Droits et devoirs
Si la saison estivale rime pour plusieurs avec camping, parfois l’escapade peut virer au cauchemar – pour les campeurs comme pour les responsables du camping. La raison ? Ce type de bail n’est pas soumis aux mêmes règles qu’un bail de logement.

L’affaire vient tout juste d’être jugée même si les faits remontent à plusieurs années. Client habituel d’un camping situé au Lac-aux-Sables, un homme se fait dire que son contrat pour la saison estivale 2019 ne sera pas renouvelé. On lui demande de quitter les lieux à la fin de la saison.
Le hic ? Ce même client s’était plaint d’égouts bouchés à plusieurs reprises engendrant de sérieux problèmes avec les toilettes de sa roulotte. Monsieur a estimé ne pas pouvoir profiter des lieux, point approuvé par le tribunal qui estimait qu’il pouvait bien obtenir une indemnité.
NON À UNE INDEMNITÉ
Pour se défendre, le camping a invoqué une clause du bail précisant que « le locataire n’aura droit à aucune compensation ou diminution de loyer, ni à aucune réclamation contre le locateur pour dommages, frais, pertes ou déboursés subis par le locataire ».
Élément exclu par la Cour qui a rappelé que ce type de clause est sans effet. D’autant plus lorsqu’elle est stipulée dans un contrat dit d’adhésion.
« Une telle clause dénature l’essence même du contrat de location en refusant au locataire toute indemnité », peut-on lire dans le jugement.
Un bail peut avoir différentes clauses et effets. Certains campeurs préféreront signer un bail de plusieurs jours plutôt que considérer un taux journalier. Les campeurs s’installent alors pour une longue durée et vont alors vouloir des installations semi-permanentes sur le terrain loué, si le camping le permet.
Ce type de bail n’est pas soumis aux mêmes règles qu’un bail de logement, qui se veut plus protecteur envers le locataire, notamment avec le droit au maintien dans les lieux.
Le camping a l’obligation cependant de permettre aux locataires campeurs de profiter paisiblement de l’espace loué.
Par ailleurs, ce dernier ne peut pas non plus inclure dans le bail de réparer les bris dus à sa propre faute.
Dans cette affaire, le tribunal a aussi conclu que le non-renouvellement du bail avait été annoncé suffisamment tôt pour permettre à l’homme de trouver un nouveau terrain de camping. Il n’y avait donc pas de mauvaise foi de la part du camping et aucune somme ne doit être remise à l’homme pour les déboursés associés au déménagement de la roulotte et de ses accessoires.
EXPULSÉ LE JOUR MÊME
Autre affaire, autre dénouement. Cette fois-ci en cas de résiliation de bail. En règle générale, un camping est en droit de résilier le contrat de location ou choisir de ne pas le renouveler sans avoir besoin d’en justifier la raison.
Un homme l’a appris à ses dépens dans une affaire jugée cette fois-ci en 2023. L’homme n’a pas respecté son contrat et les règles du camping en laissant dormir sa conjointe dans sa roulotte alors même qu’un règlement l’interdisait.
Le camping l’a donc expulsé le jour même. Même si le monsieur a réclamé un remboursement, il lui a été refusé, car il n’avait pas respecté les règles du jeu alors qu’il s’y était engagé. De plus, le bail signé prévoyait qu’il n’y aurait pas de remboursement dans ce cas-ci. La Cour conclut que le camping avait dans un tel contexte le droit d’user de ses droits et de résilier le contrat de location.
Le fin mot de ces histoires ? Les contrats de location doivent bien être lus et compris avant d’être signés, de part et d’autre.
Source : Éducaloi, Journal de Montréal, 12 juillet 2024, p31
Trucs et astuces
Si, après quelques lavages, les vêtements blancs perdent leur éclat, madame Chasse-Taches nous suggère les points à vérifier pour redresser la situation

DES SOLUTIONS POUR LES VÊTEMENTS BLANCS
Source : Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 29 juin 2024, p16
Psychologie
On le voit avec le retrait de Joe Biden, dernier président des États-Unis, qui subit les propos méchants et déplacés de plusieurs personnes qui ne demandent rien d’autre que le mettre au rancart, un peu comme jette une vielle chaussette.
Ce monsieur a un demi-siècle d’expérience de la politique américaine, dont on peut abondamment bénéficier et à cet égard, son âge avancée demeure une richesse qui n’a pas de prix.
Dans les pages d’opinions du Journal de Montréal d’hier, Frankie Bernèche, Ph. D., Professeur de psychologie, et auteur du livre « À qui ai-je affaire ? », publiait une lettre ouverte sur les personnes âgées, que je vous propose aujourd’hui.
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LA FORCE TRANQUILLE DES PERSONNES ÂGÉES
Le désistement récent de Joe Biden à 81 ans montre sans équivoque l’immense potentiel de certaines personnes âgées dans notre société. En fait, très peu d’entre nous seront en mesure d’accomplir toutes les tâches inhérentes à un poste de si haut niveau comme celui de diriger les États-Unis. Or, pour cette raison, M. Biden se démarque nettement du reste de la population.

