Histoire
La journée nationale des patriotes est célébrée, à juste titre, comme le combat de nos ancêtres pour l’obtention d’institutions véritablement démocratiques. En la célébrant, nous célébrons par le fait même les précurseurs de notre démocratie représentative actuelle. Toutefois, pourquoi les patriotes voulaient-ils des institutions démocratiques ?

Pendant longtemps, les historiens ont vu dans le mouvement patriote un mouvement national canadien d’origine française luttant contre le colonisateur britannique, qui dominait politiquement au Bas-Canada (Québec).
Par exemple, selon l’historien Maurice Séguin, pour qui les nations constituaient les principaux acteurs de l’histoire, 1837-1838 représentait un « double soulèvement », qui était lui-même le résultat d’une lutte politique entre deux nations pour la prépondérance au Bas-Canada.
Ces dernières décennies, c’est surtout le discours libéral ou républicain des patriotes qui est mis de l’avant, négligeant parfois son aspect national, lorsque ce dernier n’est pas tout simplement nié.
Pour certains, le nationalisme semble perçu d’une façon négative et il serait plus vertueux que les patriotes se soient battus pour des idéaux politiques que pour défendre et promouvoir une nation d’origine et de culture française.
Pourquoi le nationalisme, qui était autrefois un phénomène émancipateur et vecteur de démocratie, est-il ainsi discrédité de nos jours ? Il y a sans doute différents facteurs, dont certains propres au Québec, subordonnés au projet multiculturel canadien.
D’autres sont sûrement attribuables à la mondialisation néolibérale, qui uniformise et considère les nationalismes comme des phénomènes de repli sur soi et d’exclusion de l’autre.
Malgré la perte de popularité du phénomène, il m’est d’avis qu’il faudrait revisiter le nationalisme des patriotes dans des recherches méticuleuses. En attendant, cherchons quelques signes démontrant que le mouvement que nous célébrons ces jours-ci était animé, entre autres, par des aspirations nationales…
LE NATIONALISME DES PATRIOTES
Le sociologue et historien Guy Hermet définit le nationalisme comme étant mû « par un sentiment national fort de la part d’un individu, d’un groupe ou d’une population ». Ce sentiment, loin d’être négatif ou xénophobe, était plutôt affirmatif et a mené à la création de nombreux États-nations au cours de l’histoire, particulièrement au 19e siècle. Est-ce que les patriotes étaient animés d’un tel sentiment national dans al décennie1830 ?
Voici quelques faits et exemples qui m’a0mènent à penser que oui :
Nous pourrions multiplier les exemples et faits qui dénotent un fort sentiment national au sein du mouvement patriote.
Certes, ce mouvement n’était pas monolithique et plusieurs motivations diverses ont pu se cristalliser et former un tout contre l’adversaire commun dans la décennie 1830. Le mouvement était en outre inclusif, et des individus d’origine britannique, comme les frères Nelson, ont épousé la cause patriote. Il semble néanmoins qu’une des motivations principales était nationale, autant chez les élites que chez les habitants.
Les combats politiques successifs entre la majorité canadienne (française) à l’Assemblée et l’oligarchie coloniale britannique ont permis progressivement la formation d’une conscience nationale chez le peuple canadien qui, inspiré par d’autres mouvements similaires ailleurs dans le monde atlantique, voulait se gouverner lui-même.
Terminons en citant l’historien Jean-Paul Bernard, qui a bien cerné dans les années 1970 le caractère national des revendications politiques des patriotes : « Dans un pays où l’oligarchie n’a pas la même nationalité que l’ensemble de la population, la revendication pour les droits de la majorité est en même temps une revendication nationale. »
Source : Martin Lavallée, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 18 mai 2024, p72
Trucs et astuces
Une cuisine impeccable avec les trucs de madame Chasse-Taches.

1- Enlevez les taches noires (signes de moisissures) dans le réfrigérateur, sur le contour de la porte et dans les rainures des bandes d’étanchéité avec un linge imbibé de vinaigre.
2- Une eau chaude additionnée d’assouplisseur textile liquide (une part d’assouplisseur pour trois parts d’eau) donne d’excellents résultats pour nettoyer la surface collante des tablettes dans les armoires. Pour enlever le film graisseux sur les poignées en chrome, faites-les tremper durant quelques heures dans cette eau chaude additionnée d’assouplisseur textile. C’est magique !
3- Débranchez le réfrigérateur et à l’aide d’un grand pinceau ou de l’aspirateur, nettoyez l’arrière de l’appareil où s’accumulent la poussière et les poils d’animaux.
4- On élimine les dépôts minéraux à l’intérieur d’une bouilloire en ajoutant une écorce de citron à 500 ml (2 tasses) d’eau chaude. Laissez agir quelques heures avant de rincer à l’eau chaude.
5- Pour un nettoyage complet des boutons de la cuisinière, retirez-les et faites-les tremper dans une eau chaude additionnée de savon à vaisselle. Au besoin, utilisez une brosse pour enlever toutes les particules graisseuses dans les rainures.
6- Nettoyez rapidement la friteuse à air chaud après utilisation avec une eau chaude savonneuse. Une brosse à poils souples permettra de déloger les résidus de gras et de nourriture.
7- Généralement, les hottes de cuisine comportentun filtre en aluminium lavable. Les treillis à mailles très rapprochées se nettoient dans le lave-vaisselle. Pour un nettoyage rapide, vous pouvez aussi laver le filtre et tout l’extérieur de la hotte avec une eau très chaude additionnée d’une capsule pour lave-vaisselle.
8- Une éponge imbibée d’huile pour bébés, de Club Soda ou de farine fera briller un évier en acier inoxydable. Polissez ensuite avec un linge doux.
9- Durant la cuisson dans le four, la présence de fumée indique qu’il y a débordement. Saupoudrez immédiatement avec du sel les aliments qui s’attachent au fond du four. La fumée arrêtera rapidement et à la fin de la cuisson de votre plat, il sera facile de ramasser avec un chiffon les résidus brûlés dans le four.
10- Si le lave-vaisselle dégage une odeur de renfermé, saupoudrez l’intérieur de bicarbonate de soude. Laissez agir une nuit avant de faire un cycle de lavage écourté.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 4 mai 2024, p15
Opinion
L’enquête, rapportée dans les pages du Journal de Montréal récemment, a dû faire rager quelques conducteurs téméraires pour qui, les lois et règlements sont des pertes de temps.
Au contraire, moi, les trappes à « tickets », je les adore !

C’est le meilleur moyen de faire respecter le Code de sécurité routière, alors que les conducteurs fautifs ne se doutent pas que la police veille et soulage votre portefeuille de plusieurs dollars. Parce que les délinquants, quand il voient une auto-patrouille, en hypocrites, ils se calment. Mais une foi la surveillance passée, le champignon s’enfonce.
En connaissez-vous beaucoup d’automobilistes qui roulent partout à la vitesse permise ? Je n’ai pas assez de place dans cet article pour tous les nommer, mais c’est non, c’est la norme, Les gens roulent toujours 10 à 15 km/h au-delà de cette vitesse permise, peu importe la zone, 30, 50, 70, 100, au minimum. Cela étant, ils se risquent à augmenter de 20 à 30 km/h de plus. Ils sont d’avis que la police tolère… Ne pariez pas là-dessus.

Et les zones de travaux… Pas un seul chrétien ne respecte la limite de vitesse. Personne ne ralentit son allure. Ça passe comme des balles. Les panneaux n’indiquent pas de période pour ralentir il me semble, c’est pour TOUT LE TEMPS que la zone est en travaux. Vous croisez des obstacles, des rétrécissements, des cônes orange… il faut lever le pied !
Il reste que le seul moyen efficace de mater les délinquants pressés d’aller nulle part, c’est justement les trappes à « tickets ». Moi je pense qu’il n’y en a pas assez.
L’EXEMPLE
Vous rentrez chez vous un jour quand soudain, le long du mur du salon, quelque chose bouge… Vous vous approchez lentement et vous découvrez une petite souris… toute petite ! Là, vous vous posé toutes sortes de questions sur le phénomène.
Comment est-elle arrivée là ?
Votre premier réflexe est de l’éliminer. Elle n’est pas la bienvenue. Vous courez au magasin général, acheter quelques pièges et de la nourriture pour l’attraper, et que vous placez où vous l’avez vue.
Même action pour les fourmis. Vous installez les pièges à l’endroit où ils sont pour régler le problème une bonne fois pour toutes.
Vous traitez ces zones uniquement pour être assuré de ne pas manquer votre coup.
Exactement comme les trappes à « tickets ». Pourquoi s’en passer ? L’éducation, c’est important !
Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de mai, publiées dans le Journal de Montréal.


























