Un golfeur chanceux…

 

Madame commence à jouer au golf. Elle est un peu nerveuse. Elle prend son élan… et frappe une slice! La balle frappe un homme à moins de 50 mètres de là. Elle le voit qui se penche, les mains entre les deux jambes, puis il s’écroule.

Elle court vers lui. Il est tordu de douleur, au sol, dans la position foetale. Elle lui demande pardon et lui explique qu’elle est physiothérapeute et qu’elle pourrait diminuer sa douleur s’il la laissait faire.

– Oooh… noooon, dit-il. Ce n’est pas nécessaire et ça devrait aller.

Mais elle insiste pour lui faire un traitement et finalement, il se laisse faire. Gentiment, elle enlève ses mains d’entre ses jambes, ouvre son pantalon et place ses mains à l’intérieur, en le massant délicatement. Après quelques minutes, elle lui demande :

– Comment vous sentez-vous ?

– Ça fait du bien, mais j’ai toujours mal au pouce !

On s’amuse et on explore

 

IM000388 On ne pense même plus à l’hiver, tant la température est clémente. Les nuits sont fraîches avec des mercures qui oscillent entre 50 et 60°F. La température idéale pour dormir quoi. Durant le jour, on dépasse les 80°F régulièrement. Pas de pluie. Lundi midi, en plein soleil, se tenait un tournoi de pétanque auquel j’ai participé, en tant que capitaine d’équipe. Même si nous n’avons pas remporté ce tournoi, nous y avons donné une excellente performance. Francine me fournissait en eau et en houblon. Y a t-il plus rafraîchissant qu’une bonne bière froide, lorsque la sueur part du front et descend jusqu’aux bobettes??? Non! Plutôt Oui! Deux bonnes « frettes ».

Au souper, nous nous sommes rassemblés chez Francine et Jean-Guy pour IM000389 la Pizza, livrée de chez Papa John, une pizzéria de l’endroit. Nous étions cinq couples. On a échangé, comme ça, jusque vers vingt heures. On profite également de la télé par satellite du beau frère pour écouter les émissions québécoises, diffusées en soirée. Généralement, on rentre à l’autocaravane vers vingt-deux heures.

Mercredi, nous sommes allés faire un tour au nord, dans la région de Tampa et vers Orlando, afin de visiter les terrains de camping que l’agence de voyage de la Fédération avait sélectionné pour les longs séjours d’hiver. Le Majestic Oak de Zephyrhills nous a particulièrement plu par sa propreté et la dimension des terrains. Les tarifs sont plus que raisonnables mais l’inconvénient est qu’il est IM000405 situé au milieu de nulle part, sans arbres et un peu éloigné des centres d’achats et services. Autre point à ne pas négliger, c’est la température, qui diffère jusqu’à 10 degrés en moins, par rapport à Fort Myers, où nous sommes installés. Évidemment, c’est acceptable pour le mois d’avril, alors que le mercure est plus chaleureux dans cette région, mais pour décembre, janvier, février et mars, ça peut faire une grosse différence. Finalement, après plus de trois cent milles de ballade, nous sommes rentrés juste à temps pour le souper, qu’on a partagé avec Francine et Jean-Guy. Devinez quoi? Nous sommes retournés chez eux, pour les émissions en français. Lorsqu’on est rentré, une belle éclipse de lune s’offrait en spectacle.

Nous sommes déjà jeudi, Plusieurs ont décidé d’aller à la plage de Wiggin Pass mais nous on est resté au camping. Louise avait du lavage à faire et moi j’avais quelques bidules à travailler sur l’ordi, comme ce que vous lisez en ce moment. On s’est offert pour garder Lily. Je vous laisse quelques photos du tournoi de pétanque ainsi que du camping Majestic Oak. On continu à souffrir de la chaleur, pendant que vous vous collez autour d’un bon feu. Maudit que la vie peut être injuste quelque fois. Pensez-y, on use notre linge d’été beaucoup plus vite que vous. C’est sur cette note philosophique que je vous convie au prochain billet.

Un peu de géographie et de démographie

 

Pour vous situer un peu mieux sur la grosse boule, nous nous trouvons dans la partie sud-ouest de la Floride. Reconnue pour son micro climat, cette région est particulièrement chaude. Si on fait un parallèle avec la côte est, nous sommes plus ou moins au même niveau que Fort Lauderdale, que nous pouvons facilement atteindre en traversant les Everglades, site naturel marécageux, peuplé d’innombrables alligators. Ils sont tellement envahissants que plusieurs résidents en rencontrent couramment sur leur propriété. Une escouade de patrouille et d’intervention a même été mise sur pied pour surveiller le secteur.

