Un dur retour à la réalité… La neige!

 

Même si on s’y attendait un peu, tout en souhaitant le contraire, nous sommes rentrés chez-nous hier en2008-03-28 189 début d’après-midi devant un amoncellement de neige bien anormal, pour un 28 mars. Partis à six heures hier matin sous la pluie mais sur l’asphalte, on espérait encore se rendre le plus loin possible avant d’apercevoir la moindre trace de cette satané neige.

À peine une quarantaine de milles parcouru, la voilà qui 2008-03-28 190 commence à s’écraser bêtement sur le pare-brise. On s’est arrêté pour faire le plein puis on repris la route. Les "saleuses" et les "gratteuses" étaient à l’oeuvre pour éviter que la chaussée ne se glace. On fait un autre dix milles et vlan! En pleine mini tempête. La visibilité est d’au plus 500 mètres. On ralenti à 80 kilomètres heures, pendant que les gros semi-remorques nous éclaboussent d’un opaque nuage blanc. On traverse Albany, puis nous entreprenons finalement l’ascension des Adirondacks. Malgré tout, le paysage est fantastique. La neige colle littéralement aux branches des arbres qui quelquefois, dégringole par la poussée d’une soudaine bourrasque.

2008-03-28 199 On s’arrête quelques minutes, à la halte de Glenn Falls – Lake George. Le vent s’est calmé et il tombe de gros flocons. La scène se prête bien aux quelques photos qui agrémentent ce billet. Une vraie averse de neige printanière! On reprend notre route puis finalement, la neige cesse de tomber avant de rejoindre Plattsburg. Comme il est de coutume, nous nous arrêtons à Champlain pour faire le dernier plein d’essence "américaine", histoire d’économiser quelque sous. Le gallon est à 3,49$ alors que chez-nous son équivalent est de 4,39$. Ça m’aura permis de conserver une bonne trentaine de dollars dans mes goussets, de quoi payer le dîner au MacDonald, tout près. 2008-03-28 200

On repart pour traverser la frontière, l’autocaravane et le youyou affreusement salis, de toute cette gadoue. Les carosseries sont abrasives comme du papier sablé. C’est ça, rouler par un temps pareil. Après une attente de vingt-cinq minutes et répondu aux questions d’usage de Monsieur le douanier, nous voilà maintenant chez-nous, au Québec. Affichage en français et métrique c’est réconfortant un brin et on est heureux de rentrer au pays. Les champs sont quelque peu enneigés mais la surprise on l’a eu à la maison; Encore entre quatre et six pieds de neige sur le terrain. Ouach! Un dur retour à la réalité. Enfin, on est rentré!

On s’approche de la maison

 

Journée calme sur la route en ce mercredi. Le soleil était là et même si la matinée a été fraîche, nous pouvions quand même sortir en chandail court. Les jeans étaient cependant de mise. Départ du FlyingJ à huit heures cinq, nous avons fait la pause dîner au Welcome Center en Virginie pour ensuite amorcer notre contournement de la région de Baltimore-Washington en quittant l’Interstate 95 à Fredericksburg pour emprunter les routes US-17, l’Interstate 66, puis l’Interstate 81 jusqu’à notre destination prévue, le restaurant Cracker Barrel de Winchester, en Virginie. On s’est servi de la génératrice pour préparer le souper et écouter un peu la télé. Avant d’aller au lit, on a bien pris soin de téléphoner à Pascal et Annie, pour prendre des nouvelles du petit Pierre-Olivier, qui subissait une chirurgie d’un jour, à Sainte-Justine, en début d’après-midi. Les nouvelles sont excellentes. Tout s’est très bien passé et il récupère lentement à la maison. Une convalescence d’au plus dix jours sera nécessaire. Aussi, un petit coup de fil à la maison… pour savoir!

Jeudi matin, jour numéro quatre du retour à la maison. Une journée morose où les nuages et la pluie ont dominé. Nous avons quitté à huit heures et traversé cinq états; La Virginie, la Virginie de l’ouest, le Maryland, la Pennsylvanie et le New Jersey. C’est effectivement le cas en circulant par l’Interstate 81. Elle traverse ces états sur de petites distances. Le paysage est intéressant et valonneux. On voit très bien le relief des montagnes du nord au loin. La température est aussi plus froide naturellement. Par contre, aucune trace de l’hiver ou de la neige, si ce n’est que les arbres sont encore dénudés. Arrivé sur l’Interstate 87, on a pu observer une bande de chevreuils au repos.

Au moment où je rédige ce billet, nous sommes arrêtés pour la nuit, à la halte routière de Platekill, sur le New York State Thruway. Il est 16h45. Estelle et Gervais nous avaient recommandé cet endroit, avant de partir. Cependant, seulement trois restaurants, ou comptoirs de service sont en activité. Comme plusieurs haltes routières, sur cette autoroute, ils sont à rénover les restaurants, cette année. Le Roy Rogers et le Nathan’s sont fermés temporairement pour rénovation.

Demain, on rentre définitivement à la maison. Plus que quelques centaine de kilomètres et ce sera chose faite. D’ici là, nous entreprenons notre dernière nuit, au pays de l’Oncle Sam. Le beau côté, c’est qu’on a pas encore vu et admiré un seul grain de neige. Il paraît qu’on a rien perdu pour attendre… Paroles de jaloux!

En passant par St-Augustine

 

Nous sommes sur le chemin du retour. Un peu après neuf heures, nous avons quitté Pioneer Village pour se diriger vers2008-03-24 023 le nord. Avant de partir, nous avons eu une agréable surprise; Le comité de départ nous a gentiment rendu visite. Alors que nous étions à bavarder avec nos voisins Linda et Benoît, nous voyions apparaître Francine, Jean-Guy, Jacques, Michel et Rosaire, tous venus nous serrez la pince une dernière fois. Un geste que nous n’oublierons pas et que nous avons grandement apprécié.

C’est sous un ciel nuageux et menaçant que nous avons pris la route par l’Interstate 75. À Sarasota, une heure plus loin, le soleil est apparu, sans nous quitter depuis. Premier arrêt en fin de journée dans la région de St-Augustine, sur la côte est de la Floride; Anastasia State Park. C’est un parc d’état, au bord de l’atlantique, entretenu et géré à la manière de la SÉPAQ au Québec. Tout est laissé à l’état sauvage et les écriteaux, ici et là, préviennent les usagers de la nécessité de préserver l’environnement, afin que les espèces animales qui y vivent 2008-03-24 017puissent continuer de s’y produire. On a marché sur la plage très vaste et sablonneuse. Les espaces de camping sont  très boisés et l’intimité est assurée. Il y a suffisamment de place pour les gros équipements. À la sortie, une triple station de vidange, d’une propreté impeccable, est aménagée sur de la pierre afin de bien drainer l’eau. Le parc fournit même les gants de latex pour ses usagers. Seule ombre au tableau, la signalisation de l’entrée principale et des sites est déficiente. Elle y gagnerait à être mieux disposée.

Le front froid du nord, qui descend jusqu’en Floride nous a laissé une nuit très fraîche, pour ne pas dire carrément froide. Il a fait a peine 40°F et les météorologues prévoyaient abaisser le record de 36°F. Il tient toujours. Nous avons quitté vers huit heures, ce mardi matin pour nous rendre en Caroline du Sud, notre deuxième étape. Initiallement, nous avions prévus arrêter au Cracker Barrel de Florence pour y passer la nuit. Une fois rendus sur place, nos avons constaté que les espaces, réservés au véhicules récréatifs, étaient surtout prévus pour des autocaravanes de type Roadtek ou Pleasure Way. Nos nous sommes donc dirigés dix sept milles plus au nord, au FlyingJ de Latta, d’où je vous rédige ce billet. C’est notre première expérience dans un truck stop et je dois dire que ce ne sera pas le dernier. En plus d’offrir l’essence à un prix défiant toute compétition, tout est prévu pour les gros équipements. Il y a beaucoup d’espaces et les véhicules récréatifs s’installent à distance des semi-remorques. 2008-03-25 002A

Curieusement tout est calme dès la noirceur venue. Il est vingt-et-une heure trente présentement et on entend presque rien. Un camion au loin de temps à autre, mais c’est tout de même discret. Pour vous donner une idée, il doit  bien y avoir une bonne cinquantaine de VR ici, présentement. C’est aussi calme que dans un camping en fin de soirée. Surprenant!

Je vous laisse sur ces quelques photos d’Anastasia et de notre équipement dans une halte routière de Georgie. On reprend la route demain matin, huit heures.

On reprend la route demain matin

 

2008-03-23 013AAu moment où je rédige ce billet, il est presque minuit en ce dimanche de Pâques. La nuit est 2008-03-23 014Atombée sur Pioneer Village et tout est calme. On est prêt pour le retour à la maison. On reprend la route, vers neuf heures, demain matin. On a passé une bonne partie de l’après-midi à tout ranger et rentrer dans l’autocaravane puis dans le youyou. Nous avons passé six belles semaines au soleil avec la bonne humeur qui nous aurait sûrement fait défaut, si on était resté au Québec, à subir la neige qui n’en finissait plus de tomber. Oh! C’est évident qu’à notre retour, ce vendredi, il en restera beaucoup au sol, mais nous emportons avec nous assez de soleil et de chaleur pour en venir à bout. On a beaucoup hâte de revoir la famille et les amis. Par contre, on regrette de quitter un si beau climat, à cette période de l’année.

Après un samedi passablement pluvieux et une nuit d’orages et de pluie diluvienne ou soaking rain, comme le disent les américains, la journée a commencé sous les nuages. Nous étions invités chez Dorothée et 2008-03-23 015AMichel, pour le traditionnel brunch pascal. Une belle table champêtre était installée sur le gazon. Même si le temps paraissait incertain, la pluie n’est jamais venue perturber cette belle rencontre. Dame nature a très bien collaboré. Au menu; Crudités, oeufs, jambon à l’ananas, 2008-03-23 023Afêves au lard, cretons, crêpes avec coulis de fraises et/ou sirop et pour couronner le tout, des oeufs dans le sirop, en guise de dessert. Au diable les glucides! C’est Pâques et je fais une petite coche tout en étant raisonnable.

Michel, le Chef, nous servait le mimosa ou la vodka avec jus d’orange, pendant que Dorothée dressait la table avec quelques aides. Puis, il s’est affairé à ses poêles pour cuire les oeufs et remplir les assiettes. Lise, que tout le monde appelle affectueusement Loulou, était la maître-d’oeuvre des crêpes. Séances de photos et causeries ont agrémenté le succulent repas. Estelle, Claude et Francine ont surpris tout le monde en distribuant des petits sacs cadeaux qui contenaient  quelques chocolats. Une belle initiative. Elles ont même eu la délicatesse de mettre des chocolats sans sucre, pour les quelques invités qui doivent restreindre leur 2008-03-23 017Aconsommation de sucre, dont moi. Très apprécié, mesdames. J’ai adoré aussi les oeufs dans le sirop que je goûtais pour la première fois. Vraiment délicieux!2008-03-23 018A

Après l’humidité de la matinée, le soleil est apparu pour de bon en début d’après-midi. Temps idéal pour commencer les préparatifs du départ. Ça valait bien les deux ou trois p’tites frettes  derrière la cravate, après avoir complété le travail. Demain matin, il nous restera à vidanger les réservoirs d’eaux usées, d’attacher la voiture et de décoller. Pour le dernier souper, nous nous sommes rendus au restaurant chinois du coin, en compagnie de Francine et Jean-Guy. Fidèle à nos habitudes, on a terminé la soirée chez le beau-frère, devant la télé québécoise.

Pour le voyage de retour, j’écrirai d’autres billets, si une connexion Internet est disponible 2008-03-23 019A évidemment. Dans le cas contraire, je mettrai le mot final de ce voyage, à la maison.

