C’est la meilleure histoire d’avocat de l’année et il sera difficile de faire mieux dans le siècle en cours !
Voici les faits:
Un avocat de la ville de Charlotte (Caroline du Nord) avait acheté une boîte de 24 cigares très rares donc très chers, et les avait assurés, entre autres contre l’incendie.
Dans le mois qui suivit, ayant entièrement consommé sa réserve de cigares, l’avocat envoya une réclamation à sa compagnie d’assurance! Dans sa réclamation, il indiquait que les cigares avaient été perdus « dans une série de petits incendies ».
La compagnie d’assurance refusa de payer en citant la raison évidente que l’homme avait consommé les cigares de façon normale en les fumant.
L’avocat intenta une poursuite. Et il gagna !
En délivrant son verdict, le juge fut d’accord avec la compagnie d’assurance pour admettre que la réclamation était de nature tout à fait frivole.
Cependant, le juge indiqua que l’avocat détenait une police de la compagnie qui stipulait que les cigares étaient protégés et que ces derniers étaient absolument garantis contre l’incendie, sans toutefois préciser ce qui constituait un incendie acceptable. Le juge déclara donc la compagnie dans l’obligation de rembourser l’avocat.
Plutôt que d’engager des procédures d’appel longues et coûteuses, la compagnie d’assurance accepta le jugement, et paya donc à l’avocat la somme de 15,000.00 $ dollars pour la perte de ses précieux cigares lors de regrettables incendies.
ATTENDEZ CE N’EST PAS FINI !!!
Une fois que l’avocat eut encaissé le chèque, la compagnie le fit arrêter pour 24 chefs d’accusation d’INCENDIES CRIMINELS !!!
En effet, la compagnie utilisa contre lui sa propre réclamation ainsi que son témoignage lors du procès. L’avocat fut accusé d’avoir volontairement incendié une propriété assurée afin de toucher le montant de l’indemnisation. Il fut condamné à 24 mois de prison ainsi qu’une amende de 24,000.00$ dollars. Ceci est une histoire vraie qui obtint la première place au dernier Criminal Lawyers Award Contest.
NE PAS CONFONDRE : est – es – et / ai – aie(s) – ait – aient
Est, es : formes des 3e et 2e personnes du singulier de l’auxiliaire être au présent de l’indicatif. On écrit « est », « es » quand on peut les remplacer par les formes d’un autre temps simple de l’indicatif.
José est (était) courageux. Tu es (étais) courageux.
Et : conjonction de coordination qui permet de relier deux groupes de mos ou deux parties d’une phrase. On peut remplacer « et » par «et puis ».
José est courageux et (et puis) intrépide.
Ai : 1re personne du singulier d’avoir au présent de l’indicatif. On écrit « ai » quand on peut le remplacer par une autre personne du présent de l’indicatif.
J’ai du courage. Tu as du courage.
Aie, aies, ait, aient : formes du verbe avoir au présent du subjonctif. Pour identifier le mode subjonctif, il suffit de changer de personne.
Il faut que j’aie (nous ayons) du courage.
Il faut que tu aies (nous ayons) du courage.
Il faut que le pompier ait (vous ayez) du courage.
Il faut que les pompiers aient (vous ayez) du courage.
Attention ! « aie » est aussi la forme de la 2e personne du singulier de l’impératif : Aie du courage !
Exercices
1- Quel mot complète cette phrase ?
Quoique je n’… que quinze ans, je mesure déjà un mètre soixante-dix.
A) ai – B) es – C) ait – D) aie
2- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?
Même en admettant que tu … raison, tu … écouter nos arguments.
A) es / dois – B) ait / doit – C) aies / dois – D) aie / doit
3- À quel temps et quelle personne le verbe en gras est-il conjugué ?
Cette passerelle est solide; n’aie pas peur de l’emprunter.
A) 1re personne du singulier du présent du subjonctif
B) 2e personne du singulier du présent de l’impératif
C) 3e personne du singulier du présent de l’indicatif
D) 3e personne du singulier du présent du subjonctif
4- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?
