La leçon de français (63)

NE PAS CONFONDRE : LE PARTICIPE PASSÉ ET LE VERBE CONJUGUÉ

Règles

Lorsqu’on entend le son [i] ou le son [y] à la fin d’une forme verbale, il peut s’agir :

Du verbe conjugué qui prend alors les terminaisons de son temps :

– Tu as réussi à avancer. Elle a souri.

– Tu as reçu un SMS. Il a suivi les conseils.

– Les photos que j’ai reçues encombrent la mémoire de mon téléphone.

Astuce ! Pour distinguer ces formes, on peut essayer de les remplacer par une autre forme verbale.

– Si c’est possible, il s’agit d’un verbe conjugué :

– Je réussis (réussissais) à avancer.

– Je reçus (reçois) un SMS.

– Dans le cas contraire, il s’agit du participe passé en « -i » ou en « -u ».

– J’ai réussi à avancer.

– Je consulte les messages reçus.

– Les conseils sont bien suivis.

Attention ! Certains participes passés se terminent par « -is » ou « -it » au masculin singulier.

Émettre : Il a émis un son. Traduire : Le texte est traduit.

Exercices

1- Quelle forme verbale complète cette phrase ?

Une panne d’électricité a … brusquement la retransmission du match.

A) interrompit – B) interrompue – C) interrompu – D) interrompis

2- Par quel mot peut-on remplacer la forme verbale en gras ?

Un bouquet de tulipes égaie l’entrée de l’appartement.

A) embellie – B) embelli – C) embellies – D) embellit

3- Quelles terminaisons complètent les mots en gras ?

Les esclaves reten… contre leur gré, conn… les pires privations.

A) us / us – B) u / urent – C) us / urent – D) u / ut

4- Quelles terminaisons complètent les mots en gras ?

Excl… du terrain pour brutalité, ces joueurs seront suspend… .

A) u / u – B) us / us – C) us / u – D) ut / -us

5- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?

Gaëlle a … son texte avec des adjectifs bien … .

A) enrichie / choisi – B) enrichi / choisis

C) enrichit / choisis – D) enrichis / choisies

6- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?

Lorsque le lion …, les gazelles, … derrière un rocher, … .

A) rugit / blotties / tremblent – B) rugi / blotti / trembleront

C) rugis / blotti / tremble – D) rugi / blottit / tremblait

7- Quelles terminaisons complètent les mots en gras ?

Quand tu reconn… ton ami sur le quai, tu réag… en agitant les bras.

A) ut / it – B) u / i – C) us / it – D) us / is

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C* – 2) D – 3) C** – 4) B*** – 5) B**** – 6) A***** – 7) D******
* RAPPEL : employé avec l’auxiliaire « avoir », le participe passé ne s’accorde que si le COD le précède.
** La première forme est un adjectif placé en apposition; il s’accorde avec « esclaves ». Le verbe doit être conjugué à la 3e personne du pluriel.
*** La première forme est un adjectif placé en apposition; il s’accorde avec « joueurs ». Le participe passé du verbe « suspendre » est employé avec l’auxiliaire « être » (voix passive); il s’accorde avec le sujet.
**** Le premier participe passé, employé avec l’auxiliaire « avoir », est invariable (le COD est post-placé). La seconde forme est un adjectif épithète qui s’accorde normalement.
***** Dès le premier verbe, conjugué à la 3e personne du singulier, la réponse s’impose.
****** Les deux verbes doivent être conjugués à la 2e personne du singulier.

La Leçon de français (62)

LE PRÉSENT DE L’IMPÉRATIF

Règles

Le présent de l’impératif se conjugue à trois personnes, sans sujets exprimés.

À la 2e personne du singulier :

Les verbes du 1er groupe (et quelques verbes du 3e groupe : cueillir, ouvrir, offrir, souffrir, savoir…) se terminent en « e ».

Ne crie pas. Ouvre la fenêtre. Sache te retenir.

– Les autres verbes (sauf le verbe aller) se terminent tous en « s ».

