Un pan de notre histoire : Il y a 149 ans, vous vous seriez rendus à Osheaga en navette à vapeur

La Une

Notre île Sainte-Hélène n’a rien à voir avec l’île hostile où Napoléon Bonaparte a terminé ses jours en exil au milieu de l’Atlantique Sud. Non, notre île Sainte-Hélène, bien campée dans le puissant fleuve Saint-Laurent, est verdoyante, confortable et a toujours su garder son caractère bucolique et se protéger de l’urbanité.

1927

Bien qu’elle ne soit plus habitée, précisons qu’il y a des centaines d’années, longtemps avant la venue des Européens en Amérique, les peuples autochtones qui parcouraient le grand fleuve entre le lac Ontario et l’Île de Montréal établissaient régulièrement des campements sur cette île d’une superficie de trois kilomètres.

D’ailleurs, des fouilles archéologiques ont démontré leur présence entre les années 1200 et 1600. Ces fouilles ont aussi permis de mettre à jour les vestiges de centaines d’artéfacts à quelques pas à l’ouest du bâtiment auparavant nommé le Chalet des baigneurs, situé au complexe aquatique de l’île Sainte-Hélène actuelle.

ÎLE CONVOITÉE

Qui dit Chalet des baigneurs dit baignade, évidemment, mais avant d’aborder ce sujet, attardons-nous à l’île elle-même.

Pourquoi porte-t-elle le nom de Sainte-Hélène ? En fait, la plus grande des îles qui ceinturent Montréal est baptisée ainsi il y a plus de 400 ans par Samuel de Champlain lui-même. Il la nomme L’isle de la saincte Elaine, en hommage à sa jeune épouse, Hélène Boullé. Dire qu’elle était bien jeune n’est vraiment pas une exagération : elle n’avait que 13 ans.

On sait aussi que l’île a appartenue pendant plus de 150 ans à la célèbre famille Le Moyne de Longueuil. On retrouvait des bâtiments, dont un manoir, une végétation luxuriante et un verger qui pouvait produire une quantité impressionnante de barriques d’un remarquable cidre.

Quelques années après la Conquête, l’île est vendue à la Couronne britannique. Ces derniers vont y construire des infrastructures militaires, dont des fortifications, une poudrière et une caserne dans le but de renforcer l’axe de défense de la colonie britannique face à une éventuelle tentative d’invasion américaine dans le Saint-Laurent.

DE BASTION MILITAIRE À GRAND PARC

Après la naissance du Dominion du Canada (1867), le nouveau gouvernement canadien acquiert l’île en 1870 pour la convertir définitivement en lieu de villégiature public.

Il faut dire qu’en pleine révolution industrielle, les Montréalais ont vraiment besoin d’espaces verts, de plan d’eau rafraîchissants et surtout d’air pur. Le conseil municipal voit en l’île Sainte-Hélène une belle occasion d’aménager un grand parc où les visiteurs pourraient pique-niquer à l’abri de la pollution des usines.

Des 1874, l’île est prête à accueillir ses premiers visiteurs. Dès le lendemain de la Saint-Jean-Baptiste, le maire de Montréal, Aldis Bernard, et les autres dignitaires inaugurent le nouveau parc de l’île Sainte-Hélène en invitant les Montréalais à se déplacer pour assister à un grand concert en plein air.

Certains témoignages parlent de plus de 15 000 personnes qui seraient montées à bord de navettes à vapeur pour assister à l’événement. Vous devinez sans doute qu’en 1874, il n’existe pas encore de pont pour relier l’île de Montréal ou la Rive-Sud à l’île Sainte-Hélène.

Imaginez, ce jour-là sur l’île, on réunit sur scène 600 musiciens pour offrir aux spectateurs de beaux airs classiques, mais aussi des compositions créées spécialement pour l’occasion, ainsi que des chansons traditionnelles du pays comme À la claire fontaine ou Vive la Canadienne.

Pour des milliers de Montréalais présents pour souligner le changement de vocation de l’île, c’est un grand jour de fête.

LIEU DE VILLÉGIATURE

À la fin du XIXe siècle, l’île est devenue un lieu prisé pour les familles ouvrières. Les citoyens de la région métropolitaine s’y déplacent en grand nombre pour s’y reposer ou se divertir en pleine nature.

Sur la rive-sud de l’île Sainte-Hélène, le Montreal Swimming Club aménage même une magnifique plage pour les baigneurs. Au tournant du siècle, en 1908, le gouvernement fédéral vend finalement l’île Sainte-Hélène et l’île Ronde à la Ville de Montréal. Oui, oui, vous avez bien lu, l’île Ronde, comme le parc d’attraction La Ronde. Vous voyez le lien !

En 1931, en pleine crise économique, l’administration municipale montréalaise entreprend d’importants travaux d’aménagement. L’architecte paysagiste Frederick G Todd redessine la configuration de l’île Sainte-Hélène en y prévoyant un agrandissement qui la rattacherait définitivement à la fameuse île Ronde.

On y aménage des routes, des sentiers et une tour d’observation (qui sert aussi de réservoir d’eau). De nombreux travaux, comme la construction du Chalet des baigneurs (1936) et le Pavillon des sports (1937), sont réalisés avec le financement du programme des grands travaux publics instauré par le gouvernement de la province pour aider les travailleurs et leurs familles affligés par la Grande Dépression.

1937

BAIGNADE

L’île Sainte-Hélène est agréablement située pour les promenades et les pique-niques dans la nature, mais n’est pas nécessairement sécuritaire pour la baignade. D’ailleurs, on l’interdit dans le secteur portuaire durant de nombreuses années.

Heureusement, l’inauguration de la plage publique de l’île Sainte-Hélène en 1937 offre aux baigneurs un bel accès au fleuve. Rapidement, la nouvelle plage aménagée devient très populaire pour les familles montréalaises de toutes les classes sociales.

Il faut dire que l’accès y est grandement facilité par la construction du pont du Havre en 1930 (rebaptisé Jacques-Car tier en 1934).

Malheureusement pour nous aujourd’hui, malgré sa forte popularité, la belle plage de l’île Sainte-Hélène a disparu lors des travaux d’aménagement du site de l’Exposition universelle de 1967. Des travaux d’excavation transformeront considérablement les berges de l’île. Toutefois, la piscine récréative du complexe aquatique et la plage Jean-Doré donnent aux amateurs de baignade la possibilité d’avoir accès à des plans d’eau sécuritaires baignés de nature.

L’île Sainte-Hélène poursuit ainsi sa vocation d’offrir au grand public un lieu où il fait bon vivre.

Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 5 août 2023, p74


220e jour de l’année

À la douce mémoire de…

MIREILLE RAJOTTE 1956-2011 – Policière à la Ville de Longueuil.

FÉLIX LECLERC 1914-1988 – Auteur-compositeur-interprète, poète et écrivain québécois.

GLEN CAMPBELL 1936-2017 – Chanteur, musicien de musique country, et acteur américain.

OLIVIA NEWTON-JONES 1948-2022 – Chanteuse et actrice anglo-australienne connue pour son rôle de Sandy Olson dans le film Grease, avec John Travolta.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Chad Audet

Bon anniversaire !


On jase là…

Ouf ! Comme on passe notre vie à la vitesse grand V. J’ai déjà été fumeur. À l’âge de treize ans, un 8 août, comme aujourd’hui, lors d’une balade en auto, mon père m’a tendu ma première cigarette. Je fumais déjà en cachette, mais là, devant mon père qui m’offrait une Player’s sans bout filtre, je ne devais pas le décevoir. Première aspiration, je m’étouffe. Oh là là ! Moi qui fumais des cigarettes-filtres. Pour les autres, pas de problème. J’avais repris mes esprits et ma technique. Fumer à l’époque était presque normal. J’ai tout arrêté, fin trentaine. Mes poumons ont repris leur teinte originale depuis. Une belle victoire que je croyais impossible.


Pensée et citation du jour

Ce n’est plus souvent que la perte des choses qui en enseigne la valeur.

