Amour
Avec toutes les mauvaises nouvelles qu’on apprend et lit tous les jours, rien de mieux qu’une belle histoire. Est-elle fausse, inventée de toutes pièces ? Je ne le sais pas et je m’en fous, parce qu’elle est belle, remplie d’espoir et de résilience. Elle fait du bien à l’âme. Elle est tirée de Facebook et vous fera monter les larmes aux yeux.
***
La petite fille m’a demandé si je pouvais être son papa jusqu’à ce qu’elle meure, mais j’ai refusé pour une seule raison. Ce furent ses mots exacts. Sept ans, assise dans un lit d’hôpital avec des tubes dans le nez, et elle m’a regardé, moi, un parfait inconnu, un biker à l’air effrayant, et m’a demandé si je voulais bien faire semblant d’être son père pour le temps qu’il lui restait.

Je m’appelle Mike. J’ai 58 ans. Je suis motard, avec des tatouages sur les deux bras, une barbe qui descend jusqu’à ma poitrine, et je roule avec le Defenders Motorcycle Club.
Je fais du bénévolat tous les jeudis à l’Hôpital des Enfants pour lire des histoires aux petits malades. C’est quelque chose que notre club a commencé il y a quinze ans, quand la petite-fille d’un de nos frères a passé des mois en oncologie pédiatrique.
La plupart des enfants ont peur de moi au début. Je comprends. Je suis grand, bruyant, et j’ai l’air d’un type qui sort d’un film de motards, pas d’un hôpital pour enfants. Mais dès que je commence à lire, ils oublient mon apparence. Ils n’entendent plus que l’histoire.
C’est ce que je pensais qui arriverait avec Amara.
Je suis entré dans la chambre 432 un jeudi après-midi de mars. L’infirmière m’avait prévenu : une nouvelle patiente. Sept ans. Neuroblastome stade quatre. Aucun membre de la famille n’était venu la voir depuis les trois semaines où elle avait été admise.
« Aucun membre de la famille ? » ai-je demandé.
Le visage de l’infirmière s’est crispé. « Sa mère l’a abandonnée ici. Elle l’a déposée pour le traitement et n’est jamais revenue. On essaie de la joindre depuis des semaines. Les services sociaux sont impliqués mais Amara n’a aucune autre famille. Elle ira en famille d’accueil dès qu’elle sera assez stable pour sortir. »
« Et si elle n’est pas stable ? »
L’infirmière a détourné le regard. « Alors… elle mourra ici. Seule. »
Je suis resté une minute entière devant la porte avant de pouvoir entrer. J’ai déjà lu à des enfants mourants. Ça ne devient jamais plus facile. Mais un enfant mourant complètement seul ? C’était un nouveau genre d’enfer.
J’ai frappé doucement et ouvert la porte. « Salut, je m’appelle Mike. Je suis là pour te lire une histoire, si tu veux. »
La petite fille dans le lit a tourné la tête vers moi. Elle avait les plus grands yeux bruns que j’aie jamais vus. Ses cheveux avaient disparu avec la chimio. Sa peau avait cette teinte grisâtre qui signifie que le corps se bat. Mais elle a souri en me voyant.
« T’es vraiment grand », dit-elle d’une voix faible et rauque.
« Oui, on me le dit souvent. » J’ai levé le livre que j’avais apporté. « J’ai une histoire sur une girafe qui apprend à danser. Tu veux l’entendre ? »
Elle a hoché la tête. Alors je me suis assis et j’ai commencé à lire.
J’étais à la moitié du livre lorsqu’elle m’a interrompu : « Monsieur Mike ? »
« Oui, ma puce ? »
« Vous avez des enfants ? »
La question m’a frappé en plein cœur. « J’avais une fille. Elle est morte à seize ans. Accident de voiture. Ça fait vingt ans maintenant. »
Amara est restée silencieuse un instant. Puis elle a demandé : « Elle vous manque d’être un papa ? »
Ma gorge s’est serrée. « Chaque jour, ma chérie. »
« Mon papa est parti avant ma naissance », dit-elle simplement. « Et ma maman m’a amenée ici et n’est jamais revenue. Les infirmières disent qu’elle reviendra jamais. »
Je ne savais pas quoi répondre. Que peut-on dire à une enfant de sept ans abandonnée en pleine agonie ?
Amara a continué : « La dame de l’aide sociale a dit que je vais aller chez une famille d’accueil quand j’irai mieux. Mais j’ai entendu les médecins. Ils pensent pas que je vais mieux. »
« Chérie… »
« C’est d’accord », dit-elle. Sa voix était si calme. Trop calme pour une enfant. « Je sais que je vais mourir. Tout le monde pense que je comprends pas mais si. J’ai entendu qu’ils disaient que le cancer est partout. Ils ont dit peut-être six mois. Peut-être moins. »
J’ai posé le livre. « Amara, je suis tellement désolé. »
Elle m’a regardé avec ses grands yeux. « Monsieur Mike, je peux vous demander quelque chose ? »
« Tout ce que tu veux. »
« Vous voulez bien être mon papa… jusqu’à ce que je meure ? »
Le silence a envahi la pièce. Même les moniteurs semblaient s’être arrêtés. Je sentais mes cinquante-huit ans peser sur mes épaules comme du plomb.