Malheureusement, les compétences du président Biden ne constituent pas la norme de ce que les gens de 80 ans peuvent atteindre. La réalité montre en effet que plusieurs personnes voient leurs fonctions cognitives et physiques décliner après 75 ans.
Des pertes de mémoire, des problèmes de langage (aphasie) et des troubles de coordination motrice (ataxie) sont en effet monnaie courante. En fait, même si l’espérance de vie au Québec se situe autour de 85 ans, l’espérance de vie en santé, quant à elle, s’établit autour de 65 ans.
ÂGISME
Ce déclin des capacités motrices et cognitives est normal. Toutefois, l’âgisme qui en découle contribue souvent à ce que ce déclin s’accélère. En effet, nous avons tous tendance à juger négativement les limites des personnes âgées, car elles témoignent d’un affaiblissement qui mène inévitablement à une certaine inefficacité à produire.
En somme, dans notre société riche et matérialisée, notre valeur identitaire prend généralement son essor dans notre force de production. Je suis ce que je produis, ce que je possède. Or, la personne âgée est rapidement jugée déficitaire sur cet axe de rentabilité matérielle.
Nous oublions souvent que la valeur d’un individu ne peut être réduite à ce qu’il produit ou possède. Bien au contraire. Nous savons aujourd’hui que la personnalité des individus a beaucoup plus d’impact sur leur bien-être que la valeur de leur compte en banque.
Les traits de personnalité sont importants, car ce sont eux qui qui conditionnent le plus la façon dont nous réagissons aux stress de la vie. Et s’il y a des gains majeurs qui s’observent en vieillissant, ce sont bien ces changements dans l’attitude et la façon de composer avec le stress de la vie.
AVANTAGES DU VIEILLISSEMENT
En général, nous observons qu’après 60 ans. La personne âgée a tendance à avoir plus confiance en elle. Elle connaît mieux ses forces et limites, ce qui la prédispose à faire face à l’adversité avec plus de quiétude. De plus, elle est beaucoup plus conciliante et cordiale dans ses interactions que les plus jeunes. Elle ne cherchera pas la confrontation et saura choisir ses batailles.
Finalement, elle montre davantage de stabilité émotive et moins de pensées névrosées.
Par exemple, elle ne ressentira pas subitement un état de colère sans en avoir le contrôle et aura tendance à juger la réalité avec plus de parcimonie (moins de biais de perception).
Cette dernière compétence l’amène souvent à ne pas dramatiser ou à ne pas « catastrophiser » ses échecs ou ses pertes.
Bref, il est vrai que la personne âgée montre des déclins importants sur le plan physique et cognitif, mais ces pertes sont souvent compensées par des gains psychologiques liés à sa personnalité.
Sa connaissance de soi, sa confiance, ses capacités de conciliation et sa stabilité émotive devraient faire l’envie de plusieurs jeunes adultes.
Fiscalité
Un nombre croissant d’épargnants entendent transmettre un héritage de leur vivant. Cette décision prend une autre dimension dans un contexte d’aide médicale à mourir. Quelles sont les embûches ?

L’an dernier, le nombre de personnes ayant eu recours à l’aide médicale à mourir a augmenté de 17 % au Québec, comparativement à 2022.
Ainsi, 5686 personnes en ont fait la demande, soit 7,3 % des décès.
Une certaine partie des personnes qui font une telle demande aimeraient léguer leur héritage avant de partir. J’ai interrogé quelques institutions financières majeures actives au Québec, et le phénomène est encore marginal, Mais en croissance.
FRAIS ET INTERDICTIONS
Que se passe-t-il avec certains placements comme les CPG, les dépôts à terme, les fonds communs et autres actifs qui comprennent des frais de sortie ou des interdictions d’encaissement avant échéance ?
D’autant plus que certaines maladies ou diagnostics prennent les gens par surprise. Certains n’ont que quelques semaines pour prendre la décision de léguer de leur vivant, alors qu’ils pensaient auparavant vivre encore de nombreuses années.
FONDS DE TRAVAILLEURS
Du côté du Fonds de solidarité FTQ, on a prévu plusieurs situations où un actionnaire peut retirer ses billes. L’aide médicale à mourir ne figure pas dans la liste. Par contre, ce genre de demande est effectuée alors qu’une personne est la plupart du temps atteinte d’une maladie grave. C’est donc apparenté une invalidité prolongée, qui fait partie des critères autorisant un rachat.
Chez Fondaction, l’aide médicale à mourir n’est pas un critère pour demander un rachat. Mais il est possible de le demander en cas de maladie terminale.
On m’indique que ces nuances viennent des gouvernements, et non des directions de ces fonds.
Allez savoir ce qui se passe dans la tête des juristes à Ottawa et à Québec…
INSTITUTIONS FINANCIÈRES
Chaque institution financière a ses lignes directrices concernant les certificats de placement garantis (CPG) et les dépôts à terme, qui sont des produits assez rigides lorsqu’il est question de retirer son argent avant la date d’échéance.
Les critères varient selon l’institution.
« Chez Desjardins, la personne qui prend cette décision est le directeur de la caisse, car chaque caisse est une entité indépendante », indique William Bonin, gestionnaire de patrimoine pour Valeurs mobilières Desjardins.
Il mentionne que ce type de demande est assez rare, car les conseillers financiers informent les clients des caractéristiques des produits.
« Néanmoins, chaque année, nous recevons un certain nombre de demandes liées à de la détresse financière ou l’aide médicale à mourir, dit-il. La Caisse populaire est dans son droit de refuser, mais nous recevons plusieurs décisions favorables aux membres qui font une demande d’encaissement. »
DÉCISION HUMANITAIRE
Pour le directeur de la caisse, ça devient avant tout une décision humanitaire. Le membre encaisse-t-il capital et intérêts, ou capital seulement ? Ici aussi, c’est du cas par cas.
À la Banque Nationale, on se contente d’inciter les clients à discuter avec leur conseiller en succursale pour définir un éventuel accompagnement.
« Le rachat d’un CPG non rachetable peut faire partie des possibilités », m’a écrit le porte-parole de l’établissement bancaire québécois.
ASSUREURS
Certains contrats ou produits d’assurance vie comprennent des composantes de placement, notamment en vie universelle, ou la possibilité d’un rachat avec versement d’un montant déterminé d’avance (souvent de plusieurs milliers de dollars).
Chaque police ayant ses conditions de retrait avant décès, une personne en fin de vie peut s’adresser à son assureur ou son conseiller financier pour voir si un tel paiement est possible avant le décès.
Certains assureurs acceptent de le faire, me confirme-t-on à l’Association canadienne des compagnies d’assurance de personnes (ACCAP).
En terminant, l’aide médicale à mourir n’est pas considérée comme un suicide, qui entraîne le versement d’une indemnité au bénéficiaire. Il faut normalement qu’il s’écoule au moins deux ans entre la signature du contrat et ce triste événement.
CONSEILS
Source : Stéphane Desjardins, Journal de Montréal, 10 juillet 2024, p28
Trucs et astuces
Quelle bonne idée ! Faire participer tout le monde aux tâches ménagères, pourquoi pas ? Voici les trucs que nous livre madame Chasse-Taches.
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Chaque chose à sa place… voilà qui tient du rêve. Comme vous manquez de temps pour le ménage, si l’on essayait d’alléger la corvée en établissant des règles que chaque membre de la famille devra respecter.
1- Les vêtements sales seront déposés directement dans un panier près de la machine à laver. Fixez une journée pour le lavage. Ne lavez que ce qui s’y trouve… Les autres vêtements attendront à la semaine suivante.
2- La vaisselle sale sera déposée immédiatement dans le lave-vaisselle et non laissée dans l’évier ou sur le comptoir à traîner.
3- Des lits à changer… chacun peut y participer. La literie sera transportée dans la salle de lavage et ensuite chacun pourra consacrer quelques minutes à refaire le lit lorsque les draps sortiront de la sécheuse.
4- Laisser à portée de main des lingettes nettoyantes dans la salle de bain. Chaque membre de la famille peut ainsi nettoyer le lavabo et ramasser les cheveux sur le comptoir.
5- Quotidiennement, huit minutes suffisent à ranger la chambre, ramasser les vêtements qui traînent, à faire le lit et une fois par semaine, à passer un balai. C’est réalisable pour tous.
6- Établir une routine afin que les tout-petits apprennent à ranger leurs jouets avant le coucher. En plus de prendre de bonnes habitudes, ils seront fiers d’aider leurs parents.
7- Vous ne pouvez pas tout faire ! Distribuez les tâches hebdomadairement à chacun des membres de la famille et aidez-les à se responsabiliser. À leur rythme, ils trouveront bien quelques minutes pour accomplir cette tâche qui allègera le ménage du week-end.
8- Affichez un tableau regroupant les diverses tâches. Chaque enfant choisira sa petite corvée selon son âge et sa capacité et bien sûr, pourra changer sa mission la semaine suivante.
9- Si vous avez de la difficulté à motiver les enfants, affichez une attitude positive face au ménage. La bonne humeur, la musique entraînante, danser en passant l’aspirateur, enfiler de grosse chaussettes pour nettoyer le sol, etc., feront du ménage une activité agréable.
10- À bien y penser… on aime mieux faire 15 minutes de ménage et de rangement en famille chaque jour plutôt que d’accumuler les tâches qui deviennent une véritable corvée au cours du week-end. Une belle activité en famille le samedi pourrait récompenser les efforts fournis durant la semaine.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 22 juin 2024, p13
Histoire
Pendant 30 ans, la croissance économique d’après-guerre permet de vastes pans des populations américaines mais aussi canadiennes d’améliorer leurs conditions de vie.
C’est l’époque de la naissance de la classe moyenne. L’expression American way of life décrit bien cette période où l’idéal de vie américaine, basé sur le bonheur à travers la consommation, devient une référence. Cette tendance à se définir en fonction de ses avoirs a inévitablement atteint les Québécois.
C’est donc à cette époque que certains sont bien heureux de devenir, comme l’affirme si bien notre Elvis Gratton national, des « Américains francophones d’Amérique du Nord ».
LE BONHEUR DE CONSOMMER
Après s’être serré la ceinture pendant plus d’une décennie, la population nord-américaine a envie de dépenser. Au Québec, après la guerre, entre 1940 et 1950, le salaire annuel moyen des hommes augmente de 34 %.
Les usines de guerre se convertissent et produisent des objets, auparavant réservés aux riches, maintenant accessibles à la population.