Arthur Schopenhauer


Ça s’est passé un 8 août…

(1944) Maurice Duplessis reprend le pouvoir après l’avoir perdu en 1940. L’Union nationale fait élire 48 députés à l’Assemblée législative contre 37 pour les Libéraux d’Adélard Godbout. Il est surtout élu en raison de son opposition à la conscription. Maurice Duplessis sera assermenté le 30 août 1944 et il restera au pouvoir jusqu’à sa mort en 1959.

(1955) À l’occasion du jubilé de fondation de l’Oratoire Saint-Joseph, Son Éminence, le cardinal Paul-Émile Léger élève l’oratoire au rang de basilique mineure (Il s’agit alors d’une église dotée par le pape ou par le cardinal d’une dignité particulière; le lieu devient sacré).

(1987) Plus de 700 parents et amis assistent au mariage de René Simard et Marie-Josée Taillefer, à l’église Saint-Sauveur de Montréal; une foule d’au moins 6 000 curieux ont patienté de longues heures pour voir le couple ainsi que les nombreuses personnalités qui se sont déplacées pour la cérémonie.


Déclin du français : Quand même la caissière ne parle pas français

La Une

Un texte de Mathieu Bock-Côté

De retour à Montréal pour l’été, j’ai constaté, à l’épicerie où j’ai mes habitudes, quelque chose d’agaçant, sans que cela soit nécessairement étonnant.

À cette épicerie, donc, je l’avais compris depuis longtemps, les jeunes hommes responsables du placement des produits sur les tablettes ne parlent pas un mot de français. Lorsqu’on leur parle français, ils nous regardent avec un regard hagard, au mieux, exaspéré, au pire, comme s’ils nous demandaient : « Pourquoi me déranges-tu avec cette langue que je ne parle évidemment pas ? »

Quelle ne fut pas ma surprise, il y a quelques jours, de voir que certaines caissières ne parlaient plus français ! Au mieux, la caissière s’adressait à nous d’abord en anglais, puis, si nous insistions pour avoir un service en français, elle baragouinait péniblement le montant de la facture.

ÉPICERIE

Je ne dis pas que c’est le cas de chaque caissière et que cela arrive chaque fois.

Mais que c’est arrivé assez souvent pour que cela dépasse le stade de l’anecdote.

J’en conclus donc que les patrons de ce commerce jugent désormais qu’ils n’ont même plus à faire l’effort nécessaire pour offrir un service minimal en français à leurs clients. Il n’est même plus nécessaire de sauver les apparences.

Je l’avais aussi noté lors d’un autre passage, au printemps. Avec un ami qui prenait un verre à la maison, nous décidons de nous commander une pizza. Le livreur arrive. Il me tend le tout en me disant combien je lui dois en anglais.

Je fais semblant de ne pas comprendre, et lui demande de me servir en français.

Il refuse. Agressivement, même. J’insiste. Il refuse encore. Je dis, comme j’en ai pris l’habitude : « No French, no tips ». Alors, conscient de son intérêt économique, il essaie au moins de placer un mot de français, de mauvaise foi.

Je le constate encore une fois : ce n’est pas seulement que le livreur ne parle pas français, ce qui est déjà un problème. C’est qu’il ne veut pas parler, et se montre hostile aux gens de ce pays pour qui leur langue n’est pas optionnelle.

Autre exemple : un café, près de chez moi. L’ambiance est bonne, le personnel sympathique. Le service, ici, est toujours en français. Rien à redire.

ANGLICISATION

Sauf que les employés ont comme langue commune l’anglais, même si la moitié d’entre eux, je crois, sont des Québécois « de souche ». Autrement dit, ce sont les francophones qui s’intègrent au quotidien aux anglophones, pas l’inverse.

Autrement, pour la jeune génération montréalaise, l’anglais est souvent la langue commune, même si on accorde sans hésiter aux francophones cet accommodement raisonnable consistant à se faire servir dans sa langue.

Même si tout cela vient avec le sourire, cela participe à l’anglicisation au jour le jour de la métropole.

On pourrait en tirer une morale simple : les Québécois francophones ne devraient plus capituler au quotidien. Mais en ont-ils encore la force ?


219e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Serge GagnonRollande LabelleLise Roussil

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Ce n’est pas la violence, mais le bien qui supprime le mal.

Léon Tolstoï


Ça s’est passé un 7 août…

(1858) La reine Victoria avait pris la décision d’établir la capitale du pays à Ottawa qui avait l’avantage d’être à la frontière du Bas-Canada et du Haut-Canada. La décision finale est prise en ce jour. La construction du parlement prendra plus de 15 ans; ce n’est qu’en 1866 qu’Ottawa accueillera sa première session parlementaire dans un édifice encore inachevé. Le Canada-Uni fera place au Canada le 1er juillet 1867 et Ottawa en sera désormais la capitale.

(1940) Adoption par la Chambre des communes de la Loi de l’Assurance-chômage. Le gouvernement libéral de William Lyon Mackenzie King fait adopter la loi de l’assurance-chômage, un mois après le passage de l’amendement constitutionnel qui la rend possible. Elle a été soumise à d’importantes révisions en 1955 et en 1971.

(2015) La plus petite grenouille de la province a obtenu en après-midi un coup de pouce de la Cour supérieure du Québec. Le tribunal a ordonné un arrêt temporaire et partiel des travaux d’un projet immobilier (Symbiocité) estimé à 300 millions de dollars à La Prairie, sur la Rive-Sud de Montréal.


Fini la cire d’oreille !

La Une

Vous entendez cinq sur cinq, et puis tout d’un coup, c’est comme si vous étiez sous l’eau. Si le cérumen, ou cire d’oreille, se forme graduellement, vous ne remarquerez peut-être pas de perte d’ouïe jusqu’à ce que l’obstruction empêche le son de pénétrer normalement votre oreille interne.

Que faire alors ? Quoi que vous fassiez, n’utilisez pas les cure-oreilles avec lesquels vous avez peut-être grandi. Ceux-ci, qui sont l’une des principales causes de l’accumulation de cérumen, ne feront qu’empirer le problème. Évitez aussi le cônage d’oreille, dont les résultats lors d’essais cliniques ont été médiocres et qui peut vous blesser l’oreille.

Essayez plutôt de ramollir le cérumen en appliquant dans le conduit auditif externe affecté quelques gouttes d’huile pour bébés, d’huile minérale, de glycérine ou de solution émolliente en vente libre.

Après quelques jours de ce traitement, le cérumen sera peut-être assez ramolli pour que vous puissiez le rincer à l’aide d’une poire à injection remplie d’eau. (Un petit conseil : gardez l’eau à la température du corps pour éviter les étourdissements.) Si le résultat n’est pas concluant la première fois, essayez de nouveau; il faut parfois plusieurs tentatives avant de réussir à déloger le cérumen.

Il se peut que le cérumen soit trop compacté pour les méthodes maison. Dans ce cas, un médecin peut vous irriguer l’oreille à l’aide de produits plus puissants et utiliser une légère succion pour déloger le cérumen. Et comme par magie, vous retrouverez votre ouïe.

Source : Revue Nouvelles « CSA », été 2023, p9


218e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LES FÊTES NATIONALES DE LA BOLIVIE ET DE LA JAMAÏQUE

LES NOCES DE LAVANDE (46 ANS) DE MARIETTE ET JEAN-CLAUDE RAYMOND


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Claude MeilleurJulie Snyder

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Les erreurs mènent à la connaissance, et celle-ci conduit au succès.

Rockelle Lerner


Ça s’est passé un 6 août…

(1945) À 2h45 (heure locale), le bombardier B-29 Enola Gay piloté par Paul Tibbets décolle de la base de Tinian, avec à son bord une bombe atomique à l’uranium 235 de 12 kilotonnes, surnommée Little Boy. L’équipage est composé de 12 hommes, dont quatre scientifiques. Deux autres B-29 l’escortent, emportant les instruments scientifiques destinés à l’analyse de l’explosion.

La bombe est armée en vol et larguée à 8 h 15, à près de 9 000 mètres au-dessus de la ville. À 8 h 16 mn 02 s heure locale, après 43 secondes de chute libre, la bombe explose à 580 mètres du sol, à la verticale de l’hôpital Shima situé au cœur de l’agglomération. L’explosion, équivalant à celle de 15 000 tonnes de TNT, rase instantanément la ville.