Tout au cours de cette escapade en Floride, je vous ai parlé ou mentionné quelques noms parmi les gens que nous avons rencontré. Il me fait plaisir, avec leur permission, de vous les présenter. Ils étaient tous présents au brunch et représentent les personnes qui ont le plus agrémenté notre séjour.

Du côté gauche et de haut en bas; Francine et Jean-Guy, Claude et Jacques, Micheline et Rosaire ainsi que Lise et Yves.

Du côté droit et toujours de haut en bas; Ginette et Aurèle, Estelle et Gervais ainsi que Dorothée et Michel.

Parents et amis, soyez patients, nous rentrons!

Notre séjour tire à sa fin

 

Comme toute bonne chose a une fin, nous nous préparons à passer nos dernières journées à Pioneer Village. Lundi prochain, nous reprendrons la route vers la maison. Bien sûr on a hâte de revoir parents et amis mais on quitte ce coin de soleil avec un certain pincement au coeur. On devra dire un au revoir à cette belle température et aux nouveaux amis campeurs rencontrés cette année. Louise devra remettre à plus tard ses vingt minutes de soleil quotidien qu’elle se permettait dans la grande chaise longue, afin de basaner son teint. Le vélo qu’on devra également ranger pour quelques semaines. Enfin! il faut bien que la vie continue et qu’on retourne à la routine.

2008-03-20 002Sans être abusivement nostalgique, on profite quand même très bien de nos dernières journées. Graduellement, on  range l’équipement qui est moins nécessaire. Louise en a profité pour faire un peu de lessive, comme en font foi les clichés de ce billet. De mon côté, j’ai pu aider quelques campeurs un peu mal pris ou dépourvus, à réparer, ajuster ou expliquer quelques notions d’informatique. Que faire, devant un portable devenu soudainement instable ou bizarre ? J’ai mis mes connaissances à leur profit. Même chose du côté des GPS. Les gens sont souvent mal informés ou exploitent mal, inconsciemment, ces outils performants. Je me suis fait un plaisir de les renseigner afin de mieux apprécier, comprendre et profiter de leur équipement. Ces expériences m’ont permis de rencontrer et de connaître d’autres campeurs.

2008-03-20 003 Mercredi, c’était la course au magasinage. La mission; dénicher deux copies d’un DVD du Crossroads – Eric Clapton Guitar Festival 2007, enregistré live à Chicago, le 28 juillet 2007. Pourquoi celui-là en particulier ? C’est que Jean-Guy en avait reçu une copie en cadeau, lors de son anniversaire en janvier et me l’avait prêté pour que je puisse le visionner. J’ai tellement été impressionné que j’ai essayé de m’en procurer deux copies, pour Clément et moi. Il m’a fallu visiter six établissements avant de finalement mettre la main sur les DVD convoités. Ça en valait vraiment la peine. Vendus 41$ chacun au Québec, je les ai eu pour 22$ ici. Le double DVD, d’une durée de plus de quatre heures, présente une pléiade de guitaristes de renoms qui y vont de performances en solo, en groupe et quelques fois avec Eric Clapton. Ce dernier produit ce festival annuellement et verse les profits au Crossroads Center, d’Antigua, pour lutter contre la toxicomanie sous toutes ses formes. Un peu comme le fait annuellement Dan Bigras, avec son Show du Refuge chez-nous.

En fin d’après-midi, nous étions conviés à un 5 à 7, avec d’autres campeurs, chez Ginette et Aurèle, un sympathique couple de Cayamant, en Outaouais. En plus des consommations, les salades, canapés, fruits de mer, fromages et biscottes agrémentaient cette rencontre sociale. Un magnifique et tout aussi succulent gâteau couronnait la dégustation. L’événement nous a permis de connaître un peu mieux nos hôtes de même que Dorothée et Michel, un couple de caravanier à plein temps, Micheline et Rosaire qui ont été les premiers campeurs à qui on s’est adressés en 2005 lors de notre premier voyage, Angèle et son conjoint, dont j’oublie le prénom, ainsi qu’Estelle et Gervais qu’on avait rencontré promptement l’hiver dernier. Francine et Jean-Guy étaient présents également et vous les connaissez déjà. Nous sommes rentrés vers dix-neuf heures, après que les maringouins eurent décidé que leur tour était venu de souper.

Hier, c’était plus nuageux et quelques averses sont venues rafraîchir le temps. Les chaumières étaient plus habitées. C’était également soir de sortie au restaurant Olive Garden, pour souligner le 65e anniversaire de naissance d’Estelle, une initiative de Claude Meilleur. Restaurant offrant une excellente cuisine italienne, tout le monde avait revêtu ses plus beaux habits pour l’occasion, dont Estelle ne se doutait même pas. La surprise a été totale, surtout au moment du dessert, où le personnel de l’établissement s’est rassemblé autour de notre table pour entonner solennellement une version maison de Funiculi Funicula.  Bien gavés, nous nous sommes retrouvés chez Estelle et Gervais pour le digestif. On a eu droit à un involontaire striptease de Claude, que Gervais n’a pas manqué d’immortaliser dans sa caméra numérique. On a aussi découvert les talents de raconteur de Gervais, ainsi que Jacques, le conjoint de Claude. À vingt-deux heures quinze, nous regagnons nos unités, le ventre plein et enchantés de cette soirée.

Les prochains jours serviront à faire des provisions pour le voyage de retour et procéder aux derniers préparatifs. Je vous reviendrai avec un autre billet avant de partir. D’ici là, Pâques est à nos portes et nous vous en souhaitons de Joyeuses. Souriez ! Le printemps est arrivé !

Des plages et encore des plages

 

Et oui, depuis mon dernier billet, c’est ce que nous avons exploré; Des plages et encore des plages.2008-03-16 001 Pas tout le temps,  parce qu’on a fait aussi plein d’autres choses. Cependant, la Floride est synonyme de soleil, de plages et de divertissements. Ce n’est pas pour rien qu’elle s’affiche sur sa publicité touristique comme The Sunshine State.

Quoi qu’il en soit, à travers mes impressions des trois plages visitées, je vais aussi vous raconter les autres "choses" qu’on a fait, à commencer par jeudi soir dernier. C’était soir de courses de chiens et nous nous sommes retrouvés, 13 campeurs, pour espérer y faire fortune. La soirée a bien débuté pour Claude, la conjointe de Jacques, qui y est allée d’une combinaison gagnante qui lui a rapporté 192$ et des poussières, dès la première course. Ça commençait bien la soirée. Elle en a gagné une deuxième, plus modeste, en fin de programme. Un autre couple, Estelle et Gervais, ont mis la main sur deux trifectas gagnantes de 337$ et 42$. Les autres ont fait quelques gains et les grands perdants sont Louise et moi ainsi que Jean-Guy. Finalement, j’aurai gagné seulement 23$ en 42 courses, cette année.

2008-03-16 008 Vendredi matin, par un beau soleil, nous nous sommes rendus à la plage de Siesta Key, dans la ville de Sarasota, à une heure de route au nord. La plus belle plage de l’état, après Daytona, selon mes préférences. Un sable farineux blanc comme neige à perte de vue qui peut facilement accueillir des milliers de baigneurs. Malheureusement, les nuages sont venus assombrir cette belle journée. La température s’est rafraîchie si soudainement, que les beaux corps chauds et bronzés se sont vite couverts de chandails. La plage s’est rapidement vidée, devant les nuages de plus en plus menaçants. Nous avons dîné sur place pour quitter vers treize heures, sous quelques gouttelettes de pluie. Nous étions un peu déçus, parce que cette plage est magnifique et vaut largement le détour.

Samedi, au camping, c’était le souper au corned beef afin de souligner la St-Patrick. N’ayant pu obtenir des billets, vendus en quantité limitée, nous en avons cuisiné un, dans la mijoteuse, avec légumes et le tout saupoudré d’épices et2008-03-16 003 arrosé d’une tasse de bière. On a partagé le repas, sur le patio, avec Francine et Jean-Guy. D’ailleurs, à mon retour au Québec, je publierai la recette sur le blogue. Délicieuse!

Je veux prendre quelques lignes pour vous parler de l’essence. Depuis l’année dernière, l’augmentation est de 85 cents par gallon ici. Au moment où je rédige ce billet, l’essence ordinaire se vend 3,33$ et le diesel 4,07$. À regarder rouler les américains, j’ai hâte à l’hiver prochain, pour voir quel sera l’impact de ces hausses. Et les experts annoncent que ça continuera de monter. Ici, on est au royaume des camions pickup, des Hummer, Mercedez, BMW et Lexus, sans oublier les grosses Cadillac Escalade et les Lincoln Navigator. Les voitures de luxe et les gros utilitaires sports ont la faveur du public et il n’y a même pas de montagne. C’est à croire que l’essence est encore abordable pour ces consommateurs.

Dimanche matin, je suis allé voir une exposition de bateaux. Wow! Un luxe qui n’a pas de prix. Je parle évidemment des cruisers. Des machines à 200 000 $ et plus, avec tout le luxe qu’on peut imaginer. J’aime mieux mon autocaravane finalement, parce que côté espace, on repassera. Tout est à l’étroit. Cependant, quand on est très fortuné et qu’on peut tout se payer, ce doit être emballant de se promener avec de tels jouets. En plus, ça consomme du carburant pas mal plus que nos maisons roulantes. Non! Je garde l’autocaravane.

2008-03-16 014 Au retour de ma visite, nous sommes allés visiter les plages de Vanderbilt et Bonita, à une cinquantaine de kilomètres au sud du camping. Toutes ces plages donnent sur le Golfe du Mexique. Les vagues sont cependant plus fortes et imposantes que Siesta Key. C’était la première fois que nous visitions Vanderbilt. Au moment de notre arrivée un genre de brouillard cachait une partie des tours à condos qui font face au golfe. Ne comprenant pas le phénomène que j’associais au sable où à l’air salin, j’ai demandé à un sauveteur-patrouilleur, qui m’a expliqué que ce "brouillard" était en fait le résultat de la rencontre des deux masses d’air, du golfe et de la berge. Leur amalgame produirait un genre d’embrun, un peu comme il s’en produit au bas des chutes comme celle du Niagara, ou, si vous préférez, la condensation, ou vapeur d’eau, que dégage une douche très chaude dans votre salle de bain.

Le sable est plus rugueux qu’à Siesta Key et la clientèle est aussi plus âgée. Serait-ce dû au fait qu’elle se trouve à proximité de Naples, une ville de retraités fortunés? Je serais porté à le croire. Après, nous sommes revenus à Bonita, 2008-03-16 013une plage qu’on connaissait déjà. Même type de sable et là, les usagers sont définitivement plus jeunes. On y pratique le volleyball  de plage, le surf et les motos marines sont bien en évidence pour les maniaques de sensations fortes. Un bar ajoute de l’ambiance sur la plage et les baigneurs en profitent pour s’y désaltérer. Aujourd’hui, avec la chaleur et l’humidité accablante, pas besoin de vous dire que c’était bondé. Il a fait 93°F. J’avais pas assez de mes deux yeux de "vieux mononcle cochon" pour admirer les beaux tatouages qui disparaissaient discrètement sous les maillots. Que voulez-vous, on n’avait pas ça dans not’temps! Même à notre âge, il est permis de faire encore d’agréables découvertes et dites-moi sincèrement messieurs; Y a t-il plus beau à admirer sur une plage, qu’un beau corps de femme bien bronzé qui ne cache que le strict minimum ? Allez, soyez francs… Deux corps de femme! Imaginez, il y en avait des centaines et ma vue est excellente. 2008-03-16 020On a terminé la journée chez Francine et Jean-Guy, après s’être arrêtés chez Buddy Freddy pour le souper buffet. On a "slaqué" les ceintures avant d’écouter Le Banquier avec son faux Elvis.

