Le gouvernement Legault et le recul du français

En plus de voir de plus en plus d’anglicisme au Québec et principalement à Montréal, voila que notre gouvernement veut augmenter la capacité d’accueil du cégep Dawson, le plus gros au Québec. C’est le contraire qu’il faut appliquer. Encore une façon de faire reculer le français chez nous. On l’a vu avec les deux dernières manifestations, on se serait cru à New York avec les nombreuses pancartes unilingues anglaises en très forte majorité, je dirais même à presque 100 %.

Joseph Facal en a fait le sujet de son article récemment, dans le Journal de Montréal… le journal du peuple, pour narguer mon fils. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

FINANCER NOTRE PROPRE DÉCLIN ?

On peut comprendre que le gouvernement Legault veuille accélérer la reprise économique.

Ce n’est pas une raison pour autoriser des projets mal avisés.

Dawson est déjà le plus gros cégep du Québec avec près de 8000 étudiants.

Il semblerait que ce n’est pas encore assez.

ERREUR

Le gouvernement veut donner le feu vert à un projet qui augmenterait encore sa capacité d’accueil, puisqu’on se bouscule pour y entrer.

Pourtant, le pourcentage d’anglophones de souche au Québec baisse depuis des décennies.

La taille et la croissance de Dawson s’expliquent évidemment par le fait qu’on y trouve 40 % d’allophones et 22 % de francophones.

Pensez-y : dans un Québec où près de 80 % de la population est de langue maternelle française, le plus gros cégep est anglophone.

Pouvez-vous imaginer qu’en Ontario, le plus gros établissement scolaire de Toronto pour les jeunes d’âge préuniversitaire soit francophone ?

Si vous n’y voyez pas un problème, vous faites partie du problème.

Pendant ce temps, les inscriptions dans les cégeps francophones de la région métropolitaine baissent.

Au-delà des nombres, les cégeps anglophones recrutent aussi les étudiants les plus forts, très majoritairement issus des collèges privés.

Or, la langue de l’enseignement collégial est un lourd prédicteur de la langue d’enseignement universitaire : 90 % des diplômés des cégeps anglophones iront à McGill et à Concordia.

Par un effet de vases communicants, cela explique que Concordia ait dépassé l’UQAM et que McGill déclasse l’Université de Montréal selon une multitude d’indicateurs chiffrés que je n’ai pas la place d’exposer ici.

Les conséquences ne s’arrêtent pas là puisque la langue des études supérieures oriente ensuite puissamment la langue principale utilisée au travail.

C’est l’État du Québec, donc vos impôts et les miens, qui finance pour l’essentiel le réseau collégial public.

En langage clair, nous finançons notre propre assimilation, l’anglicisation des allophones et la prolétarisation croissante des francophones sur le marché du travail montréalais… comme jadis.

On oppose à cela deux arguments fallacieux.

Le premier est de dire que ces jeunes francophones vont au cégep anglophone pour apprendre l’anglais.

Faux : les données disponibles montrent qu’ils le parlent déjà.

Le second est de dire qu’il est bon de connaître deux langues et même plus.

Cet argument est plus que fallacieux : il est stupide.

Qui dit qu’il ne faut pas connaître l’anglais ?

La question est de savoir si nous voulons ou non un Québec dont la langue prédominante sera le français, et si nous voulons que le français soit la langue des patrons et pas seulement celle des concierges.

TEMPÊTE

L’anglicisation de Montréal est déjà galopante : doit-elle être en plus encouragée, accélérée, financée par un gouvernement qui avait promis de redresser la situation du français à Montréal.

Je connais assez l’appareil gouvernemental pour savoir comment cela s’est passé.

On n’a même pas vu venir la tempête.

La commande est entrée : vite, vite, fouillez dans vos cartons et envoyez-nous les projets que l’on peut démarrer vite, on veut des chantiers et du monde à l’ouvrage dès cet automne !

Il faut stopper ce projet.

Le français, odieusement massacré !

Qu’elle mouche a piqué Valérie « sœur sourire » Plante au sujet du français. Dorénavant, à la Ville de Montréal, le masculin ne l’emporte plus sur le féminin dans les écrits.

La langue française, y a rien là ! On peut la massacrer comme on veut. Et c’est ce que Madame a décidé : écouter l’idée de la mairesse d’arrondissement Émilie Thuillier, sans autres questions.

Madame sourire, c’est elle qui a déjà fait un discours exclusivement en anglais… elle avait oublié la version française ! Avez-vous circulé à Montréal depuis les 5 dernières années ? C’est le bordel ! Des cônes, des cônes et encore des cônes. De la construction partout. Ça c’est une priorité Madame Plante. Pas le fait que le masculin l’emporte sur le féminin depuis que la langue française existe.

Ce n’est pas du sexisme ou de l’abus sur les femmes, ou de la violence conjugale. Ce sont des règles de français. Êtes-vous au courant qu’on vit une pandémie planétaire ? Des morts en quantité industrielle. Ça c’est une autre priorité, une vraie !

