Réalité et fiction

La Une

D’entrée de jeu, loin de moi l’idée de critiquer les soins de santé dans les hôpitaux du Québec.

Ma conjointe doit subir une chirurgie d’un jour et c’était hier qu’elle avait ses rendez-vous préopératoires à l’hôpital Charles-LeMoyne. Je l’accompagnais.

LA RÉALITÉ

Premier constat, y a du monde à la messe. Les stationnements affichent complet et à l’intérieur du centre hospitalier, c’est animé. Au guichet pour aller chercher votre carte d’hôpital, la file d’attente est d’au moins une quinzaine de personnes qui font le pied de grue. Pourquoi n’y installe-t-on pas quelques chaises pour que la file puisse s’asseoir ? La population est vieillissante n’est-ce pas ?

On prend l’élévateur pour se rendre au sixième. Les patients alités, les fauteuils roulant… On remplit la petite cage rapidement. Arrivés, le long corridor pour les électrocardiogrammes, des chaises sont disposées de part et d’autre et occupées, laissant peu d’espace au centre. Des boîtes de fournitures médicales s’empilent à quelques endroits, probablement faute d’espace.

Après avoir visité les deux nouveaux centres hospitaliers universitaires et ultra modernes de Montréal, le CUSM et le CHUM, on se rend bien compte que les autres hôpitaux, dont certains datent d’une soixantaine d’années sinon plus, affichent une vétusté évidente. Les temps ont changé physiquement mais pas les lieux ou un peu avec des annexes récemment construites. Et avec la masse de patients, d’employés et d’accompagnateurs, la ruche est en effervescence et on n’est pas très loin de la boîte de sardines.

LA FICTION

Je ne sais pas si vous écoutez les émissions étrangères de docteurs, genre Hôpital Amsterdam, Le Bon docteur et DOC, mais c’est là que la fiction apparaît. Les hôpitaux sont récents et vastes avec de grandes esplanades. Les couloirs sont libres et le personnel relaxe, bien habillé, coiffé, maquillé. La situation exceptionnelle au point où on est heureux d’y séjourner.

Les urgences, pas d’attente. Les paramédicaux arrivent et immédiatement le patient est pris en charge, examiné, médicamenté et installé confortablement. Pas de civières stationnées, occupées et en attente depuis des lunes. Les draps des lits sont propres, pas froissés et même les patients ont bonne mine.

C’est le nec plus ultra. Quand le diagnostic est enfin trouvé, ce ne sont pas un ou deux médecins qui vous annoncent la nouvelle, mais bien trois. Ils prennent le temps de bien vous expliquer tous les tenants et aboutissants de votre pathologie.

En fait, ces séries nous brossent un portrait de ce que devrait être un hôpital dans son idéal. Hélas, c’est de la poudre aux yeux et souvent, à la blague, je dis à ma conjointe que c’est là que je veux recevoir des soins. Ça devrait être bon pour, le moral, non ? La convalescence est moins pénible.

Au cours des deux dernières années, j’ai dû faire de courts séjours dans deux hôpitaux de la Floride, et ce qui m’a surtout frappé, ce sont les couloirs qui sont complètement libres. Déjà cet état de fait est remarquable et ordonné. Ça dégage une impression de tranquillité, d’apaisement.

ON EST BIEN CHEZ NOUS QUAND MÊME

Quant aux soins, le Québec n’a rien à envier à ce qu’il se fait ailleurs. Nos professionnels en santé sont excellents et le personnel médical, hautement qualifié. Je voulais simplement partager avec vous les différences entre la réalité et la fiction. Comme on dit, c’est toujours plus beau chez le voisin, jusqu’au moment où on en sait un peu plus sur lui.


119e jour de l’année

Vendredi, 29 avril 2022

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE DE LA DANSE


À la douce mémoire de…

CLAUDE JASMIN 1930-2021, prolifique auteur québécois.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Pierre Guindon

Bon anniversaire !


On jase là…

On apprenait ce matin que Charles Émond, le PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec, notre bas de laine à tous, a gagné 1 millions $ de plus en 2021, qu’en 2020 où il gagnait déjà 3,5 millions $ et ce, malgré la pandémie. Une formidable augmentation salariale de 33 %. Wow et re-wow !!!

Vous vous souvenez, cette pandémie qui a ruiné beaucoup de personnes ? Il y en a pour qui ça été plus facile que d’autres, monétairement parlant. L’écart entre la richesse et la pauvreté s’accentue. La classe moyenne ? Quossé ça ??? Ça n’existe plus depuis longtemps. La pente est toujours descendante.


Pensée et citation du jour

La possibilité de faire des choix est la seule chose capable de donner de la dignité à un être humain.

Karlheinz Stockhausen


Ça s’est passé un 29 avril…

(1945) Les troupes américaines libèrent 32 000 prisonniers du camp de concentration nazi de Dachau. Lorsque les soldats américains pénétrèrent dans le camp, ils furent confrontés à des scènes d’horreur : prisonniers dans un état de maigreur épouvantable, fosses communes où étaient entassés des corps déchiquetés. Certains soldats américains furent tellement écœurés qu’ils tirèrent à bout portant sur les officiers chargés du camp.

(1991) Le passage à tabac d’une incroyable violence n’est peut-être pas un cas isolé à Los Angeles mais cette fois, George Holliday, un habitant du quartier où se déroulent les faits filme la scène. La séquence dure au total neuf minutes et 20 secondes, mais la minute quarante-trois secondes montrant les agressions physiques des policiers extraite de cet enregistrement vidéo fera le tour des télévisions du monde entier provoquant une vague d’indignation générale.

Quand un jury blanc acquitte les quatre policiers le 29 avril 1992, la colère éclate, entre autres, parmi la population noire de Los Angeles, mais pas seulement, et déclenche à Los Angeles la plus importante émeute raciale du XXe siècle aux États-Unis d’Amérique. L’émeute durera six jours en tout, bien que les évènements les plus importants ont lieu entre le soir du verdict et le troisième jour. Au final on dénombrera entre 50 et 60 morts, 2 000 blessés et des dommages matériels s’élevant à entre 800 millions et un milliard de dollars. Il y eut plus de 3 600 départs de feu détruisant 1 100 bâtiments.

(2005) Wal-Mart ferme son établissement de façon définitive. Plusieurs actions sont intentées pour contrer cette décision. Au soutien des procédures, il est allégué que la fermeture de l’établissement de Jonquière était motivée par des considérations antisyndicales. Dans la foulée des procédures judiciaires suivant l’annonce de la fermeture du magasin, le Syndicat avait déposé un grief alléguant que le congédiement des employés dans le cadre de la fermeture du magasin constituait une modification de leurs conditions de travail qui contrevenait à l’article 59 du Code du travail. Après 10 ans, une entente de principe a été conclue avec les ex-employés de Jonquière et les anciens employés remportent la bataille.


Merci de votre assiduité. – Passez une excellente journée !

2 commentaires sur “Réalité et fiction

  1. Salut Normand, si tu te souviens lors de ton hospitalisation l’hiver dernier en Floride,
    quand Louise et moi te visitions, pas de patients ni équipements de toutes sortes dans les corridors et à ton arrivé à l’urgence ce fût exécuté sans attente. Superbe grande chambre privée etc…la différence le coût à payer…et je suis d’accord avec toi nos médecins sont hautement qualifiés. Heureusement pour nous et sans coût. Bonne journée 😉🤪😜

    Envoyé de mon iPad

    Aimé par 1 personne

  2. On jase là .
    Les employés de la Caisse de Dépôt qui tiennent le fort ont-ils eu droit à la même augmentation de salaire ?!?!

    J’aime

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