Voitures électriques; données intéressantes

Dans son édition du 29 janvier dernier, à la section Auto de La Presse+, Alain McKenna y allait d’une analyse intéressante de la voiture électrique. On peut dire que la voiture électrique est apparue au Québec en 2011. En tout cas, je conduis une Chevrolet Volt 2013 et cette voiture n’a jamais cessé de m’impressionner. En fait, si j’avais à refaire le même choix, je n’hésiterais pas une seule seconde.

Lorsque j’ai trouvé cet article, j’ai voulu connaître les données disponibles quelques années plus tard. C’est ce que je veux partager avec vous et peut-être vous éclairer et peut-être répondre à vos questions sur le présent mais surtout l’avenir de cette technologie.

Voitures électriques

COMMENT SE BRANCHER SUR LE BON VÉHICULE

Ne vous demandez pas si votre prochain véhicule sera électrique ou à essence. Demandez-vous plutôt quel sera votre prochain véhicule, puis trouvez la motorisation appropriée. C’est la meilleure façon de faire le bon choix, selon l’Institut du véhicule innovant de Saint-Jérôme, qui vient de publier une troisième édition plus étoffée et plus complète de son guide Branchez-vous, pour choisir un véhicule rechargeable qui répond à vos besoins.

CHOISIR UN VÉHICULE QUI RÉPOND VRAIMENT À VOS BESOINS

Le véhicule qui correspond à vos besoins est-il à essence ou électrique ? Question importante, mais pas la première à vous poser, selon Stéphane Pascalon, porte-parole de l’Institut du véhicule innovant (IVI) pour la troisième édition du guide Branchez-vous. Nous lui en avons donc posé quelques-unes pour mieux comprendre.

QUEL EST L’OBJECTIF DE LA TROISIÈME ÉDITION DE VOTRE GUIDE?

Nous souhaitons que les gens cessent de considérer les véhicules électriques à part des véhicules à essence. Que leur première considération ne soit pas « électrique ou à essence? », mais qu’ils trouvent le bon type de véhicule, et qu’ensuite ils fassent le choix entre les motorisations : à essence, hybride ou électrique.

LE PRINCIPAL FREIN À L’ACHAT D’UNE VOITURE ÉLECTRIQUE EST GÉNÉRALEMENT LA CRAINTE D’UNE TROP COURTE ÉCONOMIE. COMMENT CONTOURNER CE PROBLÈME?

Globalement, nos besoins en autonomie sont largement surévalués. Dans la majorité des cas, selon les statistiques que possède l’industrie automobile, 80 km d’autonomie ou plus est amplement suffisant pour passer la journée. Ensuite, il faut réaliser que 90 % du temps, on chargera sa voiture tous les jours, au bureau ou à la maison, contrairement aux véhicules à essence qui sont conçus pour un plein hebdomadaire.

Les nouveaux modèles électriques ont une autonomie d’au moins 200 km, même l’hiver, ce qui est encore mieux. En fait, il n’y a plus vraiment de raison d’avoir un deuxième véhicule à essence dans l’entrée quand on peut acheter une voiture électrique à un prix relativement raisonnable.

JUSTEMENT, QUAND LES VÉHICULES ÉLECTRIQUES SERONT-ILS PLUS ABORDABLES?

Il y en a déjà plusieurs qui le sont. En moins de 20 000 km, soit un peu moins d’un an d’utilisation, dans bien des cas, on a déjà amorti la prime à l’achat pour la technologie. C’est le cas pour la Chevrolet Volt, par exemple. Les premiers véhicules électriques ont été mis en marché il y a cinq ou six ans, ce qui représente un marché d’occasion intéressant aujourd’hui. Et les gens qui changent de voiture tous les trois ou quatre ans et qui disent ne pas avoir les moyens d’acheter une voiture électrique, ce n’est pas très logique…

POUR PLEIN DE RAISONS RATIONNELLES OU AUTRES, LES ACHETEURS SE RUENT MASSIVEMENT VERS LES PETITS VUS PLUS QUE VERS LES VOITURES, EST-CE QU’UN VUS TOUT ÉLECTRIQUE SERAIT LA SOLUTION À TOUS LES PROBLÈMES?

On verra bien, puisque les Hyundai Kona et Kia Niro électriques s’en viennent au Canada. Mais là aussi, on a tendance à exagérer nos besoins. On pense qu’il vaut mieux économiser en achetant une voiture plus abordable pour un usage quotidien autour de la maison, et emprunter ou louer un plus gros véhicule quand on en a besoin ensuite pour aller visiter la famille en Gaspésie.

