La Une
Peindre une pièce est l’une des façons les plus brillantes et économiques d’en modifier l’apparence. Voilà pourquoi tant de peintres amateurs se mettent au boulot en espérant de ne pas trop gaffer.

Voici trois aspects à prendre en compte avant de vous lancer :
1- LA COULEUR
Avant de choisir la couleur d’une peinture, examinez l’éclairage naturel et artificiel de la pièce à peindre. Gardez en tête que les couleurs claires ont tendance à faire paraître une pièce plus grande, alors que les couleurs foncées créent une atmosphère intime.
Les couleurs chaudes, comme les jaunes et orangés, sont gaies, incitent aux activité physiques, au jeu et au travail demandant peu de concentration. Les couleurs froides, comme les bleus et les verts, ont la particularité de calmer en égayant. Elles sont propices à un environnement qui demande de l’ordre et de l’attention.
Si vous hésitez entre deux teintes, demandez un échantillon de peinture et appliquez la peinture sur un carton blanc. Une fois sec, apposez-le sur le mur afin de visualiser la tonalité de la couleur avant le début des travaux.
2- LE MATÉRIEL
Optez pour des pinceaux et des rouleaux de qualité supérieure adaptés au type de peinture que vous appliquez. Vous épargnerez temps et argent puisqu’après un bon nettoyage, vous pourrez les utiliser à nouveau.
Regroupez tout l’équipement avant le début des travaux (escabeau, ruban adhésif, chiffons, papier journal, etc.). Protégez le sol et les meubles regroupés au milieu de la pièce avec une bâche de protection ou un vieux drap. Recouvrez les lustres avec de grands sacs plastifiés.
3- L’APPLICATION DE LA PEINTURE
Lorsque vous peignez un plafond, commencez toujours par le côté qui reçoit le plus de lumière puisque les traces de pinceau et de rouleau ne disparaîtront pas. Vous éviterez aussi les coups de pinceau sur les murs et les plafonds en ne surchauffant pas la pièce que vous peignez; aérez-la tout en évitant les courants d’air.
Dosez bien la peinture sur le rouleau et sur le pinceau afin d’éviter les coulures, mais n’oubliez pas qu’un manque de peinture sur un mur nécessitera une deuxième couche. Si vous remarquez une coulisse après avoir terminé vos travaux de peinture, vous serez tentés de l’écraser.
Vaut mieux laisser sécher la peinture, retirer la coulisse avec une lame de rasoir et effectuer une retouche avec un petit pinceau.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 17 février 2024, p11
49e jour de l’année
Dimanche, 18 février 2024
On jase là…
Avez vous peur d’un prochain conflit mondial ? Moi, oui ! De plus en plus de pays cherchent délibérément à en envahir d’autres avec des conséquences effroyables. Si vous revenez en arrière lors des deux Grandes Guerres, elles ont toutes débutées de la même manière. Cette fois-ci ce sera avec de l’armement des centaines de fois plus dévastateur. Dans la sections ÇA S’EST PASSÉ UN…, plus loin, je relate deux événements sanglants lors de ces historiques conflits… Des massacres ! Aujourd’hui, la Russie, la Corée du Nord, la Chine et Donald Trump qui risque, s’il est élu, de régler des comptes avec tout le monde, c’est franchement inquiétant.
Pensée et citation du jour…
La route la plus longue que tu devras emprunter au cours de ta vie est le chemin sacré qui mène de ta tête à ton cœur.
Chef McDougall
Ça s’est passé un 18 février…
(1915) Les U-boot allemands commencèrent à attaquer tous les navires marchands dans les eaux britanniques. Ils laissaient normalement l’équipage des navires débarquer avant de couler le navire, normalement par des tirs de canon de pont plutôt que de torpilles, car les U-boot en transportaient un nombre limité. Mais la guerre en mer ne tarda pas à perdre sa nature chevaleresque. Le 7 mai 1915, le navire de ligne civil Lusitania fut coulé, et fit 1198 morts, dont beaucoup d’Américains.
(1945) La bataille d’Iwo Jima est l’assaut durant la guerre du Pacifique par les forces américaines de l’île japonaise d’Iwo Jima, petite île faisant partie de l’archipel d’Ogasawara, à environ 1 000 km au sud de Tokyo et solidement défendue par l’armée impériale japonaise. Elle se déroula entre février et mars 1945 et s’acheva par la conquête de l’île par les Américains au prix de 20 703 tués et 1152 disparus japonais (la quasi-totalité de la garnison) et 6821 tués, 492 disparus et 19 189 blessés américains.
(2004) La ville de Halifax a été ensevelie sous près de 95 centimètres de neige pendant que l’Île-du-Prince-Édouard a en reçu près de 65 centimètres. La situation était rendue particulièrement compliquée en raison des vents qui soufflaient à plus de 100 km/h. Cette tempête est décrite comme une bombe météorologique par Environnement Canada. Elle a forcé la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard à décréter l’état d’urgence.
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La Une
Le printemps sera chose faite dans un peu plus d’un mois et avec cette saison on planifie des voyages dans notre invitant Québec ou ailleurs. On n’oublie pas d’apporter nos vélos, afin d’admirer les paysages et nourrir notre petit côté explorateur.
Voilà que la compagnie Imatech-Moore propose une housse à vélo exceptionnelle tant par sa qualité que sa conception, pour tous les types de véhicules, incluant les véhicules récréatifs (VR).
Paul Laquerre, rédacteur en chef de la revue Camping Caravaning, en a fait l’essai dans son numéro de mars/avril 2024. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.
***
Confronté à une situation imprévue lors d’un voyage aux États-Unis, j’avais, en guise de dépannage, utilisé une housse pour barbecues de jardin. Confectionnée dans une toile dont le manque de souplesse ne convenait pas à une coupe adaptée aux formes des vélos, la housse révéla rapidement ses lacunes.

L’absence de sangles disposées stratégiquement en fonction de la morphologie de vélos força l’utilisation de bandes élastiques, une solution inefficace, car les turbulences derrière l’autocaravane déplaçait constamment les élastiques, laissant la toile balloter sans arrêt. Le frottement des pédales, des guidons et des manettes de frein qui s’ensuivit eu raison de la résistance de la toile au point de la déchirer.
Revenu au Québec, je me suis donc mis à la recherche de la housse idéale, que j’ai finalement débusqué chez Imatech-Moore, un fabricant établi depuis plus de 25 ans à Victoriaville.
Il est difficile d’imaginer la difficulté de fabriquer un accessoire aussi simple et anodin qu’une housse à vélo. La toile utilisée doit satisfaire à plusieurs critères pour espérer créer un produit de qualité : résistance à l’usure, à la décoloration et aux perforations, imperméabilité, etc.
Ces critères doivent être vérifiés avant même que les ciseaux se mettent en action pour concrétiser un design plus efficace. Vient ensuite le choix des sangles et du fil, assez solides pour maintenir cet assemblage pendant longtemps. Bref, un projet simple, mais ô combien complexe !
Des réflexions et des tests qui ont porté leurs fruits puisque le résultat final présente de nombreux avantages. Ainsi, la toile utilisée, le même type que celle que l’on trouve dans l’industrie de la navigation de plaisance, permet d’offrir cinq ans de garantie sur la décoloration et la solidité des coutures des housses à vélos d’Imatech-Moore. Peu de fabricants se risquent à une telle garantie.
Par souci de sécurité, la housse possède à ses extrémités un filet rendant visible les feux de position, clignotants et témoins de freinage pour les conducteurs qui suivent le véhicule transportant les vélos. D’un tissage spécial, ce filet réduit jusqu’à 50 % l’impact de la pluie et favorise la circulation d’air à l’intérieur de la housse, diminuant ainsi l’humidité qui autrement y demeurerait emprisonnée.
Cette housse maximise également la protection des vélos puisqu’elle est conçue pour les envelopper complètement. Son désign la rend compatible avec la très grande majorité des supports à vélos suspendus, reposant sur des plateaux ou sur des gouttières. Elle convient même aux autocaravanes de classe B dont le support à vélo est posé sur un pivot latéral pour faciliter l’ouverture des portières arrière.
Ces housses pour vélos sont offertes en différentes grandeurs et couleurs, en ligne à imatech-moore.com ou chez un commerçant d’accessoires pour VR vendant les produits Imatech-Moore.
48e jour de l’année
Samedi, 17 février 2024

En mémoire de…
MARC HAMILTON 1944-2022 – Chanteur québécois connu pour sa chanson à succès Comme J’ai Toujours Envie D’Aimer.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Chantal Paré – Lynn Rivard
Bon anniversaire !
On jase là…
Pourquoi on dit encore « Femme de ménage » alors que beaucoup d’hommes font cette corvée. Je pense que « Personne d’entretien ménager » serait plus représentatif de la réalité d’aujourd’hui. Vous en pensez quoi, mesdames ?
Pensée et citation du jour…
La vie est une fleur, l’amour en est le miel.
Victor Hugo
Ça s’est passé un 17 février…
(1909) Le chef Apache, Geronimo (né le 16 juin 1829) meurt à l’âge de 79 ans. Avec lui disparaît un des symboles les plus forts de la résistance à l’envahisseur américain. Né en Arizona en juin 1829, Geronimo appartient à la tribu des Chiricahua dont il devient le chef respecté par tous. A l’été 1858, en l’absence des guerriers, les Mexicains attaquent le camp de Geronimo et massacrent femmes et enfants. Geronimo perd sa mère, sa femme et ses trois enfants.
Dès lors, le chef apache et ses guerriers enchaînent raid sur raid côté mexicain et américain. La guérilla apache fait rage dans le Sud-Ouest américain entre 1862 et 1872. Traqué et pourchassé, Geronimo se rend le 4 septembre 1886 et dépose enfin les armes. En 1894, les Chiricahuas sont rapatriés dans l’Ouest, non dans leurs terres mais à Fort Sill dans l’Oklahoma. Geronimo a dicté ses mémoires au journaliste S.M. Barrett en 1905, dans « Géronimo, sa propre histoire ».
(1950) Après avoir inspiré une série radiophonique, le roman « Un homme et son péché » est à l’origine d’un long-métrage intitulé « Séraphin ». Ce film de fiction en noir et blanc est réalisé par Paul Gury et produit par Paul L’Anglais. Parmi ses interprètes, on retrouve Hector Charland, Nicole Germain et Guy Provost.
(2006) Un carambolage, causé par la poudrerie et les vents forts et impliquant une soixantaine de véhicules, est survenu sur l’autoroute 40 direction ouest, près de Lavaltrie, à l’est de Montréal. – Une personne est décédée, Sylvain Lafrenière 41 ans, et une trentaine d’autres ont été blessées dont deux enfants qui ont subi de sévères blessures.
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La Une
Au Québec, en hiver, on parle de hockey, de raquettes, de ski ou de ski de fond, de pêche dur la glace, de glissade ou de motoneige… On voit bien que le Québec a su apprivoiser cette rude saison. Toutefois, on pourrait presque oublier qu’avant de s’amuser dans le froid, il nous a d’abord fallu apprendre à y survivre.
Sous le Régime français, le froid hivernal est particulièrement rigoureux puisque le globe est aux prises avec le petit âge glaciaire, une période de refroidissement climatique entre le XIVe et le XIXe siècle.
L’explorateur malouin Jacques Cartier nous lègue le premier témoignage d’un hiver canadien lorsqu’il hiverne sur les berges de la rivière Saint-Charles (où se trouve aujourd’hui le Lieu historique national Cartier-Brébeuf) en 1535.
Quoique la mémoire populaire du Québec retienne surtout l’épisode du scorbut dont ont souffert les hommes de Cartier, ceux de Champlain, en 1608, goûtent aux rigueurs de l’hiver d’une manière tout aussi dramatique : sur 28 hommes, seuls 8 survivent jusqu’au printemps !
Les premiers colons doivent donc s’adapter rapidement, Parfois, il est question de construire de nouveaux bâtiments, tout simplement. Dans les copies d’archives françaises conservées par la BAnQ, on lit par exemple un mémoire de 1680 révélant que la chapelle Notre-Dame-des-Victoires fut originalement construite pour accommoder les habitants de la Basse-Ville qui se fatiguaient à braver l’hiver pour aller à l’église Notre-Dame située dans la Haute-Ville :
« Comme les rigueurs de l’hyver sont causes bien souvent qu’on ne peut pas porter les sacrements aux malades de la basse ville de Québec sans s’exposer [à] de grands accidens, […] L’Evesque de Québec a esté obligé de permettre une Chapelle en la basse ville pour servir d’ayde à la parroisse et […] Sa Majesté est très humblement suppliée d’accorder une place appellée le vieux magasin du Roy pour y construire la dite chapelle qui doit servir d’ayde à la dite parroisse. »
CONSERVER LA CHALEUR
Rester au chaud en Nouvelle-France signifie savoir non seulement chauffer, mais également s’isoler du froid. Avant longtemps, les colons découvrent que la technique de construction de leurs habitations compte tout autant que les méthodes de chauffage.

D’abord, on limite la taille des documents : comme l’écrit Marie de l’Incarnation, « […] le trop grand froid ne permet pas qu’on fasse des lieux plus vastes ».
Le matériel de construction compte pour beaucoup aussi, comme en témoignent les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec : après la construction d’une étable en maçonnerie, les Augustines constatent que « […] rien n’est moins propre [à] cet usage que les bâtiments [sic] de pierre, parce qu’il se fait un amas de frimas sur les murailles qui donne une fraicheur [sic] fort mal saine aux animaux […] ».
Le bois, en effet, devient le matériel de construction de prédilection dans la colonie. Pehr Kalm, un naturaliste suédois qui visite la Nouvelle-France en 1749, décrit l’habitation typique des Canadiens :
« Les maisons des fermiers sont généralement bâties en pierre, ou en bois de charpente, et contiennent trois ou quatre chambres. Les fenêtres sont rarement garnies de vitres; le plus souvent des carreaux de papier remplacent le verre. Un poële [sic] en fonte chauffe toute la maison. Les toits sont couverts en bardeaux. On calfeutre les fentes et les lézardes avec de la terre glaise. Des dépendances sont couvertes en chaume. »
Comme le souligne l’historien Peter Moogk dans son livre Building a house in New France, la présence aujourd’hui de plusieurs maisons en pierre datant du Régime français nous donne la fausse impression qu’elles étaient plus communes à l’époque que les maisons en bois.
UN COMBUSTIBLE ACCESSIBLE
Comme le rappelle l’archéologue Marcel moussette, les combustibles utilisés pour se réchauffer dans la colonie comprennent le charbon de terre, le charbon de bois, la tourbe et, bien sûr, le bois. En effet, dans un mémoire sur le Canada, l’ancien procureur d’Auteuil écrit en 1715 : « Il ne faut pas penser que les Français habitués en Canada souffrent considérablement de ce froid, parce que ayant du bois à volonté ils se chauffent tant qu’il leur plaît. »
Toutefois, les réserves de bois au XVIIIe siècle ne reflètent plus nécessairement l’abondance du bois du siècle précédent. L’impact de la déforestation se ressent surtout près des centres urbains où l’on doit aller chercher le bois de chauffage de plus en plus loin.
En 1749, Élisabeth Bégon nous offre un témoignage de la montée des prix : « Notre chère petite fille se désole. Elle dit que le bois n’est pas assez bon marché pour faire de si grands feux et que nous serions bien fous de rester dans un pays où il faut mettre tout son argent à chauffer. »
Malgré ces paroles qui font écho à nos propres inquiétudes vis-à-vis de la cherté de la vie, le bois de chauffage continuera d’être le principal combustible jusqu’à la fin du Régime français.
LES DANGERS LIÉS AU CHAUFFAGE
Le feu réchauffe, voilà l’évidence même, mais il peut accidentellement détruire ! On se méfie donc des incendies. Parmi les sinistres notables en Nouvelle-France, retenons celui du couvent des Ursulines à Québec, qui succombe aux flammes en 1650, et ceux du palais de l’intendant, qui brûle une première fois en 1713 et encore en 1725.
Le danger plane non seulement sur les bâtiments individuels, mais sur des quartiers entiers, comme le rappelle l’incendie de Montréal en 1734.
À la suite de celui-ci, on accuse une esclave du nom de Marie-Josèphe-Angélique d’avoir causé la perte d’une cinquantaine de maisons et on l’exécute sans preuve. Mieux vaut prévenir que guérir, alors : en mars 1710, le Conseil supérieur de Québec émet une ordonnance visant le ramonage des cheminées.
Celle-ci cible la « negligence [sic] des propriétaires et locataires des maisons de cette dite Ville », et oblige les citoyens de Québec à ramoner leurs cheminées une fois par mois pour éviter les incendies.
L’acte même d’aller chercher du bois de chauffage peut poser un certain risque. Dans son livre sur les morts tragiques au XVIIe et XVIIIe siècles, Léonard Bouchard identifie au moins 17 cas de décès accidentels liés au bois !
Entre autres, il soulève le cas de Jacques Bluteau qui a « la tête écrasée par la chute d’un arbre sec ». Louis Côté, quant à lui, se fait tuer à Détroit en 1762 par une branche morte qui lui tombe sur la tête.
Charles Goguet n’est pas plus chanceux : en 1754, l’arbre qu’il coupait lui tombe aussi sur la tête. Dernier exemple, soulignons Pierre Lereau de Charlesbourg qui, en novembre 1711, se fait « écraser sous son voyage de bois ».
DE L’ÂTRE AU POÊLE
L’utilisation de l’âtre semble s’imposer dès les premières explorations du territoire, si l’on se fie à Samuel de Champlain, qui dit avoir vu les vestiges d’une cheminée à l’endroit où Cartier avait hiverné un siècle plus tôt.
En 1684, le baron de Lahontan souligne l’importance des cheminées dans la colonie : « La plupart des maisons sont de bois à deux étages; les cheminées sont extrêmement grandes, car on fait des feux prodigieux pour se garantir du froid qui est excessif depuis le mois de Decembre [sic] jusqu’en avril. »
Aujourd’hui, pour un bon nombre de Québécois à la campagne, il peut sembler tout naturel de se chauffer avec un poêle à bois. Pourtant, ce n’est qu’en 1668 que l’on trouve une première mention documentée d’un poêle, dans ce cas-ci au couvent des Ursulines. Chez les gens aisés, les poêles sont en fonte.
Toutefois, même si l’on ne pouvait pas se payer une telle pièce, l’obligation de se garder au chaud poussait à faire appel à l’ingéniosité : on pouvait se fabriquer des poêles de briques munis d’une plaque en fonte ou d’une tôle de fer.
Les recherches de Marcel Moussette révèlent une variété de formes de poêles au cours du Régime français : des petits, des gros, avec trépied, « à ceinture », etc. Néanmoins, gare aux « patenteux » du dimanche : une ordonnance de 1673 interdit tout poêle « s’il n’est dans une cheminée ou qu’il n’en soit fait de capable pour mettre iceux ».
Si les Canadiens à la fin du Régime français ont enfin réussi à s’habituer à l’hiver, ce n’est pas le cas pour tous les nouveaux arrivants : Pendant la conquête, l’officier français Bougainville bougonne au sujet du « plaisir des femmes de ce pays d’aller en carriole l’hyver [sic] sur les neiges, ou sur les glaces dans des tems [sic] où il semble qu’on ne devrait pas même sortir par nécessité ».
Décidément, on ne s’étonne pas qu’une île tropicale porte son nom… Comme quoi, parfois, la meilleure façon de rester au chaud l’hiver, c’est de fuir ce dernier.
Source : Joseph Gagné, archiviste BAnQ, Journal de Montréal, cahier Weekend, cahier Weekwend, 10 février 2024.
47e jour de l’année
Vendredi, 16 février 2024

