Un pan de notre histoire : North Hatley, le village le plus américain des Cantons-de-l’Est

La Une

Chaque année, l’ancien président américain Bill Clinton et sa femme Hillary, passent une partie de leurs vacances d’été à North Hatley. Si les Clinton ont jeté leur dévolu sur ce village pittoresque grâce à leur amitié avec la romancière à succès Louise Penny, ils ne font que suivre une tradition américaine vieille de plus de 150 ans.

Les origines de North Hatley sont liées à la guerre de l’Indépendance américaine au XVIIIe siècle. Quelque 40 000 Américains fidèles à la Couronne britannique décidèrent de quitter le pays et de chercher refuge en Amérique du Nord britannique. Dès la fin des hostilités en 1783, presque 2000 loyalistes américains s’étaient déjà installés dans le vaste territoire appelé la Province de Québec.

LE DÉFI DE L’IMMIGRATION

Cette vague d’immigration représenta un défi d’envergure pour les autorités britanniques. Comment récompenser les loyaux sujets américains du roi en leur octroyant des terres, sans contrarier les francophones ? En 1791, la Grande-Bretagne finit par trouver une solution. Elle divisa la province en deux : la Haut-Canada et le Bas-Canada.

C’est le nouveau lieutenant-gouverneur du Bas-Canada, Alured Clarke, qui eut pour tâche d’ouvrir la nouvelle province à la colonisation.

En février 1792, il annonça que la zone au sud du « St. Lawrence River » près de la frontière serait concédée à tous ceux qui voudraient s’établir sur les terres de la Couronne. Mais le processus fut complexe et lent à démarrer.

DES NOMS FAMILIERS POUR LES TOURISTES

Deux hommes, un Britannique et un Américain, attendirent plus de 11 ans avant de se voir concéder presque 24 000 acres dans le nouveau canton de Hatley.

Henry Cull, originaire de Dorset en Angleterre, était un homme d’affaires qui s’établit à Québec vers 1784. Incapable de faire fortune dans le commerce, il se lança dans la spéculation foncière. En 1803, il s’allia avec Ebenezer Hovey, un loyaliste du Connecticut de la première heure, pour former une association de 33 membres afin d’exploiter la concession.

Cull finit pas acquérir les terres bordant la rivière Massawippi et l’extrémité nord du lac. Avec son associé américain, il ouvrit la voie à d’autres Américains venus du Massachusetts et du New Hampshire. Ils s’appelaient les LeBaron, les Wadleigh ou les Hovey, noms qui seront familiers aux touristes qui visitent le village aujourd’hui.

L’ARRIVÉE DU CHEMIN DE FER

Des Américains étaient aussi responsables de la transformation de North Hatley en un lieu de villégiature très prisé vers la fin du XIXe siècle. Deux facteurs étaient décisifs.

D’abord, le village fut enfin relié aux réseaux ferroviaires donnant l’accès aux Cantons-de-l’Est à partir des États-Unis.

En 1871, le Massawippi Valley Railroad (MVR) construisit une nouvelle ligne de chemin de fer entre Newport, au Vermont, et Lennoxville, qui passait par North Hatley. Le Connecticut & Passumpsic Railway, qui reliait déjà Boston et Newport depuis 1864, loua ce nouveau tronçon. Soudain, North Hatley fut accessible aux estivants de la Nouvelle-Angleterre et d’ailleurs.

NORTH HATLEY PLUS POPULAIRE QUE LEUR PAYS

L’autre facteur qui joua un rôle déterminant dans la transformation du petit village paisible fut la conjoncture très particulière de l’époque. La période de 1865 à 1877 correspondait à l’ère de la restructuration suivant la guerre de Sécession aux États-Unis.

Mais restructuration ne rimait pas avec réconciliation. Les grandes familles sudistes qui avant la guerre avaient l’habitude de passer leurs étés en Nouvelle-Angleterre décidèrent de bouder le pays des Yankees en faveur de North Hatley.

En 1886, une nouvelle tendance commença à se développer quand le docteur Powhatan Clarke, un résident de Baltimore et un ami de la famille LeBaron, fit construire une résidence secondaire à North Hatley.

D’autres américains suivirent son exemple. Le plus célèbre fut Henry Aikinson, propriétaire de la Georgia Power d’Atlanta, qui fit construire en 1900 une grande demeure estivale en s’inspirant de la résidence de George Washington au mont Vernon.

Devenu un hôtel dans les années 1950 et baptisé le Manoir Hovey, l’établissement perpétue le nom de celui qui mérite d’être considéré comme le premier pionnier américain de North Hatley.

Source : James Jackson, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 16 septembre 2023, p74


268e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE DU COEUR


En mémoire de…

PIERRE FALARDEAU 1946-2009 – Cinéaste, écrivain, pamphlétaire et militant indépendantiste québécois.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

David Alexandre Désilet-PrévostGuy MartinClaude St-Arnaud

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Si tu te couches, ils vont te piler dessus. Si tu restes debout et tu résistes, ils vont te haïr, mais ils vont t’appeler monsieur.

Pierre Falardeau


Ça s’est passé un 25 septembre…

(1960) Jean Drapeau fonde un nouveau parti politique à Montréal qui n’a rien à voir avec la Ligue d’action civique dont il faisait partie. Ce parti se veut complètement libre des autres formations politiques qu’elles soient provinciales ou fédérales.

(1980) À Pittsburgh, aux États-Unis, Bob Marley chante seul « Redemption song » devant son groupe, effondré. L’ambassadeur du reggae est malade. Atteint d’un cancer depuis 1977, il est de plus en plus affaibli, les Wailers savent qu’il ne pourra plus remonter sur scène. Bob Marley mourra durant son sommeil à l’hôpital de Miami le 11 mai 1981. Il sera enterré chez lui à St Ann en Jamaïque le 21 mai, après des funérailles nationales.

(2010) À la une de la dernière édition du magazine Maclean’s figure le Bonhomme Carnaval tenant un porte-documents d’où s’échappent des billets de banque canadiens et américains. Le Québec est « la province est la plus corrompue au Canada », déclare le magazine torontois Maclean’s dans sa plus récente édition.


Ne jamais sous-estimer…

La Une

LEÇON DE VIE

Un homme Massaï* entra dans une banque à NAIROBI et demanda un crédit. Il dit à l’agent de crédit qu’il allait à DUBAI pour affaires pendant quatre semaines et qu’il avait besoin d’emprunter 45 dollars.

L’agent de crédit lui dit que la banque aura besoin d’une garantie pour le prêt. Alors le Massaï lui remit les clés d’une Mercedes Benz S 500 toute neuve, garée dans la rue devant la banque.

Le Massaï montra les papiers du véhicule et tout était correct. L’agent de crédit s’est engagé à accepter la voiture en garantie du prêt.

Le Directeur de la banque et ses collaborateurs se sont tous moqués du Massaï pour avoir utilisé une Mercedes Benz de 133 mille dollars comme garantie contre un prêt de 45 dollars.

Un employé de la banque gara alors la Mercedes Benz dans le parking souterrain de la banque. Quatre semaines plus tard, le Massaï était revenu, avait remboursé les 45 dollars et les intérêts, qui s’élevaient à 1,5 dollar.

L’agent déclara alors : 

– Monsieur, nous avons été très heureux d’avoir traité avec vous. Cette transaction s’est très bien déroulée mais nous sommes un peu perplexes. Pendant votre absence, nous avons examiné votre dossier et avons découvert que vous êtes multimillionnaire. Ce qui nous intrigue, c’est pourquoi vous donneriez-vous la peine d’emprunter 45 dollars ?

Le Masai répondit :

– Où d’autre à NAIROBI pouvais-je garer ma voiture pendant quatre semaines pour seulement 46,5 dollars et m’attendre à ce qu’elle soit là à mon retour ?

