Salmigondis

EN ANGLAIS SEULEMENT

L’autre jour alors que je furetais sur Internet, je tombe sur une suggestion : « Dix films à voir sur Netflix pour se changer les idées ». Alors je pitonne pour découvrir ces divertissements. Dix titres en anglais. Pas un seul en français. De la grosse merde.

Nous sommes au Québec et ils ne sont pas foutus de proposer des titres francophones. Netflix aura besoin de plus que ça pour me convaincre. Ça ne m’intéresse pas du tout, mais il fallait le dénoncer parce que personne n’en parle.

UNE AUTRE RAISON D’ACHETER LOCAL

C’est l’histoire du Québécois qui éteint son réveille-matin fabriqué en Chine, sort ses draps tissés en Inde, enfile ses vêtements produits en Indonésie, boit son jus d’orange de Floride, met son lait américain dans son café brésilien, le tout acheté chez Walmart, et saute ensuite dans sa voiture japonaise pour se rendre au bureau de chômage pour obtenir de son gouvernement 2 000 $ en aide et ne comprend toujours pas pourquoi il ne trouve plus d’emploi dans son pays.

UN MASQUE S’APPELLE UN MASQUE

C’est quoi le problème de vouloir changer les mots. Ce qu’on appelait jadis un aveugle est devenu un non-voyant. Un sourd est devenu un malentendant et maintenant que le masque est devenu un incontournable, voilà qu’un le renomme un couvre visage, un couvre figure, un couvre face et j’ai même entendu un cache face.

Il me semble que le mot « masque » veut bien dire ce qu’il est. Un chat est un chat, un chien est un chien et la langue française comporte assez de mots qu’il n’est pas nécessaire d’en rajouter inutilement. Quand on recommande de porter le masque, on sait de quoi on parle. Alors on porte le masque, point à la ligne.

ALLO… LA TERRE APPELLE LA LUNE

Oui, on a vraiment l’impression que nos journalistes, analystes et spécialistes durant cette pandémie, semblent être surpris du taux de chômage élevé que l’on constate depuis quelques jours. Étaient-ils sur la lune ? Dès que le gouvernement Legault a imposé le confinement et fermé les commerces le 16 mars dernier, ces mêmes bonzes de l’information prévoyaient justement les hauts taux de chômage que l’on observe présentement.

Il faut croire qu’ils n’ont pas tellement de nouvelles fraîches à offrir. Encore une chance que cette pandémie est là sinon, on chercherait la nouvelle à diffuser. Un peu de sérieux messieurs dames. Le taux de chômage ce n’est rien de nouveau… passez à autre chose s’il vous plaît.

DEUX BEAUX SPECTACLES

Pour terminer sur une bonne note positive, la fin de semaine qui vient de se terminer nous aura permis de revoir quelques-uns de nos artistes. Le confinement n’est là que depuis deux mois et ce temps a paru une éternité. À commencer par En direct de l’univers, samedi soir. Comme on nous a habitué dans cette émission musicale et entraînante, c’était plein de tendresse et de rythme. Un 90 minutes de pur plaisir qu’il faisait bon revoir. On sentait la vigueur et la frénésie des artistes.

Puis, dimanche, c’était au tour d’Une chance qu’on s’a. Quel beau titre éloquent pour souligner le travail des surfemmes et surhommes qui assurent les services essentiels au risque de leur propre vie depuis les tout début de cette pandémie. Des humains qui ont souvent délaissé leur propre famille pour se dévouer à rendre le quotidien des personnes vulnérables plus digne et plus respectueux. Ils ont toute notre admiration.

Deux magnifiques spectacles réussis qui nous auront permis de verser quelques larmes devant tout cet amour qui s’en dégageait. Un immense merci aux artistes et à ceux et celles qui ont rendu possible ces touchantes réalisations. Pour reprendre une phrase célèbre de mon mentor René Lévesque; « nous sommes quelque chose comme un grand peuple ». Merci beaucoup.

Ce n’est déjà plus comme avant

C’est fou ce qu’une bestiole microscopique peut changer le monde. Notre environnement s’en trouve chamboulé et rien ne sera plus jamais pareil.

À écouter tous les gérants d’estrades, personne ne peut en prédire la fin. On se bat contre l’invisible, le minuscule, l’infime. Une chose qui peut vous faire passer de vie à trépas dans le temps de le dire.

Oh, je ne suis pas pessimiste mais réaliste. On le voit par les actions de nos politiciens. Sans contrôle, un jour c’est blanc et le lendemain c’est noir. Ce n’est pas étonnant quand votre ennemi ne se montre pas. Personnellement, je suis d’avis que l’équipe Legault joue parfaitement son rôle. La seule personne honnête qui n’a pas peur d’avouer ses erreurs et d’amener ses solutions ou de changer de cap. Le ton de sa voix se fait rassurant lors de ses points de presse. On le sent réceptif. Cependant, je déteste les gérants d’estrades qui le questionnent ou contestent ses décisions sans discernement. Portez leurs souliers et gérez la crise… c’est une autre paire de manches. Mettez-vous à leur place et on s’en reparlera.

Au fédéral, c’est l’opportunisme qui règne. Avec des conférences de presse sans saveur et sans chaleur, et à la tête d’un gouvernement minoritaire, Justin Trudeau en profite pour se faire du capital politique en distribuant l’argent sans compter. Quand les conséquences ne nous reviennent pas en plein visage, on peut abuser du système. Lorsqu’il sera défait en élection, il se retournera libre comme l’air, sans aucun remords, et avec une dette insurmontable qui prendra des générations à disparaître. Une grosse multinationale profitera de ses contacts pour lui offrir un boulot ultra rémunéré et il passera à autre chose. Tel père, tel fils.

Parlant de politique, un ami me faisait remarqué le silence des partis d’opposition dans cette pandémie et principalement au fédéral. Ils doivent joyeusement se dire qu’ils sont mieux où ils sont qu’au pouvoir. Au Québec, c’est différent, avec la majorité caquiste mais l’opposition joue profil bas et parlent sur le bout des lèvres. Eux aussi se considèrent très chanceux que cette pandémie prenne toute la place.

La reforme complète des CHSLD ne peut plus attendre. Lorsque l’hécatombe sera terminée, le gouvernement devra amorcer un virage important pour réaliser ce qu’il a promis en campagne électorale. Rapidement ! Et ça devra se faire en priorité. Nous sommes les prochains locataires de ces mouroirs et il nous faut pouvoir partir dans le respect et dans l’humanité un peu beaucoup comme dans les maisons de soins palliatifs.

Par ailleurs, les mauvaises nouvelles apparaissent. On voit les grosses compagnies comme Bombardier, Air Transat, Le Cirque du Soleil, commencer à vouloir leur part du gâteau que nous CONtribuables seront les seuls à payer. Ils sont dans le trouble comme beaucoup d’entreprises. Malheureusement, plusieurs ne s’en remettront pas.

Côté restauration, ce sera encore pire. Déjà, on peut voir les restaurants sortir leurs immenses affiches de réouverture pour vendre des repas à emporter. Remarquez que c’était le problème des nombreux restaurants; trop de tables et chaises au pied carré. Ils seront forcés d’aérer, d’accepter moins de clients pour respecter la distanciation minimale, parce que des coronavirus, on en aura pour toujours, au moment où on peut faire le tour de la planète en 24 heures.

Partout cette distanciation sociale deviendra obligatoire; elle deviendra la norme dans les marchés, les épiceries, les magasins à grandes surfaces, les salles d’attente et de spectacles. Partout on devra dégager l’espace et éviter d’étaler des marchandises dans les allées et principalement dans les épiceries, grands adeptes de ces étalages de fortune.

J’aimais faire l’épicerie, il n’y a pas si longtemps, avant cette pandémie. Maintenant je déteste. Les gens masqués ou non se regardent, hésitent avant de se déplacer, reculent d’un pas, avancent d’un autre, ne s’attardent pas… c’est pathétique au point où j’en oublie des produits. Arrivés à la caisse, c’est pire. Une proximité à travers un plexiglas, c’est très impersonnel. Mais par-dessus tout n’hésitez pas à remercier la caissière avec un sincère « merci d’être là ». Ça ne coûte rien et ça fait son effet. D’ailleurs tous ceux et celles qui assurent les services essentiels devraient être encouragés par ces simples trois petits mots. C’est un baume et une reconnaissance inestimable pour le cœur.

La paranoïa s’est installée parmi les marcheurs. Les villes devront dorénavant prévoir des trottoirs de 10 pieds pour les marcheurs. On le voit, pour éviter de se rencontrer les marcheurs se déplacent sur la rue ou sur les terrains privés lorsqu’ils s’apprêtent à se croiser. Où il est écrit que la COVID-19 est un virus sauteur ? Les spécialistes nous disent qu’il faut qu’il y ait contact pour qu’il se propage. Le moment où les gens se croisent dure au maximum 1 seconde. Il ne faut pas exagérer. Je le vis tous les matins au moment de ma marche journalière.

Non, décidément, plus rien ne sera comme avant. Il nous faudra apprendre à vivre avec ces parasites invisibles. Notre hygiène est à revoir et à appliquer constamment au point de devenir un mode de vie. Mais par-dessus tout, il faut garder notre calme, ne pas paniquer, suivre les consignes et vivre notre vie à vitesse normale. Mettre ses énergies sur ce qui en vaut vraiment la peine. Revoir nos priorités afin de rendre notre vie plus belle qu’elle ne l’est déjà.

Non, rien ne sera pareil et c’est peut-être la raison positive de l’apparition de ce virus. Un changement radical de notre société s’imposait !

J’me bidonne…

Un patient avec une jambe dans le plâtre :

– Après mon accident de moto, le docteur m’a rassuré : il m’a dit que dans un mois je pourrai danser le rock ! C’est un miracle car avant je ne savais pas du tout danser…

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Un retraité rentre chez lui avec son sac de golf, un peu dépité.

– Ça n’a pas été ? lui demande sa femme.

– Ben je n’ai pas de mal à frapper la balle, mais le problème c’est que je n’arrive pas à voir où elle tombe, même avec mes lunettes…

– Tu n’as qu’à emmener mon frère Marcel !

– Mais il a 84 ans, Marcel. Et il ne sait pas jouer au golf.

– Oui mais il voit très bien. Tu joues, et lui te dit où la balle est tombée !

Le jour suivant, notre golfeur emmène son beau-frère de 84 ans, atteint d’Alzheimer, au golf et il tire son premier swing.

– Tu as vu où elle est partie ?

– Marcel. Ouais !

– Alors ? Elle est où ?

– J’ai oublié…

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Une petite fille monte une montagne avec son père :

– Papa, je peux te dire quelque chose ?

– Quand on sera en haut.

Dix minutes plus tard :

– Je peux te le dire maintenant ?

– Tout à l’heure.

Une heure plus tard, le père se tourne vers sa fille :

– Voilà, on y est, que voulais-tu me dire ?

– J’ai oublié mon sac en bas…

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– Chef, chef ! Il y a eu un vol cette nuit au supermarché ! On a volé 2000 cartouches de cigarettes et 1500 carottes.

– Bien, et vous avez des soupçons ?

– Ben ouais, on recherche un lapin qui tousse.

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À 7h45 ce matin, au IGA du coin, il y avait une longue file d’attente à l’épicerie, car elle ouvre à 8h00 pour les gens ayant 70 ans et plus.

Un petit jeune arrive du stationnement et essaie de couper devant la file, mais une vieille dame avec sa canne le frappa et le retourna vers le stationnement.

Il s’est essayé une deuxième fois, et là, c’est un vieil homme qui lui a donné un bon coup de poing et l’envoya au sol.

À son troisième essai, il a du front le p’tit crisse se disent les gens présents sur place, le jeune homme leur dit:

– Si vous ne me laissez pas débarrer la porte, personne ne pourra entrer bande de vieux sacraments !

Trois gouttes de lumière…

LA VIE EST UNE OPPORTUNITÉ

La vie est beauté, admire-la !

La vie est un rêve, réalise-le !

La vie est un défi, relève-le !

La vie est un devoir, complète-le !

La vie est un jeu, joue-le !

La vie est une promesse, remplis-la !

La vie est souffrance, surmonte-la !

La vie est une chanson, chante-la !

La vie est une lutte, accepte-la !

La vie est une tragédie, fais-y face !

La vie est une aventure, ose-la !

La vie est la chance, saisis-la !

La vie est la vie, lutte pour elle !

Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie ! Malraux

L’immaturité doit obliger le confinement

Samedi dernier, confortablement assis sur mon balcon sous un soleil de plomb, j’observais mon environnement. Il faisait beau et chaud, une scène idéale pour jouer dehors.

Le confinement dans la grande agglomération de Montréal était toujours en vigueur, le balcon devenait notre coin extérieur pour en profiter pleinement.

Autour, on pouvait voir les attroupements de personnes souriantes. Très peu de masques, que je préfère à des « couvre-visage » parce que plus explicite, et j’avais l’impression que soudainement, les familles de plus de 10 personnes étaient nombreuses. À un moment donné, trois cyclistes, avec leur « p’tit kit » de compétition se suivaient à grande vitesse carrément dans l’cul, au point où leur nez était brun. Je suis sûr qu’ils venaient probablement d’une autre planète. Ces athlètes sont loin d’être à l’abri de l’ennemi invisible… parlez-en à Georges Laraque.

Et l’été est encore loin ! Nous ne sommes qu’à la mi-printemps. Les consignes ? C’est quoi ça ? On s’en balance parce que ça n’arrive qu’aux autres. Il fait beau, la vie est belle et bla bla bla.

C’est ce manque flagrant de maturité collective qui devrait inciter l’ami François Legault et ses acolytes Horacio et Danielle, à repousser leur projet de déconfinement. Les délinquants irresponsables sont trop nombreux. Beaucoup ne sont pas prêts ! C’est aussi simple que ça et nos agissements méritent le maintien du confinement. Le chat est parti les souris dansent.

Dans le même ordre d’idée, je vous propose aujourd’hui le texte de Josée Legault, publié hier dans les pages d’opinions du Journal de Montréal. Le dévoilement d’une évidence déplorable.

LES AUTRUCHES NE PORTENT PAS LE MASQUE

Il fallait le voir pour le croire. Ce samedi, sous le soleil, les parcs de Montréal débordaient de monde. On se serait cru au festival de Woodstock. La distanciation était peu respectée. Les attroupements se multipliaient. Le port du masque était rarissime. Le tout débordant sur les rues adjacentes.

En ville, il règne une dangereuse atmosphère d’insouciance béate. Un faux sentiment d’invincibilité face à la COVID-19 crève les yeux.

Je le vois parce que j’habite devant un des grands parcs de la métropole. Samedi, impossible d’y aller en sécurité, je suis allé marcher sur une rue adjacente.

Comme je portais le masque, c’est moi qu’on regardait avec méfiance ! Je me suis même fait dire de rester chez moi si j’ai « trop peur de sortir » !

La veille, ma chronique portait sur l’urgence d’imposer le masque à Montréal. Belle ironie.

LES MAUVAIS MESSAGES

Avec la distanciation et le lavage de mains, le port du masque contribue à se protéger soi-même et les autres du virus, mais rien n’y fait.

Les Montréalais sont encore nombreux à se cacher la tête dans le sable.

Les autruches, c’est connu, ne portent pas le masque…

Certains, plus conscients, veulent en porter, mais peinent à s’en trouver.

Vrai, mais on trouve des tutoriels simples sur le web pour en fabriquer. Cette rareté de masques dans les lieux publics est aussi le résultat de semaines de confusion et de mauvais messages lancés par la santé publique jusqu’à tout récemment.

Horacio Arruda a même déjà dit que « le masque n’est pas un moyen de prévention des infections dans la communauté ». Or, dès la mi-mars, le port du masque pour ralentir la contagion communautaire, incluant pour les asymptomatiques, était déjà discuté en Europe dans les cercles médicaux.

MORTS ET SÉQUELLES

Au début mai, le leadership politique sur le sujet manque encore à l’appel.

Pour ne pas continuer à perdre du terrain face au virus, imposer le masque est pourtant une urgence sanitaire. D’autant plus à Montréal. Pourquoi ? La grande région montréalaise est l’épicentre du virus au Québec.

La contagion communautaire est loin d’y être « sous contrôle » et le nombre de cas confirmés est sous-estimé. Le dépistage est insuffisant et se limite surtout aux symptomatiques.

Or, selon une étude de l’Université de Bonn, une personne sur cinq infectée par le virus et contagieuse n’a aucun symptôme.

Pour l’île de Montréal et ses couronnes nord et sud, si cette donnée s’avérait fondée, ça ferait potentiellement beaucoup de monde.

Un jour viendront le déconfinement de la ville, l’ouverture d’écoles et de magasins. Sans le port obligatoire du masque, combien en infecteront encore d’autres ?

Le virus ne frappe que les « vieux », se disent même certains, mais 56 % des cas confirmés ont moins de 60 ans.

Les décès sont concentrés dans les CHSLD et résidences privées pour aînés – un fait révoltant et non pas une « consolation » –, mais combien d’adultes de moins de 60 ans y survivront avec des séquelles majeures ?

Le système hospitalier montréalais est déjà sous tension. Si le nombre de patients augmente trop, il craquera.

Alors, ce masque ? Portez-le.

Vous sauverez des vies et peut-être même la vôtre…

Confinement parlant…

Si j’avais su, début mars, que c’était la dernière fois que j’allais au resto, j’aurais pris un dessert.

Pas évident la vie de couple en confinement. Parait aussi qu’un des symptômes de la COVID est la perte de l’odorat. Je soupçonne ma blonde de l’avoir, car hier, elle m’a dit qu’elle ne pouvait plus me sentir.

Annette : j’ai mis une annonce pour me trouver un homme. J’ai reçu 500 messages disant : « viens chercher le mien » !

L’erreur avec ce virus, c’est de l’avoir appelé Corona. Si on l’avait appelé Canadien de Montréal, il aurait été éliminé en mars.

C’est dommage, tous les gens qui savent comment diriger un pays sont occupés à écrire sur Facebook.

Il y a un mois, je disais toujours chechalchedé, maintenant j’ai appris à dire CHSLD ! J’ai hâte qu’on parle de la sauce Worchestershire…

Est-ce qu’on peut désinstaller et réinstaller 2020 ? Je pense qu’il y a un virus.

Je n’ai pas survécu à toutes mes soirées de beuveries pour me faire abattre par un virus qui porte le nom d’une bière légère.

Le confinement avec mes enfants, c’est comme des vacances au Club Med, sauf que je fais partie du personnel !

Je voudrais surprendre ma femme pendant le confinement et passer l’aspirateur. Mai où on met l’essence ?

Je regardais une série sur Netflix et il y avait des gens qui se faisaient des bises et des accolades. C’est toujours un peu émouvant de regarder des documentaires historiques sur des civilisations anciennes.

Je viens de raconter une blague à mon linge. Il était plié en deux !

Avis aux grands-parents. Vu que vos petits-enfants vous manquent, à la fin du confinement, on vous les laisse deux mois.

Mon chat vient de me demander si je voulais laisser la radio jouer pendant qu’il va se promener dehors. Petit baveux !

Mon gars me dit qu’il s’ennuie de son enseignante. Je lui réponds que moi aussi je m’ennuie de ma maîtresse.

Pour la septième semaine à la maison, le chien me regarde comme pour dire : « Tu vois pourquoi je mange les meubles ? »

L’été approche et je suis mort de rire à l’idée de penser aux moustiques qui vont se demander où on est.

Le saviez-vous ?

Après la lecture des découvertes qui suivent, vous vous endormirez, ce soir, avec le sentiment d’avoir augmenter vos connaissances. Une satisfaction à partager avec vos amis et proches, lorsque l’occasion se présentera de les faire bénéficier de votre savoir.

Peler une banane à partir du bas et vous n’aurez plus à enlever ces petits filets. C’est comme ça que les primates font.

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Séparez vos bananes quand vous arrivez de l’épicerie. Si vous ne le faites pas, elles vieillissent très vite.

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Entreposez vos morceaux de fromage dans du papier d’aluminium. Il restera frais plus longtemps et sans moisissure.

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Les poivrons avec trois bosses dans son fond sont plus sucrés et de meilleur goût. Ceux qui en ont quatre sont plus fermes et mieux adaptés pour la cuisson.

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Ajoutez une cuillérée d’eau quand vous faites cuire le bœuf haché. Cela aidera à garder le gras loin de la viande pendant la cuisson.

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Pour réchauffer les restants de pizza, placer dans un poêlon antiadhésif sur le dessus de la cuisinière et mettre la chaleur à médium-bas jusqu’à ce que ce soit chaud. La croûte restera plus croustillante.

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Le papier journal empêche les mauvaises herbes de pousser. Commencez par placer vos plants, ajoutez les nutriments dans votre sol. Mouillez du papier journal. Placez des languettes autour de vos plants et les laissant se chevaucher et oubliez les mauvaises herbes. Les mauvaises herbes passeront à travers la plupart des matériaux à jardinage, mais ne passeront jamais à travers le papier journal mouillé.

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Fini les maringouins ! Placez simplement une feuille d’assouplissant dans votre poche. Cela gardera les maringouins à distance.

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Éloignez les écureuils de vos plantes ! Pour tenir les écureuils à distance de vos plantes, saupoudrez-les avec du poivre de cayenne. Celui-ci n’endommagera pas votre plante mais empêchera les écureuils de s’en approcher.

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Pour aller chercher quelque chose sous le frigo ou autre meuble d’accès restreint, ajoutez un rouleau vide d’essuie-tout au bout de votre balayeuse ou n’importe quel rouleau d’emballage. Ce rouleau peut être plié ou écrasé pour rendre accessibles les endroits difficiles à nettoyer.

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Avant de placer une substance collante dans une tasse à mesurer, remplissez-la d’eau chaude. Videz l’eau mais sans l’assécher. Ensuite, ajoutez vos ingrédients tels que le beurre d’arachides et regardez-les sortir de la tasse facilement.

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Dites adieu aux moustiques à fruits. Prenez un bol et versez-y un centimètre de vinaigre de cidre et deux gouttes de savon à vaisselle liquide. Bien mélanger. Vous verrez ces mouches attirées vers le mélange et parties pour toujours.

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Ces envahissantes fourmis… Placez un petit monticule de farine de maïs (Cornstarch) là où vous avez vu des fourmis. Elles en mangent et en ramènent a la « maison ». Elles ne peuvent le digérer et cela les tue. Le traitement peut prendre une semaine, mais ça marche et vous n’aurez pas à vous soucier de faire du mal aux autres animaux. C’est aussi sans danger pour les enfants.

Un cancer généralisé

Il y a de ces décisions qui nous amènent à douter des compétences de certains décideurs. Deux cas récemment : 45 millions de dollars payés à un Brossardois pour des masques jamais livrés et surtout payés à l’avance. 45 millions, c’est pas rien comme arnaque. Il aurait fallu un minimum de vérification avant de dépenser une telle somme.

Puis les 16 millions de dollars déboursés pour l’achat de boîtes magiques qui testent si vous êtes infecté de la COVID-19, en moins de trente minutes… ils sont fiables à seulement 50 %… et Santé Canada les recommandait ! Pas fort !

Qu’est-ce qui se passe chez nos décideurs ? Ils sont tous incompétents en même temps ? Ont-ils fréquenté les mêmes écoles durant leurs cycles scolaires ? Viennent-ils tous de l’époque où un examen réussi avec une note de moins de 60%, valait automatiquement une hausse à 60, sans doubler et être obligé de reprendre son année ?

Vous savez, la génération d’incompétents qui écrivent 50 mots avec 25 fautes minimum et qui ont de la difficulté à trouver combien font 2+2. Ils ont manqué de matières. Mais en musique, ils connaissent toutes les paroles de leurs idoles, dix minutes après en avoir pris connaissance.

C’est à ça que je pense en lisant les journaux. Les carences académiques manquent pitoyablement. Allo… on dort au gaz ! Un vrai cancer généralisé.

Richard Martineau y va également d’une savante réflexion sur le phénomène dans son article paru dans le Journal de Montréal d’hier. C’est ce que je veux partager avec vous aujourd’hui.

BOF, C’EST JUSTE DE L’ARGENT PUBLIC !

Plus je lis sur ce résident de Brossard qui a reçu 45 millions $ du gouvernement du Québec pour fournir cinq millions de masques (masques qui, oh surprise ! ne sont jamais venus), plus je suis sidéré.

Je comprends que nous sommes dans une situation inédite et que chaque minute compte.

Mais comment le gouvernement a-t-il pu se montrer aussi naïf ?

AUCUNE VÉRIFICATION

À moins de vivre sur la planète Mars, tout le monde sait qu’il y a une grave pénurie de masques N95.

C’est plus rare qu’un ministre fédéral qui parle français.

Et ce gars, dont personne n’avait entendu parler auparavant, pouvait, lui, en faire venir cinq millions, comme ça, en claquant des doigts ?

Je m’excuse, mais s’il y a quelque chose que la vie m’a prouvé, c’est que quand c’est trop beau pour être vrai… c’est pas vrai.

C’est comme la princesse africaine qui t’écrit pour te dire qu’elle va te donner la moitié de son héritage, ou la crème miracle qui te promet de t’allonger de deux pouces.

L’adresse de l’entreprise du bonhomme était la même que son adresse personnelle !

Le document censé prouver qu’il faisait des affaires avec la firme 3M était bourré de fautes !

Le gars était censé être un king de l’import-export… et il louait un petit condo à Brossard !

Youhou ?

Vous ne voyez pas les lumières flasher sur votre tableau de bord ?

C’est comme ces conférenciers qui vous promettent de devenir millionnaires en trois mois et qui conduisent une Honda Civic usagée !

Ou ces astrologues qui prédisent l’avenir… mais qui n’ont jamais gagné une maudite cenne à la loto !

GUICHETS AUTOMATIQUES HUMAINS

Heureusement que la Banque TD et Desjardins ont levé le drapeau rouge, sinon le bonhomme serait encore en train de rigoler dans son salon.

Je suis sûr que même lui n’en revenait pas à quel point c’était facile de recevoir 45 millions de dollars de la part du gouvernement !

Tu leur dis que tu vas faire venir des masques, tu leur montres un faux document bourré de fautes… et ils t’envoient le chèque !

Comme ça, sans poser de questions !

Ils n’ont même pas pris la peine d’appeler 3M pour vérifier si c’était vrai qu’ils faisaient affaire avec ce type !

Ils n’ont pas pris deux minutes pour effectuer un simple appel téléphonique !

Bof… c’est juste de l’argent public, après tout, non ?

Et comme on le voit ces temps-ci, l’argent, ça pousse dans les arbres.

Tu appuies sur le nez de Justin Trudeau et de Pierre Fitzgibbon, et ils te crachent une couple de millions.

LE MONDE À L’ENVERS

Et pendant ce temps, si tu es pharmacien et que tu veux changer des couches dans un CHSLD, on te dit : « Oh non, désolé, mais vous n’avez pas la formation médicale requise ! »

Euh…

On se montre super accommodant envers les beaux parleurs qui nous promettent mer et monde, et super méfiant envers ceux qui veulent nous aider !

Alors que ça devrait être le contraire !

J’ai hâte qu’on invente un vaccin capable de nous protéger contre le manque de jugement…

La CIBC… sans aucun scrupule !

Je ne vous apprends rien sur la pandémie que subie toute la planète présentement. Par conséquent, beaucoup d’entreprises sont fermées et il est difficile de faire ses courses. Partout, on essaie de nous accommoder, sauf ma banque, la CIBC, ou Canadian Imperial Bank of Commerce, dans un français maquillé.

Toujours est-il que lorsqu’on connaît la gourmandise de ces manufactures à dollars on constate qu’ils sont voraces, et n’existent que pour s’emplir les poches de plus en plus. Vous avez vu les accommodements qu’ils ont consenti sur le bout des lèvres ? Ils n’ont rien perdu. Leurs taux d’intérêts n’ont jamais diminué. Ce sont des conciliants… à profits.

Tout ce préambule pour vous raconter ce qui m’arrive. En fait, ce qui m’est arrivé récemment.

Parce que les postes de ventes de billets de Loto-Québec sont rares, voire tous fermés, je décide de m’abonner aux jeux en ligne pour me procurer automatiquement mon billet de 6/49 et Québec49 pour chacun des tirages. Les autres jeux ne m’intéressent pas. Le coût ? 5 $ par tirage et il faut déposer un minimum de 20 $, par carte de crédit, dans notre compte pour que Loto-Québec puisse se payer.

Tout va bien. Les tirages se déroulent et vient le moment où je dois rajouter un autre 20 dollars pour qu’il y ait un minimum de fonds dans mon compte. Je m’exécute !

La surprise arrive ! Au moment de recevoir mon relevé mensuel de carte de crédit Visa, je remarque deux débits très clairement identifiés par cette description sans équivoque et limpide comme de l’eau de roche :

« FS AV ESP/VIR SOL/CHQ PR/VERS » 5,00 $.

Ne comprenant absolument pas cette chinoiserie, je téléphone à CIBC-Visa pour obtenir des précisions pour qu’on m’éclaire.

J’apprends, avec étonnement, que ce sont des frais considérés comme des avances de fonds pour l’achat de loterie, donc facturés comme tel. C’est pas beau ça ?

De la fraude légale !

Pourquoi de tels frais ?

Un cinq piastres, comme ça, dans leurs poches, chaque fois que j’ajoute 20 dollars à mon compte Loto-Québec. De l’argent vite gagnée par ces gros bonzes de la finance qui demandent toujours des taux d’intérêts abusifs frisant les 20 % sur le crédit.

Comme je paie entièrement le solde de ma carte de crédit chaque mois, et que je profite de ce crédit sans intérêts, ils ont trouvé un tour de passe-passe pour se faire du fric sur mon dos. En québécois, j’appelle ça des salauds !

Jamais, autant Loto-Québec que la CIBC, ne m’ont informé d’une telle pratique. Probablement des petits caractères quelque part qui demandent d’être scrutés à la loupe. C’est dégueulasse ! Avez-vous déjà pris la peine de regarder tous les frais de services demandés par les banques. Jamais personne ne s’est mis le nez là-dedans. Non, il ne faudrait pas parce que les surprises nous feraient mourir.

Ne regardez pas trop la caissière parce qu’on pourrait vous demander des frais démesurés. Même là, les caissières sont une espèce en voie de disparition. Aujourd’hui, on discute avec des machines qui imposent de plus en plus de frais de service. Une machine ça n’a pas de cœur… et ça rapporte beaucoup plus. Aucun bénéfice marginal et avantage social à payer.

Inutile de vous dire que je vais mettre fin à mon abonnement avec Loto-Québec. Pour ce qui est de la CIBC, auquel je suis membre depuis 32 ans, ce serait trop compliqué de changer d’institution avec tous les dépôts directs et retraits automatiques instaurés au fil des années, mais pour moi, ce sont des profiteurs, sans aucun scrupule et insatiables.

Ils sont très loin d’avoir une mince sympathie de ma part, et je ne voulais pas étouffer cet abus toléré.

La maman newfie écrit à son fils…

Mon grand,

Je t’écris quelques mots pour que tu saches que je t’écris. Donc, si tu reçois cette lettre, cela voudra dire qu’elle est bien arrivée. Sinon, préviens-moi, que je te l’envoie une seconde fois…

Je t’écris lentement, car je sais que tu ne lis pas rapidement…

Dernièrement, ton père a lu une enquête disant que la plupart des accidents se produisent à quelques kilomètres de la maison. C’est pour cela que nous avons décidé de déménager un peu plus loin…

La maison est splendide, il y a une machine à laver, mais j’ignore si elle est en service. Hier, j’ai mis le linge, tiré sur la chaînette, et tout a disparu je ne sais où ! Mais je continue à chercher le mode d’emploi…

Le temps n’est pas trop désagréable ici, la semaine dernière, il n’a plu que deux fois. La première pendant trois jours, la seconde, quatre jours…

Au sujet du manteau que tu désirais, ton oncle Pierre a dit que si je l’expédiais avec les boutons, qui sont lourds, cela coûterait très cher; alors je les ai arrachés et te les ai mis dans une des poches…

Une bonne nouvelle; ton père a trouvé du travail. Il a sous lui environ 500 personnes: il fauche les herbes du cimetière…

Ta sœur Julie, qui vient de se marier, attend un heureux événement. Nous ignorons le sexe, c’est pourquoi je ne peux te dire si tu seras oncle ou tante. Si c’est une fille, elle a l’intention de l’appeler comme moi. Cela me fait tout drôle de savoir qu’elle va appeler sa fille « Maman… »

Ton frère Jean a eu un gros problème; il a fermé sa voiture avec les clés à l’intérieur. Il a dû retourner à la maison, 10 kilomètres aller-retour à pied pour récupérer le second jeu de clés et enfin nous sortir du véhicule…

Si tu as l’occasion de rencontrer ta cousine Jeanne, donne-lui le bonjour de ma part. Si tu ne la vois pas, ne lui dis rien c’est plus simple.

Ta Maman,

PS : je voulais te mettre un peu d’argent dans l’enveloppe, mais je l’ai déjà collée…

Ygreck, et ses perles d’avril

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… voici ses perles d’avril.

Acheter majoritairement local, une question de survie

Acheter de l’étranger doit devenir l’exception, si on veut prospérer et sauver notre économie nationale. Depuis trop longtemps, la mondialisation a changé le portrait et fait profiter les grandes puissances dont la Chine qui, après la seconde guerre mondiale, quémandait nos sous pour sauver les pauvres petits Chinois.

Il faut être de moins en moins dépendants de ces grandes puissances et faire en sorte de faire prospérer notre environnement immédiat, plus sensibilisé à nos besoins et nos valeurs.

Le prix ne doit plus être notre premier critère d’achat. Notre économie ne s’en relèvera que mieux après cette pandémie. La mondialisation, très peu pour moi !

Claude Villeneuve a écrit un article intéressant sur le sujet, dans l’édition du Journal de Montréal du 25 avril dernier. C’est ce que je veux partager avec vous aujourd’hui. Pensez-y, pour des lendemains profitables pour nous.

L’INTÉRÊT DE LA CHINE ET LE NÔTRE

Quiconque a des parents baby-boomers a déjà entendu la blague. « Quand on était jeunes à l’école, les sœurs nous faisaient acheter des p’tits Chinois. Astheure, c’est eux autres qui nous achètent ! »

L’image, pour caricaturale qu’elle soit, illustre néanmoins l’immense retournement de notre perception de la Chine au cours des 50 dernières années. Aux bandes dessinées nous présentant les Chinois comme des petits êtres courtois aux drôles de chapeaux a succédé l’image, plus réaliste, d’hommes en habit noir rusés qui se promènent avec des valises pleines d’argent.

SI GROS, SI LOIN

La géopolitique, la diplomatie et les relations internationales, ça peut paraître très abstrait et lointain pour les gens du commun que nous sommes. À l’ère Trump plus que jamais, on suit ça presque comme un téléroman. Quand Loïc Tassé nous parle dans notre section spéciale publiée aujourd’hui des nouvelles routes de la soie, de l’alliance circonstancielle de la Chine avec la Russie ou de ses rapports méfiants avec l’Europe, c’est passionnant, mais on se sent un peu comme une fourmi qui regarde des bulldozers se rentrer dedans. C’est si gros que ça a l’air loin.

Sauf qu’en temps de crise, quand on se fait raconter qu’on espère se faire livrer des masques N95 et qu’on a peur de mourir en détresse respiratoire parce qu’on manque de propofol pour faire des sédations, ça devient très concret, la domination économique de la Chine. On lui a sous-traité notre production manufacturière, elle produit 25 % de tous les biens de la planète, dont 40 % des médicaments, et on se surprend ensuite qu’elle soit devenue la première économie au monde et qu’elle émette autant de GES.

Le résultat, néanmoins, c’est que la Chine nous tient par là où c’est sensible. Alors qu’elle nous a contaminés par un virus qu’elle a par ailleurs tenté de nous cacher, elle se promène en sauveuse en distribuant du matériel médical en Italie et on doit la supplier pour qu’elle ne nous oublie pas.

Mais oui, la Chine, c’est gros, c’est loin, et entre la faiblesse de Justin et la folie de Trump, on se demande bien, comme citoyens, qui nous protégera et quelle sorte d’emprise on peut avoir sur tout ça.

LE VRAI COÛT

Pourtant, on en a une, une prise. Et c’en est une méchante grosse, à part de ça.

Ça se passe chaque fois qu’on va sur Wayfair s’acheter des gréements et des cossins, chaque fois qu’on magasine, que ce soit à l’épicerie ou en ligne ces temps-ci et qu’on cherche le meilleur prix.

On pense que notre intérêt, comme consommateur, c’est de trouver le produit dont le nombre précédant le signe de piastre est le plus petit. Moins on paye cher, plus on pense que c’est avantageux.

Pourtant, en 2020, le coût d’un produit, on ne devrait pas le mesurer seulement à son prix de vente. Dans le coût, il faudrait aussi évaluer ce que ça va générer comme pollution de le produire à l’étranger et de le transporter jusqu’ici. Il faudrait aussi tenir compte de ce que le voisin qui produit le même bien et qui vend plus cher ne viendra plus dépenser ensuite dans nos propres commerces. On devrait calculer ce que ça coûte de nous nuire à nous-mêmes.

L’argent qu’on dépense chez nous, il circule et il nous revient. L’argent qu’on dépense en Chine, il s’en va là-bas et ne revient jamais.

ACHETER CHEZ NOUS

Nous ne pourrons pas, humbles citoyens, influencer le volontarisme de la Chine à implanter ses nouvelles routes de la soie et les sautes d’humeur de Trump à son égard. On peut toutefois ne pas opter pour un téléphone cellulaire Huawei pour éviter d’être surveillé et préférer l’ail du Québec à celui de Chine, qui est moins cher, mais qui fait davantage roter, selon Fabien Cloutier.

À la fin, la Chine a ses intérêts. Qui n’en a pas ? Il faut juste prendre conscience que ce n’est pas le même que le nôtre, ni comme citoyen, ni comme consommateur, ni comme Québécois, ni comme Nord-Américain.

Notre intérêt, à nous, c’est d’acheter chez nous, comme nous le suggère l’initiative du Panier Bleu. De rebâtir nos chaînes d’approvisionnement autour de biens manufacturés localement. De recommencer à produire nous-mêmes notre matériel médical, nos médicaments et tout ce qui est nécessaire en contexte d’urgence.

De faire travailler notre monde. De contrôler nous-mêmes l’empreinte environnementale de notre industrie.

La Chine fera ce qu’elle veut, selon son intérêt. Nous, faisons ce que nous avons à faire, selon le nôtre.