Au sud, à environ 45 minutes, se trouve la ville de Naples. Au nord on peut rejoindre en moins de deux heures les villes de Clearwater, St-Petersburg, Sarasota et sa magnifique plage Siesta Key ainsi que Tampa. Après avoir visité les deux côtes, je peux vous affirmer que l’ouest est beaucoup plus tranquille et calme. Les terrains de camping et leurs emplacements sont généralement de bonnes dimensions, contrairement à l’est où la densité de population est plus grande et les sites plus petits. La vie et la circulation surtout est beaucoup plus trépidante. Par contre, d’un côté comme de l’autre, on ne s’ennuie pas et les attractions sont nombreuses; courses de chiens, golf, pistes cyclables, événements de toutes sortes. Bref, on ne se sent pas dépaysé. Quant aux épiceries et aux restaurants, on s’y sent en pays de connaissance. Ça ressemble beaucoup à notre coin de pays. La nourriture s’est même raffinée au fil du temps.

Ici, à Pioneer Village, la population de québécois ne cesse d’augmenter. On y rencontre des gens de Sept-Iles, de la IM000384 gaspésie, de la Côte-Nord, de Québec, de Trois-Rivières, sans oublier la Montérégie. L’ontario est très bien représentée, de même que le Nouveau-Brunswick. Un bel amalgame. Ce qui est aussi différent, c’est de constater le nombre de québécois qui troquent leur véhicule récréatif pour acheter des maisons de parc déjà installées. Les américains vieillissants s’en départissent souvent à prix dérisoire. Les québécois, tannés de traîner leur équipement et qui ont le goût de plus de stabilité, prennent lentement la relève. L’âge également est un facteur. Plusieurs frôlent ou approchent les soixante-dix ans et trouvent cela plus difficile de tirer leur équipement.

Les activités organisées ne manquent pas; Jeux de fers, pétanque, galets et même une salle d’entraînement, permettent de garder la forme. Piscine chauffée et bain tourbillons, disponibles 24 heures par jour, complètent les sIM000385ervices offerts. Sans compter évidemment, les nombreuses activités sociales, soirées dansantes et soupers bénéfices.

La direction du parc a modifié négativement sa politique de location de terrains l’hiver dernier, si bien que plusieurs ont préféré s’installer ailleurs. De nouveaux visages ont fait leur apparition. Conséquence de ce changement, plusieurs sites ne se sont pas loués cette saison. Selon certaines sources, on en compterait plus de 75 qui n’ont pas trouvé preneurs. C’est une indication que la direction du parc devrait analyser sérieusement, aux dires de quelques campeurs rencontrés.

Quoi qu’il en soit, on est pas mal mieux ici, qu’au Québec et on ne s’en plaint pas. La lumière du soleil à tôt fait de nous redonner l’énergie qui nous manquait depuis quelques mois. Pour clore ce billet, voici une photo de notre emplacement de même qu’une vue de notre rue.

On s’installe confortablement

 

Nous occupons le terrain E4-32, dans le même secteur que par les années passées. Francine et Jean-Guy sont à quelques cent cinquante pieds de nous, sur la rue suivante E5. Pierrette et Clément pourront facilement se rappeler l’endroit, puisque le terrain est à l’arrière de celui qu’ils occupaient l’hiver dernier.

Nous avons connu de bonnes averses tout au long de la nuit, jusqu’en milieu d’avant midi, en ce mercredi 13 février. On en profite pour se rendre faire le marché chez Sweetbay, à quelques 5 kilomètres plus loin. Au retour, le soleil fait son apparition et le temps est venu d’installer le reste de l’équipement; auvents, lumières, chaises, barbecue sans oublier le palmier tout illuminé. L’auto est tellement sale que Jean-Guy m’accompagne au lave-auto, afin de lui redonner ses allures de voiture neuve. On gonfle les pneus des vélos puis c’est la première pause pour déboucher une bonne "frette" avec le beau-frère.

Au moment du souper, une averse complètement inattendue nous tombe dessus et annule la partie de pétanque prévue en soirée. Qu’à cela ne tienne, on en profite pour visionner les cassettes vidéo apportées de la maison, avant de regagner le lit pour un sommeil réparateur.