MORALE

Celui que vous prenez pour un ignorant peut être parfois plus intelligent que vous. En tout temps, cultivons la modestie et l’humilité.

*Les Maasaï (également écrit Massaï, Masaï ou Maassaï) constituent une population d’éleveurs et de guerriers semi-nomades d’Afrique de l’Est, vivant principalement dans le centre et le sud-ouest du Kenya et au nord de la Tanzanie.


267e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Isabelle Godin

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Là où il y a l’amour, il y a la vie.

Mohandas K. Gandhi


Ça s’est passé un 24 septembre…

(1984) Elizabeth II arrive au Canada pour une visite officielle de deux semaines, en compagnie du prince Phillip. Elle visitera le Nouveau-Brunswick, l’Ontario et le Manitoba.

(1988) Avec la complicité du mauvais temps, Pascual Perez lance le quatrième match sans point ni coup sûr de l’histoire des Expos de Montréal, en signant une victoire de 1-0 face aux Phillies de Philadelphie. Au bout d’une attente d’une heure et 32 minutes, les officiels ont mis un terme à la rencontre, interrompue par la pluie après 5 manches et 1/3.

(1995) Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Mario Dumont lancent la campagne référendaire du camp du OUI devant quelque 2 000 personnes réunies au sommet du mont Royal.


Les éléments les plus importants de la loi 25 – Vous être fortement concernés !

La Une

Depuis hier, sont entrés en vigueur les dispositions les plus importantes de la Loi modernisant les dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels (loi 25).

Il y a au Québec plus de 200 000 entreprises où œuvrent des millions de travailleurs. Toutes seront concernées par ces nouvelles dispositions, y compris les clients de ces entreprises.

Certaines des dispositions de cette loi sont excessivement techniques, trop diront certains, comme celles concernant la refonte d’un système informatique ou encore le recours à la technologie permettant d’identifier une personne, comme c’est le cas pour la reconnaissance faciale, avec l’installation de caméras à l’entrée de l’édifice.

Notre analyse se limitera aux dispositions nous apparaissant les plus importantes.

QUI EST RESPONSABLE ?

Une des premières obligations pour l’entreprise consiste à désigner un responsable de la protection des renseignements personnels. À défaut de désignation, c’est le dirigeant de l’entreprise qui en sera chargé.

Dois être également adoptée, une politique concernant la conservation des données des employés et des clients.

À ce sujet, le consentement des personnes visées par la collecte de renseignements personnels doit être obtenu, comme c’est le cas pour leur utilisation et leur communication.

À noter que les renseignements personnels qui ne seront plus nécessaires doivent être éliminés. On a déjà là une tâche complexe pour déterminer au cas par cas ce qu’est un renseignement personnel qui ne sert plus.

Par ailleurs, le consentement permettant la collecte, l’utilisation ou la transmission de renseignements personnels peut être retiré en tout temps.

INCIDENTS DE CONFIDENTIALITÉ

Enfin, la victime d’un risque de préjudice sérieux découlant de la divulgation d’un incident de confidentialité doit être informée, et les correctifs apportés.

Bien sûr, d’autres applications découlent de la loi 25. Pour le moment, il est difficile même pour les spécialistes de déterminer la façon précise quelles sont les obligations qui les concernent.

Même la Commission d’accès à l’information, un organisme qui voit à l’application de la loi, semble faire face à plusieurs difficultés d’interprétation et ne paraît pas en mesure d’aider adéquatement les entreprises québécoises à s’adapter à la loi.

Source : Bernard Cliche, Le Journal de Montréal, section argent, 21 septembre 2023, p37


266e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DE L’ARABIE SAOUDITE

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA BISEXUALITÉ


En mémoire de…

GILLES LATULIPPE 1937-2014 – Comédien de burlesque, animateur télé québécoise et propriétaire-fondateur du Théâtre des Variétés.


On jase là…

Comme le temps passe ! En fait, c’est nous qui franchissons le temps. Dans moins de 30 jours, les Snowbirds passeront au sud, puis, fin octobre les petits monstres nous rendront visite. La neige fera son apparition au Québec d’ici 45 jours et dans moins de 100 jours, l’année 2023 sera chose du passé. Un petit rappel amical. C’est fou !


Pensée et citation du jour

Délaisse les grandes routes, prends les sentiers.

Pythagore


Ça s’est passé un 23 septembre…

(1948) Peu de temps après avoir garé leur voiture devant la banque Canadienne Nationale, à Montréal, les policiers Nelson Paquin et Paul-Émile Duranleau sont abattus de plusieurs projectiles par les voleurs qui sont toujours à l’intérieur du bâtiment. Une chasse à l’homme s’engage ensuite.

Elle mène à la capture d’un des trois hommes, Noël Cloutier. Une semaine plus tard, le 2 octobre, les deux autres suspects, Donald et Douglas Perreault, sont arrêtés par hasard en Saskatchewan. Le procès des trois hommes, qui débute le 3 décembre 1948, se soldera par des verdicts de condamnation à mort. Cloutier et les deux Perreault seront exécutés en 1949.

(1999) La Journée de la bisexualité est célébrée pour la première fois par la communauté bisexuelle et ses partisans.

(2003) Neuf membres des bandes criminalisées les Nomades -affiliés aux Hells Angels- et les Rockers, reçoivent des peines variant de 10 à 15 ans de prison. Ce verdict met fin à un procès plein de rebondissements qui a fait couler beaucoup d’encre depuis son commencement, en janvier 2002.


La vitamine D réduit le risque de récidive des cancers digestifs

La Une

La prise quotidienne de suppléments de vitamine D est associée à une réduction spectaculaire du risque de récidive des cancers digestifs exprimant une version inactivée d’un important gène suppresseur de tumeurs.

Contrairement aux autres vitamines qui peuvent être facilement obtenues par l’alimentation, la vitamine D est plutôt rare dans la nature et est en majeure partie produite à la suite de l’exposition de la peau au soleil.

Cette particularité a des répercussions importantes en termes de cancer, car un grand nombre d’études ont noté que la carence en vitamine D pouvait favoriser le développement de certains types de cancers, notamment ceux du système digestif.

Par exemple, on a observé que la mortalité associée au cancer du côlon était la plus élevée chez les personnes qui étaient le moins exposées à la lumière du soleil, comme les habitants des grandes villes ou ceux des régions situées à des latitudes élevées.

Cet effet est vraisemblablement dû à une carence en vitamine D, car les études épidémiologiques subséquentes ont noté que des taux sanguins élevés de cette vitamine (supérieurs à 25 ng/mL) étaient associés à un risque beaucoup plus faible de cancer colorectal.

VARIATIONS INTERINDIVIDUELLES

Ces observations ont pavé la voie à plusieurs études cliniques visant à déterminer si une supplémentation en vitamine D pouvait être associée à une diminution de l’incidence de cancer.

Globalement, les résultats de ces études sont plutôt mitigés, dans la mesure où on n’a pas pu mettre en évidence d’effet préventif majeur de la vitamine D lorsqu’on examine l’incidence de cancer à l’échelle de l’ensemble de la population à l’étude.

Cependant, une analyse plus détaillée montre que certaines personnes sont beaucoup plus susceptibles de bénéficier des effets anticancer de cette vitamine.

Par exemple, une étude a montré que les personnes minces (IMC ≤ 25) qui avaient pris un supplément de 2000 UI de vitamine D pendant 5 ans avaient moins de risque de développer un cancer de stade avancé, avec une réduction de 38 % comparativement au placebo, tandis que cette protection était non significative chez les personnes en embonpoint et disparaissait complètement chez celles qui étaient obèses.