Je voulais dire oui. Bon Dieu, je voulais dire oui tellement fort que mes os en faisaient mal. Mais j’étais juste un vieux biker cabossé qui venait une fois par semaine avec des livres d’images. Je buvais trop, je criais encore certains soirs en appelant le nom de ma fille morte dans une maison vide. Qu’est-ce que je savais encore du rôle de père, même pour un petit moment ?
J’ai avalé la pierre coincée dans ma gorge. « Chérie… j’en serais honoré. Mais je dois être honnête : je suis peut-être plus très bon comme papa. Je pourrais rater des choses. »
Son visage entier s’est éclairé comme un lever de soleil. « C’est pas grave. Vous pourrez vous entraîner avec moi. »
Et juste comme ça, j’avais une fille de nouveau.
Les infirmières ont pleuré quand je leur ai dit. L’assistante sociale a pleuré encore plus quand j’ai demandé la garde temporaire, l’autorité médicale, tout ce qui me permettrait de la ramener à la maison si elle devenait assez forte, ou de rester à son chevet chaque jour si ce n’était pas le cas. Le club est venu en force. Vingt-cinq Harley grondant sur le parking de l’hôpital, faisant paniquer la sécurité jusqu’à ce qu’ils voient les peluches attachées à chaque moto.
On a transformé la chambre 432 en un endroit qui ne ressemblait plus à une chambre d’hôpital. Un des gars a apporté une parure de lit rose. Un autre, un petit gilet en cuir avec “Daddy’s Girl” brodé dans le dos. Quelqu’un a accroché des guirlandes lumineuses. Quelqu’un d’autre a fait entrer un chiot (pas autorisé du tout, mais seulement dix minutes—Amara en a ri si fort qu’elle a dû remettre son oxygène).
Le jeudi est devenu tous les jours. Je lui ai lu le livre de la girafe jusqu’à ce qu’on le connaisse par cœur. Puis Charlotte’s Web. Puis Harry Potter. Quand ses mains sont devenues trop faibles pour tenir le livre, j’ai tenu le livre pour nous deux. Quand la douleur devenait trop forte, je me couchais dans son lit minuscule et je la laissais s’endormir sur ma poitrine pendant que je fredonnais du Johnny Cash, comme avec ma propre fille autrefois.
Les médecins n’arrêtaient pas de secouer la tête. Ils n’arrivaient pas à comprendre. Les scanners n’étaient pas vraiment meilleurs, mais pas pires non plus. Six mois sont devenus neuf. Neuf sont devenus douze.
Le matin de ses huit ans, Amara s’est réveillée et m’a dit : « Papa, j’ai rêvé que je courais. Mes jambes marchaient et tout. »
Je l’ai embrassée sur la tête. « Alors on va rendre ça vrai, bébé. »
Deux semaines plus tard, l’oncologue m’a convoqué, les yeux écarquillés. « Les tumeurs dans sa colonne… elles rétrécissent. Je n’ai jamais— » Il s’est arrêté. « Nous constatons une régression significative. Je n’ai pas d’explication. »
Moi, j’en avais une. L’amour. L’amour simple, têtu, bruyant, tatoué.
Dix-huit mois après le jour où elle m’a demandé d’être son papa “jusqu’à ce qu’elle meure”, Amara a quitté l’hôpital sur ses deux jambes, tenant ma main, son petit gilet en cuir sur le dos, et un sourire plus grand que le ciel.
Le club lui a organisé une fête de retour qui a secoué tout le quartier. Il y avait des poneys. Un château gonflable. Un gâteau de la taille d’une roue de Harley. Et quand le soleil s’est couché et que le feu crépitait, Amara s’est installée sur mes genoux, a regardé les étoiles et a murmuré : « Papa ? »
« Oui, bébé ? »
« Je crois que je ne vais pas mourir avant très longtemps. »
Je l’ai serrée contre moi, assez fort pour sentir nos deux cœurs. « Bien », ai-je dit, la voix cassée comme celle d’un vieux. « Parce que je viens juste de commencer à être ton père. »
Elle a quinze ans maintenant. Toujours en rémission. Toujours en train de m’appeler Papa chaque jour. Toujours endormie dans les mêmes draps roses de la chambre 432.
Et tous les jeudis, qu’il pleuve ou qu’il vente, on retourne à l’Hôpital des Enfants—moi sur ma Harley, elle derrière moi, accrochée comme si elle avait fait ça toute sa vie—et on lit des histoires aux nouveaux enfants qui ont peur et qui souffrent.
Parce que certaines choses valent plus que les années qu’on a.
Certaines choses sont éternelles.
L’amour peut guérir…
Finances publiques
Quand je dis que c’est facile de dépenser l’argent des autres. Quand je dis aussi que le gouvernement ne regarde pas à la dépense et surtout qu’il ne contrôle rien, et que la rectitude financière est le dernier de ses soucis, je vous invite à bien lire le texte qui suit, du journaliste Patrick Bellerose, au Journal de Québec. Rappelez-vous-en lorsque vous ferez votre prochaine déclaration de revenus, chèrement gagnés.
52 000 $ PAYÉS DE NOS POCHES INUTILEMENT
Des cartes de crédit et des intérêts qui coûtent cher à l’État

Les contribuables québécois ont payé plus de 52 000 $ en intérêts sur des soldes impayés en raison d’une gestion négligente des cartes de crédit des ministères, constate le vérificateur général. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg.
