L’agneau du petit Jésus

La Une

Voici le cinquième conte de Noël de 2022. C’est spécialement pour les petits au cœur d’ange…

Ce jour-là, au paradis, tout le monde s’affairait à préparer la crèche de Noël. Un ange déposait de la paille fraîche dans la mangeoire où devait dormir l’enfant, un autre nettoyait les langes, un troisième installait le bœuf et l’âne. Un grave problème survint quand on s’aperçut que l’agneau chargé d’amuser le petit Jésus avait subitement trop grandi.

De toute urgence, il fallait en trouver un autre, plus petit, avant la naissance du bébé. Marie et Joseph décidèrent donc d’envoyer un ange-messager sur la terre pour choisir le nouveau petit mouton qui saurait divertir et faire rire l’enfant Jésus.

La veille de Noël, l’ange survola donc les champs et les prés à la recherche de l’agneau le plus sage et le plus mignon de la planète. Évidemment, toutes les mamans brebis qui le virent passer voulurent soumettre la candidature de leurs petits. Mais l’un était trop sale, l’autre trop turbulent, l’autre trop petit ou trop gros, ou encore, trop indiscipliné, Tout à coup, l’ange entendit les bêlements stridents au fond de la vallée.

– Par ici, mon cher ange, je suis certaine que ma fille Mitaine fera l’affaire. Elle est la plus gentille de toutes.

– Non, non, cria une autre voix. Mes jumeaux Chausson et Bonnet sont les plus joyeux. Le petit Jésus les aimerait, c’est certain !

L’ange s’approcha à tire-d’aile et vint se percher au sommet d’un arbre. Leurs parents avaient raison, il trouva les trois agneaux en effet très sympathiques. Les jumeaux lui semblèrent un peu remuants mais très jolis avec leur laine blanche et bouclée. D’un autre côté, Mitaine paraissait fort mignonne avec ses petites oreilles pointues et son doux museau noir. Il était bien embêté de savoir sur lequel arrêter son choix. Soudain, il eut une idée.

– Venez ici, dans ce pâturage, tous les trois. Vous me paraissez tous adorables, mais j’ai l’ordre d’en emmener un seul au paradis. Je vais donc devoir choisir le plus charmant et le plus raisonnable d’entre vous. Pour l’instant, il me faut vous quitter pour quelques heures mais, à mon retour, je prendrai ma décision. Surtout, ne bougez pas d’ici !

Les trois petits ne virent pas l’ange s’installer en douce derrière un buisson de gui, bien dissimulé à leur vue. De là, il pourrait observer les trois agneaux sans faire de bruit et décider lequel l’accompagnerait. Les agnelets oublièrent vite la raison pour laquelle on les avait enfermés dans cet enclos.

– Venez, les amis, s’écria Bonnet, ne restons pas ici, c’est trop ennuyeux. La clôture ne semble pas si haute. On pourrait sauter par-dessus et aller brouter l’herbe là-bas, dans la prairie.

– Bonne idée ! répondit Chausson.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Les jumeaux s’élancèrent sous les yeux ébahis de Mitaine, qui refusa net de les suivre.

– Ma mère me défend de sauter les clôtures. Et puis l’ange a dit de ne pas bouger. Non ! Je préfère rester ici.

Les deux agneaux désobéissants disparurent bientôt dans la nature en sautillant. L’ange, toujours caché derrière son buisson, se dit qu’il emmènerait sûrement Mitaine avec lui au paradis, puisqu’elle était la plus sage et la plus obéissante des trois. Il s’apprêtait à sortir de sa cachette quand in aperçut un grand loup gris qui faisait le tour de l’enclos en se pourléchant les babines devant une Mitaine morte de peur.

– Miam ! Miam ! Quel bon festin de Noël je vais faire !

À la vue du monstre qui s’apprêtait à défoncer la clôture, la petite Mitaine se mit à trembler de tous ses membres. Elle s’écrasa par terre et appela faiblement à l’aide.

– Bêêêê ! Au secours ! À moi, à moi !

Les deux jumeaux cascadeurs entendirent les cris de détresse de Mitaine malgré la distance, et ils rebroussèrent aussitôt chemin. En voyant le loup se promener de long en large, le museau frémissant et la dent pointue prête à mordre, ils s’arrêtèrent pile.

– Ah ! Seigneur ! Mitaine va se faire dévorer ! Vite ! Il faut faire quelque chose ! Tiens bon, Mitaine, nous arrivons !

Ils n’hésitèrent pas une seconde et se lancèrent par derrière sur la méchante bête, risquant leur vie pour sauver celle de leur amie. Bonnet mordit une cuisse du monstre de toutes ses forces et Chausson lui asséna des coups de pattes sur l’arrière-train. Pris par surprise, le loup se retourna brusquement et fit une grimace en poussant des grands hurlements. Il s’apprêtait à ne faire qu’une bouchée des deux petits quand l’ange sortit de son buisson en brandissant une énorme épée de feu.

– Arrière, vilain loup ! Tu n’as pas le droit de tuer les agneaux du petit Jésus !

D’un seul coup d’épée, il tua le méchant loup, qui s’étala de tout son long en poussant un dernier cri. Les trois moutons claquaient encore des dents de frayeur quand l’ange s’approcha d’eux.

– Ne craignez plus rien, mes pauvres petits, ce loup-là ne vous fera plus jamais de mal. Quels extraordinaires petits agneaux vous êtes ! Toi, Mitaine, tu mérites mes félicitations, car tu t’es montrée très sage. Et vous deux, mes coquins, vous n’avez peut-être pas écouté mes ordres, mais votre bravoure et votre courage pour sauver votre amie m’obligent à pardonner votre désobéissance. Je me trouve maintenant dans un grand embarras : je ne sais plus lequel choisir parmi vous… Tant d’obéissance et tant de générosité méritent une récompense.

L’ange se grattait la tête en regardant les étoiles. Soudain, un grand nuage lumineux vint l’entourer.

– C’est bon ! dit-il. Pour cette année, je vais faire une exception. Je vous emmène tous les trois au paradis pour les vacances de Noël. Vous habiterez tous dans la crèche avec le petit Jésus.

Il installa les agneaux confortablement dans un repli du nuage et aussitôt, tous s’envolèrent dans le ciel, non sans avoir lancé de grands signes à leurs mères en survolant la vallée.

Cette année-là, le petit Jésus reçut donc, pour l’amuser, trois adorables agneaux fort enjoués. Il s’en montra très heureux, et passa, en compagnie de Mitaine, Bonnet et Chausson, l’un des plus beaux Noëls de l’Histoire.

NDLR : Ce conte était le dernier de la série pour cette année. Merci de vos commentaires et de votre assiduité. On se donne rendez-vous en décembre 2023, pour la suite des merveilleux contes de Noël. D’ici là, gardez votre cœur d’enfant.

Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012. 


357e jour de l’année

Vendredi, 23 décembre 2022

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DU JAPON


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Jean-Noël QuimperLise Bonhomme

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Qui vit en paix avec lui-même, vit en paix avec l’univers.

Marc-Aurèle


Ça s’est passé un 23 décembre…

(1969) La « Taxe volontaire » du Maire Drapeau est jugée illégale. Loto Québec verra le jour en janvier 1970.

(2013) La longue bataille judiciaire que mène Claude Robinson pour faire respecter ses droits d’auteur est terminée : la Cour suprême du Canada ordonne à un consortium de maisons de production, composé notamment de Cinar et France Animation, de lui octroyer l’équivalent de quatre millions de dollars pour lui avoir volé l’idée originale qui a mené à la production de la série télévisée Robinson Sucroë.

Dans un jugement unanime, le plus haut tribunal du pays ordonne aussi aux parties défenderesses de payer la totalité des frais, soit 1,5 million de dollars, que M. Robinson a encourus en portant sa cause devant la Cour supérieure. L’auteur obtiendra aussi un remboursement partiel de ses frais juridiques encourus devant la Cour d’appel et la Cour suprême. Des frais d’intérêts seront aussi imposés à ces montants.

Ce jugement historique met fin à une bataille de 18 ans de M. Robinson devant les tribunaux. Il confirme aussi les décisions des tribunaux inférieurs à savoir que les entreprises citées ont plagié son oeuvre originale, Robinson Curiosité, pour produire leur série télévisée, Robinson Sucroë

(2014) Au huitième jour de ses délibérations, le jury a déclaré Luka Rocco Magnotta coupable d’avoir tué Lin Jun avec préméditation, et l’avoir démembré, le 25 mai 2012. Il est aussi déclaré coupable des autres accusations, soit fabrication de matériel obscène, utilisation de la poste pour distribuer du matériel obscène et harcèlement envers le premier ministre Stephen Harper et les membres du Parlement.

Manifestement, le jury n’a pas retenu la défense de troubles mentaux qui empêchait M. Magnotta de distinguer le bien du mal. L’homme de 32 ans écope la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Luka Rocco Magnotta a seulement baissé les yeux au moment où le verdict a été prononcé.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

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