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Opinion
Les salaires versés aux joueurs vedettes ont atteint un niveau délirant. Chaque été, c’est la même course : qui décrocherait le plus gros magot de la LNH ?

À seulement 20 ans, Macklin Celebrini, des Sharks de San Jose, vient de signer une prolongation de contrat de cinq ans pour 94 millions $. Une somme vertigineuse. Une folie. Une démesure.
La période des agents libres l’a encore démontré : on ne cherche plus une équipe, on cherche le plus gros chèque.
Tu as signé pour 15 M ? Moi j’exige 15,5 M $. L’autre veut 16 Millions $, le suivant 16,5 M $. Une escalade sans fin — vers l’infini et plus loin encore.
Autre tendance : les joueurs établis choisissent eux-mêmes l’équipe pour laquelle ils veulent jouer. Avec un plafond salarial identique partout, la stratégie consiste à se regrouper pour maximiser les chances de soulever la coupe Stanley.
Pendant ce temps, la LNH rêve d’un circuit à 36 équipes. Bettman‑Québec demeure un mirage, comme le retour du baseball majeur à Montréal. Atlanta, elle, s’apprête à obtenir une troisième concession… après avoir fait chou blanc deux fois.
Et qui paie pour tout ça ? L’amateur. Celui qui donne son argent au lieu de son sang.
Billets hors de prix, chandails à 400 $, marée rouge au Centre Bell. Et quand les millionnaires ne performent pas, les huées deviennent la seule justice accessible aux partisans saignés à blanc.
Comprenez-moi bien. J’adore le hockey. Mais aujourd’hui, ce sport est devenu une industrie à imprimer des billets de banque d’abord.
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