Personnalité
C’est quoi ça des empathes ? Dans le langage courant, le phénomène d’empathie est souvent illustré par l’expression « se mettre à la place de l’autre ».

Si vous aimez un empathe, aimez-le franchement, honnêtement et de tout votre cœur.
Les empathes ne prennent pas à la légère l’amour, ils ne font pas semblant.
Quand ils ont vraiment choisi de vous ouvrir leur cœur, attendez-vous alors à être époustouflé.
Leur amour est intense, puissant, désordonné et parfois difficile à gérer, mais il est réel.
Les empathes ne savent pas comment aimer d’une autre façon.
Un empathe est quelqu’un qui est très sensible à l’énergie, aux humeurs, aux émotions des gens, aux situations et à leur environnement au point où ils peuvent ressentir les émotions comme s’il s’agissait des leurs.
Ils ont aussi une certaine capacité psychique à « savoir » des choses sans en avoir la preuve.
Un peu mystérieuses et complexes, leurs émotions sont profondes, mais ce qui se trouve sous la surface est un monde qui lui est propre.
Lorsque vous regardez dans les yeux d’un empathe qui a ouvert son cœur, vous y voyez de la vulnérabilité, de l’honnêteté, de la douleur, des rêves, du bonheur, de l’amour.
Avec ces pensées, ces idées, ces émotions, ces désirs survoltés en continu, tout le monde ne peut pas être en couple avec un empathe.
Ils ne peuvent pas changer. Rien n’éloigne plus un empathe que si vous essayez de changer sa sensibilité et ses capacités emphatiques.
Les empathes sont différents de la majorité des personnes que nous connaissons.
Ils sont sensibles, intuitifs, facilement surexcités. Ils pleurent et voient la beauté partout. Ils ressentent la douleur des autres.
Donc n’essayez pas de les changer, cela ne fonctionnera pas et ils vont se fermer immédiatement.
Ils ont besoin que la personne qu’ils aiment soit honnête.
La malhonnêteté ne fonctionne pas pour un empathe. Même s’ils ne sont jamais destinés à découvrir la tromperie, ils la ressentent souvent. C’est une petite torture pour eux de savoir qu’on fait quelque chose derrière leur dos et de ne pas avoir de réponse directe. Soyez honnête et sincère la première fois.
En cage ils vont causer des dommages. Ils sont comme les oiseaux, ils doivent pouvoir voler librement à l’endroit où leurs émotions les guident. Les mettre en cage revient à leur couper les ailes. Ils perdront la lumière qui guide leur chemin si vous essayez de les contrôler.
Si cela se produit, ils vont arrêter de s’ouvrir et ils cacheront l’amour qu’ils ont à donner assez profondément en eux. Les dégâts ne sont pas facilement réparables, mais on peut les éviter en ne cherchant pas à les mettre en cage.
L’empathe que vous aimez a probablement eu le cœur brisé dans sa vie et doit être traité avec sensibilité concernant le rythme où les choses vont, entre vous deux.
Ne le précipitez pas. Il viendra de lui-même quand il sera prêt. Vous devez les laisser passer du temps seuls. Les empathes doivent se ressourcer dans un espace qui leur est propre. C’est différent pour tout le monde, mais ils ont besoin de temps pour être seul.
Cela peut être fatigant de toujours ressentir l’énergie des gens qui nous entourent, s’il vous plaît ne soyez pas gêné ou ennuyé quand ils ont besoin de se ressourcer.
Cela ne signifie pas qu’ils ne vous aiment pas ou qu’ils n’aiment pas votre compagnie. Cela signifie qu’ils doivent calmer leur esprit et renouveler leur énergie. Ils reviendront plus heureux qu’avant.
Souvent ils ne peuvent pas exprimer ce qu’ils ressentent.
Les émotions d’un empathe sont incroyablement complexes.
A tel point qu’ils ont du mal à exprimer ce qu’ils ressentent. Donnez-leur de l’espace. Soyez compréhensif. Prenez au sérieux ce qu’ils disent.
Les empathes sont des gens extrêmement créatifs.
Il y a toujours une idée qui surgit de leur esprit. Prenez-les au sérieux. Croyez en eux, même si l’idée peut vous sembler folle.
Les empathes, sans doute plus que quiconque, ont la capacité à vraiment changer le monde.
Écoutez-les quand ils vous ouvrent leur cœur. Parce que quelque part entre leur enthousiasme, leur passion et les mots qu’ils utilisent pêle-mêle, quelque chose de tout à fait étonnant est sur le point d’être créé.
Ils sont intenses.
À la lecture de ce texte, une personnalité de votre entourage en est peut-être un ou une.
Opinion
Ce matin, je vous propose le texte de Richard Martineau, qui vient de vivre une expérience que je qualifierais de déplaisante, pour rester poli et respectueux. Cependant, ça bouille en dedans.

