Climat : en voilà des solutions

La question qui est sur toutes les lèvres; est-ce que les solutions seront reléguées aux oubliettes ? Pourtant, il est moins une et on n’a pas le temps de niaiser.

Surtout que depuis la grosse manifestation qui a amené entre 300 000 et un demi-million de pacifistes et qu’on est assuré que toutes ces personnes conduiront une voiture électrique dès qu’ils auront l’âge de conduire, c’est pour hier !

Et des solutions, il en pleut ! Francis Vailles publiait un article intéressant dans La Presse + du 28 septembre dernier et en proposait plusieurs qui ne devraient pas tarder à voir le jour, selon la volonté de nos politiciens, ou plutôt la grosseur de leurs couilles. C’est l’article que je vous propose aujourd’hui.

SI LE CLIMAT ÉTAIT VRAIMENT UNE URGENCE Francis Vailles

« Décideurs, bougez, merde »

Ce message lu sur une pancarte aperçue boulevard Saint-Laurent, hier, résume bien le sentiment de la foule record de jeunes manifestants. Politiciens, disent-ils, ayez le courage de prendre des décisions. Tranchez.

Oh, ils en ont fait, des gestes, nos décideurs. On sensibilise. On promet. On fixe des cibles, encore des cibles. Mais bouger, vraiment ? Non, car bouger heurterait trop fortement la masse de leurs électeurs, sceptiques, apathiques ou inconscients, qui ne veulent surtout pas que les mesures leur coûtent un sou.

Cette semaine, notre ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a répété que pour le gouvernement Legault, l’urgence exige des mesures « incitatives », surtout pas punitives.

Or, les mesures incitatives, ça ne marche pas. Ou si peu. Pour vraiment réduire les gaz à effet de serre (GES), il faut des mesures « plates », qui découragent la surutilisation du carbone, quoi qu’en pensent les opposants.

Vous en doutez ?

Rappelez-vous les accidents d’auto. Depuis 40 ans, le nombre de morts a été divisé par six au Québec. Est-ce grâce aux publicités, aux mesures incitatives ? Pas du tout.

Ce qui a fait diminuer les accidents, c’est une série de mesures restrictives, tels les points d’inaptitude pour excès de vitesse (et maintenant pour les textos au volant), les contraventions exponentiellement élevées ou l’obligation du port de la ceinture de sécurité. Et, bien sûr, le fait qu’on a rendu criminelle la conduite en état d’ébriété.

Que disaient les nombreux opposants à l’époque ? Que ces mesures étaient excessives, qu’elles « brimaient les libertés individuelles », que prendre un petit verre n’était pas si dangereux pour peu qu’on sache conduire prudemment, etc.

Rappelez-vous la cigarette. Qu’est-ce qui a fait chuter le nombre de fumeurs ? Les campagnes de sensibilisation ? Si peu. La cigarette est une drogue et, en même temps, fumer représente un mode de vie, notamment chez les jeunes.

Ce qui a fait reculer le nombre de fumeurs, ce sont les taxes massives imposées sur les paquets de cigarettes. C’est l’interdiction de fumer dans les avions, les écoles, les lieux de travail, les restaurants et, enfin, les bars.

Que disait-on à l’époque ? Que ces mesures allaient beaucoup trop loin, qu’elles brimaient les libertés individuelles, qu’elles nuiraient à l’économie, puisque les restos et les bars allaient être désertés, notamment, et que les événements comme le Grand Prix du Canada perdraient leurs précieux commanditaires. Les bars ? Franchement ! Sacrilège.

Ces mesures draconiennes étaient motivées par des objectifs de santé publique, mais aussi par les coûts énormes qu’engendraient les excès. Aujourd’hui, rares sont ceux qui les remettent en question. Au contraire, on a peine à s’imaginer comment nous pouvions vivre à l’époque.

Cette logique dérangeante, elle s’applique précisément au réchauffement de la planète, ce cancer qui nous afflige.

Pour en venir à bout, la bonne volonté, les publicités et les mesures incitatives ne seront pas suffisantes. Pour en venir à bout, il faut interdire ou pénaliser fortement la surutilisation du carbone.

Il faut taxer fortement les stationnements et l’entrée au centre-ville de Montréal. Il faut imposer de lourdes amendes aux automobilistes qui laissent tourner inutilement leur moteur. Il faut taxer les vols aériens vers Cuba et ailleurs, puisque les voyageurs ne choisissent pas par eux-mêmes de compenser leurs émissions de carbone (en achetant des arbres, par exemple).

Il faut forcer la fermeture des centrales au charbon. Il faut punir les entreprises qui n’atteignent pas leurs quotas d’émission. Il faut fixer des échéances précises aux entreprises de transport pour la conversion de leurs véhicules à l’électricité. Il faut imposer aux régions de développer un urbanisme qui défavorise l’étalement urbain. Il faut faire une croix sur le développement d’un troisième lien à Québec. Il faut imposer une réduction du coût des transports en commun et augmenter les services.

Comme pour la cigarette et l’auto, ces mesures soulageraient la santé planétaire et, oui, procureraient aussi d’énormes économies, sachant les coûts grandissants des GES (et sachant que la taxe carbone, par exemple, retourne dans les poches des contribuables, au bout du compte).