SOUS-TYPES DE CANCERS

Une étude récente apporte un autre exemple de cette variation de l’efficacité de l’action anticancer de la vitamine D selon les individus.

Dans cette étude, les chercheurs ont examiné l’effet d’un supplément de 2000 UI sur la récidive et la mortalité liée au cancer colorectal en fonction de la présence d’une forme anormale de la protéine p53 dans les cellules cancéreuses.

Le gène p53, appelé gardien du génome en raison de ses propriétés de maintien de l’intégrité de l’ADN, est très souvent muté lors du développement d’un cancer et la protéine qui en résulte est inactive et incapable de freiner la croissance anormale des tumeurs.

Les chercheurs ont recruté 392 patients atteints d’un cancer digestif, principalement du côlon (47 %), de l’estomac (43 %) et de l’œsophage (9 %), incluant 142 d’entre eux qui avaient un cancer ayant une p53 inactive. Les patients ont été séparés au hasard dans un groupe contrôle (placebo) et un groupe vitamine D (2000 UI par jour) et ont été par la suite suivis pendant une période de 5 ans.

Les résultats sont réellement spectaculaires : pour les patients ayant un cancer contenant la protéine p53 inactive, la supplémentation avec 2000 UI était associée à une survie à 5 ans sans récidive du cancer de 81 % comparativement à seulement 31 % pour le placebo.

Étant donné la très forte proportion de cancers qui contiennent un p53 défectueux, ces résultats indiquent donc que les patients qui combattent un cancer peuvent grandement bénéficier d’une normalisation de leurs taux sanguins de vitamine D à l’aide de suppléments.

On considère généralement qu’une dose quotidienne de 2000 UI est requise pour obtenir des taux optimaux de vitamine D, aux environs de 30 ng/mL.

Source : Richard Béliveau, Docteur en biochimie, Journal de Montréal, 18 septembre 2023, p37


265e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE « EN VILLE SANS MA VOITURE »

LA FÊTE NATIONALE DU MALI

LES NOCES D’OR DE JOHNNY ET GINETTE FRÉCHETTE (50 ANS)


Pensée et citation du jour

Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles mais uniquement par manque d’émerveillement.

Gilbert Keith Chesterton


Ça s’est passé un 22 septembre…

(1929) Le pont de Québec ouvert à la circulation automobile. Le pont a été conçu et construit principalement pour servir de pont ferroviaire, mais les voies de tramway et l’une de deux voies ferroviaires furent transformées en voies pour l’automobile et en voies pédestre et cyclable durant les années subséquentes. Les premières voitures purent traverser le pont le 22 septembre 1929 sur une voie de Modèle : 4.27 de large.

Cette largeur n’étant pas suffisante cependant pour que des véhicules lourds comme des camions ou des autobus puissent se rencontrer sur le pont ; des gardiens communiquant par téléphone devaient stopper la circulation à une extrémité du pont lorsqu’un véhicule lourd s’engageait à partir de l’autre rive. La vitesse sur le pont était alors limitée à 15 milles à l’heure, soit environ 24 kilomètres/heure.

(1967) Le Théâtre des variétés de Gilles Latulippe ouvre ses portes. Il est aménagé dans un vieux cinéma de la rue Papineau à Montréal. Gilles Latulippe y fera renaître le burlesque et le vaudeville. Il gardera ce théâtre jusqu’en mai 2000.

(2003) Montréal a tenu sa première journée « En ville, sans ma voiture ! », tout comme 1 300 autres villes dans le monde. Organisé par l’Agence métropolitaine de transport (AMT), l’événement fut un succès, faisant de Montréal la deuxième ville en importance après Paris à participer à cette journée. « En ville, sans ma voiture! » visait à sensibiliser la population aux effets de l’utilisation abusive de l’automobile sur la qualité urbaine et à présenter les différents modes de transports alternatifs à l’auto en solo.


Un pan de notre histoire : Une soirée d’inauguration sur fond de manifestations

La Une

Il y a 60 ans, on inaugurait la Grande Salle de la Place des Arts par un grand concert de l’Orchestre symphonique de Montréal. À l’intérieur, les invités triés sur le volet sont ébahis par la splendeur des lieux. Mais saviez-vous que cette soirée d’inauguration s’est déroulée sous haute tension ?

L’ORIGINE DU PROJET

L’idée d’ériger à Montréal une grande salle de concert et d’opéra ne date pas d’hier. En fait, on retrouve un texte proposant cette idée dans le journal The Canadian Spectator dès 1878.

Depuis le milieu des années 1930, l’Orchestre symphonique de Montréal présente ses concerts à l’auditorium de l’École supérieure Le Plateau. Montréal, considérée comme la métropole culturelle au pays, accueille les plus grands solistes d’Occident, des artistes internationaux qu’on reçoit comme on peut, dans des salles de concert plutôt rudimentaires et souvent dépourvues de loges.

Il faudra malgré tout attendre 1955 pour que Jean Drapeau, le nouveau maire de Montréal, et une poignée de citoyens remédient à la situation et se mobilisent pour doter la ville d’une grande salle de spectacles de calibre international.

Durant les années de planification et de construction du projet, une vive résistance s’organise. D’abord, des voix s’élèvent contre la démolition de logements dans le quadrilatère de l’agora pour cette réalisation jugée élitiste pour plusieurs.

Il faut aussi dire que sur fond d’effervescence nationaliste, le milieu culturel francophone craint que le gestionnaire du projet, l’unilingue anglophone Silas Edman, favorise une programmation américaine.

À cela s’ajoute une lutte entre les syndicats de l’américaine Actor’s Equity et l’Union des artistes, qui forcera l’annulation de la majorité des spectacles prévus pour souligner la première semaine d’ouverture.

Malgré cette opposition, la Place des Arts (PDA) est inaugurée le samedi 21 septembre 1963. Mais le soir de la première, il plane autour de la PDA un certain malaise. Les autorités sont sur les dents et les spectateurs craignent que les manifestations à l’extérieur de l’agora ne dégénèrent en échauffourée, comme celle vécue quelques années auparavant, lors de l’émeute provoquée après la suspension de Maurice Richard en 1955.

LA SOIRÉE DU 21 SEPTEMBRE

Ce soir-là, la majorité des 3000 invités ont pris la précaution d’éviter l’allée centrale de la rue Sainte-Catherine et sont plutôt entrés par le garage de la PDA.

Dehors, 400 manifestants, surtout des jeunes du RIN, auxquels se sont ajoutées des centaines de curieux, se mobilisent et veulent se faire entendre haut et fort.

Ils scandent des slogans comme « Non à la Place des Autres ! », « Place des Riches ! », ou « La Place des Anglais ! ». Ces manifestations, dont fait partie le poète Gaston Miron, demandent aussi le renvoi du directeur général Silas Edman.

Pour les faire taire, le maire Drapeau a recruté 250 policiers de Montréal, qui ont reçu la directive de réprimer tout débordement. Ils n’attendent pas longtemps pour charger les manifestants. Plusieurs sont blessés et une vingtaine sont même arrêtés.

LA NAISSANCE DE NOTRE PLACE DES ARTS

En dépit de cette opposition, la Grande Salle (nommée la salle Wilfrid-Pelletier en 1966) est officiellement inaugurée par un concert classique dirigé par deux éminents chefs d’orchestre, Wilfrid Pelletier et Zubin Mehta. L’orchestre y interprète des œuvres de Gustav Malher, de Maurice Ravel et une œuvre de Jean Papineau-Couture créée pour l’occasion.

Il faudra attendre plusieurs mois après l’inauguration pour que Claude Léveillée devienne le premier Québécois à se produire en tête d’affiche.

