William Golding, né le 19 septembre 1911 à St Columb Minor dans les Cornouailles et mort le 19 juin 1993 à Perranarworthal, est un écrivain britannique appartenant au courant postmoderniste.
Voici ce qu’il écrivait au siècle dernier sur la supériorité des femmes. Opinion que je partage entièrement, il va sans dire.
Je crois que les femmes sont inconscientes de prétendre qu’elles sont égales aux hommes. Elles sont bien supérieures et l’ont toujours été. Quoi qu’il en soit, si vous donnez à une femme, elle vous le rendra encore plus grand.
Si vous lui donnez du sperme, elle vous donnera un enfant.
Si vous lui donnez une maison, elle vous donnera une famille.
Si vous lui donnez de la nourriture, elle vous fera un repas.
Si vous lui donnez un sourire elle vous donnera son cœur.
Elle multiplie et élargie tout ce qu’on lui donne.
Donc, si vous lui donnez de la merde, attendez-vous à recevoir une tonne de merde.
C’est fou comme le temps passe. Il y a 50 ans aujourd’hui, l’homme foulait la lune pour la première fois. Un événement historique que je ne peux effacer de ma mémoire alors que je me revois, devant notre téléviseur noir et blanc, très attentionné à visionner ces images quelque peu floues, ce que la race humaine tentait de conquérir depuis toujours.
La terre était à l’écoute de ce moment exceptionnel. Ce que les bandes dessinées, dont Les aventures de Tintin avec « Objectif Lune » et « On a marché sur la lune » nous avaient fait rêver, devenait réalité !
Mais, saviez-vous qu’il y avait un peu de nous autres là-dedans? Eh oui, l’entreprise Héroux-Devtek de Longueuil, où mon père a travaillé, a fabriqué les pattes du module lunaire. Toute une fierté du génie québécois que vous découvrirez.
Pour souligner la conquête de la lune, La Presse + a publié un excellent reportage sur le sujet le 13 juillet dernier, et c’est le texte que je vous propose aujourd’hui, pour rafraîchir vos mémoires.
EXPLORATION SPATIALE
LA LUNE, 50 ANS PLUS TARD Philippe Mercure et Mathieu Perreault
Samedi prochain, cela fera 50 ans que Neil Armstrong a fait ses premiers pas sur la Lune. Quel est le bilan du programme Apollo ? Et pourquoi la Lune suscite-t-elle un regain d’intérêt depuis quelques années ?
TOUJOURS LE MÊME RÊVE
Impossible de surestimer la force du symbole. Il y a 50 ans, l’être humain a foulé pour la première fois le sol d’un autre monde que la Terre, marquant un jalon de l’histoire humaine. Si bien qu’un demi-siècle plus tard, on rêve de rééditer l’exploit.
La conquête de la Lune est une prouesse technologique indéniable. Elle a servi de catalyseur scientifique à toute une nation. Elle a tellement frappé l’imagination qu’elle fait encore rêver aujourd’hui.
Mais quand Neil Armstrong a posé le pied sur la Lune, le 20 juillet 1969, c’est un geste ni scientifique ni même purement symbolique qu’il a accompli. C’était avant tout une déclaration politique.
« La science a fait du pouce sur la conquête de la Lune. On a découvert plusieurs choses très intéressantes et utiles. Mais ce n’était pas l’objectif. Le mandat était d’atteindre la Lune pour battre les Russes », rappelle Roger Launius, historien de l’espace et auteur du livre Apollo’s Legacy – Perspectives on the Moon Landings (« L’héritage d’Apollo – Perspectives sur les atterrissages sur la Lune »).
Au début des années 60, les Américains se font en effet outrageusement dominer dans la course à l’espace. En 1957, l’URSS lance Spoutnik 1, le premier satellite à entrer en orbite autour de la Terre. En 1961, le Soviétique Iouri Gagarine devient le premier homme dans l’espace. John F. Kennedy réplique l’année suivante avec son fameux discours dans lequel il annonce que des Américains iront sur la Lune.
« Nous avons choisi d’aller sur la Lune au cours de cette décennie et d’accomplir d’autres choses encore, non pas parce que c’est facile, mais justement parce que c’est difficile », dit le président américain de l’époque.
Le 20 juillet 1969 marque donc une victoire des États-Unis sur l’Union soviétique en pleine guerre froide.
« En 1969, le message des États-Unis, c’est : je suis le plus gros, je suis le plus fort. C’est « Make America Great Again ». »
— Yves Gingras, historien des sciences à l’UQAM
Pour l’historien de l’espace Roger Launius, c’est en fait « la culmination de l’histoire à succès classique américaine ».
« C’est exactement l’histoire que nous adorons raconter, dit-il. C’est comme l’attaque de Pearl Harbor pendant la Seconde Guerre mondiale. Nous avons été surpris, nous avons tiré profit de l’occasion pour montrer le meilleur de nous-mêmes et nous avons gagné la guerre. »
Quand il porte sa casquette de scientifique rationnel, Robert Lamontagne, astrophysicien et coordonnateur du Centre de recherche en astrophysique du Québec, ne peut que déplorer cette démonstration de force.
« On est allés sur la Lune en grande partie pour les mauvaises raisons », dit-il. M. Lamontagne, est pourtant le premier à reconnaître l’irrésistible puissance symbolique de ce premier pas fait sur un autre astre que la Terre. Un geste qui a changé sa vie… et celle de milliers d’autres personnes.
L’ÉTINCELLE
Robert Lamontagne a 12 ans lorsqu’il voit Neil Armstrong descendre du module lunaire d’Apollo 11 pour marcher dans la poussière lunaire.
« Quand on les a vus débarquer, à la télévision, à travers ces images un peu fantomatiques… Je suis convaincu que je ne suis pas le seul à être sorti dehors pour regarder la Lune et me dire : il y a quelqu’un là, maintenant ! », raconte-t-il.
