Voilà ce que devrait être la vision du PQ

Mercredi dernier, Mathieu Bock-Côté publiait dans les pages du Journal de Montréal, son « programme » pour sauver le français au Québec. Il me rejoint totalement dans son exposé et ça fait longtemps que j’ai la même idée. Je n’ai pas peur d’affirmer que je suis encore et toujours un nationaliste convaincu et depuis quelque temps je m’ennuie de la belle époque des années 1976 à 1985 où tous les espoirs étaient permis d’obtenir notre souveraineté rapidement.

Hélas, le Fédéral s’est appliqué par deux fois à s’imposer sournoisement et faire pencher la balance du mauvais côté, et de justesse pour la dernière fois. Avec l’entrée massive d’immigrants pour qui l’anglais est LA priorité, jumelé au recul du français, il faudra que le PQ redevienne le parti du changement, celui qui faisait tellement peur aux Québécois anglophones et même certains francophones, qu’ils menaçaient de s’exiler en Ontario advenant la victoire du PQ en 1976. D’ailleurs, lors de cette élection historique, le PQ avait lancé un macaron où on pouvait y retrouver un balai. Sa raison d’être, d’agir et de tout balayer!

Alors voici ce texte dans son intégralité, pour sauver notre belle et riche langue française… et pour des siècles à venir.

Mon programme pour sauver le français

Dans notre société où le cycle médiatique va trop vite, il arrive qu’une nouvelle importante n’occupe l’actualité que quelques jours, avant d’être déclassée par d’autres, bien moins importantes.

C’est ce qui vient d’arriver avec les résultats du recensement. On les a commentés pendant quelques jours, avant de les oublier. Ils annonçaient pourtant quelque chose de bouleversant : la progressive disparition du peuple québécois. Pour cela, on nous pardonnera d’y revenir, même si plus personne n’en parle.

QUÉBEC

Il faut dire que certains médias ont travaillé fort pour nous dire que rien ne se passait. On a voulu nous faire croire que tous les indicateurs alarmants ne sont pas des indicateurs pertinents. La langue maternelle? Interdit d’y réfléchir! La langue parlée à la maison? S’en préoccuper serait une forme d’intrusion odieuse dans la vie privée.

Poussons plus loin : est-il encore permis de se questionner sur les liens entre l’immigration massive et l’anglicisation du Québec? Non. Et si on s’entête à le faire, on se fera accuser de racisme. Comme d’habitude.

Parlons franchement : dans un monde normal, ces résultats devraient lancer un signal d’alarme.

Une question devrait s’imposer : voulons-nous encore, dans un siècle, dans deux siècles, et pour très longtemps, être un peuple de langue et de culture française? Si oui, il faut replacer cette question au cœur de notre vie publique.

Cela impliquera bien des choses. La première sera de nous percevoir à nouveau comme une nation et non seulement comme une collection d’individus dispersés. Il faut savoir qu’on existe pour vouloir survivre.

Au quotidien, il faudra aussi cesser d’accepter de se faire traiter comme des étrangers chez nous. Le bonjour/hi montréalais représente un manque de respect effrayant envers le peuple québécois et son histoire.

Mais politiquement, des mesures s’imposent. J’évoque les plus importantes.

Il faudrait imposer la loi 101 au niveau collégial. Comment peut-on accepter qu’un si grand nombre de jeunes issus de l’immigration rejettent le système francophone dès qu’ils en ont l’occasion? La loi 101 au cégep, c’est le minimum vital. Il faudrait en finir avec le bilinguisme institutionnel des services publics. La minorité historique anglaise a droit à des services dans sa langue, c’est évident.

Mais pour le reste de la population, la langue commune devrait être le français, point final. Il ne devrait pas suffire de faire press nine pour la contourner comme c’est le cas actuellement. Le français ne devrait pas être optionnel au Québec.

MESURES

Poursuivons : il faudrait réduire significativement l’immigration. Dans le cadre actuel, nous n’avons pas les moyens de recevoir autant de gens et de réussir leur francisation et leur intégration à la culture québécoise.

De même, il faudrait rendre la francisation obligatoire pour les immigrants. Mieux encore : il faudrait rendre la maîtrise du français et la connaissance des grands repères de l’histoire québécoise obligatoires pour ceux qui veulent s’installer ici avant même qu’ils n’arrivent.

Il faudrait aussi faire l’indépendance du Québec. Mais ça, ce n’est apparemment pas pour demain. N’en demandons pas trop à un peuple endormi.

Une réflexion au sujet de « Voilà ce que devrait être la vision du PQ »

  1. Tout à fait en accord avec l’article mais j’ai de sérieux doutes en ce qui concerne sa réalisation. Hier au congrès des jeunes libéraux, ils ont présenté une motion afin de modifier la loi 101 pour permettre aux parents de choisir l’école anglaise dès le primaire….

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