Une triste réalité

La Une

Hier, dans la section « On jase… », je vous donnais mon point de vue sur l’illogisme des villes au statut bilingue, avec une maigre 7 % de leurs citoyens anglophones. À cet égard, Joseph Facal signait un texte intéressant sur le sujet, mardi, dans sa chronique au Journal de Montréal, et que je veux partager avec vous.

***

VILLES BILINGUES : TROMPÉS PAR NOTRE PROPRE GOUVERNEMENT

Vous êtes un joueur de hockey modeste, un joueur de soutien, mais vous faites de votre mieux.

Puis vous réalisez que les vedettes de l’équipe, l’entraîneur et la haute direction s’en foutent complètement.

Vous vous estimez trahi.

Vous êtes un employé de niveau moyen dans une compagnie.

Les temps sont durs. On vous demande plus d’efforts et des concessions.

Puis vous réalisez que vos patrons font semblant. Les sacrifices, c’est pour les autres.

VILLES

Transposons cela dans le domaine linguistique. L’avenir du français, c’est l’affaire de chacun d’entre nous, ne cesse-t-on de nous dire. Ne comptons pas que sur le gouvernement.

Très bien, vous essayez de faire votre part.

Vous entrez dans un magasin. On s’adresse à vous en anglais. Vous répondez en français. Le vendeur s’obstine. Vous aussi.

Vos enfants sont gênés.

« Papa, fait pas une scène, s’il te plaît ». Vous ne lâchez pas.

Finalement, le vendeur répond dans un franglais primitif. Mieux que rien.

Vous poussez même plus loin votre combat.

La qualité de la langue parlée est une donnée mineure en comparaison de la démographie pour expliquer la vitalité linguistique, mais bon, fournir un effort ne peut pas nuire.

Alors vous articulez de votre mieux et vous faites attention aux « tutu » (« tu veux-tu ? ») et aux « kiki » (« c’est qui qui dit ça ? »).

Et puis un beau jour, vous réalisez que ceux au-dessus de vous, ceux sur qui vous comptez, ceux qui doivent donner l’exemple… s’en fichent totalement.

Ils font de beaux discours sur la langue, mais ils ne font justement que cela : de beaux discours.

Posez-vous une question toute simple : pourquoi un immigrant ou un anglophone ferait-il l’effort de parler français s’il n’en a pas besoin, si tout est disponible en anglais sur demande ?

Quand la loi 101 fut adoptée en 1977, il fut décidé que les municipalités dont 50 % des résidents étaient anglophones seraient officiellement bilingues dans leur fonctionnement et leur offre de services. C’était parfaitement logique et raisonnable.

LE TEMPS A PASSÉ

Voici les pourcentages actuels d’anglophones dans certaines municipalités, tels que rapportés hier dans ce journal : Otterburn Park (7,2 %), Rosemère (12,1 %), Morin-Heights (18,3 %), Noyan (17,9 %), etc.

Elles ont pourtant gardé leur statut original de villes bilingues.

Le gouvernement Legault avait promis de corriger cette aberration avec sa loi 96.

Certains avaient déjà expliqué, lors du dévoilement du projet de loi, comment le chat s’y prendrait pour sortir du sac.

Il suffisait de lire.

RÉSOLUTION

La loi prévoit tout simplement qu’une municipalité dispose de 120 jours, après réception d’un avis du gouvernement, pour faire adopter une simple résolution au conseil municipal réaffirmant le statut bilingue, peu importe le pourcentage réel d’anglophones.

Pas plus compliqué !

Les avis furent expédiés et le bal vient de s’enclencher un peu partout.

Voilà une autre illustration concrète du « nationalisme » du gouvernement Legault.

Il faudra m’expliquer comment un recul après l’autre aura pour effet cumulatif de nous renforcer.


19e jour de l’année

Jeudi, 19 janvier 2023

On jase là…

Ça prend une refonte complète des sentences criminelles. La règle du 1/6 devrait être portée à 1/2 et les sentences de crimes contre la personne devraient s’appliquée dans leur totalité avant de recouvrer la liberté. Une victime est perdue pour toujours alors qu’un détenu profite des largesses d’un système démodé. Par exemple, prenez le cas de Vincent Lemay qui a écopé d’une sentence de 4 années pour avoir conduit ivre au volant, et provoqué la mort d’une personne en plus d’en blesser 7 autres. Après une année seulement, il se retrouve en semi-liberté. Il a été condamné à 4 ans de prison, alors qu’il purge ses quatre ans. Point final !


Pensée et citation du jour

Lorsque vous ne savez plus quoi dire… Dites merci !

Carly


Ça s’est passé un 19 janvier…

(1919) Inauguration du complexe sportif La Palestre Nationale, à Montréal. L’Association athlétique d’amateurs nationale (AAAN) inaugure sa palestre, un bâtiment situé sur la rue Cherrier dans lequel on retrouve les équipements modernes nécessaires au développement d’athlètes de pointe. Plusieurs disciplines peuvent être pratiquées dans ce nouveau bâtiment, dont la natation, l’escrime, la gymnastique, la boxe, la lutte, etc.

(1983) Lisa, le premier ordinateur commercial de la compagnie Apple sort sur le marché. C’est le premier ordinateur muni d’une souris. Ce modèle fut désastreux pour la compagnie. Très cher (9 995$ américain) cet ordinateur s’avérait plus lent que son concurrent de la compagnie IBM qui avait le vent dans les voiles et devançait tous les concurrents.

(2004) Dix ans après le génocide qui a coûté la vie à des centaines de milliers de Tutsis et de Hutus modérés au Rwanda, le général canadien Roméo Dallaire est appelé à témoigner devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) qui siège à Arusha, en Tanzanie.


Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !

Un commentaire sur “Une triste réalité

  1. si on est capable d’accepter que notre hymne nationale soit chanter en deux langues, faut pas s’attendre à des miracles.
    et que dire des commerçants francophones dont le nom de compagnie est en anglais.

    Aimé par 1 personne

Vous en pensez quoi ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :