Santé et bien-être
Dans le monde des microbes, les probiotiques sont les gentils : lorsque le mélange de micro-organismes dans votre intestin se dérègle, les probiotiques (ou « bactéries amies ») peuvent aider à rétablir l’équilibre.

Ils se présentent sous de nombreuses formes : comprimés, produits à mâcher, poudres, boissons. Vous trouverez également des probiotiques dans certains yogourts et légumes fermentés. Tels que la choucroute ou certaines marinades.
Mais on ne reconnaît pas le produit qu’à son emballage – chaque souche de bactéries probiotiques a des avantages légèrement différents. Par exemple, certaines souches d’acidophilus aident à prévenir les diarrhées dues aux antibiotiques, tandis que les bifidobactéries peuvent soulager les symptômes du syndrome du côlon irritable.
Si la plupart des gens prennent des probiotiques pour gérer leur santé digestive, certaines études ont également montré qu’ils pouvaient être bénéfiques pour la santé buccodentaire, l’eczéma, les allergies et la santé urinaire et vaginale. Les probiotiques peuvent également réduire le nombre de rhumes.
Le milieu de la recherche continue de découvrir de nouveaux avantages aux probiotiques. Par exemple, les substances protectrices sécrétées par les probiotiques peuvent activer le système immunitaire et empêcher les bactéries nocives de se loger. Restez à l’affût des nouvelles découvertes.
Bien qu’ils soient sans danger pour la plupart des gens, il est préférable d’éviter les probiotiques si vous souffrez d’un système immunitaire affaibli ou d’un autre problème de santé grave. Votre dispensateur de soins de santé et votre pharmacien peuvent vous conseiller à ce sujet.
Source : Fondation Canadienne de la Santé Digestive, WebMD, Harvard Medical School
Opinion
Quand j’étais petit, après la deuxième Grande Guerre, on nous annonçait un avenir prometteur avec plein de belles et bonnes choses. Une évolution radicale des humains et une technologie à toute épreuve.

Au Québec, la révolution tranquille des années 60 allait nous permettre de réaliser de grandes choses ici et à la vitesse grand V. On se libérait des années 40-50 sous l’emprise de l’abusive religion. Avec ce nouvel avenir tout devenait possible et on rêvait de liberté.
A-t-on évoluer pour le mieux ? Oui, dans une certaine mesure, mais on dirait que la pandémie a tout bousillé et on recule au lieu d’avancer. Nous sommes dans une ère de tolérance absolue avec des services qui s’effritent. Pour cet article, je me suis limité à quatre secteurs, même si on pourrait en rajouter beaucoup.
L’IMMIGRATION
67 000 nouveaux arrivants en 2024. Nos politiciens nous disent depuis longtemps que ce nombre est insensé pour le Québec. Hélas, le fédéral s’en fout. C’est une astuce diabolique pour faire mourir la langue française.
Est-ce qu’on contrôle cette immigration ? Absolument pas, parce qu’il faut une éternité pour régler les dossier malgré l’embauche irréel de fonctionnaire qui ne « fonctionnent » pas. Certains immigrants arrivent ici avec des désirs criminels. Comment voulez-vous contrôler 67 00 personnes en quelques jours.
Avec cette absence de contrôle, les criminels s’en donnent à cœur joie.
Parallèlement à cette immigration massive, on a vu cette criminalité augmenter. De mémoire, jamais on n’a assisté à de multiples fusillades dans des quartiers peuplés comme aujourd’hui. Sans vouloir être raciste, et sans mettre tous les immigrant dans le même panier, certaine pommes pourries s’infiltrent dans ce lot.
C’est fou comme nos criminels québécois ont des noms étrangers. Habitués de lancer des roches dans leurs pays d’origine, ici, ils ont des armes. Qu’ils utilisent malhabilement.
Certains reçoivent, ici, la pleine liberté d’être des criminels sans scrupules.
