Ce qu’il faut savoir si votre sous-sol a été inondé

Catastrophes

Inondations, planchers qui coulent, refoulement… quoi faire quand on a des dégâts d’eau dans la maison ?

La première chose est de mesurer la hauteur de la quantité d’eau qui est entrée, selon Roger Vigneault, directeur des opérations pour l’entreprise Qualinet.

« Si l’eau n’est pas montée en haut des plinthes de bas de murs, on peut tout simplement abaisser la plinthe [l’enlever] et couper le mur à la hauteur de la plinthe, a expliqué M. Vigneault, en entrevue. Ça fait qu’on n’aura pas besoin de repeinturer le mur au complet. »

RÉAGIR RAPIDEMENT

Il faut toutefois appeler un expert en sinistre à partir du moment que l’eau a touché une structure de la résidence (murs de bois, les cloisons et le gypse).

« Dans un monde idéal, il faut intervenir extrêmement rapidement, mais au nombre d’appels qu’on reçoit actuellement, le temps peut jouer contre les gens », avoue cependant M. Vigneault.

Et plus on va attendre, plus le gypse « va boire », selon l’expert en sinistre.

« Le gypse est comme une feuille de papier, à la minute que ça touche à l’eau, ça boit et ça monte en hauteur », dévoile M. Vigneault.

CATÉGORIE D’EAU

Il faut aussi connaître la catégorie d’eau du sinistre, toujours selon M, Vigneault.

La catégorie 1 est de l’eau propre (eau d’un lavabo qui fuit). Pour la deuxième on parle d’un dégât d’eau extérieur (infiltration d’eau). « C’est ce qu’on a présentement avec les récentes inondations au Québec », affirme M. Vigneault.

« Dans les catégories 1 et 2, on va être capable d’assécher les matériaux, rassure-t-il. On peut assécher les bas de murs, la céramique, les planchers de bois franc, mais pas les planchers flottants [il faut les éliminer]. »

La catégorie 3 est tout ce qui concerne le sanitaire (refoulements d’égouts). « Là. C’est sûr qu’il faut éliminer les matériaux », déclare M. Vigneault.

LES COÛTS

Les coûts financiers d’un dégât d’eau sont très aléatoires, selon M. Vigneault.

« Lorsqu’on tombe dans un dégât d’eau où la structure est touchée [murs, planchers et meubles], ce n’est pas long que ça peut chiffrer dans les 20 000 $, avec les dommages et tout », dévoile M. Vigneault.

FUITE PAR LE TOIT

Et quels sont les endroits possibles pour que l’eau s’infiltre ?

« Autour des drains de toits, répond M. Vigneault. Et souvent on a les soffites à vérifier, l’évent de toit [ventilation], ce sont les endroits par où l’eau peut s’infiltrer. »

Et combien peuvent coûter les travaux pour le toit ?

« Le toit, si c’est pris rapidement, on va limiter les dommages, dit M. Vigneault. Si on a l’entretoit [où il faut remettre de la laine soufflée], plus un étage, ça peut chiffrer plus haut que 20 000 $

LA SUMP PUMP

M. Vigneault croit par ailleurs qu’il est très recommandé de posséder une sump pump dans son sous-sol, car le Québec est un endroit où il pleut énormément.

Source : Simon Dessureault, Journal de Montréal, cahier CASA, 17 août 2024, p11


Quelques trucs pour contrer les mauvaises odeurs

Trucs et astuces

Ça sent l’humidité… Qui de mieux que madame Chasse-Taches pour partager ses trucs en la matière.

  • Un bouchon d’eau de Javel ajouté au lavage si les tissus le permettent ou 125 ml (1/2 tasse) de vinaigre pour les vêtements plus fragiles peuvent éliminer le problème des odeurs d’humidité sur les vêtements après un voyage dans le sud ou un rangement dans un sous-sol humide.
  • Dans la salle de bain, pour contrer les odeurs d’humidité, utilisez une eau additionnée d’eau de Javel pour nettoyer et désinfecter les murs, le contour du bain, de la cuvette de la toilette et le plancher.
  • Quelques gouttes d’huile essentielle au citron sur une ouate dissimulée derrière un vase ou un accessoire dans la salle de bain dégageront une bonne odeur pendant une dizaine de jours.
  • Si un livre a été endommagé par l’humidité, une poudre d’amidon (en vente dans les pharmacies) saupoudrée entre les pages absorbera une partie de l’humidité. Laissez reposer plusieurs heures avant de bien secouer le livre. Maintenez-le sous un poids assez lourd afin qu’il reprenne sa forme.
  • La machine à laver peut dégager une odeur d’humidité. Pour remédier au problème, à la fin de la lessive, laissez le couvercle ouvert afin que l’humidité s’évapore. Nettoyez bien la laveuse en la remplissant d’eau chaude où vous ajouterez 4 tasses de vinaigre blanc. Laissez fonctionner le temps d’un cycle normal. Le vinaigre décrasse les boyaux et déloge le savon séché.

ODEUR D’URINE

  • Éliminez les odeurs de pipi de chat et de chien sur un tapis, un divan ou un vêtement en préparant cette solution : 30 ml (2 c. à soupe) de bicarbonate de soude. 30 ml (2 c. à soupe) de peroxyde. 30 ml. (2 c. à soupe) de savon à vaisselle liquide. De 375 à 500 ml (11/2 à 2 tasses) d’eau tiède.
  • Bien mélanger les ingrédients. Versez le produit dans une bouteille munie d’un vaporisateur. Vaporisez sur les endroits souillés. Attendez une dizaine de minutes avant de rincer avec de l’eau. Répétez le traitement au besoin.
  • Saupoudrer du bicarbonate de soude sur les endroits souillés après un bon nettoyage permettra d’atténuer les odeurs. Laissez agir le bicarbonate de soude une dizaine d’heures avant de passer l’aspirateur.