Attends-moi. Réfléchis bien. Écris mieux.

Aux deux personnes du pluriel, tous les verbes ont les mêmes terminaisons : « -ons » et « -ez ».

Respirons l’air pur. Suivons les indications. Sortons sans tarder.

Ne bavardez pas. Courez plus vite. Dormez bien.

Pour certains verbes, il y a des modifications du radical.

Nettoie la tache. Achète du pain. Relève-toi.

Tiens-toi droit. Résolvons le problème. Apprenons nos leçons.

Réfléchissez un peu. Faites un détour. Éteignez la lumière.

Attention ! Pour que la liaison soit agréable à entendre, on place un « s » à la 2e personne du singulier, même pour les verbes du 1er groupe et aller, quand ils sont suivis de « en » ou « y ».

Voilà du lait; verses-en dans ton bol. / La cloche sonne, vas-y vite !

Exercices

1- Quel verbe complète cette phrase ?

Pour votre prochaine sortie en mer, … des cirés !

A) prévoyiez – B) prévoyez – C) prévoies – D) prévoient

2- Complétez cette phrase avec le seul verbe conjugué au présent de l’impératif.

Pour éviter de marcher dans la boue, … un détour.

A) faisiez – B) ferons – C) faites – D) fait

3- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent.

… de l’imagination et … nos rêves !

A) Aie / réalises – B) Ayons / réalisons – C) Aies / réalisez

4- À quels modes et quels temps les verbes en gras sont-ils conjugués ?

Purge le carburateur de ton scooter, et il démarrera au quart de tour.

A) présent de l’indicatif / futur simple de l’indicatif

B) présent du subjonctif / présent du conditionnel

C) présent de l’impératif / futur simple de l’indicatif

5- Quel verbe en gras n’est pas conjugué au présent de l’impératif ?

« Va, coure, vole et nous venge », disait Don Diègue à son fils.

A) Va – B) coure – C) vole – D) venge

6- Une seule forme verbale convient pour compléter la phrase : laquelle ?

Comme vous attirez les insectes, … vite la lumière.

A) éteignes – B) éteint – C) éteignez – D) éteigniez

7- Quels verbes complètent cette phrase ?

… persévérant, … du courage et ne … pas sur ta décision.

A) Soit / ait / revient – B) Sois / aie / reviens

C) Soyons / ayons / revenons – D) Sois / aies / reviens

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) C – 3) B** – 4) C – 5) B*** – 6) C**** – 7) D*****
* L’examen du déterminant possessif indique un verbe à la 2e personne du pluriel.
** L’examen du déterminant possessif indique des verbes à la 1re personne du pluriel.
*** La forme correcte est : « cours ».
**** Une seule forme correcte à la 2e personne du pluriel.
***** L’examen du déterminant possessif « ta » indique des verbes à la 2e personne du singulier.

Et Gilles a parfaitement raison

Il faut se réjouir de l’arrivée du ministre Simon Jolin-Barrette dans le dossier de la langue au Québec. Quand on l’a vu travailler avec la loi 21 sur la laïcité au Québec, c’est définitivement l’homme de la situation. Celui qui pourrait faire en sorte de renforcir la langue française au Québec qui a grandement besoin de muscle.

Récemment, alors que j’observais les raisons sociales dans mon patelin à La Prairie, je suis tombé sur deux raisons sociales voisines et anglicisées, sur le Chemin de St-Jean.

La première, l’académie préscolaire Kreative Kidz et, la seconde, toute à côté, LEMELZHOUSE
Barbier. C’est devenu la mode et le phénomène prend de l’expansion.

Gilles Proulx, ardent défenseur de la langue française, traite de la question avec son article paru dans le Journal de Montréal d’hier, et qui me rejoint profondément. Évidemment, je ne peux faire autrement que le partager avec vous. Le voici !

NOS PURES LAINES ANGLICISÉES Gilles Proulx

Quoi de plus urgent que la francisation des immigrants ? La refrancisation des pures laines ! Un nombre aberrant de Québécois donnent des raisons sociales à consonnance anglo-américaine à leurs commerces et anglicisent notre visage.

En voyant le ministre Simon Jolin-Barrette prendre le dossier linguistique mal en point, le gouvernement Legault nous a donné l’impression que la ministre responsable de la loi 101, Nathalie Roy, avait été « tassée ».

Après les funérailles du regretté Pierre Nadeau, j’ai parlé à ladite ministre qui ne semblait pas du tout K.-O. Au contraire, elle débordait d’enthousiasme. « Cette fois, on va vous offrir du concret, M. Proulx, malgré toutes les critiques que vous avez pu m’adresser », m’a-t-elle promis, en substance.

INTROSPECTION

J’applaudis l’arrivée de Simon Jolin-Barrette dans le dossier linguistique. Je redoute néanmoins qu’avec lui, on se concentre trop sur la francisation des immigrants et pas assez sur les problèmes ataviques des non-immigrants.

Qui a nommé son bar à Hochelaga le Blind Pig ? Ou son marché gastronomique le Time Out Market ? Pensons aussi au Royalmount qui va « Dix30iser » notre île pas encore assez quétaine. Sortons de Montréal : souvenons-nous que les Sorelois ont choisi de rebaptiser leur Festival de la Gibelotte le… Gib Fest !

On voit bien que les pires ennemis de la francisation, ce sont encore des Québécois.

LA PAILLE ET LA POUTRE

« Je veux bien qu’on parle de francisation des immigrants, ai-je répondu à la ministre Roy. Mais si nos nouveaux venus baignent dans des villes aux vitrines anglicisées, à quoi bon essayer ? »

Toute promotion vigoureuse du français auprès des immigrants doit aussi viser nos « zozos » locaux qui dépersonnalisent et anglicisent nos villes. « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans le tien ? » disait à ce sujet un certain Jésus, du moins si j’en crois un de ses évangélistes.

La leçon de français (61)

LE PRÉSENT DU SUBJONCTIF : ÊTRE AVOIR – VERBES DES 1ER ET 2E GROUPES

Règles

Le subjonctif exprime un doute, un désir, un souhait, un ordre, un regret, un conseil, une supposition… Les verbes au subjonctif sont généralement inclus dans une proposition subordonnée introduite par « que ».

Les verbes être et avoir ont des formes particulières.

Il faut que j’aie de la patience et que je sois attentif.

Il faut que tu aies de la patience et que tu sois attentif.

Il faut qu’elle ait de la patience et qu’elle soit attentive.

Il faut que nous ayons de la patience et que nous soyons attentifs.

Il faut que vous ayez de la patience et que vous soyez attentifs.

Il fait qu’ils aient de la patience et qu’ils soient attentifs.

Pour tous les autres verbes, les terminaisons sont identiques. Au 1er groupe, elles s’ajoutent au radical, au 2e groupe on intercale l’élément « -iss » entre le radical et les terminaisons.

Il faut que j’écoute les consignes et que j’obéisse.

Il faut que tu écoutes les consignes et que tu obéisses.

Il faut qu’elle écoute les consignes et qu’elle obéisse.

Il faut que nous écoutions les consignes et que nous obéissions.

Il faut que vous écoutiez les consignes et que vous obéissiez.

Il faut qu’ils écoutent les consignes et qu’ils obéissent.

Exercices

1- Quels pronoms personnels complètent cette phrase ?

… croyais que … m’appelleriez dans l’après-midi; … n’en fut rien.

A) Tu / nous / elle – B) Il / vous / il – C) Je / vous / il – D) Elle / vous / il

2- Complétez la phrase avec le seul verbe conjugué au présent du subjonctif.

Il serait fâcheux que vous … alors que vous êtes presque arrivées

A) faiblissiez – B) faiblissez – C) faiblirez – D) faibliriez

3- Complétez la phrase avec la forme verbale qui convient.

Je vous quitte car j’… un rendez-vous urgent.

A) ait – B) ai – C) aies – D) aie

4- Quelle proposition complète cette phrase ?

Il est dommage que Kévin …

A) … ne réfléchit pas avant de répondre.

B) … ne réfléchisses pas avant de répondre.

C) … ne réfléchisse pas avant de répondre.

D) … ne réfléchira pas avant de répondre.

5- Quelle est la terminaison correcte du verbe en gras ?

Il est possible que ce chemin about… au bord de la falaise; faites attention.

A) isses – B) isse – C) iras – D) it

6- Quels verbes complètent cette phrase ?

Je … que ce chien n’… pas faim, mais qu’il … soif.

A) pense / a / aies – B) pensait / ait / ait – C) pense / ait / a – D) pense / a / a

7- Quelle est la seule forme verbale en gras qui n’appartient pas à un verbe du 1er groupe ?

A) Il arrive que nous graissions la chaîne de notre vélo.

B) Il arrive que vous disparaissiez.

C) Il arrive que nous laissions notre sac au collège.

D) Il arrive que vous vous baissiez trop vite.

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C – 2) A* – 3) B** – 4) C – 5) B – 6) D*** – 7) B
* On notera que la forme de la 2e personne du pluriel du présent du subjonctif est identique à celle de l’imparfait de l’indicatif.
** On peut opérer une substitution avec un verbe du 3e groupe : « Je vous quitte car j’attends un rendez-vous. » Le verbe est au présent de l’indicatif.
*** Avec le verbe « croire » dans la principale, le verbe de la subordonnée est à l’indicatif.

La leçon de français (60)

LE PRÉSENT DU CONDITIONNEL : VERBES DU 3E GROUPE

Règles

Au présent du conditionnel, pour les verbes du 3e groupe, les modifications du radical sont les mêmes que pour le futur simple. Quant aux terminaisons, elles sont identiques à celles des verbes des autres groupes.

VOULOIR je voudrais

DORMIR tu dormirais

COURIR elle courrait

CUEILLIR Nous cueillerions

VENIR vous viendriez

TENIR ils tiendraient

FAIRE je ferais

ACQUÉRIR tu acquerrais

VOIR elle verrait

POUVOIR nous pourrions

DEVOIR vous devriez

SAVOIR ils sauraient

Astuce ! Pour les verbes qui doublent le « r » au présent du conditionnel, il ne faut pas confondre l’imparfait de l’indicatif et le présent du conditionnel.

Dans sa jeunesse, M. Diagana courait vite. (Imparfait)

S’il s’entraînait, Christophe courrait plus vite. (Conditionnel présent)

Attention ! Bien que du 1er groupe, les verbes envoyer et renvoyer modifient leur radical au conditionnel : j’enverrais un signal.

Exercices

1- Quel verbe complète cette phrase ?

Pascal pense qu’il … que les vacances soient plus longues.

A) fallu – B) faudrait – C) faux – D) faille

2- Complétez avec la forme verbale qui convient.

Qu’…-il des éléphants s’ils n’étaient pas protégés ?

A) adviendrait – B) advenait – C) adviendraient – D) advenaient

3- À quels temps les verbes en gras sont-ils conjugués ?

Il se murmure que ce savant détiendrait une formule secrète.

A) présent du conditionnel / futur simple

B) présent de l’indicatif / futur simple

C) présent de l’indicatif / imparfait de l’indicatif

D) présent de l’indicatif / présent du conditionnel

4- Complétez la phrase avec la seule proposition qui convient.

Si vous lisiez mieux la question, … .

A) vous pouvez répondre – B) vous pourriez répondre

C) vous pourrez répondre – D) vous pouviez répondre

5- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent.

Si tu … le fin mot de l’histoire, tu … surprise.

A) savait / serait – B) savais / serai – C) sait / sera – D) savais / serais

6- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent.

Les délégués de classe … que le principal les … dans la matinée.

A) crurent / recevras – B) croyait / recevraient

C) croyaient / recevrait – D) crurent / reçut

7- Quels verbes complètent cette phrase ?

