Une épluchette de blé d’inde ratée

 

Depuis deux ans, nous avions pris l’habitude de visiter le camping Do Ré Mi, d’Eastman durant la fin de semaine de son épluchette de blé d’inde avec nos amis campeurs. On s’était préparé pour ce week-end, mais voilà que l’événement avait été devancé d’une fin de semaine… parce que le maïs est en avance cette année, au dire du proprio. Pas très très fort comme raison, d’autant plus qu’au moment de la réservation, on s’était informé et on nous l’avait confirmé. Carole et Marcel nous accompagnaient pour cette sortie.

Ceci étant dit, on avait devancé notre séjour d’une journée, pour assister à la pièce Les inséparables qui se joue tout près, au théâtre de la Marjolaine. Une pièce du théâtre musical qui mettait en vedette Jean Maheux, Jean Marchand, Véronique Claveau et Marc St-Martin, qui relate l’histoire du duo Les inséparables qui était le groupe de l’heure, 30 ans auparavant. Eddy Martin, le chanteur de charme et Louis Leblanc, son pianiste, étaient au somment de la gloire… jusqu’au jour où ils apprendront qu’ils sont tous les deux le père du même enfant. Deux générations plus tard, plus personne ne se souvient d’eux. Maintenant dans la cinquantaine (et endettés), les deux hommes doivent accueillir chez eux un jeune rappeur populaire. La présence du jeune homme provoquera un choc de générations. Le drôle de lien d’amitié qui unit les deux anciennes vedettes tiendra-t-il le coup ?

2010-08-16 001On s’est bien amusé et Marc St-Martin, qui jouait le rappeur, m’a impressionné par son jeu, son aisance et sa gueule d’adolescent. Que dire aussi de la charmante Véronique Claveau et sa belle voix mélodieuse. On aurait voulu l’entendre plus qu’une fois. Une belle soirée quand même au théâtre, notre deuxième cet été.

Il faisait un temps superbe à notre arrivée jeudi. Un beau soleil et une température chaude. Enfin, avec l’optimiste des météorologues, on allait connaître toute une fin de semaine ensoleillée… Vous devinez bien que ce fut tout autre. Samedi et dimanche sous la pluie, comme d’habitude. Vraiment désolant.

Au moins, on a pu rencontrer la parenté et les amis. Samedi, Jean-Claude et Mariette se sont amenés Eastman  2010 001pour passer la journée avec nous et prendre le souper à la Cantine Maude des environs, où la bouffe est excellente et à prix modique. Un peu plus tôt, nous nous sommes retrouvés chez André Lauriault pour lui payer les billets de théâtre, avant qu’il intente une poursuite contre nous. On a pas pris de chance devant cet influent personnage d’Eastman, connu comme Barabas dans la Passion. Francine et Jean-Guy y étaient devant leur autocaravane toujours sur le marché de la vente. On a pris le temps de faire un brin de causette autour d’une bonne frette, offerte par le beau-frère.

J’ai dû me passer de l’Internet pour pouvoir mettre le blogue à jour. Ce camping offre le service mais via un tiers, soit Zed Internet. Si j’ai pu me connecter au réseau, il m’amenait à une page d’erreur, dès que je validais ma carte de crédit pour acquitter les frais de connexion. J’ai bien contacté le support technique pour signaler le problème mais au bout de 10 minutes, une voix m’invitait à laisser un message pour que le technicien me rappelle dans l’heure suivante. Il était 15 heures, le vendredi 20 août. Au moment de rédiger ce texte, il est près de 23 heures le 22 août, et je n’ai toujours pas eu de retour d’appel. Retenez bien ce nom; Zed Internet. À éviter à tout prix. Avec un support technique aussi inutile, aussi bien s’en passer. J’espère qu’ils donneront suite à mon appel parce que j’en ai long à dire sur leur service Internet.

À treize heures, ce dimanche, nous quittions pour rentrer. Carole était dans tous ses états, en maugréant contre cette maudite pluie. Et savez-vous quoi ? Le soleil revient pour toute la semaine. Tab….. Épluchette ratée et pluie continue, une fin de semaine à oublier. Un point positif cependant, mis à part la visite, on a pu vendredi soir, se taper un beau feu de camp durant quatre bonnes heures. Fin des festivités. Oh ! Wow !

