La leçon de français (79)

LES TEMPS COMPOSÉS DU CONDITIONNEL

Règles

Le conditionnel passé indique qu’un fait situé dans le passé sera accompli dans un moment à venir. Nous nous doutions que tu aurais fait ton choix avant lui.

Le conditionnel passé 1re forme est composé du présent du conditionnel de l’auxiliaire être ou avoir et du participe passé du verbe conjugué.

– lire : j’aurais lu      nous aurions lu

– partir : tu serais parti(e)      vous seriez parti(e)s

Si le verbe de la proposition subordonnée, introduite par la conjonction « si », est au plus-que-parfait de l’indicatif, le verbe de la proposition principale est au conditionnel passé : Si tu avais vu ce film, tu l’aurais apprécié.

On donne parfois au plus-que-parfait du subjonctif, le nom de conditionnel passé 2e forme. Ce temps est composé d’une forme particulière des auxiliaires être ou avoir et du participe passé du verbe conjugué.

– lire : J’eusse lu     nous eussions lu

– partir : tu fusses parti(e)     vous fussiez parti(e)s

Remarque ! Le conditionnel passé 2e forme et le plus-que-parfait du subjonctif sont des temps littéraires, que l’on rencontre surtout à l’écrit.

Exercices

1- Quelle forme verbale complète cette phrase ?

Si tu avais voulu te reposer, il … d’abord bien travailler !

A) a fallu – B) aurait fallu – C) faudrait – D) avait fallu

2- Complétez la phrase avec le seul mot qui convient.

Si Paulin … un scanner, il … l’ensemble de ses documents.

A) a possédé / aurait sauvegardé – B) possédait / eut sauvegardé

C) avait possédé / eût sauvegardé – D) aurait possédé / aurait sauvegardé

3- Quelle forme verbale correspond au conditionnel passé 2e forme ?

Si elle avaient été entretenues, les canalisations … .

A) n’eût pas rouillé – B) n’auraient pas rouillé

C) n’eussent pas rouillé – D) n’avaient pas rouillé

4- À quels temps les verbes en gras sont-ils conjugués ?

J’aurais parié que ce judoka parviendrait à remporter son ultime combat.

A) passé 1re forme du conditionnel / présent du conditionnel

B) présent du conditionnel / présent du conditionnel

C) plus-que-parfait de l’indicatif / passé 1re forme du conditionnel

D) passé 2e forme du conditionnel / futur simple de l’indicatif

5- À quels temps les verbes en gras sont-ils conjugués ?

Si les dockers avaient voulu déplacer ces conteneurs, il eût fallu qu’ils utilisent une grue.

A) passé 1re forme du conditionnel / passé 2e forme du conditionnel

B) plus-que-parfait de l’indicatif / passé 2e forme du conditionnel

C) imparfait de l’indicatif / passé 1re forme du conditionnel

D) plus-que-parfait de l’indicatif / passé 1re forme du conditionnel

6- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?

Si nous … plus tôt le plat du four, le rôti … .

A) aurions retiré / n’avait pas brûlé

B) retirions / n’eût pas brûlé

C) retirions / n’eut pas brûlé

D) avions retiré / n’aurait pas brûlé

7- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?

M. Luc … des économies de chauffage, s’il … des panneaux solaires.

A) aurait fait / avait installé – B) avait fait / aurait installé

C) a fait / aurait installé – D) avait fait / avait installé

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) C** – 3) C*** – 4) A – 5) B – 6) D – 7) A
* RAPPEL : Si le verbe de la proposition subordonnée de condition est au plus-que-parfait, le verbe de la proposition principale est au conditionnel passé.
** Seuls les verbes « avait possédé » et « possédait » conviennent pour la proposition subordonnée. Mais, seul le verbe « eût sauvegardé » est correctement conjugué au conditionnel passé 2e forme.
*** Le verbe de la proposition subordonnée doit être à l’indicatif, ce qui écarte une des réponses possibles (la 2e). Le verbe de la proposition principale doit être au conditionnel pluriel, ce qui écarte deux autres réponses (la 1re où il n’est pas au pluriel et la 4e où il n’est pas au conditionnel).

Salmigondis

BOMBARDIER VEUT ENCORE NOUS SIPHONNER

Notre « fierté nationale » Bombardier a encore besoin de notre fric… et le gouvernement va leur donner. Ça donne des nausées ! Le gouvernement avec son ministre Fitzgibbon va s’empresser de dépouiller les CONtribuables pour satisfaire aux demandes d’Alain Bellemare et de son équipe de milliardaires.

Évidemment, une fois revigoré, les dirigeants de Bombardier en profiteront pour se voter de substantielles augmentations de rémunération. Et si c’étaient eux-mêmes qui fouillaient dans leurs poches pour remettre sur pied la compagnie ??? Tiens, voilà que je fabule !

L’EXIL DE NOS UNIVERSITAIRES

Nous sommes vraiment des cons. Nos étudiants universitaires québécois adorent s’instruire au Québec parce que c’est économique. Les tarifs sont modiques et après ils décident de s’expatrier pour profiter de plein d’avantages, se payer une belle vie et s’en mettre plein les poches. Le meilleur des deux mondes.

À les voir et lire dans le Journal de Montréal, qui publiait un dossier sur le sujet dernièrement, ils respirent le bonheur et la santé. Ah, ils ont l’intention de revenir… mais dans un avenir très lointain. Et le jour où ils tomberont malades, où pensez-vous qu’ils se feront soigner ? Au Québec, bien sûr, parce que c’est gratuit. Simple comme bonjour !

Pourquoi notre cher gouvernement n’obligerait pas un diplômé universitaire de travailler obligatoirement au Québec pour les 20 premières années de sa pratique ? À défaut de quoi, il devrait rembourser 25 000 $ annuellement, indexé, et pour la durée totale de leur exil. Une redevance parfaitement légitime, parce qu’il y a un peu de nous, CONtribuables, là-dedans.

UN BOYCOTT AU QUÉBEC POUR MOLSON ET BELL

C’est utopique que ça puisse se produire mais c’est ce que ces grosses compagnies mériteraient. On annonçait récemment que les conseils d’administration de Molson Coors et Bell avaient quitté le Québec. Pour Molson Coors, c’est à Chicago et Milwaukee qu’ils seront concentrés, alors que Bell c’est à Toronto que ça se passe.

Plus rien au Québec et pendant ce temps ils se moquent de leurs clients québécois. Ce serait bien de se foutre d’eux comme ils se complaisent à le faire. Mais nous sommes tellement égoïstes et blottis dans notre douillet confort, qu’aucun moyen de pression n’est envisageable. Pour ma part, je ne suis plus client de Bell depuis plusieurs années et ma bière, de retour au Québec, proviendra d’un brasseur québécois.

LA COMMISSION DES LIBÉRATIONS CONDITIONNELLES EN A ÉCHAPPÉ UN

Un de trop ! Et qui paiera pour cette mauvaise décision ? Personne ! Sauf que Marylène Lévesque y a laissé sa vie. Nous avons vraiment un système judiciaire plein de trous. On tue, on obtient une sentence et nous ne sommes pas foutus de la faire appliquer dans son intégralité.

Ça sert à quoi finalement. Eustachio Gallese a été condamné en 2006 à la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 15 ans. Alors, que faisait-il dehors ? Quels crétins ont permis que se psychopathe se retrouve à l’extérieur après seulement 13 ans, soit depuis mars 2019 ?

Il me semble que quand un juge, se basant sur la preuve hors de tout doute, décide d’imposer une sentence, celle-ci doit être totalement respectée. Si mes cours de mathématique m’ont permis de savoir calculer, 2006 plus 15 donne 2021 comme résultat. Alors pourquoi ce maniaque était-il en semi-liberté et pouvait en profiter pour avoir des relations sexuelles à volonté et pour assouvir ses bas instincts ?

Il y a vraiment trop de questions sans réponses et comment croire aveuglément à notre système judiciaire dans son ensemble. Si vous voulez mon avis, les commissaires qui ont accordé cette libération devraient être congédiés sur le champ. Il n’y a pas de place pour des incompétents du genre.

ON AURA TOUT VU

Il faut vraiment séjourner aux États-Unis, précisément en Floride, pour constater de visu des invraisemblances. L’autre fin d’après-midi, ma conjointe et moi attendions, dans le stationnement d’un restaurant, les autres invités à un souper d’anniversaire, bien assis dans notre véhicule.

À un moment donné, deux jolies jeunes filles, dont une avec une poitrine plantureuse, sortent du restaurant et se dirigent vers leur véhicule de type « pickup » garé dans le stationnement. La passagère prend place à l’avant et la plantureuse du côté conducteur. Soudain, toujours à l’extérieur, celle-ci ouvre sa porte, ainsi que la porte arrière comme pour faire des paravents.

Immédiatement, je dis à Louise, que cette fille va se mettre en position d’uriner à l’extérieur. Sans attendre, elle descend son pantalon et sa petite culotte, s’assoit sur le bord du marchepied et urine. Une fois sa drôle de besogne accomplie, elle expose son poil pubien, remonte ses vêtements et s’installe au volant pour quitter, laissant sa grande trace d’urine sur son emplacement.

Moins de 5 minutes avant, elles étaient dans le restaurant, loin d’être bondé, et dont les toilettes fonctionnaient parfaitement. C’est quoi le trip ? Allez savoir…

Le sommeil, un incontournable à apprivoiser

Ah, le sommeil ! Le meilleur moment pour refaire le plein d’énergie de son corps, en autant qu’il soit réparateur, ce qui n’est pas toujours le cas. Plus on vieillit et moins on dort bien. Du moins c’est ce qui ressort des conversations qu’on a très régulièrement au fils des jours.

Certains dorment peu, d’autres beaucoup, alors que certains sont réveillés par le moindre bruit, le moindre craquement. Au petit matin, quand on sort du lit, c’est à ce moment qu’on peut constater si son sommeil fut réparateur.

Dans l’article qui suit, la psychologue, Dre Christiane Grou, vous donne quelques trucs pour enrichir cette période de la journée et bénéficier pleinement de ce sommeil. À vous d’en profiter. Publié dans le Journal de Montréal du 13 janvier dernier.

LE SOMMEIL; CE MAL-AIMÉ DONT IL FAUT PRENDRE SOIN

Près de 25 % de la population éprouvent des troubles de sommeil. Certains ont de la difficulté à s’endormir, d’autres à rester endormis, ou encore se réveillent trop tôt le matin. Or, ces troubles du sommeil ne sont pas sans conséquence…

On compte aussi près de 3 % de Canadiens souffrant de l’apnée du sommeil, une anomalie respiratoire aux multiples causes et aux graves symptômes, dont l’anxiété, les difficultés d’attention et les pertes de mémoire.

Plusieurs autres troubles de sommeil sont également répertoriés, par exemple les cauchemars à répétition, le somnambulisme, ou encore la narcolepsie, soit la tendance à tomber endormi alors qu’on est éveillé.

Contrairement à la croyance populaire, le sommeil n’est pas uniforme au cours de la nuit. Il fonctionne par cycles qui se distinguent tant par leur nature que par l’activité présente dans le cerveau. Parmi ces cycles, on retrouve :

1- Le stade d’endormissement

2- Le stade de sommeil profond

3- Le stade de rêves

4- Le stade de micro réveil.

Ces cycles se reproduisent plusieurs fois au fil de la nuit, et c’est au cours du stade de micro réveil que notre sommeil est le plus léger. Pendant ce stade 1, notre conjoint qui bouge ou un bruit quelconque peut facilement nous réveiller.

Parmi ces quatre stades, deux possèdent des aspects « réparateurs » importants. Le stade du sommeil profond s’avère bénéfique pour notre corps, nos muscles et notre santé physique, tandis que la période des rêves est bénéfique pour notre santé mentale.

LES TROUBLES DE SOMMEIL CHEZ L’ENFANT

Il faut porter une attention particulière aux enfants qui s’échappent au lit, qui ont des épisodes de somnambulisme, de terreurs nocturnes, ou de cauchemars à répétition. Ces phénomènes peuvent résulter de bien des facteurs, une maturation plus tardive, par exemple.

De plus, l’enfant a souvent du mal à relativiser, de sorte que son sommeil peut être chamboulé par une peur ressentie pendant la journée, un dilemme moral, un cas de conscience, un événement impressionnant vu à la télé ou lu dans un livre, ce qui entraînerait possiblement des cauchemars. Il est important que le parent demeure à l’écoute et réconforte l’enfant pour le calmer à l’heure du dodo, ou encore à la suite d’un mauvais rêve.

CAUSES ET CONSÉQUENCES DU MANQUE DE SOMMEIL

Le manque de sommeil ne s’explique pas d’une seule façon. Les causes sont multiples : médicales, hormonales, médicamenteuses, contextuelles, psychologiques…

Obésité, maladies cardiovasculaires, diabète, dépression, anxiété…

Ces problèmes de santé peuvent résulter de plusieurs facteurs, dont le manque de sommeil.

Certaines causes doivent être examinées auprès du médecin de famille, ou d’un spécialiste du sommeil. D’autres sont de nature psychologique. Des angoisses importantes, des tracas, des conflits interpersonnels, des changements de vie, des dilemmes et des émotions fortes sont autant d’entraves à un sommeil réparateur.

Pour cultiver un bon sommeil, il ne faut pas non plus négliger l’hygiène de vie, qui regroupe quatre principaux éléments.

– D’abord se coucher à des heures régulières. La régularité du sommeil est l’un des facteurs à considérer, et ceux dont les horaires de travail sont variables d’une semaine à l’autre et qui sont en décalage peuvent en témoigner.

– Bien s’alimenter procure de nombreux bienfaits, non seulement pout notre santé, mais également pour notre sommeil. L’alcool, les aliments sucrés, le café et autres boissons et aliments stimulants consommés en trop grande quantité sont à éviter pour un sommeil réparateur.

– Passer trop de temps devant la télévision ou sur sa tablette en fin de soirée ne favorise jamais un sommeil réparateur, surtout si ces écrans s’invitent dans la chambre à coucher. Les hormones du sommeil n’aiment pas la lumière : lorsque l’on veut dormir, il vaut donc mieux l’éviter avant l’heure du coucher.

– Enfin, le grand air, l’activité physique favorisent l’oxygénation du cerveau ainsi que la détente, et donc un meilleur sommeil.

Le sommeil n’est pas un luxe. Il faut en prendre soin, car si on le maltraite continuellement, il nous en fera payer le prix.

