La Une
Les représentants maîtrisent parfaitement le bon vocabulaire pour vous faire acheter une garantie prolongée.

Ils savent exploiter votre insécurité. Ne mordez pas à l’hameçon. Le seul qui gagne à ce marché, c’est le commerçant, qui réalise des marges extraordinaires sur un produit inutile 99 % du temps.
En effet, la garantie prolongée équivaut à la période d’usure normale pour une utilisation raisonnable prévue par la garantie légale que confère la loi.
Pire : la plupart du temps, la garantie prolongée s’étend sur une période moins longue que celle de la garantie légale. Le consommateur est donc perdant.
D’autant plus que, souvent, les contrats de garantie prévoient des exclusions. Les petits caractères importent beaucoup, mais qui les lit sur le coin du comptoir du marchand, quand les haut-parleurs du magasin crachent de la musique de Noël tonitruante ?
DES OBLIGATIONS
La Loi prévoit que, quand vous achetez un bien, le commerçant doit décrire la garantie offerte par le fabricant et vous faire connaître la garantie légale, notamment en vous donnant un document (habituellement un bout de papier) qui décrit ses grandes lignes. C’est une obligation souvent ignorée par les marchands.
La loi prévoit que si vous achetez un bien défectueux ou qui n’est pas conforme aux promesses du vendeur ou de la publicité, même si le marchand n’a pas de politique d’échange ou de remboursement, il doit récupérer le bien pour l’échanger ou vous le rembourser.
Enfin, si vous regrettez d’avoir acheté une garantie prolongée, les nouvelles dispositions de la loi 21 prévoient que vous avez dix jours pour exiger une annulation et un remboursement. Le commerçant doit donc vous remettre le montant que vous avez payé pour cette garantie.
CONSEILS
Source : Stéphane Desjardins, Le Journal de Montréal, 27 décembre 2023, p28
362e jour de l’année
Jeudi, 28 décembre 2023

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Chantale Michaud – Audrey-Anne Nantel – PierreTurmel
Bon anniversaire !
Décompte…

NOUVEL AN : 4
Pensée et citation du jour…
Le rire c’est comme les essuie-glaces, il permet d’avancer même s’il n’arrête pas la pluie.
Gérard Jugnot
Ça s’est passé un 28 décembre…
(1869) L’Américain William Finley Semple dépose pour la première fois le brevet de la gomme à mâcher, produite avec la sève caoutchoutée du sapotier. Finley ne commercialisera pas son invention. C’est le New-Yorkais Thomas Adams qui en aura l’idée vers 1870 en mettant au point une machine à produire du chewing-gum (Bubble Gum).
(1944) Maurice Richard devient le premier joueur dans l’histoire de la Ligne nationale à récolter huit points dans un même match; l’ailier du Canadien marque cinq buts et fournit trois aides dans une victoire de 9-1 du Tricolore au Forum sur les Red Wings de Detroit. Darryl Sittler brisera ce record avec 10 points le 7 février 1976.
(1970) Les frères Paul et Jacques Rose ainsi que Francis Simard, les présumés assassins du ministre Pierre Laporte, sont appréhendés dans une cache sise sous une maison de Saint-Luc, en banlieue de Saint-Jean-sur-le-Richelieu. C’est là le dernier épisode de ce qu’on a appelé « la crise d’octobre », la pire de l’histoire politique du Québec contemporain.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
UNE BONNE NOUVELLE POUR LES 65 ANS OU PLUS QUI SOUHAITENT TRAVAILLER PLUS LONGTEMPS

Pour encourager le maintien en emploi des travailleurs de 65 ans ou plus, le gouvernement du Québec a annoncé au budget du 21 mars dernier des modifications au Régime de rentes du Québec (RRQ). Elles s’appliqueront dès le 1er janvier 2024. Les quatre changements principaux sont les suivants :
1- La possibilité de cesser les cotisations au régime pour les bénéficiaires d’une rente de retraite de 65 ans ou plus, pourvu qu’ils reçoivent déjà leur rente de retraite du RRQ.
2- Fin de l’obligation de cotiser au RRQ pour les travailleurs âgés de plus de 72 ans.
3- La mise en place d’une protection de la rente pour les personnes de 65 ans ou plus qui travaillent à temps partiel.
4- Modification de la méthode de calcul de la rente du régime de base du RRQ, dès le 1er janvier 2024, pour assurer que les années de faibles gains de travail à partir de 65 ans ne puisse réduire la moyenne de gains utilisés pour le calcul de la rente de retraite.
***
Les cotisations au RRQ sont calculées dès que les revenus de travail dépassent 3500 $. Les retraités de 60 ans et plus qui touchent leur rente de retraite RRQ et retournent sur le marché du travail recevront une rente bonifiée l’année suivante, selon les revenus gagnés.
Le taux de cotisation au RRQ pour l’année 2023 est à 12,8 % du salaire brut (maximum 63 100 $). Cette cotisation est partagée à 50-50 entre le salarié et l’employeur. Le travailleur autonome est tenu de verser les 12,8 % à lui seul.
Ce qui peut représenter une cotisation maximale de 4038,40 $ pour un salarié, et de 8076,80 $ pour un travailleur autonome.
APPLICATION DES MESURES
Pour bénéficier de ces mesures fiscales, le travailleur doit déjà recevoir sa rente de retraite du RRQ.
Le travailleur salarié pourra effectuer le choix de cesser de verser des cotisations au RRQ à compter du jour suivant celui de son 65e anniversaire de naissance au moyen d’un formulaire qui devra être remis à l’employeur.
Quant au travailleurs autonomes, le choix de cesser de verser des cotisations au RRQ pourra être effectué au moment de la production de sa déclaration de revenus pour l’année en cours de laquelle il aura atteint son 65e anniversaire de naissance, pourvu que, à ce moment, il recevait une rente de retraite du RRQ.
Ces nouvelles mesures auront un impact très positif sur le revenu net disponible pour les travailleurs qui désirent demeurer actifs sur le marché du travail et pour leurs employeurs qui verront, par le fait même, leurs charges fiscales diminuées d’autant.
Pour en savoir plus : retraitequebec.gouv.qc.ca
Source : Josée Jeffrey, fiscaliste, revue Le Bel Âge, mai 2023, p69
361e jour de l’année
Mercredi, 27 décembre 2023

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Louise Hébert – Lise Ferland
Bon anniversaire !
Décompte…

NOUVEL AN : 5
Pensée et citation du jour…
Quand le pouvoir de l’amour surpassera l’amour du pouvoir, le monde connaîtra la paix.
Jimi Hendrix
Ça s’est passé un 27 décembre…
(1924) Pour la première fois depuis 1917, deux équipes montréalaises croisent le fer lors d’une rencontre officielle de hockey professionnel. Il s’agit du Canadien et de la nouvelle formation de la Ligue nationale de hockey (LNH) : le Montreal. La rencontre est disputée au Forum, le nouvel amphithéâtre construit au cours de l’été 1924 à Montréal. Elle attire environ 12 000 personnes, une assistance considérable à cette époque. L’année suivante, le Montreal adoptera le nom de Maroons. La rivalité entre Maroons et Canadien sera une des plus chaudes de la LNH jusqu’à la disparition des Maroons, en 1938.
(1978) Sept mois après le règlement d’une longue grève qui lui a nui considérablement, le quotidien « Montréal-Matin » ferme ses portes. Cette nouvelle touche directement les 225 employés de ce journal dont l’existence remonte aux années 30. Avant le conflit, qui a duré du 7 octobre 1977 au 2 mai 1978, le «Montréal-Matin» tirait à environ 136 000 copies. Après, il se maintient autour de 90 000 copies, ce qui est insuffisant à assurer sa rentabilité. Pour la seule année 1978, la direction déclare des pertes de 3,2 millions de dollars. Cette situation joue un rôle décisif dans la fermeture du journal qui survient le 27 décembre 1978.
(1992) La nouvelle législation québécoise permet à tous les commerces d’ouvrir leurs portes le dimanche.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Décembre 1914 était particulièrement glacial et humide dans le nord de la France. La Grande Guerre était engagée sur le front ouest depuis trois mois. Les soldats se terraient dans leurs tranchées, des trous à rats boueux, insalubres et souvent inondés.
Mal équipés pour affronter l’arrivée de l’hiver, les soldats de la première ligne de front étaient transpercés par le froid.