L’équipe d’Alain Fortin s’est penché sur l’utilisation des cartes de crédit par l’État québécois, un enjeu soulevé par notre Bureau d’enquête l’an dernier.
Le vérificateur général par intérim a soulevé de nombreuses lacunes dans la gestion de ce mode de paiement utilisé par 153 ministères et organismes.
DANS LE VIDE
Sur une période de trois ans, le ministère des Transport a payé 16 570 $ dans le vide. Dix autres ministères cumulent 36 000 $ en intérêts sur la même période.
Au total, 64 ministères et organismes ont été vérifiés. Seuls ceux ayant des intérêts excédant 1000 $ ont été retenus.
De façon générale, le rapport indique :
En effet, le VG note qu’une annulation peut prendre jusqu’à 122 jours après le départ d’un fonctionnaire et 259 jours pour une absence prolongée.
LACUNES
Le paiement d’intérêts pour les soldes réglés en retard est d’autant plus incompréhensible que les organismes peuvent autoriser des paiements préautorisés auprès de la banque.
À preuve, la commission scolaire du Chemin-du-Roy et le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, où cette mesure est appliquée, n’ont payé aucun frais de retard sur la période auditée.
« C’est sûr que, globalement, ce ne sont pas des millions [de dollars] », a commenté Alain Fortin. Mais le problème pourrait facilement être corrigé, souligne-t-il.
D’ailleurs, l’encadrement général des cartes de crédit laissent à désirer. Pour près de 40 % de quatre entités auditées, les raisons des achats n’étaient pas documentées.
Une centaine de transactions ont aussi permis de contourner les limites financières en fractionnant le montant en plus petites sommes, pour un total de 260 000 $.
Réflexion

On dit que le temps arrange tout, il suffit de l’attendre.
Mais qu’il est donc lent, le temps de l’attente.
L’attente de l’ami, qu’on n’a pas vu depuis longtemps.
L’attente des secours, quand survient l’accident.
L’attente de la guérison, quand s’éternise la souffrance.
L’attente du soleil, quand tarde le printemps.
L’attente de la compassion, quand dure l’indifférence.
L’attente du pardon, pour une lointaine offense.
***
Pourtant, il suffit qu’on l’oublie, le temps.
Quand arrive l’ami qu’on attendait depuis longtemps.
Que se réveillent les souvenirs d’antan.
Et qu’on déroule les histoires du bon vieux temps.
Il en profite pour nous échapper et galoper, le temps.
Et quand vient le temps d’aller voir où en est le temps, on s’aperçoit qu’il a filer comme le vent, le temps.
Et qu’on ne peut le rattraper, le temps.
***
On a parfois envie de l’emprisonner dans les bons moments.
Mais lent ou rapide, on ne peut l’arrêter de passer, le temps.
Puis quand vient le temps de disposer de notre temps, on voudrait arrêter, afin de regarder passer le temps.
Mais on se lasse vite à ne faire que regarder passer le temps.
Alors on proposera à un ami, à qui il ne reste qu’un peu de temps, de l’accompagner jusqu’au bout de son temps.
On répondra à l’enfant qui nous demande un peu de temps, que pour lui, on a tout notre temps.
En espérant que, quand il nous restera que peu de temps, quelqu’un aura pour nous, un peu de temps.
Texte de Martial Nouveau
Histoire
Enfin, les citoyennes et les citoyens de la couronne nord peuvent à nouveau traverser le mont Royal en un clin d’œil grâce au REM. Mais ce retour sous la montagne n’a rien d’anodin.

Si notre REM automatisé peut aujourd’hui filer sous le mont Royal, c’est parce qu’il y a plus de 100 ans, des bâtisseurs ont osé ouvrir la montagne.
Au début du XXe siècle, Montréal est le théâtre d’une féroce bataille pour le contrôle du transport ferroviaire. Trois géants s’y disputent le territoire : le Canadien Pacifique, le Grand Tronc et, en troisième position, la Canadian Northern Railway
Moins fortunée que ses rivales, la Canadian Northern Railway ne dispose que d’une gare excentrée à l’est de la ville, un sérieux désavantage dans une métropole en pleine expansion.
Pour renverser la situation, la compagnie mise sur une présence au centre-ville. Elle achète un terrain stratégique qui deviendra, des années plus tard, la gare Centrale. Reste à relier cette future gare au reste du réseau.
CHANTIER HERCULÉEN
Deux options sont envisagées. La première : contourner le mont Royal par l’est, un tracé ruineux en raison des expropriations massives qu’il exigerait. La seconde, audacieuse pour l’époque : creuser un tunnel de plus de cinq kilomètres sous la montagne. C’est cette solution improbable qui l’emporte.
Afin de financer une partie de ce projet colossal, la Canadian Northern Railway imagine également un développement urbain entièrement nouveau, une cité-jardin planifiée de toutes pièces : Ville Mont Royal.
Les plans sont achevés dès 1910 et le 8 juillet 1912, les travaux commencent. On attaque la montagne simultanément depuis l’ouest, près de l’actuelle rue Canora, et depuis l’est, en direction du centre-ville. Les ouvriers travaillent dans des conditions extrêmes : dynamitage continu, poussière suffocante, quasi-obscurité et ventilation déficiente. Malgré tout, le percement avance à vive allure.
En décembre 1913, les deux équipes se rejoignent avec un écart latéral de moins de trois centimètres, un exploit de précision pour l’époque.