Les agriculteurs … que les inondations … la nappe phréatique et qu’ils ne … pas irriguer.
A) craignait / ait pollué / peuvent
B) craignent / aient pollué / puissent
C) Craindrons / aies pollué / pourront
D) craignaient / est polluées / pouvaient
5- Quels mots complètent cette phrase ?
J’… résilié mon ancien abonnement … j’… acheté un nouveau portable.
A) ai / est / aie – B) ai / et / ai – C) aie / et / aies – D) est / est / ait
6- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?
Le bibliothécaire … serviable; il a tenu à ce que j’… accès aux ouvrages documentaires … que je les consulte.
A) est / aie / et – B) est / ai / et – C) est / aies / est – D) es / ai / et
7- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?
Il … normal que les handicapés … des places réservées.
A) est / aient – B) ait / ait – C) ai / aies – D) est / aie
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) D* – 2) C – 3) B** – 4) B*** – 5) B**** – 6) A***** – 7) A
* On peut opérer un changement de verbe pour faire apparaître le subjonctif : « Quoique je ne fasse pas mes quinze ans… »
** Il n’y a pas de sujet exprimé, donc impératif.
*** Les trois verbes sont conjugués à la 3e personne du pluriel. L’examen des terminaisons proposées permet d’éliminer celles qui concernent une autre personne.
**** Les deux verbes sont conjugués à la 1re personne du singulier du présent de l’indicatif.
***** Passage à la 1re personne du pluriel pour repérer le présent du subjonctif du 2e verbe : «… à ce que nous ayons accès … »
Si on se rappelle où était le Bloc québécois il y a quelques mois à peine, l’élection d’une trentaine de députés à Ottawa est un signe que le Québec lui a redonné son appui massivement. Hier soir, la démocratie canadienne a parlé et il faut respecter ce choix. Cependant, quand on sait que ce parti était moribond, c’est tout un revirement de situation.
C’est trois fois plus de députés qu’en 2015, c’est une éclatante victoire grâce à son solide chef Yves-François Blanchet.
De mon côté, j’ai remporté l’élection dans mon comté de La Prairie; Alain Therrien, bloquiste, a été élu dans ce bastion libéral.
Maintenant, le Bloc pourra défendre ardemment les intérêts du Québec devant un Canada qui menace comme toujours de nous mettre au pas. En ce sens, avec le gouvernement Legault au Québec, nous sommes maintenant très bien représentés pour nous défendre.
La loi sur la laïcité sera contestée, comme « selphie » Trudeau l’a promis. Et que dire du pipeline… ça ne fait que commencer.
Il faut toujours garder à l’esprit que, exception faite du Bloc, quand tu es un élu fédéral, tes intérêts vont pour le pays. Les intérêts de gens du Bloc, sont de défendre exclusivement les intérêts du Québec. C’est toute la différence !
Et quel discours nationaliste Yves-François Blanchet a livré en fin de soirée. Sa pensée pour René Lévesque m’a ému. Enfin un parti nationaliste à Ottawa, qui parle de notre souveraineté et insiste. C’est inspirant et rafraîchissant.
Et comme le disait Renée Claude dans sa chanson… C’est le début d’un temps nouveau !
Le temps est lent quand on attend…
Le temps est rapide quand on est en retard…
Le temps est arrêté quand on est triste…
Le temps court quand on est heureux…
Le temps est interminable quand on souffre…
Le temps est long quand on s’ennuie…
Le temps est beau quand on est amoureux…
En conclusion :
Le temps est toujours déterminé par nos sentiments et notre condition psychologique, pas par notre montre…
20 SIGNES QUE VOTRE PANCRÉAS NE FONCTIONNE PAS BIEN
Ce petit organe en forme de poire ne pèse qu’environ 80 grammes (3 onces), mais il joue un rôle primordial pour la santé. Situé dans la partie supérieure de l’abdomen, le pancréas produit d’importantes enzymes digestives et sécrète des hormones indispensables à la métabolisation du sucre. Pas étonnant qu’un pancréas qui ne fonctionne pas bien entraîne beaucoup d’autres complications.