INCONTINENCE

  • Il est facile de déloger les odeurs des vêtements en les laissant tremper dans une eau fortement vinaigrée avant de les laver avec votre détersif habituel. Cette astuce efficace élimine le problème d’odeur.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 13 juillet 2024, p18


Un pan de notre histoire : Le français, langue officielle depuis 50 ans

Histoire

Il y a 50 ans, le 31 juillet 1974, le gouvernement Bourassa faisait sanctionner un tout nouveau projet de loi pour faire du français le langue officielle du Québec.

Cette nouvelle législation était une réponse à la frustration quasi générale engendrée en 1969 par l’adoption d’une drôle de loi linguistique, la loi 63.

CONTEXTE

La loi 63 avait été adoptée cinq ans auparavant par le gouvernement de l’Union nationale dans le contexte de la crise de Saint-Léonard. En fait, cette loi linguistique avait complètement manqué sa cible et n’avait qu’accentuer le conflit linguistique.

On sait que depuis toujours, Montréal est la ville québécoise qui accueille le plus d’immigrants. Cette diversité culturelle qui se bonifie après la Seconde Guerre mondiale redessine pratiquement tous les secteurs de l’île de Montréal.

Parc Extension devient le nouveau milieu de vie de la communauté grecque et la ville de Saint-Léonard s’urbanise pour accueillir les immigrants italiens. Ces communautés culturelles choisissent majoritairement d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise.

À la fin des années 60, ce choix provoque une crise linguistique quand la commission scolaire de Saint-Léonard force la scolarisation en français de ces petits Italiens par manque de place dans les classes anglophones. Instantanément le débat devient émotif.

Deux clans s’affrontent alors : le camp de ceux qui aimeraient qu’on impose à ces enfants un enseignement dans la langue de Molière et celui de ceux qui souhaitent pouvoir s’intégrer au Québec dans celle de Skakespeare. Le débat est si intense à Saint-Léonard qu’une manifestation de parents se transforme en émeute.

Pour tenter de calmer le jeu, le gouvernement de l’Union nationale dirigé par Jean-Jacques Bertrand vote une loi pour encadrer la question, mais aussi avec l’intention de faire la promotion du français au Québec.

Par le projet de loi 63, le gouvernement Bertrand impose aux écoles anglophones des petits cours de base en français, mais cette loi n’impose pas aux enfants issis de l’immigration la fréquentation scolaire dans le réseau francophone.

La loi est mal accueillie et provoque la colère des nationalistes québécois.

COMMISSION D’ENQUÊTE

Dans la foulée du débat, en 1968, Jean-Jacques Bertrand lance une commission d’enquête sur la situation linguistique, la Commission Gendron. Dans son rapport en 1972, elle propose au gouvernement, maintenant dirigé par les libéraux de Robert Bourassa, de faire du français la seule langue officielle du Québec.

Les recommandations du rapport, la croissance de mouvement migratoire à Montréal et la poursuite du débat dans les écoles amènent Bourassa à faire voter le projet de loi 22 en 1974.

Par cette nouvelle législation, le français devient l’unique langue officielle pour la province, exit l’anglais. De plus, elle limite l’accès aux écoles anglophones aux enfants ayant uen connaissance suffisante de l’anglais.

La loi fera consensus… Tout le monde est fâché !

Les anglophones et les immigrants la trouve trop restrictive, tandis que les nationalistes la jugent trop molle, ils auraient souhaité que le gouvernement libéral impose l’école française aux nouveaux arrivants.

La loi 22, qui s’est inspirée des recommandations du rapport de la commission d’enquête, impose entre autres :

  • Que l’administration publique utilise le français pour communiquer au Québec, mais aussi avec les autres gouvernements du Canada;
  • Que chaque citoyen puisse s’adresser à l’administration publique et recevoir des services en français, mais aussi en anglais;
  • Que les fonctionnaires maîtrisent adéquatement le français;
  • Que le français devienne officiellement la langue des relations au travail;
  • Que les produits vendus soient étiquetés en français;
  • Que L’enseignement se donne en langue française dans les écoles française et en anglais dans les écoles anglaises. Cependant, pour la Commission scolaire du Nouveau-Québec, les cours pourront se donner dans la langue des nations autochtones de chaque territoire.

Finalement, une Régie de la langue française est instituée.

On peut dire que ce projet de loi 22 voté par le gouvernement Bourassa en 1974 a été la première pierre qui servira plus tard à ériger une véritable charte de la langue française,

Elle a été particulièrement difficile à accepter par la communauté anglophone, principalement parce qu’elle leur conférait pour la première fois un statut minoritaire dans la province de Québec.

En 1974, on peut dire qu’une partie de l’électorat traditionnel des libéraux, la communauté italienne et les anglophones vont tourner le dos au parti de Robert Bourassa, ce qui va faciliter l’élection du Parti québécois deux ans plus tard. La loi 22 a finalement été abrogée par l’Assemblée nationale en 1977 avec l’adoption de la Charte de la langue française.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 3 août 2024, p72


Le legs testamentaire – la promesse d’un avenir fécond

Succession

En matière de philanthropie, le don par testament ou legs testamentaire est une des façons les plus simples de faire un don planifié. Cela signifie que, de votre vivant, vous continuez à jouir de vos liquidités tout en officialisant votre vœu de faire un don à Diabète Québec, par exemple dans cet article, à votre décès.