Il évoque une « sensation qu’on est promis à des choses plus grandes, que l’humanité peut quitter son berceau ». À cette époque, le jeune Lamontagne joue avec les figurines de Major Matt Mason, jouet-astronaute fabriqué par Mattel. Ce n’est pas un hasard si, plus tard, il se retrouve à étudier les étoiles et à diriger un observatoire astronomique, l’Observatoire du Mont-Mégantic.
« L’étincelle [s’est produite] à ce moment-là, témoigne-t-il. Et je ne suis pas le seul : j’ai des collègues de mon âge et on a tous vécu à peu près les mêmes choses. Il y a toute une flopée de carrières scientifiques qui ont germé dans les années 70. »
UN CATALYSEUR
C’est sans doute le grand paradoxe de la conquête lunaire : si celle-ci a été motivée par des raisons politiques, elle a été un véritable catalyseur pour les sciences et les technologies. Il faut dire que les Américains ont mis le paquet.
En 1966, trois ans avant l’alunissage d’Apollo 11, la NASA monopolisait une proportion astronomique de 4,41 % du PIB américain, contre environ 0,5 % aujourd’hui.
Panneaux solaires, défibrillateurs, outils sans fil, ordinateurs de bord, montres au quartz : le développement de nombreuses innovations a été propulsé par les besoins du programme Apollo. Yves Gingras, historien des sciences, souligne à quel point le lancement de Spoutnik par les Soviétiques, en 1957, a été un « coup de tonnerre » qui a amené le gouvernement américain à bonifier l’enseignement des sciences aux enfants.
« Ça a changé l’éducation scientifique aux États-Unis », affirme-t-il.
UN RETOUR ?
En science et en technologies, les avancées d’il y a 50 ans paraissent habituellement ridiculement désuètes aujourd’hui. La conquête de la Lune fait exception. En 2019, tant les Américains que les Chinois échafaudent des plans pour ramener des êtres humains sur la Lune. Et, malgré les progrès technologiques réalisés depuis, c’est loin d’être simple.
« Dans les années 70, aller sur la Lune, c’était devenu la routine. On y était allés six fois. Aujourd’hui, il faut pratiquement repartir à zéro parce que l’expertise s’est perdue. Il y a plein de savoir-faire non codifié qui n’est plus là. »
— Yves Gingras, historien des sciences à l’UQAM
Selon lui, ce retour sur la Lune est motivé par les mêmes raisons que celles qui avaient provoqué la course à l’espace dans les années 50 et 60. « Les Chinois viennent d’aller sur la face cachée de la Lune et les Américains sont obligés de réagir en montrant à nouveau leur puissance », analyse l’historien.
Il se montre personnellement très critique du projet. « Sur le plan scientifique, il n’y a aucune maudite raison d’aller sur la Lune. C’est pour se péter les bretelles. C’est un symbole, mais quand on y réfléchit, c’est un symbole de déclin. Parce qu’il s’agit pour les Américains de refaire ce qu’ils ont fait il y a 50 ans », dit-il. Même l’idée d’utiliser la Lune comme base pour conquérir Mars ne convainc pas l’historien des sciences, qui juge qu’on devrait envoyer des robots et non des humains dans l’espace.
L’historien américain Roger Launius admet qu’il y a de la « gloire et de la géopolitique » dans l’idée de retourner sur la Lune. Il estime toutefois que la possibilité d’extraire un jour des ressources joue un rôle. Il compare le projet à la conquête des Amériques, au XVIe siècle, alors que les nations européennes exploitaient les richesses des colonies conquises.
M. Launius observe également que la symbolique a changé depuis 1969. La NASA a déjà annoncé qu’une femme foulerait le sol lunaire en 2024, et il s’attend à ce que les minorités visibles soient représentées. « Vous pouvez être sûr que les astronautes qui seront choisis seront représentatifs de tous les Américains », dit-il.
En remettant sa casquette de scientifique, Robert Lamontagne estime, comme Yves Gingras, que les missions habitées ne sont pas essentielles à la science. Mais il ne peut s’empêcher de se rappeler le gamin qu’il était et qui a vu Armstrong faire son fameux « pas de géant pour l’humanité » sur la Lune.
« D’un point de vue social, de l’image qu’ils véhiculent, les humains dans l’espace ont leur rôle parce qu’ils sont des ambassadeurs, dit-il. Quand ces gens-là parlent, ils ont un vernis qu’aucun robot n’aura jamais. »
LE DESTIN DES 12 ASTRONAUTES QUI ONT MARCHÉ SUR LA LUNE Mathieu Perreault
Des 24 astronautes qui ont atteint la Lune avec le programme Apollo, 12 en ont foulé le sol. Voici qui ils étaient et ce qu’ils ont fait après ces pas historiques.
NEIL ARMSTRONG – Apollo 11 – 21 juillet 1969
« Un petit pas pour l’homme, un pas de géant pour l’humanité. » Cette phrase de Neil Armstrong, le premier homme à fouler le sol lunaire, est passée à la postérité. Par la suite, il a participé aux enquêtes sur les accidents d’Apollo 13 et de la navette Challenger en 1986. À sa mort en 2012, sa famille l’a qualifié de « héros américain malgré lui » (reluctant) en raison de sa réserve.
BUZZ ALDRIN – Apollo 11 – 21 juillet 1969
Contrairement à son confrère, Buzz Aldrin a été très actif sur la scène publique après son retour. Il est le seul astronaute à avoir communié sur la Lune. À partir des années 80, il a fait la promotion de missions habitées vers Mars, appuyant le concept d’une navette circulaire se rendant en continu de l’orbite terrestre à l’orbite martienne.
PETE CONRAD – Apollo 12 – Novembre 1969
Après sa mission lunaire, Pete Conrad a été l’un des neuf astronautes qui ont séjourné dans la station spatiale Skylab, en 1973. Il est mort en 1999 dans un accident de moto et, depuis, la NASA respecte ses dernières volontés en décorant de lumières multicolores un sapin de Noël en son honneur, chaque année à Houston.