C’est aujourd’hui la Saint Valentin et en couple amoureux nous voulons souligner l’événement, par un souper, avec six autres couples de québécois installés également au camping. Mais auparavant, on court au Wal-Mart acheter quelques petites choses qui nous manquent; des souliers et une ceinture puis quelques cossins.

Je reviens épuisé de nos emplettes. La maudite sinusite est toujours là et je m’écrase, après le dîner, dans ma chaise longue pour une bonne sieste. Louise prend également l’air et s’amuse avec ses jeux électroniques. Un moment donné, elle vient même me couvrir avec mon coupe-vent, parce que les frissons me traversaient le corps. Je dois dire que cette petite sieste m’a été très bénéfique pour la suite…

Nous voici IM000380donc rendu au souper, précédé de l’apéro chez Jean-Eudes et  Roseline, nos gaspésiens préférés. Le IM000383groupe avait arrêté son choix sur le restaurant Applebee’s situé à une dizaine de kilomètres du camping. Comme au Québec, cette fête est très payante pour les restaurateurs et on a dû patienter plus de quatre-vingt-dix minutes, avant d’obtenir une table.  Heureusement, Francine a eu l’idée de commander deux assiettes d’amuse-gueules pour se sustenter un peu. L’attente en valait par contre le coup. Le bifteck était tout simplement sublime et savoureux. De retour à l’autocaravane, il a bien fallu digérer un peu avant le dodo et on a visionné le reste des cassettes.

Petite journée tranquille en ce 15 février. On prend le "beat" relaxe du sud. La grasse matinée et on décide de notre emploi du temps selon notre bonne volonté. En matinée on fait notre visite annuelle au Camping World. Quelques achats intéressants et à des prix dérisoires, chatouillent notre portefeuille. La visite fut brève mais j’aurai ou je provoquerai l’occasion d’y revenir, soyez-en assurés.

La routine s’installe également. Que voulez-vous, il faut bien faire la lessive. Louise s’en charge, pendant que je reste à l’autocaravane, jouer quelques pièces de musique. Après le souper, j’accompagne Jean-Guy à la pétanque pendant que les femmes se promènent dans le parc. Il en faut de ces journées tranquilles. On est pas là pour se stresser non ? Alors sur cette note, je vous quitte jusqu’au prochain billet, dans lequel je reviendrai sur les québécois que nous rencontrons ici.

On est parti… et nous voilà rendu.

 

Excusez le délai à écrire mon premier billet du voyage, mais vous savez, Internet n’est pas disponible comme on le veut sur la route. J’ai donc pris la bonne vieille méthode de prendre des notes pour vous livrer, à notre arrivée, le récit de notre trajet sur quatre jours pour se rendre au camping Pioneer Village de North Fort Myers, en Floride, lieu de notre séjour de vacances.

Samedi matin, 9 février, nous quittons Brossard à 3h35, malades de cette satané sinusite qu’on traîne depuis une dizaine de jours, dans l’espoir que l’air chaud du sud saura en venir à bout. Il fait moins 8 degrés et le temps clair. La destination à atteindre aujourd’hui, est le restaurant Cracker Barrel de Harrisburg en Pennsylvanie. Une première journée de près de 825 kilomètres.

Au poste frontalier américain de Lacolle, on nous a fait passer par une nouvelle guérite, réservée aux camions et VR. C’est nouveau et très rapide. En tout cas plus moderne que les anciennes installations. Nous avons déclaré la viande en notre possession, puisque les interdictions en provenance du Canada sont maintenant levées.

Pour le reste du chemin, on a eu droit à de la pluie, de la neige, un petit rayon de soleil toute la journée. Je peux vous dire que les américains ont le sens du « big » même dans les fondants qu’il répandent sur les autoroutes. Il y en a tellement, qu’on dirait de la poudrerie à l’arrière du camion.

Finalement, c’est sur le coup de quinze heures, qu’on a atteint notre destination journalière. On se couchera tôt pour profiter d’une bonne nuit de sommeil. On repart demain matin à six heures.

