La Une
Un chauffeur d’autobus voit une enfant seule sous le soleil et décide de s’arrêter. C’était une journée d’été torride, avec le soleil qui tapait fort.

Le chauffeur de l’autobus faisait un trajet dont il avait l’habitude, quand il remarqua la petite figure au bord de la route. C’était une enfant qui semblait perdue et qui portait de vieilles chaussures.
Le chauffeur s’inquiéta : il faisait très chaud ce jour-là et l’enfant marchait sous un soleil de plomb.
Sans hésiter, il annonça aux passagers qu’il devait s’arrêter. Puis, il demanda à la petite si elle allait bien.
L’enfant répondit qu’elle s’était éloignée de chez elle et qu’elle ne retrouvait plus son chemin.
Le chauffeur l’invita immédiatement à monter. Il lui donna une bouteille d’eau et la fit s’asseoir à côté de lui.
Il lui demanda de lui donner des indices pour l’aider à retrouver son adresse, par exemple les magasins qui se trouvaient près de chez elle, la couleur des maisons.
L’enfant, encore effrayée, tenta de se rappeler et put décrire certains détails de son quartier.
Le chauffeur l’écouta attentivement et put réunir toutes les informations utiles. Grâce à sa connaissance de la ville et des routes, il planifia le parcours le plus probable.
Il annonça aux passagers qu’il allait faire une déviation du trajet habituel. Il se dirigea vers des routes qu’il ne parcourait pas habituellement, et la petite commença à reconnaître des lieux familiers.
Grâce à son expérience, il avait pu identifier le quartier décrit par l’enfant.
Le chauffeur suivit ses indications et ils arrivèrent enfin à la maison de la petite. Quand l’autobus s’arrêta, sa mère était devant la porte, affolée.
Avec joie, la femme courut vers l’autobus et embrassa tendrement la fillette. Les passagers de l’autobus qui avaient assisté à toute l’histoire, se mirent à applaudir le chauffeur.
Son geste de gentillesse et de compassion avait touché tout le monde.
Malgré la déviation qui n’était pas prévue, tous étaient heureux d’avoir assisté à cet événement.
Ce soir-là, le chauffeur rentra chez lui conscient d’avoir fait la différence dans la vie de cette famille. Il s’endormit en souriant, conscient que son rôle de chauffeur pouvait être beaucoup plus qu’un simple travail : cela pourrait être un moyen de rendre un endroit meilleur, un geste d’humanité envers ceux qui en avaient besoin.
Même si on a un travail à l’apparence plus simple, on a toujours l’occasion de faire la différence pour quelqu’un d’autre.
228e jour de l’année
Mercredi, 16 août 2023
À la douce mémoire de…
PETER FONDA 1940-2019 – Acteur américain connu pour son rôle dans Easy Rider.
ARETHA FRANKLIN 1942-2018 – chanteuse, pianiste et auteure-compositrice américaine de soul, jazz, gospel et rhythm and blues. Elle est fréquemment surnommée « La Reine de la Soul »
ELVIS PRESLEY 1935-1977 – Chanteur et acteur américain. Surnommé « The King of Rock and Roll » ou plus simplement « The King » en raison de son immense succès international et pour son rôle dans l’expansion de ce style musical à l’échelle mondiale, il est l’une des icônes culturelles majeures du XXᵉ siècle
PASCAL ROLLIN 1940-2021 – Acteur et comédien québécois.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Ma Loulou – Carey Price – Madonna
Bon anniversaire !
On jase là…
Depuis son lancement, la Ford Mustang électrique ne m’impressionne pas du tout. L’allure profilée et racée est disparue avec cette nouvelle génération. Je la trouve trop haute et bien différentes des anciens modèles toujours appréciés et convoités. Elle manque de style. En contrepartie, je vous invite à découvrir la Dodge Charger Daytona SRT Concept. Une ligne comme je les aime que qui rappelle les Muscle cars des années ’60 et ’70.
Elle a de la gueule et on dit que le modèle de production s’en rapprochera beaucoup. Si vous avez une chance de feuilleter le Journal de Montréal d’hier, je vous invite à vous rendre à la page 47. Ford aurait dû faire revire la Mach 1, à la mode électrique. Impact favorable assuré !
Pensée et citation du jour
Quand tu souffres, regarde la douleur en face: elle te consolera elle-même et t’apprendra quelque chose.
Alexandre Dumas
Ça s’est passé un 16 août…
(1954) Le Sport Illustrated est publié pour la première fois. En page couverture on peut voir une photo du joueur de baseball Eddie Mathews des Braves prise au County Stadium de Milwaukee. Il est un des plus importants magazines sportifs hebdomadaires américains, possédé par le géant des médias Time Warner. Il a trois millions d’abonnés et est lu par environ de 23 millions de personnes chaque semaine.
(1977) Décès du King Elvis Presley, 42 ans, victime d’une crise cardiaque.
Elvis divorce en 1973. Ce sera pour lui, une descente aux enfers : alcool, médicaments antidépresseurs, tournées harassantes etc… Elvis devient bouffi, obèse et paranoïaque, il n’est plus que l’ombre de lui-même. Le Roi incontesté du Rock’n’Roll, voit la mort arriver à grands pas.
Elvis Presley décède le 16 août 1977 à Memphis dans le Tennessee. Il est trouvé mort dans la salle de bain de Graceland, par sa dernière compagne Ginger Alden. Malgré tous les efforts pour le ranimer, il est déclaré officiellement mort à 16 heures. Le rapport de l’enquête médicale conclut à une mort naturelle (arrêt cardiaque).
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La Une
C’est ici que se trouvait le premier établissement homosexuel connu en Amérique du Nord. Saviez-vous qu’à l’époque de la Nouvelle-France, tout mâle en âge légal de se marier devait se trouver une épouse dans les quinze jours suivant l’arrivée des bateaux transportant les filles du Roy ? On avait si peur de toute forme de débauche que certains boisés étaient même interdits aux célibataires.