ALAN BEAN – Apollo 12 – Novembre 1969
Alan Bean a lui aussi séjourné dans Skylab. Il a pris sa retraite tôt de la NASA, à 49 ans, pour se consacrer à la peinture de scènes spatiales. Sa spécialité était de peindre la Lune en couleur, notamment en utilisant de la poussière lunaire rapportée dans le cadre d’Apollo. Il est mort l’an dernier.
ALAN SHEPARD – Apollo 14 – Février 1971
Premier Américain dans l’espace en 1961, Alan Shepard a été le plus âgé des astronautes d’Apollo – il est né en 1923. Sa vie personnelle, professionnelle et publique est digne d’une hagiographie. Il est mort en 1998 d’une leucémie.
EDGAR MITCHELL – Apollo 14 – Février 1971
Deux ans après sa mission lunaire, Edgar Mitchell a fondé un institut de parapsychologie qui a miné sa réputation. Elle a souffert encore davantage peu avant sa mort en 2016, quand la NASA l’a poursuivi pour avoir mis aux enchères une caméra utilisée sur Apollo 14.
DAVID SCOTT – Apollo 15 – Juillet-Août 1971
La carrière de David Scott a été entachée par plusieurs décisions d’affaires malheureuses, à commencer par sa décision d’emmener avec lui vers la Lune des lettres affranchies qu’un commerçant allemand a par la suite vendues à prix d’or. La NASA l’a puni, et il a par la suite eu maille à partir avec des partenaires d’affaires en cour. En 2015, il a vendu pour 1,6 million US sa montre Bulova qu’il avait apportée sur la Lune en secret.
JAMES IRWIN – Apollo 15 – Juillet-Août 1971
Le séjour sur la Lune de James Irwin l’a mené vers un retour à la foi et il a consacré une bonne partie de sa vie par la suite à la recherche des restes de l’arche de Noé sur le mont Ararat, en Turquie. Il est mort d’une crise cardiaque en 1991.
JOHN YOUNG – Apollo 16 – Avril 1972
John Young est l’astronaute d’Apollo qui a été le plus fidèle à la NASA, volant deux fois à bord de la navette spatiale et ne prenant sa retraite qu’en 2004, à l’âge de 74 ans. Il est mort en 2018.
CHARLES DUKE – Apollo 16 – Avril 1972
L’un des astronautes les plus secrets du programme Apollo, Charles Duke est devenu par la suite pasteur, affirmant que la foi avait sauvé son mariage après ses années d’astronaute. Il devait participer à la mission Apollo 13, qui n’a pas pu se poser sur la Lune, mais a attrapé la rubéole juste avant le décollage. Il a aussi posé sur le sol lunaire une photo de famille avec sa femme et ses deux fils, qu’il a ensuite photographiée.
HARRISON SCHMITT – Apollo 17 – Décembre 1972
Seul astronaute du programme Apollo ayant eu une carrière politique, Harrison Schmitt a été sénateur fédéral du Nouveau-Mexique de 1976 à 1982. Il a ensuite fait carrière en aérospatiale, travaillant notamment sur l’exploitation minière de la Lune, et s’est illustré à plusieurs reprises comme climatosceptique en mettant en doute le lien entre les activités humaines et le réchauffement de la planète.
EUGENE CERNAN – Apollo 17 – Décembre 1972
Dernier homme à avoir marché sur la Lune, il a connu du succès dans les affaires dans le pétrole avant de militer, dans la décennie qui a précédé sa mort en 2017, pour un retour des missions lunaires.
SOURCES : NASA, BBC, CNN
LE QUÉBEC, PREMIER SUR LA LUNE Philippe Mercure
« Thanks for your beautiful legs. » C’est en ces mots coquins que Buzz Aldrin a remercié des artisans québécois sans qui la mission Apollo 11 n’aurait pas été possible. En effet, ce premier contact historique entre l’homme et la Lune du 20 juillet 1969 a une dimension québécoise : les pattes du module, techniquement les premières à toucher le sol lunaire, avaient été fabriquées à Longueuil par l’entreprise Héroux (aujourd’hui Héroux-Devtek).
Gaston Bernier se souvient très bien des pièces d’aluminium en question. À l’époque, il était inspecteur chez Héroux.
« On ne savait rien de tout ça. Quand je les ai inspectées, je ne savais même pas ce que c’était », raconte l’homme, aujourd’hui âgé de 84 ans. M. Bernier confie que des rumeurs selon lesquelles l’entreprise avait décroché un important contrat relié à un voyage sur la Lune circulaient bel et bien au sein de l’entreprise. Mais les employés croyaient à une blague.
« Aller sur la Lune ! Voyons donc. On ne croyait pas à ça. Pour nous, c’était une affaire impossible. Ça ne nous rentrait pas dans la tête », raconte M. Bernier.
Gaston Bernier a néanmoins joué un rôle dans le succès du premier pas de l’être humain sur la Lune. Car les premiers morceaux qu’on lui a soumis, il les a rejetés ! Il s’agissait de tiges d’aluminium faisant 8 pouces de diamètre (environ 20 cm) et environ 170 cm de long.
« Il y avait des tolérances très strictes. Les cylindres devaient être parfaitement ronds. Sauf qu’à cause de la façon dont ils avaient été fabriqués, ils avaient des faiblesses et étaient un peu ovales. J’ai dit : « Ils ne sont pas bons, ils ne sont pas dans les tolérances » », raconte M. Bernier.
INGÉNIOSITÉ
Éric Therrien, gestionnaire de projet chez Héroux-Devtek, n’était pas là à l’époque. Mais il confirme qu’il a fallu bien des essais-erreurs pour accoucher de pattes parfaites. Le problème est que lors des premiers essais, on couchait les pièces à l’horizontale pour les usiner. Or, comme les parois d’aluminium étaient très minces, le poids de l’outil utilisé déformait légèrement les pièces. « Il a fallu changer la machine pour faire un usinage vertical », explique M. Therrien.
