Un anniversaire aux quatre ans

Bissextile1Est-ce une malchance ou une chance de naître un 29 février ? Je ne sais pas mais je serais curieux d’en connaître la réponse. Fêter son anniversaire un 29 février, c’est se priver de célébrer l’événement trois années sur quatre. Bon, je sais que quand ce n’est pas l’année bissextile, ils se reprennent le 28 mais… Ce n’est pas pareil ! C’est comme souligner son anniversaire un 14, alors qu’on est né le 15. Il manque un petit quelque chose. Par contre, on vieillit moins vite ; né le 29 février 1980, vous avec 9 ans cette année, au lieu de 36. N’est-ce pas merveilleux ; une jeunesse qui se prolonge, en quelque sorte. Est-ce que les personnes nées un 29 février on l’air plus jeune ? Ça mérite d’être vérifié.

Mais comment le phénomène de l’année bissextile s’explique ? Une année bissextile est une année comportant 366 jours au lieu de 365, pour une année non bissextile. Le jour supplémentaire, le 29 février, est placé après le dernier jour de ce mois qui compte habituellement 28 jours dans le calendrier grégorien. Sauf les cas particuliers précisés ci-après, les années sont bissextiles tous les quatre ans. Exemple d’années bissextiles : 2016, 2020, 2024, 2028 ou 2032. Depuis l’ajustement du calendrier grégorien, l’année sera bissextile (elle aura 366 jours) selon les deux conditions suivantes :

1) Si l’année est divisible par 4 et non divisible par 100 ;

2) Si l’année est divisible par 400.

Sinon, l’année n’est pas bissextile et elle a 365 jours.

Ainsi, 2016 est bissextile. L’an 2008 était bissextile suivant la première règle divisible par 4. L’an 1900 n’était pas bissextile, car divisible par 100 mais non divisible par 400. L’an 2000 était bissextile car divisible par 400. Voilà pour l’histoire !

BissextilePar ailleurs, les hommes sont particulièrement choyés un 29 février. Une règle non-écrite voudrait que les femmes demandent la main de leur futur époux, un 29 février. Les célibataires et autres en couples, ne sont pas en reste puisque ce même jour, à tous les quatre ans, c’est la femme qui invite son homme ou son prétendant à dîner ou souper au restaurant, tout en acquittant l’addition, bien sûr. Alors messieurs, laissez vous séduire aujourd’hui et profitez donc de cette belle opportunité qui s’offre à vous, puisque cette chance ne reviendra qu’en… 2020 !

Bon 29 février !

Le côté humoristique du vin

Vin1Le vin a grimpé en popularité depuis plusieurs années au Québec. Dès qu’on entre à la Société des Alcools du Québec où dans un dépanneur, on se surprend à essayer de décoder l’immense étendue de bouteilles avec des appellations originales ou farfelues, qui s’offre à nous. C’est à y perdre son latin.

Cependant, saviez-vous que le vin a son côté humoristique ? Les réflexions qui suivent vous feront sûrement sourire, alors aussi bien en profiter pendant que vous n’êtes sous aucune influence.

  • Un repas sans vin s’appelle un déjeuner.
  • Le vin devient meilleur avec le temps. Plus je vieillis, plus je l’aime.
  • Les gens disent que boire du lait ça rend fort. Bois 5 verres de lait et essaie de bouger un mur. Tu ne peux pas ? Maintenant, bois 5 verres de vin. Le mur va bouger tout seul.
  • Le secret pour jouir d’un bon vin : 1) Ouvre la bouteille et laisse-la respirer. 2) Si elle ne paraît pas respirer, donne-lui le bouche à bouche.
  • Bois un peu de vin, tu te sentiras mieux.
  • Si un verre de vin est bon pour toi… Imagine-toi ce qu’une bouteille au complet peut faire !
  • On m’a dit qu’on pouvait faire des cubes de GLACE avec les restes de vin. J’étais confus… ! qu’est-ce-que c’est des restes de vin ?
  • Le vin est la preuve constante que Dieu nous aime et qu’Il veut nous voir heureux.

Et la meilleure…

  • Dans le vin il y a la sagesse, dans la bière il y a la liberté, dans l’eau il y a des bactéries !

Mike Ward est allé trop loin

Mike WardOn connaîtra dans quelques mois, la conclusion du procès de Mike Ward qui l’oppose à Jérémy Gabriel. L’humoriste est allé trop loin en s’acharnant sur le handicap d’une personne. Ce n’est pas nouveau parce que c’est son genre d’humour mais cette fois, il a dû en répondre devant un juge. La liberté d’expression ne donne pas tous les droits, contrairement à ce que peut en penser Mike Ward.