Nous en sommes à notre dernière semaine en Floride. Lundi prochain, il faudra reprendre la route du nord. On commence à y penser, sans trop s’y attarder. Je veux saluer nos amis André et Francine, qui rentrent d’un séjour de deux mois en Espagne. Tout un contraste puisque qu’ils voyagent par avion. Nous, lorsque nous reprendrons la route, on pourra graduellement s’acclimater à l’hiver que vous venez de connaître. Seule consolation, le printemps sera là. On a mis de la chaleur en bouteille, qu’on répendra sur notre terrain à la maison… Ça va fondre rapidement! Oh! en terminant, les photos de ce billet sont, dans l’ordre, les plages de Siesta Key (1), Vanderbilt (2-3) et Bonita (4-5-6).

On prend ça relaxe

 

2008-03-11 003 Le calme après la tempête est revenu, tant du côté température que des activités auxquelles nous nous adonnons. Il faut dire que le mois de mars marque un peu la fin de la saison ici. On peut faire un parallèle avec notre saison de camping au Québec, où le mois d’août voit ses activités saisonnières organisées prendre fin. Quelques campeurs ont quitté pour égrener le reste de leur séjour en remontant lentement vers le nord, s’arrêtant pour un campement de deux ou trois jours, ici et là, comme les oiseaux migrateurs.

La température ici reste chaude. On dépasse régulièrement les 80°F et l’humidité est plus présente à mesure qu’avril approche. Contrairement aux deux dernières années, où on avait connu des séjours sans pluie, ce n’est pas le cas cet hiver. Le ciel est plus variable. Loin d’être inconfortable, les nuages sont plus présents. En y pensant bien, on vit un peu et je dis bien un tout petit peu, le même hiver que vous. Neige en moins évidemment, mais de l’instabilité dans l’air. Pour vous ça se résume à un hiver record de précipitations que vous n’aviez pas vu depuis plus de 40 ans. Depuis notre arrivée, nous avons déjà connu trois nuits où le mercure a dépassé légèrement les 40°F. Je veux cependant vous rassurer, on ne changerais pas notre place pour la vôtre.

Alors, on prend ça relaxe, depuis quelques jours. Un peu de magasinage, l’épicerie, la lessive, le ménage, la lecture, la chaise longue, le bronzage (pas moi, mais Loulou) et de petites siestes. Vous voyez le topo! Hier, dans un regain d’énergie et accompagnés de Francine, Jean-Guy et Lily, nous nous sommes dirigés vers la plage de Fort Myers en début d’après-midi. Chemin faisant, nous nous sommes arrêtés à Coconut Point, revisiter la boutique Disney. 2008-03-11 012AQue voulez-vous, Louise avait des remords de ne pas avoir acheté quelques souvenirs, la dernière fois, pour nos petits enfants et elle voulait se reprendre. Francine en a profité également pour se laisser tenter. Sorties de la boutique soulagées et avec de gros sacs, on a tout placé dans le coffre, direction la plage.2008-03-11 007A

On est en plein Spring Break ici, le pendant de la relâche scolaire au Québec, qui dure tout le mois de mars. C’est le party! Les adolescents s’en donnent à coeur joie. Ils sont partout; bruyants, plein de vie. Des groupes de filles, des groupes de gars. Des corps biens sculptés, quand ils ne sont pas carrément sexy. Et croyez-moi, l’épiderme est à l’honneur. À voir certains corps rougis, on comprend facilement qu’ils n’ont pas perdu de temps à enfiler leurs maillots et s’exposer au soleil.

Rien ne les arrêtent… sauf la police! La semaine dernière, ils ont érigés une estrade 2008-03-11 013sur la plage et les filles dansaient lascivement au son de la musique, en enlevant graduellement leurs maillots, sous les  regards affamés et les rugissements des mâles, même imberbes. La police a promptement procédé à des arrestations pour s’être dénudées en public. On est bien loin des sessions de wet t-shirts de jadis. Les jeunes ont "évolué" et c’est un peu ça le Spring Break en Floride; L’occasion de fêter en défiant l’autorité.

Malheureusement, je n’ai pas de photos puisque le reportage provenaient de la télé locale. Par contre, les quelques clichés de ce billet ont été pris sur la plage de Fort Myers, hier après-midi. J’espère qu’ils mettront un baume sur vos muscles endoloris tout en vous faisant rêver que quelque part, à près de 3000 kilomètres au sud de Montréal, les bonhommes de neige ne vivent pas plus de 25 secondes, ne laissant que carotte, pipe, boutons, balai, foulard, chapeau et ceinture fléchée, sur le sol sablonneux.

Un jour de chance

 

Au moment où je débute la rédaction de ce billet, un autre front froid traverse notre région durant cette fin de semaine. Des vents de trente milles à l’heure, avec rafales plus vigoureuses, font vaguer les auvents et brasser les palmiers. On a même eu droit à une veille d’orages violents hier soir et durant la nuit. À certains moments, une pluie abondante, mêlée aux vents, fouettait littéralement les véhicules récréatifs. Francine n’a pas fermée l’oeil de la nuit. C’est assez impressionnant ici. On peut facilement imaginer le cauchemar que doivent vivre les résidents, lorsque la saison des ouragans bat son plein. On nous apprenait, à la télé, que près de quatre cent tempêtes majeures ont déjà fait rage à travers le pays, depuis le début de l’année. On commence à peine le mois de mars, imaginez! Par contre, nous apprenons, via les nouvelles du Québec, que vous vivez votre ….ième maudite tempête de neige de l’hiver. On sympathise beaucoup avec vous, sourire en coin, devant cette terrifiante épreuve. Vous avez cependant un avantage sur nous, vos muscles sont plus vigoureux, principalement au niveau des bras. Heureusement qu’elle survient en fin de semaine, c’est moins stressant pour les automobilistes. Avez-vous pensé, un lundi matin !