Fernand Michon, surintendant de l’outillage et de la machinerie chez Héroux, et responsable de cette délicate opération d’usinage, a trouvé la solution.
« Son rôle était de concevoir les machines servant à fabriquer les pièces qui leur était commandées. […] Il avait remarqué qu’un des problèmes était que le tour qui usinait les pattes réchauffait le métal et le déformait. Pour éviter le réchauffement, il a imaginé un système avec un simple engrenage de vélo qui contrôlait la vitesse de rotation de la patte, réduisait la chaleur, et évitait la déformation », raconte avec fierté Jacques Michon, le fils de Fernand Michon, disparu en 2008.
Cette réussite a valu à l’équipe de Héroux la gratitude des astronautes d’Apollo 11 lors d’une cérémonie en décembre 1969, au pavillon Hélène-de-Champlain à Montréal.
DE BELLES JAMBES
« Ma mère, qui accompagnait mon père à cette réception, avait un petit carnet d’autographes. Armstrong et Collins l’ont signé, mais Aldrin, qui avait plus d’humour, y a inscrit un message à l’intention non pas de ma mère, mais de mon père », rigole Jacques Michon.
« Thanks for your beautiful legs (merci pour vos très belles jambes) », y lit-on, en référence aux pattes du module lunaire. Un précieux document conservé dans les archives de la famille Michon.
Comment une entreprise canadienne s’est-elle retrouvée impliquée dans la course à la Lune ? M. Therrien explique que c’est l’entreprise américaine Northrop Grumman qui avait confié cet important contrat à la boîte de Longueuil. « On avait déjà des contrats d’entretien de trains d’atterrissage avec Northrop Grumman. Les sous-traitants qu’ils avaient utilisés n’avaient pas réussi à construire les pattes du module lunaire, alors ils se sont tournés vers nous », explique M. Therrien.
En tout, 60 pattes ont été construites pour l’ensemble du projet Apollo. Aujourd’hui, 24 de ces pattes se trouvent encore sur la Lune (celles des missions Apollo 11 à 17 à l’exception d’Apollo 13, qui a connu des problèmes et n’a jamais touché la Lune). Une patte est actuellement exposée au Centre des sciences de Montréal.
FIERTÉ
Gaston Bernier affirme ressentir une certaine fierté en pensant que les pièces qu’il a inspectées ont joué un rôle dans ce moment historique.
« Elles ont fait la job ! Elles n’ont pas cassé et il n’y avait pas de défauts », dit-il, précisant du même coup qu’il n’en fait pas grand cas. « Ce sont les gens qui m’en parlent, dit-il. Quand tu as vu de gros trains d’atterrissage, des pièces comme ça, c’est une affaire de rien. »
Chez Héroux-Devtek, en tout cas, on ne se prive pas de brandir encore aujourd’hui ce prestigieux contrat. « C’est une carte de visite assez importante qu’on met toujours au premier plan à chacune de nos présentations marketing, dit Éric Therrien. On dit un peu à la blague qu’on a été les premiers à toucher la Lune et ça fait rire beaucoup de gens. Mais il reste que c’est une entreprise du Québec qui a fabriqué ces pattes. »
— Avec la collaboration de David Santerre
LA COURSE À LA LUNE Philippe Mercure
À la fin des années 50 et tout au long des années 60, l’URSS et les États-Unis se livrent une course de tous les instants pour conquérir notre satellite naturel. Les Soviétiques dominent les premières manches. Mais ce sont finalement les Américains qui frapperont le coup de circuit qui marquera l’histoire quand Neil Armstrong posera le pied sur la Lune, le 20 juillet 1969.
JANVIER 1959
La sonde soviétique Luna 1, destinée à s’écraser sur la Lune, rate sa cible, mais devient le premier engin à atteindre les environs de l’astre.
SEPTEMBRE 1959
Quelques mois après le demi-échec de Luna 1, la sonde soviétique Luna 2 se fracasse sur la Lune, établissant le tout premier contact d’un engin construit par l’être humain avec le sol lunaire.
OCTOBRE 1959
La sonde soviétique Luna 3 envoie les premières photos de la face cachée de la Lune.
AVRIL 1961
Le Soviétique Iouri Gagarine devient le premier homme dans l’espace.
MAI 1961
Moins d’un moins après le vol de Gagarine, les Américains répliquent en envoyant l’astronaute Alan Shepard dans l’espace.
AVRIL 1962
La sonde américaine Ranger 4 est la première à se fracasser sur le côté sombre de la Lune.
FÉVRIER 1966
La sonde soviétique Luna 9 est la première à se poser sur la Lune sans s’y écraser.
AVRIL 1966
La sonde soviétique Luna 10 est la première à se placer en orbite autour de la Lune.
DÉCEMBRE 1968
La mission Apollo 8 envoie les premiers êtres humains en orbite autour de la Lune.
JUILLET 1969
Dans le cadre de la mission Apollo 11, Neil Armstrong devient le premier homme à poser le pied sur la Lune.
LE MONDE DU SPORT PROFESSIONNEL EST MALADE
Kawhi Leonard, un joueur de basketball, touchera 141 millions $ en salaire pour les 4 prochaines saisons avec les Clippers de Los Angeles. Ça représente un salaire annuel de plus de 35 millions $. Chaque journée qu’une année apporte, qu’il joue ou pas, c’est 96 000 $ qui rentrent dans ses poches. Le monde du basketball est vraiment malade et pas étonnant que le prix des billets pour assister à un match soit hors de prix. Il y existe encore des imbéciles pour y assister et encourager ces dépenses démesurées.
Définitivement, le hockey de la ligue nationale avec son plafond salarial, demeure le circuit professionnel où la parité est tellement présente qu’il devient impossible de prédire qui remportera la précieuse Coupe Stanley. Ça rend le spectacle plus qu’intéressant et ce, tout au long de la saison. Là aussi, les salaires sont faramineux, mais demeurent loin de ceux de la NBA. Le baseball le football et le basketball devraient revenir sur terre et arrêter de prendre les amateurs pour des cruches.