Les Québécois se mettent à imiter leurs voisins du sud et achètent des appareils électroménagers. Machine à laver, cuisinière, réfrigérateur, grille-pain, aspirateur, téléphone, radio, et bientôt téléviseur vont entrer dans nos maisons.
Par exemple, en 1945, à peine la moitié des logements sont équipés d’un réfrigérateur, cette proportion grimpe à 92 % en 1961. Pour le téléphone, c’est encore plus frappant. Pendant la guerre, il y avait seulement une résidence sur trois qui en possédait un. En 1960, c’est presque tous les foyers qui sont branchés.
Cette consommation est intimement liée à l’omniprésence de la publicité dans les médias. L’arrivée de la radio et la multiplication des postes pour l’écouter contribuent à ce phénomène.
Dans les années 1960, 97 % des foyers possèdent une radio à la maison. Cependant, la nouveauté par excellence, c’est de loin la télévision. Dans les premières années de l’arrivée de la télé, dans les années 50, il n’est pas rare de voir des attroupements de personnes devant les vitrines des magasins qui vendent ces appareils. Tout le monde rêve de cette grosse boîte à images.
L’arrivée de la télévision a fait très peur aux propriétaires de salles de cinéma. Voilà pourquoi ils ont inventé un nouveau format de films très large, le format cinémascope. Ces films ne pouvaient pas vraiment être diffusés dans un écran de télé presque carré.
Certaines émissions de télé, comme The Ed Sullivan Show, influencent notre culture québécoise. Parallèlement, les premières émissions télévisées apparaissent à l’écran de Radio-Canada à partir de 1952. Jusqu’au début des années 1960, ce sera le seul poste disponible pour les francophones au pays. Évidemment, la télé était en noir et blanc.
Par ailleurs, dans les premières années de la télé, on faisait une pause de programmation entre 18h et 19h30 pour laisser le temps aux gens de souper en famille, c’était vraiment une autre époque.
UN MODE DE VIE AMÉRICANISÉ

Même si chez les francophones l’influence culturelle de la France reste présente dans les nouveaux médias de masse, on peut dire que la jeunesse québécoise s’américanise en admirant les stars comme James Dean ou Marilyn Monroe.
En musique, grâce à la radio mais aussi à l’invention du disque vinyle, le rock and roll américain fait des adeptes au Québec au grand désarroi de l’Église qui condamne entre autres les déhanchements décadents d’Elvis Presley.
En 1957, la célèbre vedette américaine fait sa grande tournée à l’extérieur des États-Unis. On annonce qu’il fera un spectacle au Québec, à Montréal, au grand bonheur de ses admirateurs québécois. Mais la résistance des autorités est tellement forte qu’il se produira à Ottawa, à Toronto, puis à Vancouver, mais jamais à Montréal.
Il faut dire qu’en 1959, l’Union nationale de Duplessis est toujours bien en selle et que l’influence de Mgr Léger, l’archevêque de Montréal, est toujours bien puissante.
UN NOUVEAU MODE DE VIE

La croissance de la population urbaine et la popularité de la voiture entraînent le début de l’étalement urbain. Grâce à leurs belles grosses Chrysler, Ford ou General Motors, les Québécois comme les Américains achètent des bungalows, des cottages ou des split-levels sur des terres autrefois réservées à l’agriculture.
Dans ce style de vie de la famille en banlieue, la mère reste à la maison. Le modèle s’appuie sur une nouvelle image de la femme qui est largement présentée dans le cinéma américain. Cette reine du foyer garde son rôle traditionnel, mais ses tâches sont allégées grâce aux nouveaux appareils électroménagers.
Avec cette nouvelle loi qui oblige les employeurs à payer une semaine de vacances par année à leurs employés ayant un an de service, les Québécois vont prendre la route des vacances pour s’évader du quotidien.
Les vacances se passent surtout au Québec, mais plusieurs se rendent en été sur les plages de la Nouvelle-Angleterre, destination Old Orchard ou Plattsburgh.
LE QUÉBEC CHANGE
Malgré un discours politique parfois très conservateur des années 1950, le Québec se transforme. À la fin de la guerre, après le retour des soldats, la population du Québec connaît une croissance remarquable. Entre 1951 et 1961, elle passe de 4 un peu plus de 5 millions d’habitants. Au Canada, la population grimpe de 14 à 18 millions.