75 000 personnes sont tuées sur le coup dont un tiers de militaires, la ville étant entre autres le siège de la 2e Armée, chargée de la défense de l’ouest du Japon, et de nombreux arsenaux et bases aériennes. Dans les semaines qui suivent, plus de 50 000 personnes supplémentaires meurent. Le nombre total de morts reste imprécis ; il est de l’ordre de 250 000. Sur les 90 000 bâtiments de la ville, 62 000 sont totalement détruits. Il ne resta aucune trace des habitants situés à moins de 500 mètres du lieu de l’explosion.

(1965) Une loi adoptée à Québec crée Laval qui recouvre 14 municipalités de l’île Jésus : Ville d’Auteuil, Cité de Chomedey, Cité de Duvernay, Ville de Fabreville, Ville des Îles-Laval, Cité de Laval-des-Rapides, Ville de Laval-sur-le-Lac, Cité de Laval-Ouest, Cité de Pont-Viau, Cité de Sainte-Rose, Ville de Sainte-Dorothée, Ville de Saint-François, Ville de Saint-Vincent-de-Paul, et Ville de Vimont. Elle devient ainsi l’agglomération la plus populeuse du Québec après Montréal.

(1992) En raison d’une erreur d’une juge, et malgré le fait qu’elle ait fait une correction immédiate, Sylvie Fréchette perd la médaille d’or qui lui revenait en nage synchronisée-solo. La médaille d’or a été attribuée à l’américaine qui était en deuxième place et celle d’argent à Sylvie Fréchette. Plus tard, le CIO a renversé cette décision controversée et la médaille d’or a été décernée à Sylvie Fréchette lors d’une cérémonie spéciale à Montréal, en décembre 1993.


Questions de « snowbirds »

La Une

Q1- Un séjour à Porto Rico compte-t-il dans le nombre de jours passés aux États-Unis à des fins fiscales ou d’immigration ?

R1- Un séjour à Porto Rico est considéré comme un séjour aux États-Unis.

Q2- Mon épouse et moi avons une propriété en Floride. Je dois remplir le formulaire 8840. Devons-nous chacun remplir un formulaire, ou un seul formulaire pour un seul d’entre nous suffit, ou encore un seul formulaire avec nos deux noms ?

R2- Un formulaire 8840 par personne. Et assurez-vous de garder une photocopie de chaque formulaire à ajouter à votre « dossier frontière » au cas où vous en auriez besoin au point de contrôle.

Q3- Quand l’Agence du revenu du Canada (ARC) demande si nous avons un bien étranger valant plus de 100 000 $CA, devons-nous seulement répondre OUI une fois que nous l’avons vendu, ou chaque année où nous croyons qu’il a une telle valeur ? Il doit y avoir des Canadiens qui ont payé bien moins que 100 000 $CA lors de l’achat, mais la valeur du bien varierait d’une année à l’autre. Donc, comment le savoir, à moins de le vendre ?

R3- Les biens étrangers comprennent les actions, les liquidités, les placements et les biens immobiliers, mais excluent les biens à usage personnel comme une résidence secondaire vous servant avant tout à vous loger. Donc, vous n’avez pas à déclarer votre résidence hivernale dans votre déclaration de revenus de l’ARC.

Q4- Quelqu’un ayant été reconnu coupable de conduite avec facultés affaiblies sera-t-il admis aux États-Unis ?

R4- La décision serait prise au cas par cas par l’agent des douanes américaines. Donc, soyez honnête et humble, et bonne chance !

Q5- Une prime d’assurance voyage médicale d’urgence payée par un snowbird à une compagnie d’assurance canadienne pour un voyage aux États-Unis est-elle déductible dans la déclaration de revenus de l’ARC ? Je n’ai pas trouvé de réponse claire de l’ARC en ligne.

R5- Une prime d’assurance médicale d’urgence est déductible dans la déclaration de revenus de l’ARC en tant que dépense médicale.

Q6- Sur le formulaire 8840, la toute première question concerne le type de visa américain et la date d’entrée aux États-Unis, alors quel type de visa recevons-nous ? Et pour ce qui est de la date, je vis tout près de la frontière et je vais parfois aux États-Unis passer une journée, en plus de passer trois mois en Floride… Quelle date devrais-je inscrire ?

R6- Quand vous entrez aux États-Unis en tant que visiteur (et non par affaires), vous recevez un visa B2 à des fins touristiques ou médicales. Vous devez inscrire le premier jour de l’année civile où vous êtes entré au pays et compter tous les jours que vous avez passés aux États-Unis entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année en question.

Q7- D’après votre expérience, est-il difficile de faire une demande pour vivre aux États-Unis à temps plein ? S’agit-il d’une double citoyenneté ? Comment faire la demande ? Ai-je besoin d’un avocat ? J’ai passé l’âge de posséder et d’entretenir deux résidences dans deux pays. J’aimerais vivre à temps plein dans ma résidence aux États-Unis, sans avoir à renoncer à ma citoyenneté canadienne.

R7- Pour pouvoir vivre aux États-Unis à temps plein, vous devez répondre aux exigences du U.S. Administration Act. Si vous répondez aux critères – par exemple être marié à un Américain –, vous devez faire une demande de visa selon ce critère. Si vous ne répondez pas aux critères, vous ne pouvez pas vivre aux États-Unis à temps plein.

Q8- Peut-on laisser son VR et/ou sa voiture aux États-Unis plus de six mois ? Selon ce que j’ai lu, un VR ou autre véhicule canadien assuré au Canada ne peut y passer plus de six mois. Je connais bien des gens qui laissent leur VR/voiture aux États-Unis et l’assurent avec une compagnie d’assurance américaine. Y a-t-il moyen de laisser notre VR/voiture aux États-Unis et d’être pleinement assurés ?

R8- Si votre auto, camion ou VR est enregistré et immatriculé au Canada, il ne peut pas rester aux États-Unis plus de 12 mois. Sinon, il sera considéré comme un véhicule importé illégalement aux États-Unis, ce qui annulera votre police d’assurance canadienne. Si vous voulez assurer un véhicule aux États-Unis, celui-ci doit être enregistré dans un État et assuré auprès d’une compagnie d’assurance autorisée à offrir de l’assurance dans cet État.

Q9- Avez-vous déjà demandé au gouvernement américain pourquoi nous devons ajouter les jours où nous rentrons chez nous pour Noël – ce qui est donc un séjour hors des États-Unis – aux 182 jours permis aux États-Unis ? Il me semble que si nous ne sommes pas aux États-Unis, ces jours ne devraient pas compter.

R9- L’agence des douanes américaines nous a expliqué sans équivoque qu’aux fins de l’immigration, lorsque nous séjournons temporairement aux États-Unis pour l’hiver, les voyages de courte durée hors du pays, y compris les croisières ou les visites à la maison pour les Fêtes, ne doivent pas être déduits du nombre de jours passés aux États-Unis.

Source : Revue Nouvelles « CSA », été 2023, p4


217e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Madeleine Robichaud-HouleKa Ri Ne Bourgault

Bon anniversaire !


On jase là…

Vous trouvez que les restaurants ont gonflés volontairement leur prix post pandémie pour se refaire, alors que plusieurs sont restés ouverts pour les mets pour emporter ? Encouragez uniquement ceux qui proposent des rabais substantiels, pour les encourager. Ils vont peut-être finir par comprendre.

Pas de rabais ? On va où il y en a !


Pensée et citation du jour

On n’est jamais si heureux ni malheureux qu’on s’imagine.

François de la Rochefoucauld


Ça s’est passé un 5 août…

(1940) Pour s’être opposé à la conscription, Camillien Houde est arrêté par la Gendarmerie royale et emprisonné en Ontario. On l’accuse de désobéissance civile et à cause de ses « sympathies fascistes » on l’interne dans un camp dans le cadre des mesures de guerre. Il est sorti de prison le 14 août 1944. Lorsqu’il sortira, il sera réélu maire de Montréal.

(1966) Début de la construction du World Trade Center à New York. Les tours seront complétées en janvier 1972, puis détruites par un attentat terroriste le 11 septembre 2001.