En 1648, le premier homme inculpé (un militaire) d’un crime « contre nature » est formellement accusé d’avoir commis le pire des crimes et est condamné à mort. Il évitera toutefois sa sentence en acceptant de devenir le premier bourreau de la colonie.
APPLES AND CAKE SHOP
Ce n’est pas d’hier que l’homosexualité est condamnée et réprimée au Québec. Nous le savons et le constatons bien souvent grâce aux documents juridiques. Par exemple, en 1869, le commerçant Moïse Tellier est arrêté par les autorités canadiennes.
La pièce à l’arrière de sa boutique Apples and Cake Shop, rue Craig, aujourd’hui rue Saint-Antoine, tout près du boulevard Saint-Laurent, servait à des relations sexuelles entre hommes.
Un crime extrêmement grave en ce milieu du XIXe siècle, un comportement répréhensible rivalisant avec ceux de Sodome et Gomorrhe, pouvait-on lire dans un journal de l’époque. Par cette intervention, le premier établissement officiellement connu du continent nord-américain venait d’être fermé.
Il faut noter que la culture gaie connue, qui prend progressivement forme à Montréal ç cette époque, est d’abord masculine. Une loi promulguée en 1892 rend illégale la « grossière indécence » entre hommes, ce qui comprend tout geste indiquant une attirance envers le même sexe, y compris les simples contacts, la danse et les baisers.
En 1953, on étend cette loi aux femmes. Les relations homosexuelles sont donc criminalisées et surtout passibles de peine d’emprisonnement de cinq ans au Canada.
Malgré la sévérité de la loi et la répression policière, dans les grandes villes du Québec comme à Montréal, on constate qu’un nombre de plus en plus important d’hommes défient les risques d’arrestation.
LES CHOSES CHANGENT TRANQUILLEMENT
À la fin de l’été 1959, des centaines d’hommes homosexuels sortent de l’ombre pour festoyer et danser au Downbeat Club, rue Peel. Ils se réunissent pour souligner le 24e anniversaire de la célèbre drag-queen La Monroe. Il fallait oser, parce qu’on était encore à une époque où l’homosexualité était taboue partout en Amérique du Nord.
Beaucoup considéraient les homosexuels comme des malades mentaux. Vous savez, dans les années 1960, il était aussi formellement interdit de servir de l’alcool aux gens suspectés d’homosexualité.
La communauté gaie s’affiche un peu plus librement dans les années 1970 dans certains secteurs de la ville, mais les espaces de rassemblement homosexuel restent semi-clandestins et plutôt fragiles. En 1973, la légendaire discothèque de la rue Stanley, le Lime-Light, ouvre à Montréal et contribue à l’émancipation de la communauté. Le maître du disco de la ville, le DJ Robert Ouimet, attire les foules sur la piste de danse.
Le magazine Rolling Stone va même l’élire le meilleur DJ nord-américain.
RÉPRESSION ET RÉACTION
À l’automne de 1977, la police montréalaise organise une descente aux bars gais le Truxx et Mystique, rue Stanley. Dans une violence qui serait inacceptable dans la société québécoise d’aujourd’hui, une bonne cinquantaine de policiers lourdement armés de mitraillettes bousculent les clients, les terrorisent et procèdent à l’arrestation de plus de 200 hommes.
On accuse 143 d’entre eux de se trouver dans une maison de débauche et de grossière indécence.
Cette rafle policière demeure la plus importante depuis les événements de la crise d’Octobre en 1970.
Trop, c’est trop ! Longtemps réprimée, la communauté homosexuelle se mobilise spontanément.
Moins de 24 heures après l’intervention des forces de l’ordre, plus de 2000 hommes manifestent contre le zèle, la violence et l’acharnement policiers. La pression est telle que le l’Assemblée nationale du Québec, alors dirigée par le Parti Québécois de René Lévesque, modifie la Charte des droits et libertés de la province pour empêcher la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle des Québécois.
Les policiers poursuivront quand même leurs visites surprises et leurs arrestations dans les établissements gais, puisque nous vivons dans une fédération et que le droit criminel est un champ de juridiction qui ne relève pas des provinces.
UN PREMIER DÉFILÉ GAI À MONTRÉAL
La Brigade rose fondée par le militant montréalais John Banks met sur pied le premier défilé de la Fierté à Montréal le 23 juin 1979. L’événement n’a pas de financement et bénéficie d’un minimum d’organisation. Le point de rendez-vous pour le départ est donné au carré Saint-Louis. La marche festive et colorée des 52 participants qui se termine au parc Lafontaine suscite la surprise des Montréalais.
Puis, presque chaque été entre 1980 et 1991, le défilé anime les rues de la métropole.
En 1991, Robert Vézina crée le célèbre Black & Blue. Le party attire les foules et devient rapidement un événement phare de la communauté LGBTQ+ et du grand public qui aime danser et faire la fête.
Deux ans plus tard, le premier véritable organisme montréalais de la Fierté est mis sur pied à Montréal par Suzanne Girard et Puelo Deir. Divers/Cité réussit à attirer 5000 personnes à son premier défilé. On sent alors que Montréal s’affirme comme une des grandes villes gaies dans le monde.
FIERTÉ MONTRÉAL
En 2007, Fierté Montréal remplace le défilé de Divers/Cité. L’événement est alors considéré comme la plus grande célébration de la Fierté dans le monde francophone.
En 2017, Fierté Canada attire 2,7 millions de visiteurs. Les mentalités évoluent et les comportements d’inclusion et d’acceptation des différences se manifestent indéniablement.
Le 16 mai 2019, les députés de l’Assemblée nationale du Québec reconnaissent officiellement le statut particulier du Village LGBTQ+ de Montréal comme le plus grand quartier LGBTQ+ en Amérique du Nord, après celui de San Francisco, ainsi que lieu de refuge et d’émancipation.
Cette année, le Défilé de la Fierté s’est tenu dimanche dernier à Montréal pour célébrer les droits des communautés 2SLGBTQIA+.
Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 12 août 2023, p72
227e jour de l’année
Mardi, 15 août 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE NATIONALE DE L’ACADIE
LES FÊTES NATIONALES DES RÉPUBLIQUES DU CONGO ET DE LA CORÉE DU SUD
À la douce mémoire de…
Albert Millaire 1935-2018 – Comédien et acteur québécois.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Carole Gagné
Pensée et citation du jour…
Mieux vaut agir, quitte à s’en repentir, que de se repentir de n’avoir rien fait.
Boccage
Ça s’est passé un 15 août…
(1884) Adoption du drapeau acadien. Le drapeau de l’Acadie, aussi appelé le drapeau acadien ou le tricolore étoilé, est le drapeau national de l’Acadie. Il est composé de trois bandes verticales: bleue à gauche, blanche au centre et rouge à droite; une étoile jaune est située dans le canton (en haut de la bande bleue). Il a été adopté le 15 août 1884 à Miscouche, à l’Île-du-Prince-Édouard (Canada) et utilisé pour la première fois le lendemain.
(1969) Le Festival de Woodstock (Woodstock Music and Art Festival) est un concert de musique rock, organisé du 15 au 17 août 1969, à Bethel aux États-Unis, près de Woodstock (État de New York). Ce festival, prévu pour 50 000 spectateurs et qui en accueillit plus de 450 000 pour célébrer l’amour, la paix, la musique.
Les plus grandes stars du rock se succèdent sur la scène : Joan Baez, Joe Cocker, Janis Joplin, Santana, The Who… et Jimi Hendrix qui y interprétera l’hymne américain, « Star Splangled Banner » en évoquant les bombes qui tombent alors sur le Vietnam… Cette célébration constitue le paroxysme de la culture hippie des années 60.
(2008) Céline Dion renoue avec son public québécois après huit ans d’absence en donnant le premier d’une série de neuf concerts de la tournée Taking Chances prévus au Centre Bell jusqu’en février 2009. Quelque 22 000 spectateurs sont venus acclamer la chanteuse, y compris plusieurs artistes et personnalités politiques. La prestation de Véronic DiCaire en première partie de la soirée a été très appréciée du public.
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La Une
Un texte de Gilles Proulx, 10 août 2023
Intégrer l’immigration ou se désintégrer en se faisant rejeter par elle: ne voilà-t-il pas les termes du combat pour la survie de notre peuple sans pays dans l’océan anglohispanophone de l’Amérique du Nord?

Le « Être ou ne pas être » de Shakespeare, si on le traduit dans notre réalité nationale depuis au moins deux siècles et demi, c’est « Intégrer ou se désintégrer ».
Prenons la commissaire scolaire Sophie De Vito. Cette défenderesse du droit des anglophones tellement bafoués expliquait les anicroches du REM par le fait que des francophones s’en sont occupés.
Cette femme est-elle parente avec le garagiste et hôtelier Tony de Vito? Aucune idée! Mais son nom m’évoque ce De Vito, sympathique et généreux, mais qui vomissait sur le Québec, exécrait René Lévesque, maudissait la loi 101, etc.
Un pan important de la communauté italienne de Montréal s’est assimilé au bloc anglophone et est devenu férocement pro-Canadian et pro-English. Pourquoi? Parce qu’on ne l’a pas intégré!
Affront à la dignité
Au même moment, un professeur du Cégep de Concordia (car il s’agit au fond d’un gros « sidjep » surfinancé par Québec) roule notre langue dans la fange.
Gad Saad, un Libanais d’origine chez nous depuis des décennies, affirme que l’accent québécois est un « affront à la dignité humaine ». Aurait-il eu cette vision hautaine s’il avait enseigné en français chez nous? Probablement pas, mais on ne l’a pas intégré.
Morts-vivants
Les morts-vivants (nous) ont-ils réagi à ces insultes? À peine. Des tapes sur les doigts. A-t-on vu les hauts gradés de la CAQ se lever? Non. Les nationaleux sont des fauves dégriffés!
Que ce soit les « burkinis » dans les piscines que nul n’ose décrier (car c’est une tenue permise par la Charte) ou ces menus unilingues anglais que l’on donne spontanément à quiconque semble étranger à l’Oeufrier de Verdun (comme si l’anglais s’imposait pour eux), la machine à intégrer du Québec est détraquée.
226e jour de l’année
Lundi, 14 août 2023
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Isabelle Tardif
Bon anniversaire !
On jase là…
Avez-vous remarqué l’émission LES GAGS, diffusée à TVA ? Les attrapes sont drôles et c’est bien fait, sauf sur un point : Pourquoi l’anglais est utilisé à outrance ? C’est une production québécoise et tous les décors sont en anglais. Si vous pouvez lire sur les lèvres, vous remarquerez que les échanges sont également en anglais. C’est quoi cette manie de se prostituer pour l’international ? Ce sont uniquement de la musique et des rires qu’on entend. la musique et les rires n’ont pas de langue il me semble.
Pensée et citation du jour
Une simple pensée de gratitude dirigée vers le ciel est la plus parfaite des prières.
Gotthold Ephraim Lessing
Ça s’est passé un 14 août…
(1945) L’empereur Hirohito annonce sur les ondes de Radio Tokyo la capitulation de son pays le lendemain, le 15 août, après l’invasion soviétique de la Mandchourie et la destruction d’Hiroshima et Nagasaki par bombes atomiques. Ses sujets sont stupéfaits. Ils ne l’ont jamais entendu et ils peinent à le comprendre, Hirohito s’exprimant dans un japonais archaïque et classique.
(1968) Les Expos de Montréal font officiellement leur entrée dans la Ligue nationale de baseball. L’admission de l’équipe montréalaise avait été votée par la ligue le 27 mai, en même temps que celle de San Diego.
(2003) Grande panne d’électricité au nord-est des États-Unis et du Canada. À New York, dans le Nord-Est américain et une partie de l’Est du Canada. 50 millions de personnes ont été privées de courant pendant environ 12 heures.
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La Une
Un texte de Mathieu Bock-Côté, 10 août 2023
Le PQ a réclamé mercredi les documents pour l’instant tenus secrets sur les dépenses du camp du Non lors du référendum de 1995, pour enfin faire toute la lumière ce moment déterminant de notre histoire.