Les mots n’ont plus de sens avec votre règlement à la con. Vous avez été élue pour gouverner la ville, ses infrastructures, son administration et surtout l’écoute de ses citoyens. Pas s’attaquer à la langue française. C’est comme votre aversion pour les voitures. Vous êtes en train de changer la vocation des rues pour les rendre piétonnières. Avez-vous souper avec Luc Ferrandez ?

À tout événement, chers lecteurs et lecteures (parce que lectrice, ça fait pas in), je vous propose le super article de Sophie Durocher sur le sujet, paru récemment dans le Journal de Montréal. Jugez par vous-même, comment on gouverne quand nos priorités deviennent idiotes.

FEMMAGE AUX FEMMES

Je voudrais ici rendre femmage à Valérie Plante. Oui femmage, parce que dans le mot hommage il y a « homme », c’est trop masculin, patriarcal, dominant, ark, beurk.

Je voudrais rendre femmage à Valérie Plante parce qu’en pleine pandémie, alors que Mtl est l’épicentre des morts, elle sait garder son sens des responsabilités…

Radio-Canada nous apprend qu’aujourd’hui, « le comité exécutif recommandera que la Ville adopte désormais un mode de communication épicène », donc qu’il s’attaque « à la suprématie du masculin sur le féminin en français ».

Des gens meurent à la poche dans les CHSLD mais… on va consacrer nos énergies à écrire « la police » au lieu de « les policiers ».

Mais pourquoi s’arrêter là ? Féminisons tout(e), rajoutons des « e » partout, entre moie et voues, appelons la ville Montréale !

DIVERS TYPES DE GENRE HUMAIN

Si vous avez envie de rire, le reportage d’Émilie Dubreuil sur le site de Radio-Canada va vous mettre une banane dans le visage : on a l’impression que c’est tiré d’un compte satirique.

On y apprend que la mairesse d’arrondissement Emilie Thuillier, qui est derrière cette idée, pense qu’il y a urgence d’agir contre le fléau du masculin.

« À partir du mois de juin, malgré la pandémie, on va commencer les formations ».

Et en quoi vont consister ces formations ? À réapprendre aux employés de la Ville à parler français.

« Au lieu de dire, par exemple : La Ville cherche un responsable de la communication non genrée, il faudrait dire ou écrire : La Ville cherche responsable de la communication non genrée ». Il faudra apprendre à dire « Le ou la juriste ».

Comme on peut le lire dans le document : « Au 21e siècle, il est temps de revoir notre façon de s’exprimer pour assurer l’inclusion des divers types de genre humain ».

Je lisais ça en fin de semaine, et je me suis dit que rendu là, rendu à ce niveau de sottise, la Ville devrait donner un coup de fil à l’artiste française Typhaine D.

Cette féministe végane (c’est elle qui le précise, pas moi) qui est aussi « professeuse », qui se bat pour que le féminin l’emporte sur le masculin. En fait, elle ne dit plus « le féminin », elle dit « la féminine ».

Selon Typhaine D, il faudrait dire « Elle était une fois » et rajouter des « e » partout.

Elle écrit donc « moie », « noues », « voues », elle dit « jamaise » et « toujoures », « c’est belle » au lieu de « C’est beau ! », parle de « commatriotes » au lieu de « compatriotes ».

Je suggère donc tout de suite à Montréal de contacter Typhaine D pour qu’elle devienne « professeuse » auprès des Montréalais, pour leur montrer à baragouiner ce dialecte qu’on appelle « épicure épicène ».

C’EST SI BELLE

Quand elle faisait campagne pour devenir mairesse de Montréal, Valérie Plante a inondé la ville d’affiches avec le slogan percutant : L’homme de la situation.

J’espère qu’elle ne ferait pas la même chose aujourd’hui.

Homme, c’est tellement patriarcal, sexiste, synonyme de masculinité toxique.

Aujourd’hui, son affiche devrait proclamer : « L’individue.e humain.e non-genré.e non binaire de la situation ».

La leçon de français (90)

« NDLR : Cette leçon est la 90e et dernière. En espérant que celles-ci vous ont été utiles dans vos rédactions françaises, vous pourrez continuer de vous y référer comme bon vous semble, dans l’outil de recherche du blogue, et au gré de vos compositions. Merci de votre attention et de votre assiduité parce que vos commentaires positifs ont été nombreux.

Le français, cette langue si belle et si riche, il faut l’écrire correctement pour le bien collectif et pour en assurer sa pérennité. Merci aux Éditions Larousse pour la publication de 1000 exercices d’orthographe de grammaire et de conjugaison, dont je me suis inspiré et régalé. »

NE PAS CONFONDRE : MET METS M’EST MAIS

Règles

Met, mets : formes du verbe mettre aux trois personnes du singulier du présent de l’indicatif; « mets » est aussi la 2e personne du singulier de l’impératif présent. On écrit met ou mets quand on peut remplacer par une forme du verbe mettre.

Betty met (mettait) son bonnet.

Je mets (mettrai) mon bonnet.

Mets (mettez) ton (votre) bonnet.

M’est : contraction de « me est »; « m’ » est la forme élidée du pronom personnel « me », et « est » la forme du verbe être à la 3e personne du singulier du présent de l’indicatif. On écrit « m’est » quand on peut remplacer par « t’est » en changeant de pronom personnel.

Le cadeau m’est (t’est) offert par ma sœur.

Mais : conjonction de coordination. Elle peut souvent être remplacée par « et pourtant ».

Le téléphone sonne mais (et pourtant) je ne l’entends pas.

Remarque ! Il existe deux noms homophones de ces formes : « mets » et « mai ».

Le canard aux olives est un mets succulent.

Le premier jour du mois de mai, on offre des brins de muguet.

Exercices

1- Complétez la phrase comme il convient.

Je voulais télécharger cette vidéo, … elle n’est plus disponible.

A) met – B) mais – C) m’est – D) mets

2- Quels mots complètent cette phrase ?

Toute mauvaise pensée … étrangère; je ne … que du bien de mes amis.

A) mais / dit – B) m’est / dis – C) met / dirai – D) mets / disait

3- Par quel mot peut-on remplacer le mot en gras de cette phrase ?

Par ce froid, avant de sortir, enfile un vêtement chaud.

A) mais – B) met – C) mets – D) mai

4- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras ?

Le soufflé de potiron est un mets qui exige un temps de cuisson bien précis.

A) verbe – B) préposition – C) conjonction de coordination – D) nom

5- Quels mots complètent cette phrase ?

Il … difficile de te répondre, … je vais essayer.

A) m’est / mais – B) mets / m’est – C) met / mais – D) mets / met

6- Complétez la phrase comme il convient.

La note qui … attribuée récompense mon travail acharné.

A) mais – B) met – C) m’est – D) mets

7- Quels mots complètent cette phrase ?

La piste est dégagée, … le brouillard interdit … atterrissage pour l’instant.

A) met / tout – B) mets / tous – C) mais / tout – D) m’est / tous

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B – 2) B – 3) C* – 4) D – 5) A – 6) C – 7) C
* Le verbe est à l’impératif.

La leçon de français (89)

NE PAS CONFONDRE : SENT S’ENSANSC’EN

Règles

Sent, sens : forme du verbe sentir aux trois personnes du singulier du présent de l’indicatif. On écrit sent ou sens quand on peut remplacer par une autre forme du verbe sentir.

Ce lutteur ne sent (sentait) plus la force.

Je ne sens (sentirai) plus ma force.

S’en : contraction de « se en »; « s’ » est la forme idéale du pronom personnel réfléchi « se », et « en » un pronom adverbial. On écrit « s’en » quand on peut remplacer par « t’en » en changeant de personne.

Ce lutteur est fort, il ne s’en aperçoit pas.

Tu es fort, tu ne t’en aperçois pas.

Sans : préposition qui marque l’absence, le manque, la privation. Elle est souvent le contraire de « avec ». On écrit « sans » quand on peut remplacer par « avec », ou « sinon », « en », pour certaines expressions.

C’est un immeuble sans (avec) ascenseur.

Gérald sort de l’eau sans trembler (en tremblant).

C’en : contraction de « ce en »; « c’ » est la forme élidée du pronom démonstratif « ce » et « en » un pronom adverbial attribut.

Vous faites du bruit, c’en est trop.

Exercices

1- Quel(s) mot(s) complète(nt) cette phrase ?

Pourquoi avez-vous rendu votre devoir … le corriger ?

A) sens – B) s’en – C) sans – D) c’en

2- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras ?

Quand je suis en vacances, je me sens libre.

A) adverbe – B) pronom personnel – C) préposition – D) verbe

3- Quels mots complètent cette phrase ?

Soyez … crainte, cette piqûre est indolore : on ne … rien !

A) sans / sent – B) s’en / sens – C) sent / c’en – D) sans / sens

4- Par quel mot peut-on remplacer les mots en gras ?

Venez vite sans quoi vous allez manquer le début du film.

A) sinon – B) pour – C) avec – D) par

5- Quels mots complètent cette phrase ?

La réponse est incorrecte; le professeur ne … … contenter.

A) s’en / peux – B) peut / s’en – C) peut / sans – D) s’en / peu

6- Quelle proposition complète cette phrase ?

Le brouillard est dense, il fait froid : … !

A) ça s’en l’hiver – B) ça sent l’hiver – C) ça sans l’hiver – D) ça sens l’hiver

7- Quels mots complètent cette phrase ?

Bien que … soit fini des moulins à café mécaniques, ma tante … collectionne.

A) sans / se – B) sent / en – C) s’en / y – D) c’en / les

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C* – 2) D – 3) A – 4) A – 5) B – 6) B – 7) D
* Substitution : « … en le corrigeant ? »

La leçon de français (88)

NE PAS CONFONDRE : SE (S’) / CE (C’)

Règles

Se (s’) : pronom personnel réfléchi fait partie d’un verbe pronominal. On peut le remplacer par un autre pronom personnel réfléchi en conjuguant le verbe.

Il se nourrit. Je me nourris. Elle s’avance. Tu t’avances.

Ce : déterminant démonstratif placé devant un nom ou un adjectif. On peut le remplacer par un article :

Ce (le) magasin – Ce (le) grand magasin.

Ce (c’) : pronom démonstratif souvent placé devant les verbes être, devoir, pouvoir, ou un pronom relatif.

Ce sont des produits de qualité. C’est un produit de qualité.

Ce peut (doit) être un produit de qualité. Me reposer, voici ce dont j’ai besoin.

Astuce ! Devant qui, que, dont, pronoms relatifs, on écrit toujours « ce » :

J’ignore ce qui se passe ici. Je ne sais pas ce que tu veux.

Attention ! Le déterminant démonstratif « ce », est parfois renforcé par une particule adverbiale placée après le nom, et reliée à lui par un trait d’union.

Ce matin-, il pleuvait.

Exercices

1- Quels mots complètent cette phrase ?

Après un sauna, les Finlandais … baignent dans l’eau glacée; … choc thermique les fortifie.

A) se / ce – B) se / se – C) ce / ce – D) ce / se

2- Complétez la phrase comme il convient.

Avec … logiciel, on peut … corriger immédiatement; … pratique.

A) ce / ce / s’est – B) ce / se / c’est – C) se / se / s’est – D) ce / ce / c’est

3- Quels mots complètent cette phrase ?

Romuald … régale car … parfait au chocolat, … son dessert préféré.

A) se / ce / c’est – B) se / se / s’est – C) ce / se / c’est – D) ce / ce / s’est

4- Quels mots complètent cette phrase ?

Comme le résultat du test … fait attendre, Dominique … ronge les ongles.

A) ce / se – B) ce / ce – C) se / se – D) se / ce

5- Quels mots permettent de compléter la phrase ?

Quentin … destine au métier d’ingénieur; pour … faire, il sait qu’il doit progresser en mathématiques.

A) se / se – B) se / ce – C) ce / se – D) ce / ce

6- Complétez la phrase comme il convient.

… jeune chanteur, … pourrait être la révélation de l’année.

A) Ce / ce – B) Ce / se – C) Se / ce – D) Se / se

7- Quels mots complètent cette phrase ?

À force de tirer sur … câble, … qui devait arriver arriva; il … rompu !

A) ce / se / c’est – B) ce / ce / c’est – C) se / se / s’est – D) ce / ce / s’est

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) A – 2) B – 3) A – 4) C – 5) B – 6) A – 7) D

La leçon de français (87)

NE PAS CONFONDRE : QUELQUE(S)QUEL(S) QUE QUELLE(S) QUE

Règles

Quelque(s) : déterminant indéfini s’écrit en un mot et s’accorde en nombre.

Il me parle de quelque chose. Il me dit quelques mots.

Quel(les) que : s’écrit en deux mots, un adjectif indéfini attribut et une conjonction de subordination.

Quel que soit le problème, tu le résoudras.

Quel s’accorde avec le sujet qui se trouve après le verbe être (ou devoir être, pouvoir être).

Quelle que soit ta décision, nous la respecterons.

Quelque : adverbe lorsqu’il se trouve placé devant un adjectif; il est alors invariable. On peut le remplacer par un autre adverbe.

Quelque / Aussi mystérieux que soient ces documents, leur secret sera percé.

Astuce ! Pour ne pas confondre l’adverbe et le déterminant placé devant un adjectif, on essaie de supprimer l’adjectif; si la suppression est possible, quelque
est lié au nom, donc il s’accorde.

Quelques (illustre) savants font progresser la science.

Remarque ! Retenons l’orthographe de quelques expressions : en quelque sorte – quelque part – quelque chose – quelque peine à – quelque peu.

Exercice 1

1- Quel(s) mot(s) complète(nt) cette phrase ?

Défaits à la dernière minute, les basketteurs français ont … regrets.

A) quels que – B) quel que – C) quelque – D) quelques

2- Complétez la phrase comme il convient.

Il n’y avait pas dans l’attitude de ces acteurs … affectation; tout était naturel en eux.

A) quelque – B) quelques – C) quel que – D) quels que

3- Quels mots complètent cette phrase ?

… soit l’endroit où tu te trouves, tu es rarement content : … désespérant.

A) Quelque / s’est – B) Quel que / c’est – C) Quelque / c’est

4- Quel(s) mot(s) complète(nt) cette phrase ?

… doive être le prix de cette console, Martial en fera l’acquisition.

A) Quel que – B) Quelque – C) Quelle que – D) Quelques

5- Complétez la phrase comme il convient.

… soit ta performance, ta qualification pour la finale est assurée.

A) Quelque – B) Quel que – C) Quelle que – D) Quelques

6- Complétez la phrase comme il convient.

… soient les causes du réchauffement climatique, nous sommes … concernés.

A) Quel que / tout – B) Quelles que / toutes

C) Quelles que / tous – D) Quelques / tout

7- Quels mots complètent cette phrase ? ?

Les instituts de sondage s’intéressent … des citoyens, quelle qu’elle soit.

A) à l’avis – B) aux avis – C) à l’opinion – D) aux opinions

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) D* – 2) A** – 3) B*** – 4) A**** – 5) C***** – 6) C****** – 7) C*******
* « Quelques » est un déterminant indéfini; accords avec le nom.
** Ici le déterminant est au singulier.
*** « Quel que » s’écrit en deux mots et « quel » s’accorde avec le sujet « l’endroit ».
**** « Quel que » s’écrit en deux mots et « quel » s’accorde avec le sujet « le prix ».
***** « Quelle que » s’écrit en deux mots et « quelle » s’accorde avec le sujet « ta performance ».
****** « Quelles que » s’écrit en deux mots et « quelles » s’accorde avec le sujet « les causes ».
******* Le nom doit être féminin singulier.

La leçon de français (86)

NE PAS CONFONDRE : QUEL(S) QUELLE(S)QU’ELLE(S)

Règles

Quel : adjectif interrogatif ou exclamatif, peut être épithète ou attribut. Il s’accorde donc avec le nom qu’il accompagne.

Dans quel groupe êtes-vous ?
Masculin singulier

Dans quelle classe êtes-vous ?
Féminin singulier

Quels sont ces bruits ? Masculin pluriel

Quelles belles villas ! Féminin pluriel

Qu’elle(s) : contraction de « que elle(s) », un pronom relatif ou une conjonction de subordination, suivis d’un pronom personnel féminin.

La cliente est décidée, voici le modèle qu’elle a choisi.

Éléa et Maria sont satisfaites; les notes qu’elles ont obtenues sont bonnes.

Astuce ! En remplaçant le pronom personnel féminin par le pronom personnel masculin, on entend la différence.

Le client est décidé, voici le modèle qu’il a choisi.

Lucas et Peter sont satisfaits; les notes qu’ils ont obtenues sont excellentes.

Remarque ! Le pronom relatif lequel s’accorde en genre et en nombre avec son antécédent.

Voici les ramequins dans lesquels le serveur apportera les hors-d’œuvre.

Exercice 1

1- Quel mot complète cette phrase ?

… que soit la valeur de cet objet, prenez-en soin.

A) Quel – B) Quelle – C) Qu’elle – D) Quels

2- Complétez la phrase comme il convient.

Nous ignorions … étaient vos intentions pour la sortie du week-end.

A) qu’elles – B) quels – C) quel – D) quelles

3- Complétez la phrase comme il convient.

Laura et Marie ne sont pas encore … ; on pense … ont été retardées;

A) la / quelles – B) là / qu’elles – C) l’a / qu’elles – D) la / quelles

4- Quels mots complètent cette phrase ?

… est le marin qui n’a jamais … le mal de mer ?

A) Quelle / eut – B) Quelle / eu – C) Quel / eu – D) Quel / eut

5- Quels mots complètent cette phrase ?

Les instructions sont … lisibles; il conviendrait … soient précisées.

A) peut / qu’elle – B) peu / qu’elles – C) peut / qu’elles – D) peu / quelles

6- Complétez la phrase comme il convient.

Pour quel … cet acteur américain a-t-il obtenu un Oscar ?

A) films – B) pièce – C) rôle – D) scènes

7- Complétez la phrase comme il convient.

Le livre … sont extraites ces citations a été … au XVIIIe siècle.

A) desquelles / écrit – B) duquel / écrit –

C) lequel / écrites – D) auxquelles / écrites

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) D** – 3) B – 4) C – 5) B – 6) C*** – 7) B****
* « Quelle » est un adjectif indéfini attribut qui s’accorde avec le sujet du verbe « la valeur ».
** « Quelles » est un adjectif indéfini attribut qui s’accorde avec le sujet du verbe « vos intentions ».
*** C’est le seul nom masculin singulier.
**** RAPPEL : le pronom relatif « duquel » s’accorde en genre et en nombre avec son antécédent, ici masculin singulier.

La leçon de français (85)

NE PAS CONFONDRE : QUAND – QUANT – QU’EN

Règles

Quand : conjonction de subordination, peut être remplacé par lorsque.

Quand (Lorsque) j’aurai un moment de libre, je classerai mes photos.

Quand : adverbe, peut être remplacé par à quel moment.

Quand (À quel moment) serez-vous en vacances ?

Quant : préposition, peut être remplacé par en ce qui concerne, pour (ma) part :

Léo parle espagnol, quant à moi (pour ma part), j’apprends l’allemand.

Qu’en : peut se décomposer en « que en ».

Le « qu’ » est une conjonction de subordination élidée, un pronom interrogatif élidé ou la deuxième partie d’une locution adverbiale de restriction. Le « en » est un pronom personnel ou une préposition.

Le plombier pensait qu’en une heure il aurait terminé.

Ce problème n’est simple qu’en apparence.

Attention ! Lorsqu’on doit choisir entre « quand » et « quant », la liaison peut nous induire en erreur. En effet, lorsque « quand » est suivi d’une voyelle, la liaison est en « t ».

Quand (t)il marche vite. Quand (t)arrivent les premiers froids…

Exercices

1- Quel(s) mot(s) complète(nt) cette phrase ?

Nous partirons … la pluie aura cessé définitivement.

A) quand – B) quant – C) qu’en

2- Complétez la phrase comme il convient.

Ces logiciels sont d’un emploi facile; … à ceux-là, ils sont réservés aux spécialistes en informatique.

A) quand – B) quant – C) qu’en

3- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras ?

Quand la barrière de péage se lèvera, le poids lourd pourra passer.

A) adverbe – B) préposition

C) conjonction de coordination – D) conjonction de subordination

4- Par quels mots peut-on remplacer les mots en gras ?

Ce n’est qu’en s’exerçant que l’on peut devenir un virtuose du violon.

A) que si l’on s’exerce – B) quand on joue – C) quant à l’entraînement

5- Complétez la phrase comme il convient.

Lila prend connaissance de ses messages; … à la publicité, elle ne la regarde pas un instant.

A) quand – B) quant – C) qu’en

6- Quel(s) mot(s) complète(nt) cette phrase ?

Bien … difficulté, la navigatrice maintient fermement le cap.

A) quand – B) quant – C) qu’en

7- Par quel(s) mot(s) peut-on remplacer les mots en gras ?

Les benjamins ont terminé troisièmes; en ce qui concerne les minimes, ils ont remporté le tournoi de handball.

A) quand les – B) quant aux – C) qu’en aux

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) A – 2) B – 3) D – 4) A – 5) B – 6) C – 7) B

La leçon de français (84)

NE PAS CONFONDRE : EUS – EUT – EÛT / FUS – FUT – FÛT

Règles

Les verbes avoir et être ont des formes homophones à l’indicatif, au conditionnel et au subjonctif.

Il faut écrire « eut », « eus » ou « fut », « fus » quand on peut remplacer ces formes par « eurent » ou « furent » au pluriel. C’est le passé simple ou le passé antérieur.

Dès qu’elle fut dans la cuisine, Gaëlle prépara le repas.

Dès qu’ils furent dans la cuisine, ils préparèrent le repas.

Il faut écrire « eût » ou « fût » quand on peut remplacer ces formes par « ayons » ou « soyons » en changeant de personne et de temps. C’est le conditionnel passé 2e forme, l’imparfait ou le plus-que-parfait du subjonctif.

Il serait bon que Gaëlle eût égoutté les haricots avant de les réchauffer.

Il serait bon que nous ayons égoutté les haricots avant de les réchauffer.

Attention ! Il existe un autre homophone de « eut » et « eût », c’est le participe passé de, avoir : « eu ».

Pour le distinguer, on essaie de changer de verbe, on entend alors la différence.

Lorsqu’il a eu / pris froid, Karl a mis une parka.

Exercices

1- Quel verbe complète cette phrase ?

Le savant tenait à ce que sa découverte … publiée dans les meilleurs délais.

A) fus – B) fut – C) fût – D) eût

2- Complétez la phrase comme il convient.

Au plus fort de la tempête, le marin … victime d’une avarie.

A) fus – B) fut – C) fût – D) eut

3- À quels temps les verbes en gras sont-ils conjugués ?

Le spectacle a tenu toutes ses promesses; le public en eut pour son argent.

A) passé simple de l’indicatif / passé simple de l’indicatif

B) passé composé de l’indicatif / imparfait du subjonctif

C) plus-que-parfait de l’indicatif / plus-que-parfait du subjonctif

D) passé composé de l’indicatif / passé simple de l’indicatif

4- Quels verbes complètent cette phrase ?

Lorsque Léonie …, tu … tes affaires et tu la … .

A) eut téléphoné / pris / rejoignis

B) avait téléphoné / eût pris / rejoignis

C) eût téléphoné / pris / rejoignis

D) téléphona / prit / rejoignit

5- Complétez la phrase comme il convient.

Bien que William … sa capuche, je le … immédiatement.

A) eut rabattu / reconnus – B) eût rabattu / reconnus

C) avait rabattu / reconnut – D) aurait rabattu / reconnais

6- Quels verbes complètent cette phrase ?

Après qu’il … son clignotant, le conducteur … à gauche.

A) eût mis / tourna – B) aurait mis / a tourné

C) eut mis / tourna – D) eût mis / a tourné

7- Complétez la phrase comme il convient.

Quand tu … au vestiaire, tu … toutes tes équipières.

A) fut arrivée / retrouvas – B) fût arrivée / retrouvas

C) fus arrivée / retrouvas – D) fût arrivée / aurait retrouvé

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C* – 2) B** – 3) D – 4) A – 5) B*** – 6) C**** – 7) C*****
* Un passage par le présent indique le subjonctif : « … à ce que sa découverte soit publiée ». Il s’agit donc de l’imparfait du subjonctif.
** Un passage par le présent indique l’indicatif : « … le marin est victime d’une avarie ». Il s’agit donc du passé simple de l’indicatif.
*** On opère un changement de temps pour trouver les bons modes : « Bien que William ait rabattu sa capuche, je le reconnais… ».
**** RAPPEL : après la locution « après que », on met le verbe à l’indicatif.
***** Les deux verbes sont à l’indicatif : « Quand tu arrives au vestiaire, tu retrouves tes équipières. »

La leçon de français (83)

PRÉSENT DE L’INDICATIF OU PRÉSENT DU SUBJONCTIF ?