« We don’t have to speak french ! »
Samedi matin, je me suis envolé pour le Japon.
Première partie du vol : Montréal-Calgary.
Durée : quatre heures trente.
Compagnie aérienne : WestJet.
« WHAT’S YOUR PROBLEM ? »
Aucun employé ne pouvait prononcer un seul mot en français.
Pas un.
Lorsque le pilote s’adressait aux passagers (pour nous dire, par exemple, que nous étions sur le point d’entrer dans une zone de turbulence), c’était en anglais.
Lorsque les agents de bord s’adressaient aux passagers, c’était en anglais.
Seule exception : un message audio préenregistré en français diffusé à très faible volume au décollage et à l’atterrissage.
Le reste, in English only.
J’ai demandé du jus de pommes à l’employée qui distribuait les breuvages.
« What ? You want what ?
– Un jus de pommes.
– I don’t speak french. »
Quand je lui ai fait remarquer (dans sa langue, car je suis bilingue), que le français était l’une des deux langues officielles du Canada, l’agente de bord m’a dit que c’était faux, qu’il n’y avait qu’une seule langue officielle au pays : l’anglais.
« No, no, I assure you, there are two official languages in Canada !» ai-je répliqué dans la langue de Michael Rousseau, le patron d’Air Canada.
« No, just English, m’a-t-elle répondu. And you know, at WestJet, we’re not required to speak a second language… »
« Vous savez, à WestJet, on n’est pas obligé de parler une deuxième langue.»
Quelques minutes plus tard, une autre agente de bord est venue nous voir.
« Hey guys, what’s your problem ? »
– « We don’t have any problem, a répondu ma femme dans la langue de Mary Simon, la gouverneure générale du Canada. We just asked to be served in our language. We’re gonna file a complaint ! (“ On va porter plainte ”)
– Well, ok, do it, WestJet is gonna back us full time ! And I’m gonna file a complaint against you ! » (« Pas de problème, WestJet va nous appuyer à 100 %. Et c’est moi qui porterai plainte contre vous ! »
LES SEULS BILINGUES
WestJet ne vend pas des biscuits ou du thé. C’est une compagnie aérienne basée à Calgary. Dans un avion, il peut y avoir des enjeux de sécurité. Une personne malade, des problèmes techniques…
Et aucun employé ne parle un mot de « l’autre langue officielle » du pays ? Même pas « Merci » ou « Bonjour ».
Pensez-vous que les agents de bord de Transat sont unilingues francophones ?
Partout au Canada, on s’en fout du français.
Mais au Québec c’est « Bonjour-Hi » par-ci et « Bonjour-Hi » par-là. Pour ne pas froisser la minorité anglophone qui a le droit, elle, d’être servie dans sa langue.
Finalement, quand on y pense, il n’y a qu’au Québec où le bilinguisme existe et s’impose. Partout dans le reste du pays, c’est English only.
Seuls les Québécois tiennent à bout de bras le mythe des deux langues officielles.
Si on ne la faisait pas, ce mythe s’écraserait.
Prenons deux Canadiens.
Le premier est unilingue anglophone. Le deuxième est unilingue francophone.
Le premier pourra travailler partout au pays. Le second ne pourra travailler qu’au Québec. Et encore, pas à Montréal.
Pourtant, ces deux citoyens canadiens sont censés avoir les même droits.
Voulez-vous bien me dire ce qu’on fait encore dans ce pays-là ?
***
Et vous, une telle situation, vous plaît, vous insulte ou vous laisse complètement indifférent ?
Prévention
Que vous fassiez un petit ménage de printemps ou le tri dans votre tiroir à « papiers importants », ne jetez pas vos renseignements personnels dans le bac de recyclage ou à la poubelle.

Croyez-le ou non, certains arnaqueurs vérifieront votre bac et vos déchets à la recherche de renseignements personnels à utiliser pour le vol d’identité. Personne n’est à l’abri.
Le vol d’identité est un réel problème, et il se produit plus souvent que vous ne l’imaginez. Selon ce que vous jetez, les fraudeurs peuvent recueillir des renseignements personnels et financiers : numéros de carte de crédit, anciennes déclarations de revenus, ID utilisateur, mots de passe, relevés bancaires et même une signature manuscrite.
Munis de ces renseignements, ils pourraient tenter de produire une fausse déclaration de revenus ou de demander des prestations du gouvernement en votre nom.
Pour ne pas être la proie des arnaqueurs et des fraudeurs, protégez-vous et protégez vos renseignements personnels pendant le processus.
VOICI QUELQUES CONSEILS

1- Avant de jeter vos copies papier de documents fiscaux, déchiquetez-les, surtout ceux qui indiquent votre numéro d’assurance sociale.
2- Attention à l’encombrement. Ne conservez que les dossiers papier et les documents liés à vos déclarations de revenus pendant six ans. Ne les laissez pas s’empiler.
3- Par précaution, tenez régulièrement à jour vos renseignements personnels en ligne par l’entremise de votre compte « Mon dossier » de l’Agence du revenu du Canada (ARC). Si vous remarquez des changements que vous n’avez pas apportés à vos renseignements personnels, contactez immédiatement l’ARC.
LES POURRIELS
Soyez vigilants lorsque vous visitez des sites internet qui vous demandent de vous inscrire pour aller plus loin sur leur site. Très souvent, votre adresse courriel ou nom d’utilisateur et même votre mot de passe, servent à produire des listes d’abonnés qui, souvent, sont vendues à d’autres organismes ou producteurs de sites pour vous solliciter.
La preuve est qu’ils vous inondent de toutes sortes de promotions, sorties de nulle part et que vous ne connaissez même pas. Des courriels non sollicités, des pourriels qui proviennent justement de ces listes.
Vous trouverez d’autres conseils sur la façon de vous protéger contre les arnaques et la fraude à l’adresse canada.ca/evitez-les-arnaques.
Source : Nouvelles CSA, printemps 2024, p3
Histoire
Saviez-vous ça, vous, que cette coupe est le plus ancien trophée donné à des athlètes professionnels dans l’histoire de l’Amérique du Nord ?

Ce que peu de gens savent, c’est que la coupe Stanley existait bien avant la création de la Ligue nationale de hockey (LNH). Ce trophée en forme de bol a été conçu à l’initiative du gouverneur général Frederick Arthur Stanley. On l’avait baptisé (1892-1893) le « Dominion Hockey Challenge Cup », mais vers 1895, le Saint-Graal du hockey a été tout naturellement rebaptisé du nom de son instigateur.
Au Québec, on est particulièrement fier des exploits du Canadien de Montréal, entre autres de ses 24 coupes Stanley.
Saviez-vous cependant qu’avant la création de la LNH, et bien avant la naissance des Nordiques, le Quebec Hockey Club l’a remporté ? Oui, oui, deux fois en plus.
AVANT LA NAISSANCE DE LA LNH
À la fin du 19e siècle, les équipes de hockey montréalaises avaient leur propre championnat, tandis que du côté de Québec, le hockey était un peu moins structuré.
Les clubs de hockey de la Vieille Capitale jouaient souvent entre eux sur la glace du Quebec Skating Rink de la Grande Allée.
À l’occasion, des équipes de Montréal ou des Maritimes venaient affronter le Quebec Hockey Club. Au fil du temps, l’équipe de Québec sera surnommée les Bulldogs, fort probablement à cause du caractère combatif et acharné des joueurs du club.
BULLDOGS DE QUÉBEC
C’est lors de la saison 1910 que les Bulldogs ont enfin la chance de rejoindre une grosse ligue, l’Association canadienne de hockey (ACH). Malheureusement, après quelques rencontres, l’ACH fusionne avec une ligue rivale et les Bulldogs sont exclus de la nouvelle association.
Si l’adversité en décourage plusieurs, c’est le contraire qui se produit chez les dirigeants des Bulldogs de Québec. Ils savent que s’ils veulent, un jour, rivaliser avec les plus grandes équipes, ils doivent redessiner le noyau de leur équipe et surtout gagner en puissance.

Cette reconstruction passera par l’acquisition de jeunes joueurs prometteurs comme le dur à cuire Joe Malone, le gardien de but Paddy Moran, le gaucher Tommy Smith, le défenseur Joe Hall et le buteur Jack MacDonald.
Rapidement, les nouvelles recrues des Bulldogs gagnent en confiance. L’esprit dans le vestiaire se transforme, les joueurs adoptent un style de jeu plus combatif et les victoires de l’équipe commencent à faire tourner les têtes des autres équipes professionnelles.
Certains soirs, les gars se comportent comme des guerriers sur la patinoire. Par exemple, au moment où le gardien Paddy Moran se fait défigurer par le tir foudroyant de Didier Pitre du Canadien de Montréal, il perd littéralement connaissance sur la glace, le visage ensanglanté.
Quand il retrouve ses esprits, malgré le choc, il se secoue un peu et reprend sa place devant le filet. Il faut dire qu’à l’époque, il n’y avait qu’un seul gardien de but par équipe.

COUPES STANLEY À QUÉBEC
Lors de la saison 1911-1912, les Bulldogs se retrouvent en série et doivent affronter et battre les Victorias de Moncton pour remporter la coupe Stanley. Au moment de la première de deux rencontres (11 mars 1912), les deux équipes jouent un jeu plutôt agressif et les Bulldogs dominent la partie.
Malgré une vilaine grippe, le capitaine des Bulldogs, Joe Malone, marque trois buts. L’équipe de Québec remporte finalement la victoire au compte de 9 à 3.
Lors du deuxième match, le gardien Paddy Moran réalise le premier blanchissage de l’histoire des séries de la coupe Stanley. Jack MacDonald marque 5 buts et les Bulldogs humilient leurs adversaires par la marque de 8 à 0. Dans les dernières minutes du match, l’entraîneur des Bulldogs fait même jouer ses réservistes.
Cette première conquête de la coupe Stanley par les Québécois aura contribué à faire reconnaître Québec comme ville de hockey.
Les succès des Bulldogs se poursuivent la saison suivante. Joe Malone n’est pas qu’un joueur physique, il a, comme on dit dans le milieu, le sens du jeu. Il devient le meilleur marqueur de la ligue avec 43 buts en 20 matchs.
En série, le club de Québec affronte une équipe des Maritimes, les Sydney Millionaires. Les Bulldogs vont mitrailler leur adversaire de 20 buts contre 5 et facilement remporter leur deuxième coupe Stanley.
ENTRÉE DES BULLDOGS DANS LA LNH
Malgré leurs succès, les difficultés financières des Bulldogs plombent leur développement et l’équipe peine à trouver les fonds nécessaires pour participer aux deux premières saisons de la nouvelle LNH (crée en 1917).
Les Bulldogs réussissent finalement à intégrer la grande ligue au cours de la saison 1919-1920. Malheureusement, ils ne sont pas au niveau des autres équipes de la LNH, même si Joe Malone est encore au sommet du classement des marqueurs.
En novembre 1920, la franchise de Québec est relocalisée dans la ville de Hamilton en Ontario et l’équipe est rebaptisée les Tigers d’Hamilton.
Les Bulldogs de Québec ont disputé des matchs de 1878 à 1920, ils ont directement contribué à faire naître cette passion entre les Québécois et le hockey sur glace.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 25 mai 2024, p68
Trucs et astuces
C’est connu, les petits aiment bien barbouiller sur toutes les surfaces et même sur les murs avec des crayons. Qui ne l’a pas fait ? Mais grâce aux trucs de madame Chasse-Taches, il n’y a plus de raison de paniquer…

UNE TACHE DE CAMBOUIS OU DE GOUDRON SUR UN VÊTEMENT
Frottez la tache avec du beurre. Laissez agir pendant deux heures avant de rincer et de laver le vêtement avec un bon détergent. Laissez sécher le vêtement à l’air libre et non dans la sécheuse. Répétez l’opération si les taches ne sont pas complètement disparues.
Sur la voiture, la bicyclette et les jouets, vaporisez les taches avec du WD-40 et nettoyez avec un linge doux.
UN TISSUS JAUNI PAR LES ANNÉES
Faites tout simplement bouillir ce précieux souvenir dans une marmite où vous aurez ajouté plusieurs coquilles d’œuf bien rincées et qui auront la propriété de blanchir le tissu.
DES TACHES DE TEINTURE BLEUE SUR DU CUIR PÂLE
Non conçue pour cet usage, la crème nettoyante pour porcelaine des produits écologiques Lemieux élimine les taches bleutées souvent causées par la teinture des jeans sur le fauteuil ou les chaussures de cuir. Il suffit d’utiliser une petite quantité sur un linge humide propre, de frotter et de rincer avec une eau claire.
DES GRAFFITIS AVEC LES CRAYONS DE CIRE
Un chiffon imbibé d’huile végétale fera disparaître ces taches sur un mur peint. Le Goo-Gone à base d’huile de citron, qu’on trouve dans les grands magasins, pharmacies et chez Dollarama, enlève la plupart des taches de crayons sur les murs et sur les planchers en bois.
LES ÉLECTROMÉNAGERS EN INOX
Ce truc est populaire dans les restaurants à la fin de la soirée. Il suffit de nettoyer les appareils avec un chiffon doux imbibé d’une eau gazeuse naturelle, comme l’eau Perrier.
DE LA SAUCE TOMATE SUR LE TAPIS
Pas de panique ! Versez tout simplement lentement un petit verre de lait sur la tache. Brossez et nettoyez le tout avec un papier absorbant.
DE LA PÂTE À MODELER (TYPE SILLY PUTTY) SUR LES MEUBLES ET LES TAPIS
Encore une fois, le WD-40 vous surprendra. Une petite vaporisation, un brossage et il sera facile d’enlever tous les résidus de cette pâte à modeler adhésive.
UNE GOMME À EFFACER À LA RESCOUSSE
Elle élimine les taches de stylo sur un meuble en cuir et nettoie très bien le papier peint noirci autour des commutateurs et les prises électriques, les cernes sur un abat-jour et les traces noires laissées sur le sol par des chaussures caoutchoutées.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 18 mai 2024, p19
Opinion
Depuis que les bonzes multimilliardaires de la Formule 1 ont débarrassé le circuit Gilles-Villeneuve, nos gouvernements, à genoux, se fondent en excuses et en honte sur cette dernière édition du Grand Prix.
Évidemment, viennent en tête de liste les événements des terrasses fermées. Un gros chiard qui tient l’actualité depuis vendredi dernier. C’est pathétique d’entendre tout le monde crier au scandale et presque s’immoler sur la place publique pour exprimer comment on a mal reçu tout ce riche gratin venu de partout sur la planète.
On a même condamné la température… comme si on avait le pouvoir d’arrêter la pluie.
Par contre, il s’est passé quelque chose qu’on a à peine parlé et qui m’a frappé en plein visage. Je suis sûr que vous ne devinez même pas de quoi il s’agit. Quoi qu’il en soit, je vous reproduis le texte suivant, publié dans le Journal de Montréal de vendredi dernier.
Pas facile d’échanger en français avec les pilotes francophones au Grand Prix du Canada. Le cirque de la Formule 1 a beau être débarqué à Montréal, une ville majoritairement francophone, et au Québec, une province francophone, l’anglais est roi et maître chez les écuries

Poser une question dans la langue maternelle d’Esteban Ocon, un Français qui porte les couleurs d’Alpine, une équipe française, ou à son coéquipier et compatriote Pierre Gasly, est comme faire un pacte avec le diable.
En point de presse avec les scribes au quartier général du « A fléché », Ocon a regardé hier le journaliste québécois qui venait de lui poser une question en français avec les yeux d’un chevreuil figé devant les phares d’une voiture sur l’autoroute en pleine nuit.
Sur le plateau de la conférence de presse de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) où six pilotes étaient réunis, le responsable des communications a une fois rappelé la règle d’y utiliser uniquement l’anglais lorsqu’un reporter d’un réseau local a questionné Gasly dans la langue de Molière.
Prenant des allures d’un signaleur aérien sur un tarmac d’aéroport, il a lancé : « No, no, no, questions in English please ».
TOUJOURS PAREIL
En 2018, Le Journal avait semé l’émoi lors de la même conférence de presse d’ouverture en posant une question en français au pilote Lance Stroll. La FIA s’était par la suite excusée, mais elle tient mordicus à ce que ses événements se déroulent en anglais, langue comprise partout dans le monde, sur son signal international.
L’année suivante, un journaliste radiophonique avait voulu poser des questions à Gasly, alors chez Red Bull, dans sa langue maternelle. La relationniste avait alors refusé.
Avance rapide à la première journée d’activités au circuit Gilles-Villeneuve cette année, cinq ans plus tard. Force est de constater que rien n’a changé. La situation a même empiré.
Impossible de discuter en français avec le Monégasque Charles Leclerc au QG de Ferrari. Ces rencontres sont pourtant chaleureuses et souvent tenues autour d’une table, où journalistes et pilotes sont assis côte à côte. On est très loin d’une froide conférence de presse avec un modérateur.
Pourtant, Leclerc avait discuté en français avec les médias francophones à Monaco, lors de son triomphe il y a deux semaines. Et quand Carlos Sainz est de passage en Espagne, il peut s’exprimer en espagnol.
Mais à Montréal, les écuries ne font preuve d’aucune flexibilité, surtout avec la presse écrite. Car les diffuseurs officiels ont la chance d’avoir des entrevues exclusives dans la langue désirée.
LIMITE DE TEMPS
Dans les paddocks, des relationnistes tant chez Alpine que chez Ferrari ont expliqué que cette décision dépend de la disponibilité de chaque pilote. Avec des horaires chargés, les entrevues sont d’une durée chronométrée de 10 minutes. L’anglais serait donc devenu la règle, même si elle n’est pas écrite…
Sous le parasol d’Alpine, celle-ci fait rager les journalistes de l’Hexagone. L’écurie ne voudrait plus que ses deux pilotes français s’adressent dans leur langue aux journalistes français. On voit ici toute l’ironie de la situation. Les médias se battent d’ailleurs depuis le début de la saison avec la direction à ce sujet.
Hormis quelques exceptions évidentes ici et là pour la radio et la télévision, ont raconté nos collègues, tout se passe en anglais. Ce qui n’a aucun sens à leurs yeux. Mise devant l’évidence, une représentante de l’écurie a néanmoins mentionné qu’elle porterait une attention particulière aux demandes francophones de week-end.
Chapeau toutefois à l’écurie Aston Martin, qui a rendu disponible le Montréalais Lance Stroll aux médias canadiens et francophones, hier en fin de journée, aux abords du circuit Gilles-Villeneuve. Ce fut l’exception à la règle.

L’organisation du Grand Prix du Canada n’y peut rien. Ses panneaux de signalisation sont en français tout comme ses communications. La FIA, dont le siège est à Paris, n’a pas plus de pouvoir sur les stratégies décisionnelles des écuries qui rendent leurs pilotes disponibles à leur QG, derrière les garages et dans les zones officielles après les séances sur la piste.
C’est une autre belle occasion loupée de respecter la culture et la diversité au calendrier de la F1. Les Espagnols ne permettraient pas pareil affront à Barcelone. Ni les Italiens à Imola et Monza.
Retenez bien ce dernier texte souligné. Il est assez révélateur de ce qui est fondamental pour les hôtes de ces événements.
Je suis convaincu que le regretté Gilles Villeneuve aurait passé outre à cet odieux manque de respect.
Avez-vous vu quelqu’un, un ministre, une mairesse (Je m’ennuie de Jean Drapeau) ou un organisateur quelconque déchirer sa chemise pour le français ?
Non !
Est-ce que quelqu’un a crié haut et fort de respecter notre langue française ?
Re-non !
Est-ce que cet affront a été dénoncé dans l’opinion publique ?
Et encore re-re-non !
Pourquoi ?
On préfère culpabiliser et suspendre des pompiers, les boucs émissaires, qui n’ont fait que leur travail.
Aussi, parce qu’on n’a pas de colonne, nous sommes des mous, des marionnettes. On nous frappe et rapidement on montre l’autre joue.
Ça me donne la nausée !
Heureusement que les journalistes Mylène Richard et François-David Rouleau, du Journal de Montréal, ont osé le dénoncer dans leurs pages.
Malheureusement, c’est passé comme une lettre à la poste…
Histoire
Les guerres autochtones de la fin du 19e siècle aux États-Unis ont marqué l’Histoire de bien des façons.

Elles mettent non seulement en lumière une politique de colonisation malicieuse de la part des autorités américaines de l’époque, mais aussi une incompréhension et une fascination pour le mode de vie des peuples autochtones de l’Ouest américain tant en Amérique du Nord qu’en Europe.
S’il existe un personnage indissociable de la résistance aux politiques de mises en réserves des tribus autochtones à l’époque, c’est Sitting Bull. Un chef si populaire qu’il est même venu à Montréal avec le grand spectacle de Buffalo Bill…
COLONISATION
L’histoire de Sitting Bull est tout d’abord indissociable de celle de la colonisation de l’Ouest américain à partir des années 1830. À cette époque, on observe une augmentation significative de la population américaine, qui a besoin de terres agricoles et qui montre un intérêt grandissant pour ce qu’on appelle les plaines du Nord, considérées comme idéales pour l’agriculture.
Or, ces terres sont habitées par les Sioux, les Pieds-Noirs et les Cheyennes. Entre 1830 et 1860. Le territoire des États-Unis double presque en superficie, favorisé de plus par le début de la ruée vers l’or en Californie à partir de 1849.
Cette arrivée massive des Blancs sur les terres occupées par les peuples autochtones provoque entre autres une compétition pour le bison (les peuples autochtones utilisent tout de l’animal chassé, alors que les Américains de l’époque les chassent surtout pour leur fourrure). Les conflits sont alors inévitables et mènent à des guerres souvent sanglantes.
SYMBOLE DE LA RÉSISTANCE
Des traités et des ententes sont signés pour tenter de calmer la situation, mais plusieurs chefs autochtones refusent de collaborer et refusent surtout leur confinement à des réserves. C’est le cas du chef des Lakota-Sioux, Tatanka Yotanka, mieux connu sous le nom de Sitting Bull.
Le 31 janvier 1876, lui et ses confrères reçoivent un ordre du responsable des Affaires indiennes stipulant que tous les Lakitas qui refusent d’entrer dans les réserves seraient considérés comme hostiles…
Sitting Bull et d’autres chefs comme Crazy Horse refusent de collaborer, ce qui a pour conséquence l’envoi de détachements armés sur leurs territoires et de nombreuses escarmouches. La découverte d’or dans le Dakota en 1874 ne fait qu’envenimer la situation.
Les 25 et 26 juin 1874, les troupes du général américain George Armstrong Custer affrontent celles de plusieurs clans dans une bataille sanglante qu’on connaît sous le nom de la bataille de Little Bighorn, qui s’est déroulée dans le Montana. Les guerriers autochtones, menés entre autres par Sitting Bull, gagnent et Cluster et son régiment y trouvent la mort. Sitting Bull entre alors dans la légende.
EN EXIL

Après ces événements les réactions sont très vives aux États-Unis, et Sitting Bull et son clan trouvent alors refuge au Manitoba pendant 4 ans. Mais les conditions de vie y sont terriblement difficiles, et lui et 186 membres de son clan reviennent aux États-Unis et acceptent de vivre dans une réserve.
Sitting Bull est très aimé au Canada, sa réputation de guerrier et son apparence digne en font même une vedette. En 1884, les autorités américaines acceptent qu’il parte en tournée avec le spectacle très populaire de Buffalo Bill, intitulé le Buffalo Bill’s Wild West.
Sitting Bull voyage alors partout en Amérique. Il est payé 15 $ par semaine et demande 1 $ pour les photographies. Il vient à Montréal en 1885, où il est une véritable vedette ! D’ailleurs, une de ses photographies les plus célèbres a été prise dans le grand studio montréalais William Notman & Son. Ces photographies sont d’autant plus importantes puisqu’elles sont parmi les dernières prises du grand chef sioux.
En effet, ce dernier est assassiné le 15 décembre 1890 sur sa réserve de Standing Rock dans le Dakota du Sud, après un événement quelque peu confus qui a provoqué la peur des troupes américaines. Les photographies de William Notman & Son ont figé son image de grand chef à tout jamais.
Source : Evelyne Ferron, historienne, Journal de Montréal, cahier Weekend, 18 mai 2024, p75
Opinion
J’ai à peu près tout entendu sur l’intervention du service des incendies de Montréal, vendredi dernier, en fermant quatre restaurants-terrasses dans le cadre des festivités du Grand-Prix de formule un. Malheureusement, au risque de vous décevoir, je suis la mouche sur le lait.

