Ygreck, et ses perles de décembre

La Une

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de décembre, publiées dans le Journal de Montréal.



365e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA VEILLE DU JOUR DE L’AN


Décompte…

NOUVEL AN :


Pensée et citation du jour…

La meilleure manière de prendre les choses du bon côté, c’est d’attendre qu’elles se retournent.

P. Ouanich


Ça s’est passé un 31 décembre…

(1935) L’invention du jeu connu maintenant sous le nom de Monopoly est attribuée à Charles B. Darrow, un ingénieur de Germantown (Pennsylvanie). Cependant, l’idée était tirée d’un jeu qui était déjà diffusé, à faible échelle, “The Landlord’s Game” (“Le Jeu du Propriétaire”), breveté en 1904. Charles B. Darrow a modifié le jeu, l’a fabriqué et l’a vendu en un nombre suffisant pour intéresser la Société Parker Brothers. Avec 26 versions vendues dans 43 pays, la demande MONOPOLY n’a jamais diminué.

(1975) Dans le cadre d’une série de huit rencontres opposant des équipes soviétiques à des formations de la Ligue nationale de hockey (LNH), le Canadien de Montréal fait face à l’Armée rouge au Forum de Montréal. Ce match de très haut niveau se solde par un résultat nul de 3-3. Personne n’est déçu par la qualité du jeu qui tranche nettement avec le calibre offert par les parties de saison régulière de la LNH.

Le Canadien, qui remportera la coupe Stanley au printemps 1976, compte dans ses rangs des vedettes établies comme Yvan Cournoyer, Larry Robinson, Ken Dryden et un jeune Guy Lafleur. L’équipe de l’Armée rouge réunit pour sa part la plupart des grandes étoiles du hockey soviétique, dont le gardien Vladislav Tretiak, qui dispute une partie mémorable, repoussant 39 rondelles. Les trois buts comptés au cours de la partie sont l’oeuvre de Steve Shutt, Yvon Lambert et Yvan Cournoyer.

(1999) Céline Dion donne au Centre Molson, en compagnie de plusieurs invités dont Bryan Adams, un concert célébrant le passage à l’an 2000. La chanteuse a déjà fait savoir qu’après l’événement elle mettra sa carrière en veilleuse pour au moins deux ans.


Voici pourquoi on fête le jour de l’An !

La Une

La célébration du Nouvel An symbolise le passage de l’année écoulée à la nouvelle, comme son appellation l’indique clairement. Cependant, qu’est-ce qui motive une telle célébration enthousiaste de cette journée ? Analysons cela de plus près.

Le jour de l’An marque le premier jour de la nouvelle année. Dans notre calendrier grégorien, le jour de l’An a lieu le 1er janvier. Ce calendrier succède historiquement au calendrier julien, instauré par Jules César. Mais ce calendrier ne respectait pas précisément la durée des saisons, et le calendrier créé par le pape Grégoire XIII visait justement à corriger ceci.

Dans tous les pays occidentaux, c’est donc ce calendrier qui fait aujourd’hui figure de référence, l’an 1 marquant symboliquement l’année de naissance de Jésus. Si le jour de l’An occidental se célèbre ainsi dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, d’autres calendriers, à l’instar du calendrier chinois, n’ont pas le même jour de l’An. Cependant, quel que soit le calendrier, même si le calendrier grégorien fait office de calendrier universel, le jour de l’An est un jour de fête.

QUELQUES TRADITIONS DU JOUR DE L’AN ?

Souvent, dans nos sociétés occidentales, le jour de l’An est un jour où l’on s’échange de petits présents entre adultes. Les salariés reçoivent également une augmentation de salaire, sans que ce soit, dans certains cas, une obligation légale de la part de leur employeur.

Mais pourquoi cette tradition du Nouvel An, qui vient s’inscrire juste après Noël, une autre célébration d’importance ? Il faut pour cela remonter aux origines, en 46 avant notre ère, où le jour de l’An, fête d’origine païenne, a vu le jour sous l’impulsion de Jules César. Ainsi, le 1er janvier était un jour dédié au dieu païen Janus, une divinité représentant les portes (symboliques) et les commencements. On doit d’ailleurs le nom de ce mois, janvier, à ce dieu qui avait deux visages, l’un tourné vers l’avant, l’autre vers l’arrière.

VOICI CE QUE VOUS DEVEZ RETENIR DE LA FÊTE DU JOUR DE L’AN

Fêté en famille ou entre amis, le jour de l’An est associé à la convivialité et à l’entrée dans la nouvelle année qui est aussi l’occasion d’échanger les traditionnels vœux. Bonheur, santé, argent, amour, prospérité… sont les vœux les plus fréquemment formulés à l’égard des proches et des personnes que l’on croise jusqu’à la fin du mois de janvier.

Si aujourd’hui le jour de l’An n’est plus consacré à un dieu, il n’en demeure pas moins un jour festif où il est de coutume de déguster un copieux repas, comme celui de Noël, mais avec davantage de flexibilité quant à sa composition.

De nombreux établissements (restaurants, bars, boîtes de nuit, etc.) proposent aussi des soirées festives spécial jour de l’An qui se déroulent parfois jusqu’au petit matin. Contrairement à Noël, le jour de l’An a un caractère familial moins marqué.

VOICI LES ASTUCES POUR MIEUX FÊTER LE 31 DÉCEMBRE AVANT LE JOUR DE L’AN

Cette période de l’année vous donne le droit de profiter à fond avec vos proches si c’est inhabituel. Le 31 décembre vous offre plusieurs événements à réaliser. Vous avez la possibilité d’organiser un repas dinatoire et convier tous vos amis si vous êtes seuls, ou inviter tous les membres de votre famille.

La popularité des repas-partage est aussi appréciée. Au menu, chacun apporte un plat afin de libérer aux hôtes de cuisiner pendant des heures. Une fois la fête terminée chacun repart avec une partie des restes. Tout le monde y trouve son compte et c’est une formule de plus en plus privilégiée et à la mode.

Cependant, ici, au Québec, choyés par notre télévision, il ne faut pas oublier les incontournables émissions diffusées dans la soirée du 31 décembre, et leur rétrospective, en majorité humoristique, de l’année qui s’achève. Et pourquoi pas le faire en pyjama ?

Comme on dit :

« On enterre 2023 et on écoute le Bye Bye ». Une tradition !

Source : Marine Cestes. https://www.caminteresse.fr/


364e jour de l’année

On jase là…

Conaissez-vous deux vérités sur l’année 2024 qui est à nos portes ? La première; 2024 sera une année bisextile de 366 jours, donc, le mois de février aura exceptionnellement 29 jours. La seconde; les premiers jours de janvier, eh oui, vous serez portés à écrire encore 2023… On n’y échappe pas !


Décompte…

NOUVEL AN :


Pensée et citation du jour…

Il n’existe pas meilleur exercice pour le cœur que de se pencher pour aider quelqu’un à se relever.

John A. Holmes


Ça s’est passé un 30 décembre…

(1903) L’incendie du théâtre Iroquois de Chicago, fait 602 victimes. Ce jour-là, plus de 1 900 personnes prenaient place dans le théâtre pour voir une pièce musicale très populaire Mr. Blue Beard. Vers 15h30 une lumière enflamma un rideau. Les extincteurs sur place n’étaient pas fonctionnels. Un rideau protecteur en amiante s’est effondré. Les acteurs, danseurs… se sont sauvés par une porte derrière la scène. Mais en ouvrant la porte arrière, l’air ne fit qu’accroître les flammes en une boule de feu. Les sorties d’urgences étaient barrées. Cependant des 500 artistes, un seul y a trouvé la mort. Le comédien Eddie Foy fut considéré comme un héros pour avoir tenté de calmer la foule.

(1980) Le merveilleux monde de Disney disparaît des ondes. À chaque semaine, M. Disney lui-même faisait la présentation de son émission. Pendant 25 ans, le réseau NBC présentait à chaque semaine la version anglaise et originale de cette émission. En ce jour, il rompt le contrat qui le lie à la compagnie de Disney.
Toutes ces émissions étaient traduites en plusieurs langues dont le français pour notre plaisir.

(2002) En Chine, on a inauguré le train de passagers le plus rapide au monde. Le Transrapid, de fabrication allemande, relie le centre-ville de Shanghai à l’aéroport, distant de 30 kilomètres, en seulement sept ou huit minutes. Ce train peut dépasser 400 km/h grâce à un système de propulsion électro-magnétique qui le fait flotter au-dessus des rails.


