SE PLAINDRE LE VENTRE PLEIN
Pourquoi les étudiants viennent étudier ici, au Québec ? Parce que c’est moins cher et on n’a pas les restrictions propres à leur pays d’origine. Ils sont bien ici et on les traite avec dignité. De quel droit se permettent-ils de manifester contre le Programme de l’expérience québécoise (PEQ).
Ils devraient prendre leur trou et se compter chanceux d’être ici, point à la ligne. Évidemment, Gaétan Barrette les appuie. S’il y en a un qui n’a pas de conseil à donner, c’est bien lui. Il a fait de la « merde » partout où il est passé. Alors les étudiants étrangers… à vos cahiers et profitez de votre chance à bas prix.
ENFIN, LE PORT DU MASQUE DEVIENT OBLIGATOIRE
Au moins c’est clair; le port du masque devient obligatoire dans les transports en commun. Il a fallu que cette recommandation soit rendue obligatoire pour qu’une majeure partie des citoyens s’y conforme. Ils n’étaient pas assez intelligents pour comprendre cette consigne qui, logiquement, s’imposait d’elle-même. Non ! Il fallait l’obliger !
Et après, on chiâlera que le gouvernement s’immisce dans notre quotidien, qu’il n’a pas à se mêler de nos affaires. Donc tous ensemble nos agissements leurs donnent raison. Les enfants écoutent mieux que les adultes… assez bizarre !
UN CLSC DANS LA MERDE
Assez pathétique la mort de Pierre-Marc Vadnais, décédé d’une crise cardiaque à l’âge de 33 ans. Le CLSC l’a refusé parce qu’il n’avait pas de dossier à cet endroit. C’est quoi le problème ? Le dossier est plus important que le patient. ? La personne qui a refusé d’au moins l’examiner devrait être congédiée sur le champ et même, à la limite, enquêtée pour des possibles accusations de négligence criminelle. C’est comme refuser de porter secours à une personnes en danger de mort.
L’événement est survenu le 10 juin dernier et le monsieur est mort, en route avec son véhicule, vers l’hôpital de St-Hyacinthe où son décès a été constaté. C’est dégueulasse et incompréhensible une fin de vie de la sorte. S’il avait été pris en charge par le CLSC, il serait probablement encore de ce monde aujourd’hui. Quand on répète qu’en pareils symptômes, les secondes compte. La personne qui l’a refusé n’est définitivement pas au bon endroit, et doit assumer la gravité de sa décision. Le maudit dossier avant le patient : Allez y comprendre quelque chose de sensée !
DES QUESTIONS STUPIDES
Je pensais que les journalistes étaient intelligents, qu’ils posaient des questions pertinentes. Eh bien non ! Lors de la conférence de presse du premier ministre du Québec sur l’obligation de porter le masque, un journaliste posait la question suivante : Qu’est-ce que le chauffeur d’autobus fait, lorsque le client refuse de porter le masque dans l’autobus ? Question niaiseuse ! le chauffeur lui refuse l’accès ! C’est assez simple n’est-ce pas.
Si le client entre quand même, le chauffeur appelle la police pour sortir l’individu. Encore aussi simple ! Les policiers sont là pour le maintien de l’ordre et c’est exactement le motif pour intervenir. Pas fort le journaliste… il se cherchait une question à poser et n’en trouvant pas une de vraiment utile, alors il a sorti cette platitude. Quand tu n’as rien d’intelligent à dire, tu fermes la gueule et tu écoutes ! Rien de plus simple et à propos.
POURQUOI LE MASQUE OBLIGATOIRE LE 27 JUILLET ?
Là, le gouvernement Legault a manqué le bateau. Il vient de déclarer l’obligation du masque dans les transports en commun le 13 juillet prochain… avec une période d’adaptation de deux semaines, qui nous mène au 27 juillet. Pourquoi ? Qu’est-ce qui oblige ce délai ? Quand le directeur de la santé publique Horacio Arruda nous met en garde contre la deuxième vague à la mi-juillet, où est la logique. L’idéal aurait été de mettre tout ça en vigueur dès lundi prochain le 6 juillet. C’est à n’y rien comprendre Monsieur Legault.