(2007) Le Spectrum de Montréal, une salle de spectacle devenue mythique, ferme ses portes, après 25 ans d’activités; créée le 17 octobre 1982, cette salle de la rue Sainte-Catherine fait ses adieux et sera convertie en un immeuble à vocation commerciale. Les plus grands de la chanson, de la musique et de l’humour ont offert des prestations dans cette salle, le chanteur Michel Rivard est celui qui a le plus souvent foulé les planches du Spectrum; il y a donné une centaine de spectacles.


Déclencheurs de maux de tête à éviter

La Une

Certains maux de tête semblent « surgir de nulle part », mais en revenant soigneusement sur vos pas, vous en trouverez peut-être la cause.

Des aliments, comme les viandes transformées et certains fromages, contiennent des agents chimiques pouvant provoquer un mal de tête.

Tenez un journal alimentaire, et si vous soupçonner qu’un aliment est un déclencheur, éliminez-le pendant un mois ou deux pour voir si les maux de tête s’estompent. Ne cessez toutefois pas de manger à intervalles réguliers, car le fait de sauter des repas peut aussi provoquer un mal de tête.

Il en va de même pour les odeurs. Les produits odorants qui peuvent causer des maux de tête comprennent notamment les nettoyants domestiques, les parfums et les assainisseurs d’air parfumés.

La solution évidente : évitez les parfums pénétrants (ou même tout parfum) dans les produits domestiques et d’hygiène personnelle et gardez vos pièces bien ventilées. Si le parfum d’un collègue au bureau vous cause des problèmes, un ventilateur peut vous aider.

Pour éviter les maux de tête provoqués par les écrans, faites de courtes pauses pour vous dégourdir les jambes et vous étirer. Si vous grincer des dents la nuit – un autre déclencheur de maux de tête que votre dentiste pourra confirmer lors d’un examen –, songez à dormir avec un protège-dents.

Et bien que vous ne puissiez pas grand-chose contre les changements de température, qui provoquent des maux de tête chez certaines personnes, vous pouvez garder des analgésiques à portée de main afin que la prochaine tempête « ne vous monte pas à la tête ».

Source : Revue Nouvelles « CSA », été 2023, p9


216e jour de l’année

À la douce mémoire de…

JOCELYNE BOURASSA 1947-2021 – Une pionnière québécoise du golf féminin.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Suzanne LafontaineLaydey Smith

Bon anniversaire !


Comportement de la langue française au Québec…

La Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), un organisme gouvernemental, annonce encore sur Meta. De plus, ils se permettent d’angliciser le mot « commandité » en « sponsorisé ». Et ça continue…


Pensée et citation du jour

Le but de la vie vit en accord avec la nature.

Zeno


Ça s’est passé un 4 août…

(1978) Un autobus, ayant à son bord une cinquantaine de passagers, plonge dans le lac d’Argent, à Eastman, dans les Cantons de l’Est. Seulement six personnes survivent à cette tragédie qui fait 41 morts. C’était pour la plupart des personnes handicapées d’Asbestos qui revenaient d’assister à un spectacle de la Marjolaine. Une passagère a réussi à sauver sa sœur handicapée mais s’est noyée par la suite. Il s’agit d’une des pires tragédies routières jamais survenue au Québec.

(2002) Alexandre Livernoche a été violé, battu à mort et asphyxié le 4 août à Tracy. Il s’est avéré, après enquête, que le tueur était un ancien detenu remis en liberté avant que sa peine n’ait été entièrement purgée. Le comité chargé des relations conditionnelles avait cru que Mario Bastien, 29 ans, ne représentait plus de danger pour la société.

(2009) Une tornade a causé la terreur à Mont-Laurier et les environs, en fin d’après-midi. Une quarantaine de domiciles et de commerces ont été lourdement endommagés et un résidant a subi des blessures mineures. Une personne a aussi été blessée à Aumond, un village situé dans la Vallée-de-la-Gatineau, à 18 kilomètres de Maniwaki, lorsque sa maison a été complètement détruite par les vents violents. La tornade de force F2 qui a frappé Mont-Laurier mardi a causé au-delà d’un million de dollars en dommages.


Un pan de notre histoire : Le métro de Montréal aurait pu compter 9 lignes et 300 stations

La Une

Le Réseau express métropolitain est maintenant en service, après plusieurs reports de la date d’ouverture. Le nouveau transport collectif remplacera-t-il la fameuse ligne rouge de métro imaginée en 1961 ?

Saviez-vous qu’en 1961, les concepteurs du métro de Montréal avaient l’intention d’utiliser le fameux tunnel sous le mont Royal pour construire une ligne de métro ?

Le plan d’aménagement du métro de Montréal prévoyait au départ trois lignes : la ligne 1 (verte) dans l’axe est-ouest, la ligne 2 (orange) dans l’axe nord-sud, et une ligne 3 (rouge) sous le mont Royal.

PETIT RAPPEL

Le tunnel qui passe sous le mont Royal a été excavé entre 1912 et 1918. Les travaux pour créer ce tunnel de plus de 5 km et qui descend jusqu’à 188 mètres de profondeur représentaient tout un défi technique pour l’époque. Après cinq années de travail, le tunnel ferroviaire a finalement été achevé.

Le premier train de passagers y a circulé quelques jours avant la fin de la Première Guerre mondiale. Avec un billet payé 25 cents, les passagers pouvaient faire la distance de Montréal à Toronto. Fait étonnant pour cette époque : la locomotive qui tirait les voitures était électrique et non pas à vapeur, comme celles qu’on connaissait au tournant du siècle.

LA LIGNE ROUGE

Cette ligne-là, de 18,6 km, devait utiliser le fameux tunnel sous le mont Royal. Contrairement aux autres lignes du métro de Montréal, la ligne rouge devait sortir du sol et rouler en partie en surface. La ligne devait également se séparer en deux tronçons vis-à-vis du boulevard Métropolitain pour se diriger soit vers Cartierville, soit vers Sault-au-Récollet.

La ligne rouge partait donc du centre-ville, traversait les villes d’Outremont, de Mont-Royal et de Saint-Laurent pour relier le nord et le sud de l’île par le centre.

NEUF LIGNES POUR LE MÉTRO DE MONTRÉAL

Si Montréal et les paliers de gouvernement qui financent ce type d’infrastructure avaient été plus ambitieux sur le plan du transport collectif, le métro de Montréal ressemblerait possiblement aujourd’hui à celui de Paris.

Il faut savoir que dès 1967, le Bureau de transport métropolitain envisageait la mise en place, sur une période de 15 ans, d’un vaste réseau de métro comprenant neuf tronçons. Imaginez : ce réseau aurait compté 300 stations ! Ces lignes auraient desservi dès les années 1970 des endroits comme l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau, ou encore l’île des Sœurs.

LE PROJET EST TOMBÉ AUX OUBLIETTES

Il est évident que l’Expo 67 a détourné l’énergie des administrateurs publics vers le projet de la ligne jaune entre Berri-de-Montigny et Longueuil.

Le maire Jean Drapeau semblait aussi prioriser d’autres tronçons, comme la fameuse ligne bleue.

Puis la récession, les enjeux techniques et les changements de priorité des décideurs politiques ont relégué le projet aux oubliettes.

Il faut dire que certaines municipalités. Comme celles de Mont-Royal, de Saint-Laurent et d’Outremont n’étaient pas très enthousiasmées par le projet à l’époque et que le projet représentait aussi un véritable défi sur le plan financier pour les Montréalais.

Source : Martin Landry, historien, le Journal de Montréal, cahier weekend, 29 juillet 2023, p76


215e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Michel Raymond

Bon anniversaire !


On jase là…

Il y a plusieurs années, des taux d’intérêts de 20-25 % étaient jugées usuraires. C’est maintenant le propre de toutes les cartes de crédit. Qu’est-ce que les gouvernements attendent pour les plafonner à 10 % ?


Réflexion de Minions


Pensée et citation du jour

On ne peut comprendre la vie qu’en regardant en arrière; on ne peut la vivre qu’en regardant en avant.