Cet accroissement est dû en partie à la reprise de l’immigration, mais surtout à l’augmentation fulgurante du nombre de naissances.
En 1961, plus de 44 % des Québécois ont moins de 19 ans ! Toute cette jeunesse force le gouvernement provincial de Maurice Duplessis à construire des centaines d’écoles primaires. Il fallait respecter la fameuse loi sur l’instruction publique adoptée pendant la guerre. L’école était dorénavant gratuite et obligatoire jusqu’à 14 ans.
La surprenante croissance économique de cette période que plusieurs appellent les « Trente glorieuses » ralentira dans les années 1970, principalement à cause des crises du pétrole de 1973 et de 1979, mais l’américanisation de notre mode de vie était déjà bien enracinée.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 6 juillet 2024, p66
Opinion
Les États-Unis, jadis une société à imiter, perd son lustre année après année et malheureusement l’avenir se détériore rapidement au point de perdre des plumes sur l’échiquier mondial.

DONALD TRUMP
Il a échappé à une tentative d’assassinat lundi dernier. Chanceux le monsieur, mais moi, je n’achète pas l’événement. Connaissant le bonhomme, qui se croit le nombril du monde, je suis d’avis que cette tentative de tuer était montée de toute pièce, comme dans un film de super héros, ce dernier étant Trump lui-même.
Dans de tels bains de foule, ce ne sont pas les soldats, policiers et agents des services secrets qui manquent. Les armes de destruction massive pullulent, comme les Américains les aiment.
Là où je me pose de sérieuses questions c’est comment la sécurité a pu laisser un tel événement se produire, alors que le tireur était bien en vue et repéré ?
Pourquoi, dans la seconde suivant la balle reçue par Trump, on a tué le tueur ?
Je pense que pour atteindre le haut de l’oreille de Trump, seul un tireur d’élite très entraîné peut tirer avec une telle précision. Ensuite, à la seconde près, le supposé tueur est mort tellement rapidement qu’il n’a pas eu le temps de dire un seul mot. Pas d’arrestation.
T’es mort ! Fin des émissions !
Et Superman se promène en héros parmi ses supporteurs, avec un gros pansement blanc, 10 fois plus gros que sa blessure elle-même. Une « décoration » comme chez les militaires.
C’est triste qu’il y ait eu tout de même la mort d’un homme et deux blessés dans cette fusillade, mais quand un gars, quatre ans plus tard, affirme toujours s’être fait voler la dernière élection, il peut être prêt à tout pour regagner la maison blanche.
Depuis l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy en 1963, la thèse du complot interne est toujours maintenue chez les experts, alors pourquoi en serait-il autrement pour Trump ?
J’ai un gros doute. Souvenez-vous de l’assaut du Capitole… Là aussi il y a eu mort d’homme.

L’HYMNE NATIONAL AMÉRICAIN
Vous avez probablement entendu et vu la performance de la chanteuse country Ingrid Andress, appelée à interpréter l’hymne national américain, dans le cadre de la compétition de coups de circuit du baseball majeur, dans la ville d’Arlington au Texas.
Exécrable ! Humiliant ! Une grosse farce !
Après sa performance loufoque et de très mauvais goût, elle a avoué qu’elle était saoule et qu’elle irait en thérapie. Mais le mal était fait.
Je persiste à dire qu’un hymne national ne doit pas être chanté au gré du talent des chanteurs ou chanteuses. La performance doit être le reflet du compositeur, sans nuance, sans changer les notes. Un hymne national, c’est sacré et il est primordial de s’en tenir et rester dans sa version originale.
Malheureusement, les Américains sont passés maîtres dans l’art de choisir des chanteurs et chanteuses à voix pour pousser ridiculement la note, comme on le voit trop souvent dans les rencontres sportives, chez eux.
Découverte
Le directeur de la faculté de médecine de l’université George Washington affirme que le cerveau d’une personne âgée est beaucoup plus pratique qu’on ne le croit généralement.