Règles

Au présent de l’indicatif et au présent du subjonctif les formes du singulier sont homophones pour certains verbes du 3e groupe.

On sait que tu cours vite. On doute que tu coures vite.

Pour ne pas les confondre, il faut :

– se rapporter au sens de l’action

– ou remplacer la personne par une du pluriel :

On sait que vous courez vite. Indicatif

On doute que vous couriez vite. Subjonctif

– ou employer un autre verbe du 3e groupe pour lequel on entend la différence :

On sait que vous faites vite. Indicatif

On doute que vous fassiez vite. Subjonctif

Attention ! Aux deux premières personnes du pluriel du présent du subjonctif, il ne faut pas oublier le « i » de la terminaison pour les verbes du 1er groupe en « -yer », « -ier », « -iller », « -gner » (et pour quelques verbes du 3e groupe).

Il faut que nous pliions les feuilles en quatre.

Il est rare que nous voyions des vipères.

Exercices

1- Quel verbe complète cette phrase ?

Il y a peu de chances pour qu’Ariel …, et pourtant c’est la vérité.

A) crois – B) croies – C) croie – D) croit

2- Complétez la phrase comme il convient.

Il est certain que le lièvre … plus vite que la tortue.

A) coure – B) cours – C) coures – D) court

3- Quels verbes complètent cette phrase ?

Je … que Gabriel … tous les produits laitiers de son alimentation.

A) sais / exclut – B) sais / exclue – C) savait / exclus – D) saurai / exclues

4- À quels temps les verbes en gras sont-ils conjugués ?

Le chef de chantier se réjouit que M. Perron puisse conduire.

A) présent de l’indicatif / présent du conditionnel

B) présent de l’indicatif / présent du subjonctif

C) futur simple de l’indicatif / présent de l’indicatif

D) présent du subjonctif / présent de l’impératif

5- À quels temps les verbes en gras sont-ils conjugués ?

J’aimerais que vous me rapportiez un perroquet d’Amérique du Sud

A) future simple de l’indicatif / imparfait de l’indicatif

B) présent du conditionnel / présent du subjonctif

C) imparfait de l’indicatif / présent du conditionnel

D) présent du subjonctif / présent de l’indicatif

6- Quels verbes complètent cette phrase ?

Le notaire … à ce que le testament … le nom de tous les héritiers.

A) tient / inclut – B) tenait / inclut – C) tient / inclue – D) tiendra / inclura

7- Complétez la phrase comme il convient.

Le transformateur …; eh bien, que l’électricien … le nécessaire.

A) sautera / fait – B) avait sauté / fait – C) saute / fasse – D) a sauté / fasse

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C* – 2) D** – 3) A*** – 4) B – 5) B – 6) C**** – 7) D
* On change pour un verbe dans lequel on entend la terminaison du subjonctif : … pour qu’Ariel me dise … ».
** Le changement de verbe : « … que le lièvre va plus vite … ».
*** Le changement de verbe : « … que Gabriel prend… » fait apparaître le subjonctif.
**** Le changement de verbe : « … à ce que le testament comprenne … » fait apparaître le subjonctif.

La bataille du français

Titre réaliste même si c’est d’un illogisme avoué, principalement au Québec. Nous sommes encore et toujours à vivre le déclin de la langue française chez nous.

Alors que, textuellement on devrait écrire des anglicismes ou mots anglais en italique dans un écrit français, on peut compter sur les cinq doigts d’une main ceux qui l’appliquent.

Les raisons sociales s’anglicisent, les expressions font aussi de même, bref, dans ce pays supposément bilingue, le bilinguisme est anglais, du pôle Nord au Mexique et de l’océan Atlantique au Pacifique. De quoi accouchera le gouvernement de la CAQ dans son projet de renforcer le français au Québec. Montréal est devenu Toronto dans son langage, comme ville bilingue anglaise.

Mais des défenseurs de la langue française se font de plus en plus rares. Beaucoup ont abdiqué, d’autres ont pris la nouvelle tendance, alors que le reste s’en fout. Mais il en reste un que j’admire; Gilles Proulx ! Son dernier article dans le Journal de Montréal du 6 février dernier exprime très bien ma pensée. C’est ce que je vous propose comme lecture aujourd’hui.

REGAGNER MONTRÉAL OU MOURIR

À Montréal, la langue commune n’existe plus. Ou plutôt, oui, elle existe. Ce n’est toutefois plus le français…

La CAQ a beaucoup parlé d’identité. Ça été payant pour elle avec 60 % d’appuis, selon les derniers sondages. En se faisant frileuse avec la langue, elle donne toutefois à ses adversaires antinationaux l’occasion d’une Renaissance. Ceux-ci misent sur toute la pourriture du fait français et sur le grand effondrement culturel des francophones… que la CAQ ne semble pas en voie d’empêcher.