LA VOITURE ÉLECTRIQUE ICI ET AILLEURS

Alors qu’ils ne représentent que 1,4 % du marché canadien, les véhicules électriques et hybrides comptent déjà pour 3,7 % du marché chinois, et pour plus d’un véhicule sur deux vendus en Norvège. Voici comment ces deux influents marchés comptent gérer cette popularité grimpante et comment le Canada pourrait s’en inspirer.

Norvège

« Pour la première fois, notre marché des carburants fossiles est passé sous la barre des 50 % [48 %]. Personne d’autre n’est près d’y arriver », résumait Oeyvind Solberg Thorsen, directeur de la Fédération routière de la Norvège (OfV), au début janvier, alors que son organisme publiait les plus récentes statistiques sur le secteur automobile norvégien. L’ironie, c’est que la Norvège est l’un des plus grands exportateurs de pétrole. L’État scandinave espère éliminer les ventes de moteurs thermiques d’ici 2025, mais envisage néanmoins de mettre la pédale douce sur certains privilèges accordés aux voitures électriques, qui encombrent par exemple les corridors réservés aux autobus. L’exemption des péages pour les voitures qui circulent dans Oslo pourrait être éliminée d’ici 2020. Les bornes publiques, déjà deux fois plus coûteuses à utiliser que les bornes résidentielles, pourraient aussi voir leurs tarifs augmenter.

Chine

Il s’est vendu 579 000 véhicules électriques ou hybrides en Chine en 2017, une hausse de 72 % par rapport à l’année précédente. C’est plus de la moitié des ventes mondiales (1,19 million). Ça explique deux choses : l’empressement des grands constructeurs à mettre en marché des véhicules électriques répondant aux critères du marché chinois avant tout, et une crainte que la fin de la généreuse aide fédérale à l’achat de ces véhicules, prévue dans les prochains mois, mène certains de ces constructeurs à ralentir la cadence de mise en marché. « L’année 2018 risque de décevoir, les fabricants vont probablement repousser leurs lancements à 2019, quand un nouveau système de crédit sera mis en place pour les véhicules électriques par le gouvernement chinois », explique Janet Lewis, analyste automobile pour la firme Macquarie.

Canada

La demande mondiale plus élevée que prévu en 2017 et une production au ralenti pour 2018 signifient qu’on verra probablement une offre réduite de véhicules électriques dans les marchés secondaires, comme le Canada, ajoute Macquarie. « En plus, la cadence prend du retard, comme on l’a vu avec Tesla, dont les cibles de production de 5000 exemplaires par semaine pour la fin 2017 ont été repoussées à la fin 2018 », ajoute-t-elle. La firme australienne estime tout de même que la demande pour des véhicules électriques pourrait représenter 5 % du marché en 2022 seulement.

UN AMORTISSEMENT QUI RAPPORTE

Après combien de kilomètres un véhicule électrique devient-il économiquement avantageux ? Probablement moins que vous ne le pensez, si on se fie aux chiffres de l’IVI. Voici quelques exemples.

Ford Focus Electric :
Son autonomie de 185 km est attrayante, pour une voiture compacte pouvant accueillir cinq passagers, et à un prix de détail qui, comparativement à une Ford Focus à essence similaire, génère des économies après 2380 km seulement.

Honda Clarity :
La nouvelle venue dans le marché des hybrides branchables propose 76 km électriques par charge, et nécessitera 14 988 km d’utilisation avant de générer des économies à la pompe.

Chevrolet Volt :
Pas surprenant que ce véhicule hybride branchable connaisse un grand succès au Québec : la prime exigée pour hériter d’une autonomie électrique variant entre 65 et 85 km par charge, avant d’avoir à solliciter la cylindrée, s’amortit en 18 703 km, soit un peu moins d’un an d’utilisation pour l’automobiliste moyen.

Chrysler Pacifica Hybrid :
L’étonnante fourgonnette de Chrysler parcourt tout près de 50 km par charge, et peut transporter jusqu’à sept passagers. Son prix de détail somme toute élevé s’amortit en 64 312 km, selon l’Institut du véhicule innovant, soit environ trois ans d’utilisation, si on le compare au prix d’une Pacifica à moteur thermique seulement.

Tesla Model X :
Vous voulez vous gâter et vous offrir un modèle de véhicule électrique iconique comme le Model X ? Étirez son utilisation au-delà des 182 689 km et vous aurez du même coup fait une aubaine!

Vous en pensez quoi ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s