Personne n’échappait aux engelures qui ont forcé les chirurgiens à effectuer des centaines de milliers d’amputations.
Des milliers de jeunes Français mobilisés étaient partis au front à la fin des grandes récoltes, embrassant leur mère avec la promesse de revenir à Noël, mais ils ont été trompés.
En décembre 1941, on s’est mis à douter, il semblait de plus en plus évident que ce serait impossible de retrouver les siens pour les célébrations.
Le conflit s’était enlisé, et les soldats étaient en bien mauvais état. Ces hommes étaient épuisés, sales et mal en point. Transis d’incertitudes et d’anxiété, ils se sont résignés à passer le réveillon dans leur tranchée gelée, la peur au ventre.
Puis, comme une bouffée de chaleur, dans la nuit du 24 au 25 décembre 1914, une chose surprenante s’est produite sur plusieurs fronts.
TRANCHÉES AUTOUR DE LA VILLE
Cette nuit de Noël, des soldats français et britanniques terrés dans leurs trous près de la ville d’Ypres ont entendu un chant ou le son d’un harmonica, et ont vu une bougie ou un petit arbre de Noël placés le long de la tranchée adverse.
Un soldat, puis deux, puis des centaines des deux camps ont baissé la garde, le temps d’une courte trêve. Des ombres ont franchi les quelques pas nécessaires pour saluer l’ennemi. Ils se sont rejoints en terrain neutre au milieu d’un paysage dévasté par les obus.
Certains ont courageusement défié les ordres de l’état-major pour quelques heures d’humanité et de rires. Malgré la barrière de la langue, ils ont discuté, ont chanté, se sont montré des photos de leurs amoureuses, ont joué au football.
Des visites guidées de leurs tranchées ont même eu lieu pour comparer et améliorer les conditions. Malgré le peu de ressources qu’ils possédaient, ils se sont échangés des cigarettes, du chocolat ou de l’alcool.
Une lueur d’humanité dans la noirceur de la guerre. Cette folie meurtrière s’est tue pendant quelques heures, la paix a tissé des liens improbables entre ces jeunes hommes.
Cette pause s’est vécue sur de nombreux fronts de l’Ouest, mais pas partout. On sait, en lisant les archives, que des combats ont eu lieu sur certaines positions et que des centaines de soldats ont perdu la vie en cette soirée du 24 décembre 1914.
Si quelques-unes de ces trêves étaient spontanées et ont pris de court certains états-majors, d’autres ont été négociées. Cette fraternisation presque irréelle a gagné un nombre impressionnant de soldats de toutes les nationalités impliquées sur ces fronts.
Le sujet a longtemps été caché, évidemment à cause de la censure militaire, parce que l’événement a choqué les généraux, mais aussi à cause de la désinformation faite par les journaux français de l’époque.
Ce qui est certains, c’est qu’envers et contre tous, des voix chaleureuses aux accents germaniques, anglo-saxons et français ont résonné dans le no man’s land cette nuit du 24 décembre.
Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 23 décembre 2023, p84
360e jour de l’année
Mardi, 26 décembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LE LENDEMAIN DE NOËL
LE BOXING DAY
LE 57e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE DE ROSELINE POIRIER ET JEAN-EUDES ARSENAULT. NOCES D’AZALÉE

En mémoire de…
DEREK AUCOIN 1970-2020 – Commentateur sportif et joueur de baseball professionnel québécois.
On jase là…
Ainsi donc des syndiqués en éducation et en santé menacent de quitter leur emploi ou changer d’emploi à cause du conflit de travail. Tant mieux ! Parce que quand tu réagis de cette manière, c’est que ta compétence est déficiente ou tu n’as plus le feu sacré. Tu n’es plus sur la bonne chaise. C’est une bonne décision de partir parce que quelqu’un d’autre prendra rapidement ta place. À ce que je sache, syndicalement parlant, vous avez des tout de même des contrats de travail blindés avec de bonnes conditions de travail; congés maladie, fériés, fonds de retraite, sécurité d’emploi et j’en passe, vous demeurez indéniablement des privilégiés parmi les travailleurs.
Pensée et citation du jour…
Nous ne saurons jamais tout le bien qu’un simple sourire peut être capable de faire.
Mère Teresa
Ça s’est passé un 26 décembre…
(1938) La pêche aux petits poissons des chenaux fut découverte par pur hasard. Ce n’est qu’en 1938 que l’on constata la présence du poisson dans la rivière Sainte-Anne. Un Péradien travaillait un jour à couper des blocs de glace pour les glacières de ce temps, lorsqu’il aperçut quelques poissons folâtrant sur le fond de sable et la grande aventure commença.
(2004) Un tremblement de terre d’une amplitude exceptionnelle de 9 sur l’échelle de Richter secoue les fonds marins au large de Sumatra. Quelques heures plus tard des vagues géantes, atteignant 10 mètres de haut, s’abattent sur l’Indonésie, la Thaïlande, le Sri Lanka, l’Inde et la Malaisie. Elles tuent plus de 220 000 personnes et font plus d’un million de réfugiés. Située en zone hautement touristique, la catastrophe prend une ampleur mondiale et suscite l’émoi et la solidarité dans le monde entier.
(2006) La cour d’appel irakienne confirme la condamnation à mort de l’ancien président irakien Saddam Hussein, pour le massacre de villageois chiites, sentence qui doit désormais être exécuté dans les 30 jours; cette décision est intervenue le jour même où le nombre de morts américains depuis l’invasion de l’Irak en 2003 a dépassé le bilan symbolique des 2973 morts des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Le président déchu sera exécuté dans les trente jours par pendaison et « à n’importe quel moment à partir de mercredi », précise un juge de la cour d’appel, Arif Shaheen.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
À vous tous, fidèles lecteurs et lectrices, je vous souhaite le plus beau des Noëls, celui qui vous remplira de joie, de bonheur, de paix et de partage.

Dans cette vie trépidante, prenez le temps d’une pause, d’un moment de réflexion. De passer du temps de qualité auprès de vos proches. C’est le temps de mettre de côté nos différents et de se rapprocher.
Célébrez également la chance que nous avons de vivre dans un pays d’ouverture et de respect de ses citoyens. Tous les peuples de la terre n’ont pas cette qualité de vie exceptionnelle. On n’a qu’à penser aux guerres qui font encore des millions de victimes innocentes qui sont à la merci de despotes sanguinaires.
On a le droit de critiquer mais il faut également avoir le devoir d’accepter. Tout n’est pas parfait en ce bas monde.
Au moment des réjouissances, ayez une pensée profonde pour ceux et celles qui ne peuvent partager les mêmes instants parce qu’ils ont perdu un être cher, ont faim, sont abandonnés, violentés et abusés, ou qui ont perdu tout le sens profond de cette célébration.
Enfin, en cette journée magique, gardez candidement votre cœur d’enfant, pour savourer pleinement, ce qui compte vraiment : le moment présent !
Un très Joyeux Noël !
359e jour de l’année
Lundi, 25 décembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE DE NOËL

En mémoire de…
JEAN-MARC VALLÉE 1963-2021 – Cinéaste québécois de réputation internationale. Réalisateur du film C.R.A.Z.Y.
GEORGE MICHAEL 1963-2016 – Chanteur britannique.
Décompte…

NOUVEL AN : 7
Pensée et citation du jour…
Un Joyeux Noël à tous nos fidèles lecteurs et lectrices. Que la paix soit dans vos cœurs en ce jour de réjouissances. Réveillez l’enfant qui sommeille en vous.
Normand
Ça s’est passé un 25 décembre…
(1858) Le Minuit Chrétien est chanté pour la première fois au Canada lors de la messe de minuit célébrée dans l’église de Sillery près de Québec. Ernest Gagnon avait ramené ce cantique de France. Il fut chanté par la fille aînée du juge René-Édouard Caron (plus tard lieutenant-gouverneur de la province), accompagnée par Ernest Gagnon.
(1959) Richard Starkey, apprenti ingénieur, reçoit en cadeau de Noël son premier ensemble de batterie. Le jeune homme de 18 ans deviendra célèbre sous le nom de Ringo Starr des Beatles.
(2014) Après avoir réussi les exploits d’atteindre le point le plus éloigné de la côte en Antarctique, le «pôle sud d’inaccessibilité», et s’être rendu par la suite au «pôle sud géographique» en solitaire, l’aventurier québécois Frédéric Dion se lance un autre défi.Après un repos, en ce jour de Noël, il poursuivra son périple pour compléter la traversée de l’Antarctique « par son centre ».
Il estime que ce serait une première mondiale.En entrevue à La Presse Canadienne, jeudi, Frédéric Dion a indiqué qu’il avait encore « de la nourriture, de l’énergie et de l’audace » pour continuer. Il se donne donc 15 jours pour effectuer 1130 kilomètres supplémentaires en ski, tiré par un cerf-volant. Le Trifluvien rappelle qu’il avait planifié 65 jours d’expédition, et qu’il a en mis seulement 46 pour réaliser ses deux premiers exploits, sur 3000 kilomètres.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La une
Vous avez sûrement, dans un calendrier, une ou des dates précises qui, vous ramène des souvenirs d’un événement vécus, triste ou joyeux, dont les détails ne s’effacent jamais de votre mémoire. C’est instantané !

Les années passent et vous les revivez en pensée comme si c’était hier, avec précision, et que vous pouvez raconter dans les moindres détails, sans rien oublier ou presque, peu importe les années. J’ajouterai même que certaines odeurs d’ambiances peuvent se faire sentir. Vous restez profondément marqués.
Pour moi, cette journée est définitivement le 24 décembre, comme aujourd’hui. Quelques événements m’ont marqués et, chaque année surgissent du passé. Il y en a eu d’autres mais celles-ci, à la veille des festivités du temps des Fêtes, ce temps de réjouissance, reviennent instantanément quelques secondes, sans même y penser.
Il y en a trois principalement, deux tristes et une joyeuse que je veux partager avec vous en cette veille de Noël. Vous pouvez aussi y ajouter les vôtres si le coeur vous en dit.
MA GRAND-MÈRE
En pleine nuit la veille de Noël 1976, je suis réveillé par le téléphone. Un policier que que je connais, m’annonce le décès de ma septuagénaire grand-mère maternelle, dans son lit. Mon grand-père les avait appelés. J’étais très proche d’elle et quelques mois précédents, en été, elle avait participé à un rallye automobile que j’avais organisé et où les participants devait passer dans sa cour pour réussir un test d’habilité. Elle m’avait avoué que c’était une de ses plus belles journées.
Ma grand-mère, comme toutes les grand-mères d’autrefois, savaient cuisiner et croyez-moi, lorsqu’elle préparait ses tourtières, la viande de chacune d’elles était pesée et nivelée avec un petit niveau pour que tout soit parfait. Elle était une perfectionniste. Son péché mignon; elle adorait les cartes, au point de tricher quelques fois.
Un jour, alors que c’était à son tour de brasser les cartes, volontairement, elle laisse tomber un précieux AS par terre. Mon grand-père, qui l’avait vu du coin de l’oeil, s’approche d’elle pour lui mentionner. Elle fait ni un ni deux et lui donne une claque sur la jambe pour lui signifier de se la fermer. Alors elle dit aux autres joueurs; « bien voyons, il me manque une carte ». Elle regarde par terre, ramasse sa carte et dit candidement : « Ah ! Elle était tombée », puis la ramasse. C’était ça ma grand-mère. On connaissait tous ses trucs mais elle restait très attachante.
Elle fut mon premier contact avec la mort d’un parent très proche. Nous étions voisins. Jusque-là, nous avions été épargnés et à cette époque, en pleine période des Fêtes, mon grand-père, ma mère, mes tantes et oncles devaient obligatoirement organiser les funérailles entre les deux Fêtes, parce que la parenté était éparpillée près de Québec. Une semaine complète de funérailles ! Épuisant, dans cette peine.
Ce fut une rude épreuve et très difficile de réveillonner dans la famille de ma conjointe, quelques heures plus tard, sans y penser. Son souvenir défilait dans ma tête constamment parce que le cœur n’était pas aux festivités. Il y a de ces moment où la mort n’est pas la bienvenue. C’en était un, et il restera toujours.
UN TRISTE ACCIDENT
Au début des années 1970, j’étais répartiteur à la centrale de police de Longueuil. Je travaillais sur des équipes en rotations, donc de nuit, de soir, de jour et pour nous, les fins de semaines n’existaient pas. On travaillait comme en semaine !
Cette veille de Noël, je débute mon quart de travail de nuit, à 23 heures dans la joie. C’est la nuit de Noël et on s’est organisé un petit festin pour célébrer avec l’équipe lorsque la nuit sera plus calme. La fébrilité de cette fête est bien présente et tout devrait bien se passer.
Vers 23h15, on reçoit un appel pour un terrible accident à l’intersection du Chemin de Chambly et de Gentilly. Arrivés rapidement sur les lieux, les policiers demandent immédiatement les services ambulanciers, parce que des personnes y auraient laissé leur vie. Je ne me rappelle plus le nombre de décès dans cet accident mais ces personnes étaient en route pour réveillonner quelque part.
Imaginez quand vous attendez des invités et que deux policiers frappent à votre porte, avec un air sérieux et triste, pour vous annoncer que vos parents ou amis ne seront pas des festivités, et qu’ils ont été impliqués dans un accident grave et amenés dans un hôpital pour des blessures critiques, et dans certains cas, des décès. Pas évident !
Le reste de la nuit s’est passé dans le calme, avec un brin de tristesse. On a beau être habitué à ce genre de situation, ça frappe comme un coup de masse. Encore plus un 24 décembre, à quelques minutes de se souhaiter un Noël joyeux.
LE PÈRE NOËL
Si les deux événements précédents sont tristes, celui-ci est joyeux. Plusieurs années, j’ai personnifié ce bonhomme légendaire entre le 24 et le 25 décembre. Je l’ai fait pour mon garçon, mes petits-enfants, les enfants de la famille, d’amis et même des purs étrangers, sur invitation. C’était important pour moi.

Mon costume était d’excellente qualité, avec ses accessoires indispensables à tout bon père Noël qui se respecte; une belle barbe soyeuse et des petites lunettes rondes sur le bout du nez. Je ne manquais pas de crédibilité et d’authenticité.
Je me suis toujours fait un plaisir renouvelé de ne jamais me faire découvrir. Mon fils et mes petits-enfants sont tombés dans le piège et on a dû leur apprendre la nouvelle quelques années plus tard. Quelle déception ce fut pour eux !
Inutile de vous dire que souvent, c’était de la gymnastique pour enfiler le costume dans mon auto. Du travail de contorsionniste. Le prétexte était que je devais quitter un peu avant minuit pour aller travailler une ou deux heures. La belle excuse !
Les petits enfants, on peut leur conter n’importe quelle menterie, surtout à Noël, alors qu’ils entendent toutes sortes de connivences des parents sur le gros bonhomme qui comblera leurs désirs avec les cadeaux tant espérés.
Minuit venu, j’entrais au salon avec ma grosse poche et ma cloche qui subitement réveillait les enfants. Encore mi-éveillés, ils venaient me rejoindre à tour de rôle pour jaser un peu et recevoir leurs cadeaux. Une fois la distribution terminée, les parents attiraient les enfants dans une autre pièce et je retournais dans mon auto pour enlever le costume.
À mon retour, ils étaient heureux de me raconter que le père Noël était passé… Jamais j’ai entendu, « C’était toi le père Noël ? » Jamais !
Ce que j’aimais le plus dans cette scène, c’étaient les yeux pétillants des enfants. Un gros moment de pur bonheur. À leur regard, je voyais bien que le personnage mythique leur était familier et ils restaient fascinés. J’en profitais pour leur avouer ma déception d’avoir manqué l’occasion de voir le père Noël distribuer les cadeaux en promettant de ne pas manquer mon coup l’année suivante.
Puis les enfants ont grandi et la magie s’est estompée… Mais pas en dedans de moi-même. À 72 ans, quand je vois un père Noël, je suis toujours émerveillé et même si, avec les années les célébrations sont différentes et plus calmes, dès l’arrivée de décembre, c’est mon cœur d’enfant qui prend le relais, qui s’émeut, qui se rappelle.
Dans mon autobus, je porte fièrement ma tuque de père Noël, un gros mois avant la Fête et je reçois plein de commentaires positifs, d’appréciation et de beaux sourires de ceux et celles qui ont aussi gardé leur cœur d’enfant.
Le 24 décembre, dans ma vie, demeurera toujours, tant que je vivrai, une journée de souvenirs impérissables, qu’ils soient tristes, heureux, ou les deux.
358e jour de l’année
Dimanche, 24 décembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
57e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE DE LISE ET SERGE FACKINI. NOCES D’AZALÉES.
LA VEILLE DE NOËL

En mémoire de…
PIERRE PÉLADEAU 1925-1997 – Homme d’affaires émérite, philanthrope, éditeur et fondateur du Journal de Montréal et du groupe Québécor.
Décompte…

NOËL : 1 NOUVEL AN : 8
Pensée et citation du jour…
Le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre.
Victor Hugo
Ça s’est passé un 24 décembre…
(1818) Il y a plus de 200 ans, lors de la messe de minuit dans une église du village d’Oberndorf en Autriche, on chantait pour la première fois « Stille Nacht! Heilige Nacht ». Les raisons de la composition du chant ne sont pas certaines. Une hypothèse est que l’orgue vieillissant de l’église n’était plus en état et que Mohr et Gruber ont alors créé un chant destiné à être accompagné à la guitare.
(1924) La croix du Mont-Royal est illuminée pour la première fois. Érigée à la suite d’une collecte de fonds organisée par la Société Saint Jean Baptiste, la Croix du Mont-Royal commémore le geste de Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve, d’avoir planté une croix en bois à cet endroit en 1642 afin de remercier Dieu d’avoir épargné Ville-Marie des inondations.
(2009) La traditionnelle messe de minuit, célébrée chaque année à Noël au Vatican, a commencé par une agression contre le pape par une « femme apparemment déséquilibrée » qui l’a jeté à terre à l’entrée de la basilique Saint-Pierre, mais Benoît XVI a pu célébrer l’office.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Voici le cinquième conte de Noël de 2023, spécialement pour les petits au cœur d’ange…
Cette semaine-là, dans son atelier de jouets, le père Noël était fort affairé. Avec ses lutins, il s’occupait des derniers préparatifs pour la fête de Noël.
Du matin jusqu’au soir, on entendait la scie et les coups de marteau résonner dans tout le pôle Nord. Pif et Paf déposaient les jouets terminés dans des boîtes, et Pouf était en charge d’envelopper les paquets dans du beau papier aux couleurs vives. Puis, il collait une étiquette avec le nom d’un enfant sage en tenant compte de la liste de cadeaux envoyée par chacun des enfants de la terre.
Il devait faire bien attention pour ne pas se tromper de nom. Le père Noël, quant à lui, avec ses bras très forts, empilait les boîtes et les sacs avant de les déposer dans son traîneau tout décoré pour Noël. Quand il vit la tonne de surprises et de gâteries qu’ils allaient bientôt distribuer dans les maisons, il s’exclama :
– Ho ! Ho ! Ho ! Comme il y a beaucoup d’enfants sages, cette année ! Je pense que les tout-petits seront très contents des cadeaux que je vais leur apporter. Ho ! Ho ! Ho !
Le grand rire du père Noël explosait dans tout le ciel, et les lutins, malgré leur grande fatigue, riaient avec lui.
Puis, un beau jour, ce fut enfin la veille de Noël. On était prêt, il ne restait plus qu’à s’assurer que toutes les étrennes se trouvaient bien dans le traîneau. Déjà, on avait attelé le petit renne au nez rouge qui trépignait d’impatience de partir et de s’envoler au-dessus de la terre, dans la nuit étoilée.
Soudain, le lutin Pif s’arrêta net de travailler.