L’hypocrisie des banques et des gouvernements sur les taux usuraires des cartes de crédit

La Une

Les banques continuent d’engranger des profits indécents avec des taux d’intérêts carrément usuraires et le gouvernement s’en lave les mains. Pourquoi exactement ? Pendant ce temps-là, la récession frappe encore plus les moins bien nantis. Et les banques font la promotions de leurs cartes de crédit auprès d’une clientèle vulnérable.

Une opinion que je partage est celle de Maria Mourani, publiée dans les pages du Journal de Montréal d’hier, sur le sujet et que je veux partager avec vous.

***

LE RACKET NORMALISÉ DES BANQUES

Il y aurait environ 75 millions de cartes de crédit actives au Canada. Un bon nombre ont des taux d’intérêt variant de 19 % à 30 %.

Même s’il vous est présenté comme annuel, le calcul de l’intérêt sur votre solde est quotidien. Autrement dit, vous payez de l’intérêt sur de l’intérêt. Si vous réglez votre solde au complet, tout va bien. Mais qui le fait ?

La majorité des citoyens, particulièrement ces dernières années ravagées par la COVID, arrive à peine à joindre les deux bouts. Le crédit devient la seule option et si vous avez le malheur d’avoir du retard sur votre minimum, vous verrez votre taux d’intérêt passer à 28 % ou 30 % durant un an. C’est leur fameux taux de pénalité.

Au Québec, contrairement aux autres provinces, le paiement minimum mensuel d’une carte de crédit inclut les intérêts cumulés dans le mois et 4 %, bientôt 5% du solde. Le but étant d’obliger les Québécois à payer plus vite et donc moins d’intérêt.

Sauf que tout le monde n’a pas la même capacité de payer et bon nombre de Québécois se retrouvent avec des taux d’intérêt usuraires et guise de pénalité.

L’histoire ne s’arrête pas là. Alors que vous êtes sur le point de vous noyer, ces banques vous offriront une augmentation de crédit. C’est si facile de dire oui en un clic. L’étau se resserre.  Ils continueront de vous appâter avec des transferts de solde à faible taux d’intérêt ou à 0 % durant 6 mois qui se transformeront à 20 %.

Au bout du compte, vous êtes perdant sur toute la ligne. Nous sommes des vaches à lait bien productrices et surtout enchaînées par l’inaction des gouvernements face aux banques.

QUE FONT LES GOUVERNEMENTS ?

Il existe bien un Règlement sur les pratiques commerciales en matière de crédit qui établit les règles quant aux frais de dépassement de limite, à la répartition des paiements, etc., mais rien sur les taux d’intérêt. Et encore moins sur ces fameux taux « usuraires » de pénalité. On vous dit seulement de faire attention et de bien payer vos minimums.

En fait, ce règlement est davantage une validation du pouvoir des banques qu’une réelle protection des citoyens.

Pourtant, dans le Code criminel, il existe une disposition sur le taux criminel.

UN TAUX CRIMINEL À 30 %

Il faut savoir que le taux d’intérêt criminel ou usuraire a été établi à 60 % en 1980 alors que le taux à jour de la Banque du Canada était à 21 %. Ce taux n’a jamais été actualisé.

À cette époque, la différence entre les taux de la Banque du Canada et criminel était de 39 %. Ce qui n’est plus le cas. De nos jours, le taux de la Banque du Canada, malgré sa fluctuation à la hausse, est bien en deçà de celui des années 1980.

Si l’analyse de l’époque avait lieu aujourd’hui pour établir un taux criminel, il ne serait pas loin de celui qu’appliquent plusieurs banques canadiennes avec leurs multiples cartes de crédit.

Il est plus que temps que les gouvernements imposent aux banques et aux entreprises un plafond à 15 % pour le taux d’intérêt d’une carte de crédit.


363e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Monique Brodeur

Bon anniversaire !


Décompte…

NOUVEL AN :


Pensée et citation du jour…

Le plaisir se ramasse, la joie se cueille, le bonheur se cultive.

Lamartine


Ça s’est passé un 29 décembre…

(1958) Soixante-quinze réalisateurs de Radio-Canada déclenchent une grève, parce que la société d’Etat refuse de reconnaître leur syndicat. Ils sont appuyés par 2 000 employés qui déclenchent une grève de solidarité. Le journaliste René Lévesque, animateur à l’émission « Point de mire », devient bientôt une des figures de proue du mouvement. Pendant près de trois longs mois, les téléspectateurs devront se contenter de visionner les films qui défilent l’un après l’autre au petit écran. La grève se terminera le 8 mars 1959 lorsque Radio-Canada acceptera de reconnaître le syndicat des réalisateurs et ces derniers retourneront au travail le 9 mars suivant après avoir obtenu satisfaction.

(1967) Au Canada, le parlement abolit la peine de mort sauf pour le meurtre d’un policier et d’un gardien de prison. Ceci pour un essai de cinq années.

(2004) L’ancienne usine Hyundai de Bromont est vendue au groupe Les Immeubles Eagle Skyline de Montréal pour la somme de 2,6 millions. Sa construction avait coûtée 450 millions de dollars à la fin des années 1980.


La garantie prolongée : de l’argent jeté par la fenêtre

La Une

Les représentants maîtrisent parfaitement le bon vocabulaire pour vous faire acheter une garantie prolongée.

Ils savent exploiter votre insécurité. Ne mordez pas à l’hameçon. Le seul qui gagne à ce marché, c’est le commerçant, qui réalise des marges extraordinaires sur un produit inutile 99 % du temps.

En effet, la garantie prolongée équivaut à la période d’usure normale pour une utilisation raisonnable prévue par la garantie légale que confère la loi.

Pire : la plupart du temps, la garantie prolongée s’étend sur une période moins longue que celle de la garantie légale. Le consommateur est donc perdant.

D’autant plus que, souvent, les contrats de garantie prévoient des exclusions. Les petits caractères importent beaucoup, mais qui les lit sur le coin du comptoir du marchand, quand les haut-parleurs du magasin crachent de la musique de Noël tonitruante ?

DES OBLIGATIONS

La Loi prévoit que, quand vous achetez un bien, le commerçant doit décrire la garantie offerte par le fabricant et vous faire connaître la garantie légale, notamment en vous donnant un document (habituellement un bout de papier) qui décrit ses grandes lignes. C’est une obligation souvent ignorée par les marchands.

La loi prévoit que si vous achetez un bien défectueux ou qui n’est pas conforme aux promesses du vendeur ou de la publicité, même si le marchand n’a pas de politique d’échange ou de remboursement, il doit récupérer le bien pour l’échanger ou vous le rembourser.

Enfin, si vous regrettez d’avoir acheté une garantie prolongée, les nouvelles dispositions de la loi 21 prévoient que vous avez dix jours pour exiger une annulation et un remboursement. Le commerçant doit donc vous remettre le montant que vous avez payé pour cette garantie.

CONSEILS

  • Certaines cartes de crédit accordent une protection supplémentaire. Par exemple, si vous échappez votre téléphone ou si votre écran refuse de fonctionner adéquatement, la garantie de la carte couvrira le montant de la réparation ou le remplacement du bien. Ces garanties s’accompagnent normalement d’exclusions ou de limitations. Parfois, c’est compliqué de bénéficier du service.
  • Il n’y a aucune loi qui force les commerçants à rembourser ou échanger un bien si le client n’est pas satisfait. Mais si un commerçant a une telle politique, il doit l’afficher clairement sur son site internet, en magasin ou sur le coupon de caisse.
  • Pour les achats en ligne ou au téléphone, il faut privilégier la carte de crédit, qui permet de bénéficier de la rétrofacturation en cas de désaccord avec le commerçant. Surtout s’il est basé en Chine.
  • Si vous demandez un remboursement ou un échange, ayez la facture ou le coupon de caisse, le mode d’emploi et la garantie. Si le commerçant ne veut rien entendre, vous pouvez porter plainte à l’Office de la protection du consommateur : 1 888 672-2556, opc.gouv.qc.ca (section pour les consommateurs).

Source : Stéphane Desjardins, Le Journal de Montréal, 27 décembre 2023, p28


362e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Chantale MichaudAudrey-Anne NantelPierreTurmel

Bon anniversaire !