Même si je … la fin de l’histoire, je ne te … rien.

A) connaissais / dirais – B) connaissait / dirait

C) connais / disent – D) connus / dit

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B – 2) A* – 3) D – 4) B** – 5) D*** – 6) C**** – 7) A*****
* Le verbe doit être conjugué à la 3e personne du singulier du présent du conditionnel.
**Comme le verbe de la subordonnée est à l’imparfait, le verbe de la principale est au conditionnel.
*** Les deux verbes doivent être conjugués à la 2e personne du singulier.
**** Le premier verbe doit être conjugué à la 3e personne du pluriel et le second à la 3e personne du singulier.
***** Les deux verbes doivent être conjugués à la 1re personne du singulier

La leçon de français (59)

LE PASSÉ ANTÉRIEUR ET LE FUTUR ANTÉRIEUR

Règles

Le passé antérieur exprime les faits accomplis et qui se situent avant une autre action passée exprimée au passé simple ou au plus-que-parfait. On dit que c’est le passé du passé.

– Il se rencontre généralement dans les propositions subordonnées.

– Il est formé du passé simple de l’auxiliaire – être ou avoir – et du participe passé du verbe conjugué.

Quand j’eus parcouru deux kilomètres, je m’arrêtai.

Le futur antérieur exprime une action qui sera achevée à un moment donné du futur. On dit que c’est le passé du futur.

– Il se rencontre généralement dans les proportions subordonnées.

– Il est formé du futur simple de l’auxiliaire – être ou avoir – et du participe passé du verbe conjugué.

Quand j’aurai parcouru deux kilomètres, je m’arrêterai.

Attention ! Il ne faut pas confondre la forme du passé simple du verbe avoir « eut » avec celle du participe passé « eu » ou avec celle de l’imparfait du subjonctif « eût ».

Exercices

1- Quels pronoms personnels complètent cette phrase ?

Quand … sera rentrée à la maison, … effectuera des exercices.

A) tu / tu – B) elle / elle – C) il / il – D) je / je

2- Quel verbe complète cette phrase ?

Dès que tu … la porte de l’immeuble, tu sentis une odeur étrange venant du sous-sol.

A) eus franchi – B) eut franchi – C) auras franchi – D) aura franchi

3- Quels verbes complètent cette phrase ?

Lorsque la cantatrice … la voix, elle … en scène.

A) se sera chauffée / entra – B) s’était chauffé / entra

C) se sera chauffée / entrera – D) s’était chauffée / entrais

4- Quels verbes complètent cette phrase ?

Dès que nous … le GPS, nous … facilement l’itinéraire.

A) auront consulté / trouveront – B) eûtes consulté / trouvâtes

C) aurons consulté / trouverons – D) aviez consulté / trouverez

5- Complétez la phrase comme il convient.

Lorsque Tom … un grand acteur, il … des autographes.

A) sera devenu / signera – B) étais devenu / signais

C) fut devenu / signas – D) es devenu / signe

6- À quel temps de l’indicatif les verbes en gras sont-ils conjugués ?

Les ouvriers poseront le câble électrique lorsqu’ils auront creusé la tranchée.

A) futur antérieur / futur simple – B) futur simple / plus-que-parfait

C) futur antérieur / passé antérieur – D) futur simple / futur antérieur

7- À quel temps de l’indicatif les verbes en gras sont-ils conjugués ?

Comme le beau temps étais revenu, les restaurateurs ressortaient les tables et les chaises.

A) passé antérieur / imparfait – B) passé antérieur / passé simple

C) plus-que-parfait / imparfait – D) passé composé / futur antérieur

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B – 2) A* – 3) C** – 4) C – 5) A*** – 6) D – 7) C
* Le second verbe est au passé simple; l’auxiliaire du premier verbe doit être à la 2e personne du singulier du passé simple.
** ATTENTION : le verbe pronominal a un COD placé après le participe passé : il n’y a pas d’accord avec le sujet. D’autre part, dans le 3e couple de verbes, le second n’est pas conjugué à la 3e personne du singulier du passé simple.
*** Les deux verbes doivent être conjugués à la 3e personne du singulier; une seule solution.