Pour éviter l’accumulation de fumée des locomotives à vapeur, le tunnel est électrifié dès sa construction, une innovation majeure.
ACHÊVEMENT
La Première Guerre mondiale compromet toutefois l’avenir du projet : les travaux sont interrompus et la Canadian Northern Railway n’arrive plus à soutenir les coûts. En 1917, Ottawa nationalise la compagnie. Les travaux reprennent et, après six années d’efforts, le tunnel est enfin prêt.
Le 21 octobre 1918, tôt le matin, un train de six voitures traverse officiellement la montagne pour la première fois. L’inauguration se déroule sans faste, dans un climat alourdi par la fin de la guerre.
On estime que le tunnel aurait coûté environ 5 millions de dollars, une somme colossale en 1918. Mais ce pari audacieux permet d’établir une connexion rapide entre le centre-ville, une porte nouvelle en direction de Toronto (prix du billet : 25 cents), et ce qui deviendra le réseau des trains de banlieue du nord.
Au fil des décennies, le tunnel s’impose comme un élément essentiel du transport métropolitain. Dans les années 1950, pas moins d’une centaine de trains l’empruntent quotidiennement.
Sa conception robuste, son gabarit et son électrification le rendent parfaitement adaptable à l’arrivée du REM.
Plus d’un siècle après que des visionnaires eurent osé fendre notre montagne, leur ouvrage continue d’irriguer la vie métropolitaine,
Le REM ne fait pas qu’emprunter un tunnel centenaire, il redonne souffle à l’une des plus grandes audaces de l’histoire montréalaise.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 22 novembre 2025, p54
Deuil
Dix ans après la légalisation de l’aide médicale à mourir (AMM), le Québec présente le plus haut taux de décès par mort médicalement assistée au monde. Au départ permise uniquement pour les personnes en fin de vie, les conditions préalables à l’AMM ont été élargies plusieurs fois depuis. Voici quelques aspects rarement discutés par rapport à l’AMM.
APPARITION DU TERME « AIDE MÉDICALE À MOURIR »

Au moment de la légalisation de l’AMM au Québec en 2015, le Code criminel canadien interdisait de mettre fin à la vie d’une personne, même avec son consentement. En définissant la pratique, appelée euthanasie ailleurs, comme un soin, le Québec a contourné le Code criminel canadien puisque les soins médicaux sont de compétence provinciale.
Quelques mois après l’adoption de la loi québécoise, suivant le jugement Carter, le reste du Canada a autorisé l’AMM (qui y inclut le suicide assisté).
Le Québec a ainsi inventé le terme « aide médicale à mourir », terme qui a ensuite été réutilisé dans le reste du Canada, puis maintenant en France.
CONFUSION POPULATIONNELLE
Des études ont démontré que la population québécoise confond avec l’AMM les différentes pratiques de fin de vie telles que le refus ou la cessation de traitement, les soins palliatifs et la sédation palliative continue.
Cette confusion serait exacerbée par des facteurs socio-économiques. Certains chercheurs se demandent si le vaste consensus social par rapport à l’AMM au Québec est amplifié par le fait que les gens associent à de l’aide médicale à mourir toute forme d’aide médicale pouvant réduire la souffrance en fin de vie, telle que les soins palliatifs et la cessation de traitement.
LA LEVÉE DES CRITÈRES D’ADMISSIBILITÉ EN BREF
Peu de temps après la légalisation de l’AMM, des procédures ont été intentées contre le procureur général du Canada et du Québec par deux personnes handicapées qui n’étaient pas en fin de vie.
Elles soutenaient que les critères d’admissibilité à l’AMM étaient inconstitutionnels et contraires à la Charte canadienne des droits et libertés, Dans sa décision, la juge Baudouin a invalidé la nécessité d’être en fin de vie pour obtenir l’AMM. Ainsi, depuis 2020, il n’est plus nécessaire d’être en fin de vie pour obtenir l’AMM.
Alors qu’auparavant, la personne devait être en mesure de donner un dernier consentement avant l’injection finale, la loi C-7, adoptée en 2021, permet aux personnes admissibles à l’AMM qui risquent de perdre leur capacité à consentir aux soins de renoncer à l’exigence du consentement final.
Depuis mars 2024, une personne ayant une déficience physique grave entraînant des incapacités significatives et persistantes est admissible à l’AMM. Enfin, le 30 octobre 2024, les demandes anticipées d’aide médicale à mourir (DAAMM) ont été légalisées au Québec.
Pour déposer une demande anticipée, la personne doit être atteinte d’une maladie grave et incurable menant à l’inaptitude et être apte à consentir aux soins au moment de la demande. Il est prévu que les personnes souffrant uniquement d’une maladie mentale soient admissibles à l’AMM dès 2027.
Comme on vient de le voir, autant la législation que l’acceptabilité sociale entourant l’AMM ont évolué depuis sa création.
Sans remettre en question le principe de base, on peut quand même se questionner sur cette ouverture. Dans un contexte où les soins palliatifs demeurent inégalement offerts et où les conditions de vie de plusieurs sont marquées par la précarité, l’AMM risque-t-elle parfois de devenir une solution à des souffrances sociales non prises en charge ?
Source : Dre Ariane Plaisance, Coopérative funéraire du grand Montréal, Revue Profil Vol. 37 No 2, p8
Contes
« Quand décembre revient. Quand la neige, neige… » Chantait Robert Charlebois à sa Marie-Noël. Décembre apporte les joies du temps des Fêtes. La neige, les décorations extérieures multicolores qui scintillent de mille feux, pendant que la neige tombe lentement à gros flocons, pour créer l’ambiance festive et féérique de ce merveilleux temps qui transcende toutes les générations.

Les Noëls nous font voyager dans le temps et nous rappellent notre enfance, alors que le sommeil du 24 décembre tardait à nous transporter au pays des rêves avec l’image de développer nos cadeaux, la nuit venue. Les jouets tant espérés qui allaient nous combler de joie.
Décembre, c’est aussi les petits films à l’eau de rose que la télévision nous propose. Des histoires qui tantôt nous font pleurer et rire, dans des décors extraordinaires qui se terminent toujours bien, sans violence et avec des messages d’amour. Bon an, mal an, ces classiques, loin d’être démodés, nous reviennent et on est toujours rivé à l’écran pour les regarder je ne sais plus combien de fois, et s’y raccrocher.
Moi-même, décembre me ramène mon cœur d’enfant. Ayant personnifié le crédible père Noël durant plusieurs années, ce moment de l’hiver me fait replonger dans mes souvenirs et je revois ces enfants, les yeux pétillants d’étoiles, s’assoir sur mes genoux pour cueillir leurs étrennes. Je dois vous avouer, en toute modestie, que jamais les enfants ne se sont doutés que j’habillais le mythique personnage. C’est ma fierté.
Avec ce cœur d’enfant, ce blogue vous proposera dix nouveaux contes de Noël en décembre ; trois pour les grands au cœur d’enfants, six pour les enfants au cœur d’ange et un petit dernier pour la veille de Noël. Des histoires fantastiques pour les petits à l’approche de Noël, sans oublier les grandes personnes qui retrouvent leur cœur d’enfant durant ce temps féérique.
Et si l’envie vous tente d’en lire d’autres, sachez que ce blogue en contient plus de 185 dans ses archives. En cliquant sur la case des archives et en sélectionnant « Contes de Noël », vous pourrez les découvrir. Il y en a pour tous les goûts. Quoi de mieux afin de raconter de jolies histoires à vos enfants et petits-enfants à la veille du dodo pour créer la magie de Noël.
C’est un rendez-vous à ne pas manquer, dès le 3 décembre prochain. Bonne lecture.
Histoire
Au hockey, les meilleurs entraîneurs sont de grands tacticiens et de bons motivateurs, mais certains sont en plus des meneurs d’hommes. Ceux qui, par leur seule présence, savent élever le jeu d’un cran et font d’une équipe une famille. Exactement ce que Martin St-Louis est en train de faire avec nos Canadiens, vous ne trouvez pas ?

Depuis que St-Louis a pris la barre de la Sainte-Flanelle, on sent une énergie différente dans le vestiaire. On sent que l’équipe a retrouvé son âme. On dirait que les joueurs ne patinent pas pour lui (Martin St-Louis), mais avec lui. Une telle ascendance sur des athlètes multimillionnaires est plutôt rare dans la LNH de 2025.
Et ce magnétisme du coach qu’on ressent cette année m’amène à me poser la question… Qui, dans la grande histoire du Canadien, a su incarner le plus grand leadership derrière le banc de Montréal ?
TOE BLAKE ?
Les plus âgés penseront peut-être à Toe Blake, celui qui a dirigé le club durant les glorieuses années de Maurice Richard, de Jean Béliveau et de Doug Harvey. Blake, c’était la voix du vestiaire, la figure paternelle, l’entraîneur ferme, mais juste.
« Il prônait la discipline, la loyauté et le respect du chandail » -Jean Béliveau
Entre 1955 et 1968, Blake a mené Montréal à huit coupes Stanley, un sommet qui semblait alors inatteignable. Mais, à mon avis, un autre coach, venu un peu plus tard, allait redéfinir l’art d’entraîner.
SCOTTY BOWMAN
Arrivé à Montréal en 1971, Scotty Bowman n’était ni un grand communicateur ni un entraîneur au cœur tendre.
C’était un architecte du hockey. Sous sa gouverne, le Canadien a connu l’une des plus impressionnantes dynasties du sport moderne, soit cinq coupes Stanley en huit saisons, dont quatre consécutives entre 1976 et 1979.
« Son approche analytique et sa capacité à anticiper le jeu ont redéfini la profession d’entraîneur » – Ken Dryden
Ce qui le distinguait ? Sa force de concevoir lo hockey comme un système complet, presque scientifique. Rien ne lui échappait : la posture d’un joueur, le tempo d’une relance, la cohésion d’un trio.
Certains joueurs le craignaient, d’autres le vénéraient, mais tous le respectaient.
Larry Robinson racontait que Bowman pouvait « voir venir un but avant que la rondelle ne traverse la ligne bleue ». Le gardien Ken Dryden dira dans son livre qu’il « connaissait mieux les forces de ses joueurs qu’eux-mêmes ».
UN CARACTÈRE VOLCANIQUE
Mais ce génie de Bowman s’accompagnait d’un tempérament explosif.
