Lettre ouverte du ministre responsable de la langue française

La loi 101 : une source de fierté

Il y a, dans l’histoire d’une nation, des moments qui marquent la conscience collective. Nous soulignons aujourd’hui (hier) l’un de ces moments. Il y a 43 ans, soit le 26 août 1977, l’Assemblée nationale adoptait la Charte de la langue française.

L’adoption de la loi 101, à la suite de débats d’une intensité rarement observée au Québec, a su nous unir. Cette union sacrée porte tous les accents de la langue française. Et avec elle, notre histoire, notre culture, nos espoirs, nos traditions nos institutions, nos réussites et, surtout, notre avenir.

Cette loi est fondamentale pour le Québec. Le premier ministre de l’époque, René Lévesque, savait bien qu’il fallait agir. Le 26 août 1977, lors des débats menant à l’adoption de la loi 101 à l’Assemblée nationale, il se prononçait ainsi : « C’était non seulement notre droit, mais c’est notre devoir, dans le contexte où nous avons à vivre, de penser à la défense et à l’illustration de l’instrument essentiel de notre identité, qui est la langue française. »

Ainsi, le Québec était, est et devra être francophone. Il s’agit d’un principe non négociable.

NOTRE IDENTITÉ

Cette loi a changé nos vies à bien des égards. Elle a permis au Québec de s’affirmer, de viser haut et de se tenir droit, en faisant du français l’instrument l’amenant à s’inscrire dans l’Histoire et d’assurer sa cohésion sociale.

Pour la première fois au Québec, une loi proclamait que toute personne a le droit de travailler et de s’instruire en français, d’être informée et servie en français, de s’exprimer en français, dans toute assemblée délibérante, d’exiger que l’Administration, les services de santé et les services sociaux ainsi que les diverses entreprises communiquent avec elle en français.

Des gains, la loi 101 en a permis plusieurs. Le visage français de l’affichage commercial s’est amélioré. Les consommateurs québécois ont pu obtenir des services en français. L’usage du français au travail a connu un élan sans précédent. La fréquentation de l’école française primaire et secondaire par les enfants néo-Québécois est devenue la norme.

Depuis 43 ans, parler du Québec, c’est aussi parler de sa langue, de notre langue. De cette langue française qui nous caractérise et qui est au cœur de notre identité depuis des siècles. De cette langue française qui nous permet de dire qui nous sommes – partout dans le monde – et, surtout, qui nous voulons être; ce symbole d’affirmation d’une culture qui s’est édifiée avec l’apport de tous ceux et celles qui la partagent, Québécoises et Québécois de naissance ou d’adoption.

Quarante-trois ans ont passé, mais…

Mais.

Le profil du Québec et ses besoins ont évolué. Pensons à la mondialisation des marchés et de l’économie du savoir. À la démocratisation de l’éducation supérieure. À l’interconnectivité des populations. À la transformation des milieux de travail et de leur organisation.

Comme beaucoup d’autres Québécoises et Québécois, je suis préoccupé par les données récentes sur la langue française. Au travail. Dans les choix que nous faisons pour nous instruire ou pour nous divertir. Dans notre environnement visuel et sonore, Dans nos échanges publics. Dans la francisation des immigrants, malgré une nette amélioration l’an passé.

La ferveur qui, en 1977, animait nos gains a cédé tranquillement le pas à la tiédeur et aux hésitations, en particulier dans la métropole.

Le temps des « mais » est révolu. Il est temps d’agir. Nous y arriverons.

LE COURAGE

Il y a fort à parier que le Québec d’aujourd’hui ne serait pas le même sans l’anniversaire que nous soulignons. Cet anniversaire, il est aussi celui du courage du gouvernement Lévesque qui aura su répondre positivement au défi de son époque :

« Nos enfants se rappelleront toujours ce moment privilégié, ce moment de mutation et de cristallisation où notre peuple s’est à la fois retrouvé et transformé, où il a pris conscience de sa singularité au moment même où il l’affirmait avec sérénité et assurance, où il a repris possession à la fois de sa langue et de son pays, où il a vibré collectivement à l’évocation d’un passé où il se racine et d’un avenir où il se projette. » – Camille Laurin

Quarante-trois ans plus tard, ces mots résonnent encore, empreints d’actualité. La langue française est un instrument de notre développement, de notre fierté. Défendre et promouvoir notre langue est – depuis – une responsabilité historique du Québec. Votre gouvernement agira en ce sens.

Nous serons à la hauteur de cette responsabilité définie il y a maintenant 43 ans; « un Québec vivant en français, où il sera normal que les Québécois, quelle que soit leur origine ethnique et culturelle, puissent s’exprimer en français, participer de plein droit à une société française, admettre que le français est ici la langue commune à tous ».

Au Québec, la langue française n’est pas un problème, mais une solution.

Cette langue est notre force. Ce qui nous distingue et ce qui nous rassemble.

Soyons-en fiers.

Simon Jolin-Barrette, ministre de la Justice, ministre responsable de la langue française

Priorité à la protection du français

Il y a exactement 43 ans aujourd’hui, la loi 101 était officiellement adoptée. Par le fait même, le Québec officialisait le français et en assumait sa primauté dans l’affichage, l’éducation et au travail. 