– Dis donc, Paf, sais-tu où se trouve Pouf ?
– Euh ! Non, non… Je le croyais avec toi.
– Ça alors ! Mais Pouf a disparu ! Je ne sais vraiment pas où il est.
Les deux lutins se mirent à crier ensemble pour appeler leur ami.
– Pouf ! Pouf ! Où es-tu ? Pouf ! Réponds-nous !
Mais ils n’entendaient rien. Personne ne répondait à leur appel. Les deux lutins fondirent en larmes. Le père Noël, attiré par leurs cris, vint les trouver aussitôt.
– Que se passe-t-il donc, mes amis ?
– Père Noël, père Noël, on a perdu Pouf !
– Ah non ! Juste au moment où on s’apprête à partir !
Ils cherchèrent partout, dans tous les recoins de l’atelier, dans le fond du traîneau, derrière les bancs de neige, partout. Pas de Pouf ! Inquiet, le père Noël tripotait sa barbe en regardant l’heure.
– Il est temps, mes amis. Venez ! On cherchera Pouf demain matin.
– Oh ! non, père Noël, on ne peut pas s’en aller sans notre ami Pouf, voyons !
– Je suis désolé, mais il faut décoller. Les enfants de la terre nous attendent, il est presque minuit. Allons ! Préparez-vous, le départ est dans cinq minutes.
Pif et Paf se remirent à pleurer. Ils ne voulaient pas abandonner leur ami tout seul dans le pôle Nord pour la nuit de Noël, Mais le père Noël les rassura.
– Ne vous en faites donc pas, les enfants. Je vais avertir la fée des Étoiles. Elle va continuer à le chercher, et elle s’occupera de lui en attendant notre retour. Allons ! Un peu de courage. Venez !
Ils partirent donc en vitesse, dans un grand fracas de clochettes joyeuses. Mais le père Noël ne riait plus, et Pif et Paf avaient le cœur serré par l’inquiétude. Qu’était-il donc arrivé à Pouf ?
Ils travaillèrent très fort durant toute la nuit, s’arrêtant au-dessus de chaque demeure pour déposer les cadeaux de Noël au pied de l’arbre. Quand le matin se pointa, il ne restait plus dans le traîneau qu’une seule boîte à livrer dans une maison située au bout d’un chemin de campagne. Ensuite, ils retourneraient au pôle Nord.
– C’est drôle, dit Paf, on dirait que j’entends un petit bruit quelque part. Comme le roulement d’un moteur.
– Moi aussi, renchérit Pif, j’entends ce bruit. On dirait qu’il provient du dernier cadeau qui reste au fond du traîneau. Je me demande ce que c’est.
Le père Noël bondit sur ses pieds pour vérifier l’étiquette.
– Il n’y a pas de moteur dans cette boîte. Elle contient on ourson destiné à une fillette. Et un ourson de peluche, ça ne peut pas émettre le bruit d’un moteur. Mais cela m’intrigue. Je vais vérifier.
Le père Noël tira sur les guides et demanda au petit renne au nez rouge de s’arrêter un instant sur le bout d’un nuage.
– Venez m’aider les enfants, nous allons bien voir ce qu’il y a dans ce paquet et d’où provient ce bruit mystérieux.

Doucement, ils défirent l’emballage et ouvrirent le cadeau en retenant leur souffle. Quelle ne fut pas leur surprise de découvrir leur ami Pouf endormi dans les bras de l’ourson au fond de la boîte. C’était lui qui ronflait comme une locomotive.
– Ah ! ça alors ! Le petit coquin a dû s’endormir sous l’ourson. Nous l’avons emballé Sans nous apercevoir de sa présence. Tu parles d’une histoire !
– C’est ta faute, Pif !
– Non, c’est la tienne, Paf !
– Cessez de vous disputer les amis ! Tout est bien qui finit bien ! Dépêchons-nous plutôt d’aller porter notre dernier cadeau et rentrons vite au pôle Nord. Je meurs de faim, moi.
– Croyez-vous père Noël, que la fée des Étoiles nous a préparé un bon chocolat chaud bien sucré ?
– Bien sûr ! Et avec des biscuits en pain d’épices. Je suis certain qu’elle nous attend pour nous entendre raconter nos aventures. Ho ! Ho ! Ho !
Ils réveillèrent Pouf, qui ne s’était aperçu de rien et n’en revenait pas de se réveiller en plein ciel, enfermé dans un cadeau au fond du traîneau du père Noël,
Ce matin-là, quand le soleil apparut à l’horizon, ceux qui se levèrent tôt purent entendre le grand rire du père Noël et de ses trois lutins résonner longtemps dans le beau ciel bleu de ce mémorable jour de Noël.
Ho ! Ho ! Ho ! À l’an prochain, mes amis, et… n’oubliez pas de rester sages !
NDLR : Ce conte était le dernier de la série pour cette année. Merci de vos commentaires et de votre assiduité. On se donne rendez-vous en décembre 2024, pour la suite des merveilleux contes de Noël. D’ici là, gardez votre cœur d’enfant.
Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012.
357e jour de l’année
Samedi 23 décembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE NATIONALE DU JAPON

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Lise Bonhomme – Jean-Noël Quimper
Bon anniversaire !
Décompte…

NOËL : 2 NOUVEL AN : 9
Pensée et citation du jour…
Qui vit en paix avec lui-même, vit en paix avec l’univers.
Marc-Aurèle
Ça s’est passé un 23 décembre…
(1947) Invention du transistor.
(1977) Adoption de la loi sur l’assurance automobile de la ministre Lise Payette.
(2013) La longue bataille judiciaire que mène Claude Robinson pour faire respecter ses droits d’auteur est terminée: la Cour suprême du Canada ordonne à un consortium de maisons de production, composé notamment de Cinar et France Animation, de lui octroyer l’équivalent de quatre millions de dollars pour lui avoir volé l’idée originale qui a mené à la production de la série télévisée Robinson Sucroë.
Dans un jugement unanime, le plus haut tribunal du pays ordonne aussi aux parties défenderesses de payer la totalité des frais, soit 1,5 million de dollars, que M. Robinson a encourus en portant sa cause devant la Cour supérieure. L’auteur obtiendra aussi un remboursement partiel de ses frais juridiques encourus devant la Cour d’appel et la Cour suprême. Des frais d’intérêts seront aussi imposés à ces montants.
Ce jugement historique met fin à une bataille de 18 ans de M. Robinson devant les tribunaux. Il confirme aussi les décisions des tribunaux inférieurs à savoir que les entreprises citées ont plagié son oeuvre originale, Robinson Curiosité, pour produire leur série télévisée, Robinson Sucroë.
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La une
Bien des craintes en lien avec la santé relèvent d’idées reçues. À tort ou à raison, voici quelques questions-réponses d’experts.

UTILISER LE RESTE DE SA CRÈME SOLAIRE DE L’AN DERNIER
Ce n’est pas mal. Si la date d’expiration n’est pas dépassée et si la texture, la couleur et l’odeur n’ont pas changé, il n’y a aucun problème à utiliser le reste de sa crème solaire.
La date est expirée ? « En général, il est préférable de respecter la date de péremption, mentionne le dermatologue Joël Claveau. Mais la règle n’est pas absolue. Contrairement aux aliments, l’écran solaire ne se dégrade pas en quelques jours. En principe, un produit dont la date est expirée depuis moins de 4 à 6 mois devrait être encore bon s’il a été conservé dans des conditions adéquates, c’est-à-dire dans un endroit sec, à la température ambiante et à l’abri de la lumière. »
Exposer le produit à des températures élevées – par exemple, au soleil à la plage ou dans le coffre à gants de l’auto – accélère la dégradation des composants. De très grandes variations dans le taux d’humidité ne sont pas super non plus. Si c’est le cas, mieux vaut se fier à la date de péremption pour éviter les coups de soleil.
Pour avoir l’esprit tranquille, il est aussi important de miser sur un écran solaire à large spectre, associant des filtres UVA et UVB, et arborant le logo de l’Association canadienne de dermatologie.
Et on ne lésine pas sur la qualité. « S’il reste de la crème solaire de l’année dernière, c’est qu’on n’en a probablement pas appliqué suffisamment, affirme le Dr Claveau. Des études montrent que les gens mettent quatre fois moins de produit qu’ils le devraient. »
LAVER SES CHEVEUX QUOTIDIENNEMENT
Ce n’est pas mal. Mais ce n’est pas pour autant idéal ! « Se laver les cheveux tous les jours risque de détruire le film hydrolipidique du cuir chevelu, dont le rôle est d’hydrater et de protéger, explique Alexandre Melançon, éducateur-coiffeur. Résultat : une sécheresse et une desquamation du cuir chevelu ainsi que des démangeaisons. »
Difficile de se passer d’un shampoing quotidien ? Alexandre Melançon recommande alors de traiter régulièrement son cuir chevelu avec des soins hydratants afin de reconstituer et de maintenir le fils hydrolipidique. La bonne fréquence de lavage de cheveux ? Aux deux ou trois jours.
UTILISER UN DENTIFRICE BLANCHISSANT QUOTIDIENNEMENT
C’est mauvais. Tous les dentifrices vendus sur le marché contiennent de légers abrasifs destinés à déloger les saletés, la plaque et certaines taches sur la surface des dents.
Les formules portant la mention « blanchissant » renferment plus d’agents abrasifs que les dentifrices ordinaires. Or, plus un dentifrice est abrasif, plus il est agressif et plus il risque de fragiliser la dentition.
« Un brossage quotidien avec un dentifrice très abrasif risque d’entraîner à la longue une usure de l’émail des dents, explique le Dr Félix Girard, dentiste et professeur agrégé à la Faculté de médecine dentaire de l’Université de Montréal.
Il peut également provoquer une récession gingivale chez les personnes ayant une fragilité au niveau des gencives et aggraver la sensibilité dentinaire. »
Par conséquent, il n’est généralement pas recommandé d’utiliser ce type de produit régulièrement. Mieux vaut s’en tenir à une utilisation ponctuelle.
Source : Jacqueline Simoneau, Revue Le Bel Âge, mai 2023, p49
356e jour de l’année
Vendredi, 22 décembre 2023