Soren Kierkegoard


Ça s’est passé un 3 août…

(1914) La première grande guerre est déclarée. L’Allemagne déclare la guerre à la France ; la Belgique est envahie. La Grande-Bretagne déclare la guerre à l’Allemagne. La Première Guerre mondiale fut un conflit mondial qui se tint principalement en Europe de 1914 à 1918. On la nomme « guerre mondiale », car c’est le premier conflit armé qui impliqua autant de pays à travers le monde. Cependant, antérieurement au début de la Seconde Guerre mondiale, on l’appelait « la Grande Guerre », « la Guerre des Guerres » ou encore la « Der des Ders ».

(1942) Le 3 août 1942, vers 21h20, trois personnes perdent la vie et une trentaine d’autres ont subi des blessures plus ou moins graves dans une panique provoquée par un commencement d’incendie, pendant une soirée d’amateurs qui se donnait au Stade Delorimier, à l’angle des rues Ontario et Delorimier à Montréal.

(1964) Il y a de ces moments magiques dans l’histoire de la musique que l’on ne voudrait pas avoir manqués. Cet enregistrement en est un. La chanson de Roy Orbison “Oh, Pretty Woman”, publiée en 1964, faisait déjà partie de son répertoire en 1963 alors qu’il la chantait pendant une tournée britannique avec les Beatles. Dire que ce fut un “hit” est peu dire. La chanson est restée en tête du Billboard Hot 100 pendant trois semaines.

En 1999, elle reçut un Grammy Hall of Fame Award et fut introduite au Rock and Roll Hall of Fame’s 500 Songs that Shaped Rock and Roll (une des 500 chansons qui ont formé le rock’n’roll). En 2004, elle devint le no. 222 sur la liste des “500 Greatest Songs of All Time” (les 500 plus grandes chansons de tous les temps). A mes humbles yeux (et oreilles!), elle représente la quintessence de la musique qui se faisait alors et depuis l’invention du rock’n’roll.


Refusez le reflux gastrique

La Une

Vous avez des brûlures d’estomac ? Le coupable c’est votre sphincter œsophagien !

Lorsque ce petit muscle ne fonctionne pas comme il le devrait, le contenu acide de l’estomac reflue dans l’œsophage, ce qui cause cette sensation déplaisante de serrement dans la poitrine que l’on appelle brûlures d’estomac.

Le reflux gastrique (aussi appelé reflux gastro-œsophagien pathologique ou GERD) peut également entraîner un enrouement et un mal de gorge. Avant de vous tourner vers les médicaments en vente libre ou sur ordonnance pour traiter le GERD – qui touche jusqu’à 28 % des adultes en Amérique du Nord –, essayez ces stratégies non pharmaceutiques :

  • Réduisez vos portions : Lorsque votre estomac se remplit, il tend à renvoyer plus de reflux dans l’œsophage. Il peut être bénéfique de manger de plus petites portions plus fréquemment et plus lentement.
  • Évitez les aliments et boissons déclencheurs : Les déclencheurs du GERD comprennent les tomates, les oignons, le chocolat, le café, l’alcool, les jus d’agrumes et les mets épicés. Remplacez-les en cuisinant avec des herbes.
  • Évitez les boissons gazéifiées : Elles provoquent un renvoi, ce qui introduit de l’acide dans l’œsophage.
  • Évitez les exercices vigoureux après les repas : Les exercices intenses, surtout ceux qui exigent de se pencher, sont une invitation aux reflux.
  • Dormez sur votre côté gauche : Selon une étude, cette précaution réduirait jusqu’à hauteur de 71 % le risque de reflux gastrique. Autre solution : élevez votre tête de lit pour solliciter l’aide de la gravité.

Source : Revue Nouvelles « CSA », été 2023, p9


214e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

François Éthier

Bon anniversaire !


On jase là…

Ainsi donc, Meta comme X se prennent pour le nombril du monde et voulant imposer leur loi aux différents médias canadiens. Ils décident de ne plus permettre aux canadiens de recevoir toutes les nouvelles générales. Grand bien leur fasse et qu’ils pètent avec leurs réseaux sociaux qui d’ailleurs sont bourrés d’annonces publicitaires qui ne mènent à rien. De la pure nullité qui ne servent qu’à se remplir les poches à n’en plus savoir que faire. Quand je veux des vrais nouvelles, je consulte les vrais et authentiques diffuseurs de nouvelles : nos médias québécois et d’ailleurs dans le monde.


Pensée et citation du jour

Aimer, c’est laisser l’autre être ce qu’il est.

Arthur Janov


Ça s’est passé un 2 août…

(1937) Déclenchement d’une grève à la Dominion Textile. Les revendications sont : une augmentation salariale, la diminution des heures de travail (de 60 heures à 50 heures) et la reconnaissance du syndicat. Suite aux négociations la semaine est abaissée à 50 heures, le salaire est augmenté de 5 % mais pas de syndicat.

(1943) Selon la version officielle, le camp de Treblinka (à environ 80 km au Nord-Est de Varsovie), était un camp construit uniquement pour exterminer. Entre juillet 1942 et octobre 1943, entre 700 000 et plus d’un million Juifs y auraient été asphyxiés à l’aide de gaz de combustion de moteurs diesels. Au cours de sa période d’activité, entre 700 000 et plus d’un million de déportés ont été exterminés, ce qui fait de Treblinka le second centre d’extermination en importance après Auschwitz.

(2008) De fortes pluies ont provoqué des inondations en fin de journée à Montréal, particulièrement dans l’est de la métropole. Une centaine de commerces et résidences ont été inondés, notamment en raison de refoulements d’égouts. Sur la rue Dumesnil, environ 75 résidences ont dû être évacuées. Le centre commercial Les Galeries d’Anjou a été évacué vers 16 heures. Une importante quantité d’eau s’est également accumulée dans le stationnement.

Les orages ont forcé la fermeture d’un tronçon très achalandé de l’autoroute 40 en début de soirée. L’accumulation d’eau était si importante que les policiers n’ont eu d’autre choix que de fermer complètement l’autoroute 40 entre le pont Charles-de-Gaulle et l’échangeur Anjou, à Montréal, pendant 90 minutes. Quelques véhicules y étaient alors coincés. Heureusement, personne n’a été blessé. La situation est graduellement revenue à la normale au cours de la soirée.


Ygreck, et ses perles de juillet

La Une

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de juillet, parues dans le Journal de Montréal.


213e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DE LA SUISSE

LA JOURNÉE MONDIALE DE PRÉVENTION DES ENLÈVEMENTS D’ENFANTS


À la douce mémoire de…

GASTON MERCIER 1943-2019 – Résident saisonnier à Pioneer Village.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Diane NantelJacques Allard

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

La vie est une fleur. L’amour en est le miel !

Victor Hugo


Ça s’est passé un 1er août…

(1885) À Régina, après seulement une demi-heure de délibérations, un jury de six hommes anglophones et protestants déclare Louis Riel coupable de trahison, mais demande la clémence. Le juge Richardson, qui préside aux débats, le condamne à mort. Il sera pendu le 16 novembre 1885.

(1944) Les Tziganes, poursuivis par les nazis dès avant la guerre, traqués à partir de 1941, ont été systématiquement envoyés dans les camps depuis 1942. Dans le bloc tzigane d’Auschwitz, l’année dernière, un tiers des 21 000 prisonniers sont morts en six mois. Certains ont été utilisés comme cobayes pour des expériences médicales monstrueuses. Aujourd’hui, prétextant de la saleté de leur bloc, Himmler a ordonné leur extermination complète : d’ici après-demain, 4000 hommes, femmes et enfants vont être gazés.

(1976) Fin des Jeux de la XXIe olympiade à Montréal.


Je m’ennuie du baseball professionnel à Montréal

La Une

Les Expos sont partis depuis presque 20 ans et je ne peux qu’espérer leur retour. Combien de belles sorties passées avec mon fils pour aller les voir jouer au Stade olympique. C’est nostalgique ! Ça fait aussi quelques années qu’un projet de les ramener fait les manchettes, mais on attend toujours. Entretemps, comment se fait-il que Montréal ait délaissé ce sport des belles soirées d’été ?

Jean-Nicolas Blanchet a fait sa chronique de jeudi dernier, dans la section sports du Journal de Montréal, sur ce sujet. Son article est tellement pertinent que je vous le propose aujourd’hui. Je suis de son avis à 150 % et sur toute la ligne.

***

VOUS AVEZ TELLEMENT MANQUÉ LE BATEAU

Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi il y a du baseball professionnel depuis 20 ans à Québec et pas à Montréal ?

Stade Canac à Québec

Je comprends un peu. Après les Expos, ça aurait été un peu insultant d’accueillir une équipe d’un niveau inférieur. Comme si tu te faisais offrir une boulette de steak haché après avoir toujours reçu le filet mignon.

C’est un peu pour ça qu’à Québec, au hockey, ça n’a pas été un succès les Rafales et les Citadelles qui sont arrivées pas longtemps après les Nordiques.

Mais là, ça fait presque 20 ans que les Expos sont partis et j’ai bien beau passer souvent par Sainte-Anne-de-Beaupré, ils ne reviendront pas bientôt et visiblement pas plus tard non plus.

Pour l’instant, la plupart du monde semble n’en avoir rien à cirer du retour des Expos.

Et je comprends que notre pays, c’est l’hiver, mais le baseball a une très longue et riche histoire au Québec. C’est profond le baseball au Québec.

À l’époque, les équipes du baseball majeur avaient des clubs-écoles à Sherbrooke, Drummondville, Granby, Trois-Rivières, Thetford Mines, Saint-Jean, Québec, Saint-Hyacinthe et Farnham, notamment. À l’époque tout le Québec vibrait au rythme du baseball durant l’été.

Et à Montréal, c’était le royaume à partir des années 20, avec les Royaux et ensuite les Expos. Montréal, c’est Jackie Robinson, Dawson, Raines, Vladimir, etc.

LE BASEBALL NE PEUT ÊTRE MORT

Oui, ça fait longtemps. Mais je ne peux pas croire que Montréal est passée d’une solide ville de baseball à une ville qui s’en torche complètement, du baseball.

Je l’ai écrit plus haut. C’est clair que la plupart du monde semble n’en avoir rien à cirer du baseball professionnel à Montréal. Mais la plupart du monde, ce n’est pas tout le monde.

Oui, plusieurs ont décroché après le départ des Expos. Mais il y a encore beaucoup d’amoureux de ce sport qui sont amers et qui aimeraient tellement aller voir du baseball pro quelques soirs par été.

Et avec l’agonie du projet d’un retour des Expos, ils n’en demandent sûrement pas tant que ça.

Ils ne demandent pas un nouveau stade de 30 000 places au centre-ville.

Voir grand, ça peut être inspirant et des politiciens peuvent penser que ça peut les aider à gagner des élections.

Mais la réalité, c’est que pour le baseball, à Montréal, il faut arrêter de rêver en grand et se résigner à se dire qu’il faut copier Québec.

Désolé, chers Montréalais, pour ce coup-ci, Québec est clairement à imiter et Montréal l’a échappé depuis trop longtemps.

Les Capitales de Québec sont arrivées en 1999. En 24 ans, ça n’a pas été toujours facile. Les administrateurs triment dur et les propriétaires ont fait d’énormes sacrifices.

Mais durant l’été, maintenant, Québec respire le baseball. C’est plus de 4000 personnes chaque soir depuis quelques jours. Ça joue à guichet fermé.

C’est du gros baseball.

Il y a des joueurs d’ici. Il y a d’anciens joueurs du baseball majeur. Il y a des joueurs qui sont passés ici qui sont ensuite allés dans le baseball majeur. C’est une terrasse gigantesque où les gens de Québec accourent. C’est la bière à 4 $ au lieu de 12 $ comme au Centre Bell. Ce sont les hot-dogs à 1 $ le samedi. C’est devenu un événement. Et pour les puristes, c’est du méchant beau baseball.

Et imaginez les retombées et le rayonnement pour Québec. Évidemment, les inscriptions au baseball mineur ont explosé.

Il y a maintenant un dôme l’hiver au stade Canac pour permettre aux jeunes de jouer au baseball à longueur d’année. Un de ceux-là, Édouard Julien, est même le meilleur frappeur des Twins du Minnesota par les temps qui courent.

Vous attendez quoi à Montréal ? C’est évident qu’une équipe dans la même ligue que les Capitales, la ligue Frontier, ce serait un gros succès. Un stade de 4000 ou 5000 personnes serait plein chaque soir. Ça deviendrait la meilleure foule de la ligue. C’est évident.

Il manque quoi ? Un nouveau stade, bien sûr.

Un stade de quelques milliers de personnes et le tour est joué.

UN STADE ET C’EST RÉGLÉ

C’est facile à dire que ça prend un beau petit stade. Ça va prendre environ 30 millions de dollars. Ça va prendre un promoteur qui avance des millions et qui réussit à aller chercher des fonds publics.

Quand j’écris sur le retour des Expos, je reçois plusieurs courriels de lecteurs qui me soulignent à quel point ils ne veulent rien savoir de la possibilité que l’argent public serve des joueurs de baseball multimillionnaires qui passent leur temps à manger des graines de tournesol.

Mais on n’est pas là du tout. À Québec, pensez-vous que le stade sert uniquement les Capitales ? L’équipe l’utilise 12 % du temps.

Avec une surface synthétique et un dôme l’hiver, l’infrastructure est donc accessible à beaucoup plus qu’une équipe de baseball professionnel. Il n’y a pas de problème à user du gazon synthétique.

On peut donc diviser le terrain en trois pour faire des matchs de baseball mineur.

On peut jouer à longueur d’année avec le dôme.

Il y a des ligues de softball, de soccer et de frisbee, par exemple.

Le stade peut même devenir un formidable endroit pour présenter des spectacles.

Ça devient un investissement qui va bien au-delà de servir des joueurs de baseball professionnel.

D’ailleurs, pour ceux qui ne sont pas au courant. Les joueurs dans cette ligue sont loin d’être riches avec le baseball. Certains gagnent environ 1000 $ par mois.

C’est triste que Montréal n’ait jamais embarqué dans tout ça. Et si un petit stade avait été construit il y a 20 ans après le départ des Expos, et qu’une équipe professionnelle avait attiré 5000 personnes par soir durant toutes ces années, je ne suis pas certain qu’ils ne seraient pas revenus, les Expos.


212e jour de l’année

À la douce mémoire de…

JEANNE MOREAU 1928-2017 – Actrice, chanteuse et réalisatrice française

JOHNNY FARAGO 1944-1997 – Chanteur pop québécois.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Alain Ali MekhaëlJohanne Grandmaison

Bon anniversaire !


On jase là…

Enfin, le REM roule à compter d’aujourd’hui, avec monsieur et madame tout le monde dans un moyen de transport ultra moderne. Je demeure convaincu que ce moyen de transport recevra un appui inconditionnel de ses usagers. J’avais expérimenté le skytrain à Vancouver et c’était magique, surtout, que dans cette ville tout le transport en commun est regroupé, trains, autobus, métro, traversier vers Vancouver Nord, bref l’agglomération totale était intégrée. C’est ce que je souhaite dans et autour de Montréal pour un futur pas si lointain.


Pensée et citation du jour

La liberté n’est pas l’absence d’engagement, mais la capacité de choisir.

Paulo Coelho


Ça s’est passé un 30 juillet…

(1928) Le célèbre lion de la MGM surnommé « Leo » rugit pour la première fois à l’écran. Il présente le film « White Shadows on the South Seas« . Par la suite, il sera présent dans tous les génériques de la compagnie MGM.

(1944) Antoine de Saint-Exupéry est disparu en vol. Son avion s’écrasa dans la Méditerranée alors qu’il effectuait une mission de reconnaissance. Des morceaux de son appareil ont été retrouvés en 2000 et formellement identifiés le 7 avril 2004 grâce à son numéro de série.

(1944) Le convoi n’°77 est parti aujourd’hui de Drancy, emmenant 1300 déportés vers le camp d’Auschwitz, dont plus de 700 seront gazés dès leur arrivée et seulement 200 seront sauvés l’année suivante.
C’est le dernier convoi de Drancy vers ce camp d’extermination nazi. Le dernier en partance de Lyon sera organisé le 11 août, avec 430 déportés à son bord.