On peut dire que c’est ce soir-là, le 27 avril 1964, que la « Place des Autres » est devenue la Place des Arts. Depuis, la PDA connaît un succès qui dépasse de loin toutes les attentes des administrateurs publics qui l’ont rêvée, et elle est aujourd’hui devenue le cœur de la culture à Montréal.

Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, p72


264e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX

LA JOURNÉE MONDIALE DE LA MALADIE D’ALZHEIMER


On jase là…

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative incurable à ce jour du tissu cérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire. C’est la cause la plus fréquente de démence chez l’être humain.

En 2015, il y avait approximativement 48 millions de personnes dans le monde atteintes de cette maladie. Le plus souvent, elle apparaît chez les personnes ayant plus de 65 ans ; seuls 4 % à 5 % des cas d’Alzheimer commencent avant cet âge. Environ 6 % des personnes de 65 ans et plus sont touchées, mais ces chiffres diffèrent en fonction des pays. En 2010, la démence causée par la maladie a provoqué environ 486 000 morts dans le monde.

Soutenons la recherche, en cette journée mondiale.


Pensée et citation du jour

La vie est comme un arc-en-ciel; Il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.

A. Ramaiya


Ça s’est passé un 21 septembre…

(1942) Dès 1939, un prototype est proposé par Boeing aux États-Unis. Il fallait, en effet, un bombardier à grand rayon d’action en vue d’une éventuelle déclaration de guerre. Mais ce n’est que le 21 septembre 1942 que le B-29 effectue son premier vol. Le pilote d’essai aux commandes était Edmund « Eddie » T. Allen. Le deuxième vol s’est nettement moins bien déroulé et Allen en est mort.

(1979) Le gouvernement du Parti québécois dirigé par René Lévesque innove en mettant sur pied un ministère de la Condition féminine. C’est l’ex-ministre de la Consommation, des Coopératives et des Institutions financières, Lise Payette, qui sera nommée à la tête du nouveau ministère. Elle y restera jusqu’à l’élection générale de 1981.

(2001) Les plus grandes vedettes de la télévision, du spectacle et du cinéma américain participent à un grand téléthon de deux heures pour venir en aide aux victimes des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis: « A Tribute to Heroes« . Ce qui a permis de récolter plus de 150 millions $.


Des trucs de grands-mères, indémodables

La Une

Ah ! Nos grands-mères qui avaient solution à tout avec presque pas de moyens. Elles ont été des modèles de débrouillardise. Souvent, on entend dire encore « Ma grand-mère cuisinait les meilleurs-ci, les meilleurs-ça, parce qu’elles savaient tout faire. » Bref, leurs réputations ont transcendé les générations.

Madame Chasse-Taches nous livre quelques-uns de ces trucs de grands-mamans.

***

Les trucs de grands-mères sont des connaissances faisant partie d’une culture orale généralement échangée entre les femmes de la famille. Ma grand-mère m’enseignait comment nettoyer un poêlon en fonte tout comme aujourd’hui on s’échange des trucs pour nettoyer le micro-ondes ou la friteuse à air chaud. Les grands-mères ont une longue vie et leur héritage est précieux.

  • Pour bien dégraisser la vaisselle et les casseroles, ajoutez à l’eau savonneuse un bouchon de vinaigre blanc.
  • Au moment de laver la vaisselle en porcelaine ou les verres en cristal, placez une serviette éponge au fond de l’évier afin d’amortir les chocs. Un bouchon de liège imbibé de jus de citron enlève les taches rebelles sur la vaisselle.
  • Vous pouvez réparer un objet en porcelaine qui a une fêlure. Lavez-le à l’eau chaude savonneuse et faites-le tremper ensuite dans une casserole remplie de lait bouillant. Laissez sécher l’objet sans rincer jusqu’à ce que le lait recolle la fissure. Essuyez avec un linge doux.
  • Une cuillerée de sauce Worcestershire et vos doigts pour frotter le cuivre terni le feront reluire à nouveau.
  • Si les vêtements rangés dans la penderie dégagent une odeur de renfermé, remplissez une petite boule à thé de lavande. Déposez-la dans la penderie et le problème sera réglé en quelques jours.
  • Réparez un parapluie qui est décousu de son armature en utilisant de la soie dentaire cirée. Ce fil très résistant pourra braver toutes les intempéries.
  • Vous voulez retirer les photos (ou coupures de journaux) d’un album dont les pages sont recouvertes d’une pellicule plastifiée autoadhésive ? Laissez l’air chaud d’un sèche-cheveux s’infiltrer graduellement sous la pellicule et vous pourrez la soulever sans dommage.

DANS LA CUISINE

  • Pour bien vider une conserve de pâte de tomate, ouvrez le couvercle puis le dessous. La pâte glissera rapidement sans adhérer aux parois.
  • Pour empêcher le lait de déborder de la casserole, les grands-mères empruntaient une bille à un des enfants. La bille propre dans la casserole remue le contenu et empêche les dégâts.
  • Pour éviter que les saucisses rétrécissent lors de la cuisson, roulez-les dans la farine avant de les faire griller.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 16 septembre 2023, p15


263e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Josée NantelBenoît Briand

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Il y a une différence entre vivre et exister.

Peggy Boucher


Ça s’est passé un 20 septembre…

(1959) L’équipe de voltige de l’ARC, les Golden Hawks subit son premier et dernier accident mortel alors que le lieutenant d’aviation G. J. Kerr entre en collision avec un avion civil dans les environs de Calgary.

(1977) Un incendie ravage quatre ailes de l’hôpital psychiatrique Louis-Hippolyte Lafontaine à Montréal, causant des dommages d’environ 12 millions de dollars, et forçant l’évacuation de quelque 1200 patients.

(2007) L’état de santé de l’économie canadienne permet au dollar d’atteindre la parité avec le dollar américain pour la première fois en plus de 30 ans. Après avoir atteint 1,0002 US en cours de journée, le huard clôturera finalement la journée à 99,87.


La solution : les églises !

La Une

Les maires du Québec, principalement ceux de Montréal, Québec et Gatineau, font la manchette pour quémander encore plus d’argent pour enrayer l’itinérance.

Mais qui va payer pour tout ça ! Vous l’avez deviné; le CONtribuable ! Plus les quêteux vont demander du fric au gouvernement, plus on va nous siphonner. Parce que si on veut éradiquer l’itinérance, on se met un doigt dans l’œil et l’autre vous savez où.

Des personnes on fait le choix de devenir itinérant, d’autres le sont fautes de mieux ou parce que la vie ne les a pas trop aidés. Et beaucoup ont des problèmes de santé mentale. Quand les autorités les envoient dehors avec la directive de prendre leur médication, c’est comme un coup d’épée dans l’eau pour plusieurs. C’est une autre sorte de drogue qui les intéresse.

LES ÉGLISES

Quand les Québécois ont décidé de déserter les églises depuis quelques décennies, on a fait quoi de ces bâtiments ? Vendus à des associations de loisirs, transformés en je ne sais quoi, et des églises, on en a des tonnes. Il n’y a pas un village qui n’a pas la sienne, souvent désertée sauf aux grandes fêtes. Chauffer et entretenir des bâtiments vides, n’est pas l’idée du siècle. Avec du monde dedans, c’est plus logique.

Alors pourquoi on n’en ferait pas des refuges ? Une seule église pour une agglomération de plus de 100 000 habitants et même plus, serait suffisant. Avec les autres, on pourrait vider complètement la section de l’autel pour en faire des aires communes, cuisine, toilettes, douches, salle communautaire et la nef pour l’aménager en chambres individuelles et sobres.

L’église de nouveau avec une vocation communautaire. Pourquoi pas ?