Je sais, ces mesures seraient électoralement très impopulaires. Elles devraient, en outre, être implantées progressivement, pour éviter de faire basculer l’économie et de se retrouver avec une opposition de chômeurs qui tuerait l’objectif, comme c’est le cas en Alberta.

Mais si vous jugez qu’il y a vraiment une urgence climatique, chers décideurs, « bougez, merde ».

Bon à savoir…

VOICI 14 PETITS TRUCS POUR VOUS SIMPLIFIER LA VIE

Les fourmis ont un problème : elles détestent les concombres. Aussi, déposez-en la pelure près de l’endroit où se trouvent les fourmis… succès assuré !

Pour obtenir de la glace pure et claire : faire bouillir l’eau avant la congélation.

Pour enlever la gomme à mâcher d’un vêtement, mettez-le dans le congélateur pendant une heure.

Pour maintenir le blanc des vêtements blancs : les faire tremper dans l’eau chaude avec une tranche de citron pendant 10 minutes.

Pour éviter l’odeur de chou pendant la cuisson : placez un morceau de pain sur le chou pendant la cuisson.

Pour éviter les larmes en coupant des oignons : mâcher de la gomme.

Pour enlever les taches d’encre sur un vêtement : étendre généreusement du dentifrice sur les taches, laisser sécher, puis laver.

Pour se débarrasser des souris ou des rats : saupoudrer de poivre noir les lieux qu’ils visitent, ils s’enfuiront !

Pour nettoyer votre pomme de douche : enfermez-la dans un sac de plastique avec du vinaigre pendant toute une nuit.

Frottez une noix sur un meuble égratigné pour enlever les égratignures.

Attachez un bas de nylon au bout du tuyau de l’aspirateur pour retrouver un petit objet perdu.

Servez vous des dents d’un peigne pour stabiliser un petit clou à enfoncer.

Pour nettoyer les phares ternis de l’auto : bien les nettoyer avec de la pâte dentifrice.

Questions de « snowbirds »

L’automne est avec nous depuis quelques jours et déjà, les snowbirds sont à préparer leur migration vers le pays des gougounes, notamment. Mais, d’ici le jour du départ, quelques questions peuvent nourrir notre esprit pour être sûr de partir sans aucune inquiétude.

Pour cela, les questions-réponses qui suivent sont tirées de la section « Le jaseur » de la revue trimestrielle de l’Association canadienne des snowbirds, automne 2019.

Q1 – J’aurai 70 ans l’année prochaine et j’essaie de comprendre comment la prime d’assurance voyage augmente dans la fourchette 70-75 ans. Je suis en assez bonne santé, je prends un médicament pour l’hypertension et je n’ai pas d’autre état préexistant, Si je pouvais avoir une estimation du pourcentage d’augmentation à 70 et 75 ans, je pourrais mieux décider si je dois louer ou acheter.

R1 – Et je vais moi-même avoir 75 ans. L’assurance voyage est indispensable si vous voyagez, et très chère à un âge avancé. Je vais vous donner les tarifs bruts actuels du régime lève-tôt de Medipac, pour vous, si vous voyagez six mois :

66-70 ans : 934 $

71-75 ans : 1 299 $

76-79 ans : 1 946 $

80-85 ans : 3 214 $

86 ans et plus : 4 665 $

Nous offrons plusieurs réductions si vous ne faites pas de réclamation et si vous êtes client régulier de Medipac. Par exemple, si vous souscrivez l’an prochain notre régime Lève-tôt à 70 ans, avec nos meilleures réductions, votre prime serait de 765 $ plutôt que 934 $. À partir de 86 ans, il y a une énorme différence; avec un maximum de réductions, votre prime serait de 3 825 $.

Un petit conseil pour les personnes qui passent à un autre groupe d’âge : faites commencer votre couverture d’assurance avant votre anniversaire, même si vous partez plus tard. Donc, si vous aurez 80 ans et que vous voulez partir six mois, souscrivez une police de 7 mois et faites-la commencer un mois plus tôt, si cela veut dire que vous aurez alors 79 ans. Vous économiseriez ainsi 1 200 $. Oh, et ne gaspillez pas votre argent en choisissant une franchise à 0 $. Je sais bien que des gens sont tentés, mais il y a une différence en cas de réclamation et vous paierez 10 % de moins, bien sûr.

Q2 – Je serai partie six mois. Qu’est-ce qui arrive si la chasse de la toilette n’est pas tirée ? Après un moment, l’eau jaunit et sent mauvais ? Et les robinets, si personne ne fait couler d’eau ? Merci.

R2 – D’après notre expérience, la meilleure chose à faire est de demander à quelqu’un de faire une ronde toutes les deux semaines. C’est aussi une très, très bonne chose advenant une réclamation d’assurance habitation. Si personne n’est disponible pour faire une ronde, il pourrait être avisé de faire appel à un service de surveillance. Les prix peuvent être très raisonnables. Nous avons le même problème aux États-Unis et nous coupons simplement toute alimentation d’eau avant de rentrer au pays. Nous recouvrons aussi les sièges de toilette de Saran Wrap ou d’une pellicule semblable, et nous vérifions que tous les drains de douche et d’évier sont fermés ou bloqués.