Histoire
Le 10 mars 1960, Ernest Côté était pendu à la prison de Bordeaux de Montréal. Deux ans plus tard, ce fut au tour de Arthur Lucas et de Ronald Turpin de subir le même sort dans une prison de Toronto. Ils ont été les derniers prisonniers à être exécutés par la main de la justice canadienne.

Il n’y a pas si longtemps que les gouvernements enlevaient la vie aux citoyens qui commettaient des crimes graves. Par exemple, jusque dans les années 1970, l’État français guillotinait encore ses compatriotes qui étaient condamnés par la justice. Que dire aussi du peloton d’exécution en Chine ou encore de la peine capitale par injection létale, électrification ou chambre à gaz du gouvernement américain ?
Chez nous, on a longtemps pensé que la pendaison était la meilleure technique pour une mort rapide et surtout, sans trop de souffrance.
EN NOUVELLE-FRANCE

La première exécution par pendaison de la période coloniale française remonte à l’année de la fondation de Québec en 1608. Jean Duval a été pendu pour avoir pris la tête d’un complot pour assassiner Samuel de Champlain.
Entre 1608 et 1867, les autorités judiciaires avaient l’habitude d’imposer des châtiments en public, autant pour les petits crimes que pour les plus graves. Cette démonstration de violence aux yeux de tous servait à faire craindre la main de la justice.
En Nouvelle-France, on donnait généralement la mort par pendaison aux gens ordinaires. Pour les nobles, c’était souvent la décapitation, mais bien peu d’entre eux ont subi cette sanction extrême. En plus de ces peines brutales, on pouvait condamner l’accusé au bûcher ou au supplice de la roue. Imaginez. Dans ce type d’exécution, le bourreau brisait les membres du condamné qui était écartelé sur une grande roue de bois, exposé à la vue de tous jusqu’à ce qu’il meure au bout de ses forces.
La peine capitale était imposée en Nouvelle-France pour punir le meurtre, la fabrication de faux billets, plusieurs types de vol, le duel, les incendies volontaires, le viol, l’attentat à la réputation, la désertion, la trahison, la bestialité et l’homosexualité.
Entre 1663 et 1760, on pense qu’un peu plus de 80 personnes ont été exécutés de la main d’un bourreau. Le premier bourreau de notre histoire dont le nom est connu était Jacques Daigre.
AVANT LA CONFÉDÉRATION CANADIENNE DE 1867
Avant 1859, les lois britanniques fixaient le cadre de ce qui était criminel en Amérique du Nord britannique.
En 1865, seuls le meurtre, le viol et la trahison étaient considérés comme des crimes passibles de la peine capitale.
Au milieu du 19e siècle, des centaines de délits pouvaient conduire le condamné à la peine de mort. Des crimes évidents pour nous, en 2024, mais d’autres étonnants, comme le vol de navets, qui menait les fautifs à l’échafaudé
LES DERNIÈRES ANNÉES DE LA PEINE DE MORT AU CANADA
En 1967, le meurtre d’un policier eu d’un employé d’une prison, la piraterie ou la trahison étaient punissables de mort au Canada.

La pendaison de Arthur Lucas et de Ronald Turpin et l’agonie d’une durée de près de 15 minutes qui avait suivi avaient suscité une avalanche de dénonciations anti-cruauté en 1962. D’autant plus que les preuves de la culpabilité des deux hommes n’avaient pas été très convaincantes. D’ailleurs, le mouvement contre la peine de mort se faisait entendre au pays depuis une bonne cinquantaine d’années.
En 1914, le député fédéral Robert Bickerdike avait pourtant présenté un projet de loi pour faire abolir cette sentence, sans recevoir trop d’attention du gouvernement conservateur de Robert Borden.
Il a fallu attendre 1976 pour que la peine de mort soit abolie par un vote très serré à la Chambre des communes à Ottawa. Dans les faits, il n’y avait plus de pendaison au pays depuis 1962.
L’abolition ne concernait cependant pas les militaires des Forces armées canadiennes condamnés pour lâcheté, désertion, capitulation illégale ou espionnage. Les membres des Forces armées n’ont été soulagés de ce châtiment qu’en 1998. Ce jour-là, il y a 26 ans seulement, le Canada entrait dans le camps des abolitionnistes de la peine capitale, remplacée alors par l’emprisonnement à perpétuité.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 11 mai 2024, p80
Réflexion
Quand on se dit « Unis pour la vie », cette image vaut mille mots !

Recette à découvrir
Vous aimez les pois mange-tout ? Alors vous êtes au bon endroit pour essayer cette recette délicieuse et facile à faire.
Déjà que ces pois mange-tout se dégustent crus, nature avec la trempette de votre choix, ajoutés à une salade, un sauté de légumes ou un plateau de hors d’œuvres, et même sautés avec de l’ail frais dans l’huile d’olive, je vous propose de les faire rôtir au fromage parmesan. Voici comment en 6 étapes facile.

1- Préchauffer le four à 450°F (230°C).
2- Étalez les pois mange-tout sur une plaque de cuisson.
3- Verser un filet d’huile d’olive sur le dessus et saupoudrez de sel.
4- Faire rôtir pendant 10 minutes.
5- Retirez du four et saupoudrez de fromage parmesan.
6- Poursuivre la cuisson pendant 3 minutes et servir.
Délicieux !
Opinion
Ainsi donc, le ministre Drainville veut implanter un cours pour contrer la violence à l’école dès l’automne. De l’autre côté la Fédération autonome de l’enseignement, sans surprise, ne semble pas trop intéressée. Une niaiserie.

Toujours la guerre d’usure qui se mêle de la partie. Comment voulez-vous régler les problèmes scolaires quand la collaboration des parties n’est pas là ? Qu’on s’enfarge sur une virgule !
Vite, il faut éduquer la jeunesse, ramener à l’ordre les petit « bums et caïds » que l’immigration massive nous a amené et délivré.
Les autorités se cherchent un moment pour insérer ce cours… J’ai une formidable suggestion qui, hélas, ne fera pas l’affaire de tout le monde :
Mettez la hache dans la stupide semaine de relâche et faites une semaine complète de sensibilisation, d’information et de solution à ce problème généralisé. Un genre de retraite fermée et obligatoire. Cinq grosses journées avec des intervenants de tous les milieux pour en discuter et trouver des solutions aux problèmes. Ce serait beaucoup plus productif que d’aller s’amuser sous prétexte que les écoliers sont crevés par leurs études.
Foutaise !
Opinion partagée
La chronique de Richard Martineau cette fin de semaine dans le Journal de Montréal, c’est du bonbon. Et je vous laisse apprécier.
***
LE QUÉBEC CRAQUE DE PARTOUT

Valérie Plante a eu une idée géniale pour sauver Montréal.
Oui, oui, vous avez bien lu ! Je m’apprête à écrire une chronique positive sur la mairesse de Montréal !
Madame Plante a levé les yeux de son bureau où reposaient les premières planches de sa prochaine bédé, elle a regardé sa ville et s’est dit : « Mais qu’est-ce que je peux faire avec un trou pareil, saint bordel ? »
Pui elle a eu un flash.
« Je vais aller à Los Angeles courtiser les producteurs de cinéma pour qu’ils viennent tourner leurs prochains films ici ! »
APOCALYPSE NOW
L’idée est brillante.
En effet, quel est le sujet à la mode au cinéma depuis 10 ans ?
L’apocalypse. La fin du monde.
Or, quel est l’endroit idéal pour tourner ce genre de films (à part les pays en guerre) ? Montréal !
Même pas besoin d’imagerie numérique ou de décors en carton-pâte.
Tout est là. En vrai.
Vous n’avez qu’à planter votre caméra, et le tour est joué.
Vous voulez des rues défoncées ? On en a !
Des commerces placardés ? On en a !
Des devantures de maisons recouvertes de graffitis ? On en a !
On a même des zombies, qui déambulent dans les ruelles infectes.
Avant, Montréal servait de décor à des films qui se déroulaient à Paris dans les années 40. Maintenant, c’est l’endroit idéal pour tourner des films d’anticipation. Et montrer ce qui va se passer quand la société va imploser.
UN TAS DE RUINE
Je rigole, mais à peine.
Toutes nos infrastructures sont en train de tomber en morceaux. À Montréal, mais aussi ailleurs au Québec.
Plusieurs stations de métro de Montréal ont un besoin urgent d’entretien. De nombreuses écoles sont vétustes. La moitié des routes du Québec sont en mauvais état. Le Stade olympique doit être rénové de fond en comble. Et selon la vérificatrice générale, les deux tiers du parc immobilier des cégeps se dégradent à la vitesse grand V.
Sans oublier le français qui s’en va chez le yâble.
Dans les années 60, on s’est donné un bel État tout neuf. Soixante ans plus tard, le Québec tombe en ruines. Non seulement les bâtiments se lézardent, mais l’État a de plus en plus de difficulté à répondre aux besoins des citoyens.
Elle est loin, l’époque où on chantait « C’est le début d’un temps nouveau ! »
Comme les baby-boomers, le Québec a pété le feu à la fin des années 60.
Et il s’éteint à petit feu maintenant.
Ceux qui ont construit le Québec moderne tombent les uns après les autres. On va passer notre temps à organiser des funérailles nationales.
Elle est où, la relève ? Ils sont où, les grands projets ? Quel est le projet qui a été le plus salué au cours des dernières années ? Celui qui nous a rendus le plus fiers ? Celui qui nous a donné l’impression qu’enfin, quelque chose se passait ? Qui a enthousiasmé tous les Québécois, quel que soit notre camp ?
L’aide médicale à mourir.
C’est ça, la grande victoire des dernières années.
Pas améliorer notre sort, non.
Partir sans souffrances.
Éviter une lente agonie.
Ça en dit long sur l’état de santé mentale des Québécois.
C’est comme le film de science-fiction Soleil vert, avec Charlton Heston. Rappelez-vous : tout se déglingue, tout fout le camp, la seule chose qui fonctionne, ce sont les centres d’euthanasie où l’on permet aux gens qui en ont marre de tirer la plogue en regardant des films montrant comment était la terre autrefois.
Avant le déclin.
Vous vous souvenez à quelle époque se déroulait ce film tourné en 1973 ?
En 2022.
L’ÉTINCELLE
Ce week-end, trois partis (la CAQ, le PLC et QS) tiennent leur congrès national. Qu’est-ce qu’ils vont mijoter ?
Des stratégies pour remonter dans les sondages et gagner les prochaines élections.
Voila peut-être pourquoi la PQ a le vent dans les voiles. Il ose voir grand.
Oui, je sais, la souveraineté est un vieux rêve.
Mais qui sait ? Ça serait peut-être l’étincelle qui nous permettrait de péter le feu à nouveau.
25 mai 2024
Fini les marques de produits de nettoyage vantées par les fabricants. Madame Chasse-Taches, de son petit côté écologique, vous présente ses trucs tout simples et efficaces avec des produits de tous les jours, pour tout nettoyer.