Après une nuit d’orage, nous quittons Harrisburg sous la pluie en ce dimanche matin, 10 février. En fin d’après-midi, le soleil fait son apparition, accompagné de vents violents de 40 milles à l’heure et de bonnes rafales à 60. Il faut tenir le volant à deux mains sur plus de 600 kilomètres. Les rafales sont tellement fortes qu’elles déplacent souvent l’autocaravane d’une bonne demi-voie. On rejoint finalement le camping KOA de Florence, en Caroline du Sud, selon l’horaire prévu. On vidange l’antigel et on se converti à l’eau. Une bonne nuit de sommeil nous remettra en forme pour demain matin. On repart à sept heures.

Nous sommes lundi matin, 11 février et c’est un peu frais au réveil, 49°F. Par contre le soleil est radieux et le restera IM000374 toute la journée. À 7h30 nous quittons pour la Floride, Cette étape devrait nous conduire au restaurant Cracker Barrel de Ormond Beach. C’est très calme sur la route et nous entrons en Floride en début d’après-midi. Avec les éternels travaux dans la région de Jacksonville, nous prenons la route de contournement I-295. On se rallonge de 10 kilomètres mais la circulation est agréablement plus fluide. Finalement, nous atteignons notre destination à 16h10 et prenons le souper chez nos hôtes. Une délicieuse poitrine de poulet avec ses légumes. On rentre digérer tout ça et entreprendre une autre bonne nuit de sommeil.

Mardi, 12 février. Dernière journée sur la route qui nous amène à Pioneer Village. Nous reprenons la route à sept heures quinze, par temps nuageux. On porte déjà le t-shirt et la tenue estivale. Les seuls ralentissements de la circulation se font au moment de traverser Orlando, sur l’Interstate 4. Tout au plus une demi-heure. À Tampa, nous empruntons l’Interstate 75 vers le sud, puis, sur le coup de treize heures, nous rejoignons Francine à l’entrée du camping.

Les nuages se font de plus en plus menaçants et des veilles météorologiques de tornades et d’orages violents sont en vigueur pour toute la journée, dans la région. On nous recommande fortement de ne pas ouvrir nos auvents. Pas de problèmes, on fera ça demain. Par contre, l’autocaravane est tellement sale, qu’une fois installés sommairement et les branchements faits, Jean-Guy me donne un coup de main pour savonner et laver « La Belle Vie ». On commence au sec et on termine sous la pluie.

Francine et Jean-Guy sont visiblement heureux de notre présence et nous invitent à partager le souper. En début de soirée, le déluge s’abat sur nous. Une forte pluie avec de forts éclairs et du tonnerre. Tout le monde est installé pour écouter La Promesse, quand soudain, on perd le signal satellite pour les quinze dernières minutes. On a jamais su la suite, qui semblait s’annoncer assez dramatique. Il était temps de rentrer pour le dodo.

Finalement, le trajet à l’aller nous a permis d’expérimenter de nouvelles routes afin de contourner les agglomérations de New York, Baltimore, Washington et Jacksonville. Nous l’avons adoré et adopté. Imaginez, une circulation fluide, comme ce n’est pas possible, de Brossard à North Fort Myers. On refera le même trajet à l’inverse pour le retour.

Pour le moment, on est arrivé à bon port, après trente six heures de route et 2803 kilomètres, sans pépins et c’est ce qui compte. Maintenant les vraies vacances commencent.

On se prépare intensément pour le départ

 

Et oui! dans quelques jours, ce sera le départ vers la Floride. Sept semaines de vacances, à profiter du soleil. Nous allons rejoindre Francine et Jean-Guy, qui y séjournent depuis le début de novembre. N’hésitez pas à venir sur ce blogue, pour ne rien manquer de notre voyage. Si le coeur vous en dit, vos commentaires sont les bienvenus.

L’autocaravane "La Belle Vie" est stationnée dans la cour et on s’affaire à y entrer nos pénates. Nous seront fins prêts, dans les délais prévus. Afin de vous familiariser avec les milliers de kilomètres à parcourir, voici l’itinéraire initialement prévue. Évidemment et selon les caprices de la météo, il est possible que nous ayons à la modifier quelque peu. On ne l’espère pas, mais les régions du Nord sont particulièrement montagneuses et imprévisibles.

ALLER:

9 février 2008 – Nous traverserons l’état de New-York, pour s’arrêter à Harrisburg, en Pennsylvanie, pour le dodo, après une randonnée d’environ 800 kilomètres.

10 février 2008 – 835 kilomètres plus loin, après avoir traversé la Pennsylvanie, la Virginie et la Caroline du Nord, nous nous arrêterons au camping KOA de Florence en Caroline du Sud. C’est là que nous vidangerons l’antigel et que nous nous convertirons à l’eau.

11 février 2008 – Nous quitterons la Caroline du sud pour traverser la Georgie et rencontrer nos premiers palmiers. Ce sera la Floride ! Au 635e kilomètre, nous arrêterons pour la nuit, à Ormond Beach. Nous serons dans le secteur de Daytona Beach.

12 février 2008 – Nous espérons se réveiller avec le soleil et le chant des oiseaux pour rouler les 400 kilomètres qui nous amèneront à notre destination finale, le camping Pioneer Village de North Fort Myers.

 

RETOUR:

24 mars 2007 – Nous quitterons North Fort Myers pour découvrir le Anasthasia State Park, dans la région de St-Augustine en Floride. Un parc dont on nous a dit beaucoup de bien. Ce sera notre première journée du retour à la maison, avec un maigre 480 kilomètres. On sera le Lundi de Pâques.

25 mars 2008 – Nous quitterons la Floride pour se retourner à Florence après plus de 550 kilomètres. 

26 mars 2008 – Pour notre troisième journée, nous traverserons les deux Caroline pour notre arrêt journalier à Winchester en Virginie. Un autre 700 kilomètres au compteur.

27 mars 2008 – Les états du Nord nous inviteront pour une randonnée de 575 kilomètres. Nous coucherons à Kingston, dans l’état de New-York.

28 mars 2008 – Un tout dernier 430 kilomètres, le poste frontalier de Lacolle et nous serons de retour à la maison.

C’est un rendez-vous ! N’ayez crainte, notre maison demeurera habitée en permanence durant notre absence.

Pierre-Olivier fête ses quatre ans

 

2008-02-03 022A Officiellement, c’est demain. Mais pour toutes sortes de raisons, ce dimanche se présentait comme le moment idéal de fêter ça avec un gros gâteau, un ami, les grands-parents et évidemment papa et maman, sans oublier la petite Audrey-Anne.

Il était tout excité! Il courait et sautait partout, bien secondé par son ami Félix. C’est normal un jour de fête. Ils étaient étourdissants. Il va s’en dire que la sieste de l’après-midi a été sautée, si bien que de temps à autres les pleurs et les cris se déclenchaient rapidement.2008-02-03 023A

Après le souper de poulet, place au gâteau et aux cadeaux. Pierre-Olivier  à littéralement explosé lorsqu’il s’est rendu compte que l’auto du célèbre "Flash McQueen" ornait le gâteau. Plus tôt, en après-midi, il avait reçu un nouveau lit, ses premiers patins à glace et le casque protecteur. Il a ouvert le reste après le souper; Une cassette de jeu pour la console V-Tech, une sortie de bain, un casse-tête ainsi qu’une caméra numérique jouet, qui fonctionne vraiment. J’espère n’en avoir oublié aucun. Si c’est le cas, je m’en excuse. J’en ai peut être manqué un bout. En tout cas, du haut de ses quatre printemps, il est "grand maintenant!"

De retour à la maison

 

Ça fait déjà plus d’une semaine que je n’ai pas écris de billets. Notre semaine de gardiennage nous a tenu passablement occupé et c’est de ça que j’aimerais vous entretenir aujourd’hui. Pascal et Annie sont de retour du Mexique depuis le milieu de la nuit. Évidemment, Pascal en a profité pour nous surprendre en se présentant à nous, vêtu de ses bermudas et gougounes. Louise avait bien raison; Elle venait juste de me mentionner qu’elle s’attendait à ça. Elle le connaît très bien. Ils sont revenus enchantés de leur semaine au soleil et se proposant bien d’y retourner. Beau toute la semaine et plein de merveilleux souvenirs en images. Ils ont pris près de 200 clichés.

Pour Louise et moi, ça n’a pas été aussi beau. Pas à cause des enfants, mais parce que nous avons débuté notre semaine par la maladie; La gastro! Deux à trois jours à faire la navette avec vous savez quoi. Par la suite, un bon rhume pour terminer la semaine. On est toujours congestionné au moment d’écrire ce texte. À part ça, tout s’est très bien passé. C’est de l’organisation et de la planification. On a un peu beaucoup perdu l’habitude mais on s’est bien adapté. Louise n’est rentrée au travail que jeudi et vendredi, après qu’elle se soit soignée.