Le PQ a raison. Car le référendum de 1995 ne s’est pas déroulé de manière exemplaire sur le plan démocratique. La fraude fédéraliste est indéniable. On ne parle pas ici que de dépenses excessives, mais d’une tentative de sabotage antidémocratique.
TRICHERIE
Mais il ne s’agit pas seulement de mieux connaître notre histoire, et d’enfin dévoiler ce qui reste caché du passé. Il s’agit de préparer l’avenir.
Car le Québec s’est remis en marche vers un prochain référendum, qui pourrait bien être décisif. Et encore une fois, Ottawa va tricher.
Voyons ce qui nous conduit à ce prochain référendum.
Tout commence avec la crise des accommodements raisonnables en 2006-2008.
Le Québec est alors sorti de sa névrose post-référendaire, qui l’avait conduit à bannir la question identitaire, pour s’excuser de la déclaration de Jacques Parizeau sur les votes ethniques.
Écoutez Les idées mènent le monde, une série balado qui cherche à éclairer, à travers le travail des intellectuels, les grands enjeux de sociétés.
Le Québec s’est alors demandé de quelle manière affirmer son identité, d’autant qu’elle était fragilisée par une immigration massive, réintroduisant dans notre société la question du rapport à la religion. Il l’a trouvé à travers la laïcité, d’abord incarnée par la Charte des valeurs du gouvernement Marois, puis concrétisée par la loi 21 du gouvernement Legault.
Mais la loi 21 est fondamentalement incomptable avec le régime canadien de 1982, fondé sur la religion multiculturaliste. D’ailleurs, le nouveau ministre de la Justice du Canada l’a dit dès son entrée en fonction: il mènera la guerre contre la loi 21. Et on peut s’attendre alors à ce que la Cour suprême casse la loi 21. Elle le fera subtilement ou brutalement, mais elle le fera.
Les Québécois seront alors obligés de s’ouvrir les yeux. Ils auront beau avoir fait le choix d’une laïcité raisonnable, ils constateront que le Canada ne leur accorde pas ce droit. Ils se rappelleront alors que dans la fédération canadienne, ils ne sont pas maîtres chez eux. Ils sont politiquement soumis.
Reste à voir comment la CAQ réagira. Si elle se couche, elle sera disqualifiée et un autre parti nationaliste la remplacera. Mais si le gouvernement Legault réagit, quelle que soit la réaction, il enclenchera une dynamique qui ressemblera à une forme de Meech 2.
RÉFÉRENDUM
Et cela dans un contexte où l’immigration massive condamne les Québécois à la folklorisation et à l’anglicisation au Canada.
C’est dans ce contexte que se tiendra le prochain référendum. Dans la classe politique, plusieurs sentent venir ce moment, même s’ils ont encore l’esprit confus. Ce référendum fondra dans une même question la question de l’indépendance et celle de la survivance du peuple québécois.
Ce sera l’heure de vérité.
Et ce référendum, nous le gagnerons. Nous serons un pays indépendant d’ici 2030.
225e jour de l’année
Dimanche, 13 août 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES GAUCHERS
À la douce mémoire de…
MICHEL DUMONT 1941-2020 – Acteur et comédien québécois. Il fut longtemps directeur-artistique du théâtre Jean-Duceppe.
On jase là…
Très intéressant article sur le prix exorbitant des repas dans les grandes chaînes de restauration rapide. Il en va de même pour toute l’industrie de la restauration. J’ajouterai qu’à côté de chez moi, j’achète mon poulet entier cuit, dans une rôtisserie depuis quelques années déjà. Un poulet d’une incomparable saveur que je payais en début d’été 15,95 $ avant taxes. Au retour des vacances, la semaine dernière, au même endroit, je l’ai payé 18,95 $, toujours avant taxes. Une augmentation de 18,5 %. Je n’avale (c’est l’expression juste) absolument pas aucune justification d’une telle hausse.
Pensée et citation du jour
Pour réussir dans le monde, retenez bien ces trois maximes: Voir, c’est savoir; vouloir, c’est pouvoir; oser, c’est avoir.
Alfred de Musset
Ça s’est passé un 13 août…
(1946) Une grève éclate dans cinq filatures de la Dominion Textile, à Montréal et Valleyfield, dont les ouvriers sont affiliés aux Ouvriers unis du textile d’Amérique (OUTA). Le conflit se règle le 26 juillet à Montréal mais se poursuit à Valleyfield où, le 13 août, une confrontation entre grévistes et policiers tourne à l’émeute.
(1961) Au petit matin, une désagréable surprise attend les Berlinois à leur réveil. Pour arrêter la fuite de ses citoyens du secteur oriental vers les secteurs occidentaux de Berlin, le régime communiste ferme la porte de Brandebourg; une armée de maçons commence l’érection du mur, qui tiendra jusqu’en novembre 1989.
(2004) Une onde tropicale apparaît le 4 août au large de l’Afrique. Le 10 août, elle devient une tempête tropicale et est nommée Charley. Charley se renforce régulièrement et devient un ouragan le 11 à une centaine de kilomètres au sud-ouest de la Jamaïque. Il atteint la catégorie 2 le 12 août.
Sa trajectoire l’emmène sur la côte Sud de Cuba, l’œil touchant terre le 13 août. Les vents soutenus à 105 nœuds le font classer en catégorie 3. Le cyclone s’oriente alors vers le Nord-Nord-Est, en direction de la Floride et s’intensifie rapidement. Le 13 août vers 17h00, Charley devient un ouragan de catégorie 4.
Le même jour à 19h45, Charley frappe au sud de la Floride. Il traverse ainsi la Floride, passant le 14 août au-dessus d’Orlando avec des vents soutenus à 75 nœuds. Les météorologistes estiment que Charley est l’un des ouragans les plus puissants de ces 40 dernières années. Le bilan, 19 morts et 20 milliards de dégâts.
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La Une
Un texte de Joseph Facal
C’était le 11 mai 1997, bref, à une époque préhistorique.
Garry Gasparov, le plus grand joueur d’échecs de tous les temps avec Bobby Fisher, est battu par Deep Blue, l’ordinateur mis au point par IBM.
Je vous jure m’être dit à ce moment que nous entrions dans une période pleine de périls.