Quand ce dernier ose affirmer que c’est justement pour prôner la tolérance envers les personnes handicapées qu’il tient de tels propos, c’est se moquer outrageusement de ces personnes qui n’ont aucunement demandé d’être ce qu’ils sont. Personnellement, j’ai toujours dénoncé ce genre d’humour et jugé qu’il n’est pas nécessaire de descendre aussi bas pour faire rire un public, dont certains ne rient pas, rient jaune où deviennent mal à l’aise.

Jérémy GabrielÇa démontre un manque d’imagination de s’en prendre à des personnes qui doivent apprendre à vivre avec leur handicap et qui subissent le regard, souvent dédaigneux, des autres. Inutile d’en rajouter et surtout d’en tirer un profit. Il y a tellement d’humoristes au Québec, que pour se faire valoir et espérer sa place au soleil, les imaginations se fertilisent au point de ne pas être drôle du tout, de mépriser, de dépasser les bornes. Quand ce n’est pas du cul qu’ils causent, ils s’en prennent aux plus fragiles de notre société. Pourtant, ce ne sont pas les cocasseries qui manquent.

J’attends impatiemment la décision du juge en espérant qu’elle soit favorable à Jérémy et qu’elle balise un genre d’humour tolérable dans notre société. Si cela compromet la carrière de quelques humoristes incapables de s’adapter, il leur restera le choix de faire autre chose de plus constructif et surtout, de plus valorisant.

La visite est là !

2016-02-22 001Ma sœur Diane et son conjoint Gaston, sont ici depuis lundi après-midi, pour les prochains neuf jours. Après notre fils et les petits-enfants, ils sont les deuxièmes à s’amener pour découvrir notre petit coin de paradis ici en Floride cette saison. Si on inclut mon frère Sylvain et son épouse Lise, presque toute ma famille est venue profiter des chauds rayons de soleil et oublier la neige et la froidure du Nord pour un moment. Il ne reste que Josée, ma sœur cadette, et sa maisonnée pour boucler la boucle. Au fil du temps, ses excuses ne tiennent plus et nous espérons que l’hiver prochain s’avérera propice à la réalisation de ce projet.

Toujours est-il que le contraste du mercure était assez drastique à l’aéroport de Punta Gorda, au moment de l’atterrissage. Se faire accueillir par un chaleureux 29°C, avait de quoi afficher le plus radieux des sourires. Il était temps parce qu’ils brûlaient d’envie de griller leurs premières cigarettes après cinq longues heures d’abstinence. Espérons que la température restera au beau fixe pour la majeure partie de leur escapade afin d’en profiter au maximum. Bon, admettons qu’aujourd’hui les fortes précipitations n’étaient pas les bienvenues mais ils ont pu prendre connaissance du système d’alerte qui diffuse en priorité sur toutes les radios de l’état, les instructions à observer lors de tornades, comme c’était le cas dans la région cet après-midi.

En Louisianne, 160 véhicules récréatifs d’un camping se sont enchevêtrés dans un amas de ferraille, frappés de plein fouet par une tornade. Ici, les comtés de Charlotte et Desoto étaient particulièrement menacés aujourd’hui. De fortes bourrasques ont libérés les majestueux palmiers de quelques rameaux morts sur McGregor alors qu’on se rendait à la plage en avant-midi. Ça fait de l’action et des choses à raconter.

Les prochaines journées serviront à leur faire visiter certains points d’intérêts de la région, avec le magasinage et le Luau party de la prochaine fin de semaine. On a une semaine assez bien remplie, pour leur donner le goût de revenir. Ils vont être retraités eux aussi un jour… Et si je suis moins présent sur le blogue pour les prochains jours, vous en avez la raison ; on s’occupe de la visite !

Les émotions et la pluie pour ce troisième tournoi de la saison

2016-02-22 015CLMalheureusement, la pluie fait partie de cette météo du sud et elle s’est manifestée au moment du lunch pour venir gâcher la fin des émissions et obliger les gens à se trouver des abris de fortune pour déguster les succulents hotdogs de l’équipe de restauration.

Mais ce troisième tournoi de la saison avait bien démarré sauf pour votre humble serviteur, photographe attitré à l’événement. Au moment de photographier les équipes en présence, voilà qu’un problème technique survient sur mon appareil et il m’est impossible de prendre le moindre cliché. Je m’excuse de cet inconvénient et vous assure que c’était un accident de parcours que j’ai réglé quelques heures plus tard. Je ferai amende honorable lors du prochain tournoi du 14 mars. Mais j’avais heureusement un plan B. Christian Legault m’a dépanné pour prendre les clichés des remises de rubans et du trophée aux plus méritants. Je le remercie de son assistance et les photos sont disponibles via ce lien.

Malgré tout, 24 équipes se sont livrées une chaude lutte et seulement 6 maigres points séparaient la première de la troisième position après trois parties. La formation de Jean-Marie Arsenault flanqué de Gilles Cournoyer et Suzanne Ferland s’est méritée les grands honneurs 39-16 et mettait la main sur la bourse et le précieux trophée emblématique. En seconde position, Jean-Noël Quimper et ses équipiers Ghislain Boulé et Isabelle Bélanger ont livré une chaude lutte aux vainqueurs avec trois points d’écart, 39-19. Finalement, l’équipe du capitaine Claude Courval secondé de Dominique Cloutier et André Helms, avec la même différence au pointage, s’emparait du troisième rang avec une carte de 39-22. D’ailleurs, ce sont les trois seules équipes à conclure le tournois avec une fiche parfaite de trois victoires.

2016-02-22 032CLCe tournoi allait réserver son moment d’émotions alors que sur une initiative de Jean-Noël Quimper, un hommage a été rendu à Charles Morier, notre Jean Rafa national, qui année après année, déploie son talent d’organisateur pour la pratique de la pétanque. Partout où il est passé, il a laissé son empreinte. Jean-Noël a réussi à ramasser 385$ qu’il a remis au patriarche qui ne s’y attendait pas du tout. Au moment opportun Léonilla a pris le micro pour son hommage à Charles à l’aide des lettres de son nom. Puis ce fut l’instigateur de la surprise qui réunissait Charles et sa conjointe Hélène, – parce que derrière un grand homme il y a toujours une aussi grande femme – , pour leur remettre la bourse et l’immense carte sur laquelle les généreux donateurs avaient griffonné un joli message pour ces belles personnes. C’est avec beaucoup d’émotions et sous les applaudissements nourris que Charles y allait de remerciements sincères et bien sentis. Les émotions étaient aussi chargées que les nuages qui allaient nous arroser quelques minutes plus tard.

Il a de très bonnes idées ce Jean-Noël et il a pris soin de mentionner dans son allocution que dorénavant, pour lui, la pétanque à Pioneer Village se jouera sur les allées « CHARLES MORIER », en l’honneur de ce pionnier et ce bâtisseur et pour que ce champion ne s’efface jamais de notre mémoire collective. Une belle réflexion.

On ne s’en sortira pas vivant

Santé3En parcourant mon journal ce matin, je me suis arrêté sur la page où on apprend que les médecins sont de plus en plus dépressifs. Un étudiant en médecine sur neuf a révélé avoir eu des idées suicidaires durant sa formation.

Un peu plus loin, on apprend que la pollution lumineuse se présente comme une catastrophe qui nous mènera directement au cancer. On ne vit pas assez dans le noir. On ne dort plus assez. Comment voulez-vous qu’on s’en sorte avec toutes ces mauvaises nouvelles.

Que faut-il comprendre dans cette situation ? Les coûts de la santé explosent. Les médecins sont de mieux en mieux rémunérés et avec des augmentations plus que substantielles. On paie de plus en plus de taxes en santé, on attend très longtemps pour espérer rencontrer un médecin et si c’est un spécialiste, armez-vous de patience. Mais la cerise sur le sundae, est que nous sommes gouvernés par deux médecins au Québec et rien ne s’améliore. Niet ! Des promesses, des promesses et encore des promesses qui n’aboutissent à rien. Mais en campagne électorale ils ont toutes les solutions. Toutefois, élus, ils deviennent amorphes. Expliquez-moi quelqu’un.

Par contre, les experts y vont de toutes sortes de conseils pour vivre notre vie en santé, tout en conseillant de rencontrer rapidement son médecin si telle ou telle anomalie survient. Mais voilà, c’est impossible d’obtenir une rendez-vous avant des mois, si vous avez la chance d’avoir un médecin de famille. Curieusement, il faut souvent jouer du téléphone parce que ces toubibs ont des agendas de trente jours, alors que toutes les librairies en vendent pour douze mois.

Durant les 10 premières années de ma vie, nous avions un médecin de famille qui nous visitait à la maison. Les 20 années suivantes on pouvait consulter en cabinet dans les 48 heures suivantes et très souvent en soirée. Aujourd’hui, ils font du 8 à 5 et se font discrets. Je m’ennuie de ce bon temps ! Le suivi médical existait sans attendre. Le médecin de famille remplissait pleinement son rôle.

Aujourd’hui, l’interminable attente pour des soins de première ligne, fait en sorte que, lorsque finalement on réussit à vous examiner, il est trop tard ! Le cancer, ou une quelconque nouvelle pathologie dégueulasse, vous ronge déjà ! Il est dit que plus on intervient rapidement, meilleures sont les chances de guérison. Mais voilà ! Dans le système actuel, c’est utopique !

Pourtant, les services de santé ont un appétit gargantuesque, insatiable et aucun ministre n’a pu crever l’abcès de la réorganisation de ce monstre indomptable au fil des ans. Quand on regarde l’immense organigramme de cette tour de Babel et qu’on étouffe le patient en le retrouvant tout en bas de l’immense structure, on est en droit de se demander à quoi peuvent bien servir les sommes astronomiques qu’on soutire directement dans nos poches. Mais pour régler définitivement le problème, il faut avoir une volonté politique… Vous en avez vu vous au Québec ? Pas moi, l’action est mise sur leur rémunération. Ça c’est plus important.

Peu importe qu’on mange des légumes, qu’on soigne son alimentation, qu’on fait de l’exercice et qu’on écoute tous les chercheurs qui nous prédisent des catastrophes en santé jour après jour, une certitude demeure ; on ne s’en sortira pas vivant. Peut-on, d’ici là, recevoir rapidement des soins à la mesure de ce qu’on y engouffre, et avec diligence ?

Le far-west, version 2016

Arme4Décidément, les États-Unis ne cesseront de nous surprendre en matière d’armes à feu. Ils sont vraiment fous de tout ce qui peut tirer des balles. Lorsqu’on se promène un peu partout, toute personne qu’on rencontre est susceptible d’en porter une, dissimulée quelque part, ou carrément visible à la ceinture. On se mêle alors de ses affaires, point à la ligne et on évite la confrontation.

La dernière obsession en lice et cette nouvelle loi, adoptée par les parlementaires du Texas, autorisant les étudiants de l’Université du Texas à Austin, à porter une arme en classe, jusque-là interdit. Même si le président de l’université est contre cette décision, il n’a pas le choix de s’y conformer. Nous voilà rendu à l’époque du far-west servi à la moderne.

Plusieurs étudiants ont signé sans succès, des pétitions dénonçant une telle Loi, au point de menacer de quitter le campus si elle devait être adoptée. La funeste fusillade de 1966 à cette université du Texas et qui aurait fait 14 morts en plus d’en blesser 31, aurait servi de référence à l’adoption d’une telle Loi. Le puissant lobby pro-armes en sol américain est d’avis, et convaincu que ces fusillades pourraient être évitées si les étudiants pouvaient riposter avec leurs propres armes. Simplement imaginer une telle scène est à faire frémir. La panique générale provoquerait tout un carnage et ferait de nombreuses victimes, j’en suis certain. Rien que de savoir que cette université accueille 51 000 étudiants annuellement, ça fait peur.

L’autre jour, je visionnais des images où des policiers, qui patrouillent toujours seuls, se faisaient agresser et tirer dessus au moment d’une simple vérification de routine en bordure d’une route. On voyait clairement le suspect tirer à bout portant sur le policier dès qu’il osait s’approcher de la fenêtre du conducteur. Sur d’autres, le suspect ne fait ni un ni deux, sort de sa voiture et décharge son arme automatique directement vers le policier qui n’a presque pas le temps de réagir. C’est assez saisissant et digne des grands films de bandits et de cowboys. C’est surréaliste !

Cette réalité est tellement ancrée chez les américains qu’ici, à moins de trois kilomètres, une boutique d’armes et de munitions a pignon sur rue et fait des affaires d’or. Mieux encore, le gros centre de foire du comté de Lee, est le rendez-vous bi-annuel des salons d’armes, un peu comme des salons de l’auto ou du camping, où on peut trouver de tout en matière de pistolets, d’armes automatiques, de fusils d’assaut et de couteaux à la Rambo. C’est fou !

Selon quelques statistiques, 40% des ménages américains déclarent avoir une arme à feu dans la maison et presque 30% des adultes ont déclaré posséder au moins une arme. Soit presque 42 millions de foyers équipés d’armes à feu et 57 millions d’adultes propriétaires d’armes. Le nombre d’armes en circulation aux États-Unis atteint le chiffre astronomique de 300 millions d’unités annuellement et qui sont responsables de 30 000 décès, dont 55% par suicides et 41% par homicides. Neuf mineurs meurent ainsi chaque jour dans le pays.

Malgré ces statistiques plus qu’alarmantes, la Cour suprême des États-Unis a décidé, le 28 juin 2010, que les citoyens américains ne pouvaient se voir refuser leur droit de posséder une arme à feu, droit garanti par le deuxième amendement de la Constitution. Cette décision du plus haut tribunal du pays, rendait illégale les Loi de certains États qui avaient votées en faveur de l’interdiction totale du port d’arme aux citoyens. Allez y comprendre quelque chose qui dépasse toute logique.