Pierre-Olivier est autonome et demande moins d’attention directe. Il sait déjà manipuler le D2008-02-01 005VD et la  télé. Il a passé de très belles nuits, est allé à la garderie tous les jours et à même impressionné Maël, son éducatrice remplaçante. C’est son côté charmeur.

Audrey-Anne ne marche pas encore mais ça s’en vient. Elle peut rester debout, sans assistance, plusieurs secondes. Toute la semaine elle souffrait de problèmes de sinusite. On l’a gardé avec nous trois jours sur cinq et on est même retournés à la clinique, jeudi, pour revérifier son état de santé. Nouveau médicament pour les dix prochains jours. Elle aussi a dormi comme une roche et faisait la grasse matinée jusqu’à 7 heures. Et que dire de son sourire… Elle a un charme fou.

Vous vous souvenez de mercredi dernier. Tout était glacé partout. Je me suis payé une bonne débarque, avec la petite dans les bras, en bas de l’escalier. Heureusement, personne n’a été blessé et Audrey-Anne a eu plus de peur que de mal. Pas besoin de vous dire que je n’ai pas perdu de temps à acheter du déglaçant. Il faut dire que l’escalier extérieur de l’immeuble est passablement dangereux. Le temps à fait son oeuvre et les mouvements du terrain l’ont quelque peu travaillé. Résultat, les marches ont une pente vers le bas. Assez dangereux lorsque tout est glacé.

Finalement, on a terminé la semaine dans l’horreur de vendredi. Neige, grésil, pluie, pluie verglaçante puis retour à la neige. Le trajet pour se rendre à l’aéroport fut assez périlleux mais on s’est rendu. Au retour à la maison, la charrue nous avait laissé un amoncellement de glace dans l’entrée, si bien qu’il a fallu pelleter pour dégager l’auto de Pascal. Il était deux heures du matin. Méchant constat, lorsque tu reviens du Sud. Pour nous, c’était aussi un retour à la maison, après une semaine de "camping".

Cet après-midi, on a mis quatre heures à pelleter autour de la maison. Maudit hiver…!

Une belle semaine avec nos petits enfants

 

Aujourd’hui, marque le début de notre semaine de gardiennage. Pascal et Annie s’en vont se faire dorer  la couenne au soleil, à Riviera Maya au Mexique. Nous leur souhaitons évidemment la plus belle des semaines. Profitez-en pour bien vous reposer. Vous ne vous trompez pas avec cette destination. Du soleil mur à mur et des températures chaudes. Pour Annie, c’est son baptême de l’air eHPIM2173At par conséquent, sa première escapade plein sud. L’anxiété est au rendez-vous et c’est parfaitement normal. Cependant les voyages de cette nature sont contagieux… On a le goût de recommencer… En tout cas, au risque de me répéter, bon vol. Finalement, afin de m’assurer qu’ils partiront, j’irai les reconduire à l’aéroport.

Pour Louise et moi, le catinage commence. Imaginez, une belle grosse semaine à chérir et gâter nos p’tits poux. Remarquez que je ne dis pas cela parce qu’ils ne le sont pas avec leurs parents, mais vous en conviendrez, notre relation avec nos petits enfants est quelque peu différente. Comme ils fréquentent la garderie, ce sera nouveau pour nous. On a bien hâte de commencer notre mission. Une semaine à visionner des DVD de Toupie et Binou, Passe-partout, Les bagnoles, Monster Inc. et j’en passe. Une semaine à s’amuser par terre avec les jouets, raconter des histoires. J’espère que Dame nature sera clémente et gardera sa neige pour plus tard. On a mieux à faire que pelleter. Quoique Pierre-Olivier aime bien pelleter ou plutôt se rouler dans la neige.

Quant à Audrey-Anne qui aura 13 mois dans trois jours, nous nous souhaitons qu’elle fasse ses premiers pas. Ce serait une belle surprise pour papa et maman. On va essayer de travailler là-dessus. On a fait bonne provision de glucosamine, parce que… Ça bouge en titi ces petites boules d’énergie!

À la fin de ce contrat, grand-maman Gigi et grand-papa Pierre ont gentiment accepté de garder les petits, la nuit du retour de voyage. De cette façon, nous pourrons retourner chercher les bronzés à l’aéroport en début de nuit. Ils pourront en profiter pour dormir un peu et récupérer, avant de retrouver leur marmaille et le train-train quotidien.