À cet âge, l’interaction des hémisphères gauche et droit du cerveau devient harmonieuse, ce qui élargit nos possibilités créatives. C’est pourquoi, parmi les personnes de plus de 60 ans, on trouve de nombreuses personnalités qui viennent de commencer leurs activités créatives.
Bien sûr, le cerveau n’est plus aussi rapide qu’il l’était dans sa jeunesse. En revanche, il gagne en souplesse. Par conséquent, avec l’âge, nous sommes plus susceptibles de prendre les bonnes décisions et moins exposés aux émotions négatives. Le pic de l’activité intellectuelle humaine se situe vers 70 ans, lorsque le cerveau commence à fonctionner à plein régime. Avec le temps, la quantité de myéline dans le cerveau augmente, une substance qui facilite le passage rapide des signaux entre les neurones. Grâce à cela, les capacités intellectuelles augmentent de 300 % par rapport à la moyenne. Il est également intéressant de noter qu’après 60 ans, une personne peut utiliser deux hémisphères en même temps. Cela permet de résoudre des problèmes beaucoup plus complexes.
Le professeur Monchi Uri, de l’université de Montréal, estime que le cerveau âgé choisit le chemin qui consomme le moins d’énergie, élimine le superflu et ne laisse que les bonnes options pour résoudre le problème. Une étude a été réalisée à laquelle ont participé différents groupes d’âge. Les jeunes étaient très confus lors des tests, tandis que les personnes de plus de 60 ans prenaient les bonnes décisions.
Maintenant, regardons les caractéristiques du cerveau entre 60 et 80 ans. Elles sont vraiment roses.
CARACTÉRISTIQUES DU CERVEAU D’UNE PERSONNE ÂGÉE
1. Les neurones du cerveau ne meurent pas, comme tout le monde le dit autour de vous. Les connexions entre eux disparaissent simplement si l’on ne s’engage pas dans un travail mental.
2. La distraction et la perte de mémoire sont dues à une surabondance d’informations. Il n’est donc pas nécessaire de consacrer toute sa vie à des futilités inutiles.
3. À partir de 60 ans, une personne qui prend des décisions n’utilise pas un seul hémisphère du cerveau, comme les jeunes, mais les deux.
4. Conclusion: si une personne mène un style de vie sain, est mobile, a une activité physique viable et est pleinement active mentalement, les capacités intellectuelles NE baissent PAS avec l’âge, elles augmentent simplement, atteignant un pic à l’âge de 80-90 ans.
CONSEILS POUR LA SANTÉ :
1) N’ayez pas peur de la vieillesse.
2) Efforcez-vous de vous développer intellectuellement.
3) Apprenez de nouveaux métiers, faites de la musique, apprenez à jouer des instruments de musique, peignez des tableaux ! Dansez !
4) Intéressez-vous à la vie, rencontrez des amis et communiquez avec eux, faites des projets d’avenir, voyagez autant que possible.
5) N’oubliez pas d’aller dans les magasins, les cafés, les spectacles.
6) Ne vous enfermez pas seul, c’est destructeur pour tout le monde.
7) Soyez positif, vivez toujours avec la pensée suivante : toutes les bonnes choses sont encore devant moi !
Source : New England Journal of Medicine
Histoire
Nos voisins américains n’ont pas obtenu leur souveraineté par référendum, mais plutôt après 14 longues années des combats armés.
On sait que cette Révolution américaine a dépassé les frontières des États-Unis pour toucher Montréal et Québec, mais on oublie souvent que ces révolutionnaires se sont aussi battus pour prendre Trois-Rivières en 1776.
CONTEXTE HISTORIQUE