NOS BOBOS SONT INSIGNIFIANTS QUAND ON SE COMPARE
Vraiment triste et touchante l’histoire de cette sereine adolescente de 18 ans qui attend la mort. Racontée dans les pages du Journal de Montréal du 7 juillet dernier, cet émouvant récit m’a bouleversé. Imaginez, 18 ans, alors qu’on devrait avoir la vie devant nous, c’est horrible. Déjà, à 4 ans, elle recevait son premier diagnostic de neuroblastome. En rémission pour les onze années suivantes, le cancer est réapparu à 15 ans et elle se dit prête à affronter la mort et rejoindre ses proches parents et amis qui l’ont précédé.
Bon courage Annie-Claude Mondor. On a des leçons de vie à apprendre de ton combat, dont celle de l’insignifiance de nos bobos de tous les jours. Nos pensées t’accompagnent.
UNE AUTRE ÉCOEURENTERIE DE BARRETTE
31 millions $ en prime d’assiduité ont été versés aux médecins spécialistes pour arriver à l’heure au travail. C’est révoltant ! Des spécialistes qui bénéficient déjà d’un salaire moyen entre 500 000 et 650 000 $ annuellement. Ils ne sont pas capables d’être à l’heure au travail… ça vous étonne ? Pas moi ! Avez-vous déjà rencontré votre médecin, en cabinet, et à l’heure prévue de votre rendez-vous ? Oui ? Vous devriez courir vous chercher un 6/49 au plus sacrant.
Moi, ça n’arrive jamais. C’est toujours entre 15 minutes et une heure plus tard. On se croirait dans les Maritimes. Ça leur prend une petite prime d’assiduité pour être efficace. Quant à moi, un solide coup de pied au cul ferait l’affaire. Envoyez les CONtribuables, payez pour les conneries d’un ministre de la santé qui n’a fait que passer, mais qui a laissé des traces indélébiles.
LE DÉSASTRE DU RÉSEAU ROUTIER AU QUÉBEC
Je lis avec beaucoup d’intérêt l’immense constat sur l’état de nos routes au Québec, publié depuis un bon moment dans les pages du Journal de Montréal, avec son dossier « Nos routes en déroute ». Les révélations qui y sont dévoilées sont stupéfiantes, tout en étant connues de la population et discutées depuis belle lurette. Cependant, l’édition du 15 juillet dernier faisait état de la surcharge des camions principalement en période de dégel, qui sont une des causes majeures de la détérioration de nos routes.
C’est un secret de polichinelle pour beaucoup de personnes dont moi, le premier. Les contrôleurs routiers devraient être sans pitié pour décerner des contraventions et agir pour retirer ces véhicules fautifs de la circulation, le temps de rétablir la situation. Il faut de plus augmenter substantiellement les amendes à imposer. Il faut agir sans relâche et même en tout temps, afin que le Québec ait la réputation d’être sans pitié pour le maintien de ses routes en excellent état. En Ontario, les camionneurs respectent religieusement la limite de vitesse sur ces routes et il faut qu’il en soit ainsi chez nous sur les surcharges.
Tous s’entendent pour affirmer que c’est un gros problème sur notre réseau routier, alors et il faut s’y attaquer fermement et constamment.
PAROLES DE SAGE
Notre but principal dans la vie est d’aider les autres. Et si vous ne pouvez pas les aider, essayez au moins de ne pas les blesser.
Nous sommes la seule espèce ayant la capacité de pouvoir détruire la planète mais aussi de la préserver.
Lorsque tu parles, tu ne fais que répéter ce que tu sais déjà. Si tu écoutes, tu peux apprendre quelque chose de nouveau.
Qu’est-ce que l’amour ? l’amour est l’absence de jugement.
Nul besoin de temples, nul besoin de philosophies compliquées. Notre cerveau et notre cœur sont nos temples.
Le vrai changement se fait de l’intérieur et non de l’extérieur.
L’ultime source du bonheur est la compassion en contribuant au bonheur des autres.
Votre rôle n’est pas de juger les autres. Votre rôle n’est pas de chercher à savoir si une personne mérite quelque chose. Votre rôle est d’aider les autres à se relever.
Ma routine quotidienne est de pouvoir aider, et créer une atmosphère positive pour les autres.
Utiliser la force est un signe de faiblesse.
Le bonheur n’est pas une chose toute faite. Il découle de nos propres actions.
La générosité est l’expression la plus naturelle de la compassion et de la bonté.
La planète n’a pas besoin de gens qui réussissent. La planète a désespérément besoin de plus de faiseurs de paix.
Il n’y a que deux jours dans une année où l’on ne peut rien faire. Ils s’appellent hier et demain. Pour le moment, aujourd’hui est le jour idéal pour aimer, croire, faire et principalement vivre.
Une fois par an, part dans un endroit, où tu n’y es jamais allé auparavant.
Dalai-Lama
LES PRONOMS RELATIFS
Un pronom relatif unit une proposition subordonnée à un mot placé dans la proposition principale : l’enduit qui recouvre les murs est de qualité.
Les pronoms relatifs peuvent être :
– de forme simple : qui, que, quoi, dont, où
– de forme composée : lequel, laquelle, lesquels, lesquelles
Ces formes composées sont parfois construites avec les prépositions « à » et « de » : à laquelle, auquel, auxquel(le)s, duquel, de laquelle, desquel(le)s
L’élément (nom, pronom, groupe nominal, proposition) que remplace le pronom relatif s’appelle son antécédent. Il a le même genre et le même nombre.
– nom : Les poissons que rapportent les chalutiers seront vendus à la criée.
– groupe nominal : L’usine de chaussures qui embauchait vient de fermer.
– pronom : Nombreux sont ceux qui suivent les cours de calligraphie.
– proposition : Mes amis me conseillaient de renoncer, à quoi je me résolus.
Attention ! Les propositions subordonnées introduites par « que » peuvent aussi être des propositions conjonctives.
– relative : Le livre que je lis me plaît beaucoup.