Après cette belle semaine, ce sera à notre tour de se préparer pour notre voyage. Il ne restera que 7 jours avant le départ.

 

Pâtes au parmesan, poulet et brocoli

Cette recette vous est proposée parce que je l’ai déjà expérimenté et je peux vous assurer qu’elle est tout simplement délicieuse. Essayez-la!

 

Ingrédients :

125 g de spaghetti au blé entier, non cuit;

2 c. à soupe de vinaigrette italienne piquante Calorie Wise Kraft;

2 gousses d’ail hachées finement;

½ livre (225 g) de poitrines de poulet désossées et sans peau, coupées en lanières;

2 tasses de petits bouquets de brocoli;

1 tasse de tomates hachées;

½ tasse de fromage râpé mozzarella Kraft, divisé;

4 c. à thé de fromage parmesan râpé Kraft léger.

 

Préparation :

Cuire les pâtes selon les indications sur l’emballage;

Entre-temps, chauffer la vinaigrette et l’ail dans une grande poêle antiadhésive à feu moyen. Ajouter le poulet et le brocoli et les faire cuire en remuant de 5 à 7 minutes, ou jusqu’à ce que le poulet soit bien cuit. Ajouter les tomates et la moitié de la mozzarella, poursuivre la cuisson 1 à 2 minutes, ou jusqu’à ce que le tout soit bien chaud, en remuant de temps à autre;

Égoutter les spaghettis; transférer sur une assiette de service. Déposer le mélange de poulet et de légumes sur les spaghettis; parsemer de la mozzarella qui reste et du parmesan.

 

Mettez-y du piquant :

Pour un petit goût de citron, incorporez 1 c. à thé de poivre au citron à ce plat pendant la cuisson du poulet et du brocoli.

 

Donne 2 portions

Source : http://www.kraftcanada.com

 

Mots clés Technorati : ,,,

La pêche miraculeuse

 

Quel beau samedi on a passé! Dès cinq heures du matin, nous prenions la route pour se rendre à Sainte-Anne-de-2008-01-19 007la-Pérade, pour notre pèlerinage annuel aux poulamons, ou si vous préférez, à la pêche aux petits poissons des chenaux. Gilles et Martin étaient là, de même que François, Diane et Gaston.

Après une halte pour déjeuner, nous arrivons à destination un peu avant huit heures, directement sur la rivière et accueillis par notre pourvoyeur Jacques Lefebvre. Étant des clients de longue date, il nous a réservé sa meilleure cabane, chauffée d’un poêle à bois. Le confort total! La glace faisait bien un mètre d’épaisseur mais à quelques cinquante pieds de nous, on pouvait voir le courant défiler dans une zone dégelée, résultat des redoux de la semaine précédente.

Sitôt nos lignes bien tendues, le poisson passe à table. Tour à tour, les prises de bonnes tailles se succèdent. Les miennes sont dressées au dessus d’une "garderie", puisque je sors des petits poulamons qui ne feraient même pas reculer de peur une modeste sardine. Je me suis repris quand même avec quelques spécimens beaucoup plus grassouillets.

2008-01-19 014 Fait étrange et selon les curieux rassemblés autour de nos captures laissées à geler à l’extérieur de la cabane, nous étions pratiquement les seuls qui faisaient une pêche miraculeuse. Les cabanes voisines avaient du mal à trouver du poisson et elles n’étaient qu’à quelques petits pieds de nous. Évidemment, on profitait de la situation pour leur vanter nos méthodes et techniques farfelues d’appâts, pour profiter de notre dynastie.

On a tout de même offert aux voisins de s’approvisionner chez nous avant de retourner à la maison bredouilles ou quelque peu sur leur appétit. Au moins, ils pourraient tenir leurs promesses de partage avec leur proches.