Il était reconnu pour ses colères mémorables et ses silences intimidants. Pour sanctionner un athlète, il pouvait l’ignorer plusieurs jours s’il jugeait qu’il n’avait pas livré l’effort attendu. On raconte qu’un soir, après une défaite frustrante contre les Bruins, il aurait refusé d’adresser la paroles aux joueurs pendant tout le trajet du retour, ce silence de mort se serait imposé à toute l’équipe durant la longue route entre Boston et Montréal.
Sa relation avec les médias était tout aussi singulière. Bowman considérait la presse comme une autre facette du jeu, un espace qu’il devait contrôler, où chaque mot pouvait devenir un avantage stratégique.
L’HÉRITAGE D’UN MENEUR
Malgré ses manies et ses frasques, Bowman a forgé des équipes championnes.
Sous sa direction, Guy Lafleur a atteint le sommet de son art, et le Tricolore a pratiqué un hockey rapide, précis et impitoyablement efficace. Il a fait du Canadien une véritable machine à gagner. Quand il quitte le club en 1979, la dynastie s’effrite, comme si l’âme du groupe partait avec lui. Il poursuivra ensuite sa route à Buffalo, puis à Pittsburgh avec le grand Mario Lemieux, et enfin, à Détroit, récoltant au total neuf coupes Stanley comme entraîneur, un record toujours inégalé.
« Bowman n’entraîne pas des joueurs, il modèle des vainqueurs » – Ken Dryden
Aujourd’hui, alors que Martin St-Louis insuffle un vent de passion et d’authenticité sur le grand club, difficile de ne pas avoir envie de cette force qui jaillissait du vestiaire à une autre époque. Bien sûr, St-Louis ne cherche pas à imiter Bowman, il est diamétralement plus humain, plus accessible et plus moderne.
Mais tous les deux semblent partager la même conviction, celle que la victoire se bâtit d’abord sur la confiance, la solidarité et la fierté de porter le chandail de l’équipe.
Puis, tant qu’à rêver, je vous invite à observer le regard perçant de Martin St-Louis quand l’équipe perd de son intensité. On croirait apercevoir celui du grand Maurice Richard.
Comme lui, St-Louis sait que la victoire se gagne d’abord dans la tête.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 15 novembre 2025, p54
Histoire
En décembre 1918, la Grande Guerre venait tout juste de s’achever. Alors que l’Europe pansait ses plaies, Montréal s’est retrouvée en pleine tempête sociale. Une grève municipale historique secouait la métropole, la paralysant pendant plus d’une journée. Cent ans plus tard, alors que les Montréalais subissent des perturbations de service du métro et des autobus, difficile de ne pas voir dans cette crise un écho de celle d’il y a un siècle.
Entre 1881 et 1921, Montréal absorbe plus de 20 municipalités et voit sa population bondir de 140 000 à 618 000 habitants, une hausse de 450 %. Cette expansion rapide vient avec une facture, une dette colossale.
« Montréal hérite notamment de 17 millions de dollars de dettes pour la seule ville de Maisonneuve », peut-on lire dans les Archives de Montréal.
Pour redresser les finances, Québec place la métropole sous la tutelle d’une commission administrative chargée de couper dans les dépenses.
Résultat, des centaines de congédiements, des salaires gelés depuis dix ans et un climat d’injustice généralisé. Le maire Médéric Martin tente de défendre ses employés, mais il a perdu son influence aux mains de cette commission nommée par le gouvernement provincial.

EXPLOSION DU 12 DÉCEMBRE 1918
Dans ce climat tendu, les employés municipaux s’organisent. Le 7 décembre, quatre syndicats, ceux des policiers, des ingénieurs mécaniciens et des employés de l’aqueduc forment un front commun. Cinq jours plus tard, plus de 1600 travailleurs votent la grève (La Patrie, 12 décembre 1918)
Dès midi, le 12 décembre, Montréal bascule dans le chaos. Il n’y a plus de policiers dans les rues. Des centaines d’alarmes d’incendie sont déclenchées, des affrontements violents entre grévistes et agents privés embauchés pour les remplacer ont lieu.
L’armée est appelée pour protéger les stations de pompiers et l’usine de filtration de l’aqueduc.
Le lendemain, les pompiers se joignent au mouvement. Même les employés des tramways, alors seuls responsables du transport collectif, menacent de débrayer par solidarité. Pendant trente-trois heures, Montréal est littéralement paralysée.
LA MÉDIATION ET LA SORTIE DE CRISE
Grâce à l’intervention de l’archevêque de Montréal et du premier ministre Lomer Gouin, un tribunal d’arbitrage est créé dès le 13 décembre. Le lendemain, la grève prend fin.
Le rapport d’arbitrage, déposé le 3 février 1919, accorde plusieurs gains, dont une hausse des salaires et une reconnaissance officielle du droit de se syndiquer,
Un policier de première classe voit son salaire passer de 1150 $ à 1400 $ par an. Pour l’époque, c’est une victoire majeure.
Ce conflit de trente-trois heures marquera durablement l’histoire du monde ouvrier montréalais. Il s’inscrit dans un contexte nord-américain plus large, celui d’une vague de grèves et de revendications : Ottawa, Vancouver, Toronto et même Winnipeg vivront, en 1919, leurs propres soulèvements ouvriers (Archives de Montréal, « La grève municipale de 1918 ».
1918-2025, MÊMES CAUSES, MÊME EXASPÉRATION
Un siècle plus tard, Montréal rejoue une partition familière. La grève actuelle du métro et des autobus, comme celle de 1918, plonge la ville dans une paralysie frustrante et soulève la même question. Comment concilier le respect des travailleurs avec la continuité d’un service public vital ?
Les protagonistes ont changé, les tramways ont cédé la place au wagons souterrains, mais le cœur du problème reste étrangement identique. Les salaires, les conditions de travail, la reconnaissance. Et comme en 1918, c’est encore la population qui subit, particulièrement les Montréalais ordinaires, ceux qui attendent les autobus bondés, ceux qui doivent marcher les pieds dans la gadoue.
En 1918, la grève aura duré à peine plus d’une journée, mais elle aura forcé la Ville à écouter ses travailleurs et à rétablir le dialogue. Elle avait montré que l’arrogance administrative et l’indifférence envers ceux qui font tourner la machine urbaine mènent toujours au même endroit, à l’immobilisme.
Peut-être est-ce là, finalement, la leçon à retenir en 2025, à force d’oublier son passé, Montréal rejoue les mêmes scènes, sur d’autres rails.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 15 novembre 2025, p53
Santé et bien-être
Le temps des Fêtes approche et les rassemblements seront à l’honneur. De nombreux virus respiratoires se propagent durant cette période et tout au cours de la saison hivernale au Québec. Il est parfois difficile de s’y retrouver. Voici un petit guide pour vous aider à démêler les infections les plus communes.

LE VIRUS RESPIRATOIRE SYNCYTIAL (VRS)
COVID-19
PNEUMONIE
INFLUENZA
QUOI FAIRE SI ON EST ATTEINTS D’UN VIRUS
Source : Héloïse Archambault, Journal de Montréal, cahier Salut-Bonjour, 15 novembre 2025, p24
Histoire
Héroïne des catholiques qui veulent en faire une sainte, Zita a mis des bijoux qui valent une fortune à l’abri des nazis et ils sont restés cachés au Québec.

Le diamant Florentin que la famille de l’impératrice Zita (1892-1989) vient de sortir d’une voûte où il était entreposé en secret avec d’autres bijoux dans une banque du Québec est le dernier mystère de la reine d’Autriche et de Hongrie qui a passé 20 ans dans la Vieille Capitale.
« Pendant toute sa vie en exil, elle s’est illustrée par sa foi et sa vie modeste. Elle est restée très attachée au Québec, même après son retour en Europe », explique Yves Casgrain, journaliste spécialisé en affaires religieuses.
En 2017, il a écrit pour France Catholique un long article qui présentait les faits marquants de l’aristocrate de la grande famille des Habsbourg, dont le nom est en réalité Zita Marie des Neiges Aldegonde Michelle Raphaëlle Joséphine Antonia Louise Agnès de Bourbon-Parme. Appelons-la Zita.
SAINTE-ZITA ?
Il existe un mouvement international qui souhaite faire de Zita une sainte.
Depuis 2008, le procès de béatification a été entamé par le Vatican. Mais c’est un processus qui peut être très long, jusqu’à 300 ans dans certains cas…
Née en Toscane en 1892 dans une famille destinée à régner sur une partie de l’Europe, Zita vient au monde à un mauvais moment de l’histoire pour la monarchie, car elle sera forcée de s’exiler pour sauver sa vie et celle de sa famille.
La mère de huit enfants fuit l’Allemagne nazie et s’installe au Québec en 1940.
C’est après avoir transité par plusieurs pays qu’elle dépose ses valises dans le quartier ouvrier de Saint-Sauveur, dans la Basse-Ville de Québec.
« C’est un choix rationnel », commente M. Casgrain, qui a interviewé un de ses fils pour son reportage. « Elle choisit la ville de Québec en raison de sa ferveur catholique. »
DES BIJOUX CACHÉS
Difficile de croire que la « serviteuse de Dieu » très pieuse qui se déplace le plus souvent à pied et qui se vêtit sobrement est l’ancienne reine d’Autriche et de Hongrie qui a régné de 1916 à 1918. Charles, son roi, est mort en 1922 à Madère.
La « Dernière impératrice », comme on la surnomme, transite vers les États-Unis avant de mettre le cap sur le Canada en 1940.
C’est à ce moment qu’elle cache ses précieux bijoux en faisant promettre à deux de ses enfants de garder le secret de leur existence.

Par respect pour elle, les descendants ont tenu parole jusqu’au 6 novembre dernier. Le petit-fils du couple royal, Karl von Habsburg-Lorraine, a présenté les bijoux dans une entrevue au New York Times. Le diamant vaudrait à lui seul de 150 à 200 M$.
Le fait qu’elle ait caché l’un des diamants les plus précieux au monde à quelques kilomètres d’un quartier pauvre peut-il nuire à ses chances de béatification ?
« Pas du tout, dit en riant M. Casgrain. La richesse n’est pas un obstacle aux canonisations. »
En tout cas, la présence du diamant de 137 carats dans une voûte non-identifiée au Québec n’a pas échappé aux médias et même le ministre de la Culture et des Communications du Québec, Mathieu Lacombe, promet de faire tout ce qu’il pourra afin de permettre au public d’apprécier l’objet.
« Cette collection a longtemps été considérée comme perdue, mais la famille de l’impératrice souhaite désormais, en guise de reconnaissance envers sa terre d’accueil, qu’elle soit conservée ici et qu’elle soit présentée au public » a-t-il rappelé par communiqué.