Q3 – Est-il vrai qu’il est maintenant obligatoire d’avoir un permis international pour conduire aux États-Unis ? On m’a dit que c’est le cas depuis juillet 2019. Merci de confirmer.

R3 – Mais pas du tout. C’était un canular, qui est peut-être venu de la Géorgie, pour faire peur aux snowbirds. L’un de nos concurrents canadiens a vendu beaucoup de permis de conduire internationaux (PCI) en peu de temps il y a quelques années. La Géorgie nous a confirmé par écrit qu’il n’en était rien. Le PCI n’est exigé nulle part aux États-Unis, mais vous devez avoir en votre possession votre permis de conduire canadien, bien entendu. Quiconque vous a dit ça devrait entendre la vérité.

Q4 – Que font la plupart des snowbirds à propos des pneus d’hiver s’ils partent pour le sud en janvier et reviennent en mai ?

R4 – La plupart des snowbirds ne font rien; qui voudrait s’encombrer de pneus d’hiver ? Pour nous rendre à destination, nous conduisons surtout sur de grandes autoroutes qui sont généralement bien déneigées. Les prévisions météorologiques sont notre meilleur outil et personne ne s’aventurera si on annonce ou prévoit de la neige en route. Si vous êtes pris dans une tempête imprévue, arrêtez-vous simplement une ou deux journées et ne bougez pas de là. Il y a quelques années, nous avons eu trois journées féériques de neige dans les Appalaches – un de nos meilleurs voyages vers le Sud.

Octobre, le mois de sensibilisation à l’autisme

Je ne sais pas si vous regardez le documentaire « Autiste, bientôt majeur » en 10 épisodes, produit par Charles Lafortune et de Sophie Prégent, eux-mêmes parents de Mathis, un enfant autiste à l’aube de sa majorité, mais c’est un incontournable.

Une série bouleversante qui nous fait vivre le quotidien de ces personnes et la dure réalité à laquelle ils doivent constamment s’ajuster. Une réalité qui perd complètement ses repères une fois la personne atteinte, rendue à l’âge de sa majorité. Un constat qui frappe.

Dans son numéro d’octobre, la Fondation MedicAlert offre des possibilités de survie dans une situation d’urgence avec ses identifiants. Vous n’avez pas idée des services que peuvent rendre ces bracelets, chaines et autres articles indicatifs de votre condition et état de santé. Voici donc cet article de sensibilisation.

FAIRE DU MONDE UN ENDROIT PLUS SÛR POUR LES PERSONNES ATTEINTES D’AUTISME

L’autisme, ou trouble du spectre autistique, n’est pas une affection facile à reconnaître pour les personnes qui n’en connaissent pas les signes. Résultat, les personnes vivant avec le trouble du spectre autistique sont particulièrement vulnérables dans les situations d’urgence. Pour souligner le Mois de la sensibilisation à l’autisme, nous avons décidé de mettre en vedette notre important partenariat avec Autisme Canada.

Le TSA est un trouble neurologique chronique qui affecte la capacité d’une personne à communiquer et à entrer en relation avec d’autres et sa façon d’appréhender le monde qui les entoure. On estime que 1 enfant sur 66 vit avec le TSA au Canada, ce qui en fait la maladie neurodéveloppementale la plus souvent diagnostiquée. Près de 50 % des personnes qui vivent avec ce trouble ne peuvent communiquer verbalement, sont sujettes à l’errance ou peuvent à l’occasion se trouver dans des situations troublantes, difficiles et/ou dangereuses. Puisque l’autisme est un spectre, le degré d’atteinte de chaque personne sera différent.

Si vous ou quelqu’un dont vous prenez soin êtes atteint d’autisme, vous redoutez peut-être les situations d’urgence où la communication est entravée ou impossible, par exemple en cas d’incendie, d’urgence médicale ou toute situation exigeant une intervention de la police. Un intervenant d’urgence peut par mégarde provoquer un comportement violent chez toute personne atteinte de TSA, s’il n’est pas au courant de la présence du trouble.

« Bon nombre des personnes qui vivent avec un trouble du spectre autistique ont des problèmes sensoriels, et dans une situation qui submerge les sens (p. ex. bruits forts ou lumières vives), elles peuvent tout à coup se mettre à errer ou s’enfuir loin de leur famille ou de leur soignant, explique Michelle Colero, directrice générale d’Autisme Canada. Quand elles se trouvent dans un contexte qui ne leur est pas familier, ces personnes se sentent souvent stressées et ne sont pas réceptives face aux personnes qui tentent de les aider. »

Être en mesure de communiquer des renseignements personnels ou médicaux est d’une importance cruciale dans ces situations. C’est pourquoi nous avons créé en partenariat avec Autisme Canada le Programme pour l’autisme de MedicAlert : un moyen efficace de reconnaître une personne en situation d’urgence, de comprendre comment désamorcer une situation potentiellement instable ou de ramener cette personne auprès de sa famille ou des personnes qui en prennent soin.

« Autisme Canada croit que tout le monde mérite d’être soigné avec respect en situation d’urgence, nous dit Mme Colero. Porter un identifiant MedicAlert permet aux intervenants d’urgence, aux policiers et au personnel de l’hôpital de rapidement déterminer différentes façons de communiquer avec un enfant ou un adulte autistique. Grâce aux renseignements fournis par le dossier MedicAlert, ils comprennent les gestes ou les mots qui peuvent déclencher un comportement agressif chez la personne et avoir recours aux bonnes techniques de désamorçage. »

Ce programme qui sauve des vies appuie les Canadiens et les Canadiennes qui vivent avec l’autisme et offre la tranquillité d’esprit à leurs familles et leurs soignants. Visitez medicalert.ca/autisme pour en apprendre davantage sur ce programme vital et voir comment nous nous efforçons de protéger plus de personnes vivant avec un trouble du spectre autistique.

La leçon de français (63)

NE PAS CONFONDRE : LE PARTICIPE PASSÉ ET LE VERBE CONJUGUÉ

Règles

Lorsqu’on entend le son [i] ou le son [y] à la fin d’une forme verbale, il peut s’agir :

Du verbe conjugué qui prend alors les terminaisons de son temps :

– Tu as réussi à avancer. Elle a souri.

– Tu as reçu un SMS. Il a suivi les conseils.

– Les photos que j’ai reçues encombrent la mémoire de mon téléphone.

Astuce ! Pour distinguer ces formes, on peut essayer de les remplacer par une autre forme verbale.

– Si c’est possible, il s’agit d’un verbe conjugué :

– Je réussis (réussissais) à avancer.

– Je reçus (reçois) un SMS.

– Dans le cas contraire, il s’agit du participe passé en « -i » ou en « -u ».

– J’ai réussi à avancer.

– Je consulte les messages reçus.

– Les conseils sont bien suivis.

Attention ! Certains participes passés se terminent par « -is » ou « -it » au masculin singulier.

Émettre : Il a émis un son. Traduire : Le texte est traduit.

Exercices

1- Quelle forme verbale complète cette phrase ?

Une panne d’électricité a … brusquement la retransmission du match.

A) interrompit – B) interrompue – C) interrompu – D) interrompis

2- Par quel mot peut-on remplacer la forme verbale en gras ?

Un bouquet de tulipes égaie l’entrée de l’appartement.

A) embellie – B) embelli – C) embellies – D) embellit

3- Quelles terminaisons complètent les mots en gras ?

Les esclaves reten… contre leur gré, conn… les pires privations.

A) us / us – B) u / urent – C) us / urent – D) u / ut

4- Quelles terminaisons complètent les mots en gras ?

Excl… du terrain pour brutalité, ces joueurs seront suspend… .

A) u / u – B) us / us – C) us / u – D) ut / -us

5- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?

Gaëlle a … son texte avec des adjectifs bien … .

A) enrichie / choisi – B) enrichi / choisis

C) enrichit / choisis – D) enrichis / choisies

6- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?

Lorsque le lion …, les gazelles, … derrière un rocher, … .

A) rugit / blotties / tremblent – B) rugi / blotti / trembleront

C) rugis / blotti / tremble – D) rugi / blottit / tremblait

7- Quelles terminaisons complètent les mots en gras ?

Quand tu reconn… ton ami sur le quai, tu réag… en agitant les bras.

A) ut / it – B) u / i – C) us / it – D) us / is

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C* – 2) D – 3) C** – 4) B*** – 5) B**** – 6) A***** – 7) D******
* RAPPEL : employé avec l’auxiliaire « avoir », le participe passé ne s’accorde que si le COD le précède.
** La première forme est un adjectif placé en apposition; il s’accorde avec « esclaves ». Le verbe doit être conjugué à la 3e personne du pluriel.
*** La première forme est un adjectif placé en apposition; il s’accorde avec « joueurs ». Le participe passé du verbe « suspendre » est employé avec l’auxiliaire « être » (voix passive); il s’accorde avec le sujet.
**** Le premier participe passé, employé avec l’auxiliaire « avoir », est invariable (le COD est post-placé). La seconde forme est un adjectif épithète qui s’accorde normalement.
***** Dès le premier verbe, conjugué à la 3e personne du singulier, la réponse s’impose.
****** Les deux verbes doivent être conjugués à la 2e personne du singulier.

La santé des yeux

QUEL EST LE PREMIER SIGNE D’UN GLAUCOME ?

Il laisse apparaître peu de symptômes avant qu’il n’ait sérieusement progressé : le glaucome, principale cause de cécité chez les personnes de plus de 60 ans, peut entraîner une perte de vision permanente s’il n’est pas traité. Nul ne devrait donc ignorer cette maladie.

Un sondage réalisé par la Société canadienne d’ophtalmologie révèle que 61 % des personnes ignorent les signes et les symptômes du glaucome. Lorsque les symptômes se déclarent chez une personne, des taches aveugles apparaissent dans son champ visuel. Bien des gens ne remarquent ces taches que lorsque le nerf optique est gravement endommagé et que les taches grossissent. Il est essentiel de passer régulièrement un examen de la vue pour détecter la maladie avant l’apparition de lésions graves.

Certaines personnes courent un plus grand risque de développer le glaucome, notamment celles qui ont plus de 40 ans, des antécédents de glaucome dans la famille, une pression intraoculaire élevée, le diabète ou une hypertension artérielle.

Pour en savoir plus sur le glaucome et sur ce que vous devez faire pour le détecter et le prévenir, consultez le site cos-sco.ca.

Source : CSA Automne 2019

Les réseaux sociaux; salutaires ou dévastateurs

Depuis quelques années, les réseaux sociaux ont bouleversé notre quotidien. Les propos qui, jadis, étaient réservés, sont devenus accessibles à nos « amis », ceux et celles qui font partie de notre cercle. Si ça peut être intéressant et exaltant pour certains, il y a toujours un envers à une médaille. Les réseaux sociaux peuvent devenir nocifs suite à une chicane entre amis ou une rupture amoureuse. Dans ce dernier cas, une personne du couple souffre plus que l’autre.

C’est le sujet de cet article que je vous propose; l’effet néfaste ou bénéfique des réseaux sociaux peut être dévastateur ou salutaire. Voici donc l’histoire d’une rupture amoureuse et l’effet nuisible de s’autoflageller en surfant sur Facebook ou tout autre réseau du genre pour espérer s’en sortir.

MA PEINE D’AMOUR 2.0*

J’avais 19 ans quand j’ai rencontré Alex pour la première fois. Un vrai coup de foudre ! À l’époque, j’étais loin de me douter que notre relation allait me donner 17 années heureuses et trois beaux enfants… et que j’allais devoir vivre ma peine d’amour en regardant sa nouvelle relation éclore sur les réseaux sociaux.

C’est en 2017 qu’Alex m’a annoncé qu’il avait besoin « de vivre autre chose ». Je n’ai pas été particulièrement surprise, puisque ça faisait déjà un an que notre relation battait de l’aile. On a été si heureux ! Mais avoir des enfants a mis un stress sur notre couple. On ne se retrouvait plus. Et, un jour, il en a eu assez.

Après la douloureuse rupture, j’ai eu un choc quand j’ai vu les publications de mon ex sur Facebook. Sur sa vie sans moi : son anniversaire, son appartement, ses nouveaux amis… Ça me coupait le souffle chaque fois. C’est fou quand on pense que les réseaux sociaux n’existaient même pas au début de notre histoire, en 2000.

Aujourd’hui, j’ai l’impression que c’est devenu une sorte de perron d’église virtuel. Tout le monde peut tout voir, tout savoir en quelques clics. Selon Pierre E. Faubert, psychologue spécialisé en gestion de crises, « ces images de bonheur peuvent avoir un effet dévastateur. Pourtant, il faut garder en tête que cette joie est une représentation. C’est souvent une illusion. » Mais pour moi, la tristesse était bien réelle.

Un soir, j’ai remarqué qu’un resto que j’aime bien proposait à ses fans Facebook de mentionner la personne avec qui ils auraient envie de manger des huîtres en amoureux. Une fille a répondu avec le prénom de mon ex. C’est comme si j’avais reçu un coup de poignard.

Oui, Alex m’avait confié avoir quelqu’un dans sa vie depuis peu, une certaine Léa. Par contre, jamais je n’aurais cru que ça commençait à être sérieux ! Ma famille, nos amis et des connaissances qui ne savaient même pas encore pour la rupture m’ont tout de suite posé des questions. J’ai vite confronté Alex. Je ne voulais pas que les enfants apprennent sa nouvelle relation au détour d’une conversation.

J’étais loin d’être au bout de mes peines. Quelques semaines plus tard, j’étais au chalet pour mes premières vacances seule, avec mes enfants. Une notification Facebook m’a réveillée, m’invitant à devenir amis avec Léa, puisqu’on avait beaucoup d’amis en commun. J’ai trouvé ça tellement invasif ! Par la suite, j’ai souvent eu l’impression de ne pas pouvoir me protéger de leur amour naissant. J’ai vu des statuts, des commentaires et, le plus dur, des photos de mes enfants avec eux.

Je me suis sentie non seulement triste, mais rejetée aussi ! Ça m’obligeait à faire face à mon propre célibat…

J’aurais aimé bloquer Alex, mais je voulais voir ce que mes petits vivaient. « Il y a de meilleurs moyens de garder contact, indique Pierre E. Faubert. En regardant sur les réseaux sociaux ce que fait l’autre ou en ne prenant pas les dispositions pour ne pas être envahi d’informations, on peut se mettre en position d’invalidation et de dépréciation. Pourquoi remplir un vide avec ce qui fait mal ? »

Avec le temps, j’ai réalisé que zieuter la vie d’Alex sur Facebook ne faisait que me replonger dans ma peine. Je n’arrivais pas à guérir.

J’ai commencé à ne plus me connecter si je me sentais triste ou nostalgique. Quand je le faisais, c’est quand je me sentais prête à tout !

Pierre E. Faubert encourage cette attitude. « Si je suis allergique aux arachides, je ne vais pas en manger un bol plein. La meilleure solution, c’est de confier sa peine à un psychologue ou à une personne avisée qui a un regard profond et aimant. »

Un an et demi plus tard, je peux dire que je vais enfin mieux. Et je connais maintenant l’effet pernicieux des réseaux sociaux sur une peine d’amour ! Je dois bien sûr parler régulièrement à mon ancien amoureux pour les enfants. On essaie le plus possible d’avoir de la considération l’un pour l’autre, autant dans le réel que dans le virtuel. Je vois même une belle amitié se profiler. Je suis positive en pensant à l’avenir.

NOTE DE L’AUTEURE : Rosalie, 38 ans, a dû revoir sa relation aux réseaux sociaux pour mieux vivre sa peine d’amour dans la dernière année et demie.

* Source : Mélissa Pelletier, revue Coup de Pouce, octobre 2019

Salmigondis

CANCER DU SEIN : LA RÉALITÉ TOUTE CRUE

Vous avez vu le documentaire Mont Tétons d’Anik Lemay sur le cancer du sein ? Non ? Vous avez manqué quelque chose de bouleversant. La réalité toute crue portée à l’écran. L’horreur physique que cette maladie puisse porter à ces femmes qui ont accepté de montrer les atrocités de leur poitrine ravagée, sans gêne et avec une authenticité déconcertante. Toutes, à des stades différents, on a pu assister à leur bataille.

De tous les cancers, je crois que celui du sein est le pire, physiquement parlant, parce qu’il détruit ce qu’il y a de plus beau, le plus attirant chez la femme… ses seins ! Pire encore que de perdre sa chevelure, les seins amènent la confiance, l’attirance, le pouvoir de séduction. On a pu voir la chimiothérapie, la radiothérapie et même la reconstruction mammaire. Il restera toujours des marques, cicatrices, mais sous un vêtement, la femme retrouve tous ses attraits et sa beauté toute féminine.

C’est la première fois où on pouvait voir toute l’atrocité de cette partie du corps qu’on adule. Voir la réalité en face de ces femmes dans la quarantaine était quelque chose d’impressionnant. En tout cas, ce reportage m’aura fait comprendre la nécessité de s’impliquer monétairement pour en arriver à vaincre cette terrible maladie. J’ai beaucoup aimé ce reportage parce qu’on a pu voir tout ce que cette maladie peut représenter de force, de douleurs et de sacrifices tout au long de son processus de guérison. Merci à Anik Lemay et toute son équipe, pour cet excellent reportage.

COMMENT NE PAS ÊTRE MÊLÉS

Les beyond meat et autres mélanges végans peuvent se rhabiller… la viande rouge ne serait pas si néfaste. Et vlan ! dans les dents ! C’est ce qu’un réexamen de dizaines d’études a conclu récemment et créant une tempête scientifique : le risque pour la santé de consommer de la viande rouge est faible. Les chercheurs conseillent aux adultes de consommer quatre portions de viande rouge par semaine. Même constat pour la charcuterie, dans un article paru dans la revue Annals of Internal Medicine, de l’American College of Physicians.

De plus, cette consommation de viande rouge pourrait abaisser le taux de mortalité par cancer et même, de réduire faiblement les risques de cancer, maladies cardiaques et le diabète. Après tout ça et la promotion des végétaux, comment ne pas être mêlés ?

DES AMENDES SALÉES POUR LES DÉLINQUANTS

Encore des ouvriers victimes des malades de vitesse sur les chantiers de construction. Ça vous surprend ? Pas moi, à voir aller les pressés du volant rien ne me surprend. Le seul moyen de les mettre au pas, c’est d’installer sur chaque chantier les redoutables radar photos. Dès que tu dépasses la vitesse fixée, ne serait-ce que d’un seul kilomètre, paf ! tu es fait comme un rat ! Et l’amende serait très salée. Évidemment il faudra des milliers de radars photos, de par le nombre de chantiers, mais ils vont se payer très rapidement. C’est le seul moyen de mettre au pas ces débiles qui ne comprennent rien, sauf si tu fouilles dans leurs poches.

UN GESTE QUI L’HONORE

Rendons à César ce qui appartient à César. Comme le soulignait Rémi Nadeau dans sa remise de bulletins dans le Journal de Montréal, envers l’ex-co-chef de Québec solidaire Amir Khadir, qu’au moment de quitter la vie politique pour redevenir médecin, l’ancien élu de Mercier avait affirmé qu’il n’avait pas besoin de son allocation de 90 000 $ et qu’il comptait la distribuer à des organismes du comté. Les sommes sont remises comme promis. Que ceux qui ont déjà renoncé à un tel montant d’argent qui leur revenait de plein droit lèvent la main…

CELA AURA PRIS TROIS ANS

On le disait dès son acquisition par Lowe’s que l’enseigne RONA allait définitivement disparaître du paysage québécois. Fermeture de 27 magasins Lowe’s en Ontario, et on parle en coulisse du changement de bannière de RONA à Lowe’s. Pourtant, au moment de l’achat en 2016, il n’en était aucunement question. Ceux qui nous prenaient pour des valises sont des menteurs hypocrites. Avec des ventes de 7 milliards $ au Québec annuellement chez les quincaillers, c’est un autre fleuron québécois qui disparaît et on cessera bientôt de les compter.

Récemment, on apprenait que « Foodtastic », une raison sociale anglophone, achetait les Rôtisseries Benny, implantées au Québec depuis près de 60 ans. Vraiment, une triste période pour le Québec. Et c’est pas fini…

La fluctuation du prix à la pompe; un désagréable irritant

Vivement la voiture électrique et ce, principalement au Québec qui sommes riches en énergie propre. Récemment, Stéphane Desjardins, spécialiste en consommation y allait de son analyse sur la hausse des prix de l’essence à la pompe dans les pages du Journal de Montréal. À la suite des récents événements terroristes en Arabie saoudite sur les installations pétrolières, nous assisterons probablement à une hausse importante du prix du pétrole dans les jours, semaines et mois à venir. Et l’hiver qui approche…

On ne contrôle pas le pétrole, mais l’électricité…? Ça oui ! Pensez-y sérieusement à l’achat de votre prochain véhicule. Quoi qu’il en soit, son constat est intéressant et c’est ce papier que je veux partager avec vous aujourd’hui.

LES HAUSSES DU PRIX DE L’ESSENCE PLOMBENT LE PORTEFEUILLE Stéphane Desjardins

Outre la forte hausse d’hier à la pompe, l’essence gruge depuis des mois les finances des consommateurs.

Depuis Janvier, la hausse moyenne du prix de l’essence à Montréal et à Québec éclipse l’inflation. On parle de centaines de dollars de moins dans les poches des consommateurs.

Pour vérifier, j’ai calculé cette part bien avant l’attaque récente en Arabie saoudite, qui a fait exploser le prix du brut sur les marchés.

Selon Georges Iny, directeur de l’Association pour la protection des automobilistes (APA), et d’autres experts que j’ai consultés, l’automobiliste québécois consomme 40 litres d’essence en moyenne par semaine (50 litres pour un VUS).

Ainsi, entre le 1er janvier et le 17 septembre, un automobiliste a dépensé en moyenne 1912,30 $ pour une berline et 2390,40 $ pour un VUS dans la région de Montréal, et 1819,40 pour une voiture et 2274,30 pour une VUS dans la région de Québec.

Je me suis basé sur les prix moyens à la pompe colligés par la Régie de l’énergie du Québec pour chaque mois depuis janvier, et j’ai tenu compte de la fluctuation mensuelle (les prix grimpent au printemps et à l’été, et ils baissent en août).

FORTES HAUSSES

L’augmentation du prix de l’essence se situe à 12,5 % pour la région de Montréal et à 11 % pour la région de Québec. Pour une consommation de 40 litres, on parle de 197,60 $ de plus pour une voiture et de 247 $ pour une VUS à Montréal, puis 182,40 $ pour une berline et 228 $ pour un VUS à Québec. Et 2019 n’est pas terminée…

J’ai calculé la différence en tenant compte de la consommation moyenne sur 38 semaines, comme si les prix moyens à la pompe n’avaient Pas changé depuis janvier, à 112,7 cents dans la région de Montréal et à 107,1 cents dans la région de Québec. Mardi, le prix à la pompe moyen dans la région de Montréal se situait à 116,9 cents, lundi et à 113,8 cents dans la région de Québec, avant la hausse liée aux attaques en Arabie saoudite.

Après le logement (30 %), le transport est la dépense la plus importante des ménages canadiens (20 % de leur budget). L’alimentation suit (13,4 %). Les dépenses moyennes annuelles totales pour le transport privé des Canadiens (achat/location et utilisation/entretien de leur véhicule) totalisaient 11 433 $ par ménage en 2017, selon Statistique Canada. Le Québec a importé 5,4 milliards de dollars de pétrole brut en 2018, selon l’Institut de la statistique du Québec.

CONSEILS POUR ÉCONOMISER

Roulez en douceur (accélérations et freinages brusques augmentent la consommation de 39 %), à 100 km/h sur l’autoroute et à vitesse constante.

Faites appel aux chauffe-sièges au lieu de la chaufferette. Utilisez la climatisation sur l’autoroute, mais roulez avec les fenêtres baissées en ville.

Privilégiez les cartes de fidélité offrant des rabais sur l’essence.

Enlevez tout objet inutile. Utilisez un chauffe-moteur. Choisissez l’essence ordinaire.

Partez 30 à 45 minutes plus tôt pour éviter les bouchons.

Optez pour un modèle économique, hybride ou 100 % électrique, quitte à louer un véhicule pour vos voyages.

Si possible, covoiturez, pédalez, marchez ou prenez le transport en commun pour aller travailler.

5 bons conseils pour grignoter sans culpabiliser

Comment grignoter sans se culpabiliser. Voilà un titre éloquent quand vient le temps de courir à l’épicerie, faire ses emplètes, et qui pique notre curiosité.

Un bon moyen de ne pas résister à la tentation, sauf si on a pas pris certaines mesures pour bien se conditionner à ne pas faire d’excès

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LE TEXTE DE CET ARTICLE A ÉTÉ SUPPRIMÉ À LA DEMANDE DE PROTÉGEZ-VOUS QUI EN ARRIVE À LA CONCLUSION QU’IL CONTREVIENT AUX DROITS D’AUTEURS ET CE, MÊME SI LA SOURCE ÉTAIT CLAIREMENT IDENTIFIÉE.

SEUL MON COMMENTAIRE, EN PRÉAMBULE ET S’IL Y A LIEU, A ÉTÉ CONSERVÉ.

VOUS M’EN VOYEZ DÉSOLÉ.

Drôlerie animale

Le français une langue animale…

« Myope comme une taupe »,

« Rusé comme un renard »

« Serrés comme des sardines »…

Les termes empruntés au monde animal ne se retrouvent pas seulement dans les fables de La Fontaine, ils sont partout. La preuve :

Que vous soyez fier comme un coq, fort comme un bœuf, têtu comme un âne, malin comme un singe ou simplement un chaud lapin, vous êtes tous, un jour ou l’autre, devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche.

Vous arrivez à votre premier rendez-vous fier comme un paon et frais comme un gardon et là, pas un chat !

Vous faites le pied de grue, vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin.

Il y a anguille sous roche et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard, la tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon, vous l’a certifié : cette poule a du chien, une vraie panthère !

C’est sûr, vous serez un crapaud mort d’amour. Mais tout de même, elle vous traite comme un chien. Vous êtes prêt à gueuler comme un putois quand finalement la fine mouche arrive.

Bon, vous vous dites que dix minutes de retard, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Sauf que la fameuse souris, malgré son cou de cygne et sa crinière de lion est en fait aussi plate qu’une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rit comme une baleine. Une vraie peau de vache, quoi !

Et vous, vous êtes fait comme un rat. Vous roulez des yeux de merlan frit, vous êtes rouge comme une écrevisse, mais vous restez muet comme une carpe.

Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, mais vous sautez du coq à l’âne et finissez par noyer le poisson. Vous avez le cafard, l’envie vous prend de pleurer comme un veau (ou de verser des larmes de crocodile, c’est selon).

Vous finissez par prendre le taureau par les cornes et vous inventer une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme un lièvre.

Ce n’est pas que vous êtes une poule mouillée, vous ne voulez pas être le dindon de la farce.

Vous avez beau être doux comme un agneau sous vos airs d’ours mal léché, faut pas vous prendre pour un pigeon car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie. Et puis, ça aurait servi à quoi de se regarder comme des chiens de faïence.

Après tout, revenons à nos moutons : vous avez maintenant une faim de loup, l’envie de dormir comme un loir et surtout vous avez d’autres chats à fouetter.

Jean d’Ormesson

La Leçon de français (62)

LE PRÉSENT DE L’IMPÉRATIF

Règles

Le présent de l’impératif se conjugue à trois personnes, sans sujets exprimés.

À la 2e personne du singulier :

Les verbes du 1er groupe (et quelques verbes du 3e groupe : cueillir, ouvrir, offrir, souffrir, savoir…) se terminent en « e ».

Ne crie pas. Ouvre la fenêtre. Sache te retenir.

– Les autres verbes (sauf le verbe aller) se terminent tous en « s ».

Attends-moi. Réfléchis bien. Écris mieux.

Aux deux personnes du pluriel, tous les verbes ont les mêmes terminaisons : « -ons » et « -ez ».

Respirons l’air pur. Suivons les indications. Sortons sans tarder.

Ne bavardez pas. Courez plus vite. Dormez bien.

Pour certains verbes, il y a des modifications du radical.

Nettoie la tache. Achète du pain. Relève-toi.

Tiens-toi droit. Résolvons le problème. Apprenons nos leçons.

Réfléchissez un peu. Faites un détour. Éteignez la lumière.

Attention ! Pour que la liaison soit agréable à entendre, on place un « s » à la 2e personne du singulier, même pour les verbes du 1er groupe et aller, quand ils sont suivis de « en » ou « y ».

Voilà du lait; verses-en dans ton bol. / La cloche sonne, vas-y vite !

Exercices

1- Quel verbe complète cette phrase ?

Pour votre prochaine sortie en mer, … des cirés !

A) prévoyiez – B) prévoyez – C) prévoies – D) prévoient

2- Complétez cette phrase avec le seul verbe conjugué au présent de l’impératif.

Pour éviter de marcher dans la boue, … un détour.

A) faisiez – B) ferons – C) faites – D) fait

3- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent.

… de l’imagination et … nos rêves !

A) Aie / réalises – B) Ayons / réalisons – C) Aies / réalisez

4- À quels modes et quels temps les verbes en gras sont-ils conjugués ?

Purge le carburateur de ton scooter, et il démarrera au quart de tour.

A) présent de l’indicatif / futur simple de l’indicatif

B) présent du subjonctif / présent du conditionnel

C) présent de l’impératif / futur simple de l’indicatif

5- Quel verbe en gras n’est pas conjugué au présent de l’impératif ?

« Va, coure, vole et nous venge », disait Don Diègue à son fils.

A) Va – B) coure – C) vole – D) venge

6- Une seule forme verbale convient pour compléter la phrase : laquelle ?

Comme vous attirez les insectes, … vite la lumière.

A) éteignes – B) éteint – C) éteignez – D) éteigniez

7- Quels verbes complètent cette phrase ?

… persévérant, … du courage et ne … pas sur ta décision.

A) Soit / ait / revient – B) Sois / aie / reviens

C) Soyons / ayons / revenons – D) Sois / aies / reviens

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) C – 3) B** – 4) C – 5) B*** – 6) C**** – 7) D*****
* L’examen du déterminant possessif indique un verbe à la 2e personne du pluriel.
** L’examen du déterminant possessif indique des verbes à la 1re personne du pluriel.
*** La forme correcte est : « cours ».
**** Une seule forme correcte à la 2e personne du pluriel.
***** L’examen du déterminant possessif « ta » indique des verbes à la 2e personne du singulier.