LE VINAIGRE
On peut nettoyer la maison de fond en comble avec le vinaigre blanc, un produit écolo 100 % biodégradable. Dilué dans la même quantité d’eau et conservé dans une bouteille munie d’un vaporisateur, il nettoie toutes les surfaces dans la cuisine et la salle de bain. Par contre, il est à proscrire sur le marbre et les surfaces poreuses.
LE JUS DE CITRON
Le jus de citron contient de l’acide citrique : il est donc excellent pour enlever les taches sur les vêtements, pour le nettoyage de la cuisine et de la salle de bain. Mélangez 15 ml (1 c. à soupe) de jus de citron, 15 à 30 ml (1 à 2 c. à soupe) de savon à vaisselle liquide dans 1 litre (4 tasses) d’eau. Versez dans une bouteille munie d’un vaporisateur et utilisez pour un nettoyage quotidien.
LE BICARBONATE DE SODIUM
Ce produit offre une multitude d’usages domestiques et il a traversé les années sous différentes appellations. Il n’était pas rare dans les cuisines d’appeler le bicarbonate de soude « du soda à pâte », une traduction littérale de « baking soda ».
À sec, il a des propriétés désodorisantes et un brossage avec quelques gouttes d’eau fera disparaître les taches sur les tapis, les fauteuils et les matelas.
En diluant 60 ml (1/4 tasse) de bicarbonate dans 1 litre d’eau, vous obtiendrez un excellent nettoyant pour les comptoirs de cuisine.
En mélangeant bicarbonate de soude et vinaigre, vous obtenez une solution désinfectante.
LE SAVON DE PAYS OU LE SAVON DE MARSEILLE
Ce savon modeste fabriqué artisanalement a su traverser les années et demeure aujourd’hui un des meilleurs détachants pour les tissus. Eh oui ! C’est le haut taux de gras du savon de pays cuisiné par nos grands-mères et du savon de Marseille qui en fait un champion pour traiter les taches.
Frottez le tissu taché avec un pain de savon à peine humide pour bien faire pénétrer le savon entre les fibres du tissu. Laissez agir une trentaine de minutes ou même quelques heures avant de laver le vêtement avec la lessive habituelle. Cette technique est particulièrement efficace pour enlever sur les vêtements les taches graisseuses, de beurre, d’huile, de vinaigrette, de maquillage, d’herbe, etc.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 20 avril 2024, p16
23 mai 2024
« Si j’ai bien compris, vous êtes en train de me dire : à la prochaine fois. »
Ces paroles prononcées par René Lévesque le soir de la défaite référendaire du 20 mai 1980 résonnent encore aujourd’hui dans les échos de l’histoire.

RETOUR AU MILIEU DES ANNÉES 1970
Le 15 novembre 1976, un peu plus de deux mois après la cérémonie de clôture des Jeux olympiques à Montréal, le Parti Québécois (PQ) de René Lévesque est porté au pouvoir. Les péquistes font élire 71 députés, contre 26 pour le parti libéral, tandis que l’Union nationale doit se contenter de 11 sièges.
L’élection des souverainistes est accueillie avec stupéfaction au Canada anglais et avec beaucoup d’appréhension chez les anglophones du Québec. Au cabinet Trudeau à Ottawa, on se prépare à partir au combat contre ces séparatistes qui veulent briser le Canada.
C’est la première fois dans l’histoire du pays qu’un parti politique a comme objectif premier de séparer une province de la fédération.
Il faut savoir qu’avant cette victoire éclatante, le PQ avait promis en campagne électorale de tenir à la fin de son mandat une consultation populaire, un référendum, sur son projet de souveraineté-association. René Lévesque répète sur toutes les tribunes qu’il consultera la population avant de négocier notre avenir au sein du Canada.
Voilà une stratégie rassurante pour les électeurs qui ne sont pas tous convaincus que l’indépendance soit la meilleure solution. Ils souhaiteraient peut-être simplement voter contre les libéraux qui avaient fait exploser la facture de la construction du barrage de la Baie-James et des Jeux olympiques de 1976 à propos desquels planaient de nombreuses rumeurs de corruption.
LE PARTI QUÉBÉCOIS AU POUVOIR
Au lendemain du 15 novembre 1976, le nouveau premier ministre doit prouver sa compétence à convaincre la population de la justesse de son projet de souveraineté-association.
René Lévesque et ses ministres vont donc régler la délicate question de la protection de la langue française en faisant voter par les députés de l’Assemblée nationale la Charte de la langue française, la fameuse loi 101. Cette loi fait du français la seule langue officielle au Québec.
Elle entraîne des répercussions dans tous les domaines de la vie collective : au travail, dans l’affichage commercial, dans les services gouvernementaux et, bien sûr, en éducation. Elle impose à presque tous les enfants de nouveaux arrivants de fréquenter l’école française. Pas besoin de dire que si elle satisfait une majorité de francophones, elle soulève des protestations chez les anglophones et allophones.
Le parti adopte également une importante législation sur la protection du territoire agricole.
Sur le plan électoral, René Lévesque et son parti entreprennent de réformer le mode de financement des partis politiques, en empêchant entre autres les entreprises privées d’y participer.
Sur le plan social, on instaure le programme d’assurance automobile, qui fait en sorte que les victimes d’accidents sont indemnisées par l’État. Il faut savoir qu’avant cette loi, il pouvait s’écouler des années avant d’en arriver à un règlement après un accident de la route.
Les péquistes font la démonstration qu’ils peuvent gouverner et après trois ans à la tête de l’État, Lévesque s’apprête à leur proposer de passer à l’étape de la souveraineté-association.
LA CAMPAGNE RÉFÉRENDAIRE
La date du référendum est fixée au 20 mai, la campagne référendaire s’étale sur près de six mois avant le jour du vote.
La question soumise aux Québécois n’est pas simple. Elle explique le concept de la souveraineté-association et précise que si les Québécois disent « oui » à un premier référendum, ils donneront un mandat au gouvernement Lévesque d’aller négocier une association économique avec le reste du Canada et que le fruit de cette négociation sera éventuellement soumis à un deuxième référendum.
Durant ces six mois de campagne, les partisans des camps du NON et du OUI vont s’affronter. Le camp fédéraliste est dirigé par le premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, et le chef de l’opposition au Québec, Claude Ryan. Le camp du OUI (souverainiste ou séparatiste) est sous le leadership du premier ministre du Québec, René Lévesque.
D’entrée de jeu. L’Institut québécois de l’opinion publique a publié un sondage dans lequel le OUI obtenait 47 % des intentions de vote.
Pour tenter de récolter une majorité des voix, les partisans de la souveraineté-association expliquent que dans leur projet, le Québec deviendrait indépendant à 100 % sur le plan politique, mais demeurerait partenaire du reste du pays sur le plan économique, par exemple, en proposant de conserver une monnaie commune.
De leur côté, les partisans du NON font valoir que l’indépendance provoquerait une instabilité économique sans précédent, qui entraînerait assurément du chômage et l’exode de sièges sociaux des grandes compagnies à l’extérieur du nouveau pays du Québec.