– conjonctive : Je suis certaine que ce livre vous plaira.
Exercices
1- Complétez la phrase avec le pronom relatif qui convient.
Les tisanes … tu m’as longuement vanté les vertus n’ont eu aucun effet.
A) que – B) qui – C) dont – D) lesquelles
2- Quel pronom relatif complète cette phrase ?
Le chanteur … Pauline a le plus d’admiration vient de sortir un nouvel album.
A) auquel – B) que – C) duquel – D) pour lequel
3- Quel est l’antécédent du pronom relatif en gras ?
Les mauvaises habitudes de langage que prennent les jeunes enfants sont difficiles à perdre.
A) mauvaises – B) habitudes – C) langage – D) enfants
4- Quelle est la fonction grammaticale du pronom relatif en gras ?
J’ai lu le livre dont tous les professeurs disent le plus grand bien.
A) complément de nom – B) complément d’objet indirect
C) complément de lieu – D) complément d’objet direct
5- Quelle est la fonction grammaticale du pronom relatif en gras ?
Le joueur qui a marqué le but victorieux est porté en triomphe.
A) sujet du verbe – B) complément d’objet indirect
C) complément d’objet direct – D) complément de nom
6- Quel est l’antécédent du pronom relatif en gras ?
Cet immeuble de bureaux possède un ascenseur dans lequel peuvent monter dix personnes.
A) personnes – B) ascenseur – C) bureaux – D) immeuble
7- Quel pronom relatif complète cette phrase ?
Il faut boucler sa ceinture de sécurité, après … on peut démarrer.
A) que – B) laquelle – C) quoi – D) lequel
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) C – 2) D – 3) B – 4) B* – 5) A – 6) B – 7) C
* Il suffit de remplacer le pronom relatif par son antécédent pour trouver la fonction : tous les professeurs disent le plus grand bien (COD) de ce livre (COI).
SCÉNARIO 1
Un macho typique épouse une très belle femme et, après le mariage, il lui donne ses règlements :
– Je serai à la maison quand je le voudrai bien. Je veux un bon dîner sur la table à moins que je ne téléphone pour dire que je ne serai pas là pour dîner. J’irai à la chasse, à la pêche, je me saoulerai, je jouerai aux cartes avec mes potes et ne veux pas de disputes à ce sujet… As-tu des commentaires ?
Sa nouvelle épouse dit :
– Non, ça me convient. Je veux seulement que tu saches qu’il y aura sexe tous les soirs à 19 heures, que tu sois là ou pas.
SCÉNARIO 2
Le mari et sa femme ont une querelle acide le jour de leur 40ème anniversaire de mariage.
– Quand tu mourras, je mettrai sur ta pierre tombale :
« Ici repose ma femme – Enfin froide !!!! ».
– Ah oui ? dit-elle, quand tu mourras, je mettrai sur la tienne :
« Ici repose mon mari – Enfin raide !!!! ».
SCÉNARIO 3
Un mari et son épouse ont une grosse discussion qui tourne au vinaigre au déjeuner. Le mari se lève, en colère, et dit :
– T’es même pas bonne au lit…
Et il sort de la maison en coup de vent. Après quelque temps, il réalise qu’il y est allé trop fort et l’appelle pour s’excuser… Elle finit par répondre après plusieurs sonneries et l’homme irrité lui dit :
– Pourquoi as-tu tant tardé à répondre ?
Elle dit :
– J’étais au lit.
– Que fais-tu au lit si tard ?
– Je voulais une deuxième opinion !
SCÉNARIO 4
Un homme a 6 enfants et est très fier de cet exploit. Il est si fier de lui, qu’il appelle sa femme Mère de six, malgré les objections de cette dernière. Un soir alors qu’ils sont à un dîner-dansant, l’homme décide qu’il est temps de quitter la soirée. Sa femme se trémoussant sur la piste de danse en compagnie d’une amie, il l’interpelle à distance et crie à tue-tête :
– Il est temps de rentrer à la maison, Mère de six !
Irritée par son manque de discrétion, elle lui lance :
– J’arrive dans 3 minutes, Père de quatre !
Pour une amélioration certaine de vos connaissances, puisqu’on ne peut tous savoir, voici quelques extraits humoristiques populaires. Pour rigoler, bien sûr !
Être au bout du rouleau : Situation très peu confortable, surtout quand on est aux toilettes.
Facebook : Le seul endroit où tu parles à un mur sans être ridicule.
GPS : Seule femme que les hommes écoutent pour trouver leur chemin.
Autobus : Véhicule qui roule deux fois plus vite quand on court après que quand on est assis dedans.
Taser : Instrument utilisé afin de mieux faire passer le courant entre la police et la jeunesse.
Mozart : Célèbre compositeur que l’on écoute le plus souvent dans les pizzerias car on sent bien que c’est du mozzarella.
Sudoku : Qui a le nord en face.
Porte-clefs : Invention très pratique qui permet de perdre toutes ses clefs d’un coup au lieu de les perdre une par une.
État : Système mafieux le mieux organisé de tous les temps.
Cravate : Accessoire servant à indiquer la direction du cerveau de l’homme.
Voiture : Invention ingénieuse, permettant de contenir 110 chevaux dans le moteur et un bœuf au volant.
Titeuf : Ce qui sort de la TitePoule.
Orteil : Appendice servant à détecter les coins de portes.
Égalité des sexes : Nouveau concept créé par les hommes pour ne plus payer au restaurant.
Monter un meuble Ikea : Expression moderne signifiant « passer un week-end de merde ».
Suppositoire : Invention qui restera dans les annales.
Soutien-gorge : Synonyme de « flopee ». Tu tires la languette et tout tombe.
Les ex : C’est comme la prison, si tu y retournes c’est que tu n’as pas compris la leçon.
La beauté intérieure : Concept inventé par les moches pour pouvoir se reproduire.
Pruneau : Synonyme de personne âgée. Qui est ridé et qui fait chier.
