Comme le dirait mon GPS, on a rallié notre point d’origine hier, sur le coup de quatorze heures. On est rentré à la maison sous un ciel bleu ensoleillé. Comme en Floride, il faisait un peu froid mais dès cette semaine, on frisera les 10°C.
Il faut dire que la journée de la veille avait été passablement longue, débutant par une bonne averse de plus de deux heures. Originalement prévu de terminer notre journée au Wal-Mart de Clinton au New Jersey, quelle ne fut pas notre surprise de constater qu’à cet endroit, les caravaniers ne sont pas les bienvenus. Il était 17h30. Comme les terrains de camping sont encore fermés à cette période de l’année, on s’est tapé deux heures trente de plus pour passer la nuit au Plattekill Travel Plaza, sur le New York State Thruway, à -8°C. On a voyagé douze heures et parcouru près de mille kilomètres dans cette seule journée. Nul besoin de vous dire qu’on s’est endormi assez tôt.
Après trois mois passés à l’étranger, ça fait drôle de revenir à ses anciennes habitudes. J’ai dû gonfler les pneus de la camionnette, stationnée dans l’entrée depuis tout ce temps, et constaté que les plaquettes de freins étaient quelques peu rouillées. Même qu’au moment du repas, j’avais oublié où étaient rangés le sel et le poivre. Et que dire également de la tonne de courrier qui nous attendait, magazines inclus.![]()
Bref, on est bien content de revenir au Québec dépourvu de neige. La caravane est sagement garée dans l’entrée, dans l’attente des beaux jours du printemps, prélude aux départs vers quelques coins du Québec. Pour les friands de statistiques, c’est exactement 2823 kilomètres qu’on a roulé ces quatre jours.
Merci à vous d’avoir pris la peine de nous lire régulièrement. Le relevé des statistiques du blogue nous indiquait régulièrement votre intérêt et surtout, votre assiduité. Continuez cette bonne habitude.
Hier matin, le “comité” de l’au revoir s’est déplacé pour assister à notre départ sur le chemin du retour. Roseline, Jean-Eudes, Mimi, Rosaire, Francine, Jean-Guy, Gervais et Estelle dont c’était l’anniversaire, ne voulaient pas manquer l’occasion d’un dernier salut et les souhaits d’un rappel à la prudence sur la route. Jacques, Claude et Yves les avaient devancé la veille
Nous avons respecté l’horaire de quitter à neuf heures. Sous un soleil radieux, nous avons traversé l’Interstate 75 pour rejoindre l’Interstate 4, puis la I-95. Dans le secteur d’Orlando, le ciel était nuageux et on pensait bien que la pluie se mêlerait de venir faire son tour. Mais non ! Nous avons poursuivi notre route jusqu’à notre destination finale; le King George RV Resort, à Woodbine en Géorgie, que nous avons atteint, à 16h45, après 626 kilomètres.
Ce camping de 40 emplacements à entrée directe, nous a surpris. Il fait partie du programme Passport America, dont nous sommes membres et permet d’y passer la nuit, pour la modique somme de 18 $, taxes incluses et avec les trois services, soit 50% du tarif régulier. Tous les sites offrent les trois services et le 30 ampères. Plus de la moitié offrent également un circuit de 50 ampères.
Les terrains sont bien disposés diagonalement et en deux rangées parallèles de vingt sites chacune. Ils sont au niveau et l’ensemble du site est à l’ordre et très propre. Les arbres n’encombrent pas les emplacements et sont plutôt dispersés en périphérie, pour laisser un dégagement optimal aux manœuvres des gros VR. C’est un camping qui s’apparente à une halte mais avec tous les services. Le camping dispose également d’une piscine, d’espaces sanitaires, d’une buanderie, de salle communautaire et d’accès internet sans fils. Malheureusement, la préposée m’a probablement donné le mauvais mot de passe et je n’ai pu me connecter, puisqu’elle avait quitté.
L’accueil ferme à 18h00, en tout cas au moment de notre visite. Les barrières sont fermées à cette heure et une clôture ainsi qu’un boisé ceinturent le site. Personne ne peut s’amener passé cette heure, jusqu’au lendemain matin. Situé à un mille de la sortie 6 de l’Interstate 95, c’est très facile d’accès.
C’est la première fois qu’on profite de notre abonnement à Passport America et je dois avouer que cette première expérience fut de bonne augure. On en essaie un autre aujourd’hui, à Roanoke Rapids, en Caroline du Nord; le RV Resort at Carolina Crossroads.
Nous voilà arrivés, à 17h40 à ce camping, avec quelques livres en moins sur l’équipement; Nous avons perdu nos vélos ainsi que la housse et le support sur la route en Géorgie. Après avoir traversé une longue zone de travaux majeurs, à 55 milles à l’heure et assez accidentée et vallonnée, un camionneur nous a rejoint en nous faisant signe de se ranger sur l’accotement. Il nous a mentionné que nous avions perdu quelque chose quelques kilomètres auparavant. Je descends du camion pour constater que le support à vélos et son contenu se sont volatilisés. Niet ! Le support s’est brisé d’un coup sec à la base de l’attache, comme s’il avait été coupé au ciseau.
Nous n’avons pas rebroussé chemin pour les récupérer puisque nous étions loin d’un demi-tour, la zone de travaux ne nous permettait aucun arrêt sans danger pour notre sécurité et nous nous doutions bien de l’état dans lequel nous les aurions retrouvés. De plus, cela aurait été difficile des les ramener en les mettant dans la caravane… alors ! On est reparti en maugréant le mauvais sort qui s’acharne sur nous à chacun des voyages en Floride. Nous y allons depuis 2005 et le seul hiver sans pépins est survenu en 2006. On aimerait bien que le mauvais sort s’acharne sur quelqu’un d’autre et nous laisse tranquille une bonne fois pour toute. Deux vélos neuf de seulement trois ans. Décourageant ! Il y a bien les assurances, mais avec le déductible, on aura encore des sous, voire des dollars, à débourser.
Pour en revenir au RV Resort at Carolina Crossroads où nous nous trouvons, encore une fois il s’est avéré une agréable surprise. 72 sites à entrée directe sur 85, avec le câble, l’Internet sans fils gratuit, les trois services avec 20, 30, et 50 ampères sur chacun des emplacements, pour 24,25 $ taxes incluses, avec la carte Passport America. Une aubaine et le terrain en vaut l’arrêt. Comme celui de la veille, les emplacements sont en rangées diagonales et parallèles, sans arbres pour éviter les accrochages indésirables, avec les entrées sur cailloux et rues asphaltées. C’est un parc qui est récent ou rénové selon moi et en plein développement. En plus, il est à moins d’un demi-mille de l’Interstate 95.
Présentement, il est 22 heures et le mercure indique 63°F. On prévoit un peu de pluie cette nuit et demain matin. Mon petit doigt me dit qu’on se fera arroser demain sur la route. Une éternelle dépression s’approche du coin, en provenance du mid-ouest. L’histoire se répète. Direction Clinton au New Jersey.
Notre séjour de trois mois se termine aujourd’hui. Même si la température ne nous a pas beaucoup gâté, on a tout de même pu se reposer et profiter du moment. Dans quelques heures, on prendra la route pour rentrer à la maison dès cette fin de semaine.
Le déluge de dimanche a laissé des traces et le dernier tournoi de pétanque qui devait avoir lieu hier a été annulé, le terrain étant trop détrempé. Par contre, le souper aux hot-dog lui, s’est déroulé comme prévu. Près d’une centaine de personnes ont pris place à l’extérieur de la salle communautaire pour fraterniser et participer aux différents tirages. Pour plusieurs d’entre eux, c’est un dernier rendez-vous avant la migration vers le nord. Avril sonne la rentrée au bercail des snowbirds.
La journée d’aujourd’hui a été consacrée aux derniers préparatifs avant le départ. Les emplettes sont complétées, tout est bien rangé et même la caravane est déjà attelée au camion. Nos amis Roseline et Jean-Eudes nous ont offert un succulent bifteck pour notre dernier souper à Pioneer Village.
Pour ce mercredi 24, lever à 6h30 et départ sur le coup de 9 heures. Sur la route, si je dispose d’une connexion à l’Internet, je pourrai continuer le récit de ce voyage. J’ai vérifié la météo au préalable et il ne devrait pas y avoir de problème de ce côté. Heureusement, le soleil sera au rendez-vous lors de notre rentrée au Québec samedi. D’ici là, si vous lisez ce billet, c’est que vous êtes au bon endroit pour vous renseigner.
Par un beau soleil de fin de matinée, ce samedi, Louise a préparé un petit lunch pour la glacière et hop ! Direction la plage pour notre première visite de l’hiver. Ce sera la seule, puisque nous quittons mercredi matin, pour rentrer à la maison.
Alors, on n’a fait ni un ni deux et on a pris la direction de Sarasota, à 100 kilomètres au nord, pour visiter la plus belle plage de la côte ouest, Siesta Key, directement sur le Golfe du Mexique. Du sable blanc et fin comme de la farine avec beaucoup d’espace. Malheureusement, notre arrivée était un peu tardive et aucune place de stationnement n’était disponible. La file d’attente dans la circulation s’étendait sur plus de deux kilomètres. Il faut dire que nous entrons dans la dernière semaine du spring break ici et les étudiants sont très nombreux à envahir les plages et profiter du soleil au maximum.
Nous nous sommes dirigés deux kilomètres plus au sud, à Turtle Beach, où se trouve un petit terrain de camping, avoisinant une halte municipale de jeux et de pique-nique. Plusieurs espaces de stationnement étaient disponibles et c’est là qu’on s’est installé.
En premier lieu, nous avons visité le Turtle Beach Campground, qui donne directement sur la plage. Un petit camping de 44 sites pouvant accueillir des véhicules récréatifs de toutes dimensions et même des tentes. Les emplacements sont parallèles à la plage, reliés par une allée centrale étroite. Plus le véhicule récréatif est long, plus les manœuvres de stationnement sont ardues. Le camping est très ombragé avec une aire de pique-nique sous les arbres, tout au fond, après quoi on accède à une magnifique plage, certes moins achalandée que sa voisine Siesta Key, mais toute aussi belle et invitante.
Après avoir consommé lentement notre délicieux petit lunch, c’est sous un soleil de plomb et par un beau 29°C, qu’on s’est fait rôtir, bien calés dans nos chaises avec un bon bouquin durant deux heures. On s’était enduit de crème solaire mais on avait oublié les parasols dans notre caravane. Que voulez-vous, on avait perdu l’habitude, depuis le temps !
On est rentré en fin d’après-midi, très heureux d’avoir profité enfin de la plage. On ne voulait pas revenir au Québec, sans s’y être arrêté, ne fusse qu’une seule journée.
Nous entamons notre dernière semaine à Pioneer Village. Comme le temps passe vite. Pour faire changement, la journée a été plutôt fraîche et présentement, il pleut. Nous avons fait notre dernière visite au casino d’Immokalee, cet après-midi, avec Gervais, Estelle, Jacques et Claude. Résultat; des pertes nettes de 12$. Cependant, j’ai découvert une machine pas mal trippante; Le Monopoly. Je l’ai découvert un peu sur le tard et je me promets bien d’y revenir l’hiver prochain, si évidemment, la machine est toujours là. Sinon, j’en essaierai une autre du même genre.
C’est une machine à sous nouveau genre, avec un écran géant mural qui nous présente une ronde de monopoly animé, comme au vrai jeu. Trois personnages et un chien représentent les joueurs aux machines. La case sur laquelle ils atterrissent à tour de rôle, détermine le gain final de cette partie. Ce jeu revient à intervalles de quelques cinq minutes, entrecoupées des opérations et mises normales sur la machine directement. Vraiment captivant et à seulement un dollar la mise.
