Justice trop clémente et permissive

Justice

Au Québec, être criminel et recevoir une sentence bonbon n’est plus une aberration : c’est rendu un réflexe judiciaire. On frappe une femme, on l’étrangle, on la terrorise… et on finit à la maison, confortablement, comme si la violence n’était qu’un incident administratif. La prison ? Un concept théorique. La maison ? Une suite VIP.

Et pendant ce temps, qui surveille ce « détenu » ? Personne. On lui fait confiance. À lui. Un agresseur.

Hier, le Journal de Montréal rapportait le cas de Francis Larivière, reconnu coupable d’avoir frappé et étranglé sa conjointe à deux reprises. Sa punition ? Six mois de prison à domicile. Une tape sur les doigts pour avoir serré les mains autour d’un cou.

On appelle ça un « drame conjugal ». Une expression qui sert à maquiller la brutalité.

Et ce n’est pas fini. Pour la première moitié de sa peine, monsieur doit rester chez lui… sauf pour le travail et quelques « exceptions ».

Le buffet de bonbons commence.

Le juge lui permet même d’aller courir dans un rayon de deux kilomètres. On récompense un agresseur comme un athlète qui s’entraîne pour un marathon.

Résultat : deux jours après sa sentence, ce criminel jouait un match de dek hockey. Deux jours. La justice lui a servi un laissez-passer sportif.

Et son agente lui a ensuite permis de participer à cinq autres parties. Cinq. On dirait un programme de réhabilitation par le loisir.

La cerise sur le sundae.

Qu’est-ce que la justice ne comprend toujours pas dans la violence envers les femmes ?

Combien de fois faudra-t-il répéter que ce n’est pas réglé, que ce n’est pas marginal, que ce n’est pas un « cas isolé » ?

Quand la justice minimise, les agresseurs respirent mieux… et les victimes, elles, respirent moins.

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