La « grosse pointure » Nathalie Roy n’a rien fait pendant un an avec ce dossier; son remplaçant, Simon Jolin-Barrette, paraît tout aussi inerte.

Si l’anglicisation continue dans les raisons sociales, dans les sociétés d’État qui bafouent la loi 101, dans la musique de 95 % des commerces et jusque dans les cégeps gaspésiens qui ouvrent un campus à Montréal pour angliciser le cœur du Québec, la CAQ perdra le pouvoir dans trois ans, sinon dans sept ans, quand sa base électorale se sera « dissoute ».

RÉSIGNATION

Dimanche matin dernier, je vais au supermarché près de chez moi. J’y suis accueilli par de la musique anglo-américaine avec une chanteuse qui lyre… Les boîtes sont placées sur les étagères de manière à exposer leur côté anglais.

Les employés gênés m’expliquent qu’ils n’y peuvent rien. Ils se sont fait dire d’exposer les mots anglais parce que beaucoup de clients ne parlent pas le français. Quant à la musique, c’est une transmission centrale pour les succursales de leur chaîne. Ils se résignent : on est à Montréal.

AU-DELÀ DE LA LAÏCITÉ

Je veux bien que la laïcité soit importante, mais la vraie valeur fondatrice du Québec, celle qui peut tout rassembler, le passé et le futur, les générations et les identités, c’est le français !

La CAQ ne le sait peut-être pas, mais avec ce dossier, elle tient l’avenir du Québec dans ses mains… Elle va probablement le laisser tomber par terre et le briser.

La leçon de français (82)

PARTICULARITÉS DE VERBES DU 1ER GROUPE : VERBES EN « -ELER » ET « -ETER »

Règles

La plupart des verbes en « -eler » et « -eter » doublent le « l » ou le « t » devant les terminaisons débutant par un « e » muet.

– présent de l’indicatif : Cette musique vous ensorcelle.

– futur simple de l’indicatif : Tu jetteras tes vieux jouets.

– présent du conditionnel : Nous feuilletterions ce journal.

– présent du subjonctif : Il faut que tu étiquettes tes cahiers.

– présent de l’impératif : Épelle tous les mots.

Quelques verbes en « -eler » et « -eter » prennent un accent grave sur le « e » qui précède le « l » ou le « t ».

– Présent de l’indicatif : Je pèle les pommes.

– futur simple de l’indicatif : Il gèlera cette nuit.

– présent du conditionnel : Vous achèteriez volontiers ce bijou.

– présent du subjonctif : Il faut qu’on démantèle cette cabane.

– présent de l’impératif : Ne furète pas partout.

Liste des principaux verbes qui prennent un accent grave : peler – geler (et ses composés) – écarteler – marteler – celer (et ses composés) – modeler – démanteler – acheter – crocheter – ciseler – haleter – fureter.

Exercices

1- Quelle terminaison complète le verbe en gras ?

Lorsqu’il fait un discours, le maire mar… ses mots pour mieux convaincre.

A) telais – B) tèle – C) telle – D) tèleras

2- Complétez les verbes en gras comme il convient.

Si cette revue me donn… satisfaction, je renou… mon abonnement.

A) ait / vellait – B) eras / velais – C) e / vellerai – D) es / velais

3- Quelle terminaison complète le verbe en gras ?

En quelques minutes, le mécanicien dé… la panne.

A) cèles – B) celles – C) cellais – D) cèlera

4- Complétez les verbes en gras comme il convient.

Si je le pou…, je n’ach… que des produits sans pesticides.

A) rrai / etterais – B) vais / èterais – C) rait / etais

5- À quel temps le verbe en gras est-il conjugué ?

À la remise de son prix, des larmes de joie ruisselleront sur les joues de l’actrice.

A) présent de l’indicatif – B) présent du conditionnel

C) futur simple de l’indicatif – D) présent du subjonctif

6- Complétez le verbe en gras comme il convient.

Autrefois, les cochers att… les chevaux aux fiacres, les ancêtres des taxis !

A) elait – B) elaient – C) ellaient – D) èlaient

7- Quelle terminaison complète le verbe en gras ?

Dans les contes, la méchante fée ensor… les enfants désobéissants.

A) celles – B) celle – C) celais – D) cèleras

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) C** – 3) D*** – 4) B**** – 5) C – 6) B***** – 7) B
* Il faut se référer à la liste des verbes qui prennent un accent grave au lieu de doubler la consonne.
** Le second verbe doit être conjugué à la 1re personne du singulier; la seule réponse qui convienne respecte la concordance des temps : présent de l’indicatif dans la subordonnée et futur simple dans la principale.
*** RETENEZ : le verbe « déceler » prend un accent grave.
**** Le verbe, très courant, « acheter » prend un accent grave.
***** La terminaison de l’imparfait ne débute pas par un « e » muet; on ne double pas la consonne.