Dallas ; la triste réalité américaine

DallasFaut-il se surprendre du carnage de cinq policiers qui ont payé de leur vie une ségrégation raciale en dormance, toujours susceptible d’exploser. Deux noirs ont été tués récemment par des policiers et il n’en fallait pas plus pour que la vengeance insensée soit la seule solution. Ciblés uniquement par la couleur de leur peau et leur uniforme, la marmite a sauté. On s’en prend à la police blanche alors qu’il y a beaucoup de policiers noirs aux États-Unis, qui eux aussi, ont dû intervenir dramatiquement avec leur arme de service, et aussi contre leurs semblables.

Le service militaire étant obligatoire chez nos voisins, ils ont accès très jeunes à des armes de destruction massive. Par leur puissance de feu, les américains sont de tous les combats à travers la planète, dont plusieurs vétérans, toujours de jeunes adultes, reviennent avec des traumatismes sérieux sans recevoir de traitements appropriés. Ajoutez à cela le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique, qui garantit pour tout citoyen américain le droit de porter des armes, et ce, depuis le 15 décembre 1791, vous avez là un coquetel des plus explosifs.

Le National Rifle Association (NRA), puissant lobby qui est d’avis qu’on combat les armes par les armes et le sénat américain qui est en majorité républicain, sont des groupes qui ne sont pas prêt à ce qu’un contrôle des armes à feu soit décrété. Plusieurs américains se font un plaisir sans discrétion aucune, de se montrer en public avec un pistolet à la ceinture. Un jour, j’ai même vu un motard armé d’une longue épée, prendre tranquillement un repas dans une pizzéria d’Orlando en Floride. On est presqu’au temps des cowboys.

Le tueur de Dallas était justement un vétéran armé jusqu’aux dents, qui avait minutieusement planifié son massacre et qui criait vengeance, sans connaître les vraies raisons qui ont poussé des policiers à tuer des noirs en Louisiane et dans le Minnesota. Il était armé comme à la guerre et avec des techniques apprises au combat. Malheureusement, ces assauts se reproduiront, parce que pour des désaxés armés et perturbés, ce sont des occasions de tristement passer à l’histoire.

Heureusement, il y a toujours un autre côté à une médaille, comme ces citoyens ordinaires pour qui les communautés noires comme blanches sont capables de vivre dans l’harmonie, et qui ont déposé des gerbes de fleurs en l’honneur de ces héros qui pensaient bien rentrer chez eux et retrouver les leurs. Ces gestes de sympathies démontrés en face du quartier-général de la police de Dallas, après les événements en font foi.

Nous sommes en 2016, et tant que les américains garderont la même mentalité qu’au 18e siècle, le sang d’innocents continuera de couler. C’est la triste réalité américaine.

2 réflexions au sujet de « Dallas ; la triste réalité américaine »

  1. Évaluation social très juste d’une partie des Américains surtout des états du centre sud et est .( Texas,Louisianne,les Carolines) Le KKK est toujours transmis d’une génération à l’autre.

Vous en pensez quoi ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s