En mémoire de…
GARY CARTER 1954-2012 – Receveur étoile des Expos de Montréal.
Pensée et citation du jour…
L’amour est la force de l’univers qui attire, unit et harmonise.
Robert Anthony
Ça s’est passé un 16 février…
(1968) Le premier Centre d’urgence 9-1-1 pour répondre à tous les appels d’urgence fut fondé à Haleyville, Alabama aux États-Unis.
(1994) Environ 12 heures après avoir vu son amie de cœur Isabelle Brasseur remporter une médaille de bronze en patinage artistique avec son équipier Lloyd Eisler, Jean-Luc Brassard cause toute une sensation aux Jeux olympiques de Lillehammer en procurant au Canada sa première médaille d’or, grâce à une victoire spectaculaire en ski acrobatique sur bosses. Il éclipse ainsi le champion olympique d’Albertville, le français Edgar Grospiron, et le russe Sergueï Shoupletzov.
(2012) L’ancien receveur des Expos de Montréal, Gary Carter (né le 8 avril 1954), est décédé des suites du cancer. Il était âgé de 57 ans. Sa perte représente un immense vide chez les partisans des anciens Expos, puisque Carter a marqué l’histoire de la concession montréalaise. Il a évolué dans la métropole de 1974 à 1984, avant d’être impliqué dans un échange avec les Mets de New York. D’ailleurs, il a remporté sa seule Série mondiale avec ceux-ci en 1986. Quelques années plus tard, soit en 1992, le numéro 8 est revenu à Montréal pour conclure une fructueuse carrière de 19 ans dans les ligues majeures.
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La Une
Au Canada, un service de messagerie texte au 911 est offert aux personnes sourdes ou présentant un trouble de la parole, mais pas au grand public.

Ça devait être prêt à la fin de 2020 au Canada, puis ce fut repoussé indéfiniment avec la pandémie. Pouvoir texter le 911 permettrait notamment d’empêcher des chauffards ivres de prendre la route ou de sauver la vie de femmes victimes de violence conjugale. Le Québec tarde pourtant à investir dans l’intégration de cette technologie qui permettrait d’envoyer par écrit (et discrètement) un message de détresse.
Et si envoyer un message texte au 911 pouvait éviter un accident, voire sauver une vie ?
C’est ce que croyait faire Simon*, la veille du jour de l’An.
En plein party de famille dans Lanaudière, son oncle a décidé de partir au volant de son véhicule, en état d’ébriété avancé, lui semblait-il.
Pour éviter un esclandre avec ses proches en appelant la police devant tout le monde, il a envoyé un texto au 911, avec le signalement de la Jeep de son oncle, demandant qu’il soit intercepté.
La même seconde, un message d’erreur est apparu sur son écran. « Appelez le 911 directement. Le texto au 911 n’est pas disponible », y lisait-on.
Peu de temps après, son oncle provoquait une collision frontale sur la route 125 Nord, près de Notre-Dame-de-la-Merci. Deux voitures ont été démolies, mais heureusement, personne n’a été blessé.
« J’avais un mauvais feeling ce jour-là et, comme de fait, il a fait un face-à-face », soupire Simon.
IMPOSSIBLE DE TEXTER LE 911
Les services 911 « de prochaine génération », en cours de déploiement au pays, pourront le permettre à terme, mais il faudra encore attendre plusieurs années.
Joindre les services d’urgence par texto constituerait alors une solution de rechange lorsqu’il est impossible ou dangereux de faire un appel.
« Je ne serais pas le seul à dénoncer des proches si on pouvait texter le 911. C’est niaiseux qu’on ne puisse pas le faire », estime Simon.
Son texto n’aurait peut-être pas empêché l’accident, mais la police aurait pu intercepter son oncle sur place, croit-il.
Lorsqu’il a été mis au courant de la collision, Simon a appelé la police pour dénoncer une fois de plus son oncle, mais il était déjà trop tard.
Son oncle s’en est sorti sans conséquence, déplore-t-il.
Selon une source de la Sûreté du Québec, les agents présents sur les lieux de la collision n’ont observé aucun signe d’ébriété chez le conducteur, ce qui explique qu’ils n’aient pas poussé plus loin l’enquête.
Il est difficile – voire impossible – de faire la preuve de l’état d’ébriété d’un conducteur avec seulement des témoins. Des preuves factuelles, comme un test d’alcoolémie, sont nécessaires pour accuser une personne de conduite avec facultés affaiblies.
UN DRAME ÉVITÉ DE PEU
« Ce monsieur n’a probablement rien appris de cette soirée », regrette Patrick Bessot.
Le père de famille était en route vers son domicile au moment de l’accident. Il avait prévu de célébrer le réveillon du jour de l’An avec son fils adolescent, à Sainte-Anne-des-Lacs.
Sauf qu’il ne s’est jamais rendu.
Quelques minutes après son départ, son véhicule a été percuté de plein fouet par la Jeep de l’oncle de Simon, qui s’était engagée sur sa voie à contresens.
« Ça s’est passé tellement vite. Je ne pouvais pas l’éviter. Je me suis dit que c’était fini. » – Patrick Bessot
L’impact a été foudroyant. Sur le coup, il s’est cru mort. Il a pensé à son fils, qui l’attendait à la maison. Finalement, il s’en est sorti avec quelques ecchymoses et la frousse d’une vie.
Le véhicule de Patrick Bessot a été percuté de plein fouet par un automobiliste.
Patrick Bessot ne blâme pas les policiers, mais il déplore que le conducteur ait échappé au test d’alcoolémie et représente toujours un danger potentiel, malgré un signalement de la famille avant et après l’accident.
« Le système aurait aussi probablement besoin d’une mise à jour avec la popularité des textos », ajoute-t-il.
UN APPEL, ÇA PARAÎT
Ce n’est pas le seul contexte dans lequel un service de messagerie texte au 911 serait pertinent.
Dans une situation de violence conjugale, il pourrait carrément sauver une vie, fait valoir SOS violence conjugale. Appeler le 911 peut constituer un « obstacle » pour une femme qui vit sous l’emprise constante d’un partenaire violent.
« Un appel, ça paraît. C’est plus facile de texter discrètement », explique la porte-parole de l’organisme, Claudine Thibaudeau.
Le besoin s’est révélé d’autant plus urgent pendant la pandémie, alors que les victimes de violence conjugale étaient enfermées avec leur agresseur.
« On s’est mis à recevoir de plus en plus de courriels qui nous demandaient d’appeler la police. Certaines demandes étaient urgentes, mais on les voyait quelques heures plus tard. » – Claudine Thibaudeau, porte-parole de SOS violence conjugale.
Mme Thibaudeau comprend que la technologie n’est peut-être pas encore au point, mais elle aimerait voir la mise en œuvre d’un service intermédiaire qui permettrait de demander une aide d’urgence par texto.
« C’est ce qu’on fait déjà. Si je reçois un courriel qui demande la police, j’appelle le 911. Est-ce qu’on pourrait développer un numéro en attendant le service ? », suggère-t-elle.
En matière de violence conjugale, il faut « dégager le plus possible les chemins vers la sécurité », rappelle-t-elle.
« C’est quelque chose sur quoi il faut mettre de l’énergie, et il me semble que ce serait une voie d’accès aux services d’urgence assez simple à ajouter. »
* Étant donné qu’aucune accusation n’a été portée relativement à la collision, l’identité de Simon a été protégée afin de ne pas permettre d’identifier son oncle.
UN CHANGEMENT QUI TARDE À VENIR
Les services de messagerie texte au 911, qui devaient être prêts à la fin de l’année 2020, tardent à être déployés au pays.
« Aujourd’hui, nous n’avons pas seulement l’option de passer un appel. Nous pouvons envoyer des textos, des vidéos et des photos. Nous voulons nous assurer que les services d’urgence tirent parti des progrès technologiques », indique le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) sur son site.
En 2017, l’organisme fédéral a ordonné à tous les fournisseurs de télécommunications de mettre à niveau leurs réseaux en vue de l’implantation du 911 « de prochaine génération ».
Ce nouveau système amélioré remplacera progressivement l’actuel réseau 911, qui sera officiellement débranché en mars 2025.
Les États-Unis ont aussi entamé un virage vers le 911 de nouvelle génération.
Cette transition comporte plusieurs avantages. Il sera notamment possible de géolocaliser avec plus de précision les appels au 911. Ultimement, les Canadiens pourront aussi joindre les services d’intervention d’urgence par texto et même leur transmettre des photos et des vidéos.
Or, cette dernière fonctionnalité tarde à être déployée.
Pendant la pandémie, le CRTC a reporté indéfiniment les échéances relatives à la mise en œuvre de services de messagerie texte au 911, que les entreprises de services sans fil mobiles devaient initialement être prêtes à offrir au 31 décembre 2020.
À l’heure actuelle, l’organisme fédéral n’a toujours pas fixé de nouvelles échéances, évoquant des « défis fonctionnels ».
PAS DE FINANCEMENT DE QUÉBEC
Les centres d’appels se préparent eux aussi à la transition.
Or, le Québec est en retard par rapport au reste du pays, déplore le Centre d’expertise multiservice (CAUCA), qui répartit les appels d’urgence de 560 municipalités.
C’est que le passage vers le 911 de nouvelle génération coûte cher.
Les centres d’appels doivent mettre à niveau leurs outils technologiques et former leurs employés aux nouvelles fonctionnalités.
En Ontario, le gouvernement a annoncé en avril dernier un investissement de 208 millions à la modernisation du système 911. D’autres provinces ont augmenté la taxe municipale affectée au 911 afin de financer leur transition.
« Au Québec, on n’a aucun financement au moment où on se parle », déplore Marie-Andrée Giroux, directrice du développement des affaires, des communications et de la division CITAM au CAUCA.
Conséquence : la transition des centres d’appels québécois vers le 911 de nouvelle génération est mise à mal, croit Mme Giroux. L’an dernier, CAUCA, qui a déjà investi plus de 1,2 million dans la mise à niveau de ses systèmes, a décidé de tout mettre sur pause en attendant des fonds du gouvernement.
« On espère qu’il va y avoir quelque chose pour le 911 de prochaine génération dans le prochain budget en mars. » – Marie-Andrée Giroux, directrice du développement des affaires, des communications et de la division CITAM au CAUCA
Par courriel, le ministère de la Sécurité publique (MSP) rappelle que le financement des centres d’appels est une responsabilité municipale.
Toutefois, il se dit « conscient que la modernisation générera des coûts additionnels pour les centres ».
« Le MSP est à évaluer l’ampleur de l’effort requis et analyse différents scénarios pour assurer une transition vers le nouveau système qui répondra aux besoins des Québécoises et des Québécois en considérant les enjeux des centres d’appels d’urgence », indique la relationniste Louise Quintin.
Source : Léa Carrier, La Presse, 14 janvier 2024
46e jour de l’année
Jeudi, 15 février 2024

En mémoire de…
RAYMOND LÉVESQUE 1928-2021 – Auteur-compositeur-interprète, poète, romancier et dramaturge québécois.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Michelle Therrien – Jean-Guy Therrien
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour…
Tôt ou tard, tout amour semé donnera de belles fleurs.
Raoul Follereau
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Ça s’est passé un 15 février…
(1839) Colborne ordonne l’exécution publique des patriotes. Cinq Patriotes, condamnés à mort relativement à l’insurrection de 1838, périssent sur l’échafaud. Il s’agit de Chevalier De Lorimier, notaire, Charles Hindenlang, militaire français, Pierre-Rémi Narbonne, huissier, Amable Daunais, cultivateur, et François Nicolas, instituteur. La veille de son exécution, De Lorimier avait rédigé son testament politique.
Un autre groupe de cinq prisonniers fut aussi exécuté le 18 janvier 1839. Il s’agit de Pierre Decoigne, François Hamelin, Joseph Robert, Ambroise Sanguinet et son frère Charles. Deux autres (Joseph Duquet ou Duquette et Joseph Narcisse Cardinal) ont aussi été pendus le 21 décembre 1838. Les exécutions auront lieu devant la prison de Montréal, au Pied-du-Courant, à l’angle des rues Notre-Dame et de Lorimier, où se dresse aujourd’hui un monument à la mémoire des 12 pendus.
(1971) On annonce la fin de l’émission de variétés la plus populaire de tous les temps, THE ED SULLIVAN SHOW, après 23 ans d’existence. La série a présenté à l’Amérique du Nord les plus grands artistes, d’Elvis aux Beatles.
(2021) C’est à compter d’aujourd’hui que les snowbirds et autres Canadiens qui rentreront au pays d’un voyage non essentiel, par la voie terrestre, devront fournir la preuve qu’ils n’ont pas la COVID-19 lors de leur passage aux postes frontaliers.
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La Une
Je souhaite que vous trouviez tout l’amour de ce monde,
tous les câlins chaleureux qui vous bloquent le chagrin
et tous les baisers qui remplissent votre cœur de joie.
Profitez pleinement de cette fête de l’amour.

45e jour de l’année
On célèbre aujourd’hui…
LE JOUR DE LA SAINT-VALENTIN
Pensée et citation du jour…
Il ne sert à rien d’éprouver les plus beaux sentiments si on ne parvient pas à les communiquer.
Stephan Sweig
Ça s’est passé un 14 février…
(1929) Les hommes d’Al Capone exécutent sept membres d’un gang rival à Chicago, le gang de Buggs Morane ou « gang des Irlandais ». La tuerie a lieu dans un local clandestin de consommation de bière. Déguisés en policiers, les sbires de Capone ont berné leurs ennemis. Al Capone était en Floride au moment des faits. Depuis le milieu des années 20, il contrôle le commerce clandestin de l’alcool. Son organisation mafieuse compte une centaine de membres.
(1984) Gaétan Boucher devient le premier athlète québécois à mériter une médaille d’or individuelle aux Jeux olympiques d’hiver. Le patineur gagne l’épreuve de 1000 mètres en patinage de vitesse aux Jeux de Sarajevo, en Yougoslavie.
(2007) La police de Sherbrooke confirme qu’un de ses policiers a été victime d’un attentat à la voiture piégée. Son auto-patrouille a explosé dans le stationnement d’un restaurant de la rue King, dans l’ouest de la ville. Le policier a tout juste eu le temps de s’extirper de la voiture avant qu’elle ne prenne feu. Selon le Service de police de Sherbrooke, un engin explosif avait été placé dans le véhicule. La bombe utilisé était de type shrapnel, projetant une nuée de projectiles (des vis à gypse). Le policier victime de l’attentat a subi des blessures mineures, mais a subi un violent choc nerveux. L’attentat n’a pas été revendiqué.
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La Une