Douleur abdominale
Une douleur dans votre abdomen peut être un signe de pancréatite, l’inflammation aiguë ou chronique du pancréas. Le cancer du pancréas peut également occasionner une douleur abdominale lorsque de grandes tumeurs formées par la croissance anormale de cellules du pancréas pressent contre les organes voisins.
Mal de dos
La douleur au dos est également associée à la pancréatite et au cancer du pancréas. Dans le cas du cancer, la douleur peut s’aggraver quand vous vous allongez ou trois à quatre heures après que vous avez mangé.
Fièvre
Une température corporelle exceptionnellement élevée peut également être un symptôme de pancréatite en raison des enzymes pancréatiques qui s’échappent dans les tissus du pancréas. Cela provoque de l’irritation, des œdèmes et la congestion des vaisseaux sanguins.
Nausées et vomissements
Les nausées et les vomissements sont tous les deux des symptômes du cancer du pancréas – qui est lié au tabagisme et à l’obésité – et de la pancréatite.
Hypertension artérielle
L’hypertension artérielle peut également être un indicateur de pancréatite, l’inflammation étant le plus souvent causée par une consommation excessive d’alcool, un traumatisme, et l’obstruction des canaux pancréatiques par des calculs biliaires.
Peau froide et humide
La peau moite et une basse température corporelle peuvent indiquer une infection, un saignement, la formation de pus dans le pancréas, ainsi que la nécrose du tissu pancréatique dans le cas d’une pancréatite grave.
Jaunisse
La jaunisse – qui se démarque par un jaunissement des yeux et de la peau, une urine de couleur foncée et des selles pâles ou grasses – est un symptôme du cancer du pancréas lorsqu’une tumeur obstrue le canal biliaire.
Changements des selles
Les selles peuvent pâlir, prendre l’apparence d’argile, dégager une odeur étrange et forte ou devenir plus flottantes en raison d’une teneur plus élevée en matières grasses occasionnée par l’obstruction du canal biliaire par le cancer du pancréas.
Démangeaisons
Habituellement accompagnées de symptômes comme des douleurs abdominales ou une jaunisse, les démangeaisons peuvent être un signe de cancer du pancréas, dont 95% des cas se développent dans la partie du pancréas qui sécrète des enzymes pour la digestion des graisses et des protéines.
Diarrhée et constipation
Puisque le cancer du pancréas empêche la bonne absorption des nutriments qui se trouvent dans les aliments, il peut provoquer la diarrhée et la constipation, en particulier chez les patients prenant des analgésiques.
Perte d’appétit et variation de poids
En plus de la douleur abdominale, une perte d’appétit et une perte de poids involontaire sont habituellement parmi les premiers symptômes du cancer pancréatique. Toutefois, une perte ou un gain de poids sont également des symptômes du diabète.
Développement du diabète tard dans la vie
Le diabète peut survenir lorsque le cancer du pancréas empêche l’organe de produire de l’insuline, une hormone qui régularise les taux de glycémie.
Soif inhabituelle
La soif inhabituelle est un autre symptôme de l’un ou l’autre des deux types de diabète. Le diabète de type 1 survient lorsque votre système immunitaire attaque et détruit les cellules de votre pancréas qui produisent de l’insuline. Étant beaucoup plus fréquent, le diabète de type 2 se développe à la suite d’une production insuffisante d’insuline par le pancréas et l’incapacité du corps à l’utiliser.
Miction fréquente
Comme plusieurs des symptômes de cette liste, la miction fréquente est un symptôme du diabète de types 1 et 2. Les études démontrent que le diabète de type 1 peut se développer en raison de vos gènes ou de l’environnement. Le diabète de type 2 est provoqué par l’obésité, l’origine ethnique, les antécédents familiaux de diabète de type 2 et d’autres facteurs environnementaux.
Fatigue extrême ou manque d’énergie
Si votre pancréas diminue ou cesse complètement la production d’insuline en raison du diabète, vos cellules ne seront pas en mesure d’absorber le sucre dans votre sang pour les énergiser.
