Une fois élu… on revient à la normale

François Legault nuance. Déjà, les journaux nous apprennent des assouplissements possibles de ce gouvernement pour le port de symboles religieux chez les fonctionnaires et personnes en autorité. Une manifestation raciste aura eu raison sur les bonnes volontés clairement exprimées par le chef de la CAQ. Chassez le naturel, il revient au galop ! Déjà la controverse… et ils ne sont pas encore assermentés. Ça promet !

Richard Martineau en a fait le sujet de son article d’hier dans le Journal de Montréal, et c’est ce que je veux partager avec vous.

BIP, BIP, FRANÇOIS LEGAULT RECULE ! Richard Martineau

Donc, François Legault est comme tous les autres politiciens.

Exactement pareil. Il plie dès que le vent souffle un peu.

UNE LOI À DEUX VITESSES

Il aura suffi que l’extrême gauche organise une manif le traitant de raciste pour que notre nouveau premier ministre recule et revienne sur sa décision.

C’est ça, l’autre façon de gouverner ? Ça ressemble diablement à l’ancienne… Après ça, on se demande pourquoi le taux de participation fond comme neige au soleil d’élection en élection… Monsieur Legault envisage maintenant de créer une « clause grand-père ».

S’il va de l’avant avec cette idée, sa loi sur l’interdiction des signes religieux chez les fonctionnaires en position d’autorité ne s’appliquera qu’aux nouveaux employés. L’agent Jo Blow, qui est policier depuis cinq ans, pourra porter son crucifix, sa kippa ou son turban au travail, mais Fatima, qui patrouille avec lui jour après jour, ne pourra porter son voile, car elle a été embauchée après l’adoption de la loi.

Imaginez le bordel, vous… C’est comme si on disait : « Steve a le droit de rouler à 100 km/h sur l’autoroute, mais sa femme ne pourra dépasser 80 km/h parce qu’elle a eu son permis de conduire plus tard que lui… » Une loi à deux vitesses, qui touche certaines personnes, mais pas d’autres…

Ça ne tient pas debout deux secondes. Une autre idée toute croche de la CAQ,

Le pire est que ce « compromis » improvisé à la dernière minute pour calmer le jeu ne calmera personne et rendra tout le monde mécontent.

Les défenseurs de la laïcité seront déçus et les gauchistes radicaux qui manifestaient dimanche avec des enfants embrigadés et des slogans en anglais continueront de trouver cette loi raciste. À vouloir plaire à tout le monde, tu ne plais à personne.

TRANSFORMER LE VIN EN KOOL-AID

Alors, c’est ça, la CAQ ? Bon…

Quand j’ai appris que monsieur Legault voulait interdire le port des signes religieux chez les fonctionnaires en position d’autorité, j’ai écrit, avec enthousiasme : « Ça commence bien ! »

Mais là, je dis, avec ironie et désillusion : « Ça commence bien… »

Sans point d’exclamation. Avec un soupir de découragement à la fin de la phrase.

Une petite manif, et pouf, la baloune caquiste s’est dégonflée… Pas fait fort, fort, notre PM. Faudrait qu’il s’achète des vitamines.

Et attendez, ce n’est que le début. Quand le fédéral, la magistrature et les syndicats de profs vont s’en mêler, il ne restera plus grand-chose de sa fameuse loi. Il va reculer sur les profs. Puis il va adopter sa clause « grand-père ».

Il va tellement mettre d’eau dans son vin que ça va finir par goûter le Kool-Aid.

SAUF NOUS

Pendant ce temps, en Algérie, les policières ne portent pas le voile.

C’est interdit. Pour toutes les policières, pas seulement pour les nouvelles recrues. Tu enlèves ton voile ou tu ne travailles pas dans la police. Les Algériens sont-ils racistes ? Bien non, voyons !

Mais nous, oui.

Chaque fois que le Québec propose la moindre mesure concernant la langue, l’immigration ou la laïcité, on se fait traiter de raciste.

Comme si tout le monde avait le droit de légiférer, sauf nous.

Salmigondis

AUGMENTER LA SUBVENTION À L’ACHAT D’UNE VOITURE ÉLECTRIQUE
Grosse promesse de Philippe Couillard s’il est reporté au pouvoir : augmenter la subvention à l’achat d’un véhicule électrique pour atteindre 100 000 véhicules en circulation au Québec dans deux ans. Wow! Et vous l’augmentez de combien…?

1 000$ ! Elle passe de 8 000$ à 9 000 ! C’est une farce monsieur Philippe ? Vous voulez rire de nous ou quoi ? Vous êtes assez déculottés… Mais vous rêvez en couleur. 14 000$ auraient été nécessaires. C’est pas mal moins que ce que votre gouvernement a donné aux toubibs, mais essentiel pour atteindre votre objectif.

LA MASCARADE ACHÈVE
Heureusement que nous sommes à la dernière fin de semaine de la bouffonnerie qui dure depuis une trentaine de jours. Lundi, l’heure de vérité sonnera. Aucun projet de société de la part de ces supposés chefs de gouvernement. Rien à se mettre sous la dent. À les écouter discourir et ne pas cesser de s’insulter, ça promet ! Et dire qu’on va leur remettre notre destinée.

On n’a pas fini d’en voir de toutes les couleurs. Des incompétents sans aucune vision. Nous sommes à des années lumières de vrais politiciens. L’époque des Lévesque, Bourassa, Parizeau me rend nostalgique. Ces hommes qui, peu importe leur allégeance politique, savaient gouverner avec leur cœur et leurs tripes.

LES IGNARES POLITIQUES
Même si c’est assez loufoque, c’est immensément triste d’écouter le dernier vox-pop de Guy Nantel, sur les connaissances politiques des personnes interrogées à la sortie de rassemblements de même nature. Et ce sont des personnes habilitées à voter… Impensable ! C’est le constat qu’il faut tirer de notre jeunesse québécoise.

Ils connaissent par cœur le dernier succès populaire d’un artiste, mais ne peuvent donner le nom du premier ministre du Québec dont on entend parler quotidiennement depuis quatre ans. L’indifférence la plus totale. Merci à Guy Nantel de nous faire découvrir la triste réalité de notre société distincte.

LES TROIS P’TITS COCHONS
Pourquoi ne pas terminer ce texte sur quelque chose d’hilarant ? Une publicité qui me fait sourire et rire à chaque fois qu’elle est présentée à la télévision. Je veux vous parler de la dernière publicité de Rona…, une parodie des Trois petits cochons, drôle au possible, qui se présentent à un commis pour obtenir des conseils sur la construction de leur maison respective.

Le premier veut la bâtir en paille, et le commis est sceptique. Le second propose le bois et le troisième en brique… indestructible. Le commis, à la blague, propose au premier de mettre une botte de foin devant sa maison… la réplique instantanée du premier cochon est à décrocher un sourire lorsqu’il dit « le foin, c’est de la paille…! » et tout le monde s’esclaffe. Bravo au concepteur. Une pub très réussie, rafraîchissante et divertissante, au point de l’écouter au complet, lors des pauses publicitaires d’une émission enregistrée, qu’on veut faire défiler rapidement.

Triste, terne et sans ambition

Est-ce que votre faim a été assouvie au débat des chefs de jeudi soir ? Pas moi ! Je suis resté sur mon appétit avec des politiciens sans vision qui se picossent au lieu de nous présenter un projet de société emballant. Le Parti québécois, en mettant son option d’indépendance en veilleuse, ajoute à cette morosité.

Jean-François Lisée a beau nous dire qu’en 2022 ce sera l’enjeu électorale, la souveraineté manque affreusement en 2018. En voilà un gros projet de société qui stimule. On est tellement assoiffé de pouvoir, qu’on veut d’abord trôner… après on verra. Très mauvaise stratégie !

François Legault, on le connaît. Ex-péquiste et souverainiste, il a défroqué et abandonné la politique pour des raisons personnelles à l’époque, et le voilà à la tête de la CAQ. Son cafouillage sur l’immigration laissera assurément des traces et son chien est mort. Pourquoi ne pas envoyer les poupons à la maternelle dès qu’ils atteignent une année ? La société d’aujourd’hui demande aux bébés de devenir des adultes avant même de parler. Après, on se demande pourquoi les jeunes sont « fuckés », drogués et désabusés. On ne leur donne pas la chance de vivre leur enfance. On en fait des adultes avec la clé dans le cou avant même d’atteindre la puberté.

