La pédophilie au sein de l’Église catholique

Il fallait bien choisir un dimanche pour parler de la religion catholique. Je me souviens très bien de mon enfance alors que le jour du Seigneur était sacré. Il nous fallait assister à la messe.

J’ai aussi été servant de messe de 7 ans à 14 ans et le dix sous que nous donnait chacune des messes était mis dans une banque pour nous permettre de profiter d’un séjour en montagne en août. Des prêtres nous accompagnaient et en aucun temps, nous avions à subir des attouchements sexuels.

Cependant, des rumeurs faisaient circuler le contraire. J’ai toujours trouvé bizarre que les religieux et religieuses ne puissent se marier. Pourtant, les ecclésiastiques y allaient de « sages » conseils envers les futurs mariés.

Depuis les 20 dernières, le chat est sorti du sac, et les dénonciations d’abus sexuels sont tellement nombreuses, que l’Église catholique fait face à un fléau. Honteusement, l’Église catholique a tout fait pour cacher la vérité.

Hier, alors que le Vatican tient son sommet sur la lutte à la pédophilie dans ses rangs, je suis tombé sur l’article de Denise Bombardier, dans le Journal de Montréal, qui traitait de ce dossier épouvantable. Voilà le texte que je vous propose de lire aujourd’hui.

SCANDALE AU VATICAN Denise Bombardier

Selon le cardinal Marc Ouellet, toutes les paroisses du monde, toutes les conférences épiscopales, tous les diocèses seraient souillés par des affaires d’abus sexuels. « Les chiffres qu’évoque le Québécois devant moi sont affolants, » écrit Frédéric Martel dans Sodoma, un ouvrage édité chez Robert Laffont et sorti jeudi. C’est un portrait insoutenable de la vie au sein du Vatican.

Je l’ai lu dans l’avion me ramenant de Paris. Nous volions à 35 000 pieds d’altitude, mais plongée dans le livre, j’avais le sentiment d’être à 35 000 pieds sous terre, dans les abysses de la nature humaine.

Le sociologue français, Frédéric Martel, gai et incroyant, a consacré quatre ans à cette enquête qui dévoile l’ampleur insoupçonnée de l’influence des homosexuels au Vatican.

Une majorité de cardinaux, d’évêques et de clercs sont gais, affirme l’auteur. Paradoxalement, ils mènent le combat homophobe de l’Église. Ce sont eux aussi qui sont contre la pilule, le divorce, l’usage du préservatif et pour le célibat des prêtres.

CULTURE DU SECRET

« Dans la majorité des affaires d’abus sexuels, écrit l’auteur, se trouvent des prêtres et des évêques qui protègent les agresseurs en raison de leur propre homosexualité et par peur qu’elle puisse être révélée en cas de scandale. » En clair, ils protègent la culture du secret.

Le cardinal Ouellet, haut placé au Vatican, est le seul Québécois rencontré par l’auteur. Il peint un tableau terrifiant des abus sexuels dans l’Église. Comme tant d’autres prélats, il est entouré de collaborateurs gais, affirme Martel.

L’auteur a rencontré des cardinaux et des évêques qui, sachant qu’il était de « la même paroisse » qu’eux, ont accepté volontiers de le recevoir. Certains ont même tenté de le séduire.

Des lecteurs naïfs ne survivront pas aux descriptions des exactions commises par ces hommes de Dieu, drapés dans des vêtements luxueux, portant des croix en or massif et des anneaux rehaussés de pierres précieuses qu’ils font baiser aux « brebis » qui les entourent. C’est peu dire que le luxe et la luxure font bon ménage et que derrière ces parangons de moralité se cachent des êtres à l’immoralité perverse.

PÉCHÉ MORTEL

En lisant l’ouvrage, je pensais à tous les Québécois élevés dans l’eau bénite, traumatisés pas l’obsession du péché mortel, surtout celui du sexe. Des Québécoises à qui on imposait du haut de la chaire de ne pas limiter les naissances et qu’on éduquait au dégoût du sexe.

Sodoma, qui porte bien son nom, a de quoi révulser les homosexuels visés par l’homophobie de l’Église et pas les divorcés écartés comme eux des sacrements.

S=Dans la hiérarchie vaticane, on pratique une double vie, assuré d’être protégé par la culture du secret qui y règne. L’auteur décrit des prélats qui le soir, vont draguer de jeunes prostituées – souvent des réfugiés – à la gare de Rome-Termini. Leurs confidences ont été recueillies par Martel.

L’on sort écœuré et triste de ce livre qui expose enfin au grand jour les comportements de ces représentants du Christ <a qui les catholiques confient leur âme, Quelle imposture !

Malheur à ceux-là par qui le scandale arrive !

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