Déçu du PQ

Je suis très déçu du chef du Parti québécois Jean-François Lisée. Plus on approche du scrutin de 2018, plus il s’éloigne des fondements même de ce parti; faire la souveraineté du Québec, sa principale raison d’être. Pourquoi vouloir prendre le pouvoir et mettre l’option de côté? On le sait ce qu’on veut; que le Québec devienne un pays. Quand bien même on serait dans l’opposition pour les 10 prochaines années, Il faut à tout moment démontrer ce que ferait un Québec souverain, lorsque le parti au pouvoir vote ses politiques ou prend des décisions dans l’exercice de son mandat.

Déçu aussi de sa tentative de rapprochement avec Québec solidaire et ses visions totalement à l’opposé. Et finalement, sa dernière frasque sur la langue française qui ne semble plus être sa réalité et sa priorité. Avec le déclin de cette langue, l’assimilation frappe à notre porte et il faut la protéger à tout prix. Je vous invite à prendre connaissance du dernier papier de Denise Bombardier de mardi, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal. Assez révélateur. On a une côte à remonter.

Le PQ dans la déconfiture

Quoi de plus désolant que d’assister à une autre séance d’autoflagellation du PQ? Dans le rapport Osez repenser le PQ de Paul St-Pierre Plamondon, il est question de revoir la notion de nationalisme de manière à revaloriser un nationalisme civique et inclusif.

Que signifie cette logorrhée supposément revampée du PQ rajeuni? On apprend qu’une des priorités électorales du PQ en 2018 sera la lutte contre la discrimination à l’emploi, le racisme et le profilage racial par la police. On compte ouvrir ainsi le parti aux communautés culturelles dont on imagine que les membres les plus radicaux s’en serviront comme d’un tremplin pour plonger dans l’accablement les nationalistes en train de se minoriser eux-mêmes.

Pourquoi le PQ se met-il à genoux pour supplier les membres des communautés culturelles de nouer des liens avec le parti «sans attendre quelque chose en retour»? Autrement dit, sans avoir l’intention de chercher leur vote. Ce n’est plus de la naïveté, mais de la niaiserie.

LAÏCITÉ EN DÉCLIN

Pour les moins de 40 ans, selon Paul St-Pierre Plamondon, la laïcité et l’identité sont dissociables. La laïcité ne serait pas une composante de l’identité québécoise. L’identité ne devrait faire référence qu’à la langue et la spécificité du Québec. Or, en faisant de la laïcité un enjeu politique indépendant de l’identité, on ouvre la porte toute grande à des accommodements religieux qui entreront en collision avec la culture qui est la nôtre.

Il est aussi question de propulser de nouveaux éléments identitaires. Par exemple, bannir le mot «référendum» pour le remplacer par «consultation populaire». Créer une politique nationale d’affichage du drapeau et réimprimer des passeports québécois symboliques, comme l’avait fait il y a quarante ans René Lévesque, Ce rapport d’une pauvreté intellectuelle sidérante est une autre étape dans la fin de vie du PQ.

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