Au printemps de 1775, les colonies américaines rebelles décident de se constituer une véritable armée. La première grande campagne de cette nouvelle armée sera l’invasion de la province de Québec. Avant de nous envahir par la force, plusieurs émissaires de la cause révolutionnaire, comme Benjamin Franklin, sont envoyés au Québec pour tenter de nous convaincre de nous joindre à leur mouvement d’insurrection contre la couronne britannique.
Cependant, devant la tiédeur des Canadiens, les Américains changeront de stratégie. Ils déploieront leurs troupes pour occuper le Québec et tenter de chasser l’armée britannique.
Une première division dirigée par le général Benedict Arnold prend la direction du nord, passe par le Maine et entre dans la province par la Chaudière. Une deuxième division sous les ordres du général Richard Montgomery passe par l’Hudson et le Richelieu.
Arrivé sans trop de résistance aux portes de Montréal, Montgomery somme les Canadiens de capituler. À l’intérieur des fortification montréalaises, le gouverneur britannique, Guy Carleton, est bien conscient qu’il ne peut arrêter l’invasion avec sa poignée de soldats.
Le 11 novembre 1775, l’avancée des troupes du Congrès continental force le gouverneur général à quitter Montréal.
Il fuit en douce par le fleuve en chaloupe, costumé en paysan, pour déjouer les sentinelles américaines. Le commandement britannique abandonne donc complètement Montréal et se replie derrière les remparts de la ville de Québec.
À seulement 150 km de là, les notables de Trois-Rivières sont soucieux de voir leur ville détruite éventuellement par le passage de l’armée américaine. Ils dépêchent des notables trifluviens à Montréal et offre leur ville aux Américains avant même l’arrivée des troupes chez eux.
Quelques semaines plus tard, les Américains se sentent prêts à porter le coup de grâce à la jeune colonie britannique.
L’assaut contre Québec est donné à 4 heures du matin, le 31 décembre 1775, en pleine tempête de neige. Les troupes américaines rencontrent alors une résistance surprenante et l’attaque de révolutionnaires se termine par un échec cuisant.
Affaiblis par l’hiver rigoureux, les maladies et le manque de ravitaillement, les Américains se retirent et quittent Québec, mais pas le territoire de la province de Québec. En effet, le 8 février 1776, un détachement de soldats américains s’installe à Trois-Rivières. Il y passe plus de trois mois.
Ce fut un hiver extrêmement difficile pour cette centaine de soldats laissée en terre trifluvienne. À la fin de l’hiver, la poignée de soldats est informée qu’une flotte britannique de plus de 10 000 hommes vient d’arriver en renfort dans le Saint-Laurent. Les soldats américains plient bagage, quittent Trois-Rivières et se replient plus en amont sur le fleuve.
BATAILLE DE TROIS-RIVIÈRES
En fait, le général Sullivan, qui commande les troupes américaines, croit que ce repli sera temporaire. Selon lui, il pourra facilement reconquérir Trois-Rivières un peu plus tard et ainsi couper la stratégique route Montréal-Québec aux troupes du roi. Toutefois, le général américain est mal informé, Trois-Rivières est désormais bien défendue et sera à partir du printemps 1776 beaucoup plus difficile à reprendre.
Sullivan somme le brigadier général Thompson d’attaquer Trois-Rivières avec un contingent de 1800 soldats. Il est loin de se douter que pendant ce temps-là, le gouverneur général britannique a fait débarquer à proximité de Trois-Rivières une division entière de son armée.
Les Américains conduits par un marchand de Louiseville et un cabaretier de Yamachiche traversent le lac Saint-Pierre durant la nuit du 7 au 8 juin 1776. À la Pointe-du-Lac, il croise par hasard la route d’Antoine Gauthier et le force à les guider dans la pénombre vers Trois-Rivières.
Gauthier a juste le temps de prendre chez lui des vêtements chauds et de demander discrètement à son épouse Marie-Josephte Girard d’avertir le capitaine de milice qu’il est forcé de guider les Américains vers la ville.
Cette information stratégique transmise par Marie-Josephte Girard est cruciale dans le déroulement des opérations militaires, parce qu’une fois informé, le colonel Fraser de l’armée britannique réveille un maximum de soldats.
Autour de quatre heures du matin, ses troupes appuyées par la milice locale du général Tremblay et du chevalier Niverville ont réussi à rassembler presque 1100 soldats.
Ils peuvent donc se positionner stratégiquement durant la nuit pour attendre l’arrivée des soldats américains.
Le matin du 8 juin, le chevalier de Niverville et une poignée de miliciens font prisonnier Antoine Gauthier et l’avant-garde des troupes américaines. Tout est en place, les effectifs qui défendent Trois-Rivières sont parfaitement embusqués quand les soldats révolutionnaires se pointent le bout du nez, ils sont canardés pendant deux heures.
Un feu nourri de balles et de boulets de canon vient des positions au sol, mais aussi des bâtiments ancrés sur le fleuve. Désorganisés et surtout mal positionnés, les Américains subissent des pertes importantes. Thompson tente de restructurer son armée, sans succès, la supériorité numérique et logistique des Britanniques scelle le sort de la bataille de Trois-Rivières.
CONSÉQUENCE DE LA BATAILLE
La défaite des Américains à Trois-Rivières est écrasante. Thompson, son adjoint, le colonel Irwin, ainsi que 200 hommes sont capturés. Les survivants battent en retraite par les bois vers Louiseville, puis vers Montréal.

La bataille de Trois-Rivières fera près de 300 morts et blessés dans le camps américain tandis qu’on rapporte que quelques blessés et aucun mort dans les troupes qui défendent Trois-Rivières.
Cette défaite marque la fin des espoirs américains de s’emparer du Canada et de rallier les Canadiens francophones à leur cause. Les pertes humaines et matérielles sont lourdes et l’expédition canadienne, initialement perçue comme une extension naturelle de la guerre d’indépendance, se transforme en un fiasco stratégique.
Pour les Britanniques, la victoire de Trois-Rivières est décisive. Elle permet au gouverneur Carleton de consolider sa position et de préparer la contre-offensive qui reconduira les Américains hors du Québec.
Sur le plan stratégique, la bataille de Trois-Rivières démontre les difficultés logistiques et les défis de coordination auxquels sont confrontées et les forces révolutionnaires américaines en territoire hostile et éloigné de leurs bases d’approvisionnement.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 29 juin 2024, p70
Trucs et astuces
Qui d’autre que madame Chasse-Taches peut vous faire bénéficier de ses trucs et astuces. Selon l’âge du meuble, il faudra adapter les soins à lui apporter.

POUR ÉPOUSSETER LES MEUBLES
POUR LES POLIR
CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE
Source : Louise Robitaille Journal de Montréal, cahier CASA, 8 juin 2024, p14
Humour
Le ménage, très peu de personnes en sont enchantées. Pour plusieurs, c’est encore une corvée dont on pourrait se passer. Un mal nécessaire qui, une fois terminé, est tout de même réconfortant. Pour certains, un ménage rapide fait le travail, alors que pour d’autres, c’est une nécessité maladive. Quoi qu’il en, voici une réflexion humoristique sur le sujet, prise sur Facebook.

Ne laisse pas tes casseroles briller plus que toi !
Ne prends pas le ménage ou le travail si au sérieux !
Pense que la couche de poussière protégera le bois qui est en dessous !
Une maison ne deviendra une maison que lorsque vous serez en mesure d’écrire « je t’aime » sur les meubles !
Autrefois, je perdais au moins 8 heures par semaine pour garder tout bien propre, au cas où « Quelqu’un venait visiter mais j’ai découvert que personne ne passe » par hasard pour visiter parce que tout le monde est occupé à se promener, s’amuser et profiter de la vie.
Et maintenant, si quelqu’un se pointe soudainement ?
Je n’ai pas à expliquer la situation de ma maison à personne…
Les gens ne sont pas intéressés de savoir ce que j’ai fait toute la journée pendant qu’ils marchent, s’amusent et profitent de la vie…
Au cas où vous ne l’avez pas encore compris : la vie est courte… Profite !!!
Pèse très bien la différence entre vouloir et besoin !
Enlève la poussière… Si tu en as besoin…
Mais ne serait-il pas préférable de peindre un tableau ou d’écrire une lettre, de faire une promenade ou de rendre visite à un ami, de faire un gâteau au chocolat et de lécher la cuillère sale, planter et arroser des graines ?
Enlève la poussière… Si tu en as besoin…
Mais tu n’auras pas beaucoup de temps libre… Pour boire du champagne, bronzer au soleil, escalader des collines, jouer avec les enfants, écouter de la musique, lire des livres, cultiver les amis et profiter de la vie !!!
Enlève la poussière… Si tu en as besoin…
Mais la vie est toujours dehors, le soleil éclairant les yeux, le vent en éclairant les cheveux, un flocon de neige, les gouttes de la pluie, une odeur d’hiver, de printemps, d’été ou d’automne…
– Réfléchis bien, ce jour ne reviendra jamais !!!
Enlève la poussière… Si tu en as besoin…
Mais n’oublie pas que tu vas vieillir et beaucoup de choses ne seront plus aussi facile à faire comme maintenant…
Et quand tu partiras, comme nous partons tous un jour, personne ne se souviendra de combien de factures tu as payé, ni de ta maison si propre, mais ils se rappelleront de ton amitié, de ta joie et de ce que tu as appris.
Enlève la poussière… Si tu en as besoin…
Rappelle-toi juste que ce n’est pas ce que tu as rassemblé, mais ce que tu as répandu qui reflète comment tu as vécu ta vie…
Réflexion
« J’ai compté mes années et je me suis rendu compte qu’il me restait moins de temps à vivre que ce que j’avais vécu jusqu’à présent.

Je me sens comme un enfant qui a gagné un paquet de bonbons : au début, il les a mangés avec plaisir, mais lorsqu’il s’est rendu compte qu’il n’en restait plus beaucoup, il a commencé à les goûter intensément.
Je n’ai pas le temps de participer à des réunions interminables où l’on discute des statuts, des règles, des procédures et des règlements internes, en sachant que rien ne sera fait.
Je n’ai plus la patience de supporter des gens absurdes qui, malgré leur âge chronologique, n’ont pas grandi.
Mon temps est trop court : je veux l’essentiel, mon esprit est pressé. Je n’ai plus beaucoup de bonbons dans le paquet.
Je veux vivre à côté d’humains, des gens très réalistes qui savent rire de leurs erreurs, qui ne sont pas gonflés par leurs propres triomphes et qui assument la responsabilité de leurs actes. C’est ainsi que l’on défend la dignité humaine et que l’on vit dans la vérité et l’honnêteté. C’est l’essentiel qui rend la vie utile.
Je veux m’entourer de personnes qui savent toucher le cœur de ceux que les coups durs de la vie ont appris à faire grandir par de douces touches d’âme.
Oui, je suis pressé. Je suis pressé de vivre avec l’intensité que seule la maturité peut donner.
Je n’ai pas l’intention de gaspiller les desserts restants. Je suis sûr qu’ils seront exquis, bien plus que ceux que j’ai mangés jusqu’à présent.
Mon but est d’arriver à la fin satisfait et en paix avec mes proches et ma conscience.
Nous avons deux vies et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une. »
Mario de Andrade