Philippe Couillard c’est un libéral qui, même si la corruption était moins évidente sous son règne, demeure avec les même valeurs politiques de magouilles à peine voilées. Son petit sourire en coins hypocrite et jaune est loin d’être convaincant. 75$ hebdomadairement pour l’épicerie d’une famille de 4 personnes, il ne faut pas être très familié avec la réalité pour en arriver à cette conclusion. « Les gens n’ont qu’à magasiner les aubaines des circulaires pour réussir pareil exploit ». Ouais…! Pour sauver 5$, ça coûte 10$ en essence. Ce qu’il ne dit pas c’est que son gouvernement nous a surtaxé durant les 3 premières années de son mandat, pour promettre mer et monde à l’approche des élections avec le magot qu’il a mis de côté.

Manon Massé est prête à dépenser 40 milliards de dollars pour nous décrocher la lune. Comment ? Très simple… en siphonnant les riches ! En taxant les compagnies ! En allant chercher le fric où il y en a. Mais où exactement ? On va le savoir après l’élection. Elle va en discuter avec son vice-premier ministre et après, on verra. Un parti à deux chefs, ce n’est pas l’idée du siècle. Quand tes chances de remporter l’élection sont quasi nulles, tu peux bien promettre mer et monde, mais les personnes moindrement politisées n’embarquent pas dans ces promesses loufoques.

Je vous prédis l’élection d’un gouvernement minoritaire libéral ou caquiste, qui sera obligé de dépenser 90 millions de NOS dollars dans 18 mois au maximum, pour refaire une autre élection ou plutôt une autre bouffonnerie électorale. Quant à vous, les électeurs, ayez au moins la décence et le devoir d’aller voter. Sinon, fermez-vous la gueule et subissez !

Pour les indépendantistes, continuez de marteler sans réserve les avantages de la souveraineté pour que cet emballant projet de société soit l’enjeu ultime de votre raison d’être. Sinon, laissez votre place à d’autres. Il est minuit moins cinq.

Un dernier conseil avant d’aller voter… regarder au bas de votre plaque d’immatriculation. Vous y verrez « Je Me Souviens… » de quoi ? De chasser les libéraux !

Agaçant ou irritant… à vous de choisir

Est-ce l’âge ou la retraite ? Quoi qu’il en soit, je suis du genre plutôt patient en général. J’aime observer les gens autour de moi et ce ne sont pas les occasions qui manquent pour s’arrêter, regarder et analyser leurs comportements.

Mais, comme la patience a aussi ses limites, quelques agissements m’horripilent royalement. À l’épicerie, sur la route, à l’extérieur bref, un peu partout, on a l’impression que ces personnes sont seules sur la terre. Pour eux, les règles n’existent pas. Ils sont égocentriques et les autres, ils n’en ont rien à foutre.

Pourtant, vivre en société, c’est se plier à certaines règles de conduite, éviter le stress, se comporter avec courtoisie, pour en faire un monde meilleur. Plusieurs le font à merveille alors que d’autres font monter la tension d’un cran. En voici quelques exemples… et si vous en avez d’autres, allez-y de votre commentaire. Ça fait du bien d’en parler et ça évacue le trop plein de frustrations.

À L’ÉPICERIE

Lorsque le panier contient plus de 20 articles et que la personne décide de passer à la caisse rapide pour 12 articles ou moins.

Alors que le client règle une grosse commande et présentant une quarantaine de bons de réduction.

Les consommateurs qui se débarrassent de leur panier d’épicerie ailleurs qu’aux endroits prévus.

SUR LA ROUTE

Les conducteurs incapables de se garer dans un espace de stationnement, sans empiéter sur les lignes de démarcation.

Les gens qui achètent des voitures sans prendre l’option des clignotants.

Les conducteurs qui s’insèrent effrontément et hypocritement dans une longue file de voitures pour essayer de gagner quelques places.

Les conducteurs qui ne diminuent pas la force de leurs phares lorsqu’ils rencontrent d’autres voitures.

Les conducteurs pour qui les lignes sur la chaussée n’ont aucune signification.

Les conducteurs qui suivent de trop près.

Les cyclistes qui en prennent large sur les routes et qui ignorent la file indienne.

Les cyclistes qui n’obéissent pas à la signalisation.

Les gens qui prennent l’accotement pour un dépotoir à ciel ouvert.

EN SOCIÉTÉ

Les gens qui se fichent de tout ce qui est consigne.

Ceux qui promènent leur chien sans laisse et qui profitent de la noirceur pour ne pas ramasser les crottes.

J’en ai oublié ? Ne vous gênez pas pour vous exprimer.

Toujours la langue française

Pour rester dans le bon ton de la présente campagne électorale, hormis l’immigration, la disparition de la langue française anime toujours le débat. Récemment, Antoine Robitaille, chroniqueur au Journal de Montréal, y allait de son article lui aussi sur cet épineux sujet. Il rejoint ainsi mon opinion déjà exprimée sur ce blogue, et c’est ce que je veux partager avec vous en ce dimanche matin zen.

L’EFFACEMENT DU FRANÇAIS Antoine Robitaille

Au moment d’écrire ces lignes, quelques heures avant le débat des chefs, j’ignore s’il a été question du français. Peut-être un peu dans le segment « identité et question nationale », notamment en lien avec la déclaration de François Legault sur ses craintes que ses petits-enfants ne parlent pas français.

PICTOGRAMMES

Gageons qu’on lui a reproché, qu’on a laissé entendre que c’était « xénophobe ».

Je me sens coupable, car j’éprouve à l’occasion des inquiétudes similaires. Pas à cause de l’immigration, mais surtout de l’indifférence, à l’égard du français, de mon gouvernement et d’une partie de ma société.

Dernier exemple, le ministre des Transports André Fortin a décidé qu’on éviterait désormais le plus possible le français sur les panneaux routiers pour le remplacer par des… pictogrammes.

Il a suffi d’une pétition de 7 000 noms réclamant le bilinguisme sur « tous les panneaux et alertes/messages électroniques relatifs à la santé ou la sécurité ».

Pour ne pas céder au bilinguisme proscrit par la loi, Fortin a opté pour l’effacement du français.

SÉCURITÉ

« C’est une question de sécurité », a insisté le député David Birnbaum. Depuis 1977 (année de l’adoption de la loi 101), l’affichage français a-t-il mis en péril la sécurité des automobilistes ? En tout cas, le bilan routier du Québec n’a cessé de s’améliorer depuis.

Le français semble déranger sur ce continent. Plusieurs Québécois intériorisent ce sentiment. Au lieu de valoriser leur différence, ils s’en excusent, souhaitent la « pictogrammiser ».

Même si le Québec est officieusement une « province bilingue », ils voudraient qu’ils le deviennent officiellement. Pour qu’aucun anglophone, jamais, ne se fasse « imposer » ne serait-ce qu’un peu de français.

Le Nouveau-Brunswick, officiellement « bilingue », lui, n’est pas foutu d’organiser un débat des chefs en français. De notre côté, nous en aurons un en anglais, la semaine prochaine. Parfois, j’ai l’impression que nous aspirons à devenir, selon la formule grinçante de Michel Hébert, « un nouveau Nouveau-Brunswick ».

La réelle menace du français au Québec

Dans son article paru dans le Journal de Montréal du 11 septembre, le sociologue Mathieu Bock-Côté vient corroborer à sa façon, l’inquiétude émise par François Legault sur la disparition du français au Québec dans une trentaine d’années. Une opinion que je partage complètement.

À titre d’exemple, alors que j’étais dans un supermarché de Brossard, et au moment de passer à la caisse, j’ai été servi en français mais, dès la transaction terminée, les employés ont commencé à converser en anglais entre eux. Client suivant. Même constat ! C’est là, la réelle menace envers la langue française; son usage. Même si les personnes sont bilingues, leur langue de conversation privilégiée est l’anglais et c’est de plus en plus évident et fréquent, lorsqu’on prête attention partout autour de nous.

C’est le texte que je partage avec vous aujourd’hui.

FRANÇAIS, IMMIGRATION, IDENTITÉ Mathieu Bock-Côté

En annonçant que ses petits-enfants risquaient de ne plus parler français à cause de l’immigration massive, François Legault y est allé d’une formule trop forte, et ses adversaires en ont profité pour faire son procès en disant qu’il jouait au prophète de malheur.

RÉGRESSION

Mais Legault ne se trompait pas sur l’essentiel : nous sommes témoins d’une régression inquiétante du français, masquée par quelques statistiques illusoires, sans cesse martelées dans les médias. On nous répète ainsi que 95% de ceux qui habitent le Québec peuvent soutenir une conversation en français. Mais cela ne nous dit rien sur la langue commune, qui, elle, régresse, comme on peut en faire quotidiennement l’expérience.

Je m’explique : ils sont nombreux, très nombreux, chez les immigrés ou descendants d’immigrés, à pouvoir parler français, mais à préférer parler anglais entre eux. Et plus ce phénomène s’étend, plus la langue normale de notre métropole devient l’anglais. Le jour où 100% des Montréalais pourront soutenir une conversation en français, mais que 35% seulement le parleront au quotidien, faudra-t-il se réjouir ?

Politiquement parlant, il est bien de voir la question du français revenir au cœur de notre vie politique. Depuis un peu plus d’une dizaine d’années, parler d’identité, c’était parler de laïcité. La question n’était pas vaine, et il faudra y revenir, de préférence en l’accouplant à la question du français, car les deux vont de pair et définissent deux dimensions de l’identité québécoise.

INDÉPENDANCE

Mais cela dit, sur le plan linguistique, il y a urgence en la demeure. Et il ne suffira pas d’investir davantage en francisation. C’est aussi une question de rapport de force politique. Au Québec, sous la pression du régime fédéral, le français n’est qu’une langue sur deux, et la loi 101 a de moins en moins de mordant.

On y revient. La seule manière d’assurer l’avenir du peuple québécois, c’est de réaliser l’indépendance.

Si la France s’anglicise, on n’est pas à l’abri du même sort

France anglicisée2Je le dis et je le répète, nous serons assimilés vers 2050. Le mouvement progresse lentement mais sûrement. Loin d’être une priorité de nos politiciens québécois, nous sombrons vers l’anglicisation comme certaines provinces canadiennes ont connu jadis. Je comprends parfaitement que l’anglais soit LA langue des affaires et de la mondialisation, mais il faut protéger la nôtre. Protéger notre patrimoine au Québec pour éviter de sombrer dans l’oubli. La langue française demeure la plus grande richesse à préserver. Hélas, seuls les dinosaures de ma génération et celle de nos pères y croient encore.

Promenez-vous à Montréal et à Brossard ainsi que dans les milieux huppés… les conversations se font en anglais, et on est qu’en 2018. C’est très malheureux. Pire, les jeunes conversent constamment en anglais entre eux, même s’ils sont bilingues. Et pire encore, les nouveaux arrivants, majoritairement, ne parlent pas français. Bref, après qu’on soit devenus bilingue, la vie est belle, l’avenir nous appartient et on se fout du français.

Je ne reviens pas de France mais après lecture de l’article de Gilles Proulx, qui lui en revient, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal, force est de constater que ce qui s’y passe dépasse l’entendement. Le français s’anglicise et en France, c’est tout un virage qui prouve qu’ici au Québec, si on n’y voit pas, nous ne sommes pas à l’abri du même sort. Voici son constat !

LA NEW FRANCE DE MACRON Gilles Proulx

Je reviens d’un voyage en France où l’anglomanie galope comme nulle part ailleurs.

Incapable de s’exprimer correctement en anglais, le Français fait souvent rire de lui… mais il ne le sait pas, il se pense cool. L’entourage du président baragouine un franglais qui se veut hip. « Yes, la meuf est dead », a déjà texté une relationniste de Macron à la mort d’une grande dame de la politique, Simone Weil.

On ne voit pas une semblable bêtise en Allemagne ou en Italie. Juste en France. Why ?

COURSE ANGLICISANTE

Les Galeries Lafayette annoncent le back to school. Les restos proposent un menu kids. Mon hôtel offre un press corner pour lire les journaux et un social wall avec des photos des stars y ayant séjourné. Et si vous avez besoin d’un dentiste, la smile team vous aidera. À Vichy, on aménage des easy parkings. Chez McDo, on a des happy meals. Même au kiosque d’Air Transat à Paris, deux représentants unilingues anglais me reçoivent.

Si vous relevez ces âneries aux jeunes Français, ils vous regardent comme si vous étiez d’un autre siècle (et notre Québec n’est-il pas une réplique aux yeux de la New France de Macron ?). Bientôt, cette jeunesse anglicisée bénéficiera d’une grammaire amputée si l’on suit la récente recommandation belge d’abandonner un certain accord du participe passé trop difficile pour les cancres…

INFANTICIDE LINGUISTIQUE

Comme le savent l’« immortel » Dany Laferrière ou la secrétaire générale Michaëlle Jean – mais qui les écoute ? –, les démographes sont pourtant formels : avec l’accroissement de la population africaine, le français sera bientôt l’une des langues les plus parlées du monde… sauf par les Français eux-mêmes ! Leur fierté est si inexistante que je n’ai vu aucune casquette ni aucun chandail célébrant la France championne de la Coupe du monde.

La France commettra-t-elle l’infanticide linguistique ? Vite ! Il faut une « loi 101 » made in France ! Et que le français et l’allemand deviennent les seules langues officielles de l’Europe… now that the Brits are leaving !

Salmigondis

L’HIVER À L’ANNÉE DES TIM HORTONS

C’est fou comme il fait froid dans les Tim Hortons. Ils mettent l’air climatisée tellement froid que les jours de canicule, les fenêtres sont ruisselantes d’eau. Il me semble qu’une température intérieure de  20-21°C serait amplement rafraîchissante. À moins que ce soit une tactique pour vendre plus de café…

LA GRAND-MAMAN AU PITBULL VENDAIT DE LA DROGUE

Sans être généralisé, l’achat d’un pitbull semble être le corollaire de ceux et celles qui fraient avec l’illégalité. La grand-mère qui s’était portée acquéreur de cette bête féroce vendait de l’ecstasy aux yeux de sa petite-fille. Avec un molosse de cet acabit, on éloigne les curieux. On n’aime pas cette brute à pattes, mais ça fait la job. L’inconsciente grand-mère, contrairement aux avertissements de l’ex-propriétaire du chien, lui a enlevé sa muselière. Il n’en fallait pas plus pour que le fauve s’exécute… et des enfants en ont payé le prix fort.

UNE CHANCE QUE LE RIDICULE NE TUE PAS

Sinon, il y aurait beaucoup de morts, surtout au ministère de la Sécurité publique. Le bandit John Boulachanis, condamné à la prison à perpétuité pour meurtre, viens d’obtenir du tribunal le remboursement de 134$ pour des objets personnels égarés, dont quelques revues érotiques, des bobettes et autres babioles. C’est ça notre société moderne… de mous. Nous sommes passés champions des idioties et des nounouneries. Tous ça, depuis que PET nous a imposé sa Charte dans la gorge. Et son fils est maintenant à la tête du pays. Trudeau, Trump… on n’est pas sorti du bois.

LES ROUTES DU QUÉBEC EN PITEUX ÉTAT

Statistique Canada vient de publier une étude sur l’état des routes au pays et, ne soyez pas surpris, le Québec en sort grand gagnant et par une importante marge, du pire état des routes de tout le Canada. Nos grandes artères sont en mauvais ou très mauvais état dans une proportion de 43,6%. Les autoroutes, 49% et les tunnels 27,7% alors que la moyenne canadienne est de 15,5%. Pourtant, le Québec n’est pas la province ayant le plus de kilomètres et elle est amplement surpassée à ce chapitre, par l’Alberta, la Saskatchewan et l’Ontario. Bizarre… on n’en parle pas durant cette campagne électorale ???

LE QUÉBEC VA PAYER LE CO-VOITURAGE

Une autre bouffonnerie qui n’a aucun sens. Comment va se faire le contrôle ? Les cracks de l’informatique vont te saboter l’application en moins de deux. On va se faire siphonner tellement rapidement que l’application ne tiendra pas deux mois. Pour régler le problème de circulation à Montréal et sa banlieue, il faut mettre trois fois plus de véhicules de transport en commun et diminuer les tarifs des deux tiers. Très simple… trop simple finalement. Mais avant tout, il faut entretenir sans limites le réseau routier et ne pas attendre que tout nous pète en plein visage, comme c’est le cas actuellement, pour réparer.

POURQUOI NOS GESTIONNAIRES SONT SI INCOMPÉTENTS ?

Vous vous souvenez de l’époque des bulletins sans notes, de l’absence de doublage scolaire lorsque la note de passage n’est pas atteinte ? On ne recula pas d’une période trop éloignée. Alors à voir aller nos gestionnaires qui sont issus de cette génération, on est en droit de se poser cette question. Un manque de connaissance flagrant et surtout un salaire disproportionné. Voilà une bonne part de conséquence de cette période réformiste de l’enseignement dans les écoles… et je vous fait grâce de la période phonétique qui s’est soldée par un français écrit lamentable et gênant.

Les pitbulls, une race maudite

Comme la mairesse Plante, beaucoup de personnes ne blâment pas les chiens de race pitbull pour les récentes épisodes de violentes agressions dont ils sont les agresseurs majoritaires. Même si d’autres molosses de même acabit s’y joignent, une vérité demeure; les pitbulls sont les plus dangereux. Ils sont une race maudite, et n’est pas né le politicien qui adoptera une position ferme pour les interdire. Madame Plante fait partie des mous, au même titre que les autres fanatiques de ces bêtes qui n’y voient d’anormal.

Dans son édition du 27 août dernier du Journal de Montréal, Denise Bombardier y va d’un texte percutant, sur les amis des chiens, dont j’endosse chacun des mots. Une vérité que les amoureux des animaux n’approuveront probablement pas parce qu’à leurs yeux, leur amour revient au fait qu’ils sont les dominateurs de leur animal. Il faut discerner un tueur, d’un animal docile et socialisable. C’est l’article que je vous propose aujourd’hui.

LES FONDAMENTALISTES AMIS DES CHIENS Denise Bombardier

J’aime les chiens et les chats. Mais je ne crois pas qu’ils soient des humains. Ce sont des animaux que l’on peut fréquenter lorsqu’ils sont domestiqués.

Je suis estomaquée par le nombre de déchaînés qui se portent à la défense des pitbulls et autres molosses qui sont l’équivalent des kalachnikovs et qui attaquent les humains. Ces chiens sont domptés par leur maître. Or, pour autant qu’on en juge, certains maîtres ne sont pas eux-mêmes domptés ni domptables.

Nombre d’« amis » des chiens refusent de blâmer ces prédateurs. Je pense à la mairesse de Montréal, sœur Sourire, qui refuse d’interdire ces animaux qui tuent des femmes, arrachent les bras d’un enfant, mordent au sang le corps d’une femme et dévisagent des fillettes. Tout cela depuis deux ans.

EUTHANASIE

Et que penser de ce pitbull en « observation » à la SPCA selon un « protocole » afin d’analyser son ADN ? Quelle importance de connaître sa race ? Il devrait avoir été euthanasié le jour même où il a arraché le bras d’un garçonnet et ouvert le crâne d’une fillette.

Madame la mairesse de Montréal est désolée, triste, secouée, assure-t-elle. Mais est-ce pour les enfants, pour le chien ou pour les deux ?

L’homme est un animal raisonnable, selon la définition du dictionnaire. Dans toute la saga autour de ces brutes à poil court et à la mâchoire de fauve, l’on découvre que les propriétaires de ces chiens, les vétérinaires, la SPCA et autres fous des canins se transforment eux-mêmes en pitbulls. Ils se déchaînent sur les réseaux sociaux où l’on découvre qu’ils forment un lobby sans frontières.

Que penser de nos chefs de partis politiques québécois qui refusent d’affronter ce lobby de fondamentalistes de ces chiens à gueule ouverte et tergiversent sur les droits de la personne ? Sœur Sourire, elle, en pédagogue de pointe moralise sur la responsabilité des propriétaires.

CHIENS ENRAGÉS

Mais dans quel monde vivons-nous désormais où des gens ont déploré spontanément cette semaine que les policiers qui ont abattu une de ces brutes à pattes, qui venait de dévorer la main, la jambe et le pied d’une dame, aient tiré 10 coups de feu sur l’enragé canin ? Notons que les policiers ont d’abord utilisé une arme à pulsion électrique afin de maîtriser l’animal, mais en vain. Un témoin a même déclaré au Journal : « Je ne comprends pas pourquoi les policiers ont tiré autant de fois; le pauvre chien a reçu des balles sur tout le corps. »

Quand l’émotion pour les animaux est plus grande et intense que celle que l’on ressent pour les humains, en l’occurrence la dame victime, on peut en conclure que l’homme est un animal déraisonnable. L’animal n’a pas de droits, n’ayant pas de conscience. Hélas, l’anthropomorphisme, c’est-à-dire l’attribution des comportements humains à des chiens créés pour tuer, est entré dans une dérive qui en dit long sur la perte des repères qui caractérise notre monde dit civilisé.

Madame Christine Vadnais, qui s’est fait dévorer littéralement par un molosse dans sa cour en juin 2016, ne peut tristement pas encore reposer en paix.

La défense de notre langue française, en péril

Notre langue française est de plus en plus en péril. Il suffit de prêter l’oreille pour s’en rendre compte. Quand on entend de la bouche de Manon Massé de Québec solidaire, que la langue anglaise est une des deux langues officielles au Québec, on n’est pas sorti du bois. Le français a été déclaré seule langue officielle du Québec en 1977… voilà 41 ans.

Et justement, en marge de cette campagne électorale, Denise Bombardier en a fait le sujet de sa chronique publiée dans le Journal de Montréal du 25 août et que je partage avec vous. Très intéressant !

LE DÉSAMOUR DE LA LANGUE FRANÇAISE Denise Bombardier

La défense du français au Québec n’est plus un objectif pour les partis politiques. Sauf pour le PQ. Son chef, Jean-François Lisée, a fait la promesse électorale de faire voter la loi 202 – une référence pas très heureuse à la loi 101 multipliée par deux – non pas pour limiter le recul actuel de la langue, mais pour mener un nouveau combat pour lui donner sa place prioritaire au Québec.

Or, force est de constater que les autres partis politiques préfèrent mettre de l’avant l’économie, la santé, les infrastructures, l’environnement, comme si la politique de la langue était chose du passé.

Faut-il en conclure qu’à l’exception des souverainistes, les Québécois francophones ont pris leur distance avec le français dont ils estiment qu’il n’est plus un problème, protégé qu’il est par la loi 101 ? Ils ont donc tourné la page devant le combat mené par les générations précédentes.

Or, le mot « désamour » qui coiffe ce texte s’applique entièrement à la situation actuelle. Bien sûr, les Québécois continuent de parler français et les enfants d’immigrants sont scolarisés en français jusqu’à la fin du secondaire. En effet, nombre de jeunes Québécois francophones parlent aussi l’anglais, la langue incontournable de la mondialisation culturelle.

LIEN AFFECTIF

Mais qu’en est-il du lien affectif avec la langue, telle qu’exprimée par nos poètes qui, dans le passé, l’ont chantée magnifiquement ? Or, qui de nos jours donne envie d’être fier de notre langue ? Quelles autorités politiques et scolaires dénoncent le relâchement général de la langue parlée ? Qui sont les responsables de l’indifférence devant l’analphabétisation fonctionnelle de la moitié de la population, c’est-à-dire l’incapacité à lire et à comprendre un texte moyennement difficile ? Que penser de l’échec de l’école à transmettre aux jeunes les compétences requises pour écrire correctement ?

Notre situation de minorité linguistique en Amérique du Nord devrait obliger toute la classe politique à se préoccuper de ce problème aigu de la qualité du français parlé et écrit.

Nous sommes au Québec un des rares endroits au monde où ceux qui s’expriment correctement sont encore taxés de snobs et font rire d’eux.

QUALITÉ LINGUISTIQUE

À quoi sert la loi 101 si la langue enseignée aux enfants est transmise par des enseignants qui, eux-mêmes, la massacrent ? Si les politiciens usent d’un vocabulaire réduit, si dans les médias les journalistes et les vedettes en général déparlent littéralement ? Il vaut mieux alors parler en anglais que de truffer la langue de franglais ou d’alterner entre le français et l’anglais dans la même phrase, comme le font tant de jeunes aujourd’hui.

Et que dire de l’ignorance du sens des mots que manifestent nombre de Québécois, des politiciens au premier chef ? D’où découla la confusion des esprits telle qu’on la constate un peu partout ?

Qui a intérêt à perpétuer et – ce qui est plus grave – à accentuer ce trait qui mène tout droit à la tour de Babel où personne ne comprend personne ?

La loi est impuissante a freiner la dégradation de la qualité de la langue. Elle ne peut que l’encadrer. Seuls nos responsables politiques peuvent en faire un objectif national au nom du respect de notre langue commune. Autrement, il faut en conclure que la langue française n’a pas plus d’avenir au Québec que l’indépendance du Québec, qu’ont rejetée deux fois les citoyens.