Voici un texte de circonstance.

Jamais je n’abandonnerai les occasions d’écrire sur la langue française qui se meurt à Montréal. C’est ma croisade. Je suis de ceux qui préconise des mesures drastiques du gouvernement du Québec pour renforcer la loi 101, déjà abondamment charcutée depuis son adoption. Toutes les publicités qui transmettent des mots anglais ou même des descriptions prononcées à l’anglaise me donnent des éruptions cutanées.

Et pendant ce temps nos jeunes se bilinguisent et dès lors choisissent l’anglais. On n’a qu’à leur demander ce qu’ils écoutent : Netflix et toutes les séries anglaises. Ils écrivent le français tout croche, comme ils le parle de temps en temps.

En complément de ce que je pense, je fais la promotion des articles que les journalistes et auteurs écrivent sur le sujet. Le 24 août dernier, Denise Bombardier en faisait le désolant constat du recul du Français à Montréal. C’est l’article que je veux partager avec vous aujourd’hui.

LE RECUL DU FRANÇAIS ?

Simon Jolin-Barrette, le ministre responsable de la langue française, nous annonce un plan « costaud » pour la protéger, qui consisterait entre autres à assujettir les entreprises de compétence fédérale à la loi 101.

Dans ma tendre enfance lorsque j’accompagnais ma mère chez Eaton, rue Sainte-Catherine, je m’adressais à elle en anglais, car j’étais honteuse de révéler ma faiblesse, c’est-à-dire que j’étais francophone. Bien sûr, cela agaçait ma mère. Par contre, à l’adolescence, le français est devenu pour moi un combat définitif.

En 2020, hélas, je dois toujours « radoter » sur le même thème. Aujourd’hui, à Montréal où je suis née, les chiffres démontrent noir sur blanc que le français fout le camp. Il ne recule pas, il régresse. Que cela soit bien clair.

Nous souhaitons que le ministre Jolin-Barrette, qui a subi dans le passé quelques revers en raison de sa fougue entêtée, retrouve sa combativité passionnée pour reprendre le combat même si, à long terme, il s’annonce perdu d’avance.

DÉMOGRAPHIE

La démographie ne joue pas en faveur des francophones. Et ce ne sera pas avec la mairesse Sourire de Montréal, devenue écrivaine d’une bande dessinée à la guimauve gauchiste, qui adore faire des discours en anglais croyant qu’elle parle en français, que le bilinguisme actuel va disparaître.

Le nombre de familles montréalaises qui parlent français à la maison est désormais sous la barre de 50 %. D’ailleurs. Les francophones ne sont plus majoritaires à Montréal. Même des Français immigrés dans le Plateau-Mont-Royal parlent anglais au quotidien. Ça fait branché et vachement nord-américain pour eux.

Il faut davantage qu’un plan gouvernemental « costaud ». Il est impératif de sensibiliser les jeunes générations élevées dans un relativisme qui les amène à croire que la langue française et, par extension, la France sont des réalités qui n’ont plus de poids dans la mondialisation. Car les jeunes croient trouver leur identité diluée dans un planétarisme linguistique où l’anglais est leur mot de passe.

Le français continue de régresser

On n’a qu’à lire les journaux et écouter les différentes émissions d’informations, tant radiophoniques que télévisuelles, pour se rendre à l’évidence; la langue anglaise, internationale, continue de trôner en tête de liste des langues les plus parlées. C’est bien dommage pour nous. Robert Bourassa, Camille Laurin et René Lévesque doivent se retourner dans leur tombe.

Après une lutte de plus de 200 ans, en 1974 sous le gouvernement libéral de Robert Bourassa, le français devenait la langue officielle du Québec avec l’adoption de la loi 22, le 31 juillet. Une loi qui ne plaisait pas à tout le monde et principalement aux anglophones et Italiens qui prétendaient qu’elle allait trop loin. Elle avait tout de même ses faiblesses.

Après le balayage péquiste de 1976, Camille Laurin y allait de la loi 101. Loi qui faisait du français la langue de l’administration publique, de l’enseignement et du travail. Depuis, les différents tribunaux l’ont charcuté abondamment et sans aucun respect pour la majorité québécoise.

L’AFFICHAGE ET LA PUBLICITÉ

Principalement dans la grande région de Montréal, l’affichage s’anglicise partout. De jour en jour, le phénomène prend de l’ampleur. En écoutant la télé, les annonceurs se plaisent donner une prononciation anglaise aux produits qu’ils annoncent, et ce, même si le mot se dit très bien en français. Lentement mais sûrement, on progresse vers l’assimilation. On se promène sur la rue et si on se ferme les yeux, on a l’impression d’être à Toronto ou n’importe autre ville canadienne.

LA RELÈVE

Les jeunes se bilinguisent. Et que font-ils lorsqu’ils sont bilingues ? Ils consomment en anglais. Leur univers est anglophone. La musique, la télé, les séries sur Netflix et aussi sur le câble, et l’internet, ils privilégient la langue de Shakespeare. Le français? Ce n’est pas à la mode, c’est pour les vieux, les dépassés. Même phénomène chez la plupart des nouveaux arrivants. Ils conservent une langue internationale qu’ils connaissent déjà et continuent de la parler sans respect pour la terre d’accueil.

LE TRAVAIL

Le français la langue de travail. Vous voulez rire ? Les employeurs exigent que leurs employés, ou ceux en devenir, soient bilingues dans plus de 60 % des cas. Si tu es anglophone, les portes du travail sont toutes grandes ouvertes. Les unilingues francophones sont mis carrément de côté. Ici, chez-eux ! Au Québec, la communauté anglophones jouît de privilèges que les communautés francophones ailleurs au pays n’ont pas. Ils doivent se conformer à la majorité et celle-ci protège à tout prix sa langue.

On avait l’occasion de faire enfin la même chose en 1977. Au fil du temps c’est la société francophone qui a abdiqué, qui s’est laissée assimilée à petit feu et aujourd’hui, ils s’en balancent parce que le monde s’ouvre à eux et à eux seuls.

L’ÉCOLE

Le comble de l’arrogance est survenu le 10 août dernier, alors que la Cour supérieure du Québec a suspendu temporairement la réforme scolaire du gouvernement Legault pour les districts anglophones. Ceux-ci contestent sa constitutionnalité, comme toutes leurs batailles. Le petit mange le grand ! Ça me fait penser lorsque vous êtes dans votre propre maison et que votre voisin s’invite chez-vous et prend le plein contrôle de votre demeure et que honteusement, des membres de votre propre famille sont heureux de ça et même plus, ils s’amènent pour leur donner un coup de main.

C’est insensé, mais c’est la réalité. Une guerre constante entre les deux communautés. Qui triomphera à ce petit jeu ? Vous avez votre réponse !

D’ici 30 ans, le français sera malheureusement une langue moribonde. On ne dira plus des Québécois, mais des Happy Quebekers !

Encore un œil au beurre noir pour le français

Toujours un rappel à l’ordre pour ceux et celles qui n’ont pas encore compris. Et, de plus, c’est dans l’appareil gouvernemental fédéral.

DUR LE FRANÇAIS CHEZ PÊCHES ET OCÉANS CANADA

OTTAWA | Pêches et Océans Canada ne semble pas avoir mis en œuvre une recommandation du Commissariat aux langues officielles, deux ans après avoir reçu un blâme pour ne pas avoir fourni des documents en français.

C’est ce qu’on apprend dans la version préliminaire d’un rapport de suivi du bureau du commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge, dont l’Agence QMI a obtenu copie.

« On est loin de l’égalité réelle du français et de l’anglais », a déploré Chantal Carey, de Tracadie, au Nouveau-Brunswick, qui s’est plainte.

Au terme d’une enquête du commissariat, le ministère a reçu en juillet 2018 la recommandation de mettre en place un mécanisme assurant la publication de documents sur ses appels d’offres et autres processus d’approvisionnement en français et en anglais.

Or, cet avis n’a pas été respecté si l’on se fie aux renseignements fournis au bureau de M. Théberge, qui a fait le suivi entre février et juin 2020. Pêches et Océans disposait de six mois pour s’y conformer, rappelle-t-on.

DES CHANCES ÉGALES

Mme Carey, qui a déjà travaillé avec l’ex-député Yvon Godin (NPD), s’est plainte au sujet de deux processus d’approvisionnement dans lesquels tous les documents n’avaient pas été systématiquement publiés en français.

Le ministère a argué que certains documents techniques n’ont à être traduits dans une langue officielle ou l’autre que si la demande en est faite.

« Ça signifie que dans bien des cas, les francophones ne pourront pas consulter immédiatement l’entièreté des appels d’offres du gouvernement en français », a réagi Mme Carey, hier.

Le bureau de la ministre des Langues officielles, Mélanie Joly, a rappelé que « tous les Canadiens, francophones et anglophones, doivent avoir des chances égales dans le processus de soumission ».

Source : Émilie Bergeron, Agence QMI

Le gouvernement Legault et le recul du français

En plus de voir de plus en plus d’anglicisme au Québec et principalement à Montréal, voila que notre gouvernement veut augmenter la capacité d’accueil du cégep Dawson, le plus gros au Québec. C’est le contraire qu’il faut appliquer. Encore une façon de faire reculer le français chez nous. On l’a vu avec les deux dernières manifestations, on se serait cru à New York avec les nombreuses pancartes unilingues anglaises en très forte majorité, je dirais même à presque 100 %.

Joseph Facal en a fait le sujet de son article récemment, dans le Journal de Montréal… le journal du peuple, pour narguer mon fils. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

FINANCER NOTRE PROPRE DÉCLIN ?

On peut comprendre que le gouvernement Legault veuille accélérer la reprise économique.

Ce n’est pas une raison pour autoriser des projets mal avisés.

Dawson est déjà le plus gros cégep du Québec avec près de 8000 étudiants.

Il semblerait que ce n’est pas encore assez.

ERREUR

Le gouvernement veut donner le feu vert à un projet qui augmenterait encore sa capacité d’accueil, puisqu’on se bouscule pour y entrer.