Vision floue
Un autre symptôme du diabète est le brouillard visuel. Les signes et symptômes du diabète de type 1 peuvent apparaître soudainement sans qu’on s’y attende, auquel cas vous devriez consulter un médecin dès que possible.
Infections fréquentes ou récurrentes
Les infections fréquentes ou récurrentes, telles que les gingivites, vaginites ou infections de la peau, sont des signes possibles de diabète. Mais gardez à l’esprit que le diabète de type 2 pourrait ne dévoiler aucun symptôme du tout. Si vous n’avez pas de symptômes, mais que vous avez plus de 40 ans, vous feriez bien de consulter.
Coupures et ecchymoses qui guérissent lentement
Les coupures et les ecchymoses qui guérissent lentement sont également des signes de diabète. L’hyperglycémie induite par le diabète peut endommager les vaisseaux sanguins de votre corps, ce qui empêchera par la suite le bon fonctionnement de vos nerfs et de vos organes.
Picotements ou engourdissements aux mains ou aux pieds
Lorsque des nerfs sont atteints par le diabète, des picotements ou des engourdissements aux mains ou aux pieds peuvent survenir avec d’autres problèmes de pieds.
Difficulté à obtenir ou à maintenir une érection
Le dysfonctionnement érectile est une des complications du diabète, avec la maladie cardiaque, les accidents vasculaires cérébraux, la maladie rénale et les affections oculaires.
Source : Adam Bisby, MSN-Mieux vivre
UNE LÉGISLATION SUR LES DONS D’ORGANES S’IMPOSE
Vous avez lu la triste histoire d’une fillette de 3 ans et demi en attente d’un cœur depuis deux ans. Un donneur, incompatible cependant, a failli combler la petite mais non. Elle est toujours en attente et il semble qu’un nouveau cœur pour un enfant de cet âge est une chose rare. Quoi qu’il en soit, une nouvelle législation s’impose à l’égard des dons d’organes.
La Nouvelle-Écosse a adopté une loi, en avril dernier, qui considère comme donneur, toute personne qui n’aurait pas exprimé clairement ses volontés contraires. C’est déjà un début ! Mais avec tous les nouveaux québécois et leurs religions respectives, il devient difficile de prélever des organes.
Moi j’irais beaucoup plus loin; dès qu’un décès est constaté à l’hôpital, l’État doit prélever les organes qui peuvent être transplantés. C’est une logique sans équivoque et laissez-moi tranquille avec les supposées traditions et croyances de telle ou telle personne. ELLE EST MORTE ! Alors qu’il ne reste que deux solutions; la crémation ou l’enterrement. Sauver ses semblables c’est la résurrection et c’est beaucoup plus gratifiant sans avoir de conséquence.
UNE ÉTUDE FAIT LA LUMIÈRE SUR LE DANGER DE VAPOTER
AFP | Les biopsies des poumons de 17 personnes frappées par des maladies pulmonaires liées au vapotage aux États-Unis, dont deux décédées, relèvent des lésions comparables à celles engendrées par une exposition à des gaz toxiques, selon une étude médicale publiée récemment.
« Il semble que ce soit une sorte de lésion chimique directe, similaire à ce qu’on pourrait voir lors d’une exposition à des émanations chimiques toxiques, des gaz ou des agents toxiques », explique le docteur Brandon Larsen, de l’hôpital Mayo Clinic Arizona, auteur de l’étude parue dans la revue médicale New England Journal of Medicine.
Les malades étudiés ne représentent qu’un petit échantillon des plus de 800 cas recensés à ce jour aux États-Unis.
Mais aucun de ces cas ne correspondait à l’un des diagnostics évoqués initialement, à savoir une « pneumonie lipidique », qui se produit quand des huiles pénètrent les poumons. L’huile de vitamine E a été citée par les autorités de l’État de New York comme une possible cause de ces maladies.
« D’après ce que nous avons vu dans notre étude, nous estimons que la plupart des cas impliquent des contaminants chimiques, des dérivés toxiques ou d’autres agents nocifs contenus dans les liquides de vapotage », poursuit Brandon Larsen.
DES HYPOCRITES
C’est assez spécial de voir les chefