Et si Donald Trump devenait le 45e président… ?

Donald TrumpUne possibilité de plus en plus probable. Je ne connais pas ou très peu de la politique américaine. Cependant, je sais que la route est longue pour arriver au sommet de ce pays. En passant nos hivers ici, c’est le sujet de l’heure, 24 mois avant l’élection présidentielle.

Trump est tout le contraire d’un politicien. Il n’a pas la langue de bois Baveux, direct, il dit ce qu’il pense sans détours, possède une bonne dose d’arrogance et n’a pas besoin de cet argent pour vivre, étant indépendant de fortune. En fait, tout le contraire du portrait d’un politicien conventionnel. Je ne suis pas toujours d’accord avec sa manière de mettre quelqu’un à sa place, mais bon… !

Alors pourquoi se présente-t-il à ce poste prestigieux ? Peut-être pour faire le ménage et donner un bon coup de barre. Faire la différence, appeler un chat un chat, ne pas parler en paraboles et prendre le virage du peuple. Comme au Canada et principalement au Québec, le bon peuple souffre probablement d’écoeurantite aiguë et qu’il a trouvé en Donald Trump, le sauveur. Celui qui va changer les choses et arrêter de parler pour ne rien dire et d’agir. L’avenir nous le diras mais force est d’admettre que la campagne américaine amène un discours totalement différent de la normalité.

Ça me rappelle ma jeunesse alors qu’il y aura 40 ans le 15 novembre prochain, un sauveur s’était démarqué pour faire un balayage qui, selon les campagnes de peur, allait provoquer l’anarchie au Québec, déclencher une guerre civile, et provoquer un exode des anglos vers les provinces anglophones. On nous promettait des heures sombres alors que le despote René Lévesque prenait le pouvoir de façon éclatante et sans équivoque. Un balayage qui chassait du pouvoir Robert Bourassa et ses libéraux.

Au lendemain, rien de toutes les calamités annoncées se sont produites. Au contraire, ce fut le meilleur gouvernement des cinquante dernières années, y allant des plus belles réformes politiques jamais vues ; Assainissement des finances publiques, fin des caisses occultes, dépôt de lois avant-gardistes et populaires pour le peuple du Québec, et j’en passe. René Lévesque était un politicien du peuple et pour le peuple. Un révolutionnaire qui voulait changer les choses avec des réformes audacieuses qui ont fait progresser le Québec. Les québécois y ont cru en 1976 et peut être que c’est le même phénomène qu’on observe avec Donald Trump, dans une certaine mesure.

Le 30 septembre 2014, j’écrivais sur ce blogue un article traitant d’écoeurantite aiguë, devant l’inertie de nos politiciens. Toujours le même portrait ; on promet sans réserve, sachant fort bien que ce sont des paroles en l’air. Une façon de berner le bon peuple, le CONtribuable. Je pensais bien m’être guéri de cette pathologie mais voilà que mes symptômes reviennent me hanter, me faire souffrir.

Ce qui m’enrage au plus profond de mon être c’est de lire des absurdités et des scandales économiques du genre :

– La construction de deux navires à Lévis coûtera au minimum 20 millions $ de plus en raison d’erreurs de planification de la Société des Traversiers du Québec (STQ), faisant bondir le pris des bateaux de 145 millions $.

– Les employés d’Hydro-Québec doublent leur salaire avec comme résultat que la facture s’élève à 131 millions $. Certains ont rajoutés 100 000 $ d’extras à leur salaire annuel.

– En santé, les primes faramineuses ont été versées aux infirmières et préposés aux bénéficiaires, passant de 230 millions $ à 382 millions $ en cinq ans.

– Le registre des armes à feu qui devait coûter 2 millions $ en 1994 dépassera le milliard $.

– Audi et première classe pour le recteur de l’Université de Montréal en plus d’un salaire de 414 000 $ qui a progressé de 60% en dix ans, malgré un déficit record de 166 M$ pour l’U de M. Rien de trop beau.

– Le ministère des Transport du Québec (MTQ) a accepté des réclamations totalisant près de 10 M$ de la part d’entreprises sur le chantier Turcot.

– 70 médecins de famille iront en formation pour apprivoiser le système de santé chinois. La Chine, ce n’est pas donné ! Désolé chers patients mais vos rendez-vous sont reportés…

– Alors que le monde de l’éducation crie famine, plus de 200 directeurs d’école montréalais participeront à un congrès aux frais des contribuables dans un chic hôtel de Saint-Sauveur, pour la deuxième année consécutive. Coût du forfait par personne : 230$ à 455$ en fonction de diverses options. J’ai fait le calcul rapide arrondi à 100 000$.

Et tout ça a été dénoncé seulement durant la dernière semaine. Imaginez ce qu’on ne sait pas. Et qui paie pour tout ce gaspillage, cette mauvaise gestion et ces fonds publics dilapidés ? Vous l’avez deviné ; les CONtribuables comme vous et moi, qui n’ont autre chose à faire que payer et se fermer la gueule. Peut-être qu’un «Donald Trump» québécois pourrait faire le ménage et ramener ces abuseurs de système sur terre et surtout, les rendre imputables (un mot absent de leur dictionnaire). Je voterais probablement pour lui parce que ça ne peut pas aller plus mal.

2 réflexions au sujet de « Et si Donald Trump devenait le 45e président… ? »

  1. Tu te trompes Normand, il y a au moins un élu chez-nous qui tient sa promesse … Justin Trudeau avait promis un déficit, et il tient promesse !!!!

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