Pourtant, le pourcentage d’anglophones de souche au Québec baisse depuis des décennies.

La taille et la croissance de Dawson s’expliquent évidemment par le fait qu’on y trouve 40 % d’allophones et 22 % de francophones.

Pensez-y : dans un Québec où près de 80 % de la population est de langue maternelle française, le plus gros cégep est anglophone.

Pouvez-vous imaginer qu’en Ontario, le plus gros établissement scolaire de Toronto pour les jeunes d’âge préuniversitaire soit francophone ?

Si vous n’y voyez pas un problème, vous faites partie du problème.

Pendant ce temps, les inscriptions dans les cégeps francophones de la région métropolitaine baissent.

Au-delà des nombres, les cégeps anglophones recrutent aussi les étudiants les plus forts, très majoritairement issus des collèges privés.

Or, la langue de l’enseignement collégial est un lourd prédicteur de la langue d’enseignement universitaire : 90 % des diplômés des cégeps anglophones iront à McGill et à Concordia.

Par un effet de vases communicants, cela explique que Concordia ait dépassé l’UQAM et que McGill déclasse l’Université de Montréal selon une multitude d’indicateurs chiffrés que je n’ai pas la place d’exposer ici.

Les conséquences ne s’arrêtent pas là puisque la langue des études supérieures oriente ensuite puissamment la langue principale utilisée au travail.

C’est l’État du Québec, donc vos impôts et les miens, qui finance pour l’essentiel le réseau collégial public.

En langage clair, nous finançons notre propre assimilation, l’anglicisation des allophones et la prolétarisation croissante des francophones sur le marché du travail montréalais… comme jadis.

On oppose à cela deux arguments fallacieux.

Le premier est de dire que ces jeunes francophones vont au cégep anglophone pour apprendre l’anglais.

Faux : les données disponibles montrent qu’ils le parlent déjà.

Le second est de dire qu’il est bon de connaître deux langues et même plus.

Cet argument est plus que fallacieux : il est stupide.

Qui dit qu’il ne faut pas connaître l’anglais ?

La question est de savoir si nous voulons ou non un Québec dont la langue prédominante sera le français, et si nous voulons que le français soit la langue des patrons et pas seulement celle des concierges.

TEMPÊTE

L’anglicisation de Montréal est déjà galopante : doit-elle être en plus encouragée, accélérée, financée par un gouvernement qui avait promis de redresser la situation du français à Montréal.

Je connais assez l’appareil gouvernemental pour savoir comment cela s’est passé.

On n’a même pas vu venir la tempête.

La commande est entrée : vite, vite, fouillez dans vos cartons et envoyez-nous les projets que l’on peut démarrer vite, on veut des chantiers et du monde à l’ouvrage dès cet automne !

Il faut stopper ce projet.

Le français, odieusement massacré !

Qu’elle mouche a piqué Valérie « sœur sourire » Plante au sujet du français. Dorénavant, à la Ville de Montréal, le masculin ne l’emporte plus sur le féminin dans les écrits.

La langue française, y a rien là ! On peut la massacrer comme on veut. Et c’est ce que Madame a décidé : écouter l’idée de la mairesse d’arrondissement Émilie Thuillier, sans autres questions.

Madame sourire, c’est elle qui a déjà fait un discours exclusivement en anglais… elle avait oublié la version française ! Avez-vous circulé à Montréal depuis les 5 dernières années ? C’est le bordel ! Des cônes, des cônes et encore des cônes. De la construction partout. Ça c’est une priorité Madame Plante. Pas le fait que le masculin l’emporte sur le féminin depuis que la langue française existe.

Ce n’est pas du sexisme ou de l’abus sur les femmes, ou de la violence conjugale. Ce sont des règles de français. Êtes-vous au courant qu’on vit une pandémie planétaire ? Des morts en quantité industrielle. Ça c’est une autre priorité, une vraie !

Les mots n’ont plus de sens avec votre règlement à la con. Vous avez été élue pour gouverner la ville, ses infrastructures, son administration et surtout l’écoute de ses citoyens. Pas s’attaquer à la langue française. C’est comme votre aversion pour les voitures. Vous êtes en train de changer la vocation des rues pour les rendre piétonnières. Avez-vous souper avec Luc Ferrandez ?

À tout événement, chers lecteurs et lecteures (parce que lectrice, ça fait pas in), je vous propose le super article de Sophie Durocher sur le sujet, paru récemment dans le Journal de Montréal. Jugez par vous-même, comment on gouverne quand nos priorités deviennent idiotes.

FEMMAGE AUX FEMMES

Je voudrais ici rendre femmage à Valérie Plante. Oui femmage, parce que dans le mot hommage il y a « homme », c’est trop masculin, patriarcal, dominant, ark, beurk.

Je voudrais rendre femmage à Valérie Plante parce qu’en pleine pandémie, alors que Mtl est l’épicentre des morts, elle sait garder son sens des responsabilités…

Radio-Canada nous apprend qu’aujourd’hui, « le comité exécutif recommandera que la Ville adopte désormais un mode de communication épicène », donc qu’il s’attaque « à la suprématie du masculin sur le féminin en français ».