Hier, c’était la fête de Carmelle et Roseline. Cette dernière nous conviait à son autocaravane pour prendre l’apéro, avant de se rendre au restaurant Applebee’s du coin, pour un souper de groupe. J’en ai profité pour faire quelques clichés qui continuent de nourrir l’album Floride 2010. Fait assez inusité, sur le groupe de dix huit personnes présentes, cinq célèbrent leur anniversaire en mars… Une petite photo pour la postérité, s’il vous plaît ! On a terminé notre fête sur le patio de Jean-Eudes et Roseline, au son d’une musique
d’ambiance, tout en sirotant un généreux digestif, offert par nos hôtes. Signe de notre hiver plutôt frais pour ne pas dire froid, tout le monde arborait une petite laine chaude pour être plus confortable, sauf moi.
Comme je le racontais en début de billet, les derniers jours seront occupés pour nous. Il me reste encore une partie de la caravane à cirer, faire quelques emplettes pour le retour pour ne rien oublier, puis commencer lentement à remballer le matériel. On espérait bien aller à la plage ce vendredi, mais la chaude température annoncée en début de semaine, sera moins chaude que prévue. Nous croyons bien que nous devrons en faire notre deuil cette année. On se reprendra l’hiver prochain. C’est impensable qu’on connaisse deux hivers identiques. Lundi prochain, il nous restera à bien performer lors du dernier tournoi de pétanque de la saison. Louise y prend goût !
Hier, par une journée ensoleillée, on a pu enfin visiter la nouvelle acquisition de Francine et Jean-Guy en Floride. Une jolie maison de parc, modèle 1999. Ils ne l’habitent pas encore mais le rêve deviendra réalité le 20 avril prochain.
Fidèle à mon habitude et avec leur permission, j’ai fait plusieurs clichés pour qu’une fois rendus au Québec, ils puissent s’y référer pour préparer leur aménagement futur.
Très bien située, la maisonnette est impeccable et d’une propreté irréprochable. Les teintes pastels sont dans le ton de ce qu’on voit en Floride. Ils n’ont qu’à s’installer et à planifier leur agencement. Tout est inclus, même le tricycle avec son gros panier pratique. Jean-Guy pourra profiter également d’un abri pour l’auto qui pourra aussi servir de terrasse, lors de rencontres amicales.
Quoi qu’il en soit et avec leur permission, j’ai créé un album photos que je vous invite à visionner en cliquant sur ce lien. Toutes les photos comportent une brève description. En sélectionnant l’option Diaporama, vous pourrez lentement les voir défiler.
Bon visionnement et félicitations aux nouveaux propriétaires.
Jeudi et vendredi dernier, la nature s’est déchaînée par ici et nous a fait cadeau d’une tonne de pluie. De la pluie si intense et forte qu’elle a inondé plusieurs emplacements sur le camping. Le sable est ressorti du gazon tellement il a plu. Cela a détrempé notre environnement. De forts vents étaient mêlés à ça, si bien qu’à certains moments, en regardant à l’extérieur, les colonnes d’eau étaient si concentrées qu’on avait l’impression que le décors était blanchâtre. Il a plu averse toute la nuit de jeudi à vendredi au point ou plusieurs campeurs n’ont pu fermé l’œil. Un vrai déluge !
Vendredi, nous étions invités avec une vingtaine de personnes, chez Mimi et Rosaire pour un 5 à 7 surprise afin de souligner l’anniversaire de Dorothée. Prévu pour se dérouler à l’extérieur, sur le patio, les caprices de Dame Nature ont tôt fait de nous confiner à l’intérieur. Heureusement, nos hôtes possèdent un grand et confortable solarium sinon on aurait dû tout annuler.
Malgré la température maussade, les convives étaient assez dégourdis pour lâcher leur fou et faire de cette rencontre un succès. Même Dorothée, la vedette de la soirée, a eu la surprise de sa vie, lorsqu’elle a ouvert la porte et constater la foule qui l’acclamait.
La boisson aidant, certaines dames et je dis bien certaines, parce que les hommes étaient assez discrets de ce côté, se sont prêtées aux jeux d’une frivole caméra fureteuse et à tête chercheuse de chair affriolante et de quelques cuisses poilues. On se serait cru à une quelconque réunion de collégiennes qui en a déridé plus d’une. Un délicieux goûter a su combler quelques estomacs affamés et le 5 à 7 s’est étiré de deux heures supplémentaires.
Hier, en regardant le bulletin de nouvelles, on a pu se rendre compte des violentes ondées dans les états du nord-est. On voit bien que le présent hiver est bizarre. Des poteaux électriques sectionnés partout, résultats de forts vents causant des pannes de courant majeures. Les états de New York, de la Pennsylvanie et du Connecticut sont particulièrement touchés. Espérons que le calme sera revenu lorsqu’on reviendra au pays dans deux semaines. On doit passer par là.
Ici, les vents forts ont soufflé toute la journée, sous un ciel ensoleillé, sans que le mercure ne dépasse les 24°C. Il ne fallait pas oublier la crème solaire parce qu’un tel vent nous fait vite oublier les coups de soleil hypocrites. C’est ce qui s’est produit dans mon cas… Je l’avais oublié et ça chauffe ce soir. Ma cadette de sœur ne sera pas contente de lire ça.
C’est pas compliqué, c’est seulement au Québec qu’il fait beau. Vous allez mettre Hydro-Québec en faillite !
C’est très désolant de voir le massacre des services de santé au Québec. Notre hypocrite gouvernement s’est fait élire en 2003 avec la promesse de tout régler les problèmes en santé. Hélas on nous a encore rit en pleine face.
Notre poodle national nous montre encore ses racines conservatrices et jetant le blâme sur les autres. Rien n’est de sa faute. Il ne s’implique jamais dans rien, pelletant tous les problèmes vers ses sbires. Lui il s’en lave les mains. Cependant, il y a une chose qu’il connaît très bien; les voyages ! Il en profite à outrance, tel un grand chef d’état. Ça me fait penser à tous ces grands qui, lorsqu’ils accèdent à des postes stratégiques, en profitent pour se payer les voyages, qu’ils ne pourraient pas autrement.
Cette semaine, la marionnette Bolduc était l’invité de Jean-Luc Mongrain, sur les ondes de LCN et c’était pathétique de le voir patiner sur la santé. Un ministère avec un organigramme gros comme un pan de mur, où il ne reste même plus de place pour y insérer la base, ceux qui sont directement confrontés à la maladie humaine. Encore cinq années à attendre des améliorations. Comment le croire, quand ça fait sept ans qu’ils sont au pouvoir et que la situation a empiré. Dans cinq ans, ils ne seront même plus au pouvoir. J’espère qu’on les sortira à coup de pied au cul au plus sacrant ! Je souhaite aussi que la rumeur de la démission du poodle avant la fin de son mandat se concrétise au plus vite. Dehors le profiteur! Et soyez assuré que ses nombreux voyages lui servent à assurer son avenir. Contrairement au slogan d’ING Direct, c’est SON intérêt qui compte.
Il y avait également un panel de spécialistes; médecin, représentant des malades et infirmier, qui étalaient des problèmes concrets alors que le pantin y allait de belles promesses qui sont bonnes qu’à faire tourner des éoliennes. Moi, la prochaine fois que j’aurai besoin d’un ventilateur par une humide journée, j’engagerai un politicien et je le laisserai me rafraîchir avec son vent de promesses.
Alors j’en reviens au titre de ce billet. On a tous intérêt à atteindre le but ultime de vieillir en santé le plus longtemps possible puis, de mourir subitement pour ne pas dire foudroyé et dans notre sommeil. Avec ce qu’on a appris cette semaine sur les CHSLD, je ne voudrais pas dépendre d’eux. Loin de moi l’idée de me faire parquer là, pendant qu’on se fiche carrément de ma dignité et qu’on me laisse errer la couche pleine de marde.
Ainsi va la santé au Québec. Les aînés… C’est quoi ça ? Hey les jeunes ! C’est à vous de prendre le flambeau pour une société plus juste envers ses aînés. Un jour, ce sera votre tour. Sinon, inventez une couche qui change de couleur, lorsque le caca s’y trouve depuis plus de 5 minutes, pour les gens ordinaires évidemment. Les politiciens n’en ont pas besoin. Vous leur laisserez le vieux stock.
Hier 10 mars, nous vivions la plus belle température depuis notre arrivée, le 2 janvier. Il faisait chaud même si le ciel était passablement couvert. Dès notre réveil, on pouvait sentir l’été. Au moment où je rédigeais ce billet, il était vingt-trois heures vingt et le mercure indiquait encore 22°C. Autant en profiter parce qu’aujourd’hui et demain ce sera aussi chaud mais avec des averses et orages. Au risque de me répéter, c’est un hiver à oublier pour nous. D’accord on a pas eu de neige, mais on a eu tout le reste. On quitte dans un quinzaine.
Les campeurs quittent plus tôt qu’à l’habitude. Par les années passées, on voyait arriver des campeurs au début de mars, ce qui n’est pas le cas cet hiver. Il y a beaucoup d’emplacements déserts et ceux qui restent sont des inconditionnels. Avant hier, nous sommes allés à Immokalee, à une cinquantaine de kilomètres d’ici. C’est une ville pauvre avec ses ghettos où les commerces délabrés meublent la rue principale. Ici et là, on peut y apercevoir des attroupements de noirs. Ce n’est pas un endroit à fréquenter seul, le soir.
Au bout de la ville se trouve un casino, administré pas les indiens Seminole. On profitait d’une promotion d’un journal local, nous offrant 100$ chacun, pour jouer aux machines à sous. Un premier 50$ à ce moment là et l’autre qu’on pourra bénéficier lors d’une prochaine visite qu’on fera avant de retourner au Québec.
C’est assez contrastant avec le reste de la ville. Un bâtiment neuf et bien aménagé, où le dollar est roi. Le stationnement est paré de belles bagnoles et à chaque ouverture des portes du casino, on peut entendre le son tonitruant des centaines de machines à sous. Il faut croire qu’un casino en plein territoire de misère force les gens à dépenser. Du moins l’attrait du gain facile fait son œuvre.
Près de la machine que j’occupais, des mexicains, cubains ou portoricains, parce qu’ils se ressemblent tous, m’observaient pour pouvoir prendre ma place si je décidais de la quitter. De vrais vautours ! Heureusement, un gentil monsieur, habitué des lieux, m’a prévenu des bonis que la machine s’apprêtait à me donner, selon mon score. Si j’abandonnais, le score demeurait pour le prochain joueur. Ça m’a coûté dix dollars de plus pour atteindre mon but mais ça en valait le coup avec une cagnotte de plus de 50$.
Louise s’est installée sur une machine à 2 sous pendant une bonne heure alors que Roseline faisait de même un peu plus loin. Jean-Eudes l’observait passivement, ayant liquidé rapidement la mise qu’il s’était fixée. On y retournera. On a terminé notre sortie par un souper de côtes levées, au Rib City de Fort Myers, que nous découvrions. Délicieuses ces côtes…
Alors, je crois bien que l’été est enfin arrivée ici. Peut être qu’on aura enfin le goût de se rentrer les orteils dans le sable chaud d’une jolie plage. Il nous reste encore du temps pour en profiter.
En ce huit mars, journée internationale des femmes, célébrons-les à la hauteur de ce qu’elles sont.
Ici, on reconnait le principe d’égalité entre hommes et femmes. Mais ce ne fut pas toujours le cas. Les femmes ont dû se battre pour pouvoir obtenir les droits des hommes. Qu’on se rappelle simplement le droit de vote… C’était hier, il y a six ou sept décennies.
Nous célébrons les femmes aujourd’hui pour se rappeler tout le chemin parcouru et en ayant une pensée pour celles qu’on bafoue, qu’on lapide encore, qu’on excise et qu’on voile au nom d’une doctrine dépassée et inhumaine.