Le 17 août, 51 personnes partiront de Drancy vers Buchenwald qui seront les tous derniers déportés de France. Au total, 75 853 déportés juifs sont partis de France (70 921 vers Auschwitz), dont plus de 40 000 ont été gazés dès leur arrivée et seulement 2190 seront retrouvés vivants en 1945.


Un pan de notre histoire : Il y a eu plus de femmes entrepreneures en Nouvelle-France que ce que laissent entendre les archives

La Une

Plus on s’intéresse à l’histoire des femmes autrement, plus on redécouvre des personnages fascinants. Depuis le tournant des années 2000 plus particulièrement, des historiennes cherchent à identifier et à mettre en lumière des femmes qu’on peut considérer comme les premières entrepreneures de notre histoire. À cet égard, difficile de passer à côté d’Agathe de Saint-Père !

Agathe de Saint-Père

Parmi les premières femmes d’affaires de l’histoire occidentale, nous pouvons souligner les efforts de celles qui ont œuvré dans le monde du textile. À partir du Moyen-Âge plus particulièrement, la fabrication des fils de laine et de lin pour le tissage (ou pour le tricot dans la sphère domestique) était l’apanage de petites entreprises familiales qui fournissaient leur village et la ville la plus proche.

Il s’agit en réalité d’un travail d’équipe, puisque les hommes s’occupaient des troupeaux, du transport et même des négociations de prix de vente sur le marché, alors que les femmes avaient la charge du long et délicat processus du filage. Elles participaient aussi, dans plusieurs familles du moins, à la vente des bobines de fil et des pelotes de laine dans les marchés.

Ce travail d’équipe est tout aussi important avant et pendant le développement de la colonie de la Nouvelle-France. En effet, c’est aussi le cas au sein des communautés autochtones, puisque la division du travail est généralement axée sur les dons et les talents individuels et que, dans un monde basé sur la survie en nature, les femmes sont des participantes à la vie de leur communauté à même titre que les hommes.

En Nouvelle-France, les femmes sont un pilier de l’économie de la famille à même titre que leur mari. Si ce dernier part à la guerre, ou qu’elles deviennent veuves, une réalité vécue par de nombreuses femmes de la colonie, elles ont le droit et le devoir d’assurer la survie des entreprises familiales. Si certaines nous sont connues parce qu’elles ont laissé davantage de traces écrites, il faut prendre en considération qu’il y a eu plus de femmes entrepreneures ou de femmes d’affaires en Nouvelle-France que ce que nous avons dans les archives.

UNE FEMME DÉBROUILLARDE DÈS L’ADOLESCENCE

Née à Montréal le 25 février 1657, Agathe de Saint-Père fait partie de la lignée des premiers colons de Ville-Marie. Elle est liée à une famille nombreuse par le remariage de sa mère à Charles Le Moyne de Longueuil, et semble avoir pris en charge les dix enfants de Le Moyne après le décès de sa mère, alors qu’elle n’était âgée que de 15 ans. Elle a elle-même 8 enfants avec son mari, Pierre Le Gardeur de Repentigny.

À partir de ce mariage en 1685, Agathe de Saint-Père (maintenant madame de Repentigny) devient très présente dans les archives civiles, puisqu’elle signait les contrats, vendait des terres et réglait même les dettes de son mari ! Époux qui n’était pas le travailleur le plus dévoué, de ce qu’on sait. Mais elle est surtout reconnue comme un fin esprit entrepreneurial, ne serait-ce qu’en regard de sa créativité.

Au début du XVIIIe siècle, la Nouvelle-France se trouve plus isolée économiquement et il y a pénurie de laine et de lin. Le naufrage d’un navire de ravitaillement important, le Seine, en 1705, est entre autres responsable de ces difficultés pour la colonie et surtout d’un problème d’approvisionnement de vêtements.

UN ESPRIT INGÉNIEUX

Madame de Repentigny a été ingénieuse et a réussi à produire de la toile en faisant divers essais avec des orties, des filaments d’écorce, du cotonnier sauvage et même de la laine de bœuf ! Elle a entre autres développé sa propre manufacture de toile chez elle à cette époque difficile, en réussissant à faire construire un métier à tisser à partir du seul modèle disponible sur l’île de Montréal.

Il fonctionne si bien qu’elle en fera construire une vingtaine d’autres pour bonifier la production pour l’ensemble de la colonie. Ses expérimentations l’ont même menée à développer des teintures dans ce contexte de pénurie, grâce à la découverte de plantes indigènes permettant d’obtenir différents coloris. Elle a de plus travaillé à créer des procédés de fixation des couleurs sur les tissus.

Agathe de Saint-Père a été si efficace que le roi de France lui a accordé une rente annuelle pour ses services à la colonie. Après autant d’efforts, elle a pris la décision de vendre son entreprise à Pierre Thuot Duval, un maître-boulanger, le 9 octobre 1713.

Plaque commémorative d’Agathe de Saint-Père de Repentigny, à Montréal

Bien qu’il existe encore plusieurs trous dans son histoire par la suite, nous savons qu’elle a terminé ses jours à l’Hôpital général de Québec après la mort de son mari en 1736.

Elle a néanmoins laissé suffisamment de traces pour que nous puissions la compter parmi les premières femmes d’affaires du Canada !

Source : Évelyne Ferron, historienne, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 22 juillet 2023, p70


211e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE DE L’AMITIÉ


Pensée et citation du jour

Je n’ai aucun talent spécial. Je ne suis que passionnément curieux.

Albert Einstein


Ça s’est passé un 30 juillet…

(1932) Les studios Walt Disney lancent leur premier dessin animé en couleurs, Flowers and Trees, un court métrage de huit minutes de Burt Gillett tourné avec le procédé en trois couleurs Technicolor, pour lequel Disney aura un contrat d’exclusivité pendant trois ans.

(1943) Marie-Louise Giraud, née le 17 novembre 1903, est guillotinée, par le régime Pétain, dans la cour de la prison de la Roquette à Paris par le bourreau Jules-Henri Desfourneaux pour avoir pratiqué 27 avortements illégaux dans la région de Cherbourg. Elle fut la seule « faiseuse d’anges » à être exécutée pour ce motif. Un homme fut également guillotiné la même année pour trois avortements.

(1975) Ottawa crée Petro-Canada, une société d’État. Le Parlement adopte la Loi sur la Société Petro-Canada, créant ainsi une société d’État pour établir une forte présence canadienne dans le secteur pétrolier et localiser de nouvelles ressources énergétiques canadiennes.


L’histoire d’une chanson

La Une

Alors que la légende de l’auteur-compositeur-interprète Paul Anka a laissé une longue traînée de succès au cours de ses 60 ans de carrière, il admet que très tôt, il était terrifié à l’idée d’écrire une chanson pour Frank Sinatra.  

« Il me taquinait toujours en me disant : Hé jeune homme, quand vas-tu m’écrire une chanson ? »

Anka se souvient.  « Mais je ne pouvais pas. J’étais mort de peur.  J’écrivais tous ces trucs pour adolescents. » 

Bien sûr, il y a peu de mélomanes aujourd’hui qui ne sont pas familiers avec la balade poignante qu’Anka a finalement conçue pour Sinatra, « My Way ».  

Certains le surnomment le plus puissant des nombreux vers d’oreille d’Anka, qui comprennent également des classiques comme « Puppy Love », « Put Your Head on My Shoulder » et même la chanson thème de Johnny Carson pour « The Tonight Show ». 

Anka n’a pas réfléchi à deux fois il y a 55 ans lorsque Sinatra l’a appelé à l’improviste et a déclaré : « jeune homme, nous allons dîner. » 

Quand Sinatra dit nous allons dîner; vous laissez tout tomber et vous allez dîner, se souvient Paul, qui, en tant que tête d’affiche naissante de Vegas dans les années 1960, avait un lien amical avec le Rat Pack. 

Pendant le repas, Sinatra a laissé tomber une surprise étonnante: il était sur le point de quitter le showbiz.  « Il a dit :  Je l’ai eu. J’en ai marre.  Mais je fais un album de plus », se souvient Anka . 

« Il m’a dit : Et tu ne m’as jamais écrit cette chanson. »

Anka a senti la pression.  Encore sous le choc de la nouvelle à 1 heure du matin dans son appartement, il s’est retrouvé à jouer avec les paroles d’une mélodie qu’il avait entendu en France.  « Je me suis dit : Que ferait Frank de cette mélodie s’il était écrivain ? »

Anka dit. « Et soudain, il m’est venu à l’esprit: » Et maintenant la fin est proche, et donc je fais face au rideau final. »

Il a terminé la chanson à 5 heures du matin et a appelé Sinatra sur-le-champ, lui promettant une chanson pour son dernier album.  « Je savais que j’avais quelque chose que je n’aurais pas peur de lui donner », dit Anka. 

Le lendemain, il enregistre une démo de la chanson et s’envole pour Las Vegas, où vit Sinatra.  « Je lui ai joué la chanson et il m’a regardé et a dit: » Je la fais. »

Deux mois plus tard, Sinatra a de nouveau appelé Anka.  Cette fois, avec de meilleures nouvelles. « Il dit : « jeune homme, écoute ça » et met le téléphone sur le haut-parleur », se souvient Anka. « J’ai entendu ‘My Way’ jouer pour la première fois, et j’ai commencé à pleurer. »

Paul Anka n’a jamais su quel héritage il avait créé quand, à la demande d’Ol’ Blue Eyes, il a écrit cette chanson pour la retraite (présumée) de Frank.  Frank Sinatra a eu un méga succès avec elle, suivi par les Trois Ténors, Pavarotti et de nombreuses autres grandes stars qui ont repris la chanson au fil des ans.

Dans cette vidéo, 10 superbes voix, un orchestre incroyable. En plus du piano, le saxophone, la guitare électrique et le soutien choral supplémentaire vont bien au-delà de rendre justice à la composition d’Anka. Les chanteurs sont néerlandais, et vous remarquerez que la plupart des membres de l’orchestre sont des femmes. La performance est fantastique et extraordinairement belle. Prenez-en cinq et profitez de cette belle interprétation.


210e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR LA DIVERSITÉ SOCIO-CULTURELLE ET POUR LA LUTTE CONTRE LA DISCRIMINATION


Pensée et citation du jour

Nous gagnons notre vie par ce que nous recevons, mais nous faisons une vie par ce que nous donnons.

Winston Churchill


Ça s’est passé un 29 juillet…

(1907) Création du premier camp scout sous l’égide de Robert Baden-Powell. Il utilisa, avec énormément de succès, les jeunes de la ville comme messagers pour transmettre des messages à pied et à vélo, comme observateurs, sentinelles et éclaireurs pendant la guerre des Boers.

(1958) Critiqué pour avoir permis aux Soviétiques d’avoir devancé les Etats-Unis en envoyant un homme dans l’espace, le President Dwight D. Eisenhower signe la loi instituant la National Aeronautics and Space Administration (NASA).

(1981) Le prince Charles, héritier du trône de Grande-Bretagne, épouse Lady Diana Spencer. Le prince a 32 ans, elle en a 19. 2500 invités et 750 millions de téléspectateurs assistent à la cérémonie. Ensemble ils ont eu deux fils et ils se sépareront après 15 ans de mariage. La princesse perdra la vie dans un tragique accident de la route en 1997.


La bureaucratie, une perte de temps exagérée

La Une

On définit la bureaucratie comme l’ensemble du travail des fonctionnaires. Quand on regarde l’organigramme de certaines administrations, on se rend compte du cheminement souvent inutile d’une demande de service jusqu’à son application finale. Quelques fois c’est rapide alors qu’ailleurs, on s’enfarge dans les fleurs du tapis.

C’est l’expérience que je vis actuellement en regard d’une demande de transport adapté auprès du Réseau de transport de Longueuil (RTL). Justement, ma conjointe et moi sommes des proches aidants de sa sœur, âgée, avec des problèmes de mobilité. Donc, le transport adapté, pour toutes sortes de rendez-vous médicaux ou autres, s’impose.

Contrairement à un citoyen qui prend l’autobus régulièrement, il s’achète ou renouvelle une carte OPUS et le tour est joué en quelques petites minutes et même en ligne, alors que pour une personne à mobilité réduite, c’est une mission.

D’abord, on tient pour acquis qu’une personne âgée, soutenue par des proches aidants, n’est pas complètement autonomes et encore plus dans un système administratif quelconque. L’intervenant de première ligne, c’est justement le proche aidant, c’est l’accompagnateur qui répond pour la patiente. C’est déjà un contrat de parler au nom de cette personne, alors qu’on nous demande souvent une procuration pour parler en son nom. Pas facile !

Ensuite, la RTL quand c’est possible, télécharger le formulaire en ligne qui contient tous les renseignements pour le compléter. Ce document contient 13 pages, dont 7 pour uniquement la demande de service. Un roman qui retourne presqu’à l’enfance dans quel but ? Prendre un transport, d’une compagnie d’autobus, pour un trajet de proximité sur le même territoire desservi.

Et ce n’est pas tout. Le document doit être complété par le médecin traitant avec tous les détails pertinents de sa patiente. Presque une biographie, qu’il faut envoyer au RTL pour approbation. Et c’est là que le bât blesse ; Il peut s’écouler jusqu’à 45 jours, avant d’être accepté pour ce service.

Quarante-cinq jours ! Une contrainte démesurée selon moi. Qu’est-ce qui prend tant de temps pour avoir une réponse ? Qui y a-t-il de si compliqué ? La RTL manque d’effectifs ? Ils doivent faire une enquête exhaustive ? Ils reçoivent une quantité phénoménale de demandes ? Allez savoir, parce qu’au téléphone, on frappe le mur des messages enregistrés qui s’éternisent et qui, souvent ne mènent à rien.

C’est pire qu’une enquête de crédit ! Pourquoi attendre si longtemps ? La patiente est souvent dans sa dernière période de sa vie et elle doit se buter à un service lent pour aucune raison valable. Si on peut prendre l’autobus sur un simple claquement de doigt, pourquoi attendre 45 jours pour un service presqu’identique et même essentiel ?

C’est ça, la bureaucratie aujourd’hui… Une perte de temps injustifié et inutile. Alors on attend…


208e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LE JOUR DE L’INDÉPENDANCE DU PÉROU

LA COMMÉMORATION DU GRAND DÉRANGEMENT (NOUVEAU-BRUNSWICK)


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Pierre Marcotte


Pensée et citation du jour

Nous sommes tous faits pour l’amour; C’est le principe même de l’existence et sa seule fin.

Benjamin Disraeli


Ça s’est passé un 28 juillet…

(1755) Ordre d’expulsion et de déportation des Acadiens. Parce que les Acadiens ne veulent pas signer le serment d’allégeance, Charles Lawrence, gouverneur de la Nouvelle-Écosse, ordonne aux commandants de Beaubassin, Pisiquid et Annapolis Royal d’attirer les hommes acadiens de leurs districts respectifs, dans les ports, de les y arrêter et de les y détenir.

Des navires viennent les chercher pendant que d’autres troupes vont arrêter les femmes et les enfants chez eux. Les déportés sont divisés par groupes d’âge et de sexe, puis embarqués sur les navires. En tout 8 à 10 000 Acadiens seront déportés. On les éparpille le long de la côte atlantique. Au moins un a été largué aux Falkland. Ils y arrivent sans avoir été annoncés aux autorités locales qui les considèrent comme une possible « 5e colonne ». Les déportés connaîtront des sorts divers.

(1914) C’est le début de la Première Guerre mondiale qui fit plus de neuf millions de morts jusqu’à la fin de la guerre, en 1918. Ce fut le premier conflit couvrant plus de la moitié de la Terre, d’où le nom de « guerre mondiale ». Cependant, antérieurement au début de la Seconde Guerre mondiale, on appelait cette guerre « la Grande Guerre », « la Guerre des Guerres ».

(2007) Dévoilement d’un monument de l’Odyssée acadienne à Caraquet au Nouveau-Brunswick. La Commission de l’Odyssée, qui a été initiée par la Société Nationale de l’Acadie (SNA) afin de créer un circuit du périple des Acadiens après la déportation, a reconnu le site du Sanctuaire de Sainte-Anne-du-Bocage comme lieu important de la relocalisation des Acadiens après 1755. C’est à cet endroit que sont débarquées les familles fondatrices de Caraquet 250 ans passés.