Une triste conséquence de la conduite en état d’ébriété

 

Au hasard de mes courriels reçus sur l’Internet, il y en a un qui m’a noyé les yeux, pour ne pas dire fait monté quelques larmes. Il raconte la triste histoire d’une famille décimée suite à un accident causé par une personne qui conduisait son véhicule avec les facultés affaiblies. La période des Fêtes qui bat son plein est propice à ce genre d’événement et nous porte à réfléchir aux conséquences de mélanger alcool et volant. La publicité ne le dira et ne nous le montrera jamais assez. On se sent invincible, en pleine possessions de ses moyens. On se dit que ça n’arrive qu’aux autres, qu’on est capable de conduire et pourtant…

Peut-être avez-vous déjà lu cette histoire, tout circule tellement vite sur la toile. Je vous préviens, placer quelques papiers-mouchoirs dans le creux de votre main. L’histoire, fictive ou pas, mais pour le moins crédible, se déroule dans un magasin, au moment où une dame fait ses courses…

Dans un magasin je me suis retrouvée dans l’allée des jouets. Du coin de l’œil, j’ai remarqué un petit bonhomme d’environ 5 ans, qui tenait une jolie poupée contre lui. Il n’arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui. Je me demandais à qui était destinée la poupée. Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui :

– Ma tante, es-tu certaine que je n’ai pas assez de sous?

La dame lui répondit avec un peu d’impatience :

– Tu sais que tu n’as pas assez de sous pour l’acheter.

Puis sa tante lui demanda de rester là et de l’attendre quelques minutes, puis elle partit rapidement. Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains. Finalement, je me suis dirigée vers lui et lui ai demandé à qui il voulait donner la poupée.

– C’est la poupée que ma petite sœur désirait plus que tout pour Noël. Elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait.

Je lui dis alors qu’il allait peut-être lui apporter. Il me répondit tristement :

– Non! Le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite sœur se trouve maintenant… Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu’elle la lui apporte.

Il avait les yeux tellement tristes en disant cela.

– Elle est partie rejoindre Jésus. Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi. Alors j’ai pensé qu’elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite sœur.

Mon cœur s’est presque arrêté de battre. Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m’a dit :

-J’ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d’attendre que je revienne du magasin.

Puis il m’a montré une photo de lui, prise dans le magasin, sur laquelle il tenait la poupée en me disant :

– Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça, elle ne m’oubliera pas. J’aime ma maman et j’aimerais qu’elle ne me quitte pas, mais papa dit qu’il faut qu’elle aille avec ma petite soeur.

Puis il baissa la tête et resta silencieux. Je fouillais dans mon sac à mains, en sortis une liasse de billets et je demandais au petit garçon :

– Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûrs?

OK, dit-il, – Il faut que j’en ai assez.

Je glissais mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter. Il y en avait amplement pour la poupée et même plus. Doucement, le petit garçon murmura :

– Merci Jésus pour m’avoir donné assez de sous.

Puis il me regarda et dit :

– J’avais demandé à Jésus de s’arranger pour que j’ai assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l’apporter à ma sœur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman, mais je n’osais pas lui demander. Mais il m’a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aime tellement les roses blanches…

Quelques minutes plus tard, sa tante revint et je m’éloignais en poussant mon panier. Je terminais mon magasinage dans un état d’esprit complètement différent de celui dans lequel je l’avais commencé. Je n’arrivais pas à oublier le petit  garçon. Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal quelques jours auparavant, qui parlait d’un conducteur en état d’ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvaient une jeune femme et sa fille. La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée. La famille devait décider s’ils allaient la faire débrancher du respirateur. Est-ce que c’était la famille de ce petit garçon?

Deux jours plus tard, je lus dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pus m’empêcher d’aller acheter un bouquet de roses blanches et de me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame. Elle était là, tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin.

J’ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours. L’amour que ce petit garçon éprouvait pour sa maman et sa sœur était tellement grand, tellement incroyable et en une fraction de seconde, un conducteur ivre lui a tout enlevé…

 

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