Le legs testamentaire n’exige pas de montant minimal. Il est révocable, peut être modifié et prend effet à votre décès. Votre testament est le dernier témoignage des valeurs de bienveillance et d’empathie qui vous habitent. Tout don, peu importe son montant, est accueilli avec reconnaissance par Diabète Québec et par les générations futures de personnes touchées par le diabète.

Il existe quatre types de legs testamentaires : particulier, résiduaire, universel et subsidiaire.

1. LE LEGS PARTICULIER

On fait un legs particulier lorsqu’on précise le montant ou le pourcentage d’un actif, d’un bien, de valeurs mobilières (actions, REER, FEER) ou d’une police d’assurance vie sans une ou un bénéficiaire désigné, etc., que l’on souhaite offrir. Ce legs va toujours de pair avec un legs résiduaire.

Exemples de clauses

« Je lègue à l’organisme sans but lucratif Diabète Québec, enregistré au numéro 133214601RR001, la somme de 30 000 $. »

« Je lègue à Diabète Québec, organisme de bienfaisance enregistré au numéro 133214601RR001, 25 % de mon portefeuille de titres cotés en bourse. »

2. LE LEGS RÉSIDUAIRE

On fait un legs résiduaire lorsqu’on fait don de ce qui restera dans la succession après le paiement des dettes et des legs particuliers. Ce legs peut être unique ou partagé entre plusieurs légataires, en pourcentage ou en parts égales.

Exemples de clauses

« Je lègue à mon filleul Simon Untel la somme de 500 000 $ et le résidu de ma succession à Diabète Québec, organisme de bienfaisance enregistré au numéro 133214601RR001. »

« Après le paiement de mes dettes et des legs particuliers précédemment énumérés, je lègue le résidu de mes biens en parts égales entre mes neveux, Pierre et Patrice Untel, ainsi qu’à Diabète Québec, organisme de bienfaisance enregistré au numéro 133214601RR001. »

3. LE LEGS UNIVERSEL

On fait un legs universel lorsqu’on donne l’ensemble de ses biens à une ou plusieurs personnes et/ou un ou plusieurs organismes de bienfaisance.

Exemples de clauses

« Je lègue la totalité de mes biens à Diabète Québec, organisme de bienfaisance enregistré au numéro 133214601RR001, et à ma nièce Livia Unetelle dans une proportion de 1/3 et 2/3 respectivement. »

« Je lègue l’ensemble de mes biens à l’organisme de bienfaisance Diabète Québec, enregistré au numéro 133214601RR001, que j’institue mon seul légataire universel. »

4. LE LEGS SUBSIDIAIRE

Vous pouvez aussi nommer Diabète Québec comme étant votre légataire en cas de prédécès ou de décès simultané.

Exemples de clauses

« Advenant le prédécès et/ou le décès simultané de l’un ou l’autre de mes héritiers mentionnés à mon testament, sa part sera léguée à Diabète Québec, organisme de bienfaisance enregistré sous le numéro 133214601RR001. »

« Je lègue à ma femme Monique Unetelle, que je déclare comme étant ma seule légataire universelle, l’ensemble de mes biens. Si elle meurt avant moi ou dans les 30 jours suivant mon décès, je nomme en substitut l’organisme de bienfaisance Diabète Québec, enregistré au numéro 133214601RR001, mon légataire universel. »

Il est recommandé de vous faire accompagner par votre notaire dans vos démarches pour vous assurer que le testament est rédigé de telle sorte que vos dernières volontés soient exaucées selon vos intentions.

NOTE : Ces exemples sont donnés à titre indicatif et visent une meilleure compréhension. Nous vous recommandons fortement de consulter des professionnels tels que conseiller financier, notaire, avocat, fiscaliste, etc. De plus Diabète Québec a été cité comme organisme seulement pour les fins de cet article.

Source : Revue Plein soleil, Diabète Québec, Été 2024


La pause-sourire…

Humour

Trois fous sont dans un bateau. Le premier s’appelle « Fou », le deuxième « Personne » et le troisième « Rien ». Personne tombe dans l’eau. Rien dit à Fou d’appeler les secours.

Celui-ci prend son cellulaire et téléphone aux pompiers. Quand les secours répondent, Fou leur dit :

– Bonjour, je suis Fou, j’appelle pour Rien, parce que Personne est tombé à l’eau…


Un homme, dans la nacelle d’une montgolfière, ne sait plus très bien où il se trouve. Il descend et aperçoit une femme au sol. Il descend encore plus bas et l’interpelle

– Excusez-moi, ma p’tite dame, pouvez-vous m’aider, je ne sais plus où je me trouve et j’ai promis à un ami de le rejoindre à midi ?

La femme lui répond :

– Vous êtes dans la nacelle d’un ballon à air chaud, à environ 10 m du sol. Vous vous trouvez exactement à 49°, 28′ et 11 » nord et 8°, 25′ et 23 » est.

– Vous devez être ingénieur, dit l’homme.

– Je le suis, en effet, lui répond la femme, mais comment avez-vous deviné ?