Des gens meurent à la poche dans les CHSLD mais… on va consacrer nos énergies à écrire « la police » au lieu de « les policiers ».

Mais pourquoi s’arrêter là ? Féminisons tout(e), rajoutons des « e » partout, entre moie et voues, appelons la ville Montréale !

DIVERS TYPES DE GENRE HUMAIN

Si vous avez envie de rire, le reportage d’Émilie Dubreuil sur le site de Radio-Canada va vous mettre une banane dans le visage : on a l’impression que c’est tiré d’un compte satirique.

On y apprend que la mairesse d’arrondissement Emilie Thuillier, qui est derrière cette idée, pense qu’il y a urgence d’agir contre le fléau du masculin.

« À partir du mois de juin, malgré la pandémie, on va commencer les formations ».

Et en quoi vont consister ces formations ? À réapprendre aux employés de la Ville à parler français.

« Au lieu de dire, par exemple : La Ville cherche un responsable de la communication non genrée, il faudrait dire ou écrire : La Ville cherche responsable de la communication non genrée ». Il faudra apprendre à dire « Le ou la juriste ».

Comme on peut le lire dans le document : « Au 21e siècle, il est temps de revoir notre façon de s’exprimer pour assurer l’inclusion des divers types de genre humain ».

Je lisais ça en fin de semaine, et je me suis dit que rendu là, rendu à ce niveau de sottise, la Ville devrait donner un coup de fil à l’artiste française Typhaine D.

Cette féministe végane (c’est elle qui le précise, pas moi) qui est aussi « professeuse », qui se bat pour que le féminin l’emporte sur le masculin. En fait, elle ne dit plus « le féminin », elle dit « la féminine ».

Selon Typhaine D, il faudrait dire « Elle était une fois » et rajouter des « e » partout.

Elle écrit donc « moie », « noues », « voues », elle dit « jamaise » et « toujoures », « c’est belle » au lieu de « C’est beau ! », parle de « commatriotes » au lieu de « compatriotes ».

Je suggère donc tout de suite à Montréal de contacter Typhaine D pour qu’elle devienne « professeuse » auprès des Montréalais, pour leur montrer à baragouiner ce dialecte qu’on appelle « épicure épicène ».

C’EST SI BELLE

Quand elle faisait campagne pour devenir mairesse de Montréal, Valérie Plante a inondé la ville d’affiches avec le slogan percutant : L’homme de la situation.

J’espère qu’elle ne ferait pas la même chose aujourd’hui.

Homme, c’est tellement patriarcal, sexiste, synonyme de masculinité toxique.

Aujourd’hui, son affiche devrait proclamer : « L’individue.e humain.e non-genré.e non binaire de la situation ».

La leçon de français (90)

« NDLR : Cette leçon est la 90e et dernière. En espérant que celles-ci vous ont été utiles dans vos rédactions françaises, vous pourrez continuer de vous y référer comme bon vous semble, dans l’outil de recherche du blogue, et au gré de vos compositions. Merci de votre attention et de votre assiduité parce que vos commentaires positifs ont été nombreux.

Le français, cette langue si belle et si riche, il faut l’écrire correctement pour le bien collectif et pour en assurer sa pérennité. Merci aux Éditions Larousse pour la publication de 1000 exercices d’orthographe de grammaire et de conjugaison, dont je me suis inspiré et régalé. »

NE PAS CONFONDRE : MET METS M’EST MAIS

Règles

Met, mets : formes du verbe mettre aux trois personnes du singulier du présent de l’indicatif; « mets » est aussi la 2e personne du singulier de l’impératif présent. On écrit met ou mets quand on peut remplacer par une forme du verbe mettre.

Betty met (mettait) son bonnet.

Je mets (mettrai) mon bonnet.

Mets (mettez) ton (votre) bonnet.

M’est : contraction de « me est »; « m’ » est la forme élidée du pronom personnel « me », et « est » la forme du verbe être à la 3e personne du singulier du présent de l’indicatif. On écrit « m’est » quand on peut remplacer par « t’est » en changeant de pronom personnel.

Le cadeau m’est (t’est) offert par ma sœur.

Mais : conjonction de coordination. Elle peut souvent être remplacée par « et pourtant ».

Le téléphone sonne mais (et pourtant) je ne l’entends pas.

Remarque ! Il existe deux noms homophones de ces formes : « mets » et « mai ».

Le canard aux olives est un mets succulent.

Le premier jour du mois de mai, on offre des brins de muguet.

Exercices

1- Complétez la phrase comme il convient.

Je voulais télécharger cette vidéo, … elle n’est plus disponible.

A) met – B) mais – C) m’est – D) mets

2- Quels mots complètent cette phrase ?

Toute mauvaise pensée … étrangère; je ne … que du bien de mes amis.

A) mais / dit – B) m’est / dis – C) met / dirai – D) mets / disait

3- Par quel mot peut-on remplacer le mot en gras de cette phrase ?

Par ce froid, avant de sortir, enfile un vêtement chaud.

A) mais – B) met – C) mets – D) mai

4- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras ?

