans le ciel, sous les yeux amusés des lutins qui s’étaient rassemblés pour assister au spectacle.
Sur la terre, au même instant, un petit garçon qui n’arrivait pas à s’endormir, écarta les rideaux de sa chambre.
Soudain, il aperçut, émerveillé, les premiers flocons voltiger dans la nuit et recouvrir peu à peu la campagne…
Un sourire apparut sur ses lèvres. Il se précipita pour réveiller sa sœur.
– Lucie viens voir, c’est magnifique : il neige ! Là-haut on est sans doute en train de couper la barbe du père Noël… Chouette, ça signifie qu’il va venir bientôt. Recouchons-nous pour l’attendre…
Source : http://www.contes.biz/
Vous vous souvenez de mon billet du 6 décembre dernier où je vous faisait part d’un satané rhume qui m’avait envahi ? Et bien, après être presque disparu, en fin de semaine dernière, voilà qu’il a refait surface mardi, avec plus de virulence. Une maudite fatalité et on donne un spectacle demain soir, espérons qu’avec la tonne de médicaments qui m’a été prescrite, ça se passera bien.
Louise de son côté en arrache. Pas à peu près ! Ayant passé le dernier dimanche à la clinique pour diagnostiquer sa bronchite, voilà que sa situation a empiré pour nécessiter deux séjours à l’hôpital (plus de 15 longues et interminables heures d’attente) et frisée l’embolie pulmonaire. Heureusement, le scan de ce matin s’est fait rassurant. Pas d’embolie, mais une partie du poumon gauche est irritée. Les antibiotiques devraient régler le problème. Et va la vague des petits pots de pilules…
Nos maux sont cependant bénins, suite à la triste nouvelle qu’on a reçu cette semaine. Cécile, la conjointe d’André, des amis campeurs a dû séjourner à l’hôpital pour des problèmes cardiaques sérieux. Elle doit se ménager et limiter aux maximum tout effort physique. Nos pensées positives sont dirigées vers elle pour qu’elle s’en sorte rapidement. On a encore beaucoup de camping à partager avec eux et c’est pas le moment de nous lâcher. Tiens bon ma chère Cécile.
Toute une semaine de fou qui se termine. À l’approche de la fête de Noël, les jours passent tellement vite qu’on s’y rend sans s’en rendre compte. Avez-vous terminé votre magasinage ? Moi non, et pour une des rares fois. À travers tout ça, les préparatifs du voyages vont bon train, plus que 12 jours avant le départ. On prend le maximum de repos pour soigner nos gros bobos et partir frais et dispos… Voilà ! En plus, ça rime en crime !
Florence dormait tranquillement dans son petit lit, quand, tout à coup, un bruit bizarre la réveille. Ça vient du salon. Qu’est-ce que c’est ? Quelqu’un éternue…
Florence a un peu peur, et puis elle se rappelle : avant de se coucher, elle a mis ses petits souliers au pied du sapin. Alors, c’est peut-être lui, le Père Noël ? À travers les volets, les lumières de la rue éclairent l’appartement. Florence se lève, marche tout doucement dans le couloir et glisse un œil, dans le salon : il y a quelqu’un, habillé d’un grand manteau ! Florence allume la lampe, toute contente de rencontrer le Père Noël. Mais qu’est-ce qu’il a ? Il n’arrête pas d’éternuer et de se moucher.
– Oh ! une petite fille ! dit le Père Noël. En byjama et bieds nus ! aha..aha…Atchoum !
– Attention, tu vas avoir froid.
– Veux-tu vite…ah ! ah !…atchoum ! aller te recoucher !
– Oh non ! dit Florence, je ne veux pas me recoucher ! Mais attends, je vais mettre ma robe de chambre et mes chaussons.
Quand Florence revient, le Père Noël est assis dans un fauteuil les yeux fermés.
– Tu es fatigué ? demande Florence.
– Très fatigué, dit le Père Noël. J’ai pris froid. C’est une cat…cata…atchoum ! strophe, une catastrophe ! Je me demande comment je vais pouvoir continuer ma tournée.
Florence regarde vers le sapin et voit tous les cadeaux que le Père Noël a posés par terre. Elle est contente mais, tout à coup, elle pense aux autres enfants !
– Oh ! Là ! Là ! Si le Père Noël est malade, ils n’auront pas leurs cadeaux ! Alors, elle demande :
– Tu as pris des médicaments ?
– Non, dit le Père Noël, je n’en ai pas.
– Tu sais, dit Florence, mon papa aussi, il a le rhume et il prend un médicament. Viens, je vais te montrer où il est.
Dans la cuisine, Florence montre une petite bouteille tout en haut du placard. Le Père Noël attrape la bouteille et lit soigneusement les explications.
– Oui, dit-il, c’est une potion pour le rhume. Il faut en mettre deux cuillerées dans un verre d’eau.
Florence lui donne la cuillère et un verre. Le Père Noël prépare la potion, la goûte et fait une horrible grimace.
– Bouh ! Que c’est mauvais, gémit-il. Je ne peux pas le boire.
– Mais, si tu ne le bois pas, tu ne vas pas guérir ! dit Florence.
Le Père Noël regarde le médicament d’un air malheureux et ne bouge pas. Alors, Florence a une idée. Elle attrape la bouteille de grenadine. Hop ! Un peu de sirop dans la potion… Elle remue bien et donne le verre au Père Noël en disant, d’un air encourageant :
– Maintenant, c’est bon, allez, bois !
Le Père Noël goûte la potion et la boit toute !
– Merci, petite fille, dit-il. Tu es un bon docteur. Maintenant que je suis reposé et réchauffé, je vais pouvoir continuer ma tournée. Et toi, tu vas vite te recoucher. Allez, je ne te fais pas la bise, je ne voudrais pas que tu at…at…attrapes le rhume.
Eh non ! Cette fois le Père Noël n’a pas éternué ! Il est presque guéri et pendant que Florence se rendort dans son petit lit, il va distribuer ses jouets.
Vite ! Demain, c’est Noël…
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Le gros show. En écoutant les nouvelles de fin de soirée, mon attention fut attirée par les deux ministres féminines et photogéniques de notre bon gouvernement se targuer de donner généreusement un quart de million de dollars, à même le budget discrétionnaire des ministères, aux banques alimentaires de Québec. Évidemment, une telle annonce attire les caméras et quand on dit caméra, les politiciens sont comme des mouches à m… Ça décolle plus et ça paraît bien, surtout à l’approche des Fêtes. Mon Dieu qu’elles paraissaient généreuses envers les plus démunis. J’ai bien failli verser une larme…
Je ne suis pas contre ce don. Le geste est fondamentalement essentiel et il devrait être redondant pour combler tous les besoins. La récolte des denrées est plus difficile cette année à cause de cette récession, alors il fallait donner un grand coup. Là ou je marche plus, c’est quand le journaliste affirmait que les ministres grattaient leurs fonds de tiroirs et que ces deux bouffonnes sont apparues. Elles auraient pu se garder une petite gêne, ne pas se présenter la face devant les “kodak” pour épater la galerie, parce qu’en bout de ligne, c’est de NOS poches que vient tout cet argent. Simplement donner l’argent aurait suffi ! Inutile d’en rajouter. Sans compter que ce même gouvernement s’apprête à nous saigner. Il les aura vite oublié les démunis.
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