– Eh bien, dit-il, tout ce que vous m’avez dit a l’air techniquement et parfaitement correct, mais je n’ai pas la moindre idée de ce que je peux faire de vos informations, et, en fait, je ne sais toujours pas où je me trouve. Pour parler ouvertement, vous ne m’avez été d’aucune aide. Pire, vous avez encore retardé mon voyage.

La femme lui répond :

– Vous devez être un homme politique.

– Oui, dit-il, comment avez-vous deviné ?

– Eh bien, dit la femme, vous ne savez ni où vous êtes, ni où vous allez. Vous avez atteint votre position actuelle en chauffant et en brassant une énorme quantité d’air. Vous avez fait une promesse sans avoir la moindre idée de comment vous pourriez la tenir et vous comptez maintenant sur les gens situés en dessous de vous pour qu’ils résolvent votre problème. Votre situation avant et après notre rencontre n’a pas changé mais comme par hasard, c’est moi maintenant qui, à vos yeux, en suis responsable.


À une femme qui s’est fait prendre en train de voler dans une grande surface, le juge lui demande :

– Qu’avez-vous volé ?

Elle répond :

– Une boîte de pêches.

Le juge:

– Pourquoi avez-vous volé cette boîte ?

– J’avais faim !

Le juge demande :

– Combien y avait-il de pêches dans cette boîte ?

– Six !

> Le juge :

– Vous aurez 6 jours d’emprisonnement.

Là-dessus le mari intervient :

– Puis-je dire quelque chose ?

Le juge :

– De quoi s’agit-il ?

– ELLE A AUSSI VOLÉ UNE BOÎTE DE PETITS POIS !!!!


À 21 heures, le téléphone sonne au domicile d’un médecin qui décroche. Un collègue lui dit :

– On a besoin d’un quatrième joueur pour un poker…

– J’arrive dans dix minutes.

– C’est grave ? demande sa femme.

– C’est très grave… Il y a déjà trois médecins sur place !


Un homme a une très jolie concierge et il lui demande :

– Est-ce que je peux vous faire la cour ?

– Oui, bien sûr… Je vais vous chercher le balai !


Toto est à l’école. La maîtresse lui demande de conjuguer le verbe marcher à tous les temps.

Il répond :

– Je marche sous la pluie. Je marche sous la grêle. Je marche au soleil. Je marche dans la neige !


– Est-ce vrai papa qu’en Afrique un homme ne connaît pas sa femme avant d’être marié ?

Le père :

– C’est vrai dans tous les pays du monde mon garçon …


Une mère dit à son garçon :

– N’oublie pas que nous sommes sur terre pour travailler.

– Bon, alors moi, plus tard je serai marin !


Le patient ouvre les paupières, reprenant tout doucement conscience après son opération, et voyant une tête penchée au-dessus de lui, il bredouille :

– Alors docteur, l’opération s’est bien passée ?

– Ah… Je suis désolé mon fils. Je ne suis pas ton médecin, mais Saint Pierre.


Un ivrogne bien imbibé monte dans un bus, s’installe et se met à crier :

– Tous les types qui sont derrière sont des pédés, ceux qui sont à côté des cocus et ceux qui sont devant sont des connards !

Le chauffeur, entendant ça, indigné, freine brusquement et tous les passagers sont déséquilibrés. Il arrête le bus, attrape l’ivrogne par la chemise et lui demande d’un ton menaçant :

– Répète un peu, c’est qui les pédés, les cocus et les connards ?

L’ivrogne répond :

– Qu’est-ce que j’en sais moi maintenant avec ton freinage à la con, tu les as tous mélangés.


Dans une classe de 5ème, le professeur demande aux élèves de venir à tour de rôle devant le groupe pour expliquer le travail de leur mère. Il y a toutes sortes de réponses typiques comme infirmière, vendeuse… David, étrangement silencieux dans le fond de la classe, semblait éviter le regard du professeur. Celui-ci ne se laisse pas berner et lui demande expressément de parler du métier de sa mère. Après plusieurs secondes d’hésitation, David se lève, soupire, et il explique :

– Ma mère est danseuse érotique dans un cabaret. Elle enlève tous ses vêtements devant des hommes. Quelques fois, elle s’isole avec un monsieur dans une espèce de confessionnal, et elle se laisse faire toutes sortes de choses sexuelles pour de l’argent.

Le professeur, complètement assommé par ces révélations, envoie sur le champ les autres élèves en récréation à l’extérieur, garde le petit David et lui demande :

– David, est-ce que c’est bien vrai pour ta mère ?

– Bien sûr que non ! Elle travaille aux impôts, mais je n’allais quand même pas avouer ça devant tout le monde ! C’est elle qui déshabille et qui met tout le monde à poil !


7 trucs de grands-mères qui fonctionnent

Trucs et astuces

Nos grands-mères savaient quoi faire dans une maison et tout ça avec les moyens du bord. Madame Chasse-Taches nous en révèle quelques trucs.

1- LE SAVON ARTISANAL

Les grands-mères fabriquaient le savon de pays avec du gras animal amassé tout au long de l’hiver. Aujourd’hui, le gras animal a été remplacé par des gras végétaux et de la glycérine. C’est le haut taux de gras du savon de pays qui permet d’enlever les taches graisseuses, de beurre, d’huile, de maquillage, d’herbe et d’autres types sur les vêtements.

Frottez les taches avec un pain de savon humide et laissez la mousse agir une trentaine de minutes avant de laver le vêtement avec votre lessive habituelle.