On a eu droit à toutes sortes de commentaires qui vont dans le sens du blâme envers les pompiers, mais les gens n’ont jamais vu la possibilité d’un drame horrible. Qui ne se souvient pas du tragique incendie du bar le Blue Bird qui avait 37 victimes le 1er septembre 1972 à Montréal ? Les lieux présentaient plusieurs anomalies, dont les portes de secours barrées. Une vraie trappe à feu, alors que c’était bondé. La panique s’est emparée rapidement des clients dont certains ont été piétinés à mort.

Presque 52 ans plus tard, personne n’a fait de corrélation !
Alors, comme je disais, personne, absolument personne n’a posé la question; « Et si un incendie s’était déclaré ? On aurait dit quoi ? On aurait condamné les teneurs du restaurant pour leur négligence ». C’est la raison principale de l’intervention des pompiers; la conformité aux règles.
Heureusement, il ne s’est rien passé. Excellente initiative des pompiers que je salue. La sécurité, ça n’a pas de prix. Un drame a peut-être été évité.
Vous êtes-vous déjà trouvé pris dans un soudain mouvement de foule ? Moi, oui, et au festival de jazz de Montréal à ses débuts. Une scène avait été érigée dans un coin où la possibilité de sortir d’une foule était quasiment impossible. Ce n’est pas long que la panique prend le dessus. Se faire piétiner est mortel.
On a entendu également des commentateurs dire que le fait de choisir le vendredi pour intervenir n’était pas l’idée du siècle. Au contraire, c’était LE moment, alors que c’est plein de monde à craquer et où le potentiel d’incidents graves était justement là. Pas le mercredi !
On connait tous la stratégie des restaurateurs lors d’événements spéciaux et à grand déploiement. Ils quadruplent les prix et ajoutent des tables pour accepter le plus de clients, au détriment de la sécurité. La priorité, c’est le cash, la manne !
Alors que nous étions en Floride en pleine période des Fêtes, il y a quelques années, nous étions un groupe de campeurs pour un repas de Noël dans un restaurant. Le restaurateur avait tellement ajouté de tables qu’à l’habitude, qu’il était hasardeux de se lever pour aller aux toilettes. C’était plein à craquer.
Pour revenus à la fermeture de certaines terrasses à Montréal, les pompiers sont intervenus au moment le plus risqué et, n’en déplaise aux clients, ils ont peut-être échappé à quelques chose qui aurait pu virer au drame.
Comme on dit, « Mieux vaut prévenir que guérir ». Ces restaurateurs viennent d’apprendre qu’on ne joue pas avec la sécurité des gens et que les normes établies sont non-négociables. Ils sont prévenus pour l’an prochain.
Il reste à connaître le post mortem de cet événement… On verra bien leur conclusion !
Opinion
Quand on dit qu’au Québec rien ne va normalement dans beaucoup de domaines, on frappe dans le mille. Rien n’abouti ! C’est toujours à recommencer.
PEINTURE BAS DE GAMME

Premier exemple : On fait des campagnes de sensibilisation sur la sécurité routière et on n’est même pas foutu de rouler sur des routes où le traçage des voies est de piètre qualité. Tellement qu’on ne les voit pas. Ici, à La Prairie, la route 104 qui porte aussi le nom de Chemin de Saint-Jean, c’est malheureusement le cas. L’autoroute 30 Est, même chose. Les courbes ne sont pas délimitées, et ça traîne. Est-ce qu’on attend les morts ?
Je soupçonne que la peinture a été acheté dans des Dollarama. Seulement qu’à les regarder, elles disparaissent.
L’automne dernier, elles ont été tracées en octobre et au bout d’une seule semaine, elles étaient disparues. Depuis, plus rien ! Imaginez les soirs de pluie… C’est hasardeux et dangereux ! Et je ne vous parle pas des lumières de rues qui, sur les grandes artères n’éclairent pas suffisamment, ou sont tellement espacées qu’elles n’ont aucun effet. Des sections complète, éteintes, prennent des lunes avant d’être réparées.
J’ai de la difficulté à comprendre le fait que le ministère des Transport ne soit pas « allumé » pour rendre les chemins beaucoup plus sécuritaires la nuit.
Au lieu de faire des campagnes de prévention, on devrait investir pour acheter de l’excellente peinture de qualité qui va durer plus qu’une semaine. Ça doit sûrement exister de la bonne peinture pour le bitume ?
Et que dire de la route 50, qualifiée de « route de la mort ». Pourquoi on n’installerait pas des glissières de béton sur toute la longueur des zones à risque élevé. Ça va coûter des millions ? Et puis… Combien de bidous valent les vies perdues ? On appelle ça de la PRÉVENTION !
ON DÉMOLIT DU NEUF