Coucou c’est nous !

 

Moufette À la maison, on se prépare à remplacer le cabanon. Il est rendu à la fin de sa vie utile et pour en disposer, il faut bien évidemment le démolir. Un entrepreneur s’occupe de cette corvée et c’est aujourd’hui que sa mise au rancart a eu lieu.

À grand coup de masse, cinq bonnes heures ont été nécessaires pour le démembrer et le compacter dans une remorque. Lorsque vint le moment de soulever le plancher, nous étions trois pour l’opération, en pleine extension maximum, on aperçoit deux moufettes qu’on venait de sortir du sommeil et de déranger.

Loin de nous l’idée de lâcher le plancher pour les écraser, leur mort instantanée aurait probablement provoqué une puanteur dont je n’ose même pas imaginer. On est resté bouche bée, sans bouger et en attendant la suite. Heureusement pour nous, leur queue n’était pas dans une position pour faire feu, si vous voyez ce que je veux dire. La première à quitter en vitesse fut la plus grosse. Elle était énorme. J’estimais son poids à près de 30 livres. C’est la première fois que j’en voyais une aussi grosse, plus grosse qu’une grosse marmotte. Elle a longé la terrasse pour passer sous la clôture et aboutir je ne sais où.

Bizarrement, la deuxième était complètement blanche avec le museau noir et elle semblait vraiment déboussolée. Elle s’est promenée entre nous, sans même nous regarder, comme si elle essayait de trouver une porte de sortie. On l’observait ! Sans lever la queue, elle est passée sous la clôture arrière, payer une petite visite au voisin. Pendant qu’on basculait définitivement la plateforme, elle est revenue pour longer le fond de cour sans se retourner, puis se faufiler sous la clôture de l’autre voisin d’à côté. Fin de l’histoire.

Ce fut le sujet de conversation entre nous pour les minutes qui ont suivi. Ce qui nous étonnait le plus était que les nombreux coups de masse n’aient pu les effrayer au point de quitter leur cachette brusquement. Est-ce que les moufettes sont sourdes, s’est-on demandé ? Nous nous sommes posés la question. On bougeait si peu, qu’on avait l’air de vrais piquets. S’il avait fallu qu’on se soit fait arroser… Je n’avais même pas une seule canne de jus de tomates en réserve, alors. Vous me voyez entrer chez Métro pour vider l’étalage de jus de tomates… Les clients n’auraient sûrement pas apprécié mon nouveau parfum.

Finalement on aura traversé cette épreuve de brillante façon. Je crois qu’on a eu la bonne réaction en pareil cas. Sans fausse modestie, je dirais qu’on a pas eu peur du tout. Surpris assurément ! C’est peut être ce qui nous a sauvé. Quoi qu’il en soit un fait demeure; Je préfère et de beaucoup, les observer de loin.

Apprivoiser de nouvelles choses

 

Un petit congé d’écriture de six jours, c’est assez inhabituel dans mon cas, puisque je m’oblige à rédiger mes billets aux deux ou trois jours maximum, afin de conserver votre intérêt. Mais disons que la dernière semaine a été passablement occupée. C’est assez drôle à dire lorsqu’on est retraité, mais c’est ma réalité.

Tout arrive en même temps. La corvée de la pelouse, les travaux de peinture, la démolition du cabanon, avant l’arrivée du nouveau, l’installation de la caravane au ranch et tout le magasinage pour rendre l’emplacement confortable, le gardiennage des petits enfants, ça meuble passablement les journées. J’ajouterai même, qu’étant habituellement un couche-tard ou un oiseau de nuit, le sommeil me gagne maintenant dès les 23 heures sonnées.