Maintenant neuf années, papa, tu nous quittais pour le grand voyage, sans prévenir, sans déranger, comme une feuille au vent. Je me rappelle le moment, à des milliers de kilomètres de toi où on célébrait et festoyait… j’apprenais la terrible nouvelle. C’était hier. C’était un vendredi 13. C’était la détresse.
Immanquablement, la Saint-Valentin me ramène à toi et parfois, à mon réveil, j’imagine comment doit se dérouler ta seconde vie, celle qu’on dit éternelle.
Tu as toujours été et demeure un exemple pour moi, une idole, un idéal. Ton altruisme continue de me servir d’exemple dans ma propre vie.
J’ai pensé à toi aujourd’hui, hier et tous les autres jours d’avant. Je pense à toi en silence. La douleur est moins vive mais la mémoire, toujours vivante ramène les sourires de nos meilleurs moments sur cette terre.
Le ciel t’a dans ses bras, moi je t’ai dans mon cœur. Je sais et je sens que tu m’entends.
Un héros ça ne meurt pas. Alors de ton nuage et accompagné de maman, puissiez-vous continuer à guider nos pas dans le chemin qui nous est destiné, comme vous l’avez fait admirablement toute votre vie.
« Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes. »
44e jour de l’année
Mardi, 13 février 2024

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Marie-Claire Robert
Bon anniversaire !
On jase là…
L’incident du lancer frappé dans un filet désert par Ridley Greig des Sénateur à Ottawa, samedi, a fait sauter les plombs de Morgan Rielly, des Maple Leafs de Toronto, qui a infligé un violent double échec au visage de Greig en signe de frustration. Malheureusement, la ligue nationale est devenue une ligne de jeunes et ces derniers veulent s’affirmer et y aller de démonstrations spectaculaires. Le résultat est que Rielly s’expose à une suspension d’au moins 5 parties, sinon plus. N’en déplaise à certains, le code d’honneur dans la LNH est d’une autre époque totalement révolue.
Pensée et citation du jour…
À soixante-dix ans, il est meilleur pour la santé d’avoir des femmes dans la mémoire que sur ses genoux.
Maurice Chevalier
Ça s’est passé un 13 février…
(1949) Les 2000 mineurs de la Canadian Johns-Manville d’Asbestos déclenchent un arrêt de travail illégal pour appuyer leurs revendications salariales. Dès le jour suivant, ils recevront l’appui des 3000 syndiqués des mines de la région de Thetford-Mines et Black Lake. C’est le début de la grève de l’amiante qui se poursuivra jusqu’à la fin de juin, marquant profondément le syndicalisme québécois. Le conflit, envenimé par l’embauche de briseurs de grève à Asbestos, sera ponctué de nombreux incidents violents, à la faveur de l’arrivée dans la ville d’importants effectifs de la Police provinciale.
(1981) À la Base des Forces Canadienne de Moose Jaw, trois élèves-pilotes très uniques débarquent pour commencer leur entraînement. Moins d’un an plus tard, le 13 février 1981, les capitaines Leah Mosher, Nora Bottomley et Dee Brasseur sont les premières femmes pilotes canadiennes. La communauté des pilotes de la Force aérienne du Canada en est transformée à jamais.
(2012) Les étudiants des universités québécoises débutent leurs moyens de pression afin de protester contre la hausse des frais de scolarité. La grève étudiante québécoise de 2012 désigne l’ensemble des événements, mouvement sociaux et perturbations induits par une grève étudiante générale et illimitée dans certains établissements d’enseignement supérieur québécois du 13 février au 7 septembre 2012.
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La Une
Éliminez ces tache tenaces sur les tapis et les vêtements grâce à ces trucs de grand-mère efficaces… Parole de madame Chasse-Taches !

UNE TACHE D’ORIGINE INCONNUE
Si vous avez de la difficulté à déloger une tache d’origine inconnue, imbibez-la de savon à vaisselle liquide et laissez le savon agir 24 heures avant de laver le vêtement à nouveau dans votre machine à laver. Ce petit truc est efficace pour une très grande proportion de gaffes.
DU CALCIUM SUR LES PANTALONS
Ah les vilains cernes qu’on retrouve au bas des pantalons dus à l’épandage de sel en hiver ! Vous pouvez protéger le bas de vos pantalons en les vaporisant avec un protecteur de tissu qu’on trouve en vente dans les magasins de chaussures ou les cordonneries. Si vos pantalons sont déjà tachés, utilisez un chiffon imbibé d’eau et de vinaigre blanc (1 part de vinaigre pour 4 parts d’eau) et frottez les cernes qui disparaîtront.
LA SAUCE TOMATE
L’eau oxygénée fait disparaître les taches de ketchup, de sauce tomate et de sauce chili. Un pain de savon de Marseille ou un pain de savon de pays est idéal pour enlever ce type de tache. Mouillez la tache, frottez-la avec le pain de savon, laissez agir une heure avant de laver le vêtement. Si une coloration rouge demeure sur le vêtement, imbibez la tache de jus de citron et exposez au soleil pendant quelques heures.
TACHE DE CAFÉ INCRUSTÉE
Pour enlever une vieille tache de café sur une nappe, il suffit d’enduire la tache d’un mélange à parts égales de borax et d’eau. Laissez reposer une quinzaine de minutes avant de laver le tissu. Sur un tissu de couleur, lorsque la tache persiste après le lavage, délayez un jaune d’œuf dans un peu d’eau tiède. Étalez ce mélange sur la tache. Laissez agir une journée avant de rincer à l’eau tiède.
LE LAIT À LA RESCOUSSE
Faites disparaître une tache de sauce tomate sur un tapis. Versez un verre de lait lentement sur la tache. Nettoyez le tout avec du papier absorbant. Les nappes et autres tissus remisés depuis quelques années ont tendance à présenter des lignes de pliures jaunies. Imbibez les parties jaunâtres avec du lait et faites sécher au soleil avant de laver avec le détersif habituel.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 10 février 2024, p20
43e jour de l’année
Lundi, 12 février 2024
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES ENFANTS SOLDATS

En mémoire de…
ARMAND DESPONTS 1937-2023 – Connaissance.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Kayla Luis
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour…
La seule condition au triomphe du mal, c’est l’inaction des gens de bien.
Edmund Burke
Ça s’est passé le 12 février…
(1920) Aurore Gagnon, 10 ans, désignée dans la mémoire collective sous le nom d’Aurore l’enfant martyre, succombe aux mauvais traitements qui lui ont été infligés. Télesphore Gagnon et Marie-Anne Houde seront accusés de meurtre. Le premier sera condamné à la prison à perpétuité mais sera libéré en 1925 pour bonne conduite. Après que Marie-Anne Houde ait donné naissance en prison à des jumeaux, elle échappera à la pendaison deux jours avant l’exécution de la sentence, et la peine sera ensuite commuée en emprisonnement à vie. Libérée en 1935, elle mourra victime du cancer moins d’un an plus tard.
(1941) Alexander Fleming, découvreur de la péniciline. Griffé par une rose, un policier londonien à l’agonie causée par un empoisonnement de sang est le premier malade traité avec de la pénicilline. Le policier Albert Alexander reçoit en intraveineuse une dose de 160 mg de pénicilline. Le lendemain, l’état du malade commence à s’améliorer. Sa température a chuté. Il retrouve de l’appétit. Les médecins reprennent espoir. Mais après la quatrième et dernière injection, l’infection n’a malheureusement pas totalement disparu. Alors elle repart de plus belle. Plus rien ne peut sauver l’homme qui meurt un mois plus tard, le 15 mars.
(1959) Mise en marché de la poupée Barbie. Elle coûtait 3$ à l’époque. Son vrai nom: Barbie Millicent Roberts. Aujourd’hui, une Barbie originale de 1959 vaut sur le marché 5 000$. Au départ, Barbie était la copie d’une poupée allemande pour adulte du nom de Lilli, De 1959 à 1960, Barbie était seulement en noir et blanc : ses cheveux étaient noirs, la prunelle de ses yeux était blanche et elle portait un maillot zébré. La raison en est que la publicité de Barbie mobilisait un médium nouveau à l’époque : la télévision. Il fallait qu’elle soit à son meilleur sur le petit écran qui ne diffusait pas encore en couleur.
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La Une
On sait où il est à l’intérieur de notre personne, mais que sait-on de son utilité ? Le texte qui suit, nous en donne un aperçu et prouve qu’on peut s’instruire à tout âge.

Difficile de croire que cette grosse de masse gélatineuse traite chaque jour des millions d’informations, en plus de contrôler vos fonctions vitales. Et pourtant, tout ce qui se passe dans votre corps a quelque chose à voir avec votre cerveau !
C’est vraiment le centre de contrôle le plus perfectionné qui soit. Protégé par trois membranes (les méninges) et par les os de votre boîte crânienne, il reçoit constamment de l’information sous forme de courant électrique !
Cette information se rend jusqu’à lui en voyageant par les nerfs, à une vitesse pouvant atteindre 430 kilomètres à l’heure.
DE QUELLE GENRE D’INFORMATION S’AGIT-IL ?
Tout ! L’alléchante odeur du pain frais, la douloureuse piqûre d’un insecte, l’aveuglante lumière du soleil… Et votre cerveau réagit en conséquence : il ordonne à vos glandes salivaires de s’activer, à vos doigts de vous gratter ou à vos yeux de se fermer. Ces ordres voyagent eux aussi sous forme de courant électrique.
ET CE N’EST PAS TOUT
Si votre cœur bat sans cesse, c’est grâce à lui. Si vos poumons s’emplissent d’air frais, c’est encore lui. Et si votre système digestif s’active après chaque repas, c’est grâce à… Bref, votre cerveau est un véritable chef d’orchestre. Il es bien précieux ! Sans compter les rêves, les réflexions, le langage et les calculs que les 100 milliards de neurones qui le constituent permettent d’accomplir en tout temps.
Source : Québec Science
42e jour de l’année
Dimanche, 11 février 2024

En mémoire de…
RÉAL GIGUÈRE 1933-2019 -Animateur de télévision, de radio, scénariste et acteur québécois.
WHITNEY HOUSTON 1963-2012 – Chanteuse, actrice, productrice américaine et mannequin.
Pensée et citation du jour…
Dites à une femme que vous l’aimez, elle finira par vous trouver beau.
Claude Falardeau
Ça s’est passé un 11 février…
(2013) Le pape Benoît XVI a annoncé qu’il démissionnera le 28 février, devenant ainsi le premier souverain pontife à prendre cette décision en près de 600 ans.Un conclave sera maintenant organisé de manière à choisir un nouveau pape d’ici la fin du mois de mars.
(2015) Au cours de la dernière année, la population du Grand Montréal a franchi le cap des 4 millions de personnes, alors que partout au pays de plus en plus de gens vivent dans les grands centres aux dépens des autres régions. Selon de nouvelles données publiées par Statistique Canada, mercredi, la population de la région métropolitaine de Montréal comptait 4 027 100 personnes au 1er juillet 2014.
(2020) Ce n’était pas arrivé depuis 2008. Bagdad s’est réveillée sous quelques centimètres de neige, un phénomène rarissime dans ce pays du Moyen-Orient davantage habitué à souffrir de la chaleur extrême et qui n’avait connu qu’un précédent en plus d’un siècle.
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La Une
Si tu as déjà porté un manteau d’hiver et des shorts en même temps, tu vis au Québec !

Si tu mesures la distance en heures, tu vis au Québec !
Si dans ta voiture tu as déjà passé du chauffage, au climatiseur, et revenu au chauffage dans la même journée, tu vis au Québec !
Si tu es capable de conduire à 80 km/h dans 2 pieds de neige et dans une tempête de neige sans broncher, tu vis au Québec !
Si tu as déjà fait des ajustements aux costumes d’Halloween de tes enfants pour qu’ils puissent les porter par dessus un habit d’hiver, tu vis au Québec !
Si tu transportes des câbles à survoltage et que ta femme sait s’en servir, tu vis au Québec !
Si la limite sur l’autoroute est 100 km/h, que tu roules 130 km/h et que tout le monde te dépasse, tu vis au Québec !
Si conduire est préférable en hiver car les nids de poule sont remplis de neige, tu vis au Québec !
Si tu connais les 4 saisons; Presque l’hiver, l’Hiver, encore l’esti d’Hiver et les nids de poule, tu vis au Québec !
Si tu trouves moins 6 degrés juste un peu frisquet, tu vis au Québec !
Finalement… Que signifie réellement les lettres suivantes ?
TVQ et TPS
Tu Vis au Québec et Tu Payes en Sacrament !!!
41e jour de l’année
Samedi, 10 février 2024

En mémoire de…
GILLES PROULX 1961-2001 – Policier à la Ville de Longueuil.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Nathalie Héroux
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour…
La meilleure façon de ne pas avancer est de suivre une idée fixe.
Jacques Prévert
Ça s’est passé un 10 février…
(1942) Premier disque d’or de l’histoire, présenté à Glenn Miller qui a vendu 1 200 000 copies de « Chattanooga Choo Choo ». L’enregistrement est resté en tête du palmarès pendant neuf semaines.
(1972) Guy Lafleur marque trois buts et devient la première recrue de l’histoire (moderne) de la LNH à réussir trois tours du chapeau en une même saison alors que les Canadiens de Montréal l’emportent 7 à 1 sur les Blackhawks de Chicago au Forum.
(2009) Le bilan des morts des importants feux qui ravagent le sud de l’Australie ne cesse de s’alourdir. Le premier ministre de l’État de Victoria, durement touché par les incendies, a confirmé aujourd’hui que le bilan dépassera les 200 morts. C’est que le dernier bilan officiel confirme le décès de 181 personnes, mais une cinquantaine d’autres corps, qui sont à l’institut médico-légal, n’ont toujours pas été comptabilisés.
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La Une
C’est arrivé encore une fois. Quoi donc ? À Toronto, dans le cadre du Match des étoiles de la LNH, l’hymne national canadien a été chanté exclusivement en anglais. Encore une fois. Les gens de Toronto ont-ils oublié le français ? Ont-ils jugé que ce n’était pas assez important ?
***
NDLR : Dans certaines villes américaines, lors du passage des Canadiens de Montréal, on a la délicatesse de chanter une partie de notre hymne national en français. Pas à Toronto !
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Franchement, on s’en fout.
Car les faits sont là : il devient de plus en plus banal d’oublier la langue française.
Évidemment, nos fédéralistes braillent en public. Ils déchirent leur chemise, ou font semblant de la faire. C’est la politique des sanglots et des lamentations.
On se plaint, on chouine, on chiale, on rêve même de montrer ses dents, mais à la fin, on se couche.
Car en dernière instance, nos fédéralistes finiront toujours par prendre leur trou et accepter ce pays tel qu’il est.
Ce sont des inconditionnels du Canada.
FÉDÉRALISME
Pour eux, il vaudra toujours mieux négocier à la baisse la défense des intérêts du Québec et rapetisser son identité que de marquer une ligne rouge à ne pas franchir, sans quoi ils feraient le choix de l’indépendance. Ils préfèrent voir le peuple québécois se noyer en anglais plutôt que rompre avec le fédéralisme.
Cela ne les empêchera pas de pleurer. Ils aimeraient bien que le Canada les respecte un peu. Ils aimeraient bien que le Canada ne les humilie pas ouvertement. Ils aimeraient bien ne pas se sentir insultés régulièrement.
Mais pas au point de dire un jour « assez c’est assez ».
Alors au mieux, ils téteront de temps en temps un bout d’hymne national en français. C’est un peu minable, oui, mais ils s’en contentent.
Et si jamais le Canada leur accorde ces rares miettes, ils seront tout heureux d’être contents. Ils y verront la preuve que tout n’est pas perdu, et qu’ils peuvent encore espérer de temps en temps quelques piécettes de dignité.
Et même si ces piécettes sont de moins en moins nombreuses, et même si ces miettes sont de plus en plus petites, ils souriront.
On appelle cela la domestication.
On appelle cela des fédéralistes convaincus.
Le Canada est un pays bilingue de langue anglaise et il le sera de plus en plus.
Faut-il préciser que cela n’est pas seulement vrai dans le domaine des représentations sportives. Il suffit de voir l’évolution du cabinet fédéral pour s’en convaincre.
Autrefois, on comptait le nombre de ministres bilingues. Cette préoccupation est désormais révolue. On préfère s’attarder à tous les symboles du multiculturalisme extrême. Autre symbole : la gouverneure générale, choisie alors qu’elle ne parlait pas français. Ce n’est qu’un détail.
ACCOMODEMENTS
Cela va encore plus loin : le Canada anglicise Montréal, puis Laval, mais encore une fois, nos fédéralistes s’en accommodent. Tant qu’ils peuvent s’accrocher au « bonjour » du « bonjour-hi », ils se disent que tout va bien, et qu’il serait intolérant de penser autrement.
Nos fédéralistes tètent désormais des accommodements raisonnables linguistiques.
Ce sont les cocus contents du Canada. Tel est le destin qu’il leur réserve : celui des petits téteux chialeux.
Source : Mathieu Bock-Côté, Journal de Montréal, 7 février 2024, p10
40e jour de l’année
Vendredi, 9 février 2024

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Lise Lafontaine – Claire Blondin – Micheline Bolduc
Bon anniversaire !
On jase là….
Attention à vous, si vous circulez dans l’arrondissement d’Outremont. Un employé de la Sécurité publique vous surveille. Si en vous regardant, s’il dégaine rapidement son chronomètre, c’est qu’il vous a répéré comme délinquant sur le nouveau règlement pour les véhicules à essence qui roulent au ralenti, plus de 10 secondes. Mieux vaut alors arrêter votre moteur immédiatement pour éviter une contravention. Si vous prévoyez traverser cet arrondissement, soyez sûr que votre véhicule est en ordre, que la transmission fonctionne et que le moteur puisse s’éteindre. Il y va de la santé de votre portefeuille.
Pensée et citation du jour…
Le jour où vous ne brûlerez plus d’amour, d’autres mourront de froid.
François Mauriac
Ça s’est passé un 9 février…
(1984) Guy Lafleur réussit trois buts et récolte une passe face aux Canucks de Vancouver, portant son total de points en carrière à 1220. Il devient ainsi le meilleur pointeur de l’histoire du Canadien, devant Jean Béliveau.
(2005) Les employés de la succursale de Jonquière, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ont formé le premier magasin Walmart complètement syndiqué en Amérique du Nord en 2004. Le combat opposant Walmart à ses ex-employés s’est amorcé le 9 février 2005 lorsque le marchand a annoncé la fermeture de son magasin de Jonquière, affirmant que le magasin se trouve dans une situation financière précaire.
(2007) Après le dévoilement, par des hauts fonctionnaires fédéraux, de dépenses non justifiées de la lieutenante-gouverneure du Québec, Lise Thibault, plusieurs partis politiques tant fédéraux que provinciaux dénoncent ces dépensent et exigent une enquête de la vérificatrice générale du Canada.
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La Une
C’est très rafraîchissant d’entendre Paul St-Pierre Plamondon relever le défi de remettre le Parti québécois sur les rails avec le résultat que l’on connaît.

Ce parti souverainiste à qui on annonçait une mort inévitable, trône maintenant au sommet des sondages sur l’intention de vote des Québécois. Pourquoi ? Parce que PSPP en plus d’être convaincu est convaincant.
Ils est intelligent, instruit, posé, habile et inspire confiance.
Il faut l’entendre parler et débattre de tout ce qui touche la politique avec assurance et promettre ce que beaucoup de chefs péquistes avant lui n’ont osé; faire du Québec un pays souverain.
Mis à part les Lévesque, Parizeau et Bouchard, qui ont tenu des référendums, les autres attendaient des conditions gagnantes. Comment voulez-vous justement amener ces conditions gagnantes si vous n’en parlez pas ?
Cette semaine on a pu voir qu’une forte majorité de Québécois ferait confiance à PSPP comme premier ministre, mais que la souveraineté ne passerait pas. Et qu’est-ce que Paul St-Pierre Plamondon à répondu aux journalistes qui le questionnait ? Il a été on ne peut plus clair; « Le Parti québécois est un parti souverainiste, dont la seule raison d’exister est de faire du Québec un pays » ! Et vlan, sans hésitation !
C’est l’attitude et la conviction que j’attendais de tous les autres chefs péquistes mais qui n’ont pas osé promouvoir les bienfaits de notre souveraineté.
Des Québécois disent non au pays en devenir. Pourquoi ? Ils n’ont pas vraiment de raisons, c’est dans leur nature. Il ne faut pas brasser la cage. On encaisse la haine des Canadiens envers nous, sans rien dire ou faire. On le voit constamment quand on parle de langue française.
Pour faire une analogie avec un couple, quand c’est toujours le même qui encaisse, qui se soumet, ça se termine toujours par une séparation ou un divorce. L’autre ne peut pas tout endurer sans réagir. Vient le moment où il faut se tenir debout et se prendre en main. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.
On le voit partout au Canada, dès que le Québec lève le petit doigt, c’est la levée de boucliers. On se fait dire de partir si on n’est pas content. Pourquoi se le faire redire, redire et redire encore. On bouge !
La stratégie de PSPP est la bonne il veut se faire convaincant comme l’était feu René Lévesque, un visionnaire qui ne voulait pas embarquer dans une galère qui n’avait aucun sens. C’était songé, souhaitable pour s’épanouir pleinement. Toutes les analyses sérieuses le confirment; le Pays du Québec est viable. Alors on attend quoi ?
Le jour où le Québec accèdera à son indépendance, ce sera la fin du Canada et les autres provinces seront tentés de faire de même. Pensons à l’Alberta et à la Colombie-Britannique qui l’ont déjà invoqué.
Demain, je publierai un article de Mathieu Bock-Côté qui brosse un portrait assez réaliste de la société québécoise d’aujourd’hui, face à son destin.
Paul St-Pierre Plamondon, c’est notre Ti-Poil 2,0. Un messie !
39e jour de l’année
Jeudi, 8 février 2024

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Claude Lamoureux – Solange Vallières
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour…
Un conciliateur c’est quelqu’un qui nourrit un crocodile en espérant qu’il sera le dernier à être mangé.
Winston Churchill
Ça s’est passé un 8 février…
(1924) Aux États-Unis, première exécution dans une chambre à gaz dans la prison de Carson City au Nevada. De nos jours, cinq états américains utlisent toujours la chambre à gaz comme moyen légal d’exécution. Jon Gee, un Chinois, reconnu coupable de meurtre fut la première personne à subir ce sort.
(1993) Robert Charlebois remporte un Victoire de la musique à Paris, lors de la 8e remise de ces prix, pour son album « Immensément », consacré le meilleur dans la catégorie Musiques du monde. C’est la première fois que le chanteur remporte un trophée en France, où il fait pourtant carrière depuis 25 ans.
(1994) Pour lutter contre la contrebande de cigarettes, le prix de la cartouche au Québec est réduit de moitié: Québec réduit sa taxe de 11 $, Ottawa de 10 $.
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La Une
LA MORT BRUTALE ET SOLITAIRE DE MANUELA VALENTE
Le 17 octobre 2023, Manuela Valente s’est suicidée à l’âge de 82 ans. Je cite l’avis de décès rédigé par sa famille : Manuela a choisi de mettre fin à l’insupportable douleur qu’était devenue sa cécité. Pour une femme qui prisait tant la beauté de tout ce qui l’entourait – les personnes, la faune, la flore, l’art – et qui lisait comme l’on respire, la vie avait perdu tout son sens.