On règlerait une bonne partie du logement. Ce serait plus confortable que dormir sur le macadam, avec le journal comme couverture. Surtout que maintenant, les journaux ont pris la forme numérique… Essayez de vous couvrir avec une tablette…

Mais cette suggestion ne risque pas de voir le jour parce que nos maires et mairesses des villes, qui sont des créatures du gouvernement soit dit en passant, sont avides de fric. Au lieu de taxer leurs citoyens, pour des services de proximité, ils préfèrent taxer toute la population.

Parce qu’il ne faut pas oublier que le gouvernement n’imprime pas des billets de banque au gré des besoins. Il prend l’argent des CONtribuables pour le répartir. Un jour, lorsqu’il va en manquer, c’est dans nos poches qu’il va se renflouer.


262e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Nicole LongpréPierrette LamarreChristalova Ramazani

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Nos jugements sont l’expression tragique de nos besoins.

Marshall Rosenberg


Ça s’est passé un 19 septembre…

(1928) Le célèbre personnage de dessin animé créé par Walt Disney fait sa toute première apparition dans un court dessin animé, « Plane Crazy ». Mais il est encore à l’état d’ébauche et ne s’appelle pas Mickey » mais « Mortimer ». La petite souris prendra son nom définitif dans le premier dessin animé sonore de Walt Disney « Steamboat Willie ».

(1939) Enregistrement et enrôlement de volontaires de tous les Canadiens de 14 à 60 ans pour la deuxième Guerre mondiale.

(1991) André Viger annonce sa retraite de la compétition de haut niveau. Le marathonien en fauteuil roulant, qui fait part de la nouvelle alors qu’il lance son livre autobiographique Ma volonté d’être gagnant, explique qu’il a le sentiment de ne plus pouvoir remporter un marathon, surtout après quatre mois de repos forcé suite à une blessure à une épaule.


Un pan de notre histoire : La bataille des plaines d’Abraham

La Une

LES 20 MINUTES QUI ONT SCELLÉ LE SORT DE L’AMÉRIQUE

En 1759, Québec est le cœur de la Nouvelle-France. L’armée britannique, commandée par James Wolfe, tente de s’en emparer.

Dès le mois de juin, ses troupes bombardent la ville jour et nuit. On parle d’une pluie de plus de 10 000 boulets qui s’abat sur la ville !

Bien campés derrière leurs fortifications, les effectifs militaires français du marquis de Montcalm ont adopté une stratégie défensive. Ils savent que s’ils résistent jusqu’à l’automne, l’arrivée du temps froid forcera les Anglais à déguerpir.

À la fin du mois de juillet, les troupes britanniques sont découragées. Le débarquement qu’ils ont tenté fut un insuccès. Le champ de bataille de Québec est jonché de corps de soldats britanniques; on mentionne plus de 400 morts et blessés.

Le général Wolfe avait longtemps tergiversé avant l’attaque et cette défaite fait pâlir son étoile.

COLÈRE DU GÉNÉRAL BRITANNIQUE

Frustré par sa défaite, le général Wolfe est en furie. Sa colère explose envers ses grenadiers, qu’il juge responsables de l’échec à cause de leur indiscipline. Ces accusations vont altérer les relations entre Wolfe et l’ensemble de son état-major.

Il demande alors à ses généraux de saccager les paroisses autour de Québec. Environ 1400 bâtiments sont incendiés. Puis, il intensifie les bombardements sur la ville fortifiée. La pression est forte. Il sait que ses troupes doutent de son leadership et que le mauvais temps approche. Il doit tenter rapidement un autre débarquement.

ANSE AU FOULON

L’état-major britannique élabore un nouveau plan de contre-attaque pour le 8 septembre. Il aura lieu plus en amont cette fois, en dessous du secteur actuel de Neuville. La pluie abondante empêche toutefois ce plan d’être déployé comme prévu. Dans l’attente, Wolfe et ses généraux en profitent pour explorer la côte en aval de Cap-Rouge.

C’est là qu’ils distinguent un sentier escarpé se dessiner avec le ruissellement de la pluie. Sans évaluer tous les risques, Wolfe change de stratégie et tente le tout pour le tout en envoyant ses troupes escalader la falaise par la plage à l’Anse au Foulon, contre l’avis de ses brigadiers.

Dans la soirée du 12 septembre 1759, l’assaut sur les plages de l’Anse au Foulon se prépare. Les Anglais créent plusieurs diversions pour attirer l’attention de l’armée française loin du lieu de débarquement.

Vers 4 heures du matin, juste avant le lever du soleil, 24 volontaires attaquent sournoisement les sentinelles françaises sur la côte au pied de la falaise. Ils sont rapidement rejoints par l’infanterie légère et le reste du régiment.

Ils doivent agir vite pour ne pas être repérés et garder l’avantage de la surprise. Ils choisissent donc d’escalader la falaise à la faveur de la nuit. Les soldats britanniques dirigée par le lieutenant-colonel William Howe arrivent en premier sur les plaines et mettent facilement en déroute la poignée de vigiles.

À huit heures du matin, les Britanniques réussissent leur débarquement improbable et prennent solidement pied sur les plaines d’Abraham.

FORCES EN PRÉSENCE SUR LES PLAINES

Ce matin-là du 13 septembre 1759, on pense que l’armée du général James Wolfe pouvait compter sur approximativement 4500 soldats de métier. Du côté des forces françaises, on estime que le lieutenant-général Louis-Joseph de Montcalm pouvait compter sur un peu plus de 4000 soldats, dont 2000 étaient des miliciens et des guerriers des Premières Nations.

Si les deux régiments semblent en nombre équivalent, la plus grande différence est plutôt sur le plan de la discipline. En effet, l’armée britannique est uniquement constituée de soldats de l’armée régulière, entraînés aux combats sur un terrain à découvert.

Par ailleurs, les miliciens et les autochtones de l’armée française sont inexpérimentés dans ce type de bataille rangée à l’européenne. De plus, les miliciens français sont bien mal armés, ils ont de simples fusils sans baïonnette.

Pour couronner le tout, quand l’armée arrive face à l’ennemi sur les plaines, les hommes de Montcalm sont fatigués de leur longue marche rapide de près de 16 kilomètres.

LA BATAILLE QUI SCELLE LE SORT DE L’AMÉRIQUE

Montcalm n’a pas beaucoup de temps pour analyser la situation. Il croit qu’il doit déstabiliser l’ennemi avant qu’il ne renforce ses positions. En plus, il est conscient que de se placer derrière les murs de Québec n’est plus une option puisque les fortifications ne tiennent que par un fil. L’attaque semble bien sa meilleure possibilité.

Montcalm décide alors de ne pas attendre l’arrivée de Louis-Antoine de Bougainville et de ses troupes constituées de plus de 2000 soldats professionnels et passe à l’action.

À 10 heures, quand il ordonne de livrer bataille, ses unités se divisent en trois lignes. Il y incorpore des miliciens, ce qui s’avère une stratégie catastrophique. À l’approche de l’armée ennemie, les miliciens de la deuxième, puis de la troisième ligne tirent avant d’en avoir reçu l’ordre.

Pendant ce temps-là, les soldats commandés par Wolfe ne bougent pas. Ils forment une très large ligne de front sur deux rangées de soldats et chargent leur fusil de deux balles. Cette technique rend la salve moins précise, mais provoque un effet monstre.

Puis, à 35 mètres des lignes françaises, les tuniques rouges reçoivent l’ordre de tirer. Ils avancent de quelques pas pour sortir de la fumée générée par les fusils et tirent une autre salve ravageuse. Il est 10h20, les hommes de Montcalm battent en retraite. La bataille n’aura duré que quelques minutes.

DES GÉNÉRAUX MORTS AU COMBAT

Au bilan, l’affrontement de ce matin du 13 septembre 1759 a fait 61 morts et 603 blessés du côté britannique. Chez les troupes françaises, les pertes sont plus importantes. L’historien Gérard Filteau mentionne 150 morts, dont 13 officiers, et plus de 370 prisonniers, sans compter un très grand nombre de blessés.

En plus des décès chez les combattants, souvenons-nous que cette bataille a entraîné la mort des deux généraux. Le général britannique James Wolfe est touché au poignet, à l’aine, puis mortellement à la poitrine. Cette blessure fatale est visiblement causée par une pièce d’artillerie.

Louis-Joseph de Montcalm est blessé au combat par une balle reçue pendant le retrait de ses troupes vers Québec. Sa vilaine blessure, impossible à soigner, lui fera dire : « Tant mieux, je ne verrai pas les Anglais dans Québec. » Son corps sera enterré dans un cratère d’obus sous la chapelle des Ursulines.

Après la bataille des plaines d’Abraham, l’avenir du Canada change à tout jamais. Ce jour-là, le 13 septembre 1759, les Canadiens ont été vaincus, puis conquis l’été suivant, assurément à cause de l’inaction des autorités françaises.

En fait, on peut dire que le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui est né en partie de cette bataille entre la France et la Grande-Bretagne où 20 minutes ont suffi pour sceller le sort de l’Amérique.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, 9 septembre 2023, cahier Weekend, p84


261e jour de l’année

On jase là…

La mairesse sourire veux chasser les véhicules du mont Royal. Fini ! Terminé ! C’est trop dangereux de faire côtoyer automobilistes, cycliste et piétons. On va laisser toute la place uniquement aux piétons et aux cyclistes. Les cyclistes de tout acabit, on s’entend. Et parmi ceux-ci, plusieurs se croient au Tour de France et se foutent de leur vitesse et roulant à tombeau ouvert. Vous verrez, ce sera le bordel et les piétons vont critiquer le comportement dangereux des cyclistes. C’est comme changer quatre trente sous pour une piastre, mais ça va coûter beaucoup, beaucoup de gros sous.


Pensée et citation du jour

C’est en allant vers la mer que le fleuve est fidèle à sa source.

Jean Jaurès


Ça s’est passé un 18 septembre…

(1851) Le New York Times fut fondé le 18 septembre 1851 par Henry Jarvis Raymond et George Jones. Le New York Times est un quotidien depuis sa fondation, mais les éditions du dimanche ne débutèrent qu’après la guerre de Sécession.

(1954) La mémoire du fondateur du Jardin botanique de Montréal, le frère Marie-Victorin (Conrad Kirouac), est immortalisée par une statue qui est érigée en son honneur. Le premier ministre Maurice Dupplessis et le cardinal Paul-Émile Léger procèdent au dévoilement de la statue. Auteur de l’ouvrage référence « La flore laurentienne », le frère Marie-Victorin est décédé en 1944 dans un accident de voiture.

(1967) Intitulé « Un pays qu’il faut faire », le manifeste présenté par le député libéral de Laurier, René Lévesque, préconise l’idée d’un Québec souverain doté d’une association avec le reste du Canada. Ce document aura l’effet d’une bombe chez les membres du Parti libéral. Dans ce manifeste, René Lévesque propose « un régime dans lequel deux nations, l’une dont la patrie serait le Québec, l’autre qui pourrait réarranger à son gré le reste du pays, s’associeraient dans une adaptation originale de la formule des marchés communs, formant un ensemble qui pourrait s’appeler, par exemple, l’Unité canadienne. »

Avant d’être rejetée, la proposition de Lévesque fera l’objet de chaudes discussions au sein du Parti libéral du Québec (PLQ). Le départ de Lévesque mènera à la fondation du Mouvement souveraineté-association (MSA) puis à la création d’un parti politique dont l’objectif premier est de réaliser l’indépendance du Québec : le Parti québécois.


Trois gouttes de lumière…

La Une

Un texte de Yvon Matte

GLAND ET MISSION ÉDUCATIVE

J’ai écrit le poème UN GLAND suite à une rencontre avec un homme qui ramassait des glands. Curieux, je lui ai demandé pourquoi il ramassait les fruits du chêne. Il m’a dit qu’il voulait améliorer l’environnement et que déjà il avait plus de mille glands enfouis dans la terre. Cet homme était fier de ce qu’il faisait.

Je fais un rapprochement avec la mission éducative. Chaque élève ou étudiant a reçu dans sa terre une approche qui l’a marqué un jour ou l’autre par tel professeur ou tel autre. Au cœur de l’enseignement, il y a celles et ceux qui aiment leur travail et qui font le nécessaire pour rendre leur enseignement accessible.

Nous avons été dans l’enseignement des semeurs d’une éducation, d’un enseignement qui a pris racine auprès de nombreux jeunes.

À titre d’exemple, j’avais en 4e année un jeune prénommé Albert (nom fictif) qui ne voulait rien savoir de la lecture. Puis un jour, il me met sur une piste en venant me montrer et me lire un article sur les automobiles. Son intérêt pour les voitures a fait que la lecture est devenue facile pour lui comme pour moi, car il avait trouvé une motivation. Aujourd’hui, ce jeune est mécanicien dans la région de Portneuf.

UN GLAND

Un gland ne fait pas de bruit

Et déjà se prépare

Pour une prochaine saison.

***

lI accueille son berceau

Et lui demande le temps

D’une gestation.

***

Dans son dortoir

Il sommeille en pensant

À sa mère porteuse.

***

Il rêve de grandeur

De cimes à atteindre

Et de racines solides.

***

Puis un matin de printemps

Son corps fragile

Prend des élans de soleil.

***

Tout autour de lui

Rien sinon qu’une surface vide

Où il veut grandir.

***

De l’astre le caressant

Il contemple cet univers

L’accueillant à ciel ouvert.

***

Au sablier des années

S’inscrit son passé

Et des fruits pour le présent.

***

Dans une douce harmonie

La succession des étés

Et d’autre arbres en héritage.

***

D’un champ garé

En plein soleil se trouve maintenant

Une forêt de chênes.


260e jour de l’année

Pensée et citation du jour

Nous marchons, sans le savoir, sur le trésor que nous cherchons.

Thomas D’Ansembourg


Ça s’est passé un 17 septembre…

(1759) Bombardés par la marine britannique depuis deux mois, les Français assiégés dans Québec capitulent. Le jour de la capitulation de Québec, le capitaine John Knox est envoyé pour prendre possession de la ville. Vue de l’extérieur, la capitale de la Nouvelle-France a toujours l’air indestructible. Mais une fois qu’il franchit les portes, il n’en revient pas.

Aucune maison n’a été épargnée par les obus et les pots à feu anglais. La basse-ville n’est plus qu’un amas de ruines fumantes parmi lesquelles rôdent des femmes et des enfants au visage hagard à la recherche de nourriture. Dans la haute-ville, aucune maison n’est indemne, leurs murs sont transpercés de trous béants. Parmi les civils demeurés dans la ville on compte environ 2300 femmes, enfants et vieillards. Ils ont tout perdu. Les hommes ne sont pas là, ils sont toujours avec ce qui reste de l’armée française. Les ursulines soignent comme elles le peuvent les 1200 malades et blessés, qu’ils soient Français, Canadiens ou Anglais.

(1984) Brian Mulroney devint premier ministre après que son Parti progressiste-conservateur eut remporté le plus grand nombre de sièges parlementaires dans l’histoire du Canada.

(1991) Le téléroman jeunesse Watatatow, qui sera une excellente rampe de lancement pour de jeunes comédiens, débute à la SRC. Un téléroman racontant les expériences vécues par des adolescents avec leur famille, leurs amours, leurs amitiés, leurs joies et leurs peines. Quatre familles faisaient partie du scénario. La série a été en ondes pendant 14 ans et s’adressait aux jeunes de 12 à 17 ans. La série était une quotidienne, ce qui explique les 1220 épisodes qui ont pris fin le 21 février 2005.