Et c’est sans compter les étrangers qui veulent nous imposer leurs cultures. Le Québec devient leur terre d’accueil et, en ce sens, ils doivent adopter les nôtres, sinon qu’ils aillent voir ailleurs.
SENTENCES BONBONS
Depuis quelque temps, on assiste à une prolifération de sentences bonbons. Quand tu es accusé et trouvé coupable d’une infraction criminelle, ce devrait être l’incarcération. Deux ans moins un jour, c’est déjà acceptable et voilà que ces bandits veulent purger leur peine dans le confort de leur foyer.
Une risée !
Est-ce que ça envoie un message clair ? Absolument pas ! Et on en voit de plus en plus demander cette « peine ». Rien ne change dans ton quotidien. Récemment, une criminelle a tué un homme d’un seul coup de poing. C’est au minimum un homicide involontaire qui devrait signifier une peine d’incarcération. Non le juge lui a donné deux ans moins un jour à purger chez elle plutôt que derrière les barreaux. Une farce ! Elle a tué ???
Une grosse aberration et tout le monde veut une telle sentence. La justice envoie quoi comme message ? Elle fait quoi la « justice » des victimes et de ses proches qui, eux, ont reçu une sentence à vie.
La vie ne sera jamais plus pareille pour eux, alors que la criminelle continuera sa vie comme avant, avec une toute petite contrainte, celle d’une année les deux pieds sur le pouf avec des petites douceurs. Le juge Daniel Royer l’a même félicité de s’être reprise en main, ajoutant que « le chemin parcouru était remarquable. Elle aurait dû y penser avant, alors que sa victime et ses proches, ont été privée du reste de sa vie.
Évidemment, je n’ai pas assisté au procès, mais ma première réaction en apprenant le verdict, m’a révolté.
Et n’ayez crainte, ce procès fera jurisprudence.
BONJOUR… JE SUIS UN ENREGISTREMENT
Personnellement, je déteste tomber sur un répondeur quand je désire un service. Je m’ennuie du temps ou une réceptionniste humaine me transférait au bon service. Ça ne prenait que quelques secondes.
S’il est un secteur où la technologie nous a « chié dans les mains » c’est celui-là !
On entend « Tous nos préposés sont déjà occupés… ». J’aimerais bien savoir combien de préposés sont en devoir. Un message d’introduction de plus de trois minutes où tu es mieux d’avoir un crayon parce le message te défile tout le répertoire au grand complet avec d’autres numéros de téléphones et/ou d’adresses courriels.
Chez plusieurs, on nous demande de porter attention au message parce que le menu a changé il y a… deux ans. J’en ai même trouvé un, chez un assureur qui annonçait, tout joyeux qu’une nouvelle acquisition (un autre assureur) s’était jointe au groupe, en… 2019. Allo ! on est presqu’en 2025. Allume !
Chez d’autres, qui vous font attendre une éternité, on vous propose de laisser votre numéro de téléphone, pour qu’on vous rappelle. On mentionne également que vous ne perdez pas votre priorité d’appel. Le dernier qui m’a fait ça, c’était le 31 octobre et j’attends encore.
Finalement, la fameuse mise en garde de ne pas utiliser un langage injurieux et bla-bla-bla. Comment peux-tu essayer de te contrôler quand on te fait poirauter depuis une heure au bout du fil. Tu exploses ! Jamais une téléphoniste HUMAINE et en personne, n’aurait dit une pareille stupidité.
LE FRANÇAIS
Je le dis depuis longtemps, la langue française est morte, à moins qu’on fasse notre indépendance. C’est probablement rêver en couleur parce que les Québécois voteront pour le Parti québécois, mais sont contre l’indépendance. Comme on dit, les Québécois sont forts en gueule mais ne mordent pas.
L’assimilation est déjà commencée et pour ma part, je vais parler en anglais aux États-Unis et ici, c’est non ! Démardez-vous !
Lorsqu’un anglophone m’interpelle en anglais, je ne me gêne pas pour lui dire qu’au Québec, la langue est le français et je l’invite à regarder tout autour et se choisir une parcelle de terre anglophone. Il n’aura que l’embarras du choix.