Le Musée national des beaux-arts du Québec a été approché pour que « cette mise en valeur puisse voir le jour ».
Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier weekend, 15 novembre 2025, p52
Santé et bien-être
OPÉRÉ DU CŒUR AVEC UNE MINI-INCISION

Une première chirurgie cardiaque « mini-invasive », grâce à une incision de seulement cinq centimètres au thorax, a été réalisée au Centre hospitalier de l’Université de Montréal.
Le tout premier patient, qui vivait avec un souffle au cœur, a récemment subi cette nouvelle opération à la valve mitrale, Le chirurgien a fait une incision mineure sur la paroi latérale du thorax, en passant entre les côtes grâce à un endoscope.
Cela permet d’éviter de scier l’os du sternum en deux, ce qui entraînerait une plus longue convalescence. La cicatrice est aussi beaucoup plus petite et le patient peut reprendre ses activités rapidement.
L’OZEMPIC RÉDUIT LE RISQUE DE PLUSIEURS CANCERS
Les médicaments comme Ozempic ou wegovy prescrits aux patients obèses ou atteints de diabète 2 réduisent le risque de plusieurs cancers, montre une étude récente.
La recherche américaine, produite entre 2014 et 2024 sur plus de 80 000 patients, a étudié l’incidence de 14 cancers liés à l’obésité. Résultats : les malades qui prenaient ces molécules avaient un risque réduit de développer plusieurs cancers (endomètre, ovaire, foie, thyroïde, etc.). Par contre, le risque pour le cancer du rein pourrait être augmenté.
Ces médicaments ont toutefois d’importants effets secondaires, si bien que plusieurs patients ne peuvent les tolérer à moyen terme.
LE MICROBIOTE DU NOUVEAU-NÉ PRÉDICTEUR DE SANTÉ
La présence de certaines bactéries dans le système intestinal du nouveau-né a un effet protecteur contre les infections respiratoires graves, montre une étude anglaise.
En effet, les tout premiers microbes présents dans l’intestin du poupon dès sa naissance sont essentiels pour le protéger jusqu’à deux ans, écrit la revue The Lancet. La composition du microbiote dépend de plusieurs facteurs, notamment si le bébé est né par voie vaginale, l’exposition aux antibiotiques et le mode d’alimentation.
Source : Héloïse Archambault, Journal de Montréal, cahier Salut Bonjour, 15 novembre 2025, p25
Opinion
Du temps perdu à l’urgence de l’hôpital. Les médecins sont à couteau tiré avec le gouvernement mais au final, c’est le patient qui est complètement ignoré dans notre système de santé.

Pour aller à l’urgence, il faut être à moitié mort, parce que si vous êtes classé dans la couleur verte, vous êtes mieux d’apporter votre sac de couchage et un bon lunch.
Vous êtes condamné à attendre, attendre et encore attendre, pour finalement déserter la salle d’attente et rentrer à la maison… avec votre mal.
Moi et ma conjointe avons obligatoirement expérimenté la salle d’urgence de l’hôpital du Haut-Richelieu, à Saint-Jean-sur-Richelieu, parce qu’elle a fait une vilaine chute et on s’est présenté sur place pour voir si elle pourrait avoir subi une commotion cérébrale.
Donc, on arrive à l’urgence à 12h15 et on est vu par le triage (quel mot horrible associé au bétail) qui nous demande d’attendre 60-90 minutes pour une seconde revue. Nous voilà dans la salle d’attente.
Il n’y a pas beaucoup de patients qui attendent et on se dit qu’on devrait voir se régler notre problème pas trop tard.
Après une seconde évaluation, on retourne dans la salle d’attente pour voir un médecin. il est 14 heures.
À 18 heures, on attend toujours. 19 heures même chose. Arrivé à 20h00, toujours rien ! Il faut dire que depuis notre arrivée à 12h15, plus de 70 patients se sont ajoutés.
On décide de partir. Pas besoin de réveiller le médecin à l’urgence, on décrisse sans l’avoir vu.
Cette situation est carrément déguelasse.
Où sont les médecins à l’urgence. Combien sont-ils dans leur cubicule. J’ai la nette impression qu’il n’y en avait qu’un seul.
Dans les hôpitaux au Québec, une fois que tu as un lit et une chambre, les soins sont excellents. C’est à l’urgence que ça se gâte.
Tu es condamné à attendre, attendre et attendre encore. Pourtant Je paye pour la santé au Québec. Dans mon rapport d’impôts, tout les ans, Québec me siphonne de 700 $.
Si les médecins sont un mal nécessaire, ils ont perdu beaucoup d’éclat dans mon livre à moi. Encore plus depuis leur pleurnichage avec le gouvernement.
Pourquoi, à l’urgence, il n’y a pas au moins 3 médecins pour faire rouler le travail. Attendre comme ça, c’est écœurer le monde ordinaire.
La première ligne de notre système de santé, c’est de la grosse merde et on a eu l’occasion de l’expérimenter hier. Mon opinion n’a pas changé. Et après ça, on nous dit de ne pas fouiller l’internet pour évaluer nos malaises. Je regrette, mais vous nous pousser à y faire nos recherches.
Ah oui, j’oubliais… Pendant qu’on attendait, les préposés appelaient sans succès des patients au micro. Plusieurs fois, ces patients ne se sont pas présentés, ils avaient déguerpi.
Pourquoi pensez-vous ?