Décompte…

NOUVEL AN :


Pensée et citation du jour…

Le rire c’est comme les essuie-glaces, il permet d’avancer même s’il n’arrête pas la pluie.

Gérard Jugnot


Ça s’est passé un 28 décembre…

(1869) L’Américain William Finley Semple dépose pour la première fois le brevet de la gomme à mâcher, produite avec la sève caoutchoutée du sapotier. Finley ne commercialisera pas son invention. C’est le New-Yorkais Thomas Adams qui en aura l’idée vers 1870 en mettant au point une machine à produire du chewing-gum (Bubble Gum).

(1944) Maurice Richard devient le premier joueur dans l’histoire de la Ligne nationale à récolter huit points dans un même match; l’ailier du Canadien marque cinq buts et fournit trois aides dans une victoire de 9-1 du Tricolore au Forum sur les Red Wings de Detroit. Darryl Sittler brisera ce record avec 10 points le 7 février 1976.

(1970) Les frères Paul et Jacques Rose ainsi que Francis Simard, les présumés assassins du ministre Pierre Laporte, sont appréhendés dans une cache sise sous une maison de Saint-Luc, en banlieue de Saint-Jean-sur-le-Richelieu. C’est là le dernier épisode de ce qu’on a appelé « la crise d’octobre », la pire de l’histoire politique du Québec contemporain.


Allègements des cotisations au RRQ

La Une

UNE BONNE NOUVELLE POUR LES 65 ANS OU PLUS QUI SOUHAITENT TRAVAILLER PLUS LONGTEMPS

Pour encourager le maintien en emploi des travailleurs de 65 ans ou plus, le gouvernement du Québec a annoncé au budget du 21 mars dernier des modifications au Régime de rentes du Québec (RRQ). Elles s’appliqueront dès le 1er janvier 2024. Les quatre changements principaux sont les suivants :

1- La possibilité de cesser les cotisations au régime pour les bénéficiaires d’une rente de retraite de 65 ans ou plus, pourvu qu’ils reçoivent déjà leur rente de retraite du RRQ.

2- Fin de l’obligation de cotiser au RRQ pour les travailleurs âgés de plus de 72 ans.

3- La mise en place d’une protection de la rente pour les personnes de 65 ans ou plus qui travaillent à temps partiel.

4- Modification de la méthode de calcul de la rente du régime de base du RRQ, dès le 1er janvier 2024, pour assurer que les années de faibles gains de travail à partir de 65 ans ne puisse réduire la moyenne de gains utilisés pour le calcul de la rente de retraite.

***

Les cotisations au RRQ sont calculées dès que les revenus de travail dépassent 3500 $. Les retraités de 60 ans et plus qui touchent leur rente de retraite RRQ et retournent sur le marché du travail recevront une rente bonifiée l’année suivante, selon les revenus gagnés.

Le taux de cotisation au RRQ pour l’année 2023 est à 12,8 % du salaire brut (maximum 63 100 $). Cette cotisation est partagée à 50-50 entre le salarié et l’employeur. Le travailleur autonome est tenu de verser les 12,8 % à lui seul.

Ce qui peut représenter une cotisation maximale de 4038,40 $ pour un salarié, et de 8076,80 $ pour un travailleur autonome.

APPLICATION DES MESURES

Pour bénéficier de ces mesures fiscales, le travailleur doit déjà recevoir sa rente de retraite du RRQ.

Le travailleur salarié pourra effectuer le choix de cesser de verser des cotisations au RRQ à compter du jour suivant celui de son 65e anniversaire de naissance au moyen d’un formulaire qui devra être remis à l’employeur.

Quant au travailleurs autonomes, le choix de cesser de verser des cotisations au RRQ pourra être effectué au moment de la production de sa déclaration de revenus pour l’année en cours de laquelle il aura atteint son 65e anniversaire de naissance, pourvu que, à ce moment, il recevait une rente de retraite du RRQ.

Ces nouvelles mesures auront un impact très positif sur le revenu net disponible pour les travailleurs qui désirent demeurer actifs sur le marché du travail et pour leurs employeurs qui verront, par le fait même, leurs charges fiscales diminuées d’autant.

Pour en savoir plus : retraitequebec.gouv.qc.ca

Source : Josée Jeffrey, fiscaliste, revue Le Bel Âge, mai 2023, p69


361e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Louise Hébert – Lise Ferland

Bon anniversaire !


Décompte…

NOUVEL AN :


Pensée et citation du jour…

Quand le pouvoir de l’amour surpassera l’amour du pouvoir, le monde connaîtra la paix.

Jimi Hendrix


Ça s’est passé un 27 décembre…

(1924) Pour la première fois depuis 1917, deux équipes montréalaises croisent le fer lors d’une rencontre officielle de hockey professionnel. Il s’agit du Canadien et de la nouvelle formation de la Ligue nationale de hockey (LNH) : le Montreal. La rencontre est disputée au Forum, le nouvel amphithéâtre construit au cours de l’été 1924 à Montréal. Elle attire environ 12 000 personnes, une assistance considérable à cette époque. L’année suivante, le Montreal adoptera le nom de Maroons. La rivalité entre Maroons et Canadien sera une des plus chaudes de la LNH jusqu’à la disparition des Maroons, en 1938.

(1978) Sept mois après le règlement d’une longue grève qui lui a nui considérablement, le quotidien « Montréal-Matin » ferme ses portes. Cette nouvelle touche directement les 225 employés de ce journal dont l’existence remonte aux années 30. Avant le conflit, qui a duré du 7 octobre 1977 au 2 mai 1978, le «Montréal-Matin» tirait à environ 136 000 copies. Après, il se maintient autour de 90 000 copies, ce qui est insuffisant à assurer sa rentabilité. Pour la seule année 1978, la direction déclare des pertes de 3,2 millions de dollars. Cette situation joue un rôle décisif dans la fermeture du journal qui survient le 27 décembre 1978.

(1992) La nouvelle législation québécoise permet à tous les commerces d’ouvrir leurs portes le dimanche.


Un pan de notre histoire : Un cessez-le-feu comme cadeau de Noël

La Une

Décembre 1914 était particulièrement glacial et humide dans le nord de la France. La Grande Guerre était engagée sur le front ouest depuis trois mois. Les soldats se terraient dans leurs tranchées, des trous à rats boueux, insalubres et souvent inondés.

Mal équipés pour affronter l’arrivée de l’hiver, les soldats de la première ligne de front étaient transpercés par le froid.

Personne n’échappait aux engelures qui ont forcé les chirurgiens à effectuer des centaines de milliers d’amputations.

Des milliers de jeunes Français mobilisés étaient partis au front à la fin des grandes récoltes, embrassant leur mère avec la promesse de revenir à Noël, mais ils ont été trompés.

En décembre 1941, on s’est mis à douter, il semblait de plus en plus évident que ce serait impossible de retrouver les siens pour les célébrations.

Le conflit s’était enlisé, et les soldats étaient en bien mauvais état. Ces hommes étaient épuisés, sales et mal en point. Transis d’incertitudes et d’anxiété, ils se sont résignés à passer le réveillon dans leur tranchée gelée, la peur au ventre.

Puis, comme une bouffée de chaleur, dans la nuit du 24 au 25 décembre 1914, une chose surprenante s’est produite sur plusieurs fronts.

TRANCHÉES AUTOUR DE LA VILLE

Cette nuit de Noël, des soldats français et britanniques terrés dans leurs trous près de la ville d’Ypres ont entendu un chant ou le son d’un harmonica, et ont vu une bougie ou un petit arbre de Noël placés le long de la tranchée adverse.

Un soldat, puis deux, puis des centaines des deux camps ont baissé la garde, le temps d’une courte trêve. Des ombres ont franchi les quelques pas nécessaires pour saluer l’ennemi. Ils se sont rejoints en terrain neutre au milieu d’un paysage dévasté par les obus.

Certains ont courageusement défié les ordres de l’état-major pour quelques heures d’humanité et de rires. Malgré la barrière de la langue, ils ont discuté, ont chanté, se sont montré des photos de leurs amoureuses, ont joué au football.

Des visites guidées de leurs tranchées ont même eu lieu pour comparer et améliorer les conditions. Malgré le peu de ressources qu’ils possédaient, ils se sont échangés des cigarettes, du chocolat ou de l’alcool.

Une lueur d’humanité dans la noirceur de la guerre. Cette folie meurtrière s’est tue pendant quelques heures, la paix a tissé des liens improbables entre ces jeunes hommes.

Cette pause s’est vécue sur de nombreux fronts de l’Ouest, mais pas partout. On sait, en lisant les archives, que des combats ont eu lieu sur certaines positions et que des centaines de soldats ont perdu la vie en cette soirée du 24 décembre 1914.

Si quelques-unes de ces trêves étaient spontanées et ont pris de court certains états-majors, d’autres ont été négociées. Cette fraternisation presque irréelle a gagné un nombre impressionnant de soldats de toutes les nationalités impliquées sur ces fronts.

Le sujet a longtemps été caché, évidemment à cause de la censure militaire, parce que l’événement a choqué les généraux, mais aussi à cause de la désinformation faite par les journaux français de l’époque.

Ce qui est certains, c’est qu’envers et contre tous, des voix chaleureuses aux accents germaniques, anglo-saxons et français ont résonné dans le no man’s land cette nuit du 24 décembre.

Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 23 décembre 2023, p84


360e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LE LENDEMAIN DE NOËL

LE BOXING DAY

LE 57e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE DE ROSELINE POIRIER ET JEAN-EUDES ARSENAULT. NOCES D’AZALÉE


En mémoire de…

DEREK AUCOIN 1970-2020 – Commentateur sportif et joueur de baseball professionnel québécois.


On jase là…

Ainsi donc des syndiqués en éducation et en santé menacent de quitter leur emploi ou changer d’emploi à cause du conflit de travail. Tant mieux ! Parce que quand tu réagis de cette manière, c’est que ta compétence est déficiente ou tu n’as plus le feu sacré. Tu n’es plus sur la bonne chaise. C’est une bonne décision de partir parce que quelqu’un d’autre prendra rapidement ta place. À ce que je sache, syndicalement parlant, vous avez des tout de même des contrats de travail blindés avec de bonnes conditions de travail; congés maladie, fériés, fonds de retraite, sécurité d’emploi et j’en passe, vous demeurez indéniablement des privilégiés parmi les travailleurs.


Pensée et citation du jour…

Nous ne saurons jamais tout le bien qu’un simple sourire peut être capable de faire.

Mère Teresa


Ça s’est passé un 26 décembre…

(1938) La pêche aux petits poissons des chenaux fut découverte par pur hasard. Ce n’est qu’en 1938 que l’on constata la présence du poisson dans la rivière Sainte-Anne. Un Péradien travaillait un jour à couper des blocs de glace pour les glacières de ce temps, lorsqu’il aperçut quelques poissons folâtrant sur le fond de sable et la grande aventure commença.

(2004) Un tremblement de terre d’une amplitude exceptionnelle de 9 sur l’échelle de Richter secoue les fonds marins au large de Sumatra. Quelques heures plus tard des vagues géantes, atteignant 10 mètres de haut, s’abattent sur l’Indonésie, la Thaïlande, le Sri Lanka, l’Inde et la Malaisie. Elles tuent plus de 220 000 personnes et font plus d’un million de réfugiés. Située en zone hautement touristique, la catastrophe prend une ampleur mondiale et suscite l’émoi et la solidarité dans le monde entier.

(2006) La cour d’appel irakienne confirme la condamnation à mort de l’ancien président irakien Saddam Hussein, pour le massacre de villageois chiites, sentence qui doit désormais être exécuté dans les 30 jours; cette décision est intervenue le jour même où le nombre de morts américains depuis l’invasion de l’Irak en 2003 a dépassé le bilan symbolique des 2973 morts des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Le président déchu sera exécuté dans les trente jours par pendaison et « à n’importe quel moment à partir de mercredi », précise un juge de la cour d’appel, Arif Shaheen.


Le plus beau des Noëls

La Une

À vous tous, fidèles lecteurs et lectrices, je vous souhaite le plus beau des Noëls, celui qui vous remplira de joie, de bonheur, de paix et de partage.

Dans cette vie trépidante, prenez le temps d’une pause, d’un moment de réflexion. De passer du temps de qualité auprès de vos proches. C’est le temps de mettre de côté nos différents et de se rapprocher.

Célébrez également la chance que nous avons de vivre dans un pays d’ouverture et de respect de ses citoyens. Tous les peuples de la terre n’ont pas cette qualité de vie exceptionnelle. On n’a qu’à penser aux guerres qui font encore des millions de victimes innocentes qui sont à la merci de despotes sanguinaires.

On a le droit de critiquer mais il faut également avoir le devoir d’accepter. Tout n’est pas parfait en ce bas monde.

Au moment des réjouissances, ayez une pensée profonde pour ceux et celles qui ne peuvent partager les mêmes instants parce qu’ils ont perdu un être cher, ont faim, sont abandonnés, violentés et abusés, ou qui ont perdu tout le sens profond de cette célébration.

Enfin, en cette journée magique, gardez candidement votre cœur d’enfant, pour savourer pleinement, ce qui compte vraiment : le moment présent !

Un très Joyeux Noël !


359e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE DE NOËL


En mémoire de…

JEAN-MARC VALLÉE 1963-2021 – Cinéaste québécois de réputation internationale. Réalisateur du film C.R.A.Z.Y.

GEORGE MICHAEL 1963-2016 – Chanteur britannique.


Décompte…

NOUVEL AN :


Pensée et citation du jour…

Un Joyeux Noël à tous nos fidèles lecteurs et lectrices. Que la paix soit dans vos cœurs en ce jour de réjouissances. Réveillez l’enfant qui sommeille en vous.

Normand


Ça s’est passé un 25 décembre…

(1858) Le Minuit Chrétien est chanté pour la première fois au Canada lors de la messe de minuit célébrée dans l’église de Sillery près de Québec. Ernest Gagnon avait ramené ce cantique de France. Il fut chanté par la fille aînée du juge René-Édouard Caron (plus tard lieutenant-gouverneur de la province), accompagnée par Ernest Gagnon.

(1959) Richard Starkey, apprenti ingénieur, reçoit en cadeau de Noël son premier ensemble de batterie. Le jeune homme de 18 ans deviendra célèbre sous le nom de Ringo Starr des Beatles.

(2014) Après avoir réussi les exploits d’atteindre le point le plus éloigné de la côte en Antarctique, le «pôle sud d’inaccessibilité», et s’être rendu par la suite au «pôle sud géographique» en solitaire, l’aventurier québécois Frédéric Dion se lance un autre défi.Après un repos, en ce jour de Noël, il poursuivra son périple pour compléter la traversée de l’Antarctique « par son centre ».

Il estime que ce serait une première mondiale.En entrevue à La Presse Canadienne, jeudi, Frédéric Dion a indiqué qu’il avait encore « de la nourriture, de l’énergie et de l’audace » pour continuer. Il se donne donc 15 jours pour effectuer 1130 kilomètres supplémentaires en ski, tiré par un cerf-volant. Le Trifluvien rappelle qu’il avait planifié 65 jours d’expédition, et qu’il a en mis seulement 46 pour réaliser ses deux premiers exploits, sur 3000 kilomètres.


Des souvenirs au fond de ma mémoire

La une

Vous avez sûrement, dans un calendrier, une ou des dates précises qui, vous ramène des souvenirs d’un événement vécus, triste ou joyeux, dont les détails ne s’effacent jamais de votre mémoire. C’est instantané !

Les années passent et vous les revivez en pensée comme si c’était hier, avec précision, et que vous pouvez raconter dans les moindres détails, sans rien oublier ou presque, peu importe les années. J’ajouterai même que certaines odeurs d’ambiances peuvent se faire sentir. Vous restez profondément marqués.

Pour moi, cette journée est définitivement le 24 décembre, comme aujourd’hui. Quelques événements m’ont marqués et, chaque année surgissent du passé. Il y en a eu d’autres mais celles-ci, à la veille des festivités du temps des Fêtes, ce temps de réjouissance, reviennent instantanément quelques secondes, sans même y penser.

Il y en a trois principalement, deux tristes et une joyeuse que je veux partager avec vous en cette veille de Noël. Vous pouvez aussi y ajouter les vôtres si le coeur vous en dit.

MA GRAND-MÈRE

En pleine nuit la veille de Noël 1976, je suis réveillé par le téléphone. Un policier que que je connais, m’annonce le décès de ma septuagénaire grand-mère maternelle, dans son lit. Mon grand-père les avait appelés. J’étais très proche d’elle et quelques mois précédents, en été, elle avait participé à un rallye automobile que j’avais organisé et où les participants devait passer dans sa cour pour réussir un test d’habilité. Elle m’avait avoué que c’était une de ses plus belles journées.

Ma grand-mère, comme toutes les grand-mères d’autrefois, savaient cuisiner et croyez-moi, lorsqu’elle préparait ses tourtières, la viande de chacune d’elles était pesée et nivelée avec un petit niveau pour que tout soit parfait. Elle était une perfectionniste. Son péché mignon; elle adorait les cartes, au point de tricher quelques fois.

Un jour, alors que c’était à son tour de brasser les cartes, volontairement, elle laisse tomber un précieux AS par terre. Mon grand-père, qui l’avait vu du coin de l’oeil, s’approche d’elle pour lui mentionner. Elle fait ni un ni deux et lui donne une claque sur la jambe pour lui signifier de se la fermer. Alors elle dit aux autres joueurs; « bien voyons, il me manque une carte ». Elle regarde par terre, ramasse sa carte et dit candidement : « Ah ! Elle était tombée », puis la ramasse. C’était ça ma grand-mère. On connaissait tous ses trucs mais elle restait très attachante.

Elle fut mon premier contact avec la mort d’un parent très proche. Nous étions voisins. Jusque-là, nous avions été épargnés et à cette époque, en pleine période des Fêtes, mon grand-père, ma mère, mes tantes et oncles devaient obligatoirement organiser les funérailles entre les deux Fêtes, parce que la parenté était éparpillée près de Québec. Une semaine complète de funérailles ! Épuisant, dans cette peine.

Ce fut une rude épreuve et très difficile de réveillonner dans la famille de ma conjointe, quelques heures plus tard, sans y penser. Son souvenir défilait dans ma tête constamment parce que le cœur n’était pas aux festivités. Il y a de ces moment où la mort n’est pas la bienvenue. C’en était un, et il restera toujours.

UN TRISTE ACCIDENT

Au début des années 1970, j’étais répartiteur à la centrale de police de Longueuil. Je travaillais sur des équipes en rotations, donc de nuit, de soir, de jour et pour nous, les fins de semaines n’existaient pas. On travaillait comme en semaine !

Cette veille de Noël, je débute mon quart de travail de nuit, à 23 heures dans la joie. C’est la nuit de Noël et on s’est organisé un petit festin pour célébrer avec l’équipe lorsque la nuit sera plus calme. La fébrilité de cette fête est bien présente et tout devrait bien se passer.

Vers 23h15, on reçoit un appel pour un terrible accident à l’intersection du Chemin de Chambly et de Gentilly. Arrivés rapidement sur les lieux, les policiers demandent immédiatement les services ambulanciers, parce que des personnes y auraient laissé leur vie. Je ne me rappelle plus le nombre de décès dans cet accident mais ces personnes étaient en route pour réveillonner quelque part.

Imaginez quand vous attendez des invités et que deux policiers frappent à votre porte, avec un air sérieux et triste, pour vous annoncer que vos parents ou amis ne seront pas des festivités, et qu’ils ont été impliqués dans un accident grave et amenés dans un hôpital pour des blessures critiques, et dans certains cas, des décès. Pas évident !

Le reste de la nuit s’est passé dans le calme, avec un brin de tristesse. On a beau être habitué à ce genre de situation, ça frappe comme un coup de masse. Encore plus un 24 décembre, à quelques minutes de se souhaiter un Noël joyeux.

LE PÈRE NOËL

Si les deux événements précédents sont tristes, celui-ci est joyeux. Plusieurs années, j’ai personnifié ce bonhomme légendaire entre le 24 et le 25 décembre. Je l’ai fait pour mon garçon, mes petits-enfants, les enfants de la famille, d’amis et même des purs étrangers, sur invitation. C’était important pour moi.

Mon costume était d’excellente qualité, avec ses accessoires indispensables à tout bon père Noël qui se respecte; une belle barbe soyeuse et des petites lunettes rondes sur le bout du nez. Je ne manquais pas de crédibilité et d’authenticité.

Je me suis toujours fait un plaisir renouvelé de ne jamais me faire découvrir. Mon fils et mes petits-enfants sont tombés dans le piège et on a dû leur apprendre la nouvelle quelques années plus tard. Quelle déception ce fut pour eux !

Inutile de vous dire que souvent, c’était de la gymnastique pour enfiler le costume dans mon auto. Du travail de contorsionniste. Le prétexte était que je devais quitter un peu avant minuit pour aller travailler une ou deux heures. La belle excuse !

Les petits enfants, on peut leur conter n’importe quelle menterie, surtout à Noël, alors qu’ils entendent toutes sortes de connivences des parents sur le gros bonhomme qui comblera leurs désirs avec les cadeaux tant espérés.

Minuit venu, j’entrais au salon avec ma grosse poche et ma cloche qui subitement réveillait les enfants. Encore mi-éveillés, ils venaient me rejoindre à tour de rôle pour jaser un peu et recevoir leurs cadeaux. Une fois la distribution terminée, les parents attiraient les enfants dans une autre pièce et je retournais dans mon auto pour enlever le costume.

À mon retour, ils étaient heureux de me raconter que le père Noël était passé… Jamais j’ai entendu, « C’était toi le père Noël ? » Jamais !

Ce que j’aimais le plus dans cette scène, c’étaient les yeux pétillants des enfants. Un gros moment de pur bonheur. À leur regard, je voyais bien que le personnage mythique leur était familier et ils restaient fascinés. J’en profitais pour leur avouer ma déception d’avoir manqué l’occasion de voir le père Noël distribuer les cadeaux en promettant de ne pas manquer mon coup l’année suivante.

Puis les enfants ont grandi et la magie s’est estompée… Mais pas en dedans de moi-même. À 72 ans, quand je vois un père Noël, je suis toujours émerveillé et même si, avec les années les célébrations sont différentes et plus calmes, dès l’arrivée de décembre, c’est mon cœur d’enfant qui prend le relais, qui s’émeut, qui se rappelle.

Dans mon autobus, je porte fièrement ma tuque de père Noël, un gros mois avant la Fête et je reçois plein de commentaires positifs, d’appréciation et de beaux sourires de ceux et celles qui ont aussi gardé leur cœur d’enfant.

Le 24 décembre, dans ma vie, demeurera toujours, tant que je vivrai, une journée de souvenirs impérissables, qu’ils soient tristes, heureux, ou les deux.


358e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

57e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE DE LISE ET SERGE FACKINI. NOCES D’AZALÉES.

LA VEILLE DE NOËL


En mémoire de…

PIERRE PÉLADEAU 1925-1997 – Homme d’affaires émérite, philanthrope, éditeur et fondateur du Journal de Montréal et du groupe Québécor.


Décompte…

NOËL : 1     NOUVEL AN :


Pensée et citation du jour…

Le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre.

Victor Hugo


Ça s’est passé un 24 décembre…

(1818) Il y a plus de 200 ans, lors de la messe de minuit dans une église du village d’Oberndorf en Autriche, on chantait pour la première fois « Stille Nacht! Heilige Nacht ». Les raisons de la composition du chant ne sont pas certaines. Une hypothèse est que l’orgue vieillissant de l’église n’était plus en état et que Mohr et Gruber ont alors créé un chant destiné à être accompagné à la guitare.

(1924) La croix du Mont-Royal est illuminée pour la première fois. Érigée à la suite d’une collecte de fonds organisée par la Société Saint Jean Baptiste, la Croix du Mont-Royal commémore le geste de Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve, d’avoir planté une croix en bois à cet endroit en 1642 afin de remercier Dieu d’avoir épargné Ville-Marie des inondations.

(2009) La traditionnelle messe de minuit, célébrée chaque année à Noël au Vatican, a commencé par une agression contre le pape par une « femme apparemment déséquilibrée » qui l’a jeté à terre à l’entrée de la basilique Saint-Pierre, mais Benoît XVI a pu célébrer l’office.


Pif, Paf et Pouf

La Une

Voici le cinquième conte de Noël de 2023, spécialement pour les petits au cœur d’ange…

Cette semaine-là, dans son atelier de jouets, le père Noël était fort affairé. Avec ses lutins, il s’occupait des derniers préparatifs pour la fête de Noël.