Il n’y a pas si longtemps, 25 000 personnes défilaient dans les rues de Montréal pour dénoncer le racisme et la brutalité policière. Et tout ça a débuté aux États-Unis où des milliers de noirs criaient à l’injustice en saccageant tout sur leur passage. Les méchants blancs persécutaient les noirs.
Le racisme n’est pas seulement une affaire « noir et blanc ». Le contraire existe aussi. La vidéo qui suit est pas mal éloquente à ce sujet. Jugez par vous-même.
Pas besoin d’écrire un grand préambule pour approuver le texte de Martineau de samedi dernier dans le Journal de Montréal, puisqu’il est le reflet de mes pensées. Comme peuple, nous sommes finis, désavoués, vaincus sans combattre. Les gens de ma génération se sont battus pour qu’on soit reconnus comme une société francophone distincte. Mais voilà, ils passent lentement de vie à trépas sans connaître la suite. Et la relève est déjà assimilée.
Quoi qu’il en soit ce papier résume bien l’immensément triste réalité. Oublier le drapeau à une fête nationale, c’est impardonnable. On n’a pas qu’à combattre la COVID-19, on doit aussi combattre notre propre monde.
LA QUESTION QUI TUE
Je vais vous poser une question difficile, mais qu’on devra tous se poser un jour collectivement.
Une question à laquelle nous devrons tous répondre, franchement et sans faux-fuyants.
Est-ce que ça vous tente encore de survivre en tant que peuple ?
NATION : UN MOT RADIOACTIF
Parce que, lorsque je vois qu’on organise des fêtes nationales sans drapeau national et sans parler de la question nationale.
Quand je vois des artistes abandonner le combat nationaliste pour embrasser goulûment, aveuglément et naïvement le multiculturalisme canadien.
Quand je vois de supposés membres de l’élite québécoise confondre – certains par ignorance, la plupart par mauvaise foi – « diversité » et « multiculturalisme ».
Quand je vois les Québécois voter en masse pour Justin Trudeau, un premier ministre fédéral qui, encore plus que son père, associe le nationalisme à la xénophobie, allant jusqu’à déclarer avec fierté que le Canada est le premier pays « postnational ».
Quand je vois des artistes délaisser le combat du français pour parler une langue bâtarde, qui n’a rien à voir avec ni Molière ni Shakespeare.
Quand je vois les jeunes grincer chaque fois qu’ils entendent les mots « nation », « patrimoine », « histoire », « laïcité », « défense du français » et « fierté nationale ».
Quand je lis que de plus en plus de Québécois croient que c’est tout à fait normal que ces commerçants accueillent leurs clients en disant : « Bonjour, Hi ! »
Quand je vois la mairesse de Montréal « oublier » de parler en français dans une conférence de presse.
Quand j’entends un candidat à la chefferie du PQ (le PQ, bordel !) dire que le Québec devrait revoir les règles de l’affichage commercial pour tenir compte « du caractère multiculturel de Montréal », affirmer qu’on devrait ajouter un symbole anglais sur le drapeau du Québec et déclarer que le combat pour la défense du français est « une querelle du passé ».
Quand je vois des gauchistes nationalistes concevoir l’indépendance non comme une fin en soi, mais comme un moyen de construire un paradis socialiste.
Quand je vois et j’entends tout ça, je me dis : est-ce que ça vous intéresse toujours de survivre comme peuple ?
LA CLÉ DANS LA PORTE
Parce que si ça ne vous tente pas plus que ça, si vous trouvez que c’est trop d’ouvrage pour vos frêles épaules, on va tirer la plogue et mettre la clé sous la porte !
On va tous se mettre à l’anglais, adopter le multiculturalisme et s’agenouiller devant la Chartre !
On va arrêter de garder artificiellement en vie un rêve qui intéresse de moins en moins de personnes !
Quand c’est rendu que le Mouvement national des Québécois ne remarque même pas l’absence du drapeau national dans une fête nationale, je me dis qu’une étape charnière a été franchie, qu’on est au-delà du confort et de l’indifférence, qu’on a avalé et digéré le discours canadian sur la nation, la culture et l’identité.
J’ai écrit il y a 11 jours que la fête de la Saint-Jean ressemblait de plus en plus à la fête du Canada.
Eh bien, le spectacle du 23 juin m’a donné raison.
Les Canadians, qui croient que les Québécois francophones ne constituent rien de plus qu’un groupe ethnique parmi tant d’autres, doivent rire dans leur barbe.
Ils n’ont plus à nous combattre : nous avons laissé tomber les armes.
Il y a quarante-sept aujourd’hui, j’unissais mon existence à toi, la femme de ma vie. MA Loulou. Et je veux le crier sur tous les toits. Cette union, meublée de toute une kyrielle d’événements, heureux et parfois tristes n’a jamais été ébranlée, voire effritée de tout l’amour que j’ai pour toi.
« Plus qu’hier, moins que demain » voilà ce qui s’applique parfaitement à notre vie à deux. Et le cachemire pour te réchauffer, quoi de plus approprié.
Certes, nos corps se transforment, affichant le poids des années, mais la flamme, elle, apaisante, réconfortante et vive, scintille toujours comme au premier jour.
Cet amour a produit le plus beau des fruits, notre fils, un joyau qui ne cesse de nous rendre fiers.
Quand je regarde en arrière je vois et apprécie tout le chemin parcouru en symbiose, je me retourne pour voir toute la route à perte de vue et qui s’étend devant nous. Elle s’ouvre, invitante, à poursuivre notre chemin ensemble, main dans la main. Mon souhait le plus cher est qu’on puisse la fouler de nos pieds pour longtemps encore. Je t’aime.
Bon anniversaire mon amour…
5 CONSEILS AVANT DE PARTIR EN RANDONNÉE
Avec plus de 11 000 km de sentiers balisés, le Québec est le paradis de la randonnée pédestre. Accessible, c’est l’activité de plein air par excellence pour se mettre en forme et redécouvrir la richesse et les beautés du territoire québécois. Mais avant de se lancer sur les sentiers, il faut se préparer.
PROGRESSER LENTEMENT
Vous rêvez de gravir un pic escarpé et de prendre le plus beau cliché au sommet de la montagne ? Débutez d’abord avec une courte randonnée et augmentez progressivement la durée et le dénivelé. La mise en forme va ainsi se faire naturellement, sans vous épuiser. Règle générale, une randonnée d’une demi-journée représente un bon départ et vous permettra de revenir avec le sourire.
MARCHER EN BONNE COMPAGNIE
Pas question de s’aventurer seul dans la nature, surtout si on est novice en la matière ou qu’on connaît peu le secteur. Marcher en famille ou en groupe est certes plus sécuritaire, mais aussi plus motivant. Psitt ! N’oubliez pas de respecter la distance de 2 m entre chaque marcheur.
REMPLIR LE SAC À DOS (SANS LE SURCHARGER)
Même pour une courte randonnée, le sac à dos est de mise. Se perdre ou se faire surprendre par un orage font partie des risques de l’activité. Mieux vaut être prêt à toute éventualité. Outre une gourde d’eau et une collation, on emportera un imperméable léger, une carte topographique, une boussole, une trousse de premiers soins et une trousse de survie (incluant un sifflet).
Vous avez peur de trébucher ? Les bâtons de marche sont vos alliés; ils vous aideront dans les montées soutenues et dans les descentes abruptes.
ÊTRE BIEN CHAUSSÉ
Il n’est pas nécessaire d’investir dans l’achat de bottes de randonnée chères. Une paire de chaussures sportives robustes ou de courses en sentier (vérifiez l’adhérence de la semelle) fera l’affaire pour les randonnées sur sentiers balisés. Mais, de grâce, laissez les « gougounes » et les chaussures de ville à la maison ! Vos chevilles vous en remercieront.
SUIVRE LES SAISONS
Où aller ? Le territoire québécois est vaste : des parcs nationaux aux sentiers municipaux; des sentiers urbains aux tracés escarpés, il y en a pour tous les goûts et niveaux. Vérifiez d’abord qu’ils soient ouverts avant de vous déplacer.
Un truc est de suivre les saisons. Au printemps, le sud du Québec bourgeonne avant les secteurs plus au nord. En été, recherchez la fraîcheur des forêts denses et évitez les sentiers au soleil plombant. Tandis qu’en automne, pour profiter pleinement de la saison des couleurs, ce sont les forêts de feuillus qui font courir les foules.
4 SENTIERS AU TOP
1- Près de Montréal, le mont Saint-Hilaire est le lieu idéal pour s’initier à la randonnée, avec ses 7 sentiers allant de 500 m à 4,9 km.
2- Le parc national d’Oka compte 3 parcours faciles, dont Le Calvaire d’Oka qui offre un beau point de vue.
3- À trente minutes de Québec, le sentier Les Loups du parc national de la Jacques-Cartier est un incontournable pour les randonneurs intermédiaires, avec son dénivelé de 500 m sur 10 km (aller-retour).
4- En quête d’émotions fortes ? Le sentier de L’Acropole-des-draveurs dans Charlevoix est le lieu des randonneurs expérimentés.
BONNES RANDONNÉES
Source : Annie Lafrance, revue Plein Soleil, été 2020
ENFIN L’ÉTÉ !
Les risques causés par la chaleur chez les personnes vivant avec le diabète de type 2.
L’été approche à grands pas ! À cause de la pandémie de COVID-19, nombreux sont ceux qui ont dû annuler leurs vacances.
Heureusement, plusieurs destinations fantaisistes sont encore accessibles : vous pourriez faire pousser fruits et légumes à Costa del jardin ou siroter un cocktail à Balconville ! Cependant, lorsqu’on est atteint de diabète de type 2, il faut être prudent lors des journées de canicule. Voici quelques pièges dont vous devrez vous méfier !
LA DÉSHYDRATATION
Le premier risque avec le retour de la chaleur est la déshydratation. Certains médicaments peuvent augmenter ce risque. Il s’agit des inhibiteurs de SGLT-2, les médicaments qui font « uriner du sucre ». Avec leur effet diurétique, on perd de l’eau. Il est donc important, lorsque la canicule nous fait suer et que nous prenons ces médicaments, de bien nous hydrater, en priorisant l’eau et les boissons non sucrées.
LA NEUROPATHIE
Il sera tentant cet été de marcher nu-pieds au bord de la piscine, ou dans le gazon ! Malgré la tentation, il vaut toujours mieux être bien chaussé, surtout si vous souffrez de neuropathie, car vous pourriez vous blesser sur un morceau de verre ou sur un clou égaré traînant au sol sans vous en rendre compte.
Le diabète peut causer, après un certain nombre d’années, de la neuropathie. Il s’agit d’une atteinte des nerfs, le plus souvent ceux des pieds, qui peut diminuer les sensations et empêcher les plaies de bien guérir. Une bonne paire de souliers ou de sandales protégera vos pieds, sans vous empêcher de profiter du beau temps !
LES MÉDICAMENTS ET LA CHALEUR
Si vous vivez avec le diabète, il se peut que votre traitement inclut de l’insuline ou des médicaments injectables. Or, ces médicaments sont sensibles à la chaleur. En effet, lorsqu’on expose l’insuline à des températures de plus de 25 à 30°C pendant une période prolongée, son effet diminue. On peut alors s’injecter sans que le traitement fasse effet ! Heureusement, il existe des pochettes isothermiques qui peuvent protéger vos stylos injecteurs lors de vos sorties.
L’ALCOOL
Quoi de mieux qu’un piña colada au bord de la piscine ! Mais connaissez-vous les effets de l’alcool sur la glycémie ? Si votre boisson contient des glucides (comme du jus, de la boisson non-diète ou le malt de la bière), votre taux de sucre aura initialement tendance à augmenter. Par la suite, l’alcool est éliminé par le foie. Le foie est aussi le principal organe de notre corps fabriquant du sucre.
Malheureusement, le foie n’est pas capable de se débarrasser de l’alcool ET de fabriquer du sucre en même temps. Ainsi, dans les heures suivant la prise d’alcool, la glycémie a tendance à diminuer, parfois bien plus bas que d’habitude. On recommande donc de prendre de l’alcool avec modération, idéalement en même temps que les repas, pour éviter les hypoglycémies.
Vous pouvez aussi surveiller davantage votre glycémie ces journées-là, ou valider avec votre médecin si un ajustement de traitement est nécessaire lorsque vous prenez un verre.
Vous êtes donc maintenant bien chaussé, avec une bouteille d’eau dans votre sac et un étui isothermique pour votre insuline et vos médicaments injectables. Profitez bien de votre été !
Source : Dre Lena Salgado, revue Plain Soleil Été 2020
DEUX AUTRES VACCINS TESTÉS SUR LES HUMAINS
Selon l’Organisation mondiale de la santé, il y a actuellement 142 vaccins expérimentaux à l’étude autour du globe, et pour 13 d’entre eux, les tests sur les humains ont été entamés.
La course aux vaccins contre le corona virus compte deux nouveaux joueurs à l’étape des essais sur les humains. C’est le cas de chercheurs britanniques, qui affirment détenir une technologie au potentiel « révolutionnaire ».
Les chercheurs de l’Imperial College London soutiennent qu’ils seront les premiers à tester sur les humains un vaccin conçu à partir d’une nouvelle technologie appelée « ARN auto-amplificateur ».
Ce vaccin expérimental contient des morceaux d’ARN, une molécule cousine de l’ADN, qui contient des informations génétiques propres au SARS-CoV-2. Lorsqu’injectés dans le muscle, ces morceaux d’ARN devraient se reproduire et amener les cellules immunitaires du corps humain à fabriquer des copies de la protéine en forme de pointe que l’on retrouve à la surface du coronavirus. Ainsi, le système humanitaire serait « entraîné » à reconnaître et à repousser la COVID-19.
Cette stratégie diffère de la manière traditionnelle de concevoir des vaccins, qui consiste à injecter une version affaiblie ou modifiée d’un virus dans le corps humain.
« Si notre approche fonctionne […], [ce vaccin] pourrait révolutionner notre façon de réagir aux épidémies à l’avenir », affirme le professeur Robin Shattock, qui dirige ces travaux, dans un communiqué.
300 PARTICIPANTS
Dans des essais précliniques sur des animaux, le candidat vaccin de l’Imperial College « s’est avéré sûr et a produit des signes encourageants d’une réponse immunitaire efficace », mentionne l’université britannique. Dans les prochaines semaines, 300 participants en bonne santé vont recevoir deux doses de ce candidat vaccin pour vérifier qu’il est sécuritaire et mesurer son efficacité.
Contrairement à d’autres laboratoires, qui laissent miroiter la disponibilité d’un vaccin avant la fin de l’année, l’Imperial College London estime que son vaccin, si tout se déroule comme prévu, pourrait être livré au printemps 2021.
AUTRE VACCIN
En Chine, la société biopharmaceutique Clover a également annoncé, vendredi dernier, qu’elle avait injecté à un premier patient son vaccin candidat dans le cadre d’essais cliniques de phase 1. Ces essais, auxquels participeront 150 adultes et personnes âgées en santé, ont pour but d’évaluer l’efficacité des deux adjuvants, des substances qui sont censées augmenter la réponse immunitaire.
« L’utilisation d’un adjuvant […] peut réduire la quantité d’antigène requise par dose, permettant à plus de doses de vaccin d’être produites et mises à la disposition d’un plus grand nombre de personnes », soulève la compagnie.
Source : Dominique Lelièvre, Journal de Québec
Les policiers n’ont pas eu la vie facile dernièrement. Partout on les a invectivés, rejetés, assaillis. Les faux pas de certains d’entre eux, l’emportent sur leurs actions positives indispensables et rigoureuses. Faire en sorte que notre vie soit sans violence et qu’ils puissent venir à notre secours dans les moments dramatiques.
Ils demeurent essentiels dans nos vies. Ils sont formés pour intervenir dans des situations extrêmement complexes et dramatiques, mais ils demeurent des êtres humains fragiles et loin d’être à l’abri de sombrer dans des troubles psychiques.
Ils doivent être forts ou, du moins, le laisser paraître. L’élément de stress est constant, dans leurs interventions. Ils commandent et doivent obtenir notre respect.
Prenons quelques instants pour réfléchir à tout ce qu’ils accomplissent, chaque jour, pour faire de notre quotidien un havre de paix. Voici le texte, abondamment diffusé sur Facebook, de quelqu’un qui signe F. G., très lourd de sens et de sincérités.