2- UNE ODEUR DE MENTHE

Durant les journées estivales, les poubelles intérieures et extérieures peuvent dégager des odeurs. Cueillez quelques brindilles de menthe du jardin et déposez-les au fond des poubelles. Parfum de fraîcheur garanti.

3- EMPESER POUR MOINS LAVER

À une certaine époque, il était primordial d’empeser presque tous les vêtements et les linges de maison. De cette manière, ils nécessitaient moins de lavages puisque la rigidité du vêtement empêchait la transpiration et les salissures d’atteindre les fibres.

Encore aujourd’hui, un léger amidonnage protège les vêtements et les linges de table contre les taches tout en leur donnant une belle tenue. Par contre, on utilise un empois commercial, car il est maintenant rare qu’on fabrique un empois à base de pommes de terre, d’eau de riz ou de sucre à la maison.

4- RECETTE MIRACULEUSE ET SANS EFFORT

Pour nettoyer la vitre refroidie et couverte de suie d’un poêle à combustion lente, il suffit de la frotter avec un chiffon humide et de la cendre. Terminez le nettoyage avec un chiffon sec.

5- PARFUM D’AGRUMES

Les grands-mères déposaient des écorces d’orange dans les tiroirs pour parfumer la lingerie. Une variante de cette coutume est d’imbiber une ou deux ouates d’eau de linge commercial dont vous appréciez l’arôme. Elle se diffusera dans la commode pendant quelques semaines.

6- PROTÉGER LES TISSUS CONTRE LE JAUNISSEMENT

Si vous possédez du linge de maison, des nappes et des broderies devenus des souvenirs de famille, faites comme nos grands-mères et prenez soin de les garder à l’abri de la lumière en les emballant dans un papier de soie bleu.

7- L’ÉCLAT DE LA VERRERIE ET DE LA VAISSELLE

À une époque, toute la vaisselle était lavée à la main, et encore aujourd’hui, si on ajoute un bouchon de vinaigre blanc à l’eau de rinçage, on donne un fini brillant à la vaisselle et aux verres.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 6 juillet 2024, p16


Questions de « snowbirds »

Nouvelles

Pour ceux et celles qui voyagent ou séjournent aux États-Unis chaque année, voici des questions-réponses tirées de la revue saisonnière CSA (Association Canadienne des Snowbirds).

Q-1 Ma femme et moi sommes copropriétaires d’un bien immobilier en Floride. Nous avons fait rédiger par un avocat de la Floride un document donnant à nos deux fils une procuration durable sur nos biens en Floride à notre décès. En termes simples, aurions-nous encore besoin d’un acte Ladybird de Floride ou d’un autre document, ou notre testament canadien (dont nos deux fils sont les fiduciaires) serait-il suffisant ? ce sujet peur être déroutant, pour ne pas dire controversé, selon la personne à qui l’on s’adresse.

R-1 Le pouvoir conféré par une procuration prend fin au décès de la personne qui l’a créée. Il y a donc une certaine confusion dans le fait que vous affirmiez que la procuration prendrait effet « à notre décès ». Vos testaments canadiens seraient suffisants dans votre situation. Si vos fils sont fiduciaires dans ces testaments, aucune autre mesure n’est nécessaire. Au décès de l’un des parents, la propriété ira au survivant sans qu’il soit nécessaire de procéder à une homologation en Floride et, au décès de l’autre parent, la propriété sera transmise comme prévu dans le testament, sans être soumise à l’impôt sur les gains en capital.

***

Q-2 On m’a demandé de rapporter une collection de pièces de monnaie à ma nièce, car son père est décédé et elle ne va pas aux États-Unis. J’ai une carte Nexus et je ne veux pas risquer de la perdre. Puis-je rapporter la collection ? Le problème, c’est que je n’ai aucune idée de sa valeur.

R-2 Il est important de déterminer la valeur de la collection avant de franchir la frontière, car l’entrée au Canada d’espèces ou d’instruments monétaires d’une valeur de 10 000 $CA ou plus doit être déclarée. Il n’y a pas de pénalité pour le transport d’argent à la frontière, mais si la valeur excède 10 000 $CA, il faut le déclarer et vous ne pouvez pas utiliser les couloirs NEXUS à la frontière. Trouvez un négociant en pièces de monnaie et obtenez un certificat d’évaluation avant de partir.

***

Q-3 Pourriez-vous préciser la période de validité d’un passeport pour un voyage aux États-Unis ? Certains pays exigent six mois, d’autres trois mois et d’autres encore n’imposent aucune limite, à condition de rentrer au Canada avant l’expiration de son passeport. Quelle est la règle pour les voyages aux États-Unis ?

R-3 Vous pouvez voyager aux États-Unis tant que votre passeport est valide. Il n’y a pas de limite de durée, mais vous devez rentrer au Canada avant l’expiration de votre passeport.

***

Q-4 Je viens juste de lire quelque chose à propos de nouvelles règles du CDC* sur l’importation de chiens aux États-Unis, à partir d’août 2024. Il semble qu’il y ait des formulaires à remplir avant l’entrée, et que tous les chiens doivent être munis d’une micropuce. Pourriez-vous clarifier ou confirmer ce changement ?

R-4 À compter du 1er août 2024, tous les chiens entrant aux États-Unis – y compris les chiens d’assistance – devront sembler en bonne santé à leur arrivée, être âgés d’au moins six mois, être micropucés et être accompagnés d’un reçu de soumission en ligne du formulaire d’importation de chiens du CDC*

Il faut également un formulaire de certification de chien arrivant aux États-Unis approuvé par un vétérinaire officiel du pays d’exportation ET une preuve de titrage antirabique valide OU un dossier vétérinaire indiquent le numéro de la micropuce du chien six mois avant son départ pour les États-Unis.

Ce formulaire est valable pour des entrées multiples aux États-Unis pendant la durée de validité du vaccin antirabique (un ou trois ans), si le vaccin antirabique a été administré au Canada.

* Centre de données sur le commerce des animaux


La retraite à 40 ans ???

Société

En fin de semaine je suis tombé sur un reportage dans le Journal de Montréal traitant de personnes qui prendraient leur retraite à 40 ans. Bien sûr, pour y accéder, ils doivent mettre de côté la moitié de leur salaire. Entre 20 et 40 ans, on engrange le fric alors qu’on ne sait même pas où on se rendra dans le temps malgré que l’espérance de vie dépasse les 80 ans tant pour l’homme que pour la femme.

Richard Martineau dans papier du 5 août, y allait de son opinion sur ce projet de vie. Comme je partage entièrement son point de vue, c’est le texte que je veux partager avec vous aujourd’hui.

***

LA RETRAITE À 40 ANS ? ARK !

Je lisais ce week-end le passionnant dossier que mes collègues de la section « Argent » ont préparé sur les adeptes du mouvement FIRE*.

Ces Québécois qui travaillent comme des fous à 20 et 30 ans pour pouvoir prendre leur retraite à 40 ans.

Et je me disais : vraiment ?

C’est comme ça que ces gens entrevoient la vie ?

LA VIE À L’ENVERS

Remarquez, chacun sa façon de gérer son argent.

Mais passer ta vingtaine et ta trentaine à te serrer la ceinture, à surveiller au max tes dépenses et à bosser comme un fou sept jours sur sept pour enfin goûter à la liberté à 40 ans me paraît une drôle de façon de planifier sa vie.

C’est à 20 et à 30 ans qu’il faut profiter au maximum de la vie, non ?

Je comprends qu’il faut économiser pour ses vieux jours, mais on n’a qu’une vie à vivre !

Suis-je seul à penser qu’on peut mourir demain ? Ce soir ?

Bêtement, en traversant la rue ?

La vie passe vite, très vite.

Un clin d’œil et ta jeunesse est derrière toi.

Et tu vas passer cette période bénie de ta vie à bosser ? Pour préparer… ta retraite ?

Comme le chantait Dan Bigras, « Si tu vois qu’un jour je m’économise / Tue-moi… »

UN JOB QUE T’AIMES !

Chaque fois qu’on me récitait la fable de la cigale et de la fourmi, à l’école, je prenais pour la cigale.

Celle qui chantait tout l’été pendant que la fourmi se faisait chier à travailler.

Je me disais qu’il vaut mieux avoir du plaisir pendant qu’il fait beau, que le soleil brille et que les journées sont longues que de passer la plus belle saison de l’année à préparer ton hibernation.

C’est quand tu es jeune que tu te dépenses ! Et c’est quand tu es vieux que tu économises ! Pas l’inverse !

La petite soupe, les biscuits soda et le dodo à 21 h, c’est à 70 ans, pas à 30 !

Comprenez-moi bien, je ne dis pas qu’il faut flamber tout son argent quand on a 20 ans, mais l’autre extrême (passer ta jeunesse à compter chaque sou sur le bord de la table) ne me paraît pas plus séduisant.

Savez-vous quel est le problème numéro un avec le travail, selon moi ?

Trop de gens occupent un emploi qu’ils n’aiment pas.

Et ils rêvent d’avoir 40 ans pour tout sacrer ça là et ENFIN vivre.

Je ne cesse de répéter à mes enfants : faites ce que vous voulez, plus tard, comptable, assureur, serveur, laveur de fenêtres, mais assurez-vous d’une chose : choisissez une job que vous aimez.

Passionnément.

Tu passes 1/3 de ta vie à dormir, 1/3 de ta vie à travailler et 1/3 de ta vie à « vivre ». Assure-toi que le tiers de ton temps que tu passeras à bosser sera passionnant.

Sinon, tu ne vivras qu’un tiers de ta vie. Vingt ans sur soixante.

Quand tu adores ton emploi. Tu ne passes pas ton temps à penser à ta retraite.

C’est ça, ma vision de la vie.

Pas la job d’un côté et la vie de l’autre.

Mais les deux ensemble.

*Financial Independence, Retire Early


Ygreck, et ses perles de juillet

Actualité

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de juillet, publiées dans le Journal de Montréal.



Il obtient 7500 $ et l’annulation de la vente pour un vice caché sur un bateau

Justice

Un Granbyen a gagné son procès contre celui qui lui avait vendu un bateau en 2020. Un trou dans le pied du moteur avait été camouflé par de la peinture, ce qui a causé une panne du bateau au premier essai sur l’eau, après l’achat. Prix à payer par le vendeur : 7500 $, la vente est annulée et il doit récupérer un bateau défectueux.

L’homme a pris contact avec le vendeur sur Kijiji pour acheter le bateau de 29 ans d’âge.

Avant de signer le contrat de vente, il a inspecté le bateau en plus de faire un premier test sur l’eau. Il n’a noté aucun problème majeur.

Cependant, après la panne du bateau suivant l’achat, des experts l’ont informé du trou camouflé dans le pied du moteur, un vice majeur coûtant 4221,21 $ à réparer. L’acheteur a poursuivi le vendeur à la Cour du Québec, division des petites créances, pour obtenir l’annulation de la vente du bateau.

EXCLURE LA GARANTIE LÉGALE

Le Code civil du Québec permet à un vendeur non professionnel d’exclure la garantie légale de qualité. C’est-à-dire qu’il n’a pas à garantir que le bien n’a pas de défauts cachés qui pourraient diminuer sa valeur ou rendre son utilisation compliquée.

Pour exclure la garantie légale, le vendeur doit être clair et précis dans le contrat. La formulation doit prévoir que l’acheteur achète bel et bien « à ses risques et périls ».

Dans le cas du résident de la municipalité de Granby, le contrat mentionnait que le bateau était vendu « tel que vu et essayé » sur le lac.

Pour la juge, une clause de ce type relève plutôt du style que du légal et n’exclut pas la garantie légale de qualité, puisque trop imprécise. Le vendeur peut donc être tenu responsable s’il y a vice caché.

Y A-T-IL EU UN VICE CACHÉ ?

Pour que la garantie légale de qualité s’applique, le vice caché doit respecter certains critères. Il doit être grave, caché, antérieur à la vente et être inconnu de l’acheteur.

Selon la juge, tous les critères ont été respectés dans le cas du bateau. Le vice était assez grave pour que le bateau ne soit plus fonctionnel après seulement quatre heures d’utilisation. Il était bel et bien caché sous une couche de peinture, au point qu’il n’a pu être détecté qu’après l’examen attentif d’experts.

Concernant les deux derniers critères, la juge retient l’avis de l’expert de l’acheteur. Selon lui, le camouflage du trou à l’aide de peinture n’a pas été effectué par le vendeur, mais bien par un propriétaire précédent.

Le vice est donc bien antérieur à la vente et non seulement il était inconnu de l’acheteur, mais aussi du vendeur.

Le fait que le vendeur ignorait l’existence du vice caché ne constitue pas une défense valable.

L’ANNULATION DE LA VENTE

Prouver qu’un bien perd de la valeur en raison du vice n’est pas une raison suffisante pour demander que la vente soit annulée. L’acheteur doit démontrer que s’il avait été mis au courant du vice, il n’aurait pas simplement demandé une réduction du prix. Il aurait carrément refuser de signer la vente.

Dans son jugement, la juge tient compte du prix des réparations par rapport au prix total. Le remplacement du pied du moteur représente 51 % du prix total de vente du bateau, 7500 $. Et selon la magistrate, une dépense aussi élevée n’est pas vraiment justifiable pour un bateau de près de 30 ans. De plus, l’acheteur n’a pu profiter du bateau que quelques heures avant de finalement l’entreposer.

La juge se range du côté de l’acheteur et annule la vente du bateau. Le vendeur doit payer 7500 $ à l’acheteur et reprendre possession du bateau.

LES INSPECTIONS PRÉACHAT

Si vous n’êtes pas un expert en bateau, songez à faire appel à un inspecteur maritime pour l’inspection générale du véhicule et à un mécanicien spécialisé pour vérifier le moteur, et ce, avant de signer la vente.

La loi ne l’exige pas, mais connaître l’état exact du bateau avant de l’acheter vous permettra de prendre une décision éclairée. C’est une dépense supplémentaire pour vous, mais l’inspection par ces spécialistes pourrait vous épargner un long et stressant recours judiciaire contre un vendeur de bateaux, en cas de vice caché.

Nos recherches sommaires ont révélé une trentaine de recours de ce type dans la dernière année seulement. Cela arrive donc plus souvent qu’on puisse le croire, alors autant prendre ses précautions !

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Texte informatif : Le droit change !

L’information juridique contenue dans ce texte est valide en date du 15 juillet 2024. Ce texte est informatif, ce n’est pas un avis juridique. Éducaloi est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de vulgariser le droit et de développer les compétences juridiques de la population du Québec.

Source : Éducaloi, Journal de Montréal, 17 juillet 2024, p26


Un pan de notre histoire : Le fort Chambly, un monument énigmatique

Histoire

Le Québec des années 1600 est un territoire foisonnant, peuplé par des nations autochtones qui s’y épanouissent. Les Français – débarqués du siècle précédent – commencent ouvertement une politique de peuplement à partir de 1665, sous l’initiative du roi Louis XIV.

LES TROIS FORTS

Fort Chambly vers 1810

Il y a eu non pas un, mais bien trois forts qui ont été établis sur le même site. Le premier fort a été construit en 1665. Il consistait en quatre longues palissades de pieux de bois, à travers lesquelles in était difficile de voir si l’ennemi iroquois s’approchait.

Une tour d’observation a donc été érigée à l’intérieur de l’enceinte en 1687. Cette tour servait aussi de poudrière et d’espace d’entreposage pour les grains. Le fort en bois brûle lors d’une nuit d’hiver en 1702.

Le deuxième fort est construit dans l’urgence, par les soldats eux-mêmes, car le Richelieu ne peut pas rester trop longtemps vulnérable – surtout qu’il y a à présent des combats avec les Anglais. En raison d’un conflit européen de grande ampleur, des répercussions se font sentir jusque dans les colonies. Heureusement, une paix fragile est maintenue avec les Iroquois depuis 1701.

Ce nouveau fort est construit aussi en bois, dans des dimensions plus petites que celles du premier : il mesure 31 mètres par 36. La hauteur des pieux est de près de 4 mètres.

La poudrière est située dans une cave qui sert aussi comme logis.

Le conflit avec les Anglais continue de s’envenimer.

Les autorités de la Nouvelle-France demandent au roi que le fort soit reconstruit en pierre, car il sera plus résistant aux boulets de canon anglais, qui ont remplacé les flèches iroquoises. Il sera cependant beaucoup plus cher à construire. Après maintes tergiversations de la part du roi, la fortification en pierre est autorisée en 1709.

Le fort survivra aux années agitées qui suivront. Il sera témoin de la guerre pour le contrôle des colonies entre la Nouvelle-Angleterre et la France. Il tombera aux mains des Anglais en 1763, lorsque ceux-ci prendront le pouvoir de la province.

Il leur servira de rempart défensif contre les troupes américaines qui se rebelleront en 1775, et contre les Patriotes qui voudront l’attaquer, sans succès, en 1838.

LA VIE À L’INTÉRIEUR DU FORT

Les soldats qui vivaient dans le fort ne disposaient pas d’une alimentation de base très variée. La ration quotidienne consistait en deux livres de pain de froment, du lard, de la viande séchée ou salée, et des pois verts. À cette ration s’ajoutait un pot de mélasse et une livre de beurre par mois.

Les soldats du fort Chambly ne recevaient que deux livres de savon et deux peignes par année. Et malgré le fait qu’ils étaient encouragés à se laver de façon régulière, il semble que la garnison de Chambly ne profitait pas de l’eau de la rivière Richelieu pour ce faire, ce qui est en accord avec les mœurs de cette époque.

Les maladies qui affligeaient le plus souvent les soldats du fort étaient la gale, les hernies, les rhumatismes, les douleurs poitrinaires, l’épilepsie et la folie. On y voyait également d’autres affections qui touchaient la population de la Nouvelle-France en général : grippe, typhus, petite vérole, etc.

Les soldats du fort Chambly aimaient boire, fumer et jouer aux jeux de hasard.

Les fouilles archéologiques ont permis de récupérer des bouteilles en verre pour les boissons alcoolisées : vin, bière, eau-de-vie, cidre.

LA RESTAURATION DU FORT

À la fin des années 1800, le fort Chambly se trouve dans un bien mauvais état, surtout depuis qu’il a été déserté par les militaires, qui y vivaient depuis ses débuts.

C’est à la suite de l’intervention du journaliste Joseph-Octave Dion, né à Chambly en 1838, qu’un élan de sympathie va se traduire en actions de préservation concrètes.

En 1881, il réussit à intéresser des politiciens fédéraux à la restauration du fort, qu’il leur fait visiter. C’est cette démarche qui permettra de réaliser le projet.

La restauration du fort de Chambly commence en 1882, Joseph-Octave Dion est nommé responsable du chantier, gardien résident du fort et curateur à vie.

En 1921, le fort Chambly est nommé lieu historique par le gouvernement fédéral. Il est maintenant l’un des sites patrimoniaux les plus visités au Canada.

Source : Edwin Bermudez, archiviste, Journal de Montréal, cahier Weekend, p77


Les pourriels

Opinion

Je suis un friand de technologies. Chaque matin, dès le saut du lit, je débute ma routine; j’allume la télé à TVA pour Salut-Bonjour, ensuite je dresse la table pour le petit-déjeuner et finalement, j’attrape mon téléphone cellulaire pour le débarrasser des pourriels qui nous polluent l’existence.

Je ne veux pas revenir en arrière, mais ça devient exigent.

Je suis agressé par cette tonne de courriels non sollicités qui ne cessent d’occuper tout l’espace possible sur mon téléphone. Par exemple, Louise et moi partirons en croisière l’hiver prochain. Au lendemain de la réservation, j’ai été inondé de courriels me proposant d’autres croisières, a un point tel que les 365 journées de l’année sont insuffisant pour les faire toutes. Et ça continu !

Je viens d’acheter un voyage, pas 25 !

En effectuant différentes recherches sur la toile, nos traces demeurent et alimentent les proposeurs d’aubaines de toutes sortes. Amazon est passé maître dans l’art de la sollicitation. On fait des recherches sur un article, qu’on achète ou pas, et voilà que dès le lendemain, ils nous proposent des tas d’articles en référence à nos achats et nos recherches. Des choses qui pourraient nous intéresser, qu’ils affirment.

Je suis assez intelligent pour retourner magasiner quand j’en ai besoin.

Vous me direz qu’on peut arrêter de souscrire à des listes de distribution en se désabonnant. C’est une bonne idée, mais une fois retiré de cette liste, on reçoit encore des courriels de leur part. Ça ne change pas grand chose.

Récemment, j’avais téléchargé, sur un site de musique, un document gratuit. Ça fait 6 fois que je clique sur le « Unsubscribe » et devinez quoi, ça n’a absolument rien changé. Ça continue.

Ayant passé 20 hivers en Floride, je reçois encore de la publicité locale américaine tous les jours. Alors quels exercices physiques croyez-vous que je fasse chaque matin ? Mon index droit glisse chacun des pourriels vers la gauche… et hop, dans la corbeille rejoindre les centaines qu’y s’y trouvent déjà et que je dispose une fois par semaine. Il doit bien y en avoir 500.

Certes, je pourrais les bloquer, mais bon ! Pas de temps à perdre a vouloir dompter le lion. Je supprime à la vitesse de l’éclair, sans même les lire. J’ai développé un sixième sens pour les cibler rapidement.

Ce n’est pas la fin du monde, direz-vous, mais c’est dérangeant et frustrant. Si vous saviez comme mon doigt s’est développé…