Autre exemple. À Candiac, toujours sur la Rive-Sud de Montréal, sur la rue d’Auteuil, ils ont refait la rue l’été dernier; égouts, infrastructures, pavage, etc., durant des mois. La rue était complétement fermée sur une bonne distance. À l’automne, on a retrouvé cette rue dans un état impeccable. Beau travail les gars !
Et que se passe-t-il maintenant, au moment où j’écris ces lignes ? En moins de 9 mois, ils recreusent encore la rue pour je ne sais quoi sur toute la même longueur. Hydro peut être ? Toujours est-il que les cônes et barricades sont de retour en force et, le temps des travaux, elle est devenue un sens unique. Une zone sinistrée.
C’est quoi le maudit problème. Les différents intervenants ne se sont pas parlé l’année dernière pour faire tout ce travail à ce moment-là ? C’est une grosse farce qui coûte combien de millions, sans compter le dérangement pour les citoyens de ce quartier. Quand je suis passé par là, je n’en revenais tout simplement pas. Il y a quelqu’un, quelque part, qui est responsable de ce non-sens.
L’imputabilité, qui connaît ça ici ? Ils ont arraché la page de tous les dictionnaires.
C’est ça le Québec, aucune planification, tout se fait en vase clos. Moi, si j’avais à refaire ma vie, je serais définitivement dans un domaine où il y a une piastre à faire : un fabricant de cônes orange… et je serais déjà milliardaire. Et qui me rendrait milliardaire ? Les élus incompétents et des chefs de ci et de ça, qui fouillent effrontément dans les poches des CONtribuables, leur vache à lait, pour justifier leurs salaires et emplois !
Trucs et astuces
Comment nettoyer le four à micro-ondes ? Une autre tâche ménagère rendue facile avec les précieux conseils de madame Chasse-Taches. Pourquoi ne pas en profiter.

Rien de plus simple ! Enlevez avec un linge humide les résidus de nourriture et les plus grosses éclaboussures.
Versez dans une tasse en pyrex ou un bol de l’eau additionnée d’un quartier de citron ou de 60 ml (1/4 tasse) de vinaigre ou de jus de citron. Actionnez le four quelques minutes ou jusqu’à ce que les parois intérieures du four soient couvertes de buées. Il sera alors facile de nettoyer toutes les saletés ramollies par la vapeur avec un papier absorbant ou un linge sec. De plus, le four sera désinfecté.
Lavez le plateau tournant avec une eau chaude et quelques gouttes de savon à vaisselle. N’utilisez pas de nettoyant tout usage ou à vitres pour nettoyer l’intérieur du four à micro-ondes.
À BANNIR POUR ÉVITER LES DÉGÂTS
1- Un œuf à la coque risque d’exploser;
2- La carapace des homards pourrait aussi éclater en morceaux;
3- Réchauffer un liquide dans une bouteille à goulot étroit empêche la vapeur de s’échapper et le verre peut se briser;
4- Les escargots à l’ail vont virevolter dans le four en cuisant et vous contraindre à un nettoyage en profondeur du four;
5- Il ne faut pas assécher un linge trempé ou du papier dans le four, ils pourraient s’enflammer;
6- Bien entendu, il faut proscrire tout élément métallique au risque de mettre le feu dans le four. À bannir : le papier d’aluminium, les contenants en mélamine, les moules en métal, la porcelaine fine et la vaisselle en porcelaine décorée d’une garniture en métal ou d’une bordure dorée.
DES ODEURS DÉSAGRÉABLES
Certains aliments laissent leur empreinte dans le four et les odeurs peuvent être envahissantes pour les autres plats que vous y ferez réchauffer. Par exemple, le poisson, le maïs soufflé, une odeur de brûlé laissent leur trace.
Pour désodoriser le four, versez 30 ml (2 c. à soupe) d’essence de vanille ou de jus de citron et une petite quantité d’eau dans un bol. Faites chauffer le four à la puissance maximum environ 2 minutes. Ouvrez la porte seulement après une dizaine de minutes et, au besoin, répétez le traitement pour éliminer complètement toute odeur.
Pour enlever une odeur tenace, saupoudrez l’intérieur du four de bicarbonate de soude et laissez agir plusieurs heures la porte fermée. Enlevez le bicarbonate avec un linge humide avant de le réutiliser. Si l’odeur persiste, lavez toutes les parois intérieures du four avec un chiffon imbibé à moitié d’eau et à moitié de vinaigre blanc. Rincez et asséchez.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 27 avril 2024, p17
Réflexion
De plus en plus, notre humanité se recroqueville sur elle-même, le partage devient virtuel. On s’isole constamment avec nos milliers de followers (quel vilain anglicisme) pour désigner les suiveux que nous sommes devenus.
L’animation qui suit n’a pas besoin de narration. L’image et le message suffisent ! Le portrait réaliste de notre déclin qui finit par nous individualiser complètement et nous dirige vers le néant. Si on nous promettait une technologie évolutive, subjective, la réalité est toute autre. Nous sommes séquestrés dans une bulle et contrôlés de l’extérieur.
Et imaginez, l’intelligence artificielle n’en est qu’à ses premiers balbutiements… C’est terrifiant !
Merci Sergio
Histoire
Des milliers de soldats canadiens sont débarqués, il y a 80 ans, sur des plages de Normandie pour mettre en place le premier jalon d’un vaste plan d’invasion de l’Europe par le nord de la France.

