Une tour de Babel

RAMQ1C’est désolant de voir ce qui se passe en santé, au Québec. Malgré les milliards de dollars injectés dans ce gouffre sans fin, c’est impossible de voir la lumière au bout du tunnel. Il ne se passe pas une seule journée où les journaux et la télévision ne racontent pas au grand jour des histoires d’horreur. Et pour nous, les CONtribuables, on continue de nous siphonner sans que nous ayons droit au chapitre. Pire encore, nous subissons les résultats d’une bande d’incompétents.

On a deux médecins à la tête de la province et ils ne sont pas foutus de régler les problèmes une fois pour toute. Non, ils en donnent encore plus aux médecins et font travailler leur personnel jusqu’au burnout. Et les promesses électorales, si invitantes pour occuper un poste politique dans la tour d’ivoire, sont tombées dans l’abîme. Ils construisent des nouvelles salles d’urgence et à peine en opération, elles ne répondent plus à la demande. Elles sont surpeuplées. Ils n’ont pas vu ça dans leur analyse… Et on paie ça des prix de fous.

Dans des temps immémoriaux, le médecin était dévoué à la population. Beau temps, mauvais temps, en soirée la plupart du temps, il était disponible pour les patients à seulement quelques minutes d’avis dans bien des cas. Aujourd’hui, essayez d’avoir un médecin rapidement, c’est juste si son personnel ne vous rit pas en pleine face. Les rendez-vous, c’est des semaines voire des mois plus tard. La médecine a déjà été une vocation, maintenant c’est un business. Les médecins sont des administrateurs.

Quand on connaît le vieillissement de la population, je dois avouer que c’est inquiétant. Récemment, une famille intente une poursuite pour un diagnostic erroné qui s’est soldé par la mort de la victime. Le journal nous apprenait également que la masse salariale du réseau de la santé, incluant les médecins, frise les 20 milliards de dollars annuellement. C’est un monstre ingérable et ce ne sont pas les belles promesses des toubibs Couillard et Barrette qui vont y changer quoi que ce soit. La place d’un médecin n’est pas en politique mais dans sa spécialité pour laquelle on s’est saigné collectivement.

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi ressemble le serment professionnel d’un médecin, en usage au Québec depuis le 15 décembre 1999. Le voici :

« J’affirme solennellement que : (Donc ce n’est pas un serment, mais une affirmation solennelle… Ça commence mal)

– Je remplirai mes devoirs de médecin envers tous les patients avec conscience, loyauté et intégrité ;

– Je donnerai au patient les informations pertinentes (donc des éléments peuvent êtres cachés) et je respecterai ses droits et son autonomie ;

– Je respecterai le secret professionnel et ne révélerai à personne ce qui est venu à ma connaissance dans l’exercice de la profession à moins que le patient ou la loi ne m’y autorise ;

– J’exercerai la médecine selon les règles de la science et de l’art et je maintiendrai ma compétence (un gros mot là, lourd de sens) ;

– Je conformerai ma conduite professionnelle aux principes du Code de déontologie ;

– Je serai loyal à ma profession et je porterai respect à mes collègues ;

– Je me comporterai toujours selon l’honneur et la dignité de la profession. (Ça demande des précisions, c’est vague et flou) »

Vous y croyez ? (Mes réflexions sont en caractères gras et entre parenthèses)

Vous en pensez quoi ?

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