Le français régresse encore

FrançaisOn m’accusera de sortir l’épouvantail à moineaux, de parler à travers mon chapeau et de tout autre commentaire du même genre, mais un fait demeure ; le français continu de régresser au Québec. Fréquemment, les actualités nous le prouvent. Voici trois faits réels qui le démontrent clairement.

Premièrement, les allophones sont directement touchés par les compressions du gouvernement Couillard. Le financement de la francisation pour les immigrants a été de beaucoup amputé. C’est insensé, dans cette bourgade en terre d’Amériques qu’est le Québec. Ce sont les premiers à profiter de ces cours pour bien s’intégrer à l’intérieur de leur communauté d’adoption. On se rend bien compte, avec une pareille politique, que ce gouvernement met la priorité de la langue et surtout sa protection au bas de la liste de ses préoccupations.

Ensuite, les textes de l’album des finissants aux HEC sont publiés en anglais seulement. 50 étudiants suivent le programme en anglais, alors que 150 autres le suivent en français. Il me semble que la majorité est éloquente… Pourquoi cet affront. Tout le monde s’en lave les mains et promet de ne plus recommencer. Trop tard, le mal est fait. Ça me rappelle l’histoire de l’anglophone qui s’approche d’un groupe important de francophones. En quelques secondes, tout le monde lui converse en anglais. C’est seulement au Québec qu’on peut observer pareille bizarrerie. Allez aux États-Unis ou au Canada anglais et votre fin de non-recevoir sera un ferme – Sorry, we don’t speak french !

Et pour terminer cette pointe de l’iceberg, hier je me suis arrêté dans un Tim Hortons pour commander un léger goûter. Au moment de payer via paiement direct, on me tend le petit terminal… qui affiche ses instructions en anglais seulement. Cherchez l’erreur. Allo… On est au Québec, même si Tim Hortons est ontarien. Un peu de respect s’il-vous-plaît envers votre clientèle francophone qui vous permet d’engranger de substantiels profits. En comparaison, l’hiver dernier alors que je magasinais en Floride, dès que j’insérais ma carte de débit dans le terminal du Walmart, tous les textes, sans exceptions, étaient écrits en français. Le monde à l’envers !

Trois petits exemples insignifiants vous me direz, mais qu’au moment où on les dénonce, on passe pour des illuminés, des chialeurs, des bougons. N’en déplaise à quiconque, j’aime bien qu’on me respecte, principalement lorsqu’il est question de ma langue et surtout, quand je suis chez-nous.

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