2010-08-14 001 Depuis le 3 août la caravane est basée définitivement au Ranch Kaymas, chez mon frère Sylvain et sa conjointe Lise, à Shefford en Estrie. On fera bien quelques sorties planifiées de longue date, mais on y reviendra après chaque escapade. L’endroit est isolé et tranquille tout en partageant la compagnie des chevaux. On explore le plein potentiel de la caravane en étant privé des services habituels d’eau, d’électricité et d’égouts. Mais on est débrouillard…

Au départ, un panneau solaire s’occupe de maintenir la batterie chargée et fonctionnelle. Pour pallier au manque d’électricité, il y a la génératrice qui nous en fournie au besoin ou quand le système 12 volts ne suffit plus. Pour les2010-08-14 007 besoins en eau courante, c’est la récupération de l’eau de pluie, dans un réservoir aménagé à cet effet, qui nous alimente. Concernant la vidange des eaux usées, on s’est procuré un réservoir portable sur roues, spécialement conçu à cet effet, qu’on transporte facilement par camion à la station de vidange de Waterloo, tout près. L’opération se fait rapidement et surtout sans dégâts. J’étais sceptique sur cette brouette-à-boues mais j’ai été confondu-du-du, comme dirait le regretté Capitaine Bonhomme. De cette façon, nous n’avons pas à déplacer constamment l’unité. Et pour ajouter au confort, on a même la télé par satellite et l’internet demeure accessible. On est très loin d’être en perdition. On est isolé mais proche de la civilisation… quand même. La preuve, Francine et Jean-Guy sont venus nous visiter samedi soir. Ils nous ont trouvé sans problème.

2010-08-14 004 D’un simple pré, il y a à peine deux ans, les lieux se transforment au fil du temps et des projets. Lise y met sa touche pouce-vert qui rend l’endroit agréable à l’œil. On a ajouté notre touche personnelle par la plantation éparse de petites lampes de jardins aux motifs de fleurs, alimentées à l’énergie solaire et qui offrent un kaléidoscope de couleurs, d’entre chien et loup jusqu’à l’aube. Il y a aussi un foyer extérieur pour les soirées autour du feu et justement, on a pu observer les perséides il y a quelques jours, à la faveur d’un ciel d’encre. Quand la nuit tombe, il fait noir en titi, c’est le moment idéal pour les observer.

Vous vous souvenez de Xilo ? Notre poulain tant attendu arrivera dans la semaine du 20 septembre. On a bien hâte de le voir puisqu’il aura cinq mois. On s’imagine l’allure et la taille qu’il aura. On ne l’a pas revu depuis sa sélection en mai dernier, du haut de ses cinq semaines de vie. D’ici son entrée au ranch, on s’affairera à préparer son espace d’accueil. Il ne sera pas seul, puisque Bichette, la petite chèvre blanche protégée de Louise, fera aussi connaissance 2010-08-14 005avec son nouvel environnement. Quant à Belle, la jeune chatte nouvellement acquise par Lise et Sylvain, elle explore allègrement les recoins des environs et flaire tout ce qui bouge. L’an prochain, on aura peut être aussi des poulets, pour la consommation. C’est fou mais c’est comme ça. On expérimente, suivant les bons conseils de nos hôtes.

Louise et moi, nous aimons beaucoup l’endroit et ça nous permet de se reposer tranquillement tout en observant la nature. J’ai découvert le monde des chevaux et je dois dire que mon apprentissage me fait goûter de bien belles choses et de belles sensations avec ces animaux. Il n’y a pas d’âge pour apprendre alors autant en profiter et améliorer nos connaissances.

Le travailleur et le politicien: Deux réalités différentes

 

Dupuis Jacques Dupuis quitte volontairement la politique après vingt ans de loyaux services. Afin de noyer sa peine et profiter d’un ressourcement en attendant les offres de travail qui arriveront rapidement, il pourra se consoler avec une belle prime de transition de 150 000$. C’est pas beau ça ?

Si on transpose le même scénario au travailleur ordinaire, non seulement il quittera sans le sou, mais il Fourniersera pénalisé de six semaines avant de pouvoir retirer une partie de son salaire sur une base bi-mensuelle. Il lui faudra aussi remplir une  multitudes de demandes d’emplois, pour essayer de se trouver un nouveau travail.

Deux réalités bien différentes, lorsque vient le choix de tirer sa révérence. Mais la farce dans tout ça, c’est le retour de Jean-Marc Fournier qui, il y a moins de deux ans, quittait lui aussi la politique avec une généreuse prime de transition. Après cela, on s’interrogera sur l’impopularité des politiciens… Des profiteurs du système.

Une soirée du tonnerre

 

40503_425051829893_602699893_4565099_2889418_n La caravane est bien installée au ranch et vendredi midi, nous sommes arrivés pour y passer la fin de semaine. Fidèle à notre habitude, le temps était gris et une petite averse est venue gâcher encore ce séjour en camping. Nul besoin de préciser que pas plus tard que jeudi, le soleil et uniquement le soleil était sur toutes les lèvres des météorologues jusqu’à dimanche inclusivement. Même si un front froid nous laissait un mercure légèrement au dessus des 20 degrés, avec un sursaut à 26 pour dimanche, ça s’annonçait tout de même bien.

C’était d’autant plus encourageant que nous étions en spectacle, samedi soir, au Camping de l’Estrie pour la journée country. Nous étions prêt à donner notre maximum. Il ne restait que le public à jouer le jeu et entrer dans la danse. Dès 17 heures, et malgré une température un peu frisquette, d’odorants arômes de bœuf et de porc braisés, ouvrait l’appétit des quelques 170 convives. Et c’était parti ! À mesure que les gens prenaient place au tables, ils créaient cette ambiance festive à chacune des pièces que nous jouions. Une soirée du tonnerre qui s’est poursuivie jusqu’à 23h45. Le plancher de danse était bondé et les danseurs vraiment déchaînés.

Bravo à Sonia, la charmante propriétaire et tout son personnel, spécialement son conjoint qui ont été d’une gentillesse à notre égard, pour cette magnifique soirée. Nous espérons bien être au programme pour la saison 2011. Nous avons tout remballé le matériel audio, dans la fraîcheur de la nuit. Nous sommes en août et déjà les vitres d’autos sont toutes embuées. On commence à sortir les petites laines.

Grâce à Pierrette et Clément, on a pu continuer la tradition et décompresser au Tim Horton de Bromont devant une soupe chaude et un sandwich, à la faveur de la nuit. Nous avons hébergé Hélène, notre chanteuse pour une nuit de sommeil bien méritée dans notre caravane.

Ce dimanche matin n’annonçait rien de très réjouissant, lorsqu’on osait regarder à l’extérieur. Toujours ce temps maussade qui démoralise. Nous avions pensé prendre le petit déjeuner à l’extérieur mais devant cette grisaille, autant profiter du confort à l’intérieur. Lise se joint à nous, puis Mariette et Jean-Claude s’amènent en voiture pour nous saluer. Ils campent pas très loin d’ici nous font l’honneur de cette visite. Finalement, de retour du travail, Sylvain complète la maisonnée.

Les hommes se risquent à s’assoir à l’extérieur, lorsque quelques gouttelettes font leur apparition. Nul besoin de vous dire que le phénomène m’a passé sur le dos. Décidément, je commence à croire que j’attire la pluie et le mauvais temps. C’est devenu une phobie. Après le souper chez Lise et Sylvain, Nous reprenons la route vers Brossard… sous une pluie torrentielle tout au long de la randonnée. Qu’est-ce qu’on a donc fait, pour mériter pareille calamité ? La météo est en train de nous rendre dingues.

Prendre le temps de regarder

 

Vidéoclip J’ai reçu ce matin, un vidéoclip produit par la BBC, sur toute la beauté de cette planète sur laquelle nous vivons. La trame sonore qui accompagne le document est aussi très belle et si vous pouvez lire les paroles, qui sont en anglais, ça nous porte à réfléchir sur l’effort commun à conserver le plus naturellement possible notre environnement. Ça nous fait aussi découvrir toute la splendeur, la richesse et la beauté de notre monde.

Le clip dure plus de 6 minutes. Prenez la peine de le visionner entièrement et relaxez.

Merci à Michel et Mona.

La première chute

 

Chute à cheval Comme le Christ, j’ai fait ma première chute hier. Lui, c’était en portant la croix alors que moi, c’était en montant à cheval. Et oui ! J’en étais hier à mon deuxième cours d’équitation et il fallait bien que je vive cette expérience un jour ou l’autre.

Rien de cassé cependant. J’en ai été quitte pour quelques courbatures et une douleur du côté de la hanche gauche, qui m’indisposait à marcher quelques heures après, mais dès ce matin, la douleur était moins vive et c’est sur la bonne voie. L’incident est survenu alors que j’apprenais le trot. Au moment de faire la manœuvre, je n’ai pu garder convenablement mon équilibre sur la selle tout en tirant les rennes vers la droite. Jack, ma monture, a effectivement viré à droite alors que moi je me suis déporté à gauche. J’ai très bien senti que j’allais chuter et j’ai comme pris la décision, instinctivement, d’atterrir sur la terre battue, sur le côté. Jack s’est arrêté net à quelques pas de moi, alors que Sarah, mon instructrice s’approchait pour s’assurer de mon état. Isabelle, ma nièce qui n’était pas loin est aussi accourue en quatrième vitesse.

Sarah m’a dit que ma chute était très bien réussie, selon les circonstances et en douceur. Peut être 9 sur 10 pour blaguer un peu. Toujours selon elle, le cheval a très bien réagi également en s’arrêtant net, près de moi. C’est déjà ça, si on veut en tirer un peu de positif. Je me suis relevé, pour reprendre mes esprits et m’assurer que tous mes membres étaient à leur place, pour remonter en selle. Après coup, on s’est aperçu que la sangle de la selle s’était relâchée quelque peu. C’est probablement le manque d’expérience, jumelé à la selle mal ajustée et le synchronisme des mouvements qui a causé tout ça. Par la suite, j’ai pris cela un peu plus mollo et le trot s’est fait sur de plus courtes distances, histoire de bien me tenir en selle.

Quoi qu’il en soit, il paraît que ça fait partie de l’apprentissage. Il ne faut pas bruler les étapes et y aller à son rythme. J’ai au moins appris cela. Mais contrairement au Christ, qui a chuté trois fois, j’espère bien que celle-ci sera la dernière. Loin de moi l’idée de m’avouer vaincu, je reprends les cours lundi prochain.

C’est chiant !

 

Orages Avez-vous remarqué la belle fin de semaine ensoleillée qui vient de se terminer ? Une température agréable pour les activités à l’extérieur, confortable à souhait et sans humidité. C’est normal, on n’avait pas de sortie de camping de prévue. On avait plutôt la corvée du lavage des fenêtres de la maison qu’on a pu mener à terme.

On est à quelques jours de déplacer la caravane au Ranch Kaymas de mon frère à Shefford. En fait, en regardant la météo de vendredi dernier, le soleil resplendissant était attendu au moins jusqu’à mardi. Pas de problème me suis-je dit; on lave la caravane dimanche, on remplit le réservoir d’eau potable et mardi, on prend la direction de l’Estrie On stationne le condo sur roues à l’endroit choisi sur l’emplacement fraîchement nivelé et le tour est joué. On s’installe dans nos chaises avec la satisfaction du devoir accompli, tout en débouchant une bonne petite frette.

C’est pas comme ça que ça va se passer. Dame Nature a eu vent du projet et fera passer une dépression dans le coin avec de gros orages, justement mardi et mercredi. Elle nous en veut ! J’ai beau la supplier de retarder les averses d’une journée, on dirait qu’elle me défie. C’est chiant en simonac. C’est rendu que personne ne veut venir en camping avec nous. On attire la pluie à ce qui paraît.

Ça m’écœure rien que de penser que je devrai me déplacer sous la pluie, avec la caravane toute propre. J’ai hâte qu’elle change de pays ou de province parce qu’au train ou ça va, c’est loin d’être drôle, Samedi prochain, on se produit en spectacle au camping de l’Estrie. Je vous parie qu’il ne fera pas beau… Je ne veux pas jouer les prophètes de malheur mais je veux seulement préciser que ce ne sera pas de ma faute et que je n’y suis pour rien.

La témérité des cyclistes

 

Cyclistes Hier à Laval, une altercation entre un chauffeur d’autobus et deux cyclistes de compétition a viré au vinaigre suite à un accrochage. Selon les versions, l’autobus les aurait accroché avec son miroir alors que les cyclistes roulaient côte à côte la voie publique. Ne doit-on pas rouler à la file indienne ? À qui la faute réelle ?

Le Code de la sécurité routière existe aussi pour les cyclistes. Devant sa non-application par les autorités policières, leur témérité prend le dessus. Nous sommes témoins tous les jours, de gestes audacieux et dangereux provoqués par ces adeptes, sans aucune sanction.

Les arrêts obligatoires et même les feux rouges ne sont pas respectés. Ils roulent du mauvais côté de la voie même lorsqu’il y a une piste cyclable. L’autre jour, en pleine rue résidentielle, j’ai croisé deux cyclistes qui roulaient en parallèle dont un était carrément en plein centre de la chaussée. J’ai dû bifurqué pour ne pas le frapper. Il m’a très bien vu et ne s’est jamais tasser. Même dans les pistes cyclables, les compétiteurs à vélo s’en donnent à coeur joie avec de la vitesse excessive. Il y a quelques années, on leur a interdit le circuit Gilles-Villeneuve, parce qu’ils roulaient à des vitesses folles.

Il est temps qu’on s’occupe de ces dangers publics à deux roues par de la répression. Je veux bien partager la route, mais à la base, le partage se fait à deux.

Histoire d’agrumes

 

Agrumes Une petite clémentine, rentrant tard le soir, s’adresse à maman orange :

– Je suis sortie avec un joli citron. Comme j’étais pressée, il a eu un zeste déplacé… et maintenant j’ai peur d’avoir des pépins. Mais j’espère que sa mère ne lui a pas dit :

– Orange toi avec tes troubles !

– Et  pourquoi pas… ananas pour longtemps avec ses pépins; faudra qu’elle consulte un avocat afin de ne pas passer pour une poire…

– Y  melon dit ! ! !

Retrouvailles au Lac des Pins

 

2010-07-25 019Depuis quelques années, on a l’habitude de faire au moins une sortie de camping avec Carole, amie et ex-compagne de travail. C’était devenu comme une tradition. Dès les premiers jours du printemps, on avait planifié la sortie qui s’est déroulé cette fin de semaine. On avait choisi le camping du Lac des Pins, à Franklin en Montérégie.

C’est un endroit qui nous est familier puisque nous y séjournons annuellement. Plus encore depuis que ma soeur cadette Josée possède une roulotte en permanence. Elle a déjà travaillé avec Carole, alors pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable en ajoutant quelques autres confrères et consœurs de travail pour des retrouvailles. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés 16 personnes. Plusieurs en tente, en tente-caravane et Louise et moi avec la caravane à sellette. On a hébergé tante Mireille pour la nuit du samedi afin de lui offrir un peu plus de confort pour ménager son vieux dos.

2010-07-25 012 Fidèle à notre habitude et pour la cinquième fois en autant de sorties, la pluie et la bruine sont venues assombrir le vendredi. Heureusement, les manœuvres d’installation se sont déroulées au sec… Enfin presque, puisque Julie et sa famille ont reçu quelques gouttes. Si on pouvait être aussi chanceux à la loterie qu’a notre moyenne de pluie, on serait riche. Mais ce n’est pas le cas.

Toujours est-il que cette bruine n’allait pas gâcher notre rencontre et quelques bouteilles de vin ont tôt fait de nous faire oublier cette température exécrable. Sans plus de préambule, laisser moi vous présenter les acteurs qui ont meublé cet événement sans vouloir les désigner sur 2010-07-25 013 chacune des photos de ce billet; Il y avait Carole dans son petit condo de toile, la célibataire du groupe (avis aux intéressés), puis Mireille, aussi célibataire pour qui l’avis précédent s’applique aussi. Ensuite Véro et Judith, avec leur minuscule-petite-et-très-petite-tente qui laisse dépasser quelques orteils en dormant, Annie et ses yeux à faire rêver, avec son conjoint Yannick et le petit Julien dans une confortable tente-caravane. Aussi Julie, son conjoint Nicolas et leur progéniture Simon et Thomas, bien installés dans leur tente de quatre appartements. Finalement, nos hôtes Josée la girouette et Dave le cuisinier et chauffeur de “taxi”, et leur fille Shelbie. Évidemment Louise et moi on était là sinon, comment pourrais-je vous raconter.

2010-07-25 014Samedi matin au lever le temps était lourd, nuageux et d’une humidité, écrasante. Si certains ont préféré la baignade, d’autres faisaient du magasinage au marché aux puces de l’endroit. Il y avait beaucoup de monde et il fallait avoir des yeux tout le tour de la tête pour ne pas heurter quelqu’un. C’est probablement un des campings qui devrait revoir son accueil. C’est trop petit pour les manœuvres des gros véhicules récréatifs. Si on tient compte de la grande quantité de voiturettes électriques, de vélos, d’automobiles de piétons et de tout l’achalandage concentré autour du poste d’accueil, je suis d’avis qu’un réaménagement s’impose. Le jour n’est pas loin où un accident grave va s’y produire. Pourquoi attendre ?

2010-07-25 015 Pour l’occasion, Josée et Dave avaient savamment réaménagé leur terrain en installant un abri et en déplaçant le stationnement en haut du terrain. Ça permettait plus d’espace pour le regroupement et pour le super tournoi de poche-babette, remporté par l’équipe de Yannick et Julie. Ils ont mis la main sur l’imposante cagnotte de 15$, à diviser en deux évidemment. Yannick a un peu joué au dessus de sa tête mais bon ! Que voulez-vous, ça fait partie de la compétition.

Pour le souper, Dave nous avait concocté de délicieuses nouilles au bœuf, une recette de son cru. Fin cuistot, il a rassasié tous les convives dont certains en ont redemandé. Il s’est aussi fait de nouveaux amis pour la vie en promenant les enfants avec la voiturette électrique à travers le camping. Parlez-en au petit Julien, 2 ans. Il n’avait qu’à dire le mot “cart” que toute la ribambelle d’enfants prenait place dans le bolide pour le tour de chauffe.

En soirée, Judith s’est amenée avec son jeu de mimes qui en a déridé quelques-unes, dont Josée qui ne pouvait s’empêcher de rire à en avoir mal au ventre devant tant de talents d’acteurs. De temps à autre, quelques gouttes de pluie éparses venaient nous rappeler qu’elles veillaient au grain, sans plus, pendant que le brasier du foyer tout près s’en moquait éperdument.

Dimanche, tous étaient unanimes à dire que le weekend était passé trop vite. Qu’on n’avait pas eu le temps de faire toutes les activités prévues. Le slogan du Village Vacances Valcartier devenait populaire et s’appliquait largement… Une journée, c’est pas assez ! Quoi qu’il en soit, c’était plaisant de se retrouver en pays de connaissance et c’était une bonne idée. D’autant plus que le site de Josée et Dave s’y prêtait à merveille. Dans ce camping immensément peuplé, c’était le seul endroit vaste et dégagé, qui 2010-07-25 018nous permettait de sentir un peu de liberté. Merci à tout le monde. C’est gravé pour longtemps.

Oh j’oubliais. Pour mes lecteurs assidus, j’ai une petite confidence à vous faire. Vous connaissez mes déboires avec l’antenne satellite. Et bien figurez-vous que nous nous sommes procurés une antenne portative VuQube. Une pure merveille. Après l’avoir déposé sur une des rallonges escamotables de la caravane, je me suis calé dans le fauteuil avec la télécommande et j’ai manœuvré la coupole à distance, puis capté le signal en un temps record de 34 secondes. Wow ! Plus joyeux que ça, tu meurs… Demandez à Louise. Fini les frustrations. Le monde télévisuel nous appartient.

Une lumière dans la nuit

 

En cette période de vacances, il ne se passe pas grand chose de significatif. Même les journaux sont plus minces en été, signe du désintéressement des lecteurs et des annonceurs qui prennent une pause du quotidien pour profiter pleinement de leurs vacances et casser la routine. Par le fait même, les sujets de discussions pour le blogue sont plus difficiles à pondre mais j’ai toujours en réserve de belles histoires qui racontent ce qu’il y a de plus beau dans la vie.

Entraide Il y a un vieux dicton qui dit UN BIENFAIT N’EST JAMAIS PERDU, les mains ouvertes finissent par attraper quelque chose. Ne nous lassons jamais de faire du bien, non jamais. C’est dans cet esprit que je veux vous faire partager la belle histoire que voici. Est-elle fictive ? Je n’en sait rien. Le message qu’elle livre cependant, est bien réel.

Bryan roulait sur une route quasi déserte lorsqu’il vit une Mercedes en panne sur le côté de la route. Malgré la faible lumière du jour, il aperçut la conductrice, une vieille dame qui avait l’air complètement affolée. Il s’arrêta devant la Mercedes, sortit de sa vieille Pontiac et se dirigea vers la pauvre dame désespérée. Malgré le sourire qui se dessinait sur son visage, il sentit combien elle était effrayée. Depuis le temps qu’elle attendait, personne ne s’était arrêté. Est- ce que ce jeune homme allait lui faire du mal ?

Il pouvait voir qu’elle était effrayée, debout dans le froid, près de sa voiture. Elle grelottait. La peur tout autant que le froid lui donnaient la chair de poule. Bryan perçut sa peur.

– Je vais vous aider Madame, dit-il, allez-vous asseoir dans la voiture où il fait un peu plus chaud. Mon nom est Bryan Anderson.

Il constata qu’elle avait une crevaison; mais en raison de son âge avancé, elle ne pouvait rien faire toute seule.

Bryan s’accroupit, regarda sous la voiture pour voir comment placer le cric, frotta ses mains pour se réchauffer les doigts et se mit au travail. Elle vit qu’en remplaçant le pneu, il s’était sali et blessé à une main. Pendant qu’il resserrait les écrous, elle abaissa sa vitre et commença à lui adresser la parole. Elle lui expliqua qu’elle était de St Louis et était juste de passage. Elle ne pouvait pas assez le remercier pour son aide.

Bryan souriait en refermant le coffre. La dame lui demanda combien elle lui devait. Elle lui dit que son prix n’avait pas d’importance tellement elle avait eu peur, s’étant imaginée des choses affreuses auxquelles elle aurait été exposée s’il ne s’était pas arrêté.

Bryan lui répondit qu’il n’avait pas à être payé. Ceci n’était pas un travail pour lui. Il n’avait fait qu’aider quelqu’un dans le besoin. Dieu seul savait combien de fois des gens l’avaient aidé dans le passé. Il menait son existence de cette manière et il ne lui venait pas à l’ esprit d’agir autrement. Il lui dit que si elle voulait vraiment le payer de retour, la prochaine fois qu’elle verrait quelqu’un dans le besoin, elle devrait donner à cette personne l’assistance nécessaire; et il conclut :

– Souvenez-vous de moi.

Il attendit qu’elle démarrât son véhicule pour s’en aller. C’était une belle journée froide, la vie n’était pas facile pour lui en ce moment, mais il se sentait bien en prenant le chemin de la maison.

A quelques kilomètres de là, la vieille dame trouva un restaurant. Elle y entra pour se réchauffer et prendre une bouchée avant de continuer sa route. C’était un restaurant modeste devant lequel se trouvaient deux vieilles pompes à essence. La serveuse l’accueillit et lui offrit une serviette propre pour assécher ses cheveux mouillés. Elle avait un gentil sourire malgré le fait qu’elle était debout toute la journée. La vieille dame remarqua que la serveuse était enceinte d’environ huit mois mais que ni l’effort ni le travail ne lui enlevaient sa bonne humeur. La vieille se demanda comment une personne avec si peu pouvait être si généreuse envers une étrangère.

Aussitôt, elle se souvint de Bryan. Quand elle finit son repas, elle paya avec un billet de 100$. La serveuse alla vite chercher la monnaie. Mais la dame se faufila dehors, quittant avant que la serveuse ne soit de retour. Lorsque la serveuse revint, elle se demanda où la cliente pouvait bien se trouver. Elle remarqua alors une note sur la serviette de table. Des larmes coulèrent de ses yeux quand elle lut ce que la vieille lui avait écrit :

– Vous ne me devez rien. Je suis aussi passée par là. Quelqu’un m’a aidée à m’en sortir comme je le fais pour vous. Si vous voulez réellement me payer de retour, voici ce qu’il faut faire : ne permettez pas à cette chaîne d’amour de prendre fin avec vous.

Et sous la serviette de table, il y avait quatre autres billets de 100$. Hé bien ! Même s’il y avait des tables à nettoyer, des boîtes de sucre à remplir, la serveuse décida de le faire un autre jour. Elle rentra chez elle et en se mettant au lit, elle pensa à l’argent et à ce que la vieille lui avait écrit. Comment la dame aurait-elle pu savoir qu’elle et son mari en avaient besoin ? Avec un bébé le mois suivant, cela s’annonçait très dur. Elle savait combien son mari était inquiet et en se glissant près de lui, elle lui donna un doux baiser et chuchota doucement à son oreille :

– Tout ira bien. Je t’aime, Bryan Anderson…