Le soufflé de potiron est un mets qui exige un temps de cuisson bien précis.

A) verbe – B) préposition – C) conjonction de coordination – D) nom

5- Quels mots complètent cette phrase ?

Il … difficile de te répondre, … je vais essayer.

A) m’est / mais – B) mets / m’est – C) met / mais – D) mets / met

6- Complétez la phrase comme il convient.

La note qui … attribuée récompense mon travail acharné.

A) mais – B) met – C) m’est – D) mets

7- Quels mots complètent cette phrase ?

La piste est dégagée, … le brouillard interdit … atterrissage pour l’instant.

A) met / tout – B) mets / tous – C) mais / tout – D) m’est / tous

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B – 2) B – 3) C* – 4) D – 5) A – 6) C – 7) C
* Le verbe est à l’impératif.

La leçon de français (89)

NE PAS CONFONDRE : SENT S’ENSANSC’EN

Règles

Sent, sens : forme du verbe sentir aux trois personnes du singulier du présent de l’indicatif. On écrit sent ou sens quand on peut remplacer par une autre forme du verbe sentir.

Ce lutteur ne sent (sentait) plus la force.

Je ne sens (sentirai) plus ma force.

S’en : contraction de « se en »; « s’ » est la forme idéale du pronom personnel réfléchi « se », et « en » un pronom adverbial. On écrit « s’en » quand on peut remplacer par « t’en » en changeant de personne.

Ce lutteur est fort, il ne s’en aperçoit pas.

Tu es fort, tu ne t’en aperçois pas.

Sans : préposition qui marque l’absence, le manque, la privation. Elle est souvent le contraire de « avec ». On écrit « sans » quand on peut remplacer par « avec », ou « sinon », « en », pour certaines expressions.

C’est un immeuble sans (avec) ascenseur.

Gérald sort de l’eau sans trembler (en tremblant).

C’en : contraction de « ce en »; « c’ » est la forme élidée du pronom démonstratif « ce » et « en » un pronom adverbial attribut.

Vous faites du bruit, c’en est trop.

Exercices

1- Quel(s) mot(s) complète(nt) cette phrase ?

Pourquoi avez-vous rendu votre devoir … le corriger ?

A) sens – B) s’en – C) sans – D) c’en

2- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras ?

Quand je suis en vacances, je me sens libre.

A) adverbe – B) pronom personnel – C) préposition – D) verbe

3- Quels mots complètent cette phrase ?

Soyez … crainte, cette piqûre est indolore : on ne … rien !

A) sans / sent – B) s’en / sens – C) sent / c’en – D) sans / sens

4- Par quel mot peut-on remplacer les mots en gras ?

Venez vite sans quoi vous allez manquer le début du film.

A) sinon – B) pour – C) avec – D) par

5- Quels mots complètent cette phrase ?

La réponse est incorrecte; le professeur ne … … contenter.

A) s’en / peux – B) peut / s’en – C) peut / sans – D) s’en / peu

6- Quelle proposition complète cette phrase ?

Le brouillard est dense, il fait froid : … !

A) ça s’en l’hiver – B) ça sent l’hiver – C) ça sans l’hiver – D) ça sens l’hiver

7- Quels mots complètent cette phrase ?

Bien que … soit fini des moulins à café mécaniques, ma tante … collectionne.

A) sans / se – B) sent / en – C) s’en / y – D) c’en / les

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C* – 2) D – 3) A – 4) A – 5) B – 6) B – 7) D
* Substitution : « … en le corrigeant ? »

La leçon de français (88)

NE PAS CONFONDRE : SE (S’) / CE (C’)

Règles

Se (s’) : pronom personnel réfléchi fait partie d’un verbe pronominal. On peut le remplacer par un autre pronom personnel réfléchi en conjuguant le verbe.

Il se nourrit. Je me nourris. Elle s’avance. Tu t’avances.

Ce : déterminant démonstratif placé devant un nom ou un adjectif. On peut le remplacer par un article :

Ce (le) magasin – Ce (le) grand magasin.

Ce (c’) : pronom démonstratif souvent placé devant les verbes être, devoir, pouvoir, ou un pronom relatif.

Ce sont des produits de qualité. C’est un produit de qualité.

Ce peut (doit) être un produit de qualité. Me reposer, voici ce dont j’ai besoin.

Astuce ! Devant qui, que, dont, pronoms relatifs, on écrit toujours « ce » :

J’ignore ce qui se passe ici. Je ne sais pas ce que tu veux.

Attention ! Le déterminant démonstratif « ce », est parfois renforcé par une particule adverbiale placée après le nom, et reliée à lui par un trait d’union.

Ce matin-, il pleuvait.

Exercices

1- Quels mots complètent cette phrase ?

Après un sauna, les Finlandais … baignent dans l’eau glacée; … choc thermique les fortifie.

A) se / ce – B) se / se – C) ce / ce – D) ce / se

2- Complétez la phrase comme il convient.

Avec … logiciel, on peut … corriger immédiatement; … pratique.

A) ce / ce / s’est – B) ce / se / c’est – C) se / se / s’est – D) ce / ce / c’est

3- Quels mots complètent cette phrase ?