À quoi sert l’Office québécois de la langue française (OQLF) exactement ? À payer des ronds de cuir qui ne font rien d’autre que d’empocher des salaires faramineux pris à même mes impôts.
En passant, hier, j’ai croisé une bagnole de service sur laquelle était inscrit « Parts City », qui a pignon sur rue au Québec. Probablement un passe-droit de l’OQLF.
Il y en aurait très long à rajouter. À vous d’y laisser un commentaire pour en faire profiter les autres. Quant à moi, depuis la pandémie qui a le dos large, la société en général s’est « empironnée » au lieu de « s’enmieuter ».
Et c’est pas fini…
Trucs et astuces
On lui connaît des centaines de vertus, mais saviez-vous que…

DANS LA LESSIVE
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 19 octobre 2024, p16
Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles d’octobre, publiées dans le Journal de Montréal.


























Santé et bien-être
Le stress provoque la libération de cortisol par l’organisme, ce qui stimule la faim et les envies alimentaires énergétiques. Cela peut déclencher un cycle frénésie-culpabilité-frénésie qui nuit à vos efforts pour rester en bonne santé.

Si vous avez tendance à « manger vos émotions », les conseils suivants pourraient vous aider à réfréner vos pulsions :
Source : WebMD, National Center for Health Research
Amour
Pour bien vous situer dans cette nouvelle, je vous réfère à un article que j’avais publié un certain premier avril 2015 (https://normandnantel.com/2015/04/01/enfin-la-grande-demande/) et qui parlait d’une grande demande. Une belle occasion pour un poisson d’avril. Mais cette fois est la bonne, parce qu’un poisson du 26 octobre n’existe pas.

Toujours est-il que Jean-Guy et Francine ont décidé que cette belle journée d’automne était idéale pour convoler en justes noces dans l’intimité des deux familles, autour d’un bon repas chez St-Hubert, à St-Hubert (c’est concept). Une cérémonie sobre de bon goût que la jolie Véronique a soigneusement mise en place, et qui recevait les convives.
Enfin, ma prédiction devenait réalité. Je vous jure que cette fois est la bonne.
Mais derrière tout ça, qu’est-ce qui a finalement décidé Jean-Guy de s’engager ? Aurait-il été piqué par le virus du Nil occidental ? Ce serait très étonnant, puisque ce moustique pique par temps chaud. Se serait-il frappé la tête sur le cadre de porte de son cabanon ? Pas de témoin. La police enquête !
Allez vraiment savoir ! Mais a voir leur sourire radieux, ils étaient beaux à voir.
Probablement que sa conscience lui a proposé de passer à l’acte au plus vite et pendant qu’ils sont encore jeunes, pas comme les bourgeons du printemps, mais jeunes quand même. Imaginez, une quarantaine de plus de trente ans. Il faut beaucoup de patience et cette patience est maintenant récompensée.

Pour le voyage de noces, ils vont probablement faire le tour du monde à vélo électrique. Pourquoi pas… Ils ont tout leur temps, la sagesse en plus et un élan amoureux comme de jeunes tourtereaux.
Mais d’ici-là, le ciel est au beau fixe pour eux et, comme l’amour n’a pas d’âge, on ne peut que leur souhaiter tout le bonheur et l’amour réciproque qu’il méritent tout en continuant de le semer ensemble.
L’avenir leur appartient et qu’il soit des plus merveilleux.
Histoire
L’adoption de l’heure avancée au Canada remonte à la Première Guerre mondiale. Mais l’idée même de changer l’heure viendrait de l’Américain Benjamin Franklin, qui aurait été le premier, en 1784, à suggérer de décaler les horaires pour économiser de l’énergie.
Sa proposition était d’avancer l’heure durant la saison estivale pour synchroniser les heures où la population est active au travail avec le moment d’ensoleillement. Cette façon de faire allait évidemment réduire la consommation d’énergie en diminuant l’utilisation de l’éclairage massif en soirée.
LA GRANDE GUERRE NOUS IMPOSE CE CHANGEMENT

Il faut attendre 1916 pour qu’un premier pays, l’Allemagne, adopte le changement d’heure. L’usure du conflit forcera les Allemands à être créatifs pour économiser le charbon afin de réussir à soutenir la production de guerre.
Leur initiative sera suivie par les Britanniques et par les Français. Les États-Unis et le Canada emboîteront finalement le pas en 1918. Au Canada, l’idée devait être temporaire, Les pays avançaient les horloges d’une heure au printemps (pour commencer la journée plus tôt) et les reculaient d’une heure à l’automne.
Après le conflit, le principe est abandonné. Cependant, durant la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement fédéral impose de nouveau l’heure avancée, à l’année, à la grandeur du Canada pour des raisons similaires, mais surtout pour économiser l’énergie et maximiser la lumière du jour pour les activités industrielles et militaires.
APRÈS 1945
Après le second conflit mondial, on adopte et abandonne de manière variable l’heure avancée à travers les provinces et territoires canadiens. Comme il n’y a pas de norme uniforme, l’heure locale est différente d’une région à l’autre.
Dans les années 60, des efforts sont déployées pour standardiser l’heure d’été au Canada. La Commission des fuseaux horaires de l’Amérique du Nord joue un rôle dans la proposition d’une norme plus cohérente pour les fuseaux horaires et l’heure d’été. Cependant, aucune décision ferme ne sera imposée. Ainsi, au cours des années 70 et 80, les débats continuent sur les avantages économiques et sociaux de l’heure avancée.
Puis, en 1987, on décide que les fuseaux horaires et l’heure avancée seront dorénavant réglementés par les provinces et territoires ainsi que par les villes. Résultat, jusqu’au milieu des années 2000, dans les parties du Canada qui utilisent l’heure avancée, les horloges suivent celles des Américains, ce qui veut dire que l’heure avancée commence le premier dimanche d’avril et qu’on la recule le premier dimanche d’octobre.
Au Québec, des régions près du Labrador ne changent jamais l’heure. C’est le cas à Blanc-Sablon. Lorsque le Québec avance l’heure, la ville partage l’horloge avec la plupart des Québécois et l’hiver, elle se met à l’heure des Maritimes, comme les Îles-de-la-Madeleine.
Imaginez le casse-tête pour le directeur général des élections lors des scrutins. Finalement, depuis 2007, l’heure avancée est instaurée du deuxième dimanche de mars jusqu’au premier dimanche de novembre.
DÉBAT PUBLIC
Au cours des dernières années, des discussions ont lieu sur l’opportunité de maintenir ou d’abandonner l’heure avancée, avec pour argument les avantages potentiels en matière de santé publique et de productivité.
Il faut dire qu’aujourd’hui invoquer l’économie potentielle d’énergie avec l’heure avancée est moins fort parce que l’éclairage représente un peu moins de 5 % du coût en électricité des maisons.
De plus, cette tendance est à la baisse avec l’arrivée d’ampoules moins énergivores sur le marché. En fait, c’est plutôt en analysant la consommation de chauffage qu’on devrait faire des études pour savoir si le changement d’heure est toujours à propos.
En 2024, à peine 20 % de la population mondiale s’impose le changement d’heure, probablement parce que les autorités réalisent que les avantages énergétiques sont plutôt faibles et que ce changement perturbe le sommeil.
Alors, pourquoi s’impose-t-on encore cette contrainte ici ? La réponse vient notamment du fait que nos voisins du Sud, nos principaux partenaires commerciaux, eux, avancent l’heure et qu’on veut rester bien arrimé à leur économie.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 5 octobre 2024, p74
Réflexion
Maman disait toujours : « Souris à ton père quand il rentre à la maison, car le monde extérieur est dur et épuisant pour les papas. »

Quelle est la différence entre une mère et un père ?
L’amour d’une mère, tu le connais depuis ta naissance
L’amour d’un père, tu le comprends quand tu deviens père à ton tour. Alors sois patient.
Une mère est irremplaçable.
Un père, le temps ne pourra jamais le remplacer.
Humour

Au confessionnal, le prêtre demande :
– Est-ce toi Denys ?
– Oui, mon père.
– Et avec quelle fille étais-tu ?
– Je ne peux pas le dire, Je ne veux pas ruiner sa réputation.
– Et bien Denys, je finirai par le savoir. Tu es aussi bien de me le dire maintenant. Était-ce Carmen Demers ?
– Je ne peux pas la nommer.
– Est-ce que c’était Thérèse Beaudoin ?
– Je ne le dirai jamais.
– Peut-être Sylvie Turcotte ?
– Je suis désolé, je ne peux pas la nommer.
– C’est possiblement Catherine Nadon ?
Mes lèvres sont soudées.
– Rosa Brown alors ?
– S’il vous plaît mon père, je ne peux pas vous le dire.
Le prêtre respire fort et dit :
– Je vois que tu es discret, c’est une qualité. Mais tu as péché et tu es suspendu des enfants de chœur pour trois mois.
À la sortie son ami Frank demande à Denys :
– Qu’est-ce que tu as récolté ?
– Trois mois de congé et cinq bonnes informations.
Histoire
Même si on a fondé la ville sous le nom de Ville-Marie, le nom de Montréal s’est imposé rapidement.
Toutefois, il a fallu attendre presque 200 ans après sa fondation par Jeanne Mance et Maisonneuve pour que la cité devienne une vraie ville. Puis, quand est venu le moment d’élire un premier maire, C’est Jacques Viger qu’on a choisi. Le connaissez-vous, Jacques Viger ?

AVANT DE DEVENIR MAIRE
Jacques Viger naît à Montréal le 7 mai 1787. Son parrain n’est nul autre que Joseph Papineau, père du fameux tribun. Il grandit dans une famille bourgeoise de Montréal et fait ses études classiques au Collège Saint-Raphaël qui a pignon sur rue dans l’ancien Château Vaudreuil.
À la fin de ses études, Viger s’installe à Québec et y déniche un premier emploi de rédacteur pour le journal Le Canadien (1808-1809). Il est politisé dès son jeune âge. D’ailleurs, de nombreuses personnes de son entourage occupent des fonctions des plus influentes.
On n’a qu’à penser à Denis-Benjamin Viger, à Louis-Joseph Papineau ou au controversé évêque Jean-Jacques Lartigue. En fait, Jacques Viger restera toute sa vie en relation avec eux. Il sera en quelque sorte leurs yeux et leurs oreilles à Montréal.
SERVICE PUBLIC
Après ce séjour à Québec, il revient à Montréal en 1809. Intéressé par les néologismes, il rédige un recueil des néologismes de son époque. Cette publication, Néologie canadienne ou Dictionnaire des mots créés en Canada et maintenant en vogue, est encore fort utile pour découvrir le vocabulaire des gens du début du 19e siècle.
Viger est un intellectuel touche-à-tout, il s’intéresse autant à la littérature qu’aux affaires publiques. En 1812, il s’enrôle dans la milice et va au front pour défendre le Canada contre l’envahisseur américain qui menace nos frontières.
À son retour à la vie civile en 1813, il est nommé inspecteur des grands chemins, rues, ruelles et ponts de Montréal. Il faut savoir, en ce début de 19e siècle, que Montréal et Québec sont administrées par des juges de paix et non par des élus.
Ces fonctionnaires n’ont pas beaucoup de pouvoir, cependant celui qui en a le plus, c’est l’inspecteur des grands chemins, rues, ruelles et ponts. Viger prendra au sérieux sa responsabilité d’améliorer les routes et de les payer.
Il fera exécuter d’importants travaux de drainage dans les faubourgs qui ceinturent l’extérieur des vieilles fortifications de la ville pour maximiser le lotissement, mais aussi pour assainir l’hygiène urbaine.
Le nez fourré partout, il négocie les pierres pour le pavage, fait les ententes avec les entrepreneurs et rédige lui-même les contrats avec les fournisseurs. Et comme s’il n’en avait pas assez sur les bras, il fait également des plans d’urbanistes et s’occupe de l’application de plusieurs règles policières.
Il rédige régulièrement d’importants rapports qui servent à orienter les politiques publiques élaborées par l’Assemblée législative du Bas-Canada. Il monte également des registres des rues de Montréal, un premier en 1817, puis un autre en 1837.
En 1825 il est aussi nommé commissaire du recensement pour le comté de Montréal. Il désire tant connaître sa population qu’il ajoute au formulaire de recensement des questions de son cru.
Les réponses font de cet exercice une source de renseignements précieuse pour les administrateurs de l’époque, mais également pour les historiens qui étudient l’évolution de Montréal.
MONTRÉAL DEVIENT UNE VILLE
La métropole gagne une vraie charte municipale le 5 juin 1832 et Jacques Viger deviendra son premier maire. Depuis la conquête britannique, un conseil dirigé à partir de Québec a la main sur à peu près tout, autant pour fixer les règles publiques, le montant des taxes que le prix du pain.
Les premières élections municipales de Montréal se déroulent en juin 1833. Les électeurs désignent seize conseillers municipaux.
À cette époque, le territoire de Montréal est divisé en huit quartiers, deux pour la vieille ville et six pour les faubourgs autour des fortifications, soit Sainte-Anne, Saint-Joseph, Saint-Antoine, Saint-Laurent, Saint-Louis et Sainte-Marie.
Ces secteurs sont représentés par deux conseillers qui ont des mandats de deux ans, mais il est prévu que la moitié des membres du conseil soient renouvelées chaque année. Ces élus sont tous des gens d’affaires ou des professionnels.
Lors des élections de 1833, neuf anglophones et sept francophones seront élus. Dans ces années-là, on réservait encore le droit de voter aux hommes de plus de 21 ans qui étaient propriétaires depuis au minimum un an.
Ils n’étaient pas si nombreux, en fait ça ne représentait qu’un Montréalais sur cinq. Quant au maire, il n’était pas encore élu par la population, il était choisi par et parmi les conseillers élus. En 1833, ces élus municipaux n’avaient aucun salaire pour occuper leur fonction.
Le pire, c’est que s’ils gagnaient le vote populaire, ils n’avaient pas le droit de se désister sous peine de devoir payer une amende plutôt salée de 25 livres.
Jacques Viger, le fonctionnaire le plus dynamique de la ville, ne se désistera pas de sa tâche. Il arrive en poste à un moment où les tensions politiques s’enveniment entre le parti patriote, le gouverneur Aylmer et sa petite clique anglo-saxonne malveillante envers les francophones. C’est aussi une année où Montréal est foudroyée par une terrible épidémie de choléra qui tuera 2000 Montréalais.
La première séance du conseil de Montréalaise tiendra finalement le 5 juin 1833 dans le palais de justice.
Viger et le conseil municipal ont du pain sur la planche. Une des premières tâches qu’ils entreprennent est l’assèchement des marécages au nord de la rue Sainte-Catherine, au pied de la côte de la rue Sherbrooke, parce qu’on les croit responsables de la propagation du choléra.
Le problème c’est que ces travaux sont titanesques et extrêmement dispendieux. La ville manquera rapidement de ressources pour affronter ce type de grand chantier. Elle détournera donc un maximum d’argent pour les effectuer, quitte à négliger l’entretien des rues de la ville.
Après trois ans de gouvernance, à cause des tensions politiques au Bas-Canada, la charte de la municipalité de Montréal qui avait été crée pour une période de trois ans n’est pas renouvelée en 1836. Le gouverneur remet donc en place le pouvoir aux juges de paix. Il faudra attendre 1840, l’année de l’Acte d’Union, pour que Montréal retrouve son autonomie politique.
Viger perd bien sûr son poste de maire. Quatre ans plus tard, quand la nouvelle charte de Montréal est instituée, il est écarté de son poste d’inspecteur des chemins, fort probablement parce que son administration avait négligé l’entretien des rues, mais aussi parce qu’on lui reprochait d’être bien proche des Rebelles patriotes.
Même s’il ne joue pas un rôle actif durant l’insurrection de 1837, il est évident que Viger a été un sympathisant des idées républicaines du parti de Louis-Joseph Papineau. On se rappellera que c’était lui qui avait présidé le premier banquet de la Saint-Jean-Baptiste en 1834,
Ses recherches, son tempérament de conciliateur et surtout son érudition ont fait du premier maire de Montréal un personnage remarquable. Cet archéologue, historien, homme de lettres et archiviste nous a laissé des traces indispensables à la compréhension de son époque.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 28 septembre 2024, p74
Santé et bien-être
Les médicaments contre la douleur que vous avez essayés vous frustrent et vous voulez chercher ailleurs ? Vous n’êtes pas seul : les gens utilisent des thérapies parallèles contre la douleur plus que pour n’importe quel autre problème de santé.

Heureusement, la nature offre diverses substances qui ont fait leurs preuves en matière de soulagement de la douleur. Vous pouvez les trouver dans les aliments ou sous forme de suppléments.
Les acides gras oméga-3 que l’on trouve dans les poissons gras, peuvent réduire la douleur due à l’arthrose. Le curcuma, une épice jaune vif qui entre dans la composition de nombreux currys, est également efficace pour soulager les douleurs liées à l’arthrose.
Si vous souffrez de fibromyalgie, la vitamine D ou le magnésium pourraient réduire l’intensité de vos symptômes. Il vaut également la peine d’essayer le magnésium et la vitamine B12 contre les maux de tête.
La capsaïcine, l’un des analgésiques naturels les plus polyvalents, soulage efficacement plusieurs types de douleurs, y compris les douleurs neuropathiques. Présente dans les piments, cette substance piquante a déclassé le diclofénac, un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS), dans une étude sur les douleurs au dos et au cou.
Beaucoup pensent que naturel est synonyme de sûr, mais ce n’est pas toujours le cas, Les suppléments naturels peuvent interagir avec les médicaments – ou entre eux. De plus, certains suppléments ne font pas bon ménage avec des problèmes de santé en particulier. C’est pourquoi vous devez informer votre médecin et votre pharmacien de votre état de santé et de tous les produits que vous prenez.
Source : Santé Canada, U.S. Department of Veterans Affairs, Société Arthrite Canada
Nouvelles
Le passage d’Helen et de Milton au Sud du continent et avec la désolation qu’elles ont laissées, la migration des « snowbirds » gagne les fervents amateurs de soleil. Les États-Unis demeurent un pays étranger qui impose notamment à ses visiteurs certaines règles d’immigration et de séjour. À cet égard, voici quelques questions-réponses, tirées de la revue trimestrielle Nouvelles « CSA » de l’Association canadienne des snowbirds.

Q-1 Je prévois me rendre aux États-Unis, le 1er novembre pour une durée de six mois. Je rentrerai au Canada le 30 avril. Je ferai un voyage de deux semaines hors des États-Unis en janvier. Puis-je utiliser ces deux semaines pour un voyage aux États-Unis en juillet ?
R-1 Nous vous recommandons d’inclure ce court voyage hors des États-Unis pendant votre séjour hivernal dans le calcul de votre période continue de douze mois. Vous pourriez devoir raccourcir de deux semaines votre séjour hivernal de l’an prochain pour respecter la règle des six mois moins un jour.
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Q-2 Je crois avoir lu que si l’on est Canadien en séjour aux États-Unis et que l’on retourne au Canada, il faut rester hors des États-Unis pendant 30 jours, sans quoi le compteur n’arrête pas, comme si on n’avait jamais quitté le pays. Exemple : si vous êtes entré aux États-Unis et êtes retourné au Canada pour une semaine à Noël, cette semaine serait compté comme si vous n’étiez jamais parti. Merci, et continuez votre excellent travail.