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Francis Riendeau
Bon anniversaire !
Décompte…

NOËL : 3 NOUVEL AN : 10
Pensée et citation du jour…
On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu’on prend pour l’éviter.
Jean de la Fontaine
Ça s’est passé un 22 décembre…
(1950) Félix Leclerc se produit sur les planches du théâtre ABC à Paris, en première partie des Compagnons de la chanson. Son premier contrat de chansonnier, qui lui avait été proposé par l’impresario Jacques Canetti, devait durer trois semaines. Mais Leclerc chantera pendant 14 mois au cabaret de Canetti, « Aux trois baudets ». Cet engagement sera suivi de deux ans de tournées en France, en Europe et au Moyen-Orient.
(1969) Le maire Jean Drapeau, avait instaurée cette pratique, surnommée « la loterie du maire », en mai 1968. Cette « taxe volontaire » permettait de participer à des tirages, et Montréal aurait recueilli ainsi plus de 17 millions de dollars en recettes brutes. Le gouvernement québécois, l’ayant déclarée illégale, approuvera en janvier 1970 la loi sur la création de Loto-Québec.
(1988) L’Assemblée nationale du Québec adopte la loi 178 concernant l’interdiction de l’anglais dans l’affichage commercial au Québec. Ah,! Ah ! Ah ! La grosse farce…
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La Une
Ainsi donc, la mairesse-sourire de Montréal appuie les 460 000 grévistes du front commun syndical en santé et en éducation, et les encourage même à continuer le combat.

Je considère ça comme un geste maladroit auquel son statut de première dame de Montréal lui commande un devoir de réserve. Mais, avec Valérie, on peut s’attendre à tout.
On constate bien que se la fermer quelquefois ne fait pas partie de ses qualités et pire encore, ça pourrait facilement lui retomber sur le nez. Elle a droit à son opinion, certes, mais cet aveu en faveur des grévistes l’amène à en faire une lutte des femmes. Oups ! Val… À ma connaissance, il y a également beaucoup d’hommes parmi ces travailleurs et même des non-genrés.
SES PROPRES EMPLOYÉS SYNDIQUÉS
Son intervention aura pour effet d’alimenter ses propres employés municipaux, tous syndiqués, qui s’attendront à ce qu’elle soit plus conciliante au moment du renouvellement de leurs conventions collectives. Comment peut-elle justifier d’employer la ligne dure maintenant ? Soyez assurés que les syndicats à la Ville de Montréal en ont pris bonne note et pourraient bien s’en prévaloir comme riposte lors d’un prochain conflit de travail.
Qui ne se rappelle pas les combats épiques avec les propres cols bleus…
« On va régler facilement… Valérie sera de notre bord… elle est tellement conciliante ! », diront-ils probablement.
ET LE GOUVERNEMENT
Elle a également écorché le gouvernement actuel en prenant position pour les employés en grève. Je la vois très mal continuer de quémander de l’aide et des subventions au gouvernement actuel, après un tel affront. Ils vont l’attendre au tournant. Ne mords pas la main qui te nourrit, ne dit-on pas !
Valérie Plante a droit de penser ce qu’elle veut, mais elle doit se garder une petite gêne quant à son intervention dans ce conflit, étant elle-même cheffe d’un gouvernement municipal.
À ce que j’ai vu et entendu, elle ne maîtrise pas totalement encore l’occasion de se la fermer.
355e jour de l’année
Jeudi, 21 décembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE MONDIALE DE L’ORGASME

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Josée Latendresse
Bon anniversaire !
Décompte…

NOËL : 4 NOUVEL AN : 11
Pensée et citation du jour…
Le bonheur est l’art de faire un bouquet avec les fleurs qui sont à notre portée.
Brigitte Gervais
Ça s’est passé un 21 décembre…
(1838) 12 patriotes capturés par les forces britanniques dirigées par Colborne à la suite de combats dans le sud de la province sont pendus à la prison de Montréal, à l’angle des actuelles rues Notre-Dame et de Lorimier. Un monument à leur mémoire y est érigé.
(1913) Une grille de mots croisés, tels que nous les connaissons de nos jours, est publiée dans le quotidien « New York World ». Son concepteur, Arthur Wynne de Liverpool, s’est inspiré de ses souvenirs d’enfance à l’époque victorienne, alors qu’il s’adonnait à un jeu appelé « Magic Square« . Le succès est tel qu’au début des années 20 tous les grands journaux américains auront adopté la formule.
(1978) C’est le 21 décembre 1977 que l’Assemblée nationale du Québec adopte le projet de loi 67 instituant la réforme Payette de l’assurance-automobile qui entrera en vigueur le 1 mars 1978. Une forte résistance s’est organisée contre ce nouveau régime, notamment de la part des assureurs et de l’opposition libérale.
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La Une
Historiquement, le début des célébrations du temps des Fêtes commence par l’arrivée du père Noël, mais pas par la cheminée, non, dans un magnifique char-traîneau circulant dans un grand défilé. Cette belle tradition qui a lieu quelques semaines avant Noël perdure depuis au moins 100 ans.
Saviez-vous qu’il existe un lien entre Timothy Eaton et le père Noël ? Timothy Eaton a fondé en Ontario la T. Eaton Company, deux ans après la naissance du Dominion du Canada, soit en 1869. Il a ouvert un premier magasin à Toronto.

Il a aussi transformé les habitudes de consommation dans les grands commerces en affichant des prix fixes, en obligeant les acheteurs à payer comptant et en innovant avec un ingénieux système de remboursement pour les clients insatisfaits.
Aussi, c’est lui, Timothy Eaton, qui, en décembre 1905, a imaginé l’arrivée précoce du père Noël en ville dans une grande mise en scène. Pas au Québec, en Ontario, devant son magasin Eaton de Toronto.
Ici, au Québec, il faut attendre une bonne vingtaine d’années avant que les enfants de Montréal puissent voir défiler le vieil homme à la barbe blanche sur la rue Sainte-Catherine.
LA RUE SAINTE-CATHERINE
L’histoire de cette artère débute bien humblement, il y a plus de 250 ans. C’était au départ un simple chemin de campagne dans le faubourg Saint-Laurent, qui s’est étendu au fil de l’histoire sur une distance qui maintenant est de plus de 11 km.
Le premier tronçon a pris naissance à proximité du chemin Saint-Laurent. Si le boulevard Saint-Laurent actuel divise la ville en deux, on peut dire que le rue Sainte-Catherine a été, avec le temps, un lieu de rassemblement pour les citoyens de Montréal.
La Sainte-Catherine s’est développée au rythme de la croissance urbaine montréalaise, avec ses moments de gloire, mais aussi ses jours plus sombres.
Vers 1870, quand Montréal est devenu le berceau de la révolution industrielle au pays, sa population était évaluée à un peu plus de 100 000 habitants. Le commerce de détail montréalais était alors en pleine expansion. C’est dans ce contexte que la rue Sainte-Catherine s’est transformée en paradis du magasinage.
Des « cathédrales du commerce », comme les appelait Émile Zola, ont poussé rapidement. Ces boutiques flamboyantes ont fait la réputation de l’artère commerciale. Les grandes bannières comme Morgan, Murphy, Ogilvy, Goodwin, Simpson, Dupuis Frères, Henry Birks, Archambault, Eaton et La Baie ont donné du prestige à l’endroit et ont forgé une partie de l’identité du nouveau centre-ville de l’époque.
EATON SAISIT L’OCCASION
En 1925, la T. Eaton Company a pris racine au Québec en achetant la bannière Goodwin, un grand magasin sur la rue Sainte-Catherine. Puis, l’entreprise a transformé l’espace tout doucement, section par section, pour en faire un réel Eaton. Une fois le réaménagement complété, l’endroit était d’une grande élégance. Il comptait six étages de plus, d’autres se sont ajoutés au début des années 30.
L’expérience client chez Eaton était sans commune mesure pour l’époque : éclairage éclatant, grandes allées, nombreux ascenseurs modernes. L’Île-de-France, magnifique restaurant de style Art déco conçu par l’architecte Jacques Carlu, attirait une forte clientèle au neuvième étage.
Le nom Eaton était si populaire au Québec au début des années 30 qu’on raconte que Timothy Eaton était plus connu que le premier ministre. D’ailleurs, qui était premier ministre du Québec en 1930 ? (Réponse, c’est Louis-Alexandre Taschereau.)
Les dirigeants du magasin Eaton maîtrisaient bien l’art de la stratégie du marketing. Ils ne se sont pas gênés pour sortir le bon vieux père Noël de sa maison au pôle Nord et le faire apparaître avant la nuit du 25 décembre.
LE GRAND DÉFILÉ DE NOËL
Pour animer l’événement lors des premiers défilés, il n’y avait que le personnage du père Noël qui paradait au centre-ville. L’idée, c’était d’attirer les familles dans le magasin. Certaines années, en plus du défilé, Eaton invitait les enfants à se promener en train miniature à travers un univers imaginaire à l’intérieur du magasin, évidemment à l’étage des jouets.
Comme le défilé attirait de plus en plus de gens au fil des années, les organisateurs ont imaginé un plus grand événement avec des chars thématiques, une fée, des lutins, des personnages costumés et colorés ainsi que des milliers d’enfants souriants pour égayer la parade de Noël.
Pour s’assurer de la réussite de l’opération charme, le magasin Eaton orchestrait toute l’activité, payait les dépenses et confectionnait les costumes.
Au plus fort de sa popularité, au tournant des années 50-60, le défilé de Noël de Montréal était diffusé à la télévision et rassemblait au moins 11 000 enfants figurants.
LE PARADIS DU MAGANISAGE
Dès le début de décembre, les Québécois venaient régulièrement d’aussi loin que l’Abitibi ou de Trois-Rivières pour leurs achats de Noël sur la Sainte-Catherine. Ces milliers d’acheteurs profitaient souvent de l’arrivée du père Noël pour découvrir les belles vitrines décorées pour séduire les clients, particulièrement celles de la Maison Ogilvy. Il faut se rappeler que chaque année depuis 1947, les vitrines mécaniques du magasin Ogilvy sur la rue Sainte-Catherine attiraient les curieux et faisaient rêver les amoureux de Noël.
Les décors de ses vitrines étaient conçus spécifiquement par le célèbre fabricant de jouets allemand Steiff. Ces mises en scène mécaniques plongeaient les petits et les grands dans un décor bavarois au milieu d’une multitude de magnifiques animaux confectionnés à la main un par un.
L’ESPRIT DE NOËL
Pendant que les parents couraient les bras chargés de paquets dans ce labyrinthe de la consommation à l’ombre des grands magasins, les enfants, quant à eux, attendaient avec impatience les yeux rivés sur la rue. Ils étaient principalement venus voir le vrai père Noël et son défilé.
Les plus petits étaient juchés sur les épaules des plus grands et les autres se contorsionnaient pour obtenir le meilleur point de vue.
Imaginez les cris de joie qui résonnaient jusque dans le Vieux-Montréal à la vue de ce gros monsieur à la longue barbe blanche avec son immense poche remplie de cadeaux circulant dans son traîneau tiré par de sympathiques rennes.
Tout était pensé pour rendre les enfants heureux. On leur offrait de petits cadeaux, des biscuits et du chocolat chaud.
On peut dire que la traditionnelle parade du père Noël a contribué au succès de l’entreprise Eaton. À la fin des années 1960, le célèbre grand magasin employait plus de 5000 personnes, et 30 000 clients franchissaient ses portes tournantes chaque jour.
Si l’ouverture des centres commerciaux a provoqué la fermeture de la chaîne de magasins Eaton en 1999, on peut dire que la tradition du défilé du père Noël de Timothy Eaton, elle, est bien enracinée.
Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 16 décembre 2023, p68
354e jour de l’année
Mercredi, 20 décembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA SOLIDARITÉ HUMAINE
Décompte…