Jamais le Québec n’a été si polarisé ! Quelques jours avant la tenue du scrutin, le premier ministre Trudeau, pendant une assemblée partisane dira : « Je sais que je peux prendre l’engagement le plus solennel qu’à la suite d’un NON, nous allons mettre en marche immédiatement le mécanisme de renouvellement de la constitution et nous n’arrêterons pas avant que ce soit fait… Nous voulons du changement, nous mettons nos sièges en jeu pour avoir du changement. »
Un engagement qui a fort probablement résonné chez de nombreux souverainistes hésitants qui doutaient de leur choix.
LE 20 MAI 1980
Ce jour-là, 85,61 % des Québécois inscrits sur les listes électorales vont aux urnes pour répondre à cette question : Le gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d’en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l’égalité des peuples; cette entente permettrait au Québec d’acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d’établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté, et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l’utilisation de la même monnaie; aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l’accord de la population lors d’un autre référendum; en conséquence, accordez-vous au gouvernement du Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre le Québec et le Canada.

Résultat : 1 485 851 Québécois votent OUI et 2 187 991 préfèrent l’option du NON, C’est donc par plus de 700 000 votes que l’option fédéraliste l’emporte.
Au moment où il semble clair que l’option du OUI perdra, René Lévesque apparaît sur la scène du centre Paul-Sauvé à Montréal et dit : « Si j’ai bien compris, vous êtes en train de me dire : à la prochaine fois. »
Dans son discours, il mentionne entre autres que la balle est maintenant dans le camp du gouvernement Trudeau et qu’il devra proposer au Québec une plus belle place dans la fédération canadienne.
Il dit que même si le camp du NON a fait une campagne scandaleuse et immorale, nous nous devons d’accepter la décision du peuple et de rester vigilants pour nous assurer qu’Ottawa respecte ses engagements.
Lévesque invite alors les Québécois à garder espoir et à ne jamais perdre de vue l’objectif ultime et légitime de la démarche. Il ajoute que même si en ce 20 mai, nous nous sentons bien divisés. Un jour, il y aura un autre rendez-vous avec l’Histoire pour les Québécois.
Avant de conclure, il invite les partisans présents à chanter la plus belle chanson québécoise, Gens du pays.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 18 mai 2024, p76
20 mai 2024