On voit de plus en plus de femmes accéder à des postes prestigieux, tant sur le plan politique que celui des affaires. Moi je dis que c’est la plus belle choses qui nous soit arrivée et qu’elle s’amplifie. Notre société ne s’en portera que mieux.
Vous êtes, adorables, belles, sincères, minutieuses, déterminées, tenaces, sensuelles, compréhensives, attachantes, complices, terre-à-terre, ambitieuses, persévérantes, audacieuses, aimantes, responsables, dévouées, spontanées, attentionnées, combien charmantes et j’en oublie…
Finalement, vous possédez tout ce qu’on peut désirer. Je vous aime toutes.
Bonne journée Mesdames.
Depuis deux jours, Charlot partage notre quotidien. C’est un tout petit chiot, né ici, que nous venons d’adopter, Louise et moi. La famille s’agrandit ! N’est-ce pas qu’il est mignon avec son petit foulard rouge ? On nous a remis son certificat d’adoption, une petite couverture qui lui sert de lit, ainsi qu’une jolie cage de transport.
Il est merveilleux et malgré son jeune âge il est déjà propre. Lorsqu’il dort, comme sur la photo, on peut voir ses flancs se soulever au rythme de ses respirations. Il est exceptionnel ! En plus d’être obéissant, il ne jappe jamais, ne mord pas et ne s’offusque pas qu’on le laisse seul, de temps à autre. Et, fait assez rare, on n’est pas obligé de sortir le promener pour ses besoins. De fait, il mange tellement peu, que l’énergie d’une seule pile D le rassasie. Le chien idéal !
Bienvenu dans la famille, Charlot ! On t’a réservé une place de choix.
Toute une nouvelle qui est tombée hier ; Les policiers de Montréal se voient imposer des quotas de billets d’infractions. Comme si on ne s’en doutait même pas. Donc, en résumé, on leur demande d’appliquer le code de la sécurité routière et de punir les délinquants. Finalement, de faire une partie de leur travail, les autres étant la prévention du crime, sa répression et le maintien de l’ordre. On apprend également que cette façon de faire est répandue à travers tout le Québec. Et puis après ???
Certains crient au scandale et trouvent odieux que les policiers donnent des contraventions à la tonne. S’ils en donnent tant que ça, ce doit être qu’il y a autant de conducteurs qui se fout carrément des lois et règlements. Qui n’a pas observé les conducteurs sillonner nos routes, la pédale au plancher, ignorant totalement la signalisation ? Ceux qui s’offusquent sont probablement de ceux là.
Si vous respectez le code de la sécurité routière, vous risquez quoi ? En quoi cela peut vous déranger ou vous inquiéter ? Dans la majorité des cas, lorsqu’un policier vous colle une contravention, c’est qu’elle est pleinement méritée. Bien sûr si vous contestez, vous avez de bonnes chance d’en être acquitté par un juge, mais ça c’est une autre histoire et son interprétation ou son bénéfice du doute, n’efface en rien le geste posé. Vous seul et le policier en êtes les témoins.
On dit que c’est une taxe déguisée que les municipalités encaissent. Pourquoi pas ! C’est une taxe de moins qu’elles prennent dans mes poches et qu’un contrevenant paie à ma place. Excellent ! Si un jour, je me fais pincer, je paierai à mon tour. Je ne suis pas infaillible, mais je fais en sorte de respecter les lois et de ne pas prendre les panneaux de circulation pour des décorations naturelles.
Mais dans tout ce débat, celui qui m’a le plus surpris, c’est Monsieur Francoeur, le chef syndical des policiers. Il est contre les quotas ! Il affirme que les policiers ne sont pas des donneux de tickets ! Que les nouveaux policiers le deviennent par conviction. On aura tout entendu. Pour votre information, Monsieur Francoeur, l’émission de contravention est dans le mandat des policiers au même titre que la prévention, la répression du crime et le maintien de l’ordre. La conviction vient très loin dans leur critère de choix. leurs salaires et les avantages sociaux reliés à l’emploi sont beaucoup plus concrets et enviables. Ce serait probablement plus rentable pour votre syndicat que les policiers soient loués, comme on projette de le faire ?