NOËL : 5 NOUVEL AN : 12
Pensée et citation du jour…
Mon rêve : mourir jeune à un âge avancé.
Henri Jeanson
Ça s’est passé un 20 décembre…
(1973) Une des grandes vedettes du rock des années 60, Bobby Darin né le 14 mai 1936, succombe à une crise cardiaque. On compte parmi ses grands succès des titres tels « Splish Splash », « Queen Of The Hop », « Dream Lover », « Beyond The Sea », « Things », et surtout son impérissable enregistrement de « Mack The Knife », resté neuf semaines en tête du classement Billboard en 1959. Il a été marié à l’actrice Sandra Dee de 1960 à 1967.
(1977) Guy Lafleur du Canadien est choisi l’athlète masculin par excellence de l’année. De 1974 à 1980, le numéro 10 connaît six saisons de plus de 50 buts et de plus de 100 points. Il remporte trois championnats des marqueurs (1976, 1977, 1978) et aide son équipe à gagner cinq Coupes Stanley, dont quatre de suite.
(1990) Après la fin de ses audiences, la commission Bélanger-Campeau présente son rapport le 27 mars 1991. Elle recommande la tenue d’un référendum sur la souveraineté au Québec d’ici le mois d’octobre si la province ne reçoit pas une offre acceptable du Canada.
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La Une
Madame Chasse-Taches ne manque pas d’idées pour recevoir en cette période de réjouissances. Voici qu’elle nous partage ses 7 astuces pour réussir vos réceptions des Fêtes.

1- Vous aurez besoin de beaucoup de glaçons pour les boissons et le punch. Donc 48 heures avant la réception, fabriquez de beaux glaçons avec de l’eau bouillie afin qu’ils soient bien clairs. Vous pouvez y ajouter un petit fruit, une feuille de menthe, une cerise, etc. Conservez les glaçons dans un bac au congélateur jusqu’au moment du service.
2- Le menu est déjà planifié, mais ne négligez pas de dresser une liste des plats à servir, la méthode de cuisson, la chaleur du four et les petites touches de dernière minute à apporter avant le dressage des plats afin de ne rien oublier dans la frénésie de la soirée.
3- Assurez-vous que les desserts soient prêts la veille de la réception. Les préparations sucrées se conservent bien au réfrigérateur et vous pouvez vous consacrer aux autres éléments du repas.
Dressez le plateau à fromage quelques heures avant la réception et n’oubliez pas de sortir le plateau du frigo une heure avant le service. Ajoutez-y quelques fruits séchés et des noix.
4- En étant bien organisée, vous limitez le stress. Déposez tous les aliments à réchauffer dans les casseroles et les poêlons sur la cuisinière afin d’éviter les manipulations de dernière minute.
5- Si vous avez oublié de placer les bougies au congélateur afin de vous assurer que la cire ne coule pas sur la nappe, remédiez au problème en saupoudrant quelques grains de sel autour de la mèche. Elles brûleront plus lentement sans aucun dégât.
6- La cuisson de la dinde est terminée trop tôt ? Pas de problème ! Couvrez-la de papier d’aluminium et attendez 30 minutes avant de la trancher. Elle sera plus juteuse.
7- Le buffet demeure la méthode la plus simple pour recevoir la famille. Chacun apporte un plat, mange à sa faim et surtout il n’y a pas de gaspillage dans l’assiette puisque chaque invité se sert à sa guise. Soyez généreux… mais pas trop ! Une multitude de plats offre une trop grande quantité de nourriture.
Source : Louise Robitaille, Le Journal de Montréal, cahier CASA, 16 décembre 2023, p15
353e jour de l’année
Mardi, 19 décembre 2023

En mémoire de…
ANTOINE DÉSILETS 1926-2019 – Photographe et auteur québécois récipiendaire de plusieurs distinctions.
GÉRARD POIRIER 1930-2021 – Comédien et metteur en scène québécois.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Philippe Hudon
Bon anniversaire !
Décompte…