R-2 Vous avez raison, Monsieur ! L’agent des douanes américaines qui traite votre admission aux États-Unis pourrait inclure vos courts voyages de retour au Canada d’une durée de moins de trente jours dans votre limite de six mois. C’est à la discrétion de l’agent. Nous recommandons donc aux snowbirds de pécher par excès de prudence et d’inclure ces jours dans leur calcul.
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Q-3 J’ai cherché sans succès des infos sur l’obligation de détenir une adresse au Canada lorsque nous séjournons à long terme aux États-Unis. Devons-nous avoir une adresse physique ? Quelles sont les règles ? J’ai vu quelques choses sur un blogue, mais ça ne répondait pas vraiment à mon interrogation, donc je vous pose la question. Est-ce une exigence ? Qu’adviendrait-il si nous vendions notre maison, que nous achetions un VR pour aller en Floride, et que nous y habitions lorsque nous rentrons au Canada pour les mois d’été ?
R-3 Il n’y a pas de règle, mais votre situation pourrait se compliquer à la frontière si l’agent des douanes américaines, vous soupçonnant de vouloir rester aux États-Unis indéfiniment, vous demande de prouver que vous avez des liens avec le Canada et une résidence où retourner. Il vous faudra également une adresse pour continuer de bénéficier de votre statut de résident provincial et pour des éléments de base tels que votre permis de conduire, votre compte bancaire et vos cartes de crédit. « Louez » une chambre d’un membre de votre famille et utilisez-la comme adresse résidentielle si nécessaire.
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Q-4 Combien de temps peut-on laisser notre semi-caravane (5th wheel) canadienne aux États-Unis ? Si elle y reste quelques années, aurons-nous des problèmes à la frontière en la rapportant au Canada ?
R-4 Si votre semi-caravane reste aux États-Unis plus de 12 mois, elle sera considérée comme ayant été importée et vous seriez tenus de payer des droits et des taxes sur cette importation, Vous devriez aussi vérifier auprès de votre compagnie d’assurance combien de temps vous êtes autorisé à laisser le véhicule aux États-Unis avant que la couverture soit révoquée.
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Q-5 Nous ferons une croisière via le canal de Panama au départ de Fort Lauderdale et à destination de Panama City, au Panama. Nous ne serons aux États-Unis que pour une journée, mais devons-nous compter l’ensemble du voyage comme étant aux États-Unis ?
R-5 Votre voyage aux États-Unis pour vous rendre au port d’embarquement doit être comptabilisé comme « EN TRANSIT », et non comme une visite aux États-Unis.
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Q-6 Si notre résidence en Floride est le seul bien immeuble que nous possédons, peut-on la déclarer comme résidence permanente ?
R-6 Non ! Vous êtes citoyen canadien et votre résidence permanente se trouve au Canada, que vous en soyez propriétaire ou non. De plus, vous devez conserver votre statut de résidence pour bénéficier de la couverture d’assurance-maladie, laquelle valide votre assurance voyage médicale quand vous quittez le Canada.
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VOUS VOYAGEZ AVEC UN CHIEN ?
Depuis le 1er août dernier, vous devez être muni d’un reçu du formulaire d’importation de chien du CDC (www.cdc.gov/importation), le chien doit sembler en bonne santé à l’arrivée, être âgé d’au moins 6 mois au moment de son entrée, et être muni d’une micropuce qui peut être détectée par un scanner universel pour identification.
Le formulaire, gratuit, doit être rempli le jour même du voyage, quoiqu’il soit recommandé de le remplir quelques jours avant votre date d’entrée, mais sans excéder 6 mois avant cette date. Conservez ce document sur un téléphone intelligent ou en version papier pour permettre à l’agent frontalier américain d’en prendre connaissance.
Pour les chats, il n’y a pas de règles particulières; vous trouverez plus d’informations à l’adresse courriel mentionnée plus haut.