Aides internationales : Aides payées par les pauvres des pays riches pour aider les riches des pays pauvres.
68km/h : Limite de vitesse pour faire l’amour. Eh oui, à 69 on part en tête à queue.
Pharmacie : Confiserie pour vieux.
Blonde : Concept pour faire croire que les autres femmes sont intelligentes.
Un meurtre de sang froid : Un « ice crime ».
Sentiments partagés : Quand votre belle-mère est en train de reculer dans le ravin avec votre voiture toute neuve.
Archipel : Outil pour creuser des archi trous.
Cellulite : Couche graisseuse qui enveloppe souvent les femmes mais emballe rarement les hommes.
Les ciseaux à bois : Les chiens aussi.
Femme : C’est comme le café, au début ça excite mais rapidement ça énerve.
Carte bleue : Viagra féminin.
Masochisme : Concept proche de la politesse : frapper avant d’entrer.
L’amour : C’est comme un jeu de cartes, si tu n’as pas un bon partenaire, il vaut mieux avoir une bonne main.
Femme facile : Femme ayant les mêmes besoins sexuels qu’un homme.
Homme riche : Celui qui gagne plus d’argent que ce que sa femme n’en dépense.
Grand amour : Expression datant du 15ème siècle, lorsque l’espérance de vie était de 35 ans.
Et pour ceux et celles qui ont dépassé la soixantaine, rajoutons la meilleure réponse à une question que nous nous posons à chaque rencontre entre vieux amis :
– Quelle est la capitale du Tamalou ?
– Jébobola !
JE ME SENS BIEN VIVANT…
L’âge est important seulement si vous êtes un vin ou un fromage.
J’ai atteint la vieillesse en croyant à ma destruction. J’ai changé d’idée et j’ai décidé de me battre : le passé s’est en allé, sans possibilité de retour… mais je refuse de croire qu’il a emporté ma jeunesse, m’abandonnant malade, laid, vieux et obèse.
Moi, je crois que je vais bien : je ne suis pas malade même si j’ai des varices et une cheville enflée. Même si je me couche parce que j’ai mal aux reins, que le cœur e bat trop fort ou que les os me font mal. Mais malgré tout : je me sens vivant !
Chacun a ses problèmes, même si on ne l’imagine pas. Les cors et les oignons me font mal aux pieds. Quand j’ai un souci, je sens une forte douleur qui commence dans la poitrine en s’étendant jusqu’aux os. Mais malgré tout : je me sens vivant !
Je crois que je suis en forme et je vais le démontrer, même si après avoir marché, j’ai mal aux hanches. Et pour m’aider à marcher, j’ai besoin d’une canne pour éviter de glisser ou de tomber sur le trottoir. Mais malgré tout : je me sens vivant !
J’ai une bursite à un bras, une douleur à une côte. J’ai le genou mou à cause de mon arthrose. J’ai une phlébite à une jambe et le corps qui me pique partout. J’ai un tendon rétréci qui me raidit le cou. Et malgré tout : je me sens vivant !
Je ne veux rien savoir de mon vieux visage. Si je passe devant un miroir, j’évite de me regarder. Même si je ne veux pas l’admettre : ma face est un accordéon et mon corps est en ruine. Mais je me bats et je répète : je me sens vivant !
Et pour terminer, vous pouvez transmettre ces belles paroles philosophiques à vos jeunes et aux nouveaux adultes pour qu’ils réalisent ce qui les attend… afin qu’ils apprécient et en profitent pleinement dès maintenant.
Vous avez probablement déjà vu cette vidéo qui circule sur Facebook depuis longtemps. Si je vous la propose aujourd’hui, c’est qu’elle représente le meilleur et le plus juste exposé sur la vie et les priorités qu’on devrait lui donner. Arrêtez-vous, un seul instant, pour y réfléchir.
Bon visionnement !
Simple, mais combien vrai !
Les Canadiens sont parmi les plus grands consommateurs de café au monde, peu importe le prix, dirait-on.
Le café, cette denrée unique en soi, se révèle indispensable pour bon nombre de Canadiens. Populaire et désiré, il nous fait commencer la journée du bon pied, et ce, jour après jour.
Selon un récent rapport de l’Association canadienne du café, 72 % des Canadiens boivent au moins une tasse de café par jour, comparativement à 64 % pour les Américains.
Plus de 87 % de la population canadienne se considère comme buveuse de café.
Les plus grands adeptes au Canada se retrouvent au Québec, puis en Colombie-Britannique, toujours selon ce même rapport. Le buveur de café moyen consommera 2,3 tasses par jour, comparativement à 1,7 en 2011. Le café a donc de plus en plus la cote.
La demande pour les produits expressos a augmenté, passant de 14 % en 2014 à 24 % en 2018. Même si ce sont les boomers qui en consomment le plus, les jeunes apprécient ses diverses déclinaisons. Cette catégorie comprend les cappuccinos, cafés au lait, expressos, cafés Mocha, cafés americano et macchiato.
Quant aux groupes ethniques, ils semblent prendre goût à la caféine. Les Canadiens d’origine asiatique, amateurs invétérés de thé, apprivoisent le café en arrivant au Canada. Au total, 67 % des Canadiens d’origine asiatique consomment du café quotidiennement. Le pouvoir d’attraction du café est notable, puisque plusieurs individus n’ayant jamais eu accès au produit dans leur pays d’origine se laissent séduire par les arômes veloutés de la caféine.
LAIT OU SUCRE ?
Le rapport dresse aussi un portrait de ce que les consommateurs ajoutent dans leur café. Le lait semble l’ingrédient le plus populaire à 68 %, suivi du sucre à 44 %. Cependant, 5 % des consommateurs qui sucraient leur café en 2014 ne le font plus. Environ 4 % ajoutent chaque fois du miel et un petit 2 % optera pour le sirop d’érable.