AYOYE
Il y a des côtés formidables, inutile de me le rappeler.
L’acteur Val Kilmer, qu’on voyait dans le dernier Top Gun, a perdu sa voix, gracieuseté d’un cancer de la gorge.
L’intelligence artificielle lui a redonné sa voix originale à l’écran.
Voici maintenant une histoire vraie, rapportée dans la revue The Economist. Ça se passe aux États-Unis.
Une mère reçoit un appel d’un numéro qu’elle ne reconnaît pas. Elle répond. C’est sa fille.
« Maman, je suis dans le gros trouble. Ces hommes, ils m’ont. »
Le ventre de la mère se noue. Une voix d’homme surgit.
« Madame, si vous voulez revoir votre fille, vous allez suivre nos instructions pour le paiement. Sinon, elle sera droguée et ne sortira plus du Mexique. »
La panique submerge la mère.
Heureusement, des amis sont avec elle. Ils lui font signe de faire durer la conversation. Pendant ce temps, ils appellent la fille sur le numéro de téléphone qu’ils connaissent.
La fille répond. Elle fait du ski avec ses copines au Colorado. Tout va bien.
Sa voix avait été fabriquée par l’intelligence artificielle.
Et quel avenir pour ces milliers de comédiens anonymes qui gagnent leur vie en faisant des doublages ?
The Economist rappelle un autre cas fascinant. Souvenez-vous de Trump.
Un beau jour apparaît un enregistrement audio dans lequel on l’entend dire qu’une vedette comme lui peut mettre la main où il veut sur le corps d’une femme sans conséquence.
C’était bien lui. Mais ce genre d’enregistrement peut maintenant être fabriqué. Imaginez les conséquences si quelqu’un est mal intentionné.
Croira-t-on désormais à la véracité d’un enregistrement ?
On pourra dire d’un vrai enregistrement qu’il est faux et d’un faux qu’il est vrai. Le droit devra être repensé.
On peut aussi maintenant générer des fausses images de vous faisant des choses qui vous feront très mal paraître.
Voyez le journalisme.
Déjà, des tas d’articles comportent une note disant qu’ils ont été écrits à l’aide de l’intelligence artificielle. L’enseignement sera aussi bouleversé.
Des sommités mondiales de l’intelligence artificielle, dépassées par le monstre qu’elles ont créé, demandaient récemment une pause, le temps de se donner des balises.
Vous pensez que les laboratoires secrets de certains régimes arrêteront ?
La technologie devait être un instrument à notre service. Elle l’a été. Mais c’est maintenant nous qui sommes à son service,
ÉTHIQUE
Allez voir le formidable film Oppenheimer sur la création de la bombe atomique.
Ces scientifiques ne se demandent jamais s’ils devraient aller de l’avant ou pas.
Si c’est possible, on le fait, et on se justifie en se disant que si ce n’est pas nous, d’autres le feront.
224e jour de l’année
Samedi, 12 août 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA JEUNESSE
LES NOCES DE BÉRYL (23 ANS) POUR LUC AUBIN ET CAROLINE DESPONTS.
À la douce mémoire de…
JEAN DRAPEAU 1916-1999 – Maire de Montréal de 1954 à 1957 et de 1960 à 1986. C’est à lui qu’on doit le métro de Montréal, la Place des Arts, l’Expo 67 et l’obtention des Jeux olympiques de 1976.
Pensée et citation du jour
Lorsque se ferme la porte d’une occasion de bonheur, une autre s’ouvre; mais nous regardons si souvent la porte fermée, que nous ne voyons pas celle qui s’est ouverte pour nous.
Helen Keller
Ça s’est passé un 12 août…
(1908) La première Model T sort des usines de la Ford Motor Company de Detroit, fondée en 1903 par Henry Ford. Son objectif est de construire en série un véhicule destiné pour la première fois au grand public. Cette voiture est facile à conduire et ne coûte que 950 dollars. Entre 1908 et 1927 plus de 15 millions de Ford Model T seront construites, seule la Coccinelle de Volkswagen battra ce record.
(1961) Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les autorités de la République démocratique allemande (RDA) commencent à dresser un mur de béton sur la ligne qui sépare à Berlin la zone sous occupation soviétique de la zone d’occupation alliée (Américains, Anglais et Français). En interdisant la libre circulation entre les deux parties de la ville, les Soviétiques veulent stopper l’émigration des citoyens est-allemands et asphyxier économiquement Berlin-Ouest. Ce mur ne tombera qu’en 1989.
(1994) Le festival de Wookstock renaît, 25 ans après celui qui a fait l’histoire de la musique rock. Pendant trois jours, une foule de quelque 350 000 personnes, des jeunes et des moins jeunes nostalgiques de la belle époque de 1969, envahiront le site à Saugerties, dans l’État de New York, pour participer à la fête de leurs interprètes favoris, entre autres Crosby, Stills & Nash, Aerosmith, Metallica, Bob Dylan, Santana, Peter Gabriel et Joe Cocker. Le festival devait durer du 13 août 1994 au 14 août mais on y ajouta un troisième jour qu’on plaça au début.
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La Une
L’entrée massive d’étrangers au cours des dernières années est probablement en partie responsable de la hausse de la criminalité à Montréal.
On apprenait, récemment, qu’un incendie criminel sur la future station Carona du REM, dans l’arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce. Qu’est-ce qui motive une telle action ?
Montréal se criminalise au point où des quartiers jadis paisibles, sont devenus des terrains de chasse pour des bandits notoires qui sont de plus en plus jeunes.
Principalement depuis la pandémie et l’ouverture du Chemin Roxham, l’arrivée massive de réfugiés et d’étrangers a fait augmenter la criminalité à Montréal.

Je n’ai pas regardé les statistiques, et fait une analyse complète de la situation, ce sont des impressions. Mais depuis cette période, on a été témoin de l’explosion du phénomène des gangs de rue, des agressions de plus en plus violentes avec des fusillades en pleine rue, sans aucune retenue et risque envers la population.
De jour comme de nuit, la violence est palpable.
Sans être raciste, on voit de plus en plus des criminels jeunes et avec des noms étrangers semer la terreur partout. Montréal est devenu dangereux.
Est-ce que les autorités ont effectué un travail minutieux pour les demandeurs d’asile ? Enquêter sur leur passé, les contrôler plus efficacement. Renforcir les critères d’immigration pour éviter que des rapaces s’infiltrent partout pour terroriser le voisinage.
Plusieurs viennent de pays aux prises avec une criminalité explosive. Des bandits qui vivent de la criminalité et qui reprennent leurs activités une fois bien installés au Québec.
On apprenait qu’il y a quelques années, des criminels notoires ont envahi le Canada et pour lesquels on a perdu toute trace de leurs activités. Ce une évidence qu’en accueillant une horde imposante d’étrangers en peu de temps, quelques pommes pourries s’échappent du lot.
Parmi les étrangers qui immigrent ici, la majorité, heureusement, devient un actif pour notre société. Ils s’intègrent facilement en respectant nos lois et nos façons de vivre comme tout bon citoyen qui veut se refaire une vie. Malheureusement, les rapaces sont ici pour faire de l’argent facile en utilisant violence et terrorisme.
Je ne me surprends plus lorsque j’ouvre mon journal et vois des nouveaux criminels arrivés depuis peu. En majorité, leurs noms sonnent étrangers. Le proxénétisme est roi pour ces criminels, et les armes font légion. Ils sont tellement dangereux avec une arme qu’ils ne contrôlent pas la majorité du temps, que les balles perdues font des ravages.
Les tribunaux devraient les expatriés sans hésitation après leur détention. Ce serait la moindre des choses d’expulser ces rapaces d’un pays qui leur ouvre ses portes toutes grandes et qui ne tolère pas ce genre de comportement criminel. Est-ce qu’il y a une volonté politique à cet égard ? J’en doute !
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223e jour de l’année
Vendredi, 11 août 2023
Pensée et citation du jour
J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé.
Voltaire
Ça s’est passé un 11 août…
(1934) La prison fédérale d’Alcatraz reçoit ses premiers « pensionnaires », des criminels classés comme « les plus dangereux ». Le gangster Al Capone y sera incarcéré 11 jours plus tard. L’établissement pénitentiaire a été construit sur une île dans la baie de San Fransisco, surnommée « the Rock ». Elle sera fermée en 1963, en raison des coûts d’entretien élevés.
(1953) Un chasseur CF-100 du Corps d’aviation royal canadien qui vient de décoller de Saint-Hubert, s’écrase sur deux maisonnettes. Sept membres des familles Bourassa et Lavoie y trouvent la mort. L’accident coûte aussi la vie au pilote et au navigateur, natifs de la Colombie-Britannique et de Terre-Neuve, respectivement.
(1965) L’arrestation par deux policiers blancs d’un automobiliste noir soupçonné de conduite en état d’ébriété dans le secteur de Watts à Los Angeles est à l’origine de la pire émeute urbaine en 20 ans aux États-Unis. Il faudra l’intervention de milliers de membres de la Garde nationale pour finalement restaurer l’ordre cinq jours plus tard.
Le bilan est de 34 morts, 1 032 blessés, près de 4 000 arrestations et des dommages matériels de 40 millions de dollars. L’émeute est le prélude aux nombreux soulèvements qui seront déclenchés au cours des années suivantes à Detroit, Newark et d’autres villes américaines.
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La Une
Le 6 août dernier marquait le 78e triste anniversaire des attaques nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki, prélude à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Une destruction massive dès les premières secondes.
En 1945, je n’étais pas encore né, mais cet événement a piqué ma curiosité et m’a amené à lire beaucoup sur cette bombe diabolique qui est toujours au-dessus de nos têtes, dans ce monde où les armements nucléaires fragilisent notre avenir.
Aujourd’hui, je veux partager avec vous l’histoire de cette hécatombe qui a littéralement pulvérisé en quelques secondes des innocentes victimes, racontée par le chroniqueur et auteur Normand Lester et publié dans le cahier Weekend du Journal de Montréal du 5 août dernier.
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Le film Oppenheimer, qui relate le développement de la bombe atomique, domine au box-office mondial depuis sa sortie il y a deux semaines.
Il y a 78 ans, le lundi 6 août 1945, l’ère atomique commence peu après huit heures du matin quand une gigantesque boule d’enfer apparaît au-dessus d’Hiroshima, pour ensuite pulvériser la ville et ses habitants.

