Bouillon de culture…

Et si on s’instruisait un peu? Quand on parle d’hygiène, comment on la soignait au 17e siècle?

Imaginez un seul instant comment était la vie à cette époque… Même « La chambre du Roi » n’avait pas de salle de bains.

Les salles de bain telles que nous les connaissons aujourd’hui n’existaient pas encore, pas plus que les déodorants ou le papier hygiénique. Mais on usait force parfum, et pour cause…

Les excréments humains étaient déposés dans un « crachoir » ou un « pot de chambre » et, le matin, on les jetait par les fenêtres du palais.

En hiver, surtout, les gens évitaient de s’approcher de trop près les uns des autres à cause de la mauvaise odeur qu’ils répandaient car, le froid étant là, ils ne prenaient pas de bains. Le premier bain de l’année était pris au mois de mai.

Lorsqu’ils se baignaient, c’était dans une énorme baignoire en métal, remplie d’eau chaude. Le chef de famille avait le privilège du premier bain dans de l’eau propre. Ensuite, et sans changer l’eau, suivaient les hommes de la maison, toujours en tenant compte des âges, les plus âgés en premier. Suivaient ensuite les femmes, toujours selon leur âge puis, finalement, les enfants.

Les bébés étaient les derniers à être baignés. Quand c’était leur tour, l’eau était tellement sale qu’il était littéralement possible de perdre un bébé dans la baignoire. De là est née l’expression « Jeter le bébé avec l’eau du bain. »

La plus grande partie des mariages avait lieu en mai car, à cette époque, l’odeur des gens était à peu près supportable. Pourtant, pour masquer ces mauvaises odeurs, les fiancées portaient d’énormes bouquets de fleurs destinées à masquer les effluves émanant de leurs parties intimes.

On pense que c’est pour cette raison que « Mai est le mois des fiancées » et que c’est à cette époque que les fiancées ont commencée, à porter de gros bouquets de fleurs.

Et les Fêtes? Durant ces jours, dans la cuisine du palais on pouvait préparer des banquets pour 1500 personnes, sans eau courante et sans avoir la plus élémentaire hygiène.

Dans les salles, avec des toits sans plafond, les poutres qui les soutenaient étaient un endroit idéal où se réfugiaient chiens, chats, souris ainsi que toutes sortes d’insectes.

Lorsqu’il pleuvait, les infiltrations d’eau obligeaient les animaux à sauter dans la salle et c’est ainsi qu’est née l’expression « Il pleut des chats et des chiens. »

La noblesse et les gens nantis utilisaient des plats d’étain. Certains types d’aliments oxydaient ce métal et causaient de nombreux décès par empoisonnement.

On utilisait également des coupes en étain pour la bière ou le whisky et cette combinaison laissait parfois l’individu dans une espèce de narcolepsie induite par le mélange de la boisson alcoolisée et de l’oxyde d’étain.

Pensant que la personne était morte, on préparait les funérailles. Le corps était placé sur une table de la cuisine et, pendant quelques jours, la famille restait à ses côtés, mangeant, buvant, attendant surtout pour voir s’il se réveillait. S’il ne se réveillait pas, on faisait les funérailles et, de nouveau, on montait la garde à côté du cercueil.

À cette époque, surtout en Angleterre où le territoire était restreint, il n’y avait pas toujours une place pour enterrer les morts, et à cause de cela, au bout d’un certain temps, les cercueils étaient ouverts. Les os étaient placés dans un ossuaire, et le cercueil servait pour un autre cadavre.

Parfois, lorsqu’on ouvrait les cercueils, on voyait des traces de griffures sur l’intérieur du couvercle. Cela signifiait que les morts n’étaient parfois pas tout à fait morts au moment où on les avait ensevelis.

Surgit alors l’idée d’attacher une cordelette de tissu au poignet de la personne décédée, laquelle traversait le couvercle du cercueil par un petit trou. À l’autre extrémité, on attachait une clochette. Après l’enterrement, une personne restait de garde près de la tombe, pendant quelques jours.

Si la personne se réveillait, le moindre mouvement de sa main faisait sonner la clochette, Ainsi naquit l’expression que nous utilisons de nos jours lorsque nous disons « J’ai été sauvé par la cloche. »

Une réflexion au sujet de « Bouillon de culture… »

  1. Super intéressant ton article. J’ai eu beaucoup de plaisir à lire et comprendre d’où venaient certaines expressions

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