Une jolie parodie à la Martineau

La Une

J’ai beaucoup aimé l’article de Richard Martineau, jeudi dernier dans le Journal de Montréal, au point où je ne peux m’empêcher de vous le partager…

***

UNE « ENGLISH WEEK » ? QUELLE BONNE IDÉE !

Comme on a pu le lire dans Le Devoir hier, le cégep Garneau [à Québec] organise une « English week » afin d’aider ses étudiants à développer cette langue méconnue.

Mais quelle bonne idée !

Ça c’est de la diversité, les amis ! Ça c’est de l’ouverture à l’autre !

À LA DÉFENSE DES MINORITÉS

Je me disais justement ça en marchant dans les rues de Montréal, l’autre jour.

« Il me semble qu’on ne s’ouvre pas suffisamment à la minorité anglophone, au Québec. Qu’est-ce qu’on pourrait faire pour que nos amis anglos se sentent plus acceptés ? »

Les cerveaux du cégep Garneau ont trouvé la solution : organiser une « English week » dans un cégep nommé en l’honneur d’un grand défenseur de la langue française !

C’est bien beau vanter la beauté du tatalog, de l’ourdou et du turkmène, sans oublier les diverses langues autochtones perlées sur le territoire québécois.

Et c’est bien beau rappeler que la plupart des mots que nous utilisons dans la vie de tous les jours proviennent du grec et du latin.

Mais il ne faut pas oublier l’anglais !

Ce n’est pas parce que seulement 1,5 milliard de personnes parlent anglais dans le monde qu’il faut bouder cette langue !

En tout cas, au cégep Garneau, on a décidé de prendre le taureau par les cornes. On demande même aux professeurs de maths, de bio ou de français de parler anglais dans leurs cours, histoire d’habituer les oreilles des jeunes aux subtilités de cette langue étrange et exotique !

« Ne soyez pas surpris si vous entendez des gens parler en anglais autour de vous cette semaine », lit-on sur le site du cégep Garneau.

C’est parce que c’est l’ENGLISH week !

C’est vrai que c’est surprenant d’entendre des gens parler anglais au Québec, non ?

Surtout dans les cours d’école !

Chaque fois que ça arrive, je sursaute.

« Hein ? C’est quoi ça ? Du zoulou ? Du serbo-croate ? Du ouzbez ?

– Non, c’est de l’anglais !

– Ah, c’est ça, de l’anglais ? C’est bien bizarre ! »

FOR ALL QWEBEQ

Ce qui est intéressant, avec cette langue, c’est qu’elle est utilisée par de nombreuses minorités au Québec.

Les Pakistanais parlent anglais ! Les Afghans parlent anglais ! Les Indiens parlent anglais ! Les Turcs parlent anglais ! Les Chinois parlent anglais !

En parlant anglais, tu t’ouvres à toutes ces minorités !

Tu fais d’une pierre, mille coups ! Pourquoi rester dans sa petite grotte poussiéreuse quand on peut s’ouvrir sur le monde ?

Ouvrons-nous les amis ! Une minorité parle anglais ? Parlons tous anglais ! Une infime minorité ne s’identifie à aucun genre ? Transformons toutes les toilettes genrées en toilettes mixtes !

Tu reçois 30 amis à souper et l’un d’entre eux est nudiste ? Allez, hop, tout le monde tout nu ! Que je n’en voie pas un habillé !

« La marge, c’est ce qui fait tenir la page », disait le cinéaste Jean-Luc Godard.

Eh bien, la minorité, c’est ce qui fait bouger la majorité ! En 2023, ce n’est plus le chien qui agite la queue. C’est la queue qui agite le chien !

Allez, encore un effort, amis francophones, pour que les anglos ne se sentent plus isolés en Amérique du Nord !

Décrétons une « English week » pour tout le Québec !


259e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DU MEXIQUE

LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR LA PROTECTION DE LA COUCHE D’OZONE


En mémoire de…

VIC VOGEL 1935-2019 – Pianiste, compositeur et chef d’orchestre montréalais de jazz.

MARIA ROCCO 1951-2022 – Connaissance.


Pensée et citation du jour

L’amour apporte courage et soulage la solitude.

Bertrand Russell


Ça s’est passé un 16 septembre…

(1982) Le massacre de Sabra et Chatila (deux camps de réfugiés palestiniens de Beyrouth-Ouest au Liban) a été perpétré, du 16 au 17 septembre 1982, par la milice chrétienne libanaise dirigée par Elie Hobeika, dans un secteur occupé par l’armée israélienne depuis l’Opération Paix en Galilée. Le nombre de victimes varie suivant les sources entre 700 et 3500.

(1997) Pour rendre hommage à Félix Leclerc, l’autoroute 40 devient l’autoroute Félix-Leclerc. Une cérémonie marquant cet événement a lieu simultanément à Québec et à Trois-Rivières.

(1998) La production Notre-Dame de Paris est présentée en avant-première mondiale à Paris, où elle est déjà assurée d’être jouée à guichets fermés jusqu’à la fin d’octobre devant plus de 125 000 spectateurs. Créée par Richard Cocciante sur les textes de Luc Plamondon, elle met en vedette Daniel Lavoie, Garou, Bruno Pelletier et Luck Mervil. À ce jour, le disque s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires au Québec et dans les pays francophones d’Europe.


Ça va mal à la justice

La Une

Il y a quelque 325 avocats par 100 000 habitants au Québec. C’est 29 % de plus que la moyenne canadienne, où le ratio est de 252 avocats. Le Québec est 2e au pays pour le nombre d’avocats par rapport à la population, derrière les 339 avocats par 100 000 habitants en Ontario.

En feuilletant mon journal hier matin, je suis tombé sur deux articles relatant des procès pour meurtre. Le premier a été commis en novembre 2019, et le procès a débuté mardi dernier. Le second, en 2009 et l’accusée, déjà condamnée deux fois, en est à son troisième, oui vous avez bien lu, son troisième procès.

Autre cause, celle d’une jeune femme fortement intoxiquée, qui a provoqué un accident mortel en 2018. Dans ce dernier cas, elle a été reconnue coupable et sa sentence sera prononcée… aux calendres grecques.

Trois cas et une éternité pour les rendre à terme. Pourquoi faire vivre ce calvaire aux victimes et familles pendant toutes ces années ? C’est un pénible chemin de croix inutile.

Et devinez pourquoi la justice niaise comme ça ?

Imaginez… Il manque de juges ? Nommez-en ! Vous attendez quoi au juste ?

Pour être juge, il faut d’abord être avocat. Alors, ce ne sont pas les avocats qui manquent au Québec. Allo la justice ? Ce n’est pas normal que les causes traînent en longueur, surtout quand ce sont des procédures tout de même simples.

Tout récemment, on apprenait que des criminels s’en sortiront par la grande porte, sans peine, parce que des procès seront carrément abandonnés. La raison : on manque de juges.

C’est quoi cette justice de merde ?

Il y a quelques années, des procès tiraient en longueur, certains à cause des avocats pour toutes sortes de raisons et beaucoup de remises. Alors que pour d’autres, le travail des enquêteurs était tellement complexe, que les délais s’allongeaient indûment.

On a fait quoi ??? Les bandits ont invoqué l’arrêt Jordan. Et voilà ! Vive la liberté… Avec un sourire en coin.

Pour rafraîchir les mémoires, l’arrêt Jordan est une décision de la Cour suprême du Canada qui fixe des plafonds quant aux délais judiciaires. Selon cette décision, un accusé doit être jugé dans un délai de 18 mois pour les cours provinciales et de 30 mois pour les cours supérieures. L’arrêt Jordan découle de la cause de Barrett Richard Jordan, qui a été inculpé en 2008 pour trafic de drogue et déclaré coupable en 2013, après un délai de 49 mois.