Privée de sa vision par cette maladie du nerf optique qu’est le glaucome, Manuela Valente ne souffrait par ailleurs d’aucune autre maladie. Elle ne prenait aucun médicament. Sans ce glaucome, elle aurait été absolument pétante de santé.
Mais la perte de vision dans un œil en 2016, puis dans l’autre en 2023, a gravement affecté sa qualité de vie. Marcher seule devenait un parcours de combattante. Même avec des aides technologiques, lire devenait de plus en plus pénible. Et dans les soupers de famille, Manuela Valente devenait – selon elle – un fardeau.
Ajoutez à cela que la vieille dame souffrait d’une surdité grandissante – presque complète – depuis une décennie.
Grande lectrice, Manuela Valente écrivait aussi depuis toujours. Elle notait ses joies, ses peines, ses impressions, ses craintes. Après sa mort, ses filles ont découvert des pages et des pages de réflexions.
Le 2 mai 2019, Mme Valente écrivait : Je suis devenue la pièce du casse-tête familial qui n’arrive plus à s’insérer parfaitement dans le « paysage », mes « bords » ne s’ajustant plus à ceux des autres pièces. Il y a toujours trop d’espace entre nous…
Puis, en septembre de la même année : La seule autonomie qui me reste est celle à l’intérieur de mon appartement, où je me débrouille assez bien, même dans la cuisine… Tout en poussant des cris de rage quand tout me tombe des mains constamment. Je n’arrive pas à distinguer toutes les taches noires sur les pommes de terre que j’épluche.
Dans le même texte de 2019 : Les gens que je croise dans la résidence sont tous des inconnus, puisque je n’arrive pas à distinguer leurs traits. Je me sens comme un fantôme au milieu d’autres fantômes.
La prose de Manuela Valente a documenté avec désespoir et lucidité son lent enfermement, au fil des années.
Le 26 mai 2023, elle écrivait : J’ai l’impression d’être coincée entre deux planches qui se rapprochent de plus en plus et qui finiront par m’écraser, me privant du peu de vision qu’il me reste. J’aurai bientôt 82 ans. L’avenir que je prévois est sombre, littéralement et concrètement. On me dit que même à cet âge, nombreux sont ceux qui apprennent le braille. Ils sont courageux, sans aucun doute, mais je n’en ferai pas partie. Quand je n’aurai plus la moindre parcelle de l’autonomie qu’il me reste, ma vie aura pris fin.
Cinq mois après avoir écrit ces mots, Manuela Valente s’est donné la mort de façon brutale et solitaire en se lançant du haut du balcon, au 6e étage de son appartement des Jardins Intérieurs, la RPA où elle habitait à Saint-Lambert.
En janvier 2022, Manuela Valente avait convoqué ses trois filles – Paula, Alexandra et Filipa – pour leur annoncer qu’elle approchait du point de non-retour : « Le jour où je ne pourrai plus être indépendante, et lire, je vais mettre fin à mes jours. »
C’est Alexandra Mendès, une des filles de Manuela Valente, qui m’a sondé pour que je raconte l’histoire de sa mère. Mme Mendès est députée fédérale de Brossard–Saint-Lambert.
Ce qui a poussé Mme Mendès à me contacter ? Lancer une discussion sur l’accès à l’aide médicale à mourir pour les personnes comme sa mère, des personnes bien portantes mais irrémédiablement plombées par des maux débilitants, comme une cécité progressive.
Selon Alexandra Mendès, sa mère s’était fait refuser l’AMM : « Son médecin lui aurait dit qu’elle n’y était pas admissible. »
D’où cette annonce faite par Mme Valente à ses filles, en janvier 2022, celle où elle leur annonçait qu’un jour, elle prendrait elle-même les moyens pour échapper à son enfermement.
Je retourne aux mots écrits par Manuela Valente, le 26 mai, cinq mois avant son suicide. Ils semblent accréditer la thèse d’un refus de l’AMM : Pourquoi ne me donnent-ils pas le droit de mettre fin à mes jours entourée de ma famille en proposant mes organes pour des greffes ? Pourquoi un choix fait par une personne possédant toutes ses facultés mentales n’a-t-il pas la même valeur qu’un choix déterminé par une maladie mortelle ? Pour moi, ma future cécité équivaut à une maladie mortelle. Qui, sinon moi, peut décider des conditions minimales pour une vie acceptable ? Qui peut me forcer à vivre ?
Alors pour « prouver » que Manuela Valente s’était fait dire par son médecin que sa situation n’était pas suffisante pour avoir accès à l’AMM, il y a deux « preuves ».
Un, les mots écrits par la vieille dame elle-même : Pourquoi ne me donnent-ils pas le droit de mettre fin à mes jours entourée de ma famille.
Deux, ce que Mme Valente a dit à ses filles. Je cite Alexandra Mendès : « Le médecin lui aurait dit qu’elle ne respectait pas les critères. C’est tout ce que j’en sais. Je sais, avec une certitude inébranlable, que si elle avait eu le moindre espoir d’avoir l’aide médicale à mourir, elle l’aurait choisie. »
J’ai donc commencé à explorer l’histoire de Mme Valente avec cet a priori : voici une femme qui s’est fait refuser l’aide médicale à mourir parce qu’elle n’était pas « assez » gravement malade. Et cette femme a donc décidé de mettre fin elle-même à ses jours, de façon brutale et solitaire, pour échapper à son emmurement.
Sauf que…
ADMISSIBLE À 100 %
Sauf qu’en faisant des vérifications, il est loin d’être clair que Manuela Valente était inadmissible à l’aide médicale à mourir. J’ai consulté deux médecins qui ont une connaissance approfondie des soins de fin de vie qu’est l’AMM en leur exposant les détails de la condition de Mme Valente et tous deux ont été étonnés, lors d’entrevues séparées : cette patiente, selon eux, remplissait tous les critères pour recevoir l’AMM.
Je cite le Dr Georges L’Espérance, un neurochirurgien à la retraite qui a prodigué l’AMM des dizaines de fois à des patients québécois depuis des années : « Cette dame était admissible à 100 %. »
Le médecin cite le caractère grave et incurable du glaucome, sans traitement pour le compenser ou l’atténuer ; le déclin avancé et irréversible ainsi que les « évidentes souffrances psychologiques et existentielles » vécues par Manuel Valente.
En caviardant des informations personnelles, le Dr L’Espérance m’a par ailleurs présenté la fiche d’un ancien patient dont la situation était très semblable à celle de Mme Valente : il a reçu l’AMM, lui, pour cause de tourments liés à la cécité en vertu d’une demande faite à l’été 2023.
Et l’autre médecin que j’ai consulté – qui prodigue lui aussi l’AMM – m’a fait suivre un document créé par la Commission sur les soins de fin de vie du Québec en septembre 2023. À partir des 16 000 cas répertoriés d’AMM au Québec, la Commission a créé 29 cas types de personnes ayant reçu l’AMM. Or, le cas no 28 évoque les tourments liés à la cécité, la dégénérescence maculaire et un décollement rétinien comme conditions d’admissibilité à l’AMM1.
Constat : il est pour le moins particulier que Mme Valente se soit fait dire qu’elle n’était pas admissible à l’aide médicale à mourir.
J’ai contacté le Dr Serge Boudreau, médecin de Manuela Valente. Il m’a dit qu’il était tenu au secret professionnel, même si la personne est décédée :
« Au sujet de l’aide médicale à mourir, je m’en tiens à la loi et fais la référence quand un sujet y est admissible. Il y a donc des conditions non admissibles à l’AMM. »
La notion de confidentialité du dossier médical, même post-mortem, est compréhensible. Mais ce qui s’est dit entre Manuela Valente et ce médecin de famille à propos de l’AMM est peut-être une piste d’investigation pour Me Nathalie Lefebvre, la coroner qui enquête sur le suicide de Mme Valente.
Qu’a dit le médecin à sa patiente Manuela Valente au sujet de son admissibilité à l’AMM ? Lui a-t-il erronément affirmé que sa cécité n’était pas un facteur pouvant lui permettre d’avoir l’AMM ? Le cas échéant, quel fut son raisonnement ? Était-il au fait de tout le spectre des critères d’analyse d’une personne qui fait une demande d’AMM ?
Cette confusion chez certains médecins est documentée et a été l’objet d’un reportage récent dans La Presse2, sous la plume de Marie-Claude Malboeuf. L’idée, ici, n’est pas de jeter la pierre au médecin de Mme Valente. Mais il y a cette réalité : en dix ans, les conditions d’admission à l’AMM ont considérablement changé, de textes législatifs en décisions des tribunaux qui ont modifié les lois. Un médecin de bonne foi peut avoir perdu le fil.
Le résultat, dans le cas de Manuela Valente, est manifeste : croyant qu’elle n’avait pas droit à l’aide médicale à mourir, entourée de ses proches, elle s’est lancée du haut d’un balcon pour mettre fin à ses souffrances et échapper à son emmurement.
J’ai présenté à Alexandra Mendès la conclusion de mes recherches. Je lui ai annoncé que selon toute vraisemblance, sa mère aurait pu recevoir l’aide médicale à mourir, selon deux médecins qui pratiquent régulièrement des soins d’AMM et selon les cas-types répertoriés par la Commission des soins de fin de vie du Québec.
Réaction de la fille de Manuela Valente : « Cela me désole d’apprendre que maman aurait pu mourir entourée de notre amour plutôt que de croire que sa seule option était si brutale. »
Plutôt que de mourir entourée de sa famille qui l’adorait, Manuela Valente s’est tuée dans la nuit, seule, désespérée et nul doute terrifiée – un geste ultime pour échapper à cet enfermement qui lui était insupportable.
L’exact contraire d’une mort dans la dignité apportée par l’AMM.
RÉFÉRENCES
1. Consultez « Le portrait de l’aide médicale à mourir au Québec »
2. Lisez « Aide médicale à mourir pour trouble mental : des contestations judiciaires à prévoir », de Marie-Claude Malboeuf
BESOIN D’AIDE POUR VOUS OU UN PROCHE ?
Ligne québécoise de prévention du suicide : 1 866 APPELLE (277-3553)
Consultez le site de l’Association québécoise de prévention du suicide
Source : Patrick Lagacé, La Presse, 5 février 2024
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Mercredi, 7 février 2024

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