Du matin jusqu’au soir, on entendait la scie et les coups de marteau résonner dans tout le pôle Nord. Pif et Paf déposaient les jouets terminés dans des boîtes, et Pouf était en charge d’envelopper les paquets dans du beau papier aux couleurs vives. Puis, il collait une étiquette avec le nom d’un enfant sage en tenant compte de la liste de cadeaux envoyée par chacun des enfants de la terre.

Il devait faire bien attention pour ne pas se tromper de nom. Le père Noël, quant à lui, avec ses bras très forts, empilait les boîtes et les sacs avant de les déposer dans son traîneau tout décoré pour Noël. Quand il vit la tonne de surprises et de gâteries qu’ils allaient bientôt distribuer dans les maisons, il s’exclama :

– Ho ! Ho ! Ho ! Comme il y a beaucoup d’enfants sages, cette année ! Je pense que les tout-petits seront très contents des cadeaux que je vais leur apporter. Ho ! Ho ! Ho !

Le grand rire du père Noël explosait dans tout le ciel, et les lutins, malgré leur grande fatigue, riaient avec lui.

Puis, un beau jour, ce fut enfin la veille de Noël. On était prêt, il ne restait plus qu’à s’assurer que toutes les étrennes se trouvaient bien dans le traîneau. Déjà, on avait attelé le petit renne au nez rouge qui trépignait d’impatience de partir et de s’envoler au-dessus de la terre, dans la nuit étoilée.

Soudain, le lutin Pif s’arrêta net de travailler.

– Dis donc, Paf, sais-tu où se trouve Pouf ?

– Euh ! Non, non… Je le croyais avec toi.

– Ça alors ! Mais Pouf a disparu ! Je ne sais vraiment pas où il est.

Les deux lutins se mirent à crier ensemble pour appeler leur ami.

– Pouf ! Pouf ! Où es-tu ? Pouf ! Réponds-nous !

Mais ils n’entendaient rien. Personne ne répondait à leur appel. Les deux lutins fondirent en larmes. Le père Noël, attiré par leurs cris, vint les trouver aussitôt.

– Que se passe-t-il donc, mes amis ?

– Père Noël, père Noël, on a perdu Pouf !

– Ah non ! Juste au moment où on s’apprête à partir !

Ils cherchèrent partout, dans tous les recoins de l’atelier, dans le fond du traîneau, derrière les bancs de neige, partout. Pas de Pouf ! Inquiet, le père Noël tripotait sa barbe en regardant l’heure.

– Il est temps, mes amis. Venez ! On cherchera Pouf demain matin.

– Oh ! non, père Noël, on ne peut pas s’en aller sans notre ami Pouf, voyons !

– Je suis désolé, mais il faut décoller. Les enfants de la terre nous attendent, il est presque minuit. Allons ! Préparez-vous, le départ est dans cinq minutes.

Pif et Paf se remirent à pleurer. Ils ne voulaient pas abandonner leur ami tout seul dans le pôle Nord pour la nuit de Noël, Mais le père Noël les rassura.

– Ne vous en faites donc pas, les enfants. Je vais avertir la fée des Étoiles. Elle va continuer à le chercher, et elle s’occupera de lui en attendant notre retour. Allons ! Un peu de courage. Venez !

Ils partirent donc en vitesse, dans un grand fracas de clochettes joyeuses. Mais le père Noël ne riait plus, et Pif et Paf avaient le cœur serré par l’inquiétude. Qu’était-il donc arrivé à Pouf ?

Ils travaillèrent très fort durant toute la nuit, s’arrêtant au-dessus de chaque demeure pour déposer les cadeaux de Noël au pied de l’arbre. Quand le matin se pointa, il ne restait plus dans le traîneau qu’une seule boîte à livrer dans une maison située au bout d’un chemin de campagne. Ensuite, ils retourneraient au pôle Nord.

– C’est drôle, dit Paf, on dirait que j’entends un petit bruit quelque part. Comme le roulement d’un moteur.

– Moi aussi, renchérit Pif, j’entends ce bruit. On dirait qu’il provient du dernier cadeau qui reste au fond du traîneau. Je me demande ce que c’est.

Le père Noël bondit sur ses pieds pour vérifier l’étiquette.

– Il n’y a pas de moteur dans cette boîte. Elle contient on ourson destiné à une fillette. Et un ourson de peluche, ça ne peut pas émettre le bruit d’un moteur. Mais cela m’intrigue. Je vais vérifier.

Le père Noël tira sur les guides et demanda au petit renne au nez rouge de s’arrêter un instant sur le bout d’un nuage.

– Venez m’aider les enfants, nous allons bien voir ce qu’il y a dans ce paquet et d’où provient ce bruit mystérieux.

Doucement, ils défirent l’emballage et ouvrirent le cadeau en retenant leur souffle. Quelle ne fut pas leur surprise de découvrir leur ami Pouf endormi dans les bras de l’ourson au fond de la boîte. C’était lui qui ronflait comme une locomotive.

– Ah ! ça alors ! Le petit coquin a dû s’endormir sous l’ourson. Nous l’avons emballé Sans nous apercevoir de sa présence. Tu parles d’une histoire !

– C’est ta faute, Pif !

– Non, c’est la tienne, Paf !

– Cessez de vous disputer les amis ! Tout est bien qui finit bien ! Dépêchons-nous plutôt d’aller porter notre dernier cadeau et rentrons vite au pôle Nord. Je meurs de faim, moi.

– Croyez-vous père Noël, que la fée des Étoiles nous a préparé un bon chocolat chaud bien sucré ?

– Bien sûr ! Et avec des biscuits en pain d’épices. Je suis certain qu’elle nous attend pour nous entendre raconter nos aventures. Ho ! Ho ! Ho !

Ils réveillèrent Pouf, qui ne s’était aperçu de rien et n’en revenait pas de se réveiller en plein ciel, enfermé dans un cadeau au fond du traîneau du père Noël,

Ce matin-là, quand le soleil apparut à l’horizon, ceux qui se levèrent tôt purent entendre le grand rire du père Noël et de ses trois lutins résonner longtemps dans le beau ciel bleu de ce mémorable jour de Noël.

Ho ! Ho ! Ho ! À l’an prochain, mes amis, et… n’oubliez pas de rester sages !

NDLR : Ce conte était le dernier de la série pour cette année. Merci de vos commentaires et de votre assiduité. On se donne rendez-vous en décembre 2024, pour la suite des merveilleux contes de Noël. D’ici là, gardez votre cœur d’enfant.

Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012. 


357e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DU JAPON


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Lise BonhommeJean-Noël Quimper

Bon anniversaire !


Décompte…

NOËL : 2     NOUVEL AN :


Pensée et citation du jour…

Qui vit en paix avec lui-même, vit en paix avec l’univers.

Marc-Aurèle


Ça s’est passé un 23 décembre…

(1947) Invention du transistor.

(1977) Adoption de la loi sur l’assurance automobile de la ministre Lise Payette.

(2013) La longue bataille judiciaire que mène Claude Robinson pour faire respecter ses droits d’auteur est terminée: la Cour suprême du Canada ordonne à un consortium de maisons de production, composé notamment de Cinar et France Animation, de lui octroyer l’équivalent de quatre millions de dollars pour lui avoir volé l’idée originale qui a mené à la production de la série télévisée Robinson Sucroë.

Dans un jugement unanime, le plus haut tribunal du pays ordonne aussi aux parties défenderesses de payer la totalité des frais, soit 1,5 million de dollars, que M. Robinson a encourus en portant sa cause devant la Cour supérieure. L’auteur obtiendra aussi un remboursement partiel de ses frais juridiques encourus devant la Cour d’appel et la Cour suprême. Des frais d’intérêts seront aussi imposés à ces montants.

Ce jugement historique met fin à une bataille de 18 ans de M. Robinson devant les tribunaux. Il confirme aussi les décisions des tribunaux inférieurs à savoir que les entreprises citées ont plagié son oeuvre originale, Robinson Curiosité, pour produire leur série télévisée, Robinson Sucroë.


C’est bon ou pas ?

La une

Bien des craintes en lien avec la santé relèvent d’idées reçues. À tort ou à raison, voici quelques questions-réponses d’experts.

