La lune de miel a-t-elle déjà existé ?

À la lumière du dernier sondage Angus Reid et surtout à la lecture des données, on peut constater que le reste du Canada nous hait, pas à peu près. Pourtant en 1980 et en 1995, ils agitaient les nombreux drapeaux du Canada en nous exprimant leur amour, et de rester ensemble dans ce grand Canada. Et nous nous sommes fait prendre deux fois à ce petit jeu d’hypocrites.

La dernière débandade du PQ aux dernières élections est une preuve sans équivoque que le fait d’avoir mis de côté son option souverainiste a été désastreuse. Depuis plusieurs années je le dis; ce ne sera pas le Parti québécois qui fera la souveraineté un jour, mais bien un autre parti nationaliste comme la CAQ actuelle. Nous n’aurons pas le choix d’y accéder un jour, puisque le Canada ne nous veut pas. Voilà !

La blogueuse Lise Ravary a déjà écrit un article intéressant dans les pages du Journal de Montréal en janvier dernier sur le sujet, et c’est ce que je me propose de partager avec vous.

CANADA-QUÉBEC : C’EST TERMINÉ Lise Ravary

Pendant que le Parti québécois cherche son souffle. Les Canadiens nous annoncent, via un sondage Angus Reid, qu’ils ne nous aiment pas. Plus on se déplace vers l’ouest, pire c’est.

L’amour des provinces des Prairies – Alberta, Saskatchewan et Manitoba – pour le Québec oscille entre 1% et 3%. Il semble même que 81% des Albertains perçoivent les Québécois comme étant hostile. L’amalgame « pétrole sale et péréquation » n’a pas agrandi notre cercle d’amis dans la confédération.

Je n’arrive pas à expliquer précisément ce sentiment qui m’habite depuis les élections du 1er octobre, mais j’ai l’impression que nous sommes en train de remettre la table pour un retour de la souveraineté dans le paysage politique. Nous l’avons peut-être enterrée trop tôt.

Elle pourrait renaître en version 2.0, moins revancharde. Les traîtres et les fédérastes, ça suffit. Le mépris canadien aussi.

C’EST CHIEN

Mon expérience du Canada anglais est tout autre, mais les temps changent. Il ne comprend ni ne respecte notre vision du monde, en commençant par la laïcité.

Pour les anglophones, y compris du Québec, l’interdiction des signes religieux est un geste raciste, et non pas la simple concrétisation de la séparation de l’Église et de l’État.

De notre côté, nous sommes rebutés par la sacralisation par le Canada anglais de la Charte des droits, dont voici un exemple ahurissant.

Hier, un avocat de Colombie-Britannique a invoqué l’article 8 de la Charte portant sur les perquisitions abusives pour faire acquitter un homme en possession de 27 500 comprimés de fentanyl. La chienne renifleuse de la police, Doodz, gênée par la chaîne de trottoir, n’a posé qu’une fesse par terre pour indiquer la présence, pourtant confirmée, de la drogue dans la camionnette. Il faut deux fesses sur le sol, paraît-il.

Plus le temps passe, moins nous avons de choses en commun.