Encore le français écrit massacré

Le français écrit écope encore. La ville de Montréal, et sa mairesse qui oublie que nous sommes au Québec, s’apprête à massacrer la langue de Molière en proposant une écriture inclusive. Une déformation des mots, en quelque sorte, qui rendra la lecture encore plus difficile. 

Imaginez, on écrit déjà très mal, est-ce nécessaire d’empirer la chose? Mathieu Bock-Côté en a fait le sujet d’une de ses récentes chroniques et c’est ce que je vous propose aujourd’hui. Moi, ça me dépasse totalement ! On dit que la langue française est complexe dans son ensemble alors pourquoi en ajouter ?

LE POUVOIR DES LOBBIES IDÉOLOGIQUES Mathieu Bock-Côté

Le journal Métro nous apprenait dernièrement que la Ville de Montréal entendait se convertir officiellement à ce qu’on appelle l’écriture « inclusive ».

J’ai déjà et l’occasion de dire tout le mal que je pensais de cette déformation programmée de la langue française. Officiellement, l’écriture inclusive prétend lutter contre le supposé sexisme structurel de notre langue – un sexisme imaginaire, faut-il vraiment le préciser ? Car il y a des limites à voir du sexisme partout !

Avec l’écriture inclusive, on hachure les mots, on les déforme. Chers amis devient « Chèr.e.s ami.e.s ». Les manifestants deviendront « les manifestant.es », Et ainsi de suite. Il faut aussi bannir certains mots trop « genrés ».

INTIMIDATION

À terme, la langue écrite devient tout simplement inintelligible. Qui s’oppose à l’écriture inclusive ne manque pas de respect envers les femmes, mais témoigne de son respect pour la logique propre à la langue française.

J’aimerais toutefois aborder le problème sous un autre angle aujourd’hui.

Je ne crois pas exagéré d’affirmer que l’écriture inclusive est une lubie idéologique qui nous provient des franges radicales du féminisme académique.

Pourtant, de plus en plus d’institutions s’y convertissent, comme si elles s’en sentaient obligées.

Comment expliquer que cette lubie s’impose aussi au commun des mortels et à l’immense majorité de la population, hommes et femmes confondus ?

Ce n’est pas la première fois que l’homme ordinaire (oups, un terme genré!) se voit ainsi pris d’assaut par des idéologues radicaux.

Pensons simplement au remplacement, dans certains formulaires administratifs, de la notion de père et mère par parent 1 et parent 2. On avait compris qu’il s’agissait de s’ouvrir aux nouvelles situations familiales, ce que tout le monde peut comprendre. Mais pourquoi, encore une fois, au nom des marges, fallait-il abolir un vocabulaire ancré dans la mémoire longue de l’humanité pour plaire à quelques groupuscules voyant quelque chose de discriminatoire dans l’usage des notions père et mère ?

Même chose lorsqu’on parle de la théorie du genre. On le sait, cette théorie considère que le masculin comme le féminin sont des constructions sociales artificielles qu’il faudrait démontrer pour permettre à chacun de s’identifier sexuellement comme il l’entend.

À terme, il faudrait se définir selon le modèle de la fluidité identitaire. Chacun déciderait s’il se sent homme ou femme. Mieux : il pourrait ne s’identifier à rien. Son identité sexuelle serait flottante, insaisissable.

RÉSISTANCE

On pourrait accumuler les exemples semblables.

Ce qui distingue ces lobbies idéologiques, c’est qu’ils ont le pouvoir de transformer le simple fait de ne pas voir le monde comme eux en scandale. Ils misent sur une violence verbale extrême et n’hésitent pas à diaboliser leurs contradicteurs en les traitant de tous les noms. Ils ont un pouvoir d’intimidation médiatique extrême.

C’est à cela qu’il faut apprendre à résister.