Soixante-quinze mille personnes sont tuées, dont un grand nombre instantanément vaporisé, par la bombe surnommée « Little Boy ». Pendant des décennies, 75 000 autres personnes mourront des effroyables séquelles des radiations nucléaires.
Dans sa déclaration annonçant l’utilisation de la bombe atomique contre Hiroshima, le président Truman ment. Il affirme que ce sont des installations militaires qui ont été attaquées, alors que ce sont les infrastructures civiles et la population qui sont ciblées.
LES 2 BOMBES VISAIENT LES CIVILS
Le point de visée du bombardier B-29 « Enola Guay » est le centre-ville, pas le parc industriel ni les installations militaires négligeables situées à la périphérie. Hiroshima est entourée de collines sur trois côtés.
L’US Air Force a calculé que l’onde de choc initiale allait rebondir sur elles, ce qui augmenterait la puissance exterminatrice de l’engin.
Les généraux américains et leurs conseillers scientifiques du comité des cibles de Los Alamos cherchaient de grandes zones urbaines, d’au moins 4,8 Km2, qui n’avait jamais été précédemment attaquées, de sorte que les dégâts soient exclusivement dus à l’arme atomique : ça va permettre une évaluation technique précise de la destruction causée par la bombe A.
LA BOMBE FRAPPE LE CATHOLICISME JAPONAIS
Les directives du président Truman prévoient l’utilisation d’une seconde bombe, sans même une pause pour évaluer les résultats de la première ni la réaction japonaise.

La bombe « Fat Man » pulvérise Nagasaki le jeudi 9 août. Son épicentre est le quartier Urakami, le cœur et l’âme du catholicisme nippon depuis le XVIe siècle. Nagasaki a été évangélisée en 1549, par des jésuites portugais, dirigés par Saint François-Xavier.
Sur les 12 000 catholiques d’Urakami, 8500 sont grillés vivants – dont tous les fidèles qui participent à la cérémonie religieuse qui se déroulait à la cathédrale Sainte-Marie, la plus grande église de toute l’Asie orientale, au moment de l’éclair exterminateur.
Aucun objectif militaire ne justifie la destruction des deux villes. La véritable raison qui explique l’utilisation de la bombe atomique contre le Japon ne peut être que la vengeance.
Même Truman le reconnaîtra : « Nous l’avons utilisée contre ceux qui nous ont attaqués sans avertissement à Pearl Harbor, contre ceux qui ont affamé, battu et exécuté des prisonniers de guerre américains et contre ceux qui ont abandonné toute prétention d’obéir aux lois internationales de la guerre. »
DES CRIMES DE GUERRE AMÉRICAINS
Ces exterminations de masse de civils japonais sont, elles aussi, des crimes de guerre même si le Japon a commis des atrocités épouvantables contre les populations civiles en Chine et en Corée, maltraité des prisonniers de guerre et commencé les hostilités.
De plus, à Pearl Harbor, la marine nipponne a attaqué des installations militaires et des navires de guerre américains, pas des civils.
Certains tentent encore aujourd’hui de justifier la décision de Truman en affirmant que sans ces bombardements nucléaires, les États-Unis auraient dû envahir le Japon pour obtenir sa reddition.
En détruisant les deux villes, il aurait sauvé des dizaines de milliers de vies américaines. Est-ce que sauver la vie de soldats américains justifie d’incinérer vivants des centaines de milliers, d’enfants, de femmes et de vieillards japonais ? Cibler des civils pour contraindre un gouvernement à adopter une politique est la définition même du terrorisme.

De plus, les Américains pouvaient frapper des objets militaires (base aérienne ou navale, camp d’entraînement, etc.) éloignés des grands centres urbains pour faire la démonstration aux dirigeants japonais de la puissance infernale de leur nouvelle arme.
D’ailleurs, après la guerre, des leaders militaires américains ont reconnu que la décision de Truman était immorale et inexcusable. Le chef de l’état-major interarmées, l’amiral William Leahy, estime que « l’utilisation de cet arme barbare à Hiroshima et à Nagasaki n’a été d’aucune aide matérielle dans notre guerre contre le Japon. Les Japonais étaient prêts à capituler. »
Le commandant en chef pour l’Europe, le futur président des États-Unis, le général Dwight Eisenhower, croit lui aussi que « les Japonais étaient prêts à se rendre et [qu’]il n’était pas nécessaire de les frapper avec cette chose horrible ».
Dans un geste sans précédent, plus de 100 revues médicales de premier plan du monde entier ont appelé à l’abolition de toutes les armes nucléaires. Cette initiative intervient dans un contexte de risques croissants de conflit entre puissances nucléaires.
222e jour de l’année
Jeudi, 10 août 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE NATIONALE DE L’ÉQUATEUR
À la douce mémoire de…
TONY ESPOSITO 1943-2021 – Gardien de but étoile des Blackhawks de Chicago durant 16 saisons.
Pensée et citation du jour
Il n’y a qu’une route vers le bonheur: c’est de renoncer aux choses qui ne dépendent pas de notre volonté.
Épictète
Ça s’est passé un 10 août…
(1876) Le premier appel interurbain de la compagnie Bell parcourt une distance de huit milles, entre Paris en Ontario et Brantford.
(1932) Rin Tin Tin est un chien de race Berger Allemand né le 5 septembre 1918 à Lorraine en France. Son propriétaire : Lee Duncan. Il tourna dans 26 films pour la ‘Warner Brothers’.
(1952) Radio-Canada ouvre une première série d’émissions destinées aux jeunes. Ces émissions marqueront l’enfance de plusieurs personnes. La toute première émission est « Pépinot et Capucine ».
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La Une
Alors que je parcourais mon journal cette semaine, dans sa section spectacle, je suis tombé sur deux articles, Le premier, sur la 15e édition du festival Osheaga, au Parc Jean-Drapeau de Montréal. Le second, la 40e édition du festival de Petite-Vallée, en Gaspésie.
On y décrivait les beaux moments et spectacles marquants de ces événements. Un détail a attiré mon attention, celui des artistes.
À Osheaga, on soulignait les performances des Billie Ellish, The Flaming Lips, de Hollow Coves, de Milk & Bone et, finalement, de Sofi Tukker.
À Petite-Vallée, c’étaient les performances de Dumas, Florent Volant, Pierre Flynn, Michel Rivard et Richard Séguin.
CONTRASTE

Ce qui m’a frappé en plein visage c’est qu’à Montréal, c’est en anglais que ça se passe. Ce qui prouve qu’à très brève échéance, Montréal retrouvera son image d’il y a 80 ans et plus. On se surprendra d’entendre des conversations en français. Le français redeviendra une langue étrangère. La langue du petit peuple colonisé qui n’a pas su s’imposer devant le laxisme de ses dirigeants.
Petite-Vallée montre que pour entendre nos vedettes francophones, il faut se rendre dans les régions où la langue française résiste… pour le moment. On a d’excellents artistes au Québec, mais on doit presque s’exiler pour les voir performer.
Montréal est cosmopolite et le cosmopolite ne parle qu’une seule langue; l’anglais ! Je n’ai rien contre la langue anglaise, pas plus que le mandarin, l’allemand ou autres, mais elle est en train de nous faire mourir à petit feu. Et ça, c’est désastreux pour le Québec.
221e jour de l’année
Mercredi, 9 août 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES POPULATIONS AUTOCHTONES
Pensée et citation du jour
N’oubliez jamais que le futur vient un jour à la fois.
Dean Acheson
Ça s’est passé un 9 août…
(1845) Naissance du Frère André, fondateur de l’Oratoire St-Joseph de Montréal.
(1945) Trois jours après la tragédie d’Hiroshima, c’est au tour de Nagasaki de subir les affres de la destruction nucléaire. Un bombardier américain largue « Fatman », une bombe au plutonium sur la ville. On dénombrera 40 000 morts et autant de blessés. Le Japon doit admettre sa défaite; le 14 août, l’empereur Hirohito annoncera la capitulation.
(1948) Paul-Émile Borduas lance son « Refus global », un manifeste de 25 pages endossé par 15 jeunes, dont les peintres Jean-Paul Riopelle et Jean-Paul Mousseau, qui se destinent à une carrière d’artiste. Dans son document, le peintre s’attaque au pouvoir du clergé et des politiciens, qu’il accuse de tenir sciemment les Canadiens-français dans l’ignorance pour mieux les contrôler. La liberté d’expression des artistes des années 40 est paralysée par l’idéologie dominante de l’Église et du gouvernement de Maurice Duplessis. C’est l’époque de la grande noirceur.
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La Une
Notre île Sainte-Hélène n’a rien à voir avec l’île hostile où Napoléon Bonaparte a terminé ses jours en exil au milieu de l’Atlantique Sud. Non, notre île Sainte-Hélène, bien campée dans le puissant fleuve Saint-Laurent, est verdoyante, confortable et a toujours su garder son caractère bucolique et se protéger de l’urbanité.

Bien qu’elle ne soit plus habitée, précisons qu’il y a des centaines d’années, longtemps avant la venue des Européens en Amérique, les peuples autochtones qui parcouraient le grand fleuve entre le lac Ontario et l’Île de Montréal établissaient régulièrement des campements sur cette île d’une superficie de trois kilomètres.
D’ailleurs, des fouilles archéologiques ont démontré leur présence entre les années 1200 et 1600. Ces fouilles ont aussi permis de mettre à jour les vestiges de centaines d’artéfacts à quelques pas à l’ouest du bâtiment auparavant nommé le Chalet des baigneurs, situé au complexe aquatique de l’île Sainte-Hélène actuelle.
ÎLE CONVOITÉE
Qui dit Chalet des baigneurs dit baignade, évidemment, mais avant d’aborder ce sujet, attardons-nous à l’île elle-même.
Pourquoi porte-t-elle le nom de Sainte-Hélène ? En fait, la plus grande des îles qui ceinturent Montréal est baptisée ainsi il y a plus de 400 ans par Samuel de Champlain lui-même. Il la nomme L’isle de la saincte Elaine, en hommage à sa jeune épouse, Hélène Boullé. Dire qu’elle était bien jeune n’est vraiment pas une exagération : elle n’avait que 13 ans.
On sait aussi que l’île a appartenue pendant plus de 150 ans à la célèbre famille Le Moyne de Longueuil. On retrouvait des bâtiments, dont un manoir, une végétation luxuriante et un verger qui pouvait produire une quantité impressionnante de barriques d’un remarquable cidre.
Quelques années après la Conquête, l’île est vendue à la Couronne britannique. Ces derniers vont y construire des infrastructures militaires, dont des fortifications, une poudrière et une caserne dans le but de renforcer l’axe de défense de la colonie britannique face à une éventuelle tentative d’invasion américaine dans le Saint-Laurent.
DE BASTION MILITAIRE À GRAND PARC
Après la naissance du Dominion du Canada (1867), le nouveau gouvernement canadien acquiert l’île en 1870 pour la convertir définitivement en lieu de villégiature public.
Il faut dire qu’en pleine révolution industrielle, les Montréalais ont vraiment besoin d’espaces verts, de plan d’eau rafraîchissants et surtout d’air pur. Le conseil municipal voit en l’île Sainte-Hélène une belle occasion d’aménager un grand parc où les visiteurs pourraient pique-niquer à l’abri de la pollution des usines.
Des 1874, l’île est prête à accueillir ses premiers visiteurs. Dès le lendemain de la Saint-Jean-Baptiste, le maire de Montréal, Aldis Bernard, et les autres dignitaires inaugurent le nouveau parc de l’île Sainte-Hélène en invitant les Montréalais à se déplacer pour assister à un grand concert en plein air.
Certains témoignages parlent de plus de 15 000 personnes qui seraient montées à bord de navettes à vapeur pour assister à l’événement. Vous devinez sans doute qu’en 1874, il n’existe pas encore de pont pour relier l’île de Montréal ou la Rive-Sud à l’île Sainte-Hélène.
Imaginez, ce jour-là sur l’île, on réunit sur scène 600 musiciens pour offrir aux spectateurs de beaux airs classiques, mais aussi des compositions créées spécialement pour l’occasion, ainsi que des chansons traditionnelles du pays comme À la claire fontaine ou Vive la Canadienne.
Pour des milliers de Montréalais présents pour souligner le changement de vocation de l’île, c’est un grand jour de fête.
LIEU DE VILLÉGIATURE
À la fin du XIXe siècle, l’île est devenue un lieu prisé pour les familles ouvrières. Les citoyens de la région métropolitaine s’y déplacent en grand nombre pour s’y reposer ou se divertir en pleine nature.
Sur la rive-sud de l’île Sainte-Hélène, le Montreal Swimming Club aménage même une magnifique plage pour les baigneurs. Au tournant du siècle, en 1908, le gouvernement fédéral vend finalement l’île Sainte-Hélène et l’île Ronde à la Ville de Montréal. Oui, oui, vous avez bien lu, l’île Ronde, comme le parc d’attraction La Ronde. Vous voyez le lien !
En 1931, en pleine crise économique, l’administration municipale montréalaise entreprend d’importants travaux d’aménagement. L’architecte paysagiste Frederick G Todd redessine la configuration de l’île Sainte-Hélène en y prévoyant un agrandissement qui la rattacherait définitivement à la fameuse île Ronde.
On y aménage des routes, des sentiers et une tour d’observation (qui sert aussi de réservoir d’eau). De nombreux travaux, comme la construction du Chalet des baigneurs (1936) et le Pavillon des sports (1937), sont réalisés avec le financement du programme des grands travaux publics instauré par le gouvernement de la province pour aider les travailleurs et leurs familles affligés par la Grande Dépression.

BAIGNADE
L’île Sainte-Hélène est agréablement située pour les promenades et les pique-niques dans la nature, mais n’est pas nécessairement sécuritaire pour la baignade. D’ailleurs, on l’interdit dans le secteur portuaire durant de nombreuses années.
Heureusement, l’inauguration de la plage publique de l’île Sainte-Hélène en 1937 offre aux baigneurs un bel accès au fleuve. Rapidement, la nouvelle plage aménagée devient très populaire pour les familles montréalaises de toutes les classes sociales.
Il faut dire que l’accès y est grandement facilité par la construction du pont du Havre en 1930 (rebaptisé Jacques-Car tier en 1934).
Malheureusement pour nous aujourd’hui, malgré sa forte popularité, la belle plage de l’île Sainte-Hélène a disparu lors des travaux d’aménagement du site de l’Exposition universelle de 1967. Des travaux d’excavation transformeront considérablement les berges de l’île. Toutefois, la piscine récréative du complexe aquatique et la plage Jean-Doré donnent aux amateurs de baignade la possibilité d’avoir accès à des plans d’eau sécuritaires baignés de nature.
L’île Sainte-Hélène poursuit ainsi sa vocation d’offrir au grand public un lieu où il fait bon vivre.
Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 5 août 2023, p74
220e jour de l’année
Mardi, 8 août 2023
À la douce mémoire de…
MIREILLE RAJOTTE 1956-2011 – Policière à la Ville de Longueuil.
FÉLIX LECLERC 1914-1988 – Auteur-compositeur-interprète, poète et écrivain québécois.
GLEN CAMPBELL 1936-2017 – Chanteur, musicien de musique country, et acteur américain.
OLIVIA NEWTON-JONES 1948-2022 – Chanteuse et actrice anglo-australienne connue pour son rôle de Sandy Olson dans le film Grease, avec John Travolta.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Chad Audet
Bon anniversaire !
On jase là…
Ouf ! Comme on passe notre vie à la vitesse grand V. J’ai déjà été fumeur. À l’âge de treize ans, un 8 août, comme aujourd’hui, lors d’une balade en auto, mon père m’a tendu ma première cigarette. Je fumais déjà en cachette, mais là, devant mon père qui m’offrait une Player’s sans bout filtre, je ne devais pas le décevoir. Première aspiration, je m’étouffe. Oh là là ! Moi qui fumais des cigarettes-filtres. Pour les autres, pas de problème. J’avais repris mes esprits et ma technique. Fumer à l’époque était presque normal. J’ai tout arrêté, fin trentaine. Mes poumons ont repris leur teinte originale depuis. Une belle victoire que je croyais impossible.
Pensée et citation du jour
Ce n’est plus souvent que la perte des choses qui en enseigne la valeur.
Arthur Schopenhauer
Ça s’est passé un 8 août…
(1944) Maurice Duplessis reprend le pouvoir après l’avoir perdu en 1940. L’Union nationale fait élire 48 députés à l’Assemblée législative contre 37 pour les Libéraux d’Adélard Godbout. Il est surtout élu en raison de son opposition à la conscription. Maurice Duplessis sera assermenté le 30 août 1944 et il restera au pouvoir jusqu’à sa mort en 1959.
(1955) À l’occasion du jubilé de fondation de l’Oratoire Saint-Joseph, Son Éminence, le cardinal Paul-Émile Léger élève l’oratoire au rang de basilique mineure (Il s’agit alors d’une église dotée par le pape ou par le cardinal d’une dignité particulière; le lieu devient sacré).
(1987) Plus de 700 parents et amis assistent au mariage de René Simard et Marie-Josée Taillefer, à l’église Saint-Sauveur de Montréal; une foule d’au moins 6 000 curieux ont patienté de longues heures pour voir le couple ainsi que les nombreuses personnalités qui se sont déplacées pour la cérémonie.
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La Une
Un texte de Mathieu Bock-Côté
De retour à Montréal pour l’été, j’ai constaté, à l’épicerie où j’ai mes habitudes, quelque chose d’agaçant, sans que cela soit nécessairement étonnant.

À cette épicerie, donc, je l’avais compris depuis longtemps, les jeunes hommes responsables du placement des produits sur les tablettes ne parlent pas un mot de français. Lorsqu’on leur parle français, ils nous regardent avec un regard hagard, au mieux, exaspéré, au pire, comme s’ils nous demandaient : « Pourquoi me déranges-tu avec cette langue que je ne parle évidemment pas ? »
Quelle ne fut pas ma surprise, il y a quelques jours, de voir que certaines caissières ne parlaient plus français ! Au mieux, la caissière s’adressait à nous d’abord en anglais, puis, si nous insistions pour avoir un service en français, elle baragouinait péniblement le montant de la facture.
ÉPICERIE
Je ne dis pas que c’est le cas de chaque caissière et que cela arrive chaque fois.
Mais que c’est arrivé assez souvent pour que cela dépasse le stade de l’anecdote.
J’en conclus donc que les patrons de ce commerce jugent désormais qu’ils n’ont même plus à faire l’effort nécessaire pour offrir un service minimal en français à leurs clients. Il n’est même plus nécessaire de sauver les apparences.
Je l’avais aussi noté lors d’un autre passage, au printemps. Avec un ami qui prenait un verre à la maison, nous décidons de nous commander une pizza. Le livreur arrive. Il me tend le tout en me disant combien je lui dois en anglais.
Je fais semblant de ne pas comprendre, et lui demande de me servir en français.
Il refuse. Agressivement, même. J’insiste. Il refuse encore. Je dis, comme j’en ai pris l’habitude : « No French, no tips ». Alors, conscient de son intérêt économique, il essaie au moins de placer un mot de français, de mauvaise foi.
Je le constate encore une fois : ce n’est pas seulement que le livreur ne parle pas français, ce qui est déjà un problème. C’est qu’il ne veut pas parler, et se montre hostile aux gens de ce pays pour qui leur langue n’est pas optionnelle.
Autre exemple : un café, près de chez moi. L’ambiance est bonne, le personnel sympathique. Le service, ici, est toujours en français. Rien à redire.
ANGLICISATION
Sauf que les employés ont comme langue commune l’anglais, même si la moitié d’entre eux, je crois, sont des Québécois « de souche ». Autrement dit, ce sont les francophones qui s’intègrent au quotidien aux anglophones, pas l’inverse.
Autrement, pour la jeune génération montréalaise, l’anglais est souvent la langue commune, même si on accorde sans hésiter aux francophones cet accommodement raisonnable consistant à se faire servir dans sa langue.
Même si tout cela vient avec le sourire, cela participe à l’anglicisation au jour le jour de la métropole.
On pourrait en tirer une morale simple : les Québécois francophones ne devraient plus capituler au quotidien. Mais en ont-ils encore la force ?
219e jour de l’année
Lundi, 7 août 2023
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Serge Gagnon – Rollande Labelle – Lise Roussil
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Ce n’est pas la violence, mais le bien qui supprime le mal.
Léon Tolstoï
Ça s’est passé un 7 août…
(1858) La reine Victoria avait pris la décision d’établir la capitale du pays à Ottawa qui avait l’avantage d’être à la frontière du Bas-Canada et du Haut-Canada. La décision finale est prise en ce jour. La construction du parlement prendra plus de 15 ans; ce n’est qu’en 1866 qu’Ottawa accueillera sa première session parlementaire dans un édifice encore inachevé. Le Canada-Uni fera place au Canada le 1er juillet 1867 et Ottawa en sera désormais la capitale.
(1940) Adoption par la Chambre des communes de la Loi de l’Assurance-chômage. Le gouvernement libéral de William Lyon Mackenzie King fait adopter la loi de l’assurance-chômage, un mois après le passage de l’amendement constitutionnel qui la rend possible. Elle a été soumise à d’importantes révisions en 1955 et en 1971.
(2015) La plus petite grenouille de la province a obtenu en après-midi un coup de pouce de la Cour supérieure du Québec. Le tribunal a ordonné un arrêt temporaire et partiel des travaux d’un projet immobilier (Symbiocité) estimé à 300 millions de dollars à La Prairie, sur la Rive-Sud de Montréal.
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La Une
Vous entendez cinq sur cinq, et puis tout d’un coup, c’est comme si vous étiez sous l’eau. Si le cérumen, ou cire d’oreille, se forme graduellement, vous ne remarquerez peut-être pas de perte d’ouïe jusqu’à ce que l’obstruction empêche le son de pénétrer normalement votre oreille interne.

Que faire alors ? Quoi que vous fassiez, n’utilisez pas les cure-oreilles avec lesquels vous avez peut-être grandi. Ceux-ci, qui sont l’une des principales causes de l’accumulation de cérumen, ne feront qu’empirer le problème. Évitez aussi le cônage d’oreille, dont les résultats lors d’essais cliniques ont été médiocres et qui peut vous blesser l’oreille.
Essayez plutôt de ramollir le cérumen en appliquant dans le conduit auditif externe affecté quelques gouttes d’huile pour bébés, d’huile minérale, de glycérine ou de solution émolliente en vente libre.
Après quelques jours de ce traitement, le cérumen sera peut-être assez ramolli pour que vous puissiez le rincer à l’aide d’une poire à injection remplie d’eau. (Un petit conseil : gardez l’eau à la température du corps pour éviter les étourdissements.) Si le résultat n’est pas concluant la première fois, essayez de nouveau; il faut parfois plusieurs tentatives avant de réussir à déloger le cérumen.
Il se peut que le cérumen soit trop compacté pour les méthodes maison. Dans ce cas, un médecin peut vous irriguer l’oreille à l’aide de produits plus puissants et utiliser une légère succion pour déloger le cérumen. Et comme par magie, vous retrouverez votre ouïe.
Source : Revue Nouvelles « CSA », été 2023, p9
218e jour de l’année
Dimanche, 6 août 2023
On célèbre aujourd’hui…
LES FÊTES NATIONALES DE LA BOLIVIE ET DE LA JAMAÏQUE
LES NOCES DE LAVANDE (46 ANS) DE MARIETTE ET JEAN-CLAUDE RAYMOND
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Claude Meilleur – Julie Snyder
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Les erreurs mènent à la connaissance, et celle-ci conduit au succès.
Rockelle Lerner
Ça s’est passé un 6 août…
(1945) À 2h45 (heure locale), le bombardier B-29 Enola Gay piloté par Paul Tibbets décolle de la base de Tinian, avec à son bord une bombe atomique à l’uranium 235 de 12 kilotonnes, surnommée Little Boy. L’équipage est composé de 12 hommes, dont quatre scientifiques. Deux autres B-29 l’escortent, emportant les instruments scientifiques destinés à l’analyse de l’explosion.
La bombe est armée en vol et larguée à 8 h 15, à près de 9 000 mètres au-dessus de la ville. À 8 h 16 mn 02 s heure locale, après 43 secondes de chute libre, la bombe explose à 580 mètres du sol, à la verticale de l’hôpital Shima situé au cœur de l’agglomération. L’explosion, équivalant à celle de 15 000 tonnes de TNT, rase instantanément la ville.
75 000 personnes sont tuées sur le coup dont un tiers de militaires, la ville étant entre autres le siège de la 2e Armée, chargée de la défense de l’ouest du Japon, et de nombreux arsenaux et bases aériennes. Dans les semaines qui suivent, plus de 50 000 personnes supplémentaires meurent. Le nombre total de morts reste imprécis ; il est de l’ordre de 250 000. Sur les 90 000 bâtiments de la ville, 62 000 sont totalement détruits. Il ne resta aucune trace des habitants situés à moins de 500 mètres du lieu de l’explosion.
(1965) Une loi adoptée à Québec crée Laval qui recouvre 14 municipalités de l’île Jésus : Ville d’Auteuil, Cité de Chomedey, Cité de Duvernay, Ville de Fabreville, Ville des Îles-Laval, Cité de Laval-des-Rapides, Ville de Laval-sur-le-Lac, Cité de Laval-Ouest, Cité de Pont-Viau, Cité de Sainte-Rose, Ville de Sainte-Dorothée, Ville de Saint-François, Ville de Saint-Vincent-de-Paul, et Ville de Vimont. Elle devient ainsi l’agglomération la plus populeuse du Québec après Montréal.
(1992) En raison d’une erreur d’une juge, et malgré le fait qu’elle ait fait une correction immédiate, Sylvie Fréchette perd la médaille d’or qui lui revenait en nage synchronisée-solo. La médaille d’or a été attribuée à l’américaine qui était en deuxième place et celle d’argent à Sylvie Fréchette. Plus tard, le CIO a renversé cette décision controversée et la médaille d’or a été décernée à Sylvie Fréchette lors d’une cérémonie spéciale à Montréal, en décembre 1993.
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La Une

Q1- Un séjour à Porto Rico compte-t-il dans le nombre de jours passés aux États-Unis à des fins fiscales ou d’immigration ?
R1- Un séjour à Porto Rico est considéré comme un séjour aux États-Unis.
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Q2- Mon épouse et moi avons une propriété en Floride. Je dois remplir le formulaire 8840. Devons-nous chacun remplir un formulaire, ou un seul formulaire pour un seul d’entre nous suffit, ou encore un seul formulaire avec nos deux noms ?
R2- Un formulaire 8840 par personne. Et assurez-vous de garder une photocopie de chaque formulaire à ajouter à votre « dossier frontière » au cas où vous en auriez besoin au point de contrôle.
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Q3- Quand l’Agence du revenu du Canada (ARC) demande si nous avons un bien étranger valant plus de 100 000 $CA, devons-nous seulement répondre OUI une fois que nous l’avons vendu, ou chaque année où nous croyons qu’il a une telle valeur ? Il doit y avoir des Canadiens qui ont payé bien moins que 100 000 $CA lors de l’achat, mais la valeur du bien varierait d’une année à l’autre. Donc, comment le savoir, à moins de le vendre ?
R3- Les biens étrangers comprennent les actions, les liquidités, les placements et les biens immobiliers, mais excluent les biens à usage personnel comme une résidence secondaire vous servant avant tout à vous loger. Donc, vous n’avez pas à déclarer votre résidence hivernale dans votre déclaration de revenus de l’ARC.
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Q4- Quelqu’un ayant été reconnu coupable de conduite avec facultés affaiblies sera-t-il admis aux États-Unis ?
R4- La décision serait prise au cas par cas par l’agent des douanes américaines. Donc, soyez honnête et humble, et bonne chance !
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Q5- Une prime d’assurance voyage médicale d’urgence payée par un snowbird à une compagnie d’assurance canadienne pour un voyage aux États-Unis est-elle déductible dans la déclaration de revenus de l’ARC ? Je n’ai pas trouvé de réponse claire de l’ARC en ligne.
R5- Une prime d’assurance médicale d’urgence est déductible dans la déclaration de revenus de l’ARC en tant que dépense médicale.
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Q6- Sur le formulaire 8840, la toute première question concerne le type de visa américain et la date d’entrée aux États-Unis, alors quel type de visa recevons-nous ? Et pour ce qui est de la date, je vis tout près de la frontière et je vais parfois aux États-Unis passer une journée, en plus de passer trois mois en Floride… Quelle date devrais-je inscrire ?
R6- Quand vous entrez aux États-Unis en tant que visiteur (et non par affaires), vous recevez un visa B2 à des fins touristiques ou médicales. Vous devez inscrire le premier jour de l’année civile où vous êtes entré au pays et compter tous les jours que vous avez passés aux États-Unis entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année en question.
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Q7- D’après votre expérience, est-il difficile de faire une demande pour vivre aux États-Unis à temps plein ? S’agit-il d’une double citoyenneté ? Comment faire la demande ? Ai-je besoin d’un avocat ? J’ai passé l’âge de posséder et d’entretenir deux résidences dans deux pays. J’aimerais vivre à temps plein dans ma résidence aux États-Unis, sans avoir à renoncer à ma citoyenneté canadienne.
R7- Pour pouvoir vivre aux États-Unis à temps plein, vous devez répondre aux exigences du U.S. Administration Act. Si vous répondez aux critères – par exemple être marié à un Américain –, vous devez faire une demande de visa selon ce critère. Si vous ne répondez pas aux critères, vous ne pouvez pas vivre aux États-Unis à temps plein.
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Q8- Peut-on laisser son VR et/ou sa voiture aux États-Unis plus de six mois ? Selon ce que j’ai lu, un VR ou autre véhicule canadien assuré au Canada ne peut y passer plus de six mois. Je connais bien des gens qui laissent leur VR/voiture aux États-Unis et l’assurent avec une compagnie d’assurance américaine. Y a-t-il moyen de laisser notre VR/voiture aux États-Unis et d’être pleinement assurés ?
R8- Si votre auto, camion ou VR est enregistré et immatriculé au Canada, il ne peut pas rester aux États-Unis plus de 12 mois. Sinon, il sera considéré comme un véhicule importé illégalement aux États-Unis, ce qui annulera votre police d’assurance canadienne. Si vous voulez assurer un véhicule aux États-Unis, celui-ci doit être enregistré dans un État et assuré auprès d’une compagnie d’assurance autorisée à offrir de l’assurance dans cet État.
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Q9- Avez-vous déjà demandé au gouvernement américain pourquoi nous devons ajouter les jours où nous rentrons chez nous pour Noël – ce qui est donc un séjour hors des États-Unis – aux 182 jours permis aux États-Unis ? Il me semble que si nous ne sommes pas aux États-Unis, ces jours ne devraient pas compter.
R9- L’agence des douanes américaines nous a expliqué sans équivoque qu’aux fins de l’immigration, lorsque nous séjournons temporairement aux États-Unis pour l’hiver, les voyages de courte durée hors du pays, y compris les croisières ou les visites à la maison pour les Fêtes, ne doivent pas être déduits du nombre de jours passés aux États-Unis.
Source : Revue Nouvelles « CSA », été 2023, p4
217e jour de l’année
Samedi, 5 août 2023
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Madeleine Robichaud-Houle – Ka Ri Ne Bourgault
Bon anniversaire !
On jase là…
Vous trouvez que les restaurants ont gonflés volontairement leur prix post pandémie pour se refaire, alors que plusieurs sont restés ouverts pour les mets pour emporter ? Encouragez uniquement ceux qui proposent des rabais substantiels, pour les encourager. Ils vont peut-être finir par comprendre.
Pas de rabais ? On va où il y en a !
Pensée et citation du jour
On n’est jamais si heureux ni malheureux qu’on s’imagine.
François de la Rochefoucauld
Ça s’est passé un 5 août…
(1940) Pour s’être opposé à la conscription, Camillien Houde est arrêté par la Gendarmerie royale et emprisonné en Ontario. On l’accuse de désobéissance civile et à cause de ses « sympathies fascistes » on l’interne dans un camp dans le cadre des mesures de guerre. Il est sorti de prison le 14 août 1944. Lorsqu’il sortira, il sera réélu maire de Montréal.
(1966) Début de la construction du World Trade Center à New York. Les tours seront complétées en janvier 1972, puis détruites par un attentat terroriste le 11 septembre 2001.
(2007) Le Spectrum de Montréal, une salle de spectacle devenue mythique, ferme ses portes, après 25 ans d’activités; créée le 17 octobre 1982, cette salle de la rue Sainte-Catherine fait ses adieux et sera convertie en un immeuble à vocation commerciale. Les plus grands de la chanson, de la musique et de l’humour ont offert des prestations dans cette salle, le chanteur Michel Rivard est celui qui a le plus souvent foulé les planches du Spectrum; il y a donné une centaine de spectacles.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !