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Opinion
Les bulletins de nouvelles nous inondent de tout ce qui se passe au Québec en cette période électorale. Un thème revient sans cesse : le référendum. Qu’est-ce qui rend ce mot si effrayant ?
En écoutant le citoyen de la rue, on constate que la peur du référendum est omniprésente dans l’opinion publique.

« Pourquoi ne votez-vous pas pour le Parti québécois ? »
« Parce que je ne veux pas de référendum. »
« Pourquoi vous n’en voulez pas ? »
« Je ne veux pas que le Québec se sépare du Canada. »
Il y a quelque chose qui cloche dans ces réponses. Quelle différence y a‑t‑il entre un référendum et un sondage sur n’importe quel sujet ?
La peur de l’inconnu ?
Pourtant, dans les deux cas, on pose une question pour obtenir une réponse qui orientera la suite. La maison Léger fait ça quotidiennement, sonder les gens, et personne n’en a peur.
Un référendum, c’est exactement la même chose. Les Québécois auront à répondre à une question. Par exemple : « Oui ou non, voulez-vous que le Québec devienne un pays? » La suite dépendra du résultat de ce « sondage ».
OUI OU NON
Si le NON l’emporte, c’est le statu quo. Si le OUI l’emporte, le processus de création d’un pays s’enclenchera.
Avez-vous une idée du temps que demande la naissance d’un pays ? Des années. Ce ne sera certainement pas le lendemain de la consultation populaire — ou du « sondage », pour être encore plus clair.
En définitive, il n’y a aucun risque à voter pour un vrai gouvernement majoritaire souverainiste, le Parti québécois. Tout le monde veut du changement; alors faisons comme en 1976.
À l’époque, les hostiles menaçaient de quitter le Québec si le Parti québécois de René Lévesque était élu. Ce fut un coup d’épée dans l’eau : la menace s’est essoufflée très vite.
Ce gouvernement a adopté des lois et des réformes qui demeurent aujourd’hui des modèles que l’on apprécie encore.
Peur d’un référendum ? Voyons donc. Répondre à un sondage, c’est la même chose. On n’a rien à perdre, et PSPP possède toutes les compétences pour devenir notre prochain premier ministre.
Pour ça, il faut aller voter massivement.
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