Je dirais, sans me tromper, qu’on a probablement rapporté plus de 500 poissons et ce, sans compter les quelques 200 et plus qu’on a remis à l’eau, pour ne pas se voir accuser de détournement de mineurs. Que voulez-vous, ces prises étaient tellement petites, qu’on les prenaient en pitié en les retournant à leurs mères.2008-01-19 013

Gilles, pour qui c’était la première expérience a adoré et a promis qu’il serait du voyage l’hiver prochain.  J’ai quand même profité de l’occasion pour lui jouer un bon tour. Alors qu’il était penché au dessus du trou à observer ses lignes, je m’amusais à faire bouger celles-ci avec le manche de la pelle à frasil, à son insu évidemment. Comme un éclair, il tirait la corde pour découvrir qu’aucun poisson n’était au bout, puis une autre corde, puis une autre… On a bien ri avant qu’il ne découvre l’arnaque.2008-01-19 015

La pêche était tellement bonne, que les seuls temps morts que nous avions étaient les pauses du dîner, lorsque quelqu’un décidait d’aller se reposer, prendre une petite marche à l’extérieur, ou simplement aller aux toilettes. Gilles et Gaston se sont même payés un petit "roupillon" dans le fauteuil de la cabane. Un gros merci à Diane et Gaston, les seuls fumeurs du groupe, qui ont grillé leurs cigarettes à l’extérieur de la cabane. Un geste apprécié de tous.

Cette belle activité s’est poursuivie jusqu’à dix-huit heures, puis nous nous sommes dirigés au buffet du Sieur Laviolette de Trois-Rivières pour le souper et se raconter comment la journée avait été des plus agréables. À vingt-deux heures, nous étions rentrés à la maison, en se promettant de se reprendre l’an prochain.

 

L’éternel problème du français parlé

 

map.jpgJe viens de terminer la lecture de la trilogie des reportages publiés dans le Journal de Montréal depuis lundi. Je ne suis pas du tout surpris que notre langue soit si méprisée dans le commerce. Les anglophones n’ont aucun respect mais beaucoup de mépris envers la langue de la majorité. Le peuple lui, continu de s’écraser et d’accommoder! Dès qu’on lui parle en anglais, il se bilinguise. C’est toujours aux mêmes de s’acclimater. Avez-vous déjà vu une publicité à CFCF du genre deux-cinq-quatre-six-zéro-un-un? Non? Moi non plus. Par contre j’entends encore two-five-four-six-o-one-one à la télé francophone.

Quand je vois les statistiques qu’on veut bien nous montrer et qui nous annoncent que le français progresse au Québec, c’est de la bouillie pour les chats. Avec l’immigration qui s’installe à pleine porte, on dilue le produit. Quand bien même qu’ils apprendraient le français, dans leurs activités de tous les jours, c’est l’anglais qu’ils utilisent. Je peux converser avec un étranger, nouvellement arrivé ou en voyage, en anglais. Cependant, j’ai de la difficulté à faire de même avec un anglophone québécois pure laine depuis des générations et qui ne dit pas un traître mot de français.

Près de chez-moi, où je fais mon épicerie, je n’ai pas de problème à me faire servir en français, mais quand j’arrive à la caisse, je vois les employés qui conversent entre eux en anglais. Pourtant, leurs épinglettes montrent des prénoms francophones. J’ai aussi constaté ce fait dans d’autres établissements également. Si vous converser majoritairement en anglais et que vous y êtes à l’aise, quelle langue adopterez-vous graduellement partout. Vous écouterez la télé en anglais, vous visionnerez vos films américains en versions originales et j’en passe. Dès qu’on anglophone ouvre la bouche, c’est son langage qu’on s’empresse d’adopter.

Lors d’un voyage à Winnipeg, il y a une quinzaine d’années, j’étais surpris d’y trouver des noms de rues françaises. À St-Boniface, juste à côté, on se serait cru en plein Québec. Les employés des restaurants affichaient des prénoms francophones mais étaient complètement anglophones. Résultat de l’assimilation qu’ils ont connu au début du vingtième siècle. C’est désastreux de constater qu’il ne reste rien, culturellement de leur origine.

Je ne suis pas alarmiste. Je veux simplement qu’on me respecte en respectant ma langue. Le gouvernement ne va pas assez loin, dans le renforcement de la loi 101. J’endosse entièrement le projet Marois. Pour faire un parallèle avec la souveraineté tant souhaitée, je constate que ce sont nos bons québécois francophones, par leurs agissements, qui nous causent le plus de tort, dans cette reconnaissance du français.

Nous sommes comme ce village gaulois des bandes dessinées, noyés dans une mer anglophone. Malheureusement, nous n’avons pas de potion magique pour s’en sortir. Il n’en tient qu’à nous d’imposer le respect de notre entité francophone. Si nous ne le faisons pas, je vous prédis l’assimilation au début du prochain siècle. Moi je n’y serai pas. Mes descendants, oui!