NOËL : 6 NOUVEL AN : 13
Pensée et citation du jour…
Le bruit fait peu de bien, le bien fait peu de bruit.
Proverbe français
Ça s’est passé un 19 décembre…
(1956) Neuf chansons d’Elvis Presley se retrouvent en même temps sur le palmarès. Il faudra attendre en 1964, avec l’arrivée des Beatles, pour que cette marque soit surpassée.
(1997) Titanic, du réalisateur canadien James Cameron, le film qui allait devenir le plus rentable de l’histoire du cinéma prend l’affiche dans les cinémas américains. Leonardo DiCaprio et Kate wWnslet sont les vedettes de ce long-métrage. Céline Dion y interprète la chanson « My Heart Will Go On ».
(2000) Le controversé projet de loi 170 sur les fusions municipales est adopté à l’Assemblée nationale. Lucien Bouchard a dû suspendre les règles de procédure et imposer le bâillon pour paver la voie au regroupement d’une soixantaine de municipalités en cinq nouvelles à Montréal et sur la Rive-Sud, dans l’Outaouais et dans la région de Québec. Un comité de transition assurera la bonne marche de la fusion jusqu’en janvier 2002.
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La Une
Voici le quatrième conte de Noël de 2023, spécialement pour les grands au cœur d’enfant…
Juliette avait seize ans lorsqu’elle s’aperçut qu’elle attendait un bébé. À cette époque, dans les années 1920, tomber enceinte hors du mariage s’avérait dramatique. Non seulement on montrait les filles-mères du doigt, mais on les rejetait en traitant leur enfant de bâtard. Le père du bébé était un jeune garçon de dix-sept ans de qui Juliette était tombée amoureuse. Jamais il ne voulut admettre sa responsabilité.
Déroutée et affolée, Juliette pleura longuement en secret avant de se décider à en parler à sa mère qui entra dans une grande colère. Veuve depuis la fin de la guerre, la femme tenait tant bien que mal une petite auberge dans le village de Saint-Espoir tout en élevant ses six enfants. Il n’y avait pas de place pour un autre bébé, ni dans sa maison ni dans sa vie, et surtout pas dans l’existence de sa fille. Elle n’avait qu’à bien se tenir, la vilaine !
– Va-t’en, espèce de dévergondée ! Tu es la honte de la famille ! Je ne veux pas que tes frères et tes sœurs, et encore moins les clients de l’auberge, te voient dans cet état déshonorant. Hors d’ici ! Et ne revient plus !
La voisine offrit de mener Juliette chez un lointain ami qui savait, paraît-il, effectuer des avortements. La jeune fille refusa net.
– Jamais je ne laisserai quelqu’un tuer mon enfant ! Mon bébé, je le garde !
Cette nuit-là, elle ramassa rapidement quelques vêtements, les fourra dans un sac et quitta la maison à pas de loup. Mais où aller ? Qui pourrait l’aider ? À trois heures du matin, les rues du village étaient désertes. Juliette erra sans but en se demandant bien ce qui allait advenir. Il ne se trouvait donc personne pour l’aider ? Finalement, épuisée, elle s’assit sur un banc de la place publique, juste en face du presbytère, et elle se mit à prier en silence.
Aux premières heures de l’aube, elle entendit soudain un bruit du côté de l’église. Monsieur le curé, qui déverrouillait les portes en prévision de la première messe du matin, sursauta en apercevant la jeune fille recroquevillée sur son banc.
– Juliette ? Que fais-tu là, à cette heure ?
Elle pleurait tellement qu’elle n’arrivait pas à prononcer un mot. Le vieux curé mit son bras autour de ses épaules et la mena gentiment au presbytère. Il écouta religieusement la terrible histoire qu’elle lui raconta, entrecoupés de sanglots, et il tenta de la consoler.
– Allons, allons, ma grande, la fin du monde n’est pas arrivée ! Je vais t’aider, moi ! Je connais un endroit où on t’accueillera et où on prendra soin de toi jusqu’à la fin de ta grossesse. Tu décideras alors si tu veux t’occuper de l’enfant ou le laisser en adoption. Je me charge de parler à ta mère. Ça te va ?
Juliette acquiesça d’un signe de tête. Elle n’avait pas le choix.
Les mois passèrent et son ventre devint un énorme ballon. Souvent, elle parlais à son bébé : « Jamais je ne t’abandonnerai à des étrangers, je t’aime trop pour cela… » Pas une seule fois sa mère ne vint la visiter dans cette institution pour filles-mères. Seul le curé se pointait fidèlement, chaque semaine, en lui apportant des friandises.
Une adorable petite fille, frêle et menue, vint au monde au milieu de décembre, au lendemain d’une tempête. Juliette décida de l’appeler Blanche. Ce prénom, s’il lui rappelait joliment l’innocence et évoquait aussi la neige qui tombait quand le curé l’avait secourue, cette neige, symbole de pardon, qui efface tout, purifie tout, cette neige qui rend tout propre et immaculé. La nouvelle maman songeait avec amertume qu’elle n’aurait pas de place où aller à sa sortie de l’hôpital. Qui voudrait d’une mère célibataire de seize ans avec un enfant illégitime sur les bras ? Une dévoyée, une fille de mauvaise vie, une pécheresse, une vilaine fille-mère, voilà ce qu’elle était devenue !
– Ne t’en fais donc pas avec cela ma petite Juliette. Le bon Dieu t’a pardonné et il prendra soin de toi en temps et lieu, lui disait le curé pour la rassurer. En attendant, tu viendras vivre au presbytère avec l’enfant. Moi, je ne vais pas te laisser dans la rue.
Ce jour-là, en arrivant dans la maison du prêtre situé sur le côté de l’église, Juliette constata avec surprise que monsieur le curé hébergeait également un autre pensionnaire. Il s’agissait d’un homme d’une quarantaine d’années plutôt timide et réservé, mais dont le sourire paraissait le plus sincère du monde. Le curé fit les présentations.
– Juliette, je te présente Sylvain. Il habite ici pour quelque temps car, tout comme toi, il n’a pas de place où aller. Il vient de purger une peine de vingt ans de prison et, pour l’instant, personne ne veut l’embaucher et encore moins le loger ! En attendant de se caser, il demeure ici lui aussi.
Sans dire un mot, Sylvain monta à sa chambre et en redescendit aussitôt en portant dans ses bras un magnifique berceau en bois de pin.
– C’est pour vous, mademoiselle. La semaine dernière, quand le curé m’a annoncé l’arrivée d’une jeune mère avec son bébé, je l’ai fabriqué avec des bouts de planches trouvés dans le sous-sol du presbytère. Et puis voici des petites couvertures que j’ai découpées et cousues dans de vieux draps dont monsieur le curé ne se servait plus. Tout est bien propre, j’ai tout nettoyé. Vous avez un bel enfant, je vous félicite ! Si je peux vous être utile, ne vous gênez pas !
Juliette resta figée dans le silence tant elle se sentait émue.
Quelques jours passèrent. La petite Blanche se comportait en bébé calme et paisible et elle ne pleurait presque jamais. Juliette employait son temps à prendre soin de l’enfant et à lui fabriquer des vêtements sur la vieille machine à coudre trouvée au grenier. Récemment, monsieur le curé avait perdu sa servante et Juliette lui avait offert de s’occuper des repas et du ménage. Il avait accepté avec plaisir.
Sylvain, de son côté, rendait de menus services. Il voyait à nettoyer l’église et à remplir de bois le vieux poêle de fonte. Quant à monsieur le curé, il s’affairait aux préparatifs des festivités de Noël qui s’en venaient à grands pas : guignolée, paniers de Noël, chorale, crèche, messe de minuit, réveillon pour les pauvres… Il n’avait pas le temps, pour le moment, de réfléchir à l’avenir de ses deux pensionnaires.
Personne, dans la paroisse, ne se doutait qu’il donnait le gîte à un homme et une adolescente et son bébé. Cependant, un bon matin qu’il se trouvait seul dans son église, le saint homme prit tout de même le temps de s’agenouiller devant la crèche encore vide pour parler à Dieu de ses inquiétudes à leur sujet. Une idée lui vint alors qui le fit sourire…
Le 24 décembre arriva finalement. Cette nuit-là, de gros flocons de neige tombaient doucement sur le beau village de Saint-Espoir. Les paroissiens se dirigèrent allègrement vers l’église illuminée, les uns à pied, certains avec leur nouvelle automobile, d’autres en jolies carrioles, pour assister à la messe de minuit.

En pénétrant dans l’église, tous furent surpris de constater la disparition de la crèche traditionnelle. Ne restait qu’un berceau vide, grandeur nature, déposé au pied des sapins décorés de glaçons d’argent par les enfants de l’école. Cela intrigua tout le monde, évidemment. Seul monsieur le curé, accueillant ses paroissiens à la porte de l’église, ne semblait pas s’en être aperçu.
Quand minuit sonna, l’orgue et la chorale entonnèrent le beau Minuit Chrétiens !, suivi par toute l’assemblée. Une petite procession se mit solennellement en branle dans l’allée principale de l’église. Il y avait là le vieux prêtre resplendissant dans sa chasuble brodée d’or, suivi de ses quatre enfants de chœur tout mignons dans leur longue robe rouge recouverte d’un surplis de dentelle.
Puis, au grand étonnement de la foule, suivait par derrière une jeune fille au visage dissimulé sous un voile bleu, accompagnée d’un homme barbu qui se tenait la tête plus haut qu’il ne l’avait fait de toute sa vie. Ils portaient tous deux une chasuble d’une blancheur immaculée. Lui, avait entouré sa taille d’un large ceinturon brun et tenait à la main une longue canne taillée dans une branche d’arbre. Elle, serrait sur son cœur un bébé enveloppé dans une couverture de laine bleue. Le vieux chien du curé fermait la marche, tout content d’avoir, pour la première fois de sa vie, la permission de pénétrer dans l’église.
Le cortège se rendit à l’avent de la nef sous les regards ébahis. Les gens, croyant d’abord que la jeune fille tenait une poupée, sursautèrent en entendant geindre le bébé qu’elle déposa dans le berceau. L’homme s’empressa d’agiter le petit lit, et le bébé se rendormit aussitôt. Les deux personnages s’agenouillèrent alors devant l’enfant et le chien se coucha à leurs pieds.
La foule demeura bouche bée. Jamais personne n’avait vu, de sa vie, une crèche vivante. Dans cette paroisse éloignée, on s’était toujours contenté de personnages de plâtre entourant un Jésus de cire aux cheveux blonds bouclés. Toute l’assemblée resta debout, muette d’admiration, Quelle merveilleuse idée ! Pour un moment, on se serait cru véritablement à Bethléem. À part quelques reniflements d’émotion, on aurait pu entendre une mouche voler dans l’église.
Soudain, le cri d’un enfant d’une dizaine d’années retentit au milieu de la nef et déchira le silence.
– Maman ! Maman ! Regarde, c’est notre sœur, c’est Juliette ! Je la reconnais, c’est elle qui incarne la Sainte Vierge !
Tout le monde se mit à murmurer. Dieu du ciel ! Il s’agissait en effet de la fille de l’aubergiste, que personne n’avait pu identifier à cause de son voile. On vit alors une femme pauvrement vêtue s’avancer vers l’autel. Elle s’agenouilla en tremblant devant la crèche et plongea son regard embrouillé de larmes dans les yeux de la jeune fille.
– Mon enfant, mon enfant, qu’est-ce que je t’ai fait… Comment ai-je pu te renier et me montrer aussi méchante envers toi ? Me pardonneras-tu jamais ?
Sans prononcer une parole, Juliette souleva le bébé de son berceau et le déposa dans les bras de sa mère.
– Voilà ton cadeau de Noël, maman. Tu es maintenant grand-mère !
Au même moment, la foule, jusque-là silencieuse et profondément émue, témoin de ce miracle du pardon et de la réconciliation, se mit à applaudir chaudement. L’orgue s’en mêla et, l’espace d’un moment, on aurait cru que la clameur se faisait entendre à travers les champs jusqu’à des milles à la ronde.
Le prêtre ne fit pas de sermon, cette nuit-là. Il se contenta de préciser à ses paroissiens que la scène qui venait de se produire devant la crèche vivante devait suffire à les faire réfléchir. Il fallait tendre la main au lieu de jeter la pierre.
– Quant à Sylvain, ajouta-t-il, voici un homme rempli de bonne volonté. Il désire ardemment se racheter et réintégrer la société. Si jamais quelqu’un a du travail pour lui…
Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase que déjà, le propriétaire du magasin général se leva et offrit, là, au milieu de la foule, de lui donner sa chance et de le prendre à l’essai dès le surlendemain. Deux autres fermiers requirent également ses services. Quant au chien, il reçut tant de caresses qu’il resta longtemps convaincu que le paradis se trouvait vraiment à l’intérieur de l’église. Une seule personne semblait indifférente à ce brouhaha et recevait les mots d’admiration de tous en dormant effrontément à poings fermés : c’était le petit Jésus dont on oublia de s’enquérir du véritable nom.
Inutile de préciser que tous se montrèrent doublement pieux à la messe.
Une seule fois dans l’Histoire de l’Humanité, le petit Jésus se prénomma Blanche, l’espace d’une merveilleuse nuit de Noël…
Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012.
352e jour de l’année
Lundi, 18 décembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES MIGRANTS
52e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE DE DIANE SAVARD ET PHILIPPE HUDON . NOCES DE TOURMALINE.

En souvenir de…
ALAIN BARRIÈRE 1935-2019 – Chanteur français à succès.
RENÉE MARTEL 1947-2021 – Chanteuse country québécoise.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Sylvain Nantel
Bon anniversaire !
Décompte…

NOËL : 7 NOUVEL AN : 14
Pensée et citation du jour…
On se plaint souvent du manque de temps, alors que c’est tout simplement l’envie de prendre le temps qui nous manque.
Pierre Péladeau
Ça s’est passé un 18 décembre…
(1865) Par la ratification du 13e amendement à la Constitution, l’esclavage est officiellement aboli aux États-Unis. Voté par le Congrès en début d’année, le 13ème amendement de la Constitution américaine entre en application. Il stipule que « Ni esclavage, ni aucune forme de servitude involontaire ne pourront exister aux États-Unis, ni en aucun lieu soumis à leur juridiction ». L’émancipation des Noirs, proclamée par Abraham Lincoln en 1863, est offialisée malgré l’assassinat du président au mois d’avril.
(1968) Création du réseau des Universités du Québec. La Loi 88, adoptée le 14 décembre, permet de créer des Universités du Québec à Montréal, Trois-Rivières et Chicoutimi. Par après, s’ajouteront celles de Rimouski, Hull et Rouyn. Il s’agit d’un réseau d’universités publiques dont la naissance s’inscrit dans la vaste réforme des institutions d’enseignement en cours depuis le début de la Révolution tranquille.
Le 18 décembre l’Assemblée législative adopte la loi constituant les Universités du Québec. Plusieurs instituts se grefferont à ce réseau dont l’Institut Armand-Frappier, l’École nationale d’administration publique et l’Institut nationale de recherche scientifique. La Télé-Université est également liée à ce réseau. La création de ce réseau d’universités francophones, qui comprend l’Université du Québec à Montréal (UQAM), répond à une revendication de vieille date des milieux universitaires québécois.
(2000) Le chanteur Michael Jackson a été officiellement inculpé concernant les allégations d’abus sexuels sur un mineur. Le document a été déposé jeudi après-midi au tribunal de Santa Maria, en Californie.
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La Une
Dans son papier de mercredi dernier, Josée Legault, politologue, auteure et chroniqueuse politique, brossait dans le Journal de Montréal, le portrait de notre système de santé québécois à ses débuts, où enfin, les bons soins n’étaient plus l’affaire des riches. Tous les Québécois pouvaient bénéficier de soins de qualité. C’était une révolution médicale littéralement et les plus vieux s’en souviennent encore avec nostalgie.
C’est un texte que j’ai adoré et que je vous propose aujourd’hui…
***
LE TEMPS BÉNI OÙ NOTRE SYSTÈME PUBLIC DE SANTÉ FONCTIONNAIT VRAIMENT
Ma chronique de mardi sur la réforme mammouth de Christian Dubé en santé m’a valu plusieurs messages. Tous inquiets de la suite des choses. Une question, par contre, est surtout venue des plus jeunes.
Mme Legault, qu’ils me demandent, de quoi parlez-vous quand vous dites que les Québécois veulent retrouver ce qu’ils avaient comme services « avant les premières compressions sous Lucien Bouchard et les réformes de savants fous sous Philippe Couillard et Gaétan Barrette » ?

Sacrée bonne question. Alors, voici. Je suis née dans un quartier ouvrier avec la Révolution tranquille. J’ai donc connu les périodes d’avant et d’après la création, en 1970, par le gouvernement Bourassa, de notre régime universel et gratuit d’assurance maladie avec sa fameuse carte-soleil créée en 1976.
Avant 1970, même pauvres, on pouvait se faire soigner, fort bien d’ailleurs, à l’hôpital. Chez un médecin, ça dépendait s’il acceptait ou non de moins facturer ses services aux patients peu nantis.
Le nôtre facturait rarement ses services à ma mère. Il savait que ses moyens étaient limités et que ma sœur, qu’il soignait, avait en plus une déficience intellectuelle.
À partir de 1970, tout a changé. Pour le mieux. La suite ne fut pas parfaite, mais le réseau de santé, devenu public et gratuit, s’est mis à fonctionner nettement mieux, en fait, qu’aujourd’hui. Je vous raconte.
FACILE D’AVOIR UN RENDEZ-VOUS
Les Québécois qui voulaient avoir un médecin de famille en avaient un. Pour un rendez-vous, il suffisait d’appeler son bureau. Une gentille secrétaire, et non une boîte vocale, répondait.
Si c’était urgent, elle vous demandait de passer le jour même ou le lendemain. Sinon, au plus tard, la semaine suivante.
Oui, oui.
Pour des tests, le médecin envoyait une requête à l’hôpital. On était convoqué en quelques jours. Pas d’attente interminable ni de cliniques privées d’imagerie à grands frais.
Pour voir un spécialiste, le médecin de famille ou sa secrétaire téléphonait directement à son bureau pour un rendez-vous. Imaginez l’efficacité.
L’accès à un médecin de famille étant facile, les urgences servaient surtout pour les cas très urgents. On y trouvait plein d’infirmières. Toutes au public. Pas d’agences privées.
Les hôpitaux plus anciens étaient propres. On n’en ressortait pas avec de méchantes infections. Les ambulances arrivaient aussi illico chez les gens.
Oh oui, j’oubliais. Des médecins de famille faisaient même des visites à domicile. Je vous jure ! Et si jamais vous n’aviez pas de médecin de famille, il y avait des cliniques sans rendez-vous où l’on pouvait y voir un docteur rapidement.
UN ÂGE D’OR DE 25 ANS SEULEMENT
On a aussi créé les CLSC. De la vraie médecine communautaire avec des médecins, infirmières, psys, travailleurs sociaux, etc. Les enfants et adultes ayant un handicap intellectuel avaient également de bons soins et de bons services sociaux.
Et vous savez quoi ? Il n’y avait pas de méga CIUSSS et leurs PDG déconnectés du terrain. Chaque établissement, petit ou grand, avait son patron sur place. Le réseau public était décentralisé, rapide et humain.
Du moins, jusqu’aux compressions brutales en 1996 sous Lucien Bouchard. En 2004, un certain François Legault, député péquiste et ex-ministre de la Santé en dira même ceci :
« Il faut reconnaître sans détour que la mise à la retraite de milliers d’infirmières et de médecins, de même que le départ d’un millier d’orthopédagogues et d’orthophonistes qui s’occupent de nos élèves les plus vulnérables, ont été des erreurs que nous devons pleinement assumer. »
En 2015, les réformes ultracentralisatrices de Gaétan Barrette ont enfoncé le dernier clou dans le cercueil d’un réseau public déjà affaibli par des années de compressions. D’où la montée des soins au privé payés de notre poche en plus de nos impôts.
Bref, au Québec, de 1970 au milieu des années 90, l’âge d’or d’une médecine pleinement universelle, gratuite et accessible, n’aura duré en fait que 25 ans. Cherchez l’erreur…
351e jour de l’année
Dimanche, 17 décembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DES VIOLENCES FAITES AUX TRAVAILLEUSES ET AUX TRAVAILLEURS DU SEXE
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Hélène Armand
Bon anniversaire !
Décompte…

NOËL : 8 NOUVEL AN : 15
Pensée et citation du jour…
L’amour transforme les impasses en autoroutes.
Louis Guertin
Ça s’est passé un 17 décembre…
(1892) Le ballet Casse-noisette de Tchaïkovski est présenté pour la première fois, en avant-première au théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg devant le tsar Alexandre III.
(1987) L’Assemblée nationale lui confère le titre d’emblème aviaire du Québec. Le harfang symbolise la blancheur des hivers québécois, l’enracinement dans un climat semi-nordique et l’extension sur un très vaste territoire. Le plus imposant hibou du nord n’est pas le plus familier des oiseaux du Québec, mais il est sans contredit l’un des plus beaux d’Amérique.
(1994) Quelque 500 invités assistent à ce que plusieurs considèrent comme « le mariage de l’année », alors que la chanteuse Céline Dion, 26 ans, et son manager René Angelil, 52 ans, échangent vœux et alliances à la basilique Notre-Dame de Montréal. Plusieurs centaines de personnes ont fait le pied de grue sur la Place d’Armes, face à la basilique, pour assister à l’arrivée des mariés et de leur cortège.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !