Sourire vous apporte peut-être quelques rides, mais où serait l’intérêt d’une vie sans sourire ? Cela dit, plusieurs autres habitudes peuvent vous plisser le visage sans les avantages d’un large sourire. Les éviter vous apportera une peau plus lisse.
D’abord, au restaurant, ne plissez pas les yeux pour mieux voir le menu – sortez vos lunettes. En plissant ainsi les yeux, vous sollicitez à l’excès les muscles de votre visage, ce qui crée des sillons sous la surface de l’épiderme qui, avec le temps, forment des rides. De même, portez vos lunettes de soleil par beau temps.
Il n’y a rien comme le sentiment d’avoir le visage propre, mais ne nettoyez pas outre mesure : l’eau du robinet et le savon privent la peau de son huile naturelle qui prévient les rides. Utilisez plutôt un nettoyant doux, et ne sous-estimez jamais l’effet d’un hydratant. Pour tout dire, une peau hydratée a meilleure apparence et dissimule mieux les plissures.
AUTRES HABITUDES À ÉVITER POUR PRÉVENIR LES RIDES
– Vous écraser le visage dans votre oreiller.
– Appuyer le menton, les joues ou le front dans vos mains.
– Vous frotter les yeux.
– Plisser le front et les sourcils en lisant ou en travaillant.
Pendant que vous y êtes, éclatez-vous avec le saumon. Les acides gras oméga-3 présents dans le saumon (et d’autres poissons d’eau froide) aident à raffermir la peau et éviter les rides. Et c’est moins cher que l’injection de produits de comblement dermique.
Source : Nouvelles « CSA », Hiver 2019
Maintenant que la poussière est retombée et que tout le monde y est allé de son évaluation du dernier Bye Bye, une opinion vient me rejoindre totalement; celle de Guy Fournier publiée dans l’édition du 14 janvier dernier du Journal de Montréal, et que je partage avec vous aujourd’hui.
Le traditionnel Bye Bye a largement fait son temps et doit mourir de sa belle mort. Le 31 décembre dernier, à Radio-Canada, En direct de l’univers était l’émission la plus évocatrice du passage à la nouvelle année. Elle devrait dorénavant prendre la place du Bye Bye avec cette formule festive plus représentative de ce temps de réjouissances qui émerge partout dans le monde aux sons et lumières des feux d’artifice.
POUR EN FINIR AVEC LE BYE BYE Guy Fournier
Même si Radio-Canada ne manquera pas de faire grand état des cotes d’écoute de son Bye Bye 2019, il n’en reste pas moins que le concept de cette émission de fin d’année me semble révolu.
À l’appui de mon argument, je pourrais invoquer que le Bye Bye 2019 a perdu presque un demi-million de spectateurs par rapport à l’an dernier, alors que l’audience d’Infoman et d’En direct de l’univers s’est à peu près maintenue.
Je préfère me référer aux nombreux lecteurs qui ont pris la peine de m’écrire à la suite du Bye Bye. Tous sans exception ont écrit qu’ils verraient d’un bon œil qu’on le remplace par En direct de l’univers.
Après avoir visionné attentivement l’émission de France Beaudoin, je ne peux qu’abonder dans leur sens. J’encourage la direction du réseau français à visionner froidement ses trois émissions spéciales du 31 décembre et je ne serais pas surpris qu’elle arrive à la même conclusion.
FINIR L’ANNÉE DANS LA JOIE
Mes lecteurs semblent en avoir assez des blagues bêtes et méchantes du Bye Bye sur des artistes et des personnalités qu’ils aiment bien. Ils s’interrogent aussi sur cette façon de terminer l’année dans un rire cinglant plutôt que dans la bonne humeur. La plupart n’ont pas digéré le sort réservé à Desjardins, qui reste la société de choix de millions de Québécois malgré le mauvais sort dont elle a été victime.
Je ne suis pas un fanatique d’En direct de l’univers, mais j’avoue que cette édition du 31 décembre était exceptionnelle. Réalisée avec maestria, réunissant un nombre impressionnant d’artistes, l’émission était joyeuse, enlevée et très émouvante sans tomber dans la sensiblerie, un travers dont souffrent souvent les émissions « ordinaires » d’En direct de l’univers.
Moins « groupie » qu’à son habitude, moins doucereuse et moins exaltée, France Beaudoin a fait preuve d’une belle sobriété tout au long des 90 minutes. Elle a accordé à chaque invité une attention égale, ce qui n’est pas si facile lorsqu’ils sont aussi différents les uns des autres que Maripier Morin et Luc Dionne ou Jay Du Temple et Patrice Michaud.
UNE TRÊVE DU JOUR DE L’AN
Les concepteurs de l’émission avaient décrété une « trêve du jour de l’An » dans la guéguerre que se livrent nos réseaux de télévision. C’est ainsi qu’on retrouvait parmi les invités Maripier Morin, nouvelle reine de TVA, et Jay Du Temple, l’animateur d’Occupation double, l’émission de l’année à V.
Mine de rien, sans appuyer outre mesure, l’émission a constitué une véritable revue de l’année de notre show-business. C’est une piste qu’on pourrait élargir, l’an prochain, à d’autres univers.
On a vu apparaître sur le plateau du 31 décembre la famille Groulx, tête d’affiche du Canal Vie, Alexandra Streliski, l’indiscutable révélation de 2019, l’étonnante chorale africaine d’Occupation double, un trio spectaculaire composé de Sylvie Desgroseilliers, Kim Richardson et Bonnie Pointer ainsi que des « vedettes » aussi improbables que Jeannine Dionne, pianiste et mère de Luc Dionne, les tantes d’Alex Perron et même Maka Kotto, qui pourrait bien faire une carrière de chanteur s’il le voulait !
En continuant sur la même lancée, En direct de l’univers pourrait réunir le 31 décembre prochain, à l’heure habituelle du Bye Bye, un auditoire sans doute aussi considérable. Sans susciter de malaises et de controverses, ce qui constituerait un heureux changement.
Lentement mais sûrement, les recherches sur cette sournoise maladie progressent à l’échelle planétaire. Selon la Société canadienne de l’Alzheimer, plus de 560 000 Canadiens doivent affronter une maladie cognitive, incluant l’Alzheimer.
Aux États-Unis, environ 5,8 millions d’Américains souffrent de l’Alzheimer, dont la plupart ont 65 ans ou plus, estime l’Association américaine de l’Alzheimer.
AGENCE QMI | Des chercheurs américains et australiens sont parvenus à développer un vaccin permettant de faire reculer une possible cause de l’Alzheimer, générant ainsi un vent d’espoir pour les millions de personnes aux prises avec cette maladie neurodégénérative.
Le vaccin a été développé à l’Université de Californie à Irvine avec l’Université Flinders, à Adelaïde en Australie.
« Nos données démontre que la vaccination pourrait potentiellement générer une forte réponse immunitaire contre les deux principales pathologies de la maladie d’Alzheimer », ont écrit les chercheurs en guise de conclusion de leur étude parue à la mi-décembre dans la publication spécialisée Alzheimer’s Research and Therapy.
CRÉATION D’ANTICORPS
L’Alzheimer est, selon toute vraisemblance, causée et aggravée par la formation d’agrégats de protéines bêta amyloïdes et de protéines tau dans le cerveau.
Le premier type de protéine forme des plaques entre les neurones, nuisant à l’échange de signaux entre les cellules, tandis que le second crée des enchevêtrements dans les neurones, empêchant les nutriments de se rendre aux cellules.
Le vaccin est composé de deux agents actifs qui génèrent la création d’anticorps capables de s’attaquer aux plaques amyloïdes et aux enchevêtrements de protéines tau.
Testé sur des souris doublement transgéniques développant autant des agrégats de protéines bêta amyloïdes que tau, le vaccin a permis de réduire l’importance des plaques et des enchevêtrements dans les cerveaux des rongeurs.
En plus d’être efficace chez les souris, le vaccin a été élaboré avec un adjuvant développé à l’Université Flinders, en Australie, qui est reconnu comme étant sécuritaire et efficace chez les humains.
Les chercheurs estiment qu’ils seront prêts à amorcer des essais cliniques chez les humains d’ici deux ans, a souligné l’Université Flinders dans un communiqué paru mardi.
D’AUTRES AVANCÉES
Ces scientifiques ne sont pas les seuls à tenter de trouver une façon de lutter contre la démence.
Plus tôt cette année, l’entreprise NeuroEM Therapeutics a annoncé avoir développé un casque émettant des ondes électromagnétiques qui peuvent détruire les amoncellements de protéines bêta amyloïdes et tau.
Un premier essai clinique mené pendant deux mois sur huit patients a permis de voir une amélioration des fonctions cognitives chez sept d’entre eux.
LE PARTICIPE PASSÉ EMPLOYÉ AVEC L’AUXILIAIRE AVOIR (CAS PARTICULIERS)
En règle générale, le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir s’accorde avec le complément d’objet direct seulement si celui-ci est placé avant le participe passé. Cependant, il existe un certain nombre de cas particuliers.
Le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir est invariable dans les cas suivants :
– Lorsque le complément d’objet direct du verbe est le pronom « en ».
Les spaghettis étaient délicieux, Ivan en a mangé une pleine assiette.
– Lorsque le pronom neutre « le » (« l’ » ) est complément d’objet direct.
Déguster des spaghettis, Ivan l’a espéré durant toute la semaine !
– Lorsque le complément d’objet direct est le pronom démonstratif « ce ».
Des spaghettis à la bolognaise, voilà ce qu’Ivan a mangé.
– Lorsque le participe passé « fait » est suivi d’un infinitif.
Comme les spaghettis étaient froids, Ivan les a fait réchauffer.
– Lorsque le participe passé est celui d’un verbe impersonnel.
Ces spaghettis, il les aurait fallu bien moins épicés.
Exercices
1- Quel participe passé complète cette phrase ?
Quelle direction avez-vous … pour vous rendre à Perpignan ?
A) choisi – B) choisie – C) choisis – D) choisies
2- Quelle est la réponse correcte à cette question ?
Comme ta veste était tachée, qu’en as-tu fait ?
A) Je l’ai fait dégraisser – B) Je l’ai faite dégraisser.
3- Complétez la phrase comme il convient.
Comme on effectue des travaux sur cette passerelle, on en a … l’accès.
A) fermés – B) fermée – C) fermé – D) fermées
4- Quels participes passés complètent cette phrase ?
Je t’ai … les documents que tu m’avais … la semaine dernière.
A) rendu / prêté – B) rendu / prêtés – C) rendu / prêtée – D) rendue / prêté
5- Quelle forme verbale complète cette phrase ?
Comme les trottoirs étaient enneigés, il a … les saler.
A) fallu – B) fallait – C) fallut
6- Complétez la phrase comme il convient.
Des histoires invraisemblables, Mélanie en a … tellement qu’on ne la croit plus.
A) racontées – B) racontée – C) racontés – D) raconté
7- Quels participes passés complètent cette phrase ?
Les premiers textes qu’Arnaud a … à traduire lui ont … faciles.
A) eu / paru – B) eus / parus – C) eu / parus – D) eus / paru
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) B* – 2) A** – 3) C*** – 4) B**** – 5) A***** – 6) D****** – 7) A*******
* Le COD « quelle direction » est placé avant le participe passé. Pour trouver le COD, on peut transformer la phrase « Vous avez choisi cette direction. »
** Le participe passé « fait » suivi d’un infinitif est invariable.
*** RAPPEL : Le COD est « l’accès » et non le pronom personnel « en ».
**** Le premier COD « les documents » est post-placé; le second « que » (mis pour « les documents ») est placé avant le verbe, donc accord.
***** « Falloir » est un verbe impersonnel, donc pas d’accord.
****** RAPPEL : lorsque le COD du verbe est le pronom « en », le participe passé est invariable.
******* Les deux verbes n’ont pas de COD; les participes passés sont invariables.

Quelle belle journée pour tenir le premier tournoi de pétanque de la saison, ici à Pioneer Village. Toute la communauté des « pétanqueux » était en liesse pour l’événement qui a attiré 84 joueurs sur 28 équipes pour l’occasion.
Une légère et douce brise sous un ciel tantôt nuageux, tantôt éclatant de soleil, la température idéale en fait, et il n’en fallait pas plus pour en disputer les honneurs à 13h00 sur des allées fraichement râtelées.

Un tournoi de pétanque ici, c’est un événement à ne pas manquer et à voir les sportifs s’entraîner tous les jours, il ne faut pas se surprendre de la popularité de cette activité.
Après trois heures de compétition, les lauréats étaient connus.
La médaille de bronze est allée à l’équipe du capitaine Gilles Boudreault, flanqué de Jean Martine et de Nicole Pelletier, qui ont remporté 3 victoires (13-9, 13-10 et 13-2) pour un différentiel de 18.

En seconde position, l’argent est allé à l’équipe du capitaine Charles Morier, un vétéran en la matière, assisté de Bob Ansaldi et Linda Vachon, qui, également, n’ont pas connu la défaite (13-1, 13-10 et 13-5), avec un différentiel de 23.
Finalement l’or a été remporté par deux équipes ex-aequo, avec deux différentiels identiques de 26. Celle du capitaine André Laliberté, flanqué de Jacques Roy et Johanne Gauthier (13-5, 13-3 et 13-5). L’autre équipe, pilotée par la capitaine Michelle Taschereau, et ses équipiers Luc Perrier et Jean-Louis Lebel s’assurait des victoires de 13-8, 13-3 et 13-2. Fait à noter, c’était la première fois, dans l’histoire des tournois de pétanque à Pioneer Village, qu’une équipe championne était dirigée par UNE capitaine, au grand bonheur des organisateurs.

Innovation cette année : l’attribution d’un prix coco pour la pire performance de la journée. Et pourquoi pas… faut bien en rire. Le capitaine Pierre Proulx, Jacques Brisson et Chantale Pilote, (différentiel de -33), se sont mérités cet honneur peu enviable, mais loufoque.
Pour terminer la journée en beauté, l’équipe de bénévoles de Marcel s’est appliquée à faire griller les succulents hotdogs, comme le veut la tradition pour nourrir toutes ces bouches affamées, après que tous les prix de présence et contribution volontaire eurent été tirés.
Encore une fois, l’organisation de Pierre Destrempes a été à la hauteur pour contribuer pleinement au succès de cette compétition amicale, dont on ne se lasse pas à Pioneer Village. Bravo à toute l’équipe et on remet ça pour le second tournoi du 3 février… même heure, même endroit !
La publicité des résidences pour personnes âgées insiste sur la sécurité de ces résidents. Aux mensualités que ces personnes âgées paient, c’est la moindre des choses que leur sécurité soit assurée. Alors pourquoi, malgré les nouvelles technologies, des résidents meurent d’avoir été oubliées à l’extérieur ?
Les caméras de surveillance ne sont là que pour créer un faux sentiment de sécurité ? Nous sommes supposés appendre de nos erreurs… ça prend du temps à aboutir, pendant que des personnes vulnérables en paient le prix de leur sacrifice.
Richard Martineau en a fait le sujet de son article, qui suit, dans les pages du Journal de Montréal d’hier, suite au récent décès de monsieur Jean-Guy Pronovost, trouvé mort gelé, à l’extérieur de sa résidence pour personnes âgées de Saint-Jean-sur Richelieu.
Une phrase a retenue toute mon attention, parce qu’elle est criante de vérité : « On juge du degré de civilisation d’une société à la façon dont elle prend soin de ses plus vulnérables… ». Il serait temps qu’on s’y attarde.
ENCORE ? Richard Martineau
Quand la mère de Gilles Duceppe, madame Hélène Rowley Hotte Duceppe, est morte à 93 ans le 20 janvier dernier après avoir agonisé pendant six heures dans un froid sibérien, on s’est dit qu’au moins, son décès nous aura sensibilisés à l’importance de mieux surveiller les allées et venues des locataires des résidences pour personnes âgées.
« Sa mort, bien que tragique, aura servi à quelque chose… »
Or, 11 mois plus tard, la même chose s’est passée – cette fois, dans une résidence de Saint-Jean-sur-Richelieu.
DES GENS VULNÉRABLES
Cette fois, c’est un homme de 88 ans souffrant d’Alzheimer, monsieur Jean-Guy Pronovost, qui serait demeuré à l’extérieur pendant quatre heures, alors que le mercure était à -25 Celsius.
Pour l’instant, on ne sait pas trop comment cet homme s’est retrouvé seul dehors dans un tel froid, pendant aussi longtemps.
Mais on est en droit de se poser des questions…
À quoi ça sert d’avoir des caméras de surveillance si personne ne les regarde ?
Le rôle de ces résidences n’est pas seulement d’offrir un environnement confortable et stimulant à leurs résidents.
C’est aussi d’assurer leur sécurité.
On parle ici d’une clientèle hyper vulnérable. Beaucoup de ces résidents éprouvent des problèmes de mémoire ou n’ont pas toute leur tête…
Comment certains peuvent-ils se retrouver dehors, sans que personne ne le sache ?
Accepterait-on qu’un enfant de cinq ans échappe à la surveillance des éducateurs d’un CPE et se retrouve tout seul dans la rue ?
Voyons !
C’est bien beau, permettre aux vieux de mourir dans la dignité.
Mais peut-on aussi faire en sorte qu’ils vivent dans la dignité ?
CASSER MAISON
En 1977, un film à sketches italien est sorti en salles : Les nouveaux monstres.
Dans un des sketches (intitulé « Comme une reine »), un homme qui vit avec sa vieille mère propose à celle-ci de faire une balade en auto avec lui.
Après une heure de route, il l’amène « visiter » une jolie maison.
« Oh, regarde maman, toutes les personnes âgées qui vivent ici ! Regarde comme c’est beau ! Tu pourrais te faire plein d’amies, ici ! Justement, j’ai apporté des vêtements dans une valise ! »
On se rend compte que le bonhomme a décidé de « placer » sa vieille mère, car sa femme ne peut plus la supporter.
À la fin du sketch, l’homme dit à sa mère qu’il viendra la voir « peut-être la semaine prochaine », puis il retourne dans son auto en pleurant…
La décision de « placer » un de ses parents est l’une des plus difficiles et des plus déchirantes qu’une personne peut prendre dans sa vie.
On sent qu’on abandonne la personne qui nous a donné la vie, qui a pris soin de nous…
Mais on se dit que c’est pour son bien, pour sa sécurité.
Elle sera prise en charge, surveillée.
Traitée, justement, comme une reine, comme un roi.
DES MORTS ATROCES
Vous imaginez la peine qu’une personne peut ressentir lorsqu’elle apprend que sa mère ou son père a perdu la vie dans des conditions atroces, à cause d’un manque de surveillance ?
On juge du degré de civilisation d’ne société à la façon dont elle prend soin de ses plus vulnérables…
Le temps des Fêtes n’est plus, les décorations ont disparu, voilà que la vraie haute saison touristique débute en Floride, du moins à Pioneer Village.
Et nous, on a remplacé notre auvent qui en avait vraiment besoin après onze années de loyaux services. Vous pouvez apprécier le changement radical, sur la photo qui accompagne cet article. Nous sommes passés du gris au bourgogne. Un travail de pro entre Jacques, Marcel et moi.
Les nouveaux venus s’intègrent rapidement aux différentes activités et ça grouille de mouvements. Les tournois de pétanque s’amorceront ce lundi avec la première de quatre compétitions amicales bien sûr. Le complexe affiche complet et on voit bien que la fermeture de certains terrains de camping sur la côte est a provoqué une migration qui tente sa chance à l’ouest.
Et il y a aussi l’effort collectif pour ajouter à notre confort. La machine à popcorn a rendu l’âme au bingo ? Pas de problème, on a organisé une vente de desserts lors du repas communautaire d’hier, dont les recettes serviront à se doter d’une nouvelle machine. Il est à souhaiter qu’elle produise du popcorn à la mesure de l’ancienne. Parole de l’expert que je suis, c’était le meilleur mais soufflé que j’ai eu à me mettre sous la dent. C’est pas compliqué, l’objectif toujours atteint était de vider le sac. Mission accomplie !
On veut s’équiper d’un grand téléviseur pour la salle communautaire, un monstre de 80 pouces. Devant servir à plusieurs activités ? Qu’à cela ne tienne… mardi prochain, le 14 janvier, place à la musique rétro à la salle communautaire pour une autre levée de fonds afin d’acquérir le « monstre ». Les coûts seront partagés entre les instances du complexe, tant administratives que sociales. Ce ne sont pas les initiatives qui manquent ici. La volonté et l’action sont là… pas de niaisage !
Je vous annonçais que le premier tournoi de pétanque se tiendra demain… seulement à voir les allées, on se doute bien que quelque chose de grandiose se prépare. Les fanatiques amateurs se pratiquent et on croirait que tout le parc est à la pétanque. D’autres y seront pour déguster les succulents hotdogs, à la québécoise, pour bien terminer l’activité. Ah, si Jean Rafa était encore de ce monde… il en jouirait assurément. C’est populaire la pétanque à Pioneer Village. C’est même une religion, comme le poker Texas Hold-Em… la nouvelle folie furieuse ! On s’en reparlera.
Le volet musical est très populaire également. Le tiki s’anime tous le mercredis après-midi et nous avons une belle brochette de danseurs et de spectateurs qui nous soutiennent. J’arrive avec mon clavier dès 12h30 pour m’installer et mes comparses musiciens suivent pour y mettre toute notre énergie à ce divertissement populaire. Madame Rose et son support à saveur de houblon n’en manque pas une. Cette octogénaire adore ces mercredis et ne se gêne pas pour en faire la promotion. C’est notre « fan » numéro un !
Même phénomène pour les soirées dansantes. Le 25 janvier, c’est le Luau Party, le 6 février c’est le Potluck canadien, sans oublier la fête du beau-frère Jean-Guy au resto le 26 janvier. Il vieillit le beau-frère mais son appétit n’a pas perdu de sa vigueur. Fettucine-crevettes mon Jean-Guy ? Mets-en !
C’est ça le Pioneer Village de North Fort Myers… Ça grouille comme une « canne » de vers bien dodus… parole de pêcheurs ! Le cholestérol est à son plus bas. Si on s’ennuie, c’est qu’on le désire !
On s’en recause…
Gagner à la loterie ! C’est le souhait de tout le monde. On a qu’à regarder la folie qui s’est emparée des Québécois pour mettre la main sur le gros lot du Lotto Max évalué à 70 millions $ ainsi que 25 maxmillions. Ça change une vie ! Une chance sur 33 millions ! Vous imaginez ? Surtout, et contrairement à d’autres endroits sur la planète, on sait qu’ici, les gagnants doivent consentir à ce que leur photo soit publiée et leur nom connu.
Certains se contenteraient d’une cagnotte moins importante, disons 200 000 $. La publicité l’a déjà dit : gagner à la loterie, « ça change pas le monde, sauf que… »
C’est justement sur ce « sauf que… » que s’est penchée Stéphanie Grammond, dans La Presse+ du 7 janvier dernier et que je partage avec vous aujourd’hui.
L’ENVERS DU GROS LOT
Il y a des hasards comme ça dans la vie… Alors qu’on s’apprête à tirer le plus gros lot de toute l’histoire du Canada, je suis tombée sur la comédienne Marie-Chantal Perron qui a porté sur les planches du Théâtre du Rideau Vert le roman La liste de mes envies que j’avais vu en 2016.
La pièce montre l’envers du gros lot. Elle met en lumière tout ce qu’on risque de perdre lorsqu’on a la chance de gagner une somme astronomique… comme le présent lot record de 70 millions du Lotto Max, qui est assorti d’au moins 25 Maxmillions.
LES GAINS LES PLUS IMPORTANTS AU LOTTO MAX AU QUÉBEC
65 millions : juin 2019
60 millions : 6 janvier, 10 février et 22 décembre 2017 et 8 juin 2018
55 millions : 17 juillet 2015, 21 avril et 2 juin 2017
Source : Loto-Québec
La pièce ne pourrait pas être plus d’actualité. « C’est une belle fable sur notre société qui prône que l’argent règle tout », explique Marie-Chantal Perron, qui est tombée amoureuse du personnage principal du roman de Grégoire Delacourt.
Comme elle, la Jocelyne du roman se passionne pour les textiles, les boutons, les vêtements uniques faits à la main. Jocelyne mène une petite vie heureuse dans sa boutique. Pour la première fois de sa vie, elle achète un billet de loterie, mais seulement pour faire plaisir à ses copines qui passent leur vie à gratter des billets en dressant la liste de tout ce qu’elles désirent.
Mais ce que Jocelyne désire ne s’achète pas. Elle voudrait redonner vie à sa mère dont elle s’ennuie tellement. Elle voudrait ramener la mémoire de son père qui est atteint d’Alzheimer. Elle voudrait se trouver belle.
Alors, quand elle remporte le gros lot de 18 millions d’euros, elle n’en parle à personne et cache son chèque sans l’encaisser. Oubliez ça chez nous. Loto-Québec diffuse systématiquement le nom et la photo des grands gagnants, par souci de transparence envers le grand public. Mais cette soudaine notoriété peut transformer les relations interpersonnelles. Certains amis s’éloignent par jalousie. D’autres s’attendent à des cadeaux.
Or, dans la pièce de théâtre, Jocelyne reste anonyme. Elle craint que la manne ne bouleverse son petit bonheur calme. Sa vie n’est pas grandiose, mais elle est authentique. Avec le prix, elle se demande : « Est-ce que les gens vont m’aimer pour moi ou pour ce que je peux leur apporter ? », demande Marie-Chantal Perron.
Et Jocelyne a raison de s’en faire. Sautez les prochaines lignes si vous souhaitez lire le roman, mais l’amoureux de Jocelyne finira par découvrir le chèque et s’enfuir avec la cagnotte.
Un vrai gâchis.
Vous croyez que c’est tiré par les cheveux ? Pas tant que ça. Parfois, la réalité dépasse la fiction.
Pensez seulement à la célèbre histoire des Lavigueur qui ont remporté plus de 7 millions en 1986.
L’affaire a marqué la culture populaire parce que le billet non signé qui avait été perdu par le père lui a été rapporté par un étranger.
Puis, une de ses filles qui n’avait pas participé à l’achat du billet gagnant, contrairement à son habitude, l’a poursuivi pour obtenir sa part du gâteau. Elle est finalement morte à 22 ans d’insuffisance cardiaque. D’autres membres de la famille sont aussi décédés, dont un qui s’est pendu.
Bref, l’exemple parfait d’un gros lot qui vire au cauchemar.
Et que dire du Dr Joseph Roncaioli qui a été condamné à sept ans de prison en 2008 pour avoir empoisonné sa femme ? La dame avait gagné 5 millions de dollars en 1991. Mais il ne restait presque plus rien au couple qui menait la grande vie dans une maison avec piscine intérieure. Il faut dire que la femme qui tenait les cordons de la bourse avait secrètement donné 2 millions à un enfant d’un premier mariage, au grand dam de ses deux autres enfants.
Ce drame quasi shakespearien a de quoi vous décourager des jeux de hasard qui sont ni plus ni moins qu’une forme de taxe volontaire. Il me semble qu’on paie déjà assez d’impôts au Québec. Pas besoin d’en ajouter !
Si vous avez quelques dollars à perdre à la loterie chaque semaine, il vaudrait mieux utiliser cet argent pour de l’épargne systématique. Voilà une façon de s’enrichir à coup sûr. Par exemple, si vous investissez 20 $ par semaine, vous accumulerez plus de 130 000 $ après 40 ans, avec un rendement annuel de 5 %. Qui dit mieux ?
Bien sûr, ça ne fait pas rêver autant. Mais vos chances de gagner 70 millions sont presque aussi minces que celles de vous faire croquer le gros orteil par un requin en prenant votre bain.
Et si vous gagnez à la loterie, la vie ne sera pas nécessairement plus simple. Il n’est pas aisé de gérer une grosse somme d’argent qui tombe du ciel. Le nouveau millionnaire n’a pas eu l’occasion de bâtir, petit à petit, une relation de confiance avec un conseiller financier. Il n’a pas pu faire ses armes en commençant par de petites sommes.
La richesse lui tombe dessus sans avertissement. Les gros chiffres peuvent être étourdissants. Mais l’argent s’évapore plus vite qu’on pense.
En 2020, il n’y a pas de quoi crier « Bye Bye Boss » quand on remporte 1 million de dollars. Une telle somme vous permettra de rembourser vos dettes, de vous payer quelques douceurs et d’arrêter de vous soucier de votre retraite. Pour vous donner une idée, une somme de 1 million permettrait à un homme de 65 ans de recevoir une rente d’environ 58 000 $ par année jusqu’à la fin de ses jours.
Si vous ne gagnez pas le million, commencez tout de suite à économiser.
Scientifiquement parlant, qu’est-ce que la dernière décennie a apporté à l’univers en termes de découvertes. Dans un passé pas si lointain, on nous prédisait que bientôt, l’homme ne mourrait plus de maladie, qu’il pourrait vivre encore plus vieux avec les avancées scientifiques que la recherche soutenue inlassablement pourrait nous faire découvrir.
Dans son édition du 4 janvier dernier, Philippe Mercure de La Presse+, publiait un article très intéressant sur le sujet et c’est ce texte captivant et prometteur que je veux partager avec vous aujourd’hui, d’autant plus qu’un Québécois y a largement contribué.
Une révolution génétique. Des robots qui se posent sur une comète et sur un astéroïde. Une prédiction du grand Albert Einstein vérifiée un siècle plus tard. La décennie 2010 fut tout sauf ennuyeuse en science. Voici 10 moments forts choisis par La Presse, de concert avec le journaliste scientifique à la retraite Yanick Villedieu et le rédacteur en chef de l’Agence Science-Presse, Pascal Lapointe.
1- CRISPR-Cas9
Ce nom, CRISPR-Cas9, aux allures de code secret cache une véritable révolution. Ce sont des « ciseaux moléculaires » capables de repérer et de couper une séquence d’ADN dans une longue chaîne et de la remplacer par une autre. C’est l’équivalent des fonctions « couper » et « coller » d’un traitement de texte, mais appliqué au code de la vie. Le mécanisme a été découvert chez des bactéries dans un laboratoire de l’Université Laval (voir onglet suivant), mais a rapidement été repris par les généticiens pour manipuler le vivant avec une précision inégalée.
On commence à utiliser CRISPR pour retirer des portions d’ADN problématiques chez les malades et les remplacer par des portions saines. Les chercheurs rêvent aussi de s’en servir pour produire de nouvelles variétés agricoles et même pour ressusciter le mammouth. Les défis éthiques sont à la mesure des promesses : en 2018, une équipe chinoise a utilisé CRISPR pour faire naître des bébés génétiquement modifiés, soulevant un scandale.
2- MESURE DES ONDES GRAVITATIONNELLES
Albert Einstein l’avait prédit en 1916 : des évènements cosmiques d’une grande puissance peuvent faire onduler l’espace-temps comme un caillou lancé dans un lac produit des ronds dans l’eau. Il aura fallu un siècle et le budget le plus colossal jamais attribué par la National Science Foundation américaine. Mais en 2016, des scientifiques ont annoncé avoir détecté ces fameuses ondes gravitationnelles, obtenant le prix Nobel de physique l’année suivante.
La prouesse a été réalisée avec des machines ressemblant à des boomerangs géants installées en Louisiane et dans l’État de Washington. Elles ont pu détecter des contractions de l’espace un milliard de fois plus petites que la taille d’un atome, provoquées par le passage d’une onde gravitationnelle à travers la Terre. Cette onde avait été générée par la collision de deux trous noirs il y a 1,3 milliard d’années à l’autre bout du cosmos.
3- LE BOSON DE HIGGS
La chasse a duré 50 ans. Mais en 2012, des chercheurs ont annoncé avoir détecté le boson de Higgs, surnommée « la particule de Dieu ». Prédite en 1964, cette particule est la pierre angulaire du modèle standard, qui explique de quoi est faite la matière. Sans boson de Higgs, il est impossible d’expliquer pourquoi les particules comme les électrons ont une masse. Mais cette particule se désintègre rapidement et échappait obstinément aux observations expérimentales.
Dans le Grand collisionneur de hadrons, un immense accélérateur de particules enfoui sous la frontière de la France et de la Suisse, les scientifiques ont créé des collisions entre des particules circulant à très haute vitesse afin d’en créer de nouvelles. Ils ont fini par y voir apparaître le furtif boson, ce qui a ouvert la voie au prix Nobel de physique 2013 des théoriciens François Englert et Peter Higgs, qui avaient prédit son existence.
4- IMMUNOTHÉRAPIE CONTRE LE CANCER
Et si les meilleures armes contre le cancer étaient déjà présentes dans notre corps ? C’est l’idée derrière l’immunothérapie, qui vise à stimuler ou modifier le système immunitaire pour qu’il combatte les cellules cancéreuses. Cette approche révolutionnaire est en plein boom : en février dernier, la Food and Drug Administration américaine avait déjà approuvé 43 immunothérapies contre à peu près tous les types de cancer, et plus de 1900 études cliniques sont actuellement en cours ou en voie d’être entreprises.
La technique a déjà permis de multiplier l’espérance de vie des patients atteints de certains cancers, par exemple pour le mélanome métastatique. En 2018, l’Américain James P. Allison et le Japonais Tasuku Honjo ont reçu le prix Nobel de médecine pour leurs travaux sur le sujet. Mais modifier le puissant système immunitaire n’est pas sans risque, et les recherches se poursuivent pour limiter les effets secondaires de ces thérapies.
5- CONQUÉRIR UNE COMÈTE… ET UN ASTÉROÏDE
« C’est comme atteindre une balle de fusil avec une autre balle de fusil. » Voilà comment les scientifiques ont décrit l’exploit d’avoir fait atterrir le robot Philae sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko (selon la graphie en français), le 12 novembre 2014. L’engin avait quitté la Terre 10 ans plus tôt, accroché à la sonde Rosetta de l’Agence spatiale européenne. Philae a connu un atterrissage difficile sur la comète : son système de harpon n’a pas fonctionné, l’amenant à rouler jusqu’à ce qu’il aille se loger dans une fissure.
Il a tout de même transmis de précieuses informations aux scientifiques. Rosetta, qui a tourné autour de la comète, y a même détecté des composés organiques, soutenant l’hypothèse que la vie ait pu être apportée sur Terre par une comète. L’exploit rappelle celui de la sonde OSIRIS-REx, qui a rejoint l’astéroïde Bennu (on trouve aussi la graphie Bénou) en décembre 2018. La NASA veut maintenant prélever un morceau de l’astéroïde et le ramener sur Terre.
6- NOTRE ARBRE GÉNÉALOGIQUE CHAMBOULÉ
La décennie 2010 a amené les Homo sapiens que nous sommes à découvrir que notre arbre généalogique est beaucoup plus complexe qu’on ne le pensait. En 2010, l’analyse génétique d’une simple phalange retrouvée dans la grotte de Denisova, en Russie, a révélé l’existence d’une espèce d’hominidés jusqu’alors inconnue, baptisée « homme de Denisova ». On a ensuite découvert avec stupéfaction que ces Dénisoviens sont réellement nos ancêtres : des traces de leur ADN se retrouvent aujourd’hui dans les populations d’Asie et d’Océanie.
Autre révélation : l’homme de Néandertal, qui a dominé le monde avant de s’éteindre il y a 30 000 ans, fait aussi partie de la famille. Il a frayé avec nos ancêtres, si bien que les humains d’origine européenne et asiatique comptent entre 1 et 3 % de gènes néandertaliens. D’autres découvertes, notamment celle d’Homo naledi en 2015, ont chamboulé nos connaissances. Nouvelle espèce ? Variante d’Homo erectus ? Les anthropologues ne s’entendent plus.
7- LE MICROBIOTE
Les grandes découvertes ne se font pas toutes aux confins du cosmos. Les années 2010 sont celles où les scientifiques ont braqué les projecteurs sur nos propres entrailles. Ce qui les intéresse là : le microbiote, soit l’ensemble des micro-organismes qui vivent dans notre tube digestif. Ces bactéries, virus et autres organismes minuscules ne font pas que nous aider à digérer. Qualifié de « deuxième cerveau », notre système digestif compte aussi 100 millions de cellules nerveuses. Il libère des hormones dans notre sang, influençant nos émotions.
En 2018, on a même découvert qu’il communique directement avec le cerveau par des circuits neuronaux. De nombreuses études ont aussi montré que le microbiote fait partie intégrante de notre système immunitaire. En 2013, la première étude clinique a démontré l’efficacité des greffes fécales (oui, il s’agit bien de greffer les excréments d’une personne à une autre) contre les infections à C. difficile.
8- INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Les travaux théoriques mijotent dans les laboratoires depuis les années 50, mais c’est vraiment dans les années 2010 que l’intelligence artificielle a livré ses premières véritables applications pratiques. Aujourd’hui, on peut parler à l’assistant vocal de son téléphone (Siri est apparu en 2011) ou à des haut-parleurs « intelligents » comme Google Home (commercialisé en 2016).
Les voitures qui se conduisent seules ne relèvent plus de la science-fiction, l’apprentissage profond aide les médecins à repérer des tumeurs cancéreuses sur des images médicales et les algorithmes d’intelligence artificielle sont utilisés en commerce électronique pour personnaliser les produits qui nous sont proposés. Avec des chercheurs de calibre mondial comme Yoshua Bengio et Joëlle Pineau, des laboratoires autant universitaires que privés et des entreprises locales comme Element AI, le Québec est à l’avant-scène de cette révolution qui promet de se poursuivre pendant la prochaine décennie.
9- TRAPPIST-1
Sept planètes d’une taille similaire celle de la Terre, dont trois situées dans la zone habitable, qui tournent autour de la même étoile. En 2015 et 2016, la description de TRAPPIST-1, un véritable système planétaire situé à 40 années-lumière de la Terre, a enflammé l’imagination. On a plus tard confirmé que ces planètes sont rocheuses et pourraient contenir de l’eau, ce qui laisse croire aux scientifiques que la vie y est possible.
La découverte illustre à quel point la découverte des exoplanètes a explosé au cours de la dernière décennie. Alors que la première confirmation de la détection d’une exoplanète est survenue en 1995, on connaît aujourd’hui plus de 4000 de ces objets. On sait que les étoiles qui comptent des planètes ne sont pas l’exception, mais bien la règle. À l’Université de Montréal, l’Institut de recherche sur les exoplanètes joue un rôle de premier plan dans ces recherches. Prochain défi : scruter l’atmosphère de ces mondes éloignés pour y trouver des signes de vie.
10- UN BÉBÉ À TROIS PARENTS
Un papa…et deux mamans. En 2016, on a appris l’existence d’un petit garçon à l’arbre généalogique bien particulier. Ses « vrais parents », un couple de Jordaniens, avaient déjà eu deux enfants morts en bas âge. La mère avait un problème avec ses mitochondries, les centrales énergétiques des cellules, qu’elle transmettait à sa descendance. Le médecin John Zhang, du centre de fertilité New Hope, à New York, a contourné le problème en utilisant l’ovule d’une donneuse dans lequel il a transféré le noyau de la « vraie » maman. Il a ensuite fertilité cet ovule hybride avec un spermatozoïde du père.
L’exploit technique a soulevé un tollé, les bioéthiciens soulignant les effets inconnus de telles manipulations et le fait qu’elles aient été faites au Mexique pour échapper à la loi américaine. La percée montre que les avancées dans les nouvelles techniques de reproduction se font parfois plus rapidement que les réflexions éthiques sur leur pertinence.
SYLVAIN MOINEAU : LE QUÉBÉCOIS DERRIÈRE CRISPR
Déclencher une révolution génétique en scrutant… un fromage. C’est ce qui est arrivé au Québécois Sylvain Moineau, qui a décrit le mécanisme CRISPR-Cas9 avant qu’il soit utilisé pour remodeler l’ADN des êtres vivants. Entretien avec un homme qui admet ne pas avoir vu venir les bouleversements qu’il allait entraîner… mais qui n’a aucun regret.
À l’Université Harvard, le généticien George Church veut utiliser CRISPR-Cas9 pour ressusciter le mammouth. En Chine, une équipe a fait naître des jumelles génétiquement modifiées grâce à cette technique, soulevant un tollé. Partout dans le monde, des chercheurs manipulent cet outil pour tenter d’enrayer le cancer, le VIH et la malaria.
« C’est incroyable, ce qui se passe ! On est loin du fromage, je vais vous le dire ! », lance Sylvain Moineau, professeur de biochimie à l’Université Laval.
Parce que tout a commencé avec du fromage (et un peu de yogourt). Au milieu des années 2000, Sylvain Moineau travaille sur la biochimie des aliments. Il sait que les bactéries qu’on ajoute au lait pour en faire du fromage ou du yogourt sont souvent attaquées par des bactériophages – des virus qui s’en prennent aux bactéries.
Mais certaines bactéries, comme les Gaulois du village d’Astérix, résistent à ces attaquants naturellement présents dans le lait. Sylvain Moineau est intrigué. « On a isolé ces bactéries résistantes et on les a étudiées. Et on a réalisé que ce qu’elles faisaient ne correspondait à aucun mécanisme connu », raconte le microbiologiste.
QUAND LES BACTÉRIES CONTRE-ATTAQUENT
Les chercheurs finissent par percer leur secret. Et il est ahurissant. Les bactéries résistantes aux bactériophages ne font pas que se protéger contre leurs ennemis : elles contre-attaquent, et de façon particulièrement habile. Quand un virus tente d’infecter une telle bactérie, cette dernière coupe un morceau d’ADN de son assaillant. Le virus en meurt, mais la bactérie ne s’arrête pas là. Elle intègre ensuite le bout d’ADN de son ennemi dans son propre génome, où il sert à reconnaître les futurs agresseurs.
Le bout d’ADN est emmagasiné dans une partie du génome de la bactérie appelé CRISPR – un acronyme anglais qui signifie Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats, ou « courtes répétitions palindromiques groupées et régulièrement espacées ». On peut voir CRISPR comme une commode munie de tiroirs dans lesquels la bactérie range les bouts d’ADN arrachés à ses ennemis.
La bactérie utilise ensuite le contenu de cette commode pour produire deux choses : des molécules d’ARN qui servent de GPS et une protéine, appelée Cas9, qui sert de ciseaux. Quand un nouveau virus se présente, l’ARN repère la séquence d’ADN à couper, et Cas9 la sectionne.
« Je suis encore émerveillé par ça, raconte Sylvain Moineau. Je dis parfois aux jeunes : je ne sais pas pourquoi vous êtes en science, mais regardez ça. Une bactérie qui va chercher un morceau d’un virus qui l’infecte, qui rentre ça dans son CRISPR, qui produit une protéine… Wow ! L’émerveillement par rapport à la science, si tu ne le vois pas dans ça, change de job ! »
Ce mécanisme complexe est décrit dans deux articles publiés par Sylvain Moineau et ses collaborateurs dans les deux revues les plus prestigieuses du monde scientifique. Le premier paraît dans Science en 2007 ; le deuxième, dans Nature en 2010.
LA RÉVOLUTION
Dire que les publications de Sylvain Moineau font du bruit est un euphémisme. Dès 2011, des chercheurs montrent que la technique CRISPR-Cas9 peut être transférée dans d’autres types de bactéries. On découvre ensuite qu’il est possible de remplacer les bouts d’ADN coupés par d’autres séquences, ce qui ouvre la porte à un véritable système de « couper-coller ». Savoir qui sont les premiers à proposer de l’utiliser pour éditer le génome fait l’objet d’une bataille épique entre l’Université Berkeley et l’Université Harvard, qui se battent en cour depuis des années sur des questions de propriété intellectuelle.
Sylvain Moineau, de son côté, avoue ne pas avoir venu venir les choses.
« On savait que c’était super intéressant. Mais penser à ce qu’on voit aujourd’hui, c’est à un autre niveau. On n’avait jamais pensé ça. »
— Sylvain Moineau, professeur de biochimie à l’Université Laval
« En 2010, quand on a commencé à comprendre que ça coupait l’ADN, c’est sûr qu’on commençait à penser à des applications, continue le chercheur. Mais le côté portable de la technologie – penser qu’on pouvait mettre ça dans les cellules humaines, dans les plantes, dans les levures, dans les insectes… Ça, honnêtement, je ne pensais pas que ça pouvait se faire aussi facilement. »
N’allez pas croire que Sylvain Moineau s’en veut d’avoir lancé une révolution qui a été reprise par d’autres.
« Je n’ai pas de regrets. Je dors très bien la nuit ! lance-t-il. C’est ça, la recherche fondamentale. Tu ne peux jamais prévoir ce que vont amener tes découvertes. Il y a des gens qui ont pris une portion de ce qu’on avait fait, ils en ont fait un outil incroyable, puis d’autres l’ont repris et l’ont confirmé… »
Sylvain Moineau figure aujourd’hui sur la liste des scientifiques les plus cités de la planète. Il est notamment officier de l’Ordre national du Québec et du Canada. Il a reçu le prix Marie-Victorin et la médaille Flavelle de la Société royale du Canada. Considérant la révolution qu’il a contribué à lancer, croit-il avoir obtenu toute la reconnaissance qu’il mérite par rapport à des scientifiques comme Jennifer Doudna, Emmanuelle Charpentier ou Feng Zhang, dont les noms sont invariablement associés à CRISPR ?
« Ouf… je pense que je ne suis pas trop à l’aise de parler de ça. On ne fait pas ça pour ça. Moi, l’important, c’est d’avoir du plaisir et d’aimer ce que je fais. Ça fait plus de 20 ans que je suis à l’Université Laval et je peux vous garantir que je tripe toujours autant », répond-il, insistant très fort pour qu’on écrive que toute son équipe participe aux recherches.
Sylvain Moineau continue de se pencher sur la guerre que se livrent les virus et les bactéries. Il a découvert récemment que les virus peuvent produire des protéines capables de bloquer les protéines Cas9 des bactéries – un genre de bouclier anti-CRISPR. Le microbiologiste pense qu’on pourrait les utiliser pour régler l’un des principaux problèmes de CRISPR-Cas9 : il arrive que le système coupe l’ADN au mauvais endroit, créant toutes sortes de problèmes.
« On peut penser à un interrupteur qui dirait : là, je veux que tu coupes, et là, je veux que tu arrêtes. Et cette fois, on a protégé la propriété intellectuelle. On a appris un peu, quand même ! », lance le chercheur.
Entre-temps, il utilise lui-même CRISPR-Cas9 comme outil de laboratoire pour manipuler les virus et les bactéries. Et regarde les progrès faits par la technique avec optimisme, malgré les problèmes éthiques qu’elle soulève. Il souligne que He Jiankui, le chercheur chinois qui a utilisé CRISPR-Cas9 pour faire naître des jumelles supposément immunisées contre le VIH, a soulevé un tollé bien mérité.
« Ç’a été décrié par tout le monde, la carrière scientifique du chercheur est finie, souligne Sylvain Moineau. Je suis très rassuré par cette réaction. Des terroristes scientifiques, je ne dis pas qu’il ne peut pas y en avoir, mais les gens ne peuvent pas faire ça dans leur garage non plus. Ça prend des outils, des connaissances, des moyens. De mon côté, je suis positif de nature. CRISPR ne me fait pas peur. »
LES MOINS DE 60 ANS EN SOUFFRENT DE PLUS EN PLUS
RELEXNEWS | Une recherche américaine met en garde sur la hausse des cas de cancer de l’estomac survenant chez les patients âgés de moins de 60 ans.
Selon les auteurs de l’étude, cette nouvelle forme d’apparition précoce se propage plus rapidement et résiste mieux aux traitements de chimiothérapie traditionnels.
« Généralement, on diagnostique un cancer de l’estomac chez les patients âgés de 70 ans et plus, mais de plus en plus, le diagnostic concerne les patients âgés de 30 à 50 ans », souligne Travis Grotz, chirurgien-oncologiste à la Mayo Clinic qui a supervisé l’étude.
Publiée dans Surgery, cette recherche avance qu’une maladie « génétique et cliniquement distincte » pourrait être à l’origine de 30 % des cas de cancer de l’estomac observés chez les patients de moins de 60 ans. Cette forme de maladie s’avère particulièrement préoccupante dans la mesure où elle semble mieux résister aux traitements par chimiothérapie, indique l’étude.
DOULEURS ET PERTE DE POIDS
L’équipe de recherche a étudié 75 225 cas provenant de plusieurs bases de données sur le cancer et a examiné les statistiques sur celui de l’estomac de 1973 à 1995, puis a augmenté de 1,5 % jusqu’en 2013.
« La proportion de cas de cancer gastrique précoce a doublé, passant de 18 % pour tous es cas en 1995 à plus de 30 % pour tous les cas de cancer gastrique. »
« Les patients plus jeunes qui se sentent pleins avant de terminer un repas, ou qui souffrent de reflux, de douleurs abdominales, qui observent une perte de poids involontaire et qui ont de la difficulté à manger devraient consulter leur professionnel de la santé », recommande le Dr Grotz.
L’ACCORD DU VERBE : CAS PARTICULIERS
Après « plus d’un », le verbe se met au singulier; après « moins de », le verbe se met au pluriel.
Plus d’un boxeur a défié le champion du monde.
Moins de trois boxeurs ont défié le champion du monde.
Quand le sujet du verbe est un adverbe de quantité (beaucoup, trop, peu, etc.), le verbe s’accorde avec le complément de cet adverbe.
Peu de trains circulent en ce jour férié.
Quand le verbe a pour sujet un pronom comme « tout » ou « rien », qui prend plusieurs noms, il s’accorde avec ce pronom.
La musique, le cinéma, le théâtre, tout me plaît.
Lorsque le sujet du verbe est un collectif (la plupart, une foule, la majorité de, etc.), suivi de son complément, le verbe peut s’accorder au singulier ou au pluriel.
La majorité des collégiens possède(nt) une tablette.
Astuce ! Il arrive que deux sujets soient de personnes différentes. Dans ce cas :
– la 1re personne l’emporte sur la 2e et sur la 3e : Toi et moi sommes à l’heure.
– la 2e personne l’emporte sur la 3e : Sandy et toi êtes à l’heure.
Exercices
1- Quel est le sujet du verbe de cette phrase ?
Le bureau des réclamations se trouve au fond du couloir du premier étage.
A) étage – B) bureau – C) réclamations – D) couloir
2- Quel sujet complète cette phrase ?
… n’intéresse guère Benjamin.
A) Parler politique – B) Les problèmes économiques
C) Les discussions stériles – D) Le bridge et le tarot
3- Quels sujets complètent cette phrase ?
… et … participerons au prochain concours de jeux vidéo.
A) Samir et toi – B) Fabien et Grégory
C) Gaëlle et moi – D) Mes frères et toi
4- Avec quel mot le verbe en gras s’accorde-t-il ?
Dans ce supermarché, un lot de huit tablettes de chocolat ne vaut que dix euros.
A) lot – B) tablettes – C) euros – D) supermarché
5- Quels verbes complètent cette phrase ?
Justin et toi … le rugby au football : vos amis ne le … pas.
A) préfère / comprenne – B) préfèrent / comprennent
C) préférez / comprennent – D) préfèrent / comprenez
6- Quels verbes complètent cette phrase ?
Moins de deux tentatives … pour que la mongolfière … .
A) suffit / s’envole – B) suffira / s’envolera
C) suffirent / s’envole – D) suffisait / s’envoles
7- Complétez la phrase comme il convient.
Chaque année, les bibliothèques du monastère … de précieux manuscrits que … les moines.
A) s’enrichissent / copies – B) s’enrichirons / copiaient
C) s’enrichissaient / copiaient – D) s’enrichissait / copiait
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) B – 2) A* – 3) C** – 4) A – 5) C – 6) C*** – 7) C
* RAPPEL : Lorsque le sujet est un verbe à l’infinitif, le verbe s’accorde toujours à la 3e personne du singulier.
** RAPPEL : Si l’on a deux sujets de personnes différentes, la 1re l’emporte sur la 2e et 3e.
*** RAPPEL : après « moins de », le verbe se met au pluriel.
Le texte qui suit ne vous est probablement pas inconnu, puisqu’il circule sur Internet depuis des lunes. Cependant, il faut avouer qu’il est très drôle et c’est la raison de mon partage avec vous et ainsi, démarrer votre journée avec un sourire.
Un jeune curé, angoissé après avoir été incapable de prononcer un seul mot le jour de son premier sermon, demande conseil à l’Archevêque, afin d’être à la hauteur le dimanche suivant. Le vénérable homme d’Église lui conseille de se verser quelques gouttes de vodka dans un grand verre d’eau pour se détendre.
Le dimanche suivant, le jeune prêtre se sent si bien qu’il pourrait parler n’importe où de n’importe quoi. De retour à la sacristie, il trouve cette lettre ainsi rédigée par l’Archevêque:
« Mon fils, la prochaine fois, mettez quelques gouttes de vodka dans un grand verre d’eau et non quelques gouttes d’eau dans la vodka. Ensuite, je vous fais part de mes observations pour que ne se reproduise pas ce que j’ai vu aujourd’hui :
1 – Il n’est nul besoin de mettre une rondelle de citron sur le bord du calice.
2 – Évitez de vous appuyer sur la statue de la Sainte Vierge et, surtout, évitez de la serrer dans vos bras et de l’embrasser.
3 – Je vous rappelle qu’il y a 10 commandements, et non 12.
4 – Les apôtres étaient 12, et pas 7, et aucun n’était nain.
5 – Nous ne parlons pas de Jésus-Christ et ses apôtres en les appelants « J.-C. & Co. ».
6 – Nous ne nous référons pas à Judas en disant « cet enfant de chienne ».
7 – Vous ne devez pas parler du Pape en disant « le Parrain ».
8 – Ben Laden n’a rien à voir avec la mort de Jésus.
9 – L’eau bénite est faite pour bénir, et non pour se rafraîchir la nuque.
10 – Ne célébrez jamais la messe assis sur les marches de l’autel.
11 – Les hosties ne sont pas des hors-d’œuvre à consommer avec le vin de messe.
12 – L’initiative d’appeler les fidèles à danser était bonne, mais pas celle de faire la chenille dans toute l’église.
Finalement l’homme assis près de l’autel et auquel vous vous êtes référencé; comme « le travelo en jupe », c’était moi.
Sincèrement, L’Archevêque.
P.S.: Jésus n’a pas été fusillé. »