C’est ça notre justice !


258e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LES FÊTES NATIONALDE DU COSTA RICA, DU GUATEMALA, DU EL SALVADOR, DU HONDURAS ET DU NICARAGUA


En mémoire de…

RÉAL GILBERT 1944-2022 – Voisin de camping et un excellent électricien.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Hélène Deraps

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Il n’y a qu’une réussite: Arriver à vivre sa vie comme on l’entend.

Christopher Morley


Ça s’est passé un 15 septembre…

(1922) Deux frères, John W. et Alfred J. Billes, décident de mettre en commun leurs économies, soit 1800 $, afin d’acheter la société Hamilton Tire and Garage Ltd, située dans l’est de Toronto. En 1927, Canadian Tire est officiellement constituée en société. En 1928, afin de mieux desservir leur marché, les frères Billes publient leur premier catalogue : au recto figurent des offres spéciales sur les pneus, et au verso, une carte pratique de l’Ontario. De nos jours, le catalogue annuel de Canadian Tire est publié à presque neuf millions d’exemplaires, en français et en anglais.

(1960) Maurice Richard annonce sa retraite du hockey après 18 saisons passées dans l’uniforme du Canadien. Le Rocket a marqué 544 buts en saisons régulières et 82 en séries de fin de saison. Il accroche ses patins après avoir établi une quinzaine de records de la Ligue nationale.

(1971) Ce premier épisode, « Murder By The Book« , a été dirigé par Steven Spielberg, alors âgé de 19 ans. Le lieutenant Columbo est le fameux policier de la brigade criminelle de Los Angeles à l’imperméable usé et à la Peugeot 403 cabriolet délabrée. La particularité première de cette série est que nous connaissons toujours le criminel puisque chaque épisode débute par le meurtre.


Drôleries

La Une

Un homme regarde pendant 4 heures son contrat de mariage. Sa femme lui demande :

– Que cherches-tu ?

Il lui répond :

– La date d’expiration !

***

Mon mari vient de me poser un ultimatum : C’est lui ou Facebook ! Je vais vous laisser… je dois l’aider à faire ses valises !

***

Je viens de perdre une amie qui savait faire la fête comme personne. Un truc horrible. Elle s’est coincé le doigt dans une alliance.

***

Je suis heureuse de vous annoncer que j’ai fini de monter ma commode IKEA, toute seule, sans les plans… Finalement, c’est un tabouret !

***

Faire l’amour régulièrement diminue les risques de crise cardiaque… Sauf si votre femme rentre à l’improviste.

***

Mon médecin m’a donné 6 mois à vivre. Je l’ai tué et le juge m’a donné 20 ans. Problème résolu !

***

Avant, t’allais au supermarché avec 50 dollars, tu revenais avec plein de trucs. Aujourd’hui, impossible : Y’a trop de caméras de surveillance.

***

Un jeune homme appelle sa mère et lui dit :

– Maman, je me suis disputé avec ma femme, je viens dormir chez toi.

La mère répond :

– Pas question, il faut la punir, je viens dormir chez vous !

***

Un homme est avec sa maîtresse au restaurant. Dans un élan de romantisme il lui dit :

– Dis-moi des mots qui vont augmenter mon rythme cardiaque.

Elle lui dit :

– Ta femme est assise derrière nous !

***

Les trois étapes de la vie :

Les jeunes : Ils ont le temps et l’énergie, mais pas d’argent.

Les adultes : Ils ont l’argent et l’énergie, mais pas le temps.

Les vieux : Ils ont le temp et l’argent, mais pas l’énergie.

Moralité : Profitez de la vie et du moment présent, car vous ne pourrez jamais tout avoir !

***

Deux fillettes discutent. La plus jeune demande :

– T’as eu quoi pour ton anniversaire ?

La plus vieille :

– Une poupée Barbie. Et toi, t’auras quoi ?

La plus jeune :

– Je vais demander un Tampax.

La plus vieille :

– C’est quoi un Tampax ?

La plus jeune :

J’en sais rien… Mais à la télé, ils disent qu’avec un Tampax on peut aller à la plage tous les jours, faire du vélo, faire du cheval, danser, courir, faire des trucs sympas, et le meilleur, sans que personne s’en aperçoive !!!

***

L’âne est l’animal le plus généreux, il prête son nom à tout le monde.

***

Vu sous une affiche interdisant un espace de stationnement pour personne handicapée :

« Être con n’est pas un handicap. Garez-vous ailleurs »

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Buvons à nos défauts puisque nos qualités, personne ne les reconnaît !

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Il est loin le temps où les filles cuisinaient comme leur mère… Aujourd’hui, elles boivent comme leur père.

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J’ai un ami qui s’est fait arnaquer sur AMAZON… Il a dépensé 800 $ pour un appareil qui fait grossir le pénis. Il a finalement reçu une loupe !

***

Ce n’est pas le Wifi qui permet de connecter les gens entre eux, c’est l’apéro.

***

Certains ont peur du vide… Moi, vu le prix de l’essence j’ai plutôt peur du plein.

***

Conseil du jour : Si vous suspendez des CD dans votre potager pour le protéger, évitez la Compagnie Créole… Ça fait rire les oiseaux et chanter les abeilles !

***

Une mère à sa petite fille :

– Anna, comprend-tu pourquoi je t’ai mise en pénitence dans le coin ?

La petite :

– Parce que j’ai rasé le chat…? Mais c’est la faute à papa. L’autre jour il disait à son ami qu’il aimait bien les chattes rasées.

***

Ma pizza est brûlée, ma bière est congelée, ma femme est enceinte. Bref, je ne la sors jamais à temps.


257e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Samuel Liam Desponts AubinYvan Boulanger

Bon anniversaire !


On jase là…

Ce vendredi on entre dans le mouvement anti-Facebook. Pas de Facebook pour 24 heures. Il s’agit d’un mouvement lancé par la Fédération professionnelles des journalistes du Québec (FPJQ) et la Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRD), auquel les gens d’affaires et les principaux syndicats ont décidé de se joindre pour répliquer au blocage de nouvelles, imposé par Meta en juillet dernier. Ceux et celle qui voudront lire mon blogue, vendredi, devront s’y rendre via normandnantel.com. Le lien habituel sur Facebook ne sera pas disponible ce vendredi. Pour les abonnés au blogue, vous recevrez toujours la publication par courriel. Je joins le mouvement !


Pensée et citation du jour

La beauté n’est pas dans les choses, elle est dans nos yeux.

Bernard Noël


Ça s’est passé un 14 septembre…

(1852) Le premier chemin de fer à relier Longueuil à une autre ville est celui de la Compagnie de chemin de fer du Saint-Laurent et de I’Atlantique (St.Lawrence & Atlantic Railroad) qui, dès 1847, relie, deux fois par jour, Longueuil à Saint-Hyacinthe, puis, à partir du 14 septembre 1852, à Sherbrooke. Le train part de Longueuil et fait des arrêts aux stations suivantes: Saint-Hilaire, Saint-Hyacinthe, Upton, Acton Vale, Durham, Richmond, Windsor et Sherbrooke.

(1993) La deux millionièmes motoneiges construites par Bombardier, une Summit 94, passe sur la chaîne de montage de l’usine, à Valcourt. Elle ira rejoindre le mois suivant au musée la TNT Everest produite vingt ans auparavant, et qui avait permis à Bombardier de franchir le cap du million.

(2008) Le parcours doré de Chantal Petitclerc se poursuit aux Jeux paralympiques de Pékin. Elle a gagné deux médailles d’or en moins de deux heures alors que Diane Roy a remporté une médaille de bronze.