Pour revenir à nos moutons, Jean-Guy a connu une soirée passablement payante, mercredi dernier aux courses de chiens. À la onzième course, sa combinaison s’est avérée gagnante avec une bourse de 128,80$. Il avait misé une quiniella avec les chiens 4 et 7 et ce dernier, dans une remontée spectaculaire est venu rafler la deuxième position par un cou, au fil d’arrivé. Quant à moi, j’en suis revenu bredouille. On se reprendra la semaine prochaine.

Le lendemain, c’est chez Francine et Jean-Guy que nous étions invités à souper. Pour le test de glycémie, on repassera. Mettons que j’en ai profité pour faire une "coche". Salade avec coeurs de palmiers en entrée, suivi d’un filet de porc avec pommes de terre en purée, de pain crouté et arrosé d’une bouteille de rouge que nous avions apporté, sans oublier le dessert; Une calorique tarte Key lime dont l’étiquette révélait un imposant 45g de glucides pour une toute petite pointe, soit 1/8 de la tarte. On est en vacances simonac, on peut bien se payer une petite orgie… alimentaire évidemment, de temps en temps.2008-03-08 093A

Hier, ce fut mon jour de chance. Premièrement, nous disputions un tournoi amical de pétanque, sous un soleil de plomb. Plus de 30°C avec humidité en plus. Heureusement, une bonne brise vagabonde nous permettait de ne pas trop en souffrir. Comme capitaine, mes équipiers était Louis et Jean-Marie, choisis par tirage au sort. Wow! Quelle équipe! Nous avons remporté la médaille de bronze, en terminant troisième parmi vingt équipes. Trois victoires sans défaite. Jumelée à cette performance, nous nous sommes partagés la bourse de 21$.

Par la suite, un souper au hot-dogs, accompagné de nos conjointes, clôturait l’événement. Encore là, j’ai reçu 7 autres dollars, par tirage au sort. Les organisateurs ayant décidé de redistribuer aux participants, les profits du tournoi. Finalement, la cerise sur le sunday, la contributions volontaire. La cagnotte était de 312$. Encore là, les organisateurs ont réparti la somme en six tirages de 52$. J’en ai remporté un! En somme, la journée m’aura rapporté 66$. Pas si mal.

2008-03-08 091 En soirée, place au spectacle. Quelques musiciens acadiens, parmis les campeurs, se sont réunis sous le Tiki Bar, pour une session de musique populaire. Les spectateurs, chantaient et s’accompagnaient aux sons des cuillères et des instruments de percussion mis à leur disposition. Une vrai soirée d’improvisation toute en musique. On est rentré un peu après vingt-et-une heure, non sans avoir souhaité à nos gaspésiens Jean-Eudes et Marc-André, de même qu’à leur charmante épouse Roseline et Armande, un voyage de retour agréable et sans pépins. Il quittent aujourd’hui, samedi, pour un court séjour à Homestead, près de Miami, avant de rentrer au Québec quelque part en avril.

Le vent se faisait de plus en plus intense et les orages ont débuté vers vingt-trois heures. La télé a émis un avertissement d’orages violents, propices à la formation de tornades, dans plusieurs comtés, dont le nôtre. Ils ont même été jusqu’à nous demander de prévoir un abri au cas ou cela se produirait. Apparemment, les services d’urgence locaux ont un plan d’action, dans de tels cas. Heureusement, rien ne s’est produit autre que les orages et de la pluie assez forte. Louise et moi, on s’est endormi au son des colonnes d’eau qui venaient s’écraser sur le toit de l’autocaravane… Une berceuse quoi!

Le fermier et son chien

 

Un fermier vivait seul avec son chien depuis très longtemps. Ils étaient devenus deux compagnons inséparables. Un jour le chien meurt. Le fermier va rencontrer le curé du village pour lui demander s’il pourrait dire une messe pour son chien.

Le curé lui dit:
– Je suis très désolé pour vous, mais on ne peut dire une messe pour un chien. À la paroisse voisine, il y a un prêcheur, je ne sais trop de quelle religion il est, mais peut être qu’il peut faire quelque chose pour toi.

– Bon, d’accord, je vais m’y rendre immédiatement. Croyez-vous qu’un don de 500 $ serait suffisant pour une messe ?

– Mais pourquoi ne m’as-tu pas dit que ton chien était catholique.

Une visite à Marco Island

 

IM000423Chers lecteurs, veuillez être indulgents. Je sais que mon dernier billet date déjà de cinq jours et je m’en excuse. Voyez-vous, il y a tant de choses à faire et à voir ici, qu’il me reste moins de temps pour vous livrer nos récits de voyage. Quoi qu’il en soit, l’heure est venue de vous raconter nos dernières journées. Nous avons découvert une île merveilleuse; Marco Island.

Tout d’abord, vendredi dernier nous sommes allés faire un tour au Fleamasters Fleamarket’s de Fort Myers. Un grand marché aux puces qui compte plus de 900 magasins et kiosques, ouvert les vendredis, samedis et dimanches entre 8h00 et 16h00. L’endroit est très fréquenté et on y retrouve de tout, même des chiens et chats d’animaleries. Si j’avais besoin d’un animal, c’est bien le dernier endroit où je ferais un tel achat. En parcourant les allées, on se rend vite compte que les aubaines de jadis sont disparues. À titre d’exemple, les renommés chapeaux Tilley que l’on paie 70$ par chez-nous, se vendent 72$ US., et la liste s’allonge, IM000437 comme ça, pour différents produits. Certes, il y a quelques babioles comme on en retrouve dans tout bon marché aux puces, mais avec l’arrivée massive des Doloramas, ce crénaux à dû céder son monopole. Ce sont vraiment des centres commerciaux, qui acceptent les cartes de crédits et perçoivent les taxes d’état. En passant, la taxe de vente est de 6% ici. Après quatre heures de furetage, nous en sommes ressortis avec une ceinture de cuir que j’ai pu dénicher pour 12$, sans la boucle.

Samedi matin, c’est jour de nettoyage. Louise s’occupe de l’intérieur, pendant que je lave l’extérieur de l’autocaravane et la voiture. Il fait beau et les quelques nuages me permettent de laver adéquatement les vitres. Après tous ces efforts, on s’installe dans nos chaises et on se débouche une bonne frette. Exceptionnellement, Louise en sirote une également. Fallait-il qu’il fasse assez chaud ?

IM000443 Tous les jours, aux bulletins de météo, on nous donne la température des différentes villes de la région. C’est à la suite de ces émissions que Marco Island à piqué notre curiosité, assez pour qu’on la visite en ce dimanche midi. Jean-Guy, Francine et Lily nous accompagnent et on prend leur bagnole toute fraîchement équipée de pneus neufs. Cette île, pour gens fortunés où, à tout le moins à l’aise, est située à 85 kilomètres au sud de notre camping et à une trentaine de kilomètres au sud est de la ville de Naples. Elle fait 6 milles de long sur 4 milles de large et est parsemée de petits canaux qui affluent vers le Golfe du Mexique. Ces plans d’eau permettent aux habitants de l’île de regagner le Golfe avec leurs luxueux yatchs. D’ailleurs, les propriétés de plus d’un million de dollars sont légion. Les plages sont superbes et pour la plupart gratuites pour les résidents. Les visiteurs doivent acquitter un droit d’entrée de 6$ par voiture pour y avoir accès. La végétation est luxuriante et abondante. Les palmiers sont judicieusement plantés, très bien entretenus et méticuleusement élagués. Lorsqu’on circule dans les rues, on a vraiment l’impression d’être dans une île, même si les berges n’y sont pas visibles.IM000451

Les photos de ce billets ont toutes été prises à Marco Island. L’hôtel Marriot est particulièrement saisissant, avec ses  cascades d’eau et ses fontaines animées. Le décor ressemble étrangement aux endroits paradisiaques qu’on nous présente dans les films de James Bond, le super agent britannique 007. Tout respire la richesse et le luxe. Nous n’avons jamais eu l’impression du tape à l’oeil. La température moyenne annuelle est de 74°F et les précipitations ne dépassent pas quatre pieds d’eau. Quant à sa population, 40 000 personnes y vivent en haute saison, contre 15 000 en basse saison. Les condominiums se vendent à compter de 199 000$ alors que les propriétés débutent à 299 000$ et atteignent plusieurs millions de dollars.

Nous sommes retournés au camping, en fin d’après-midi, enchanté d’avoir découvert un si bel endroit. C’est définitivement une île charmante qui vaut le détour. Lorsqu’on entendra parler de Marco Island, à la télé, on pourra dorénavant visualiser ce jardin d’Éden. Aprés la visite du camping Cypress Wood, c’est assurément notre deuxième coup de coeur du voyage.

Lundi, on a pris cela un peu relaxe. On en a profité pour mijoter le ragoût de boeuf, que vous trouvez dans la catégorie "Recettes", en marge gauche de ce blogue, dans la mijoteuse qu’on s’est procuré pour l’autocaravane. Jean-Guy et Francine ont partagé se succulent repas, avec nous, à l’extérieur. Une petite averse est venue perturber le repas sans nous obliger à rentrer. Un shortcake aux fraises couronnait le copieux festin arrosé d’une bouteille de rouge, gracieuseté de nos invités.

Quand je vous dis qu’on ne voit pas les journées passer… C’est la pure vérité !

Brrrrrrr!!!

 

C’est le cas de le dire. On est passé à l’extrême. Si l’humidité nous accablait jusque là, on peut dire que Dame nature a fait en sorte de nous rappeler que loin au nord, le froid est omniprésent. Un front froid nous assaille depuis deux bonnes journées. Des nuits à 44°F et des journées qui arrivent à peine à franchir le cap des 70°F, font en sorte que les manches se sont soudainement rallongées comme les bermudas. Le chauffage, jusque là penaud, a repris du service. Le beau côté de la chose cependant, c’est que ce sera de courte durée. Nous retrouverons nos belles températures estivales pour la fin de semaine.

IM000419 Depuis mon dernier billet, on a fait un peu de shopping. À une demi-heure d’ici, au sud, se trouve la ville de Estero. Depuis l’an dernier, on y a érigé un centre commercial très tendance et de style lifestyle. Son nom; Cononut Point. Pour vous familiariser avec le terme, disons qu’il ressemble au nouveau Quartier Dix30 de Brossard, au Québec, palmiers en moins naturellement. Nous étions lundi et le chaud soleil nous colorait un peu plus la peau. D’ailleurs, les photos qui illustrent ce billet, on été prises à cet endroit. Nous y avons trouvé une boutique Disney et pas besoin de vous dire que l’ambiance de cette boutique respirait la magie. On s’est beaucoup retenus Louise et moi, sans quoi on aurait pu tout acheter en pensant à Audrey-Anne et Pierre-Olivier. Nous avons été raisonnables et on a tout de même mis la main sur une paire de chandails. Après toute cette longue marche et croisé Francine, qui furetait avec ses copines Estelle et Carmelle dans les boutiques, IM000417Louise a flairé un bon restaurant à saveur mexicaine; Le Moes Grill. Croyez-moi sur parole, nous y avons dégusté les meilleurs burritos de toute notre vie, accompagnés de tortillas que nous pouvions tremper, à volonté, dans cinq sortes de salsas toutes aussi succulentes les unes que les autres.

Mardi, j’ai accompagné Jean-Guy pour sa randonnée quotidienne de vélo, mon premier vingt-cinq kilomètres de l’année, dans la partie ouest de la ville. Nous avons traversé un quartier particulièrement délabré, où les carcasses de voitures se mêlaient aux roulottes et maisons mobiles visiblement laissées à l’abandon. On peut y trouver des propriétés très bien entretenues à travers tout ce bordel et ça rend le voisinage assez particulier. Autant on peut retrouver des domaines haut de gamme à proximité, autant la pauvreté est omniprésente dans le secteur voisin. Les IM000420 beaux domaines sont enclavés. On y érige de belles entrées portant des noms évocateurs de paix, de tranquillité et de bien-être. C’est un contraste assez frappant, comme si on ne voulait pas voir la misère qui sévit tout autour. Nous sommes revenus après deux bonnes heures pour décapsuler nos bonnes frettes. Ahhhhhh!

Mercredi, le front froid nous a frappé un peu avant le souper. Accompagné d’un vent carrément froid, les chaumières ont commencé à se remplir. Probablement à cause du froid, le moment était propice à mijoter une sauce à spaghetti à l’intérieur. Ça réchauffe la place tout en laissant une odeur à ouvrir l’appétit grand comme ça. Jean-Guy et Francine sont restés à souper et ont apporté le vin. On a placoté ont ils ont quitté en mi-soirée, dans la froidure de la nuit.

Louise continue de regarder ses émissions québécoises chez Francine. C’est une habitude bien installée et ça nous IM000418 permet de relaxer en famille après le souper. On écoute quelques fois aussi Sophie Thibault et notre belle Colette, avant de rentrer. Ce jeudi, le froid toujours présent se voulait un bon prétexte pour le magasinage. Louise est rendue accro des Bealls, une chaîne de magasins à rayons pour toute la famille. Elle s’est trouvée quelques beaux vêtements et s’en donne à coeur joie. Chemin faisant vers le retour au campement, un gros bouchon de circulation s’est formé sur la SR78, qui nous amène au camping. La raison; La circulation y était déviée, suite à un important accident impliquant deux semi-remorques sur L’Interstate 75 tout près de nous. Il y a eu explosion et incendie qui ont littéralement calcinés les carcasses des poids-lourds et fait fondre le pavé. Je ne saurais dire si l’accident à fait des victimes. Cependant, une portion de la route a été fermée de treize heures jusqu’à tard en soirée.

Nous avons pris le souper avec des campeurs québécois dans un nouveau restaurant Arizona Pizza, pour souligner le retour au Québec d’un couple du groupe. Si l’ambiance a été excellente, on ne peut en dire autant de la pizza, qu’on a trouvé ordinaire. Enfin, on l’a essayé! En revenant… Coup de fils au Québec, à Pierrette, pour qui c’était jour de fête. Elle a grandi en sagesse pour une …ième année!

Ah! Cette humidité

 

On vit présentement une période de grande humidité. Le temps est assez pesant. On doit constamment se rabattre IM000410sur les petites frettes, à l’ombre, ainsi que le climatiseur. On prendrait bien un peu de votre neige, mais seulement pour se masser le cou. Nous vivons les étés du Québec en plein hiver. Vous avez cependant un avantage; La bonne bière du Québec est encore et de loin, la meilleure.

Vendredi, l’administration du parc nous recevait, à la salle communautaire, pour une sorte de rencontre de reconnaissance. Hot-dogs, croustilles et desserts étaient gracieusement offert. Tout au long de l’hiver, des événements communautaires se tiennent assez régulièrement, afin de rassembler les communautés de campeurs. En faisant le tour des terrains, on rencontre des gens des états nordiques sans oublier les canadiens. Si la cohabitation semble IM000407 bien se dérouler, au hasard des rencontres sur le terrain, il en va autrement à la salle communautaire. Les gens se regroupent selon leurs intérêts communs. Évidemment, les québécois se regroupent souvent avec les acadiens et c’est parfaitement normal. À l’étranger, c’est un réflexe des plus naturels, pour toute communauté.

En soirée, nous prenons le chemin de la piste de courses de chiens Naples-Fort Myers, qui célèbre cette année, son jubilé d’or. Depuis 1958, des programmes de courses s’y tiennent quotidiennement et toute l’année durant. Francine nous accompagne, de même que Roseline et Jean-Eudes. Ils sont chanceux et décrochent quelques gains intéressants. Pour Louise et moi, il nous a fallu attendre la dernière course pour amortir nos pertes. Heureusement, on avait jumelé notre pari avec Francine et ça IM000414nous a permis de mettre la main sur 46,40$. Finalement, nous sommes retournés à la maison avec une perte de dix dollars. Francine à gagné 80$. Pour Roseline et Jean-Eudes, je ne sais pas… C’est trop indiscret! On va se reprendre, c’est sûr.

Samedi, on court magasiner. Nous assistons au souper Hawaïan Luau, suivi de la danse avec l’excellent Jay Smith, que nous avons eu l’occasion d’apprécier l’hiver dernier. Pour l’événement, la tendance était aux costumes de circonstance. À quelques kilomètres d’ici, nous avons visité le Bealls Outlet, pour s’équiper. Pour un maigre 36$, on a pu mettre la main sur les vêtements et accessoires appropriés. On a fait belle figure avec nos beaux colliers. À vous de juger. Les autres couples, sur les photos sont nos gaspésiens Roseline et Jean-Eudes, Armande et Marc-André, ces derniers étant les plus bronzés, ainsi que Zézette et Boum-Boum, de Saint Hubert.

IM000415 Le repas consistait en un demi poulet, accompagné d’une salade de pommes de terre, d’une salade de choux, d’un petit pain et…. de fèves aux lard. Oui oui, vous avec bien lu. Pas de sauce barbecue dans ce coin de la planète. Ce n’est pas dans leurs us et coutumes. Un dessert clôturait le repas. Quoi qu’il en soit, le poulet était très ordinaire et pas assez cuits, pour certaines assiettes. Bon, pour 10$ par personne, incluant le spectacle dansant, c’était tout de même acceptable. Les gens apportaient leurs consommations et quelques tirages ont permis à des chanceux, de récupérer la mise. Une belle soirée quand même et seule la prestation de Jay Smith, valait le coût du billet. C’est un grand virtuose de la guitare qui fait sensation à Pioneer Village. Cette année, il a été engagé pour trois représentations. Ce n’est pas peu dire. Finalement, la soirée s’est terminée sur le coup de vingt-deux heures. L’humidité était toujours là. Il nous faudra dormir sur les couvertures et nus de préférence. Qui a dit que les vacances dans le sud était une partie de plaisir??? On souffre! On doit être maso…!