UTILISER LE RESTE DE SA CRÈME SOLAIRE DE L’AN DERNIER

Ce n’est pas mal. Si la date d’expiration n’est pas dépassée et si la texture, la couleur et l’odeur n’ont pas changé, il n’y a aucun problème à utiliser le reste de sa crème solaire.

La date est expirée ? « En général, il est préférable de respecter la date de péremption, mentionne le dermatologue Joël Claveau. Mais la règle n’est pas absolue. Contrairement aux aliments, l’écran solaire ne se dégrade pas en quelques jours. En principe, un produit dont la date est expirée depuis moins de 4 à 6 mois devrait être encore bon s’il a été conservé dans des conditions adéquates, c’est-à-dire dans un endroit sec, à la température ambiante et à l’abri de la lumière. »

Exposer le produit à des températures élevées – par exemple, au soleil à la plage ou dans le coffre à gants de l’auto – accélère la dégradation des composants. De très grandes variations dans le taux d’humidité ne sont pas super non plus. Si c’est le cas, mieux vaut se fier à la date de péremption pour éviter les coups de soleil.

Pour avoir l’esprit tranquille, il est aussi important de miser sur un écran solaire à large spectre, associant des filtres UVA et UVB, et arborant le logo de l’Association canadienne de dermatologie.

Et on ne lésine pas sur la qualité. « S’il reste de la crème solaire de l’année dernière, c’est qu’on n’en a probablement pas appliqué suffisamment, affirme le Dr Claveau. Des études montrent que les gens mettent quatre fois moins de produit qu’ils le devraient. »

LAVER SES CHEVEUX QUOTIDIENNEMENT

Ce n’est pas mal. Mais ce n’est pas pour autant idéal ! « Se laver les cheveux tous les jours risque de détruire le film hydrolipidique du cuir chevelu, dont le rôle est d’hydrater et de protéger, explique Alexandre Melançon, éducateur-coiffeur. Résultat : une sécheresse et une desquamation du cuir chevelu ainsi que des démangeaisons. »

Difficile de se passer d’un shampoing quotidien ? Alexandre Melançon recommande alors de traiter régulièrement son cuir chevelu avec des soins hydratants afin de reconstituer et de maintenir le fils hydrolipidique. La bonne fréquence de lavage de cheveux ? Aux deux ou trois jours.

UTILISER UN DENTIFRICE BLANCHISSANT QUOTIDIENNEMENT

C’est mauvais. Tous les dentifrices vendus sur le marché contiennent de légers abrasifs destinés à déloger les saletés, la plaque et certaines taches sur la surface des dents.

Les formules portant la mention « blanchissant » renferment plus d’agents abrasifs que les dentifrices ordinaires. Or, plus un dentifrice est abrasif, plus il est agressif et plus il risque de fragiliser la dentition.

« Un brossage quotidien avec un dentifrice très abrasif risque d’entraîner à la longue une usure de l’émail des dents, explique le Dr Félix Girard, dentiste et professeur agrégé à la Faculté de médecine dentaire de l’Université de Montréal.

Il peut également provoquer une récession gingivale chez les personnes ayant une fragilité au niveau des gencives et aggraver la sensibilité dentinaire. »

Par conséquent, il n’est généralement pas recommandé d’utiliser ce type de produit régulièrement. Mieux vaut s’en tenir à une utilisation ponctuelle.

Source : Jacqueline Simoneau, Revue Le Bel Âge, mai 2023, p49


356e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Francis Riendeau

Bon anniversaire !


Décompte…

NOËL : 3     NOUVEL AN : 10 


Pensée et citation du jour…

On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu’on prend pour l’éviter.

Jean de la Fontaine


Ça s’est passé un 22 décembre…

(1950) Félix Leclerc se produit sur les planches du théâtre ABC à Paris, en première partie des Compagnons de la chanson. Son premier contrat de chansonnier, qui lui avait été proposé par l’impresario Jacques Canetti, devait durer trois semaines. Mais Leclerc chantera pendant 14 mois au cabaret de Canetti, « Aux trois baudets ». Cet engagement sera suivi de deux ans de tournées en France, en Europe et au Moyen-Orient.

(1969) Le maire Jean Drapeau, avait instaurée cette pratique, surnommée « la loterie du maire », en mai 1968. Cette « taxe volontaire » permettait de participer à des tirages, et Montréal aurait recueilli ainsi plus de 17 millions de dollars en recettes brutes. Le gouvernement québécois, l’ayant déclarée illégale, approuvera en janvier 1970 la loi sur la création de Loto-Québec.

(1988) L’Assemblée nationale du Québec adopte la loi 178 concernant l’interdiction de l’anglais dans l’affichage commercial au Québec. Ah,! Ah ! Ah ! La grosse farce…


Savoir se taire au bon moment n’est pas donné à tout le monde

La Une

Ainsi donc, la mairesse-sourire de Montréal appuie les 460 000 grévistes du front commun syndical en santé et en éducation, et les encourage même à continuer le combat.

Je considère ça comme un geste maladroit auquel son statut de première dame de Montréal lui commande un devoir de réserve. Mais, avec Valérie, on peut s’attendre à tout.

On constate bien que se la fermer quelquefois ne fait pas partie de ses qualités et pire encore, ça pourrait facilement lui retomber sur le nez. Elle a droit à son opinion, certes, mais cet aveu en faveur des grévistes l’amène à en faire une lutte des femmes. Oups ! Val… À ma connaissance, il y a également beaucoup d’hommes parmi ces travailleurs et même des non-genrés.

SES PROPRES EMPLOYÉS SYNDIQUÉS

Son intervention aura pour effet d’alimenter ses propres employés municipaux, tous syndiqués, qui s’attendront à ce qu’elle soit plus conciliante au moment du renouvellement de leurs conventions collectives. Comment peut-elle justifier d’employer la ligne dure maintenant ? Soyez assurés que les syndicats à la Ville de Montréal en ont pris bonne note et pourraient bien s’en prévaloir comme riposte lors d’un prochain conflit de travail.

Qui ne se rappelle pas les combats épiques avec les propres cols bleus…

« On va régler facilement… Valérie sera de notre bord… elle est tellement conciliante ! », diront-ils probablement.

ET LE GOUVERNEMENT

Elle a également écorché le gouvernement actuel en prenant position pour les employés en grève. Je la vois très mal continuer de quémander de l’aide et des subventions au gouvernement actuel, après un tel affront. Ils vont l’attendre au tournant. Ne mords pas la main qui te nourrit, ne dit-on pas !

Valérie Plante a droit de penser ce qu’elle veut, mais elle doit se garder une petite gêne quant à son intervention dans ce conflit, étant elle-même cheffe d’un gouvernement municipal.

À ce que j’ai vu et entendu, elle ne maîtrise pas totalement encore l’occasion de se la fermer.


355e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE DE L’ORGASME


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Josée Latendresse

Bon anniversaire !


Décompte…

NOËL : 4     NOUVEL AN : 11 


Pensée et citation du jour…

Le bonheur est l’art de faire un bouquet avec les fleurs qui sont à notre portée.

Brigitte Gervais


Ça s’est passé un 21 décembre…

(1838) 12 patriotes capturés par les forces britanniques dirigées par Colborne à la suite de combats dans le sud de la province sont pendus à la prison de Montréal, à l’angle des actuelles rues Notre-Dame et de Lorimier. Un monument à leur mémoire y est érigé.

(1913) Une grille de mots croisés, tels que nous les connaissons de nos jours, est publiée dans le quotidien « New York World ». Son concepteur, Arthur Wynne de Liverpool, s’est inspiré de ses souvenirs d’enfance à l’époque victorienne, alors qu’il s’adonnait à un jeu appelé « Magic Square« . Le succès est tel qu’au début des années 20 tous les grands journaux américains auront adopté la formule.

(1978) C’est le 21 décembre 1977 que l’Assemblée nationale du Québec adopte le projet de loi 67 instituant la réforme Payette de l’assurance-automobile qui entrera en vigueur le 1 mars 1978. Une forte résistance s’est organisée contre ce nouveau régime, notamment de la part des assureurs et de l’opposition libérale.


Un pan de notre histoire : Chez Eaton, le père Noël arrive avant le 25 décembre

La Une

Historiquement, le début des célébrations du temps des Fêtes commence par l’arrivée du père Noël, mais pas par la cheminée, non, dans un magnifique char-traîneau circulant dans un grand défilé. Cette belle tradition qui a lieu quelques semaines avant Noël perdure depuis au moins 100 ans.