Romuald … régale car … parfait au chocolat, … son dessert préféré.

A) se / ce / c’est – B) se / se / s’est – C) ce / se / c’est – D) ce / ce / s’est

4- Quels mots complètent cette phrase ?

Comme le résultat du test … fait attendre, Dominique … ronge les ongles.

A) ce / se – B) ce / ce – C) se / se – D) se / ce

5- Quels mots permettent de compléter la phrase ?

Quentin … destine au métier d’ingénieur; pour … faire, il sait qu’il doit progresser en mathématiques.

A) se / se – B) se / ce – C) ce / se – D) ce / ce

6- Complétez la phrase comme il convient.

… jeune chanteur, … pourrait être la révélation de l’année.

A) Ce / ce – B) Ce / se – C) Se / ce – D) Se / se

7- Quels mots complètent cette phrase ?

À force de tirer sur … câble, … qui devait arriver arriva; il … rompu !

A) ce / se / c’est – B) ce / ce / c’est – C) se / se / s’est – D) ce / ce / s’est

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) A – 2) B – 3) A – 4) C – 5) B – 6) A – 7) D

La leçon de français (87)

NE PAS CONFONDRE : QUELQUE(S)QUEL(S) QUE QUELLE(S) QUE

Règles

Quelque(s) : déterminant indéfini s’écrit en un mot et s’accorde en nombre.

Il me parle de quelque chose. Il me dit quelques mots.

Quel(les) que : s’écrit en deux mots, un adjectif indéfini attribut et une conjonction de subordination.

Quel que soit le problème, tu le résoudras.

Quel s’accorde avec le sujet qui se trouve après le verbe être (ou devoir être, pouvoir être).

Quelle que soit ta décision, nous la respecterons.

Quelque : adverbe lorsqu’il se trouve placé devant un adjectif; il est alors invariable. On peut le remplacer par un autre adverbe.

Quelque / Aussi mystérieux que soient ces documents, leur secret sera percé.

Astuce ! Pour ne pas confondre l’adverbe et le déterminant placé devant un adjectif, on essaie de supprimer l’adjectif; si la suppression est possible, quelque
est lié au nom, donc il s’accorde.

Quelques (illustre) savants font progresser la science.

Remarque ! Retenons l’orthographe de quelques expressions : en quelque sorte – quelque part – quelque chose – quelque peine à – quelque peu.

Exercice 1

1- Quel(s) mot(s) complète(nt) cette phrase ?

Défaits à la dernière minute, les basketteurs français ont … regrets.

A) quels que – B) quel que – C) quelque – D) quelques

2- Complétez la phrase comme il convient.

Il n’y avait pas dans l’attitude de ces acteurs … affectation; tout était naturel en eux.

A) quelque – B) quelques – C) quel que – D) quels que

3- Quels mots complètent cette phrase ?

… soit l’endroit où tu te trouves, tu es rarement content : … désespérant.

A) Quelque / s’est – B) Quel que / c’est – C) Quelque / c’est

4- Quel(s) mot(s) complète(nt) cette phrase ?

… doive être le prix de cette console, Martial en fera l’acquisition.

A) Quel que – B) Quelque – C) Quelle que – D) Quelques

5- Complétez la phrase comme il convient.

… soit ta performance, ta qualification pour la finale est assurée.

A) Quelque – B) Quel que – C) Quelle que – D) Quelques

6- Complétez la phrase comme il convient.

… soient les causes du réchauffement climatique, nous sommes … concernés.

A) Quel que / tout – B) Quelles que / toutes

C) Quelles que / tous – D) Quelques / tout

7- Quels mots complètent cette phrase ? ?

Les instituts de sondage s’intéressent … des citoyens, quelle qu’elle soit.

A) à l’avis – B) aux avis – C) à l’opinion – D) aux opinions

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) D* – 2) A** – 3) B*** – 4) A**** – 5) C***** – 6) C****** – 7) C*******
* « Quelques » est un déterminant indéfini; accords avec le nom.
** Ici le déterminant est au singulier.
*** « Quel que » s’écrit en deux mots et « quel » s’accorde avec le sujet « l’endroit ».
**** « Quel que » s’écrit en deux mots et « quel » s’accorde avec le sujet « le prix ».
***** « Quelle que » s’écrit en deux mots et « quelle » s’accorde avec le sujet « ta performance ».
****** « Quelles que » s’écrit en deux mots et « quelles » s’accorde avec le sujet « les causes ».
******* Le nom doit être féminin singulier.

La leçon de français (86)

NE PAS CONFONDRE : QUEL(S) QUELLE(S)QU’ELLE(S)

Règles

Quel : adjectif interrogatif ou exclamatif, peut être épithète ou attribut. Il s’accorde donc avec le nom qu’il accompagne.

Dans quel groupe êtes-vous ?
Masculin singulier

Dans quelle classe êtes-vous ?
Féminin singulier

Quels sont ces bruits ? Masculin pluriel

Quelles belles villas ! Féminin pluriel

Qu’elle(s) : contraction de « que elle(s) », un pronom relatif ou une conjonction de subordination, suivis d’un pronom personnel féminin.

La cliente est décidée, voici le modèle qu’elle a choisi.

Éléa et Maria sont satisfaites; les notes qu’elles ont obtenues sont bonnes.

Astuce ! En remplaçant le pronom personnel féminin par le pronom personnel masculin, on entend la différence.

Le client est décidé, voici le modèle qu’il a choisi.

Lucas et Peter sont satisfaits; les notes qu’ils ont obtenues sont excellentes.

Remarque ! Le pronom relatif lequel s’accorde en genre et en nombre avec son antécédent.

Voici les ramequins dans lesquels le serveur apportera les hors-d’œuvre.

Exercice 1

1- Quel mot complète cette phrase ?

… que soit la valeur de cet objet, prenez-en soin.

A) Quel – B) Quelle – C) Qu’elle – D) Quels

2- Complétez la phrase comme il convient.

Nous ignorions … étaient vos intentions pour la sortie du week-end.

A) qu’elles – B) quels – C) quel – D) quelles

3- Complétez la phrase comme il convient.

Laura et Marie ne sont pas encore … ; on pense … ont été retardées;

A) la / quelles – B) là / qu’elles – C) l’a / qu’elles – D) la / quelles

4- Quels mots complètent cette phrase ?

… est le marin qui n’a jamais … le mal de mer ?

A) Quelle / eut – B) Quelle / eu – C) Quel / eu – D) Quel / eut

5- Quels mots complètent cette phrase ?

Les instructions sont … lisibles; il conviendrait … soient précisées.

A) peut / qu’elle – B) peu / qu’elles – C) peut / qu’elles – D) peu / quelles

6- Complétez la phrase comme il convient.

Pour quel … cet acteur américain a-t-il obtenu un Oscar ?

A) films – B) pièce – C) rôle – D) scènes

7- Complétez la phrase comme il convient.

Le livre … sont extraites ces citations a été … au XVIIIe siècle.

A) desquelles / écrit – B) duquel / écrit –

C) lequel / écrites – D) auxquelles / écrites

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) D** – 3) B – 4) C – 5) B – 6) C*** – 7) B****
* « Quelle » est un adjectif indéfini attribut qui s’accorde avec le sujet du verbe « la valeur ».
** « Quelles » est un adjectif indéfini attribut qui s’accorde avec le sujet du verbe « vos intentions ».
*** C’est le seul nom masculin singulier.
**** RAPPEL : le pronom relatif « duquel » s’accorde en genre et en nombre avec son antécédent, ici masculin singulier.

La leçon de français (85)

NE PAS CONFONDRE : QUAND – QUANT – QU’EN

Règles

Quand : conjonction de subordination, peut être remplacé par lorsque.

Quand (Lorsque) j’aurai un moment de libre, je classerai mes photos.

Quand : adverbe, peut être remplacé par à quel moment.

Quand (À quel moment) serez-vous en vacances ?

Quant : préposition, peut être remplacé par en ce qui concerne, pour (ma) part :

Léo parle espagnol, quant à moi (pour ma part), j’apprends l’allemand.

Qu’en : peut se décomposer en « que en ».

Le « qu’ » est une conjonction de subordination élidée, un pronom interrogatif élidé ou la deuxième partie d’une locution adverbiale de restriction. Le « en » est un pronom personnel ou une préposition.

Le plombier pensait qu’en une heure il aurait terminé.

Ce problème n’est simple qu’en apparence.

Attention ! Lorsqu’on doit choisir entre « quand » et « quant », la liaison peut nous induire en erreur. En effet, lorsque « quand » est suivi d’une voyelle, la liaison est en « t ».

Quand (t)il marche vite. Quand (t)arrivent les premiers froids…

Exercices

1- Quel(s) mot(s) complète(nt) cette phrase ?

Nous partirons … la pluie aura cessé définitivement.

A) quand – B) quant – C) qu’en

2- Complétez la phrase comme il convient.

Ces logiciels sont d’un emploi facile; … à ceux-là, ils sont réservés aux spécialistes en informatique.

A) quand – B) quant – C) qu’en

3- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras ?

Quand la barrière de péage se lèvera, le poids lourd pourra passer.

A) adverbe – B) préposition

C) conjonction de coordination – D) conjonction de subordination

4- Par quels mots peut-on remplacer les mots en gras ?

Ce n’est qu’en s’exerçant que l’on peut devenir un virtuose du violon.

A) que si l’on s’exerce – B) quand on joue – C) quant à l’entraînement

5- Complétez la phrase comme il convient.

Lila prend connaissance de ses messages; … à la publicité, elle ne la regarde pas un instant.

A) quand – B) quant – C) qu’en

6- Quel(s) mot(s) complète(nt) cette phrase ?

Bien … difficulté, la navigatrice maintient fermement le cap.

A) quand – B) quant – C) qu’en

7- Par quel(s) mot(s) peut-on remplacer les mots en gras ?

Les benjamins ont terminé troisièmes; en ce qui concerne les minimes, ils ont remporté le tournoi de handball.

A) quand les – B) quant aux – C) qu’en aux

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) A – 2) B – 3) D – 4) A – 5) B – 6) C – 7) B