C’est aujourd’hui la Fête nationale des Patriotes, de ceux qui ont payé de leur sang et de leur vie, la reconnaissance de la société québécoise. Et pour ajouter l’insulte à l’injure, la coopérative financière Desjardins, tapisse ses succursales et bureaux d’une affiche symbolique qui illustre une personne drapée de l’Unifolié.
Ça et une gifle en plein visage c’est la même chose. Alphonse Desjardins doit bien se retourner dans sa tombe. C’est une totale ignorance de l’Histoire, notre histoire, et une gaffe monumentale envers le peuple québécois.
PATRIOTES
Nom donné à partir de 1827 au PARTI CANADIEN et au mouvement populaire qui aboutit aux RÉBELLIONS DE 1837 et de 1838. Ce parti, dirigé surtout par des membres des professions libérales et par des petits commerçants, trouve un large appui chez les agriculteurs, les journaliers et les artisans. Principalement francophone, il comprend une minorité d’anglophones. Parmi les leaders les plus célèbres, on distingue Louis-Joseph PAPINEAU, Jean-Olivier CHÉNIER et Wolfred NELSON.

Même si les Patriotes détiennent la majorité à la Chambre d’assemblée élue du BAS-CANADA, leurs adversaires, la bourgeoisie marchande, l’aristocratie et l’administration coloniale, nommés par le gouverneur aux Conseils exécutif et législatif, obtiennent la plus grande part du pouvoir. Les Patriotes réclament des réformes politiques, incluant la responsabilité ministérielle et l’éligibilité du Conseil législatif. Ces revendications, prononcées au nom de la démocratie et du droit des peuples à se gouverner eux-mêmes, révèlent une idéologie à la fois libérale, nationaliste et anticolonialiste.
Selon certains auteurs, les Patriotes associent à leur programme politique une volonté de réaliser à moyen terme un projet de développement économique intégral du Bas-Canada au profit de la majorité de ses habitants et, bien sûr, de ceux qui la représentent. D’autres historiens affirment plutôt que c’est un projet socioéconomique rétrograde et conservateur qui se profile derrière une façade politique libérale. Les Patriotes, sauf ceux de 1838, favorisent le maintien du RÉGIME SEIGNEURIAL et défendent plus volontiers les intérêts de l’agriculture que ceux du commerce.
En bloquant les projets économiques de leurs opposants, ils freinent le développement du capitalisme britannique dans la colonie. En fait, les positions ne sont ni univoques ni statiques. Le conflit social et national s’exacerbe tout au long de la décennie 1830 et le parti radicalise ses buts et ses moyens de pression, ce qui ne va pas sans scission entre partisans modérés et extrémistes.
En 1834, les Patriotes exposent dans les 92 Résolutions, leurs principaux griefs. La Grande-Bretagne rejette ces demandes de réforme et tranche la querelle des subsides en autorisant, par les résolutions Russell de mars 1837, le gouverneur de la colonie à se passer du vote de la Chambre d’assemblée pour les crédits budgétaires.
Cette décision provoque de nombreuses manifestations de protestation, et, bientôt, la violence verbale cède la place à l’affrontement armé. Incendies de maisons patriotes, emprisonnements, exils, procès et pendaisons suivent les Rébellions de 1837-1838. L’échec de celles-ci entraîne la disparition du Parti patriote. Plusieurs de ses anciens dirigeants reviennent toutefois à la politique active sous le régime de l’Union (voir PROVINCE DU CANADA.
LES 12 PENDUS
21 décembre 1838
Joseph-Narcisse Cardinal – avocat et député
Joseph Duquet – notaire
18 janvier 1839
Pierre-Théophile Decoigne – hôtelier et notaire
François-Xavier Hamelin – cultivateur
Joseph-Jacques Robert – cultivateur
Ambroise Sanguinet – cultivateur
Charles Sanguinet – cultivateur
15 février 1839
Charles Hindenlang – marchand et officier militaire
François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier – notaire
François Nicolas – instituteur
Amable Daunais – cultivateur;
Pierre-Rémi Narbonne – peintre et huissier.
Pour les férus d’histoire, je vous invite à cliquer ce lien pour en apprendre plus sur les batailles de l’époque. Également, le film historique de Pierre Falardeau 15 février 1839.
Source Web : Fernande Roy, publié en ligne le 7 février 2006 et modifié le 4 mars 2015