Tu as neuf ans.
Je porte ton corps d’enfant
Et le dépose sur la civière
Sous les cris de ton père,
Sa fille unique est décédée.
Mais je ne suis que policier.
Tu as vingt ans.
Ton conjoint si violent,
A fait de toi son jouet
Sur lequel il se défoulait.
Tu as décidé de le quitter,
Alors il t’a poignardée.
Mais je ne suis que policier.
Tu as trente ans.
Il était ton amant,
Tu voulais une autre vie
Il t’a brûlée une nuit.
C’est ton corps carbonisé
Dans ta chambre qu’il a laissé.
Je n’ai pu que constater.
Mais je ne suis que policier.
J’ai reçu des coups et des projectiles,
Roulé à tombeau ouvert dans la ville,
J’ai entendu insultes et invectives
Interpellé des individus en récidive,
La mort plusieurs fois frôlée
Mais je ne suis que policier.
Je travaille pour votre sécurité
Aux dépens de mon intégrité.
Protéger les personnes et les biens,
C’est pourquoi je me lève le matin.
Voir le sourire d’une victime,
Quand l’auteur de son crime
Est identifié et interpellé
C’est la joie de mon métier.
Mais je ne suis que policier.
Pénétrer dans l’intimité des gens
Ne vivre que des mauvais moments,
Voir partir des collègues, des frères
Qui ne supportaient plus cette misère.
Sous toutes ces formes j’ai vu la mort,
L’état dans lequel elle laissait les corps :
Décomposés, déchiquetés, putréfiés,
Noyés, pendus, défenestrés, assassinés.
Il a fallu tout supporter,
Soutenir des familles endeuillées.
Mais je ne suis que policier.
Jour de l’an et Noël,
Pour que vos fêtes soient belles,
Je sacrifie les miennes
Que je passe au son des sirènes
Dans la procédure pénale,
Loin du cocon familial.
Mais je ne suis que policier.
Une grande famille que cette maison.
On ne choisit pas sa composition,
Pour quelques mauvais fils,
Tous les enfants en pâtissent.
L’oubli est facile et immédiat
Quand bercé au son des médias
Le peuple trouve un bouc émissaire
À tous les maux de la terre.
Oui je suis policier…
Mais je suis fatigué !
F. G.
Somme toute un beau spectacle. C’est fou comme une foule enthousiasme peut rendre la performance époustouflante et faire toute la différence. Maudite pandémie ! Pour compenser, les artistes se sont applaudis à la toute fin. Il y manquait ces acclamations, ces nombreux drapeaux, ces fêtards heureux et démonstratifs de notre belle population. Les applaudissements et les cris de joie sont des incontournables à la fête. Toute une différence.
J’ai aimé revoir certains artistes alors que d’autres n’avaient pas leur place. Le numéro d’ouverture annonçait une belle soirée mais dès chacune des performance terminée, l’absence d’applaudissements créait un grand vide.
Le numéro de Beau Dommage m’a rappelé une belle époque, mon époque de jeune adulte et m’a laissé sur mon appétit. Rock Voisine a créé tout une surprise. Sur le coup, je ne l’ai pas reconnu. Sa performance fut trop courte. Les chanteuses ont livré une performance à leur mesure, sauf pour Diane Dufresne qui se faisait enterrée par la musique. Dommage !
La scène était superbe. L’idée de mettre des lumières sur les fauteuils, agencées à la distanciation physique, était de mise et créait une certaine ambiance, tout comme les plateaux ou les artistes performaient. Encore là, c’était réussi. Que dire aussi du mini feu d’artifices pendant la chanson de Paul Piché… remplaçant les différentes pétarades interdites au Québec, vous savez pourquoi.
Le clin d’œil à Renée Claude et autres artistes qui nous ont quitté récemment, était aussi un moment fort avec l’interprétation de C’est Le Début D’un Temps Nouveau. Encore la pandémie !
Richard Séguin, Grégory Charles et Isabelle Boulay ont également donné une belle performance. Le numéro des guitaristes était entraînant… tous des droitiers, sauf Vincent Vallières.
Pour l’animation, les capsules patriotiques étaient de bon goût et très bien insérées dans le spectacle. Ariane Moffatt s’est très bien débrouillée. Pour Pierre Lapointe et ses costumes de clown, c’était ordinaire. C’est son style… grand bien lui fasse.
Un gros merci à l’équipe technique qui a mené cette soirée de main de maître. C’est pas facile de synchroniser tout ça. Belle image que celle des voix dans une mosaïque pendant la Bobépine ! Petit bémol, le son à quelques minimes reprises.
Ce que j’ai moins aimé maintenant. Émile Bilodeau aurait pu laisser son macaron contre la loi 21 à la maison. Une très forte majorité de Québécois étaient en faveur… c’est du passé. Le choix musical laissait à désirer quelque peu. Des temps morts avec des chansons moins connues ont comme jeté un froid sur le spectacle. C’était le temps d’aller aux toilettes ou sortir le sac de chips.
Il y a tellement de belles chansons québécoises, rassembleuses. Je pense à C’est Dans Les Chansons, que tout le monde aime fredonner. Un medley de Félix Leclerc. Du Céline Dion, Ginette Reno, aurait remplacé facilement des balades québécoises inconnues. C’était moins représentatif du riche répertoire québécois. Ça ressemblait à des plugs, plates à s’endormir. Il n’y avait pas de spectateurs mais rien ne nous empêchait de chanter dans nos salons.
Par moment, la musique était trop forte et dominait les voix. Principalement la synchro des trois orchestres symphoniques pendant la performance de Diane Dufresne.
Il manquait des artistes, mais on n’y peut rien, quand on célèbre sur différentes scènes, il faut faire des choix et c’est aussi une question de goût.
Finalement, voulez-vous bien me dire ce que faisait Hubert Lenoir à ce spectacle. Plate à mourir, on avait l’impression qu’il venait de fumer un gros pétard, ou prendre une grosse sniff. S’il y en avait un qui aurait dû être oublié, c’est bien lui. Il est loin d’être représentatif de la société québécoise, du moins je l’espère.
À l’an prochain !
Il écrit comme un Dieu, ce Stéphane Laporte. Le 20 juin dernier, il y allait de toute son énergie et de toutes ses pensées pour produire le texte qui suit, dans La Presse+, et qui résume à sa manière, le printemps déjà passé. Un texte profond qui décrit immensément bien le printemps unique et sans précédent, qui fut le nôtre.
C’est ce que je veux partager avec vous aujourd’hui…
CE PRINTEMPS QU’ON N’OUBLIERA PAS
C’est aujourd’hui que le printemps s’en va. À 17 h 44, il laisse sa place à l’été. Vous vous rappelez son arrivée, le 19 mars dernier ? Il y a une éternité. Nous n’étions pas là. Il nous a cherchés partout, le printemps. Dans les rues, dans le métro, sur les terrasses. Nous n’étions nulle part. Cachés. Confinés. Covidés. Il a trouvé le temps long. Il a quand même fait son travail de printemps. Tout seul. Comme un grand. Il a mis des feuilles dans les arbres. Du vert sur le gazon. Des fleurs aux maisons. Au soleil, des rayons. C’est un accessoiriste, le printemps. La scène était prête. La scène était belle. Il ne manquait que les artistes. C’est nous, ça. Enfermés dans nos loges. Morts de peur.
Il nous a attendus, le printemps. C’est les rôles inversés. D’habitude, c’est nous qui l’attendons, désespérément. Il a su ce que c’était d’attendre en ayant froid en dedans. Il a eu peur de nous perdre, le printemps. Assis sur son banc, à 1000 mètres de distance avec qui que ce soit. Les oiseaux venaient lui donner de nos nouvelles. Comme sur Twitter : « Ça ne va vraiment pas. Tellement de cas. Tellement de morts. La courbe ne cesse de monter et le moral de descendre. » Le printemps s’est beaucoup inquiété.
Il aurait pu s’en aller, en avril ou en mai. Se dire : on va oublier ça pour cette année. Ce n’est pas ici que l’on va s’amuser. Mais il est resté. En sachant que même si on le voyait de loin, du fond de nos demeures, ça nous faisait du bien de savoir qu’il était là. Comme un ami à notre chevet. Avec qui on ne fait rien, mais qu’on peut au moins regarder. Sentir sa présence, le temps d’un muguet.
Puis un jour, il a vu des enfants sortir de leur maison et se mettre à courir. Courir espacé, mais courir quand même. Ça l’a fait sourire de les voir jouer à la tag, sans jamais se toucher. Puis il a entendu des rires. De vrais rires dans les airs, pas des rires sortis de petits haut-parleurs. Ça provenait d’une cour arrière. Il est allé voir, et il a vu des amis ensemble. Une dizaine. Distancés, mais ensemble. Heureux d’être dehors, enfin. Émus de regarder le soleil se coucher. Avec eux. En vrai. Le printemps s’est dit qu’il n’était pas venu pour rien.
Un dimanche, il a vu les rues se remplir. Une marée humaine. Wow ! Ils ont trouvé le vaccin ? Ça ne se peut pas ! Pas déjà ! Le Canadien a gagné la Coupe Stanley ? Ça se peut encore moins. Ils vont trouver le vaccin avant. Alors quoi ? Un oiseau lui a expliqué le genou sur le cou. Ça l’a révolté. Il a mis un masque et est allé manifester. Le printemps est toujours du côté des opprimés. Le printemps est toujours du côté de la liberté.
Le printemps est en train de faire son sac. Il ne rapporte pas grand-chose. Il laisse tout à l’été. Tout ce qu’il a installé. Les fleurs, la chaleur et le ciel bleu. Peut-être que le monde pourra enfin en profiter.
Il rapporte deux branches de lilas et une photo de la baleine perdue, qu’il aurait aimé sauver. Il avait pourtant bien placé les étoiles pour la guider, mais elle n’a pas regardé. On ne regarde jamais assez les étoiles. Les vraies.
Avant de s’en aller, le printemps veut saluer la seule personne qu’il avait croisée à son arrivée. Vous savez, la vieille dame sur son balcon. Celle qui lui avait appris que nous étions en pleine pandémie. Il lui avait promis d’être toujours là quand elle ferait sa marche de santé. Il l’a été. C’est la vieille dame qui très vite ne l’était plus. Elle n’avait plus le droit de sortir. Pour sa santé.
Il arrive devant chez elle. Elle n’est pas sur son balcon. Il sonne. Personne ne répond. Elle est peut-être déjà sortie. Il fait tellement chaud aujourd’hui. L’été approche, et ça paraît. Il sonne encore, toujours rien. Et si elle faisait partie de tous ces gens qu’on ne reverra plus ? Tous ces gens pour qui ce fut le dernier printemps. Tous ces gens pour qui ça n’a pas bien été. Le printemps a de la pluie dans les yeux.
Il est presque 17 h 44, le printemps s’en va, déjà. Il n’a pas le choix. C’est la loi des saisons. Il aurait tant aimé la revoir. Et lui faire un câlin de loin. Lui dire d’être toujours là lorsqu’il reviendra.
Il prend ses deux branches de lilas, les dépose sur le seuil de la porte. Si elle revient, elle saura qu’il est venu. Et l’attendra.
Si elle ne revient pas, ses proches sauront que le printemps ne l’oublie pas. Que le printemps n’oubliera jamais toutes celles et tous ceux qui sont partis, avant lui.
Il est 17 h 44, l’été vient d’arriver. Il se demande où est le party. Est-ce un bal masqué ? Qui va lui expliquer que ça va être un peu plus tranquille, cette année, pour qu’au printemps prochain on puisse tous se retrouver ?
Un gamin est en train de lui parler :
« Durant le confinement, il n’y avait plus rien. Durant le déconfinement, il y a comme toutes les choses, mais à moitié. Il n’y a comme pas de festivals, mais les rues sont quand même toutes bloquées. On peut aller se baigner, mais il faut sortir de l’eau avant la deuxième vague. Tu comprends, l’été ?
— Moi, pourvu que je n’aie pas à être à deux mètres de mon drink, ça va bien aller !
— Excuse-moi, l’été, il faut que j’y aille, ma grand-mère vient d’arriver. »
L’enfant court vers sa grand-mère et s’arrête à quelques pieds :
« Qu’est-ce que tu as dans les mains, grand-maman ?
— Deux branches de lilas, c’est pour toi. »
Bon été !