Le débarquement de Normandie est le fruit d’une longue et minutieuse planification qui s’est échelonnée sur plusieurs années. Vous savez sûrement que depuis 1940, l’Europe et la France en particulier vivent au rythme du totalitarisme hitlérien. Une grande partie du continent européen est sous le contrôle des forces de l’Axe et les Alliés réfléchissent à la meilleure stratégie pour se déployer militairement afin de renverser le régime fasciste.
OPÉRATION OVERLORD
Dès 1942, la Normandie, en France, apparaît comme le meilleur choix pour un important débarquement des forces alliées à partir de la Grande-Bretagne. Un premier plan d’invasion est accepté à la conférence de Québec en août 1943 et les alliés se donnent comme objectif que le débarquement se déploie en mai de l’année suivante. Le commandement suprême de l’opération nommée « Overlord » (« suzerain » en français) est placé sous l’autorité du général américain Dwight Eisenhower.
Adolf Hitler et ses généraux savent bien que les Alliés vont attaquer par le nord de la France, mais ils ne connaissent pas le lieu précis. Ils sont prêts, ils ont construit un grand système de défense qui s’étend le long du littoral atlantique. Leurs bunkers forment une longue ligne défensive du nord de la Norvège au sud de la France. La propagande nazie présente ce mur de l’Atlantique comme une forteresse imprenable. D’ailleurs, l’histoire regorge de ces forteresses qui se disaient invincibles,
Pour réaliser la délicate opération, les généraux alliés déploient massivement leurs troupes et leurs ressources vers la Grande-Bretagne. De là, les soldats sont cantonnés aux quatre coins de l’île et peuvent s’entraîner pour le Jour J. Progressivement, le matériel militaire nécessaire au débarquement est stocké dans des bases secrètes. Pendant ce temps, les avions de reconnaissance alliés photographient les positions allemandes, des milliers d’espions rapportent un maximum d’informations stratégiques, les industries produisent les avions, les navires, les véhicules, les munitions et même les ports flottants qui serviront à établir cette tête de pont pour permettre l’invasion du continent.
En juin 1944, après des mois de préparation intenses, les forces alliées s’apprêtent au débarquement de plus de 150 000 soldats américains, britanniques et canadiens sur cinq plages de Normandie pour percer le mur de l’Atlantique.
Elles vont orchestrer la plus grande opération amphibie et aéroportée de tous les temps. On confie l’attaque sur les plages Utah et Omaha aux forces américaines. Celles de Gold et Sword sont données aux troupes britanniques (quoiqu’une poignée de Français y participent). Finalement, la plage de Juno doit être libérée par des soldats placés sous le commandement canadien.
DÉBARQUEMENT CANADIEN DU 6 JUIN

Juste avant le débarquement, la résistance fait couler à l’état-major allemand l’information qu’un débarquement est imminent, mais du côté de la côte du Pas-de-Calais. L’armée allemande est sur le qui-vive, elle ne peut concentrer ses troupes sur un seul lieu.
Placée sous les ordres du général Keller, la 3e division d’infanterie canadienne s’apprête à débarquer sur la plage de Juno. Elle doit chasser les Allemands et sécuriser les routes entre Courseulles-sur-Mer et Saint-Aubin-sur-Mer. Les soldats canadiens et britanniques doivent par la suite poursuivre leur percée vers l’aérodrome de Carpiquet. La 3e division d’infanterie canadienne a, par ailleurs, la mission d’occuper la route et le chemin de fer reliant Caen et Bayeux.
Juste avant le lever du soleil, 450 parachutistes canadiens sont envoyés dans les terres normandes pour déstabiliser l’ennemi derrière ses lignes de défense. Presque simultanément, les bombardiers et les chasseurs de l’Aviation royale canadienne se mettent en action pour nettoyer le ciel de la côte normande et frapper les positions allemandes. Les soldats canadiens sortent alors de leur caserne et foncent vers leur objectif.
Au petit matin, malgré une mer agitée et des conditions météorologiques difficiles, les navires de guerre et les chalands de débarquement de la Marine royale du Canada sont majestueusement déployés sur des kilomètres en direction de la plage de Juno.
Au large de la côte, une vingtaine de minutes avant l’arrivée des troupes, des hommes-grenouilles dégagent des eaux le plus d’éléments de défense possible. Le Jour J est bel et bien commencé, les contre-torpilleurs bombardent la plage et de grandes péniches s’approchent du rivage.
Les premières vagues d’assaut sont lancées vers 7h35. Les défenses allemandes restent solides malgré les bombardements préliminaires, et les combats sont sanglants. Presque un soldat allié sur deux est blessé ou tué.
Ce 6 juin 1944, quelques 21 000 soldats foulent la dangereuse plage Juno, 14 000 soldats canadiens et un détachement de 7000 soldats britanniques. Ces hommes débarquent en France pour affronter l’artillerie lourde la plus avancée au monde. Ils doivent contourner une quantité astronomique de mines, se frayer un chemin à travers les fils barbelés et surtout affronter les balles des puissantes mitrailleuses allemandes qui les attendent pour les canarder. Les combats sont sanglants. Au bilan, 381 soldats et aviateurs canadiens sont tués, 584 sont blessés et au moins 131 sont faits prisonniers ce jour-là.
Au cours des semaines suivantes, près de 5500 soldats canadiens subissent le même sort sur les terres de Normandie. Ces hommes ont en moyenne moins de 20 ans.
Des villages clés comme Courseulles-sur-Mer et Bernières-sur-Mer sont maîtrisés au cours de l’après-midi du 6 juin, mais les Allemands basés à Caen résistent. Même si les troupes allemandes opposent une résistance acharnée, les soldats canadiens débarqués ce jour-là tiennent solidement leurs positions.

En fin de soirée du Jour J, 156 115 soldats alliés ont réussi à débarquer sur les cinq plages de Normandie. Les pertes sont moins importantes que prévu. On compte environ 10 000 morts, blessés ou disparus alors que l’état-major avait estimé ce nombre à 25 000. On pense qu’environ 3000 civils normands ont perdu la vie sous les bombardements. Du côté de l’armée allemande, on estime ce chiffre entre 4000 et 9000.
On peut conclure que le plus gigantesque débarquement de l’histoire est une réussite complète pour les Alliés. Ils peuvent alors mettre en place toute la logistique nécessaire au débarquement de millions d’hommes, afin d’entamer une imposante offensive à l’intérieur du continent. Cette avancée sera lente et coûteuse en vies humaines, car les soldats devront encore se battre pendant onze longs mois pour faire tomber le IIIe Reich.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 1er juin 2024, p68