Saviez-vous qu’il existe un lien entre Timothy Eaton et le père Noël ? Timothy Eaton a fondé en Ontario la T. Eaton Company, deux ans après la naissance du Dominion du Canada, soit en 1869. Il a ouvert un premier magasin à Toronto.

Il a aussi transformé les habitudes de consommation dans les grands commerces en affichant des prix fixes, en obligeant les acheteurs à payer comptant et en innovant avec un ingénieux système de remboursement pour les clients insatisfaits.

Aussi, c’est lui, Timothy Eaton, qui, en décembre 1905, a imaginé l’arrivée précoce du père Noël en ville dans une grande mise en scène. Pas au Québec, en Ontario, devant son magasin Eaton de Toronto.

Ici, au Québec, il faut attendre une bonne vingtaine d’années avant que les enfants de Montréal puissent voir défiler le vieil homme à la barbe blanche sur la rue Sainte-Catherine.

LA RUE SAINTE-CATHERINE

L’histoire de cette artère débute bien humblement, il y a plus de 250 ans. C’était au départ un simple chemin de campagne dans le faubourg Saint-Laurent, qui s’est étendu au fil de l’histoire sur une distance qui maintenant est de plus de 11 km.

Le premier tronçon a pris naissance à proximité du chemin Saint-Laurent. Si le boulevard Saint-Laurent actuel divise la ville en deux, on peut dire que le rue Sainte-Catherine a été, avec le temps, un lieu de rassemblement pour les citoyens de Montréal.

La Sainte-Catherine s’est développée au rythme de la croissance urbaine montréalaise, avec ses moments de gloire, mais aussi ses jours plus sombres.

Vers 1870, quand Montréal est devenu le berceau de la révolution industrielle au pays, sa population était évaluée à un peu plus de 100 000 habitants. Le commerce de détail montréalais était alors en pleine expansion. C’est dans ce contexte que la rue Sainte-Catherine s’est transformée en paradis du magasinage.

Des « cathédrales du commerce », comme les appelait Émile Zola, ont poussé rapidement. Ces boutiques flamboyantes ont fait la réputation de l’artère commerciale. Les grandes bannières comme Morgan, Murphy, Ogilvy, Goodwin, Simpson, Dupuis Frères, Henry Birks, Archambault, Eaton et La Baie ont donné du prestige à l’endroit et ont forgé une partie de l’identité du nouveau centre-ville de l’époque.

EATON SAISIT L’OCCASION

En 1925, la T. Eaton Company a pris racine au Québec en achetant la bannière Goodwin, un grand magasin sur la rue Sainte-Catherine. Puis, l’entreprise a transformé l’espace tout doucement, section par section, pour en faire un réel Eaton. Une fois le réaménagement complété, l’endroit était d’une grande élégance. Il comptait six étages de plus, d’autres se sont ajoutés au début des années 30.

L’expérience client chez Eaton était sans commune mesure pour l’époque : éclairage éclatant, grandes allées, nombreux ascenseurs modernes. L’Île-de-France, magnifique restaurant de style Art déco conçu par l’architecte Jacques Carlu, attirait une forte clientèle au neuvième étage.

Le nom Eaton était si populaire au Québec au début des années 30 qu’on raconte que Timothy Eaton était plus connu que le premier ministre. D’ailleurs, qui était premier ministre du Québec en 1930 ? (Réponse, c’est Louis-Alexandre Taschereau.)

Les dirigeants du magasin Eaton maîtrisaient bien l’art de la stratégie du marketing. Ils ne se sont pas gênés pour sortir le bon vieux père Noël de sa maison au pôle Nord et le faire apparaître avant la nuit du 25 décembre.

LE GRAND DÉFILÉ DE NOËL

Pour animer l’événement lors des premiers défilés, il n’y avait que le personnage du père Noël qui paradait au centre-ville. L’idée, c’était d’attirer les familles dans le magasin. Certaines années, en plus du défilé, Eaton invitait les enfants à se promener en train miniature à travers un univers imaginaire à l’intérieur du magasin, évidemment à l’étage des jouets.

Comme le défilé attirait de plus en plus de gens au fil des années, les organisateurs ont imaginé un plus grand événement avec des chars thématiques, une fée, des lutins, des personnages costumés et colorés ainsi que des milliers d’enfants souriants pour égayer la parade de Noël.

Pour s’assurer de la réussite de l’opération charme, le magasin Eaton orchestrait toute l’activité, payait les dépenses et confectionnait les costumes.

Au plus fort de sa popularité, au tournant des années 50-60, le défilé de Noël de Montréal était diffusé à la télévision et rassemblait au moins 11 000 enfants figurants.

LE PARADIS DU MAGANISAGE

Dès le début de décembre, les Québécois venaient régulièrement d’aussi loin que l’Abitibi ou de Trois-Rivières pour leurs achats de Noël sur la Sainte-Catherine. Ces milliers d’acheteurs profitaient souvent de l’arrivée du père Noël pour découvrir les belles vitrines décorées pour séduire les clients, particulièrement celles de la Maison Ogilvy. Il faut se rappeler que chaque année depuis 1947, les vitrines mécaniques du magasin Ogilvy sur la rue Sainte-Catherine attiraient les curieux et faisaient rêver les amoureux de Noël.

Les décors de ses vitrines étaient conçus spécifiquement par le célèbre fabricant de jouets allemand Steiff. Ces mises en scène mécaniques plongeaient les petits et les grands dans un décor bavarois au milieu d’une multitude de magnifiques animaux confectionnés à la main un par un.

L’ESPRIT DE NOËL

Pendant que les parents couraient les bras chargés de paquets dans ce labyrinthe de la consommation à l’ombre des grands magasins, les enfants, quant à eux, attendaient avec impatience les yeux rivés sur la rue. Ils étaient principalement venus voir le vrai père Noël et son défilé.

Les plus petits étaient juchés sur les épaules des plus grands et les autres se contorsionnaient pour obtenir le meilleur point de vue.

Imaginez les cris de joie qui résonnaient jusque dans le Vieux-Montréal à la vue de ce gros monsieur à la longue barbe blanche avec son immense poche remplie de cadeaux circulant dans son traîneau tiré par de sympathiques rennes.

Tout était pensé pour rendre les enfants heureux. On leur offrait de petits cadeaux, des biscuits et du chocolat chaud.

On peut dire que la traditionnelle parade du père Noël a contribué au succès de l’entreprise Eaton. À la fin des années 1960, le célèbre grand magasin employait plus de 5000 personnes, et 30 000 clients franchissaient ses portes tournantes chaque jour.

Si l’ouverture des centres commerciaux a provoqué la fermeture de la chaîne de magasins Eaton en 1999, on peut dire que la tradition du défilé du père Noël de Timothy Eaton, elle, est bien enracinée.

Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 16 décembre 2023, p68


354e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA SOLIDARITÉ HUMAINE


Décompte…

NOËL : 5     NOUVEL AN : 12 


Pensée et citation du jour…

Mon rêve : mourir jeune à un âge avancé.

Henri Jeanson


Ça s’est passé un 20 décembre…

(1973) Une des grandes vedettes du rock des années 60, Bobby Darin né le 14 mai 1936, succombe à une crise cardiaque. On compte parmi ses grands succès des titres tels « Splish Splash », « Queen Of The Hop », « Dream Lover », « Beyond The Sea », « Things », et surtout son impérissable enregistrement de « Mack The Knife », resté neuf semaines en tête du classement Billboard en 1959. Il a été marié à l’actrice Sandra Dee de 1960 à 1967.

(1977) Guy Lafleur du Canadien est choisi l’athlète masculin par excellence de l’année. De 1974 à 1980, le numéro 10 connaît six saisons de plus de 50 buts et de plus de 100 points. Il remporte trois championnats des marqueurs (1976, 1977, 1978) et aide son équipe à gagner cinq Coupes Stanley, dont quatre de suite.

(1990) Après la fin de ses audiences, la commission Bélanger-Campeau présente son rapport le 27 mars 1991. Elle recommande la tenue d’un référendum sur la souveraineté au Québec d’ici le mois d’octobre si la province ne reçoit pas une offre acceptable du Canada.