La langue française de plus en plus en danger

La dernière génération de Québécois est en majorité bilingue. C’est un atout international mais pas au point d’abandonner notre langue française.

Le combat pour la préservation de notre langue ne les intéresse pas parce qu’ils n’ont jamais eu à la combattre et ils s’en balancent complètement. Étant entourés d’anglophones c’est plus facile de parler anglais. La loi du moindre effort !

Et si, demain, les langues chinoises devenaient la langue d’usage à la surface du globe, en serait-il ainsi ? Est-ce qu’on voudrait subitement protéger notre langue française ? Pas si évident d’apprendre le mandarin rapidement.

Partout, à la radio, la télévision, dans les médias, les anglicismes sont de plus en plus présents. Ça fait « in », « cool », bref, ça fait assimilé.

Quoi qu’il en soit, Joseph Facal a signé un article intéressant récemment dans le Journal de Montréal, faisant allusion au fait que le gouvernement Legault s’apprête à revoir sa politique linguistique avant qu’il ne soit trop tard. Ça ne s’annonce pas facile dans une période ou l’assimilation se rapproche bon an mal an. C’est ce papier que je partage avec vous aujourd’hui.

LES JOUEURS DE BANJO Joseph Facal

Le gouvernement Legault prépare une relance de notre politique linguistique, laissée à l’abandon depuis longtemps.

Il a raison. Ça presse.

Les années Charest-Couillard furent une ère de radicale indifférence du sort du français.

RECULS

L’anglais revient en force dans les milieux de travail. Les cours de français pour les immigrants sont dotés de ressources insuffisantes.

Le gouvernement du Québec ne respecte pas sa propre politique linguistique. Il est fonctionnellement bilingue, comme le gouvernement fédéral.

Des entreprises, des commerces rient au nez de leurs clients francophones.

Le nombre de francophones dans les cégeps anglophones monte sans arrêt depuis des décennies.

Dans les universités, l’anglicisation est sournoise, toujours justifiée par le besoin d’aller chercher des étudiants étrangers plus payants pour pallier la baisse des inscriptions des francophones.

En cherchant longtemps, on trouve certes, ici et là, des exemples encourageants, mais les données inquiétantes sont plus nombreuses et plus significatives.

On perd souvent de vue que les progrès accomplis dans les années qui suivirent l’adoption de la loi 101 le furent en ramant dans le sens contraire du courant naturel,

Dès que vous relâchez la surveillance et les efforts, l’anglais s’impose partout.

Il y a plus de 10 ans, le démographe Marc Termotte avait noté que le Québec était un cas unique au monde.

Nous sommes en effet la seule société au monde dans laquelle l’avenir de la langue de la majorité n’est pas assuré, tout simplement parce qu’on laisse aux nouveaux arrivants le choix de vivre dans une autre langue s’ils le veulent, sans que la langue de la majorité ait ici la force que peut avoir l’allemand en Allemagne ou l’italien en Italie.

Le gouvernement Legault se heurtera à trois obstacles majeurs.

D’abord, la société civile est infiniment moins mobilisée sur la question linguistique que sur la laïcité.

Le défaitisme et la résignation se sont installés.

Ensuite, les jeunes ne sont absolument pas interpellés par cette question. Ils voient dans la langue un simple outil de communication et un choix purement individuel.

Comme il y a 40 ans, il faut recommencer à expliquer que la question n’est pas de savoir s’il est bon ou mauvais qu’un individu parle plusieurs langues, dont l’anglais – évidemment que oui –, mais de savoir quelle sera la langue habituelle et prédominante de la vie publique au Québec.

Enfin, depuis 15 ans, c’est le PLQ qui a nommé les hauts fonctionnaires de l’État québécois.

Leur inclinaison sera de traîner les pieds et de multiplier les objections, comme ils le firent pour la laïcité.

PROVINCE

Tant au Québec qu’au Canada anglais, la question de la langue soulèvera les mêmes passions que la religion.

Ultimement, le gouvernement Legault sera confronté à une réalité de base : la question de la langue est presque indissociable de celle de notre statut politique.

Si nous n’agissons pas, nous deviendrons des joueurs de banjo, des spécimens amusants et folkloriques pour touristes à la recherche d’exotisme.

Le yoga, contre l’arthrite

Si vous souffrez d’arthrite, le yoga joue un double rôle pour les articulations et l’humeur. Les données le prouvent : dans une étude auprès de patients vivant avec l’arthrose et la polyarthrite rhumatoïde, les sujets s’adonnant régulièrement au yoga ont vu leur douleur diminuer de 20 %.

Le groupe pratiquant le yoga a aussi déclaré avoir plus d’énergie, une meilleure humeur et une perception plus positive de son état de santé, et ce, jusqu’à neuf mois après la conclusion de l’étude.

Une étude menée sur six semaines auprès de femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde a fait état de bienfaits psychologiques similaires : les participantes qui suivaient une classe de yoga ont déclaré ressentir moins de fatigue, avoir meilleure humeur et se sentir mieux outillées pour faire face à leur maladie.

Le yoga est considéré comme étant sans danger pour les gens vivant avec l’arthrite, mais attention de ne pas pousser trop loin : certaines formes de yoga peuvent être moins sûres que d’autres. Les techniques de yoga Hatha ou Iyengar conviennent particulièrement aux personnes vivant avec l’arthrose ou la polyarthrite rhumatoïde.

Si vous n’avez pas fait d’exercice depuis longtemps, songez au yoga sur chaise, qui vous permet de pratiquer vos poses à l’aide d’une chaise. Une étude menée auprès d’aînés atteints d’arthrose dans les membres inférieurs a montré que le yoga sur chaise réduisait la douleur et la fatigue. Ces bienfaits s’estompaient après la fin du programme, ce qui donne à penser que la meilleure façon de profiter des bienfaits du yoga est d’en faire une habitude.

Source : Nouvelles « CSA », Hiver 2019

Proverbes nouveau genre

Dans chaque église, il y a quelque chose qui cloche…!

L’amour c’est comme les photos… ça se développe dans le noir.

Tu n’échapperas jamais à 2 choses dans la vie… la mort et les impôts !

Il faut aimer son prochain… les autres sont trop loin !

Si l’amour rend aveugle… le mariage redonne la vue !

Le début du mariage c’est : on s’enlace et on se veut ! Plus tard c’est : on se lasse et …on s’en veut !

Dieu a donné l’argent aux riches parce que les pauvres, habituellement, n’ont pas de compte de banque !

L’habit ne fait pas le moine. Ça le cache seulement !

Pour avoir de l’argent devant soi… pourquoi faut-il le mettre de côté

Une patiente disait à son médecin : depuis que vous m’avez prescrit des somnifères, je dors mes nuits entières ! C’est merveilleux. Est-ce que vous en prenez un ou deux par soir ? J’en prends pas du tout, je les donne à mon mari !

Tension artérielle : attention !

C’est bien connu, le sel et le stress sont à éviter. Mais si vous voulez maintenir votre tension artérielle à un niveau acceptable, vous devez aussi lutter contre les autres coupables, moins connus :

SUCRE AJOUTÉ

Rien qu’une bouteille de 750 ml de boisson gazeuse fait bondir la tension artérielle systolique (la tension exercée par un battement de cœur) de 15 points et la tension artérielle diastolique (la tension entre les battements) de 9 points.

FAIBLE TENEUR EN POTASSIUM

Le potassium aide à abaisser la tension artérielle en contrant les effets négatifs du sel. Outre les bananes, vous trouverez le potassium dont vous avez besoin dans le brocoli, les épinards et les autres légumes-feuilles.

APNÉE DU SOMMEIL

Lorsque votre respiration cesse et reprend continuellement pendant votre sommeil, votre système nerveux sécrète des substances qui font augmenter la tension artérielle – raison de plus pour vous munir d’un appareil de ventilation spontanée en pression positive continue (CPAP).

SOLITUDE

Dans une étude, la tension artérielle systolique des sujets vivant le plus de solitude s’est accrue de 14 points sur quatre ans. Il n’existe pas de remède miracle, mais un ou deux amis (y compris ceux à fourrure) peuvent vous aider à vous sentir plus en phase avec votre entourage.

Et n’oubliez pas : si les pics de tension artérielle temporaires ne sont pas dommageables, une tension qui reste élevée peut finir par être néfaste, alors aussi bien éliminer le plus de facteurs de risque possible.

Source : Nouvelles « CSA », Hiver 2019

In Memorian – Nicole Geoffrion – 10e anniversaire

Déjà dix années que tes yeux se sont fermés pour toujours, par cette journée froide de janvier. Les années passent et tu demeures toujours présente dans nos cœurs.

Veille sur nous de ton petit nuage, accompagnée de ceux et celles qui t’ont rejoint.

Nous t’aimons très fort.

« Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes. »

La leçon de français (78)

LE PARTICIPE PASSÉ DES VERBES PRONOMINAUX

Règles

Le participe passé des verbes qui n’existent que sous la forme pronominale s’accorde toujours en genre et en nombre avec le sujet du verbe.

À la vue du sang, les âmes sensibles se sont évanouies.

Les verbes pronominaux transitifs indirects n’ont pas de complément d’objet direct; leur participe passé est donc invariable.

Les éclairs se sont succédé toute la nuit.

Le participe passé des verbes occasionnellement pronominaux s’accorde si le pronom réfléchi est complément d’objet direct.

Karine s’est brûlée. Karine a brûlé elle-même (« s’ ») = accord.

Si le verbe a un autre complément d’objet direct que le pronom réfléchi, ce dernier devient complément d’attribution et ne compte plus pour l’accord. Dans ce cas, le participe passé s’accorde avec le complément d’objet direct seulement si celui-ci est placé avant le verbe (règle habituelle).

– Karine s’est brûlé les doigts. = pas d’accord.

– Karine soigne les doigts qu’elle s’est brûlés. = accord.

Attention ! Les verbes pronominaux se faire et se laisser suivi d’un infinitif sont invariables : L’actrice s’est fait attendre quelques minutes.

Exercices

1- Quel participe passé complète cette phrase ?

Cette nuit, les toits se sont … d’une fine couche de neige.

A) couvert – B) couverts – C) couverte – D) couvertes

2- Complétez la phrase comme il convient.

Mes parents se sont … d’un séjour en Sardaigne.

A) offert – B) offerts – C) offerte – D) offertes

3- Quels participes passés complètent cette phrase ?

Comme ils étaient …, les marins se sont rapidement … .

A) trempé / changé – B) trempé / changés

C) trempés / changé – D) trempés / changés

4- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?

Quand ils …, ces deux cousins … .

A) se sont reconnus / se sont embrassé

B) se sont reconnus / se sont embrassés

C) s’étaient reconnu / s’étaient embrassé

5- Quels participes passés complètent cette phrase ?

…, Karine s’est … un grand verre de jus de pomme.

A) Assoiffée / servie – B) Assoiffé / servi

C) Assoiffée servi – D) Assoiffé / servie

6- Complétez cette phrase comme il convient.

Roméo et Juliette … au premier regard et ils …rendez-vous sur un balcon.

A) se sont plus / se sont donnés – B) se sont plu / se sont donnés

C) se sont plu / se sont donné – D) se sont plus / se sont donné

7- Quels participes passés complètent cette phrase ?

Les cambrioleurs se sont … prendre en flagrant délit et ils se sont … en prison.

A) faits / retrouvés – B) faits / retrouvé

C) fait / retrouvés – D) fait / retrouvé

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B – 2) A* – 3) D** – 4) B*** – 5) C**** – 6) C***** – 7) C******
* Le COD « un séjour » est post-placé; « se » est complément d’attribution.
** Accord pour les deux participes passés.
*** Les deux pronoms personnels « se » sont tous les deux des COD, donc accord.
**** Le premier participe passé est employé comme adjectif, donc accord avec le nom « Karine »; le COD du verbe (« un grand verre ») est placé après le participe passé : pas d’accord.
***** Le premier verbe « se plaire » est transitif indirect, il n’a pas de COD; le COD du second verbe « rendez-vous » est placé après le participe passé : pas d’accord.
****** RAPPEL : le verbe pronominal « se faire », suivi d’un infinitif, est invariable. Le second participe passé s’accorde avec le COD « se » : « Ils ont retrouvé eux-mêmes en prison. »

Pourquoi un imam ???

Dans le but de comprendre les communautés culturelles, 30 policiers de Longueuil rencontrent durant 35 jours les porte-parole de ces communautés afin de poser des questions et comprendre leur réalité.

À la base, je suis d’avis que notre police moderne faiblie avec toutes ces tentatives de rapprochement. Pourquoi le contraire est impossible ? Pourquoi c’est toujours aux citoyens québécois de souche de s’adapter ? Certains étrangers arrivent ici pour s’imposer et profiter de ce qu’ils n’ont pas chez eux – leur droit de parole. Ici c’est possible et chez eux, c’est le contraire et certains en abusent effrontément.

Mais, pour les besoins de cet article, ces policiers ont même rencontré un imam, pour la communauté arabe ou à tout le moins musulmane. Vous imaginez ? Un imam ! Comment espérer avoir des réponses qui rejoignent notre culture ? Impossible ! Ils sont intransigeants !

Dans les pages d’opinions du Journal de Montréal d’hier, Denise Bombardier en a fait le sujet de son article, qui rejoint totalement ma pensée. C’est le texte que je veux partager avec vous aujourd’hui.

POLICIERS EN ÉTAT DE CHOC Denise Bombardier

La police de Longueuil a eu l’idée géniale (?) de confronter trente patrouilleurs durant cinq semaines à des « réalités multiculturelles ». Cette opération s’appelle Projet Immersion et La Presse a obtenu l’exclusivité de la couvrir.

Mais on s’interroge. L’objectif de cette opération médiatisée est-il de comprendre la culture des immigrants ou d’endoctriner les policiers ?

Inviter ces derniers à visiter un vendredi soir une des plus grandes mosquées, l’Islamic Community Center (NDLR : raison sociale totalement anglophone), et leur demander de poser les questions qui leur viennent à l’esprit semble un piège. Un organisateur du stage, le lieutenant-détective Martin Valiquette, a même prévenu l’imam Foudil Selmoune que ses policiers pouvaient être « naïfs », mais qu’ils avaient un « bon fond ». Sous-entendu, ce sont des ignorants, mais de bonnes pâtes.

L’article site l’imam Selmoune, qui assure les policiers que l’islam ne dénigre pas les femmes : « Devant un homme autre que son mari, la femme doit se couvrir. Ne le prenez pas personnel », dit-il.

PRATIQUE FONDAMENTALISTE

Dans cette mosquée, des fillettes de cinq ou six ans sont couvertes de la tête au pied dans des classes où on leur enseigne le Coran. Des policières de Longueuil, « naïves », mais avec un « bon fond », ne semblent pas l’avoir apprécié. Cette pratique, précisons-le, ne s’applique que chez les fondamentalistes, car les fillettes ne sont pas obligées par le Coran à être voilées avant l’adolescence.

Au patrouilleur qui l’interroge sur le mariage homosexuel, l’imam répond qu’il est interdit puisque les relations homosexuelles sont un péché.

« Lancez-moi la première pierre », chuchote alors une patrouilleuse lesbienne, selon ma consœur.

Qui a concocté pareille « immersion » où le psychologue conseiller est lui-même musulman ? Comment peut-on « éduquer » des policiers de cette manière ? Cette immersion ahurissante risque en effet de conforter plutôt que de combattre les préjugés. Quelle bêtise et quel échec en vue !

Trois gouttes de lumière

Ainsi va la vie. Une vie remplie de bons et de mauvais moments, mais une vie qui vaut la peine d’être vécue. C’est le plus beau cadeau qu’on ait reçu. Voici une réflexion profonde, avec 47 conseils de vie.

1- La vie n’est pas juste, mais elle est quand même belle.

2- En cas de doute, il suffit de continuer avec un petit pas.

3- La vie est trop courte pour perdre son temps à haïr quelqu’un.

4- Votre travail ne prendra pas soin de vous lorsque vous serez malade. Vos amis et parents oui. Restez en contact.

5- Remboursez vos cartes de crédit chaque mois.

6- Vous n’avez pas à gagner chaque discussion. Acceptez d’être en désaccord.

7- Pleurez avec quelqu’un est plus bénéfique que de pleurer seul.

8- C’est correct d’être en colère avec Dieu. Il peut le prendre.

9- Épargnez pour la retraite à partir de votre premier chèque de paie.

10- Quand il s’agit de chocolat, la résistance est futile.

11- Faites la paix avec votre passé afin qu’il ne gâche pas le présent.

12- C’est correct que vos enfants vous voient pleurer.

13- Ne comparez votre vie à celle des autres. Vous n’avez pas idée quel a été leur parcours.

14- Si une relation doit être secrète, vous ne devriez pas en faire partie.

15- Tout peut changer en un clin d’œil. Mais ne vous inquiétez pas, Dieu ne clignote jamais des yeux.

16- Prenez une grande respiration. Ça calme l’esprit.

17- Débarrassez-vous de tout ce qui n’est pas utile, beau ou agréable.

18- Ce qui ne vous tue pas vous rend vraiment plus fort.

19- Il n’est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse. Mais la deuxième dépend de vous et de personne d’autre.

20- Quand il s’agit de ce que vous voulez vraiment dans la vie, n’acceptez pas NON comme réponse.

21- Faites brûler vos bougies, utilisez vos beaux draps, postez vos beaux déshabillés. Ne les gardez pas seulement pour une occasion spéciale. Aujourd’hui est spécial.

22- Faites beaucoup de préparation, et laissez-vous aller.

23- Soyez excentriques maintenant. N’attendez pas la vieillesse pour porter du violet.

24- Le plus important organe sexuel est le cerveau.

25- Personne n’est responsable de votre bonheur, sauf vous.

26- Imaginez vos supposées catastrophes avec ces mots : Dans cinq ans, est-ce que ça aura de l’importance ?

27- Toujours choisir la vie.

28- Pardonner tout à tout le monde.

29- Ce que les autres pensent de vous n’est pas de vos affaires.

30- Le temps guérit à peu près tout. Donnez du temps au temps.

31- Qu’elle soit bonne ou mauvaise, la situation va toujours changer.

32- Ne vous prenez pas trop au sérieux; Personne d’autre ne le fait.

33- Croyez aux miracles.

34- Dieu vous aime parce qu’il est Dieu, non pas en raison de tout ce que vous faites ou ne faites pas.

35- Ne remettez pas la vie en question. Soyez au rendez-vous et retirez-en le meilleur.

36- Vieillir bat sa contrepartie : mourir jeune.

37- Vos enfants auront une seule enfance.

38- Tout ce qui a vraiment de l’importance à la fin, c’est que vous avez aimé,

39- Sortez tous les jours. Les miracles vous attendent partout.

40- Si nous jetions tous nos problèmes dans un tas et voyions tous ceux des autres, nous reprendrions volontiers les nôtres.

41- L’envie est une perte de temps. Vous avez déjà tout ce qu’il vous faut.

42- Le meilleur est encore à venir.

43- Peu importe comment vous vous sentez, levez-vous, habillez-vous et allez-y.

44- Cédez.

45- La vie n’est pas emballée avec un ruban, mais elle est quand même un cadeau.

46- Les gens et les choses ont le pouvoir sur toi que tu veux bien leur donner.

47- Laisse ton oiseau libre, s’il te revient c’est qu’il t’appartient. S’il ne revient pas c’est qu’il ne t’a jamais appartenue.

Le cellulaire; plus qu’un accessoire

Et je dirais même plus, il devient indispensable dans la vie de tous les jours, où que nos soyons et quoi que nous fassions. Il ne se passe pas un moment sans qu’une personne tienne bien en main son cellulaire ou sa tablette. Est-ce que ça rend l’attente plus acceptable ? Peut-être !

C’est devenu le prolongement des bras, comme ci l’un ne fonctionnait pas sans l’autre. C’est fou ! Faire des appels téléphoniques avec cet appareil n’occupe qu’un très faible pourcentage de son utilisation. Messages texte, réseaux sociaux et jeux accaparent majoritairement sa raison d’exister.

Lors de ma dernière visite chez mon médecin alors que j’attendais patiemment mon tour, j’observais les 7 personnes avant moi. Toutes, sans exceptions, consultaient leur cellulaire et ce, pendant tout le délai d’attente. Quand arrivait une autre personne, sitôt assise, le premier geste qu’elle posait était de prendre et de consulter son téléphone. C’était automatique ! Et c’est comme ça partout; à l’épicerie, à la banque, au resto, à l’urgence d’un hôpital… partout, l’attente devient un prétexte.

Le 6 janvier dernier, Richard Martineau publiait l’article qui suit, dans le Journal de Montréal, sur le sujet et que je veux partager avec vous. Il nous parle des têtes penchées… observées lors de ses dernières vacances…

PITONNER SA VIE Richard Martineau

Partout des têtes penchées.

Au resto, sur le bord de la piscine, à la plage, au bar, tous, la tête penchée sur leur téléphone, à écrire je ne sais quoi à je ne sais qui.

UNE ÉPIDÉMIE

Chaque fois que je fous le camp dans le Sud, ça me frappe, mais cette année, c’était pire.

Une vraie maladie mentale.

À la table de gauche, une famille de cinq personnes toutes, la tête penchée sur leur cell.

À la table de droite, un grand-père, son fils et son petit-fils tous, la tête penchée sur leur cell.

Derrière, un couple et leurs deux enfants, tous, la tête penchée sur leur cell.

C’était comme ça au petit déjeuner, au lunch et au souper.

Au bar, quand on attendait que l’hôtesse vienne nous chercher pour nous amener à notre table, huit personnes à droite et quatre personnes à gauche pitonnaient furieusement, pendant qu’on jouait à un jeu de société avec fiston.

Coudonc, ils regardent quoi, au juste ?

Les vacances, ce n’est pas fait pour se retrouver ? Pour se parler ? Pour passer – enfin – du temps ensemble ?

Pour rigoler, faire le point, construire des châteaux en Espagne, parler des bons coups de l’année passée et préparer ceux de l’année prochaine ?

Qu’est-ce qu’ils ont à se fuir comme cela ?

Leurs amis virtuels qui vivent à l’autre bout du monde et qui ne lèveraient jamais un doigt pour eux sont plus importants que leurs enfants, leurs parents et leur conjoint(e ?

LA THÉORIE DE LA DÉVOLUTION

Avant, sur le bord de la piscine, on pouvait voir des gens lire, couchés sur leur serviette.

Parfois des romans de gare, parfois des essais plus sérieux, comme Sapiens, de Yuval Noah Harari.

Mais cette année, on pouvait compter les lecteurs sur les doigts des deux mains.

À la place, les gens pitonnent.

La tête penchée sur leur cell.

Des jeunes, des mémés, des papas, des enfants.

Pourquoi lire quand on peut jouer à Candy Crush ?

Quand ils lèvent enfin la tête, après 45 minutes à fixer leur écran comme des junkies accrochés à leur seringue, c’est pour tenir leur cell à bout de bras et se prendre en selfie, avec un sourire forcé, pour montrer à la planète entière à quel point ils s’éclatent comme des fous.

Puis ils retrouvent leur air bête, rebaissent les bras et penchent de nouveau la tête.

Les uns à côté des autres.

Pas le temps de m’amuser avec vous, les amis, faut que je pitonne.

Je pitonne au bureau, et quand je prends des vacances, j’en profite pour pitonner.

On dirait des vaches qui broutent…

DANS LE COFFRE-FORT

Oh, j’ai pitonné, moi aussi.

Mais le matin avant de partir et à la fin de l’après-midi, quand on se préparait pour sortir souper.

C’était la période « chacun pour soi ».

Mais dans la journée et au cours de la soirée, nos cells dormaient dans le coffre-fort avec nos passeports et nos montres.

Trump pouvait déclarer la guerre à l’Iran (ou, pire : le Bye Bye pouvait avoir laissé les gens sur leur faim), on ne l’apprendrait qu’à 18 heures, en sortant de la douche.

Ce n’est pas fait pour ça, les vacances ?