La façon de préparer notre café à la maison n’a pas trop changé au fil des dernières années. Pendant que 41 % des Canadiens préparent encore un café filtre ordinaire, 28 % possèdent une machine à capsules de café pour des tasses individuelles et près de 11 % utilisent une machine à expresso. Fait intéressant, plus de 26 % des Canadiens achètent du café en grains non moulu, comparativement à 16 % en 2014. Plus d’ouvrage à la maison, mais plus populaire.
Bref, le Canada demeure l’un des pays comptant le plus grand nombre de buveurs de café au monde, et cette popularité se consolide avec les nouvelles générations et les immigrants. De plus, le Canada règne de manière incontestée sur la consommation de café hors ménage, en restauration. La plupart des consommateurs remarquent pourtant qu’ingurgiter un café en dehors de chez eux devient constamment plus coûteux.
Peu importe les fluctuations du prix du grain de café, le coût de notre petite dose matinale augmente sans cesse. Sur les marchés internationaux, le café a atteint son prix plancher depuis 13 ans, mais la tasse de café à notre bistro favori coûte toujours plus cher. La plupart d’entre nous l’acceptent volontiers et comprennent à quel point la demande pour un café chaud le matin est élastique. Changements climatiques, salaire minimum, les excuses pour augmenter le prix du café se succèdent, mais peu importe son prix, nous en buvons toujours.
Le coût du café représente à peine 10 % du prix total d’une tasse au restaurant. Donc une hausse du café sur les marchés mondiaux ne changera pas grand-chose.
Ce qui change depuis quelques années, c’est la façon de payer le café au détail. Étant donné que presque personne ne paie son café avec de l’argent comptant, le constat du coût de la tasse ne se fait pas nécessairement d’emblée comme avant. Un franchisé peut augmenter de 0,05 $ le prix d’une tasse sans que personne s’en aperçoive vraiment. Cette dynamique s’applique pour plusieurs produits que l’on achète, mais le café quotidien se prête facilement au jeu de l’illusion que rien ne change.
Notre amour pour le café ne cessera pas demain matin, même si cela nous coûte un peu plus cher. Pour ceux qui digèrent mal ces augmentations, il y a toujours le thé, dont le prix demeure relativement stable depuis quelques années.
Sylvain Charlebois, La Presse +
Directeur scientifique, laboratoire de recherche en sciences analytiques agroalimentaires, Université Dalhousie. Également professeur de distribution et politiques agroalimentaires aux facultés d’agriculture et de management de à la même université.
LES PRONOMS POSSESSIFS, DÉMONSTRATIFS, INDÉFINIS
Le pronom possessif remplace un groupe nominal dont le déterminant pourrait être un déterminant possessif : Mes notes me satisfont; les tiennes (=tes notes) sont-elles bonnes ?
– Pronoms possessifs singuliers : le mien, le tien,
le sien, la mienne, la tienne,
le (la) nôtre, le (la) vôtre, le (la) leur.
– Pronoms possessifs pluriels : les miens, les tiens, les siens, les miennes, les tiennes, les nôtres, les vôtres, les leurs.
Le pronom démonstratif remplace un groupe nominal dont le déterminant pourrait être un déterminant démonstratif : Tom doit refaire sa carte d’identité, pour cela (=cette opération) il va à la mairie.
– Pronoms démonstratifs masculins : celui, ceux, celui-ci, ceux-là.
– Pronoms démonstratifs féminins : celle, celles, celles-ci, celles-là.
– Pronoms démonstratifs neutres : ce, ceci, cela, ça.
Le pronom indéfini remplace un groupe nominal dont le déterminant pourrait être un déterminant indéfini : Ce manège fonctionne, mais certains (=quelques manèges) sont abandonnés.
– Les pronoms indéfinis sont nombreux : aucun(e), autre(s), autrui, chacun(e), certain(e)s, personne, nul(le), plusieurs, quiconque, tout(e), tou(te)s, la plupart, quelqu’un(e), quelques-un(e)s, etc.
Exercices
1- Quel pronom possessif complète cette phrase ?
Mon téléphone prend des photos; peux-tu faire de même avec … .
A) la mienne – B) les siennes – C) le tien – D) la tienne
2- Quelle est la fonction grammaticale du pronom en gras ?
La carrière des danseurs est brève; seuls quelques-uns se reconvertissent dans la chorégraphie.
A) complément d’objet direct – B) attribut du sujet
C) sujet du verbe – D) complément d’agent
3- Quel pronom démonstratif complète cette phrase ?
Le massacre de la Saint-Barthélemy, … fut un épisode sombre de l’histoire.
A) celui – B) ce – C) ceux – D) ça
4- Quel pronom indéfini complète cette phrase ?
Les élèves écoutent les conseils du professeur; … s’efforcent de les suivre.
A) aucun – B) nul – C) chacun – D) tous
5- Complétez la phrase avec le déterminant et le pronom démonstratifs qui conviennent.
Tu ne trouveras pas de pain dans … boutique; va plutôt voir dans … .
A) cet / celui-ci – B) cette / celle-ci – C) ces / ceux-ci – D) ce / celles-ci
6- Complétez la phrase avec les déterminants et les pronoms possessifs qui conviennent.
Ces joueurs portent … numéro dans le dos; … adversaires ont … sur … short.
A) leurs / leurs / les leurs / leur – B) leur / leurs / le leur / leur
C) leur / leurs / les leurs / leurs – D) leur / leur / le leur / leurs
7- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras ?
Comme certains élèves sont en retard, le CPE leur demande de se justifier.
A) pronom indéfini – B) pronom démonstratif – C) pronom possessif – D) pronom personnel
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) C* – 2) C – 3) B** – 4) D – 5) B*** – 6) B**** – 7) D
* Le pronom est impérativement au masculin singulier.
** Le pronom démonstratif « ça » peut éventuellement s’employer comme sujet d’une forme composée du verbe « être » : « ça été un épisode »; mais cet emploi appartient à la langue familière.
*** « Boutique » est un nom féminin singulier.
**** Repérez le nombre de chacun des noms : singulier pour « numéro » et « short » et pluriel pour « adversaires ».