Que sera demain?

Le Québec y goûte encore cette année plus que jamais avec ses inondations, au point où l’état d’urgence est maintenant décrété à Montréal et à Laval. Chaque bulletin de nouvelles nous montre l’impuissance, la détresse et le désarroi des victimes devant cette catastrophe naturelle. En Outaouais, en Gaspésie, à Shawinigan, c’est la même chose. Des glissements de terrain sont sous surveillance constante à certains endroits.

L’armée arrive trop tard parce que les autorités dormaient au gaz. Ça fait des semaines que les sinistrés attendent cette aide et il était temps que quelqu’un se réveille. À un moment donné dans le temps, la situation se redressera et les eaux se retireront avec les conséquences qu’on ne soupçonne même pas. Les victimes seront prises avec leurs problèmes et malheureusement, personne ne réagit de la même façon. On voit des gens pleurer à la télé, qui sont rendus au bout du rouleau en se demandant comment ils vont s’en sortir. Parce que, selon les experts, la rapidité d’intervention sera capitale, une fois que les rivières se seront retirées, pour prévenir les moisissures et tout ce qui serait néfaste pour la santé. Il y aura urgence d’agir.

Lorsqu’on est témoins de catastrophes naturelles partout dans le monde, nos gouvernements s’empressent de fournir une aide financière internationale de plusieurs millions de dollars aux pays dévastés. C’est maintenant le moment qu’ils s’occupent de notre monde. On n’a qu’à se rappeler St-Jean-sur Richelieu en 2011 et, plus récemment la douloureuse tragédie du Lac Mégantic. Combien il a fallu de temps pour dédommager les victimes, leur permettre de se relever? On parle en termes d’années. Ça prend une éternité pour trouver des solutions et rien n’aboutit. Le destin frappe comme un voleur et on prend une éternité pour s’en sortir.

Le 14 mai 2011, j’écrivais un article sur le débordement bordélique de la rivière Richelieu qui avait noyé des quartiers complets de riverains. Je me questionnais sur le pourquoi ne pas imposer des constructions sur pilotis aux endroits à risques. Six ans plus tard, on entend parler de rien et voilà que Dame nature provoque encore plus de dommages. Va-t-on régler cette question une fois pour toute? Ce serait une belle façon de permettre aux riverains de ne pas se déraciner.

Charité bien ordonnée commence par soi-même et c’est ce qu’il faut appliquer rapidement. Il faut prendre grand soin de nos concitoyens. Les victimes doivent être dédommagées rapidement et surtout adéquatement pour qu’ils se relèvent de ce désastre naturel. Certains auront tout perdu et d’autres ne s’en remettront pas. C’est le temps des levées de fonds, des spectacles à grand déploiement, des actions populaires pour rendre à ces personnes ce qu’elles ont perdu de plus précieux, leur chez-soi qui, peu importe son prix, reste d’une valeur inestimable. Le jardin des secrets, des souvenirs et l’histoire d’une vie qui font naufrage.

Il faut que demain soit porteur d’espoir. Il faut les aider à se relever et faire en sorte de trouver des solutions rapidement pour faire face de nouveau à cette réalité. Les constructions sur pilotis existent ailleurs dans le monde alors qu’est-ce qui nous empêche d’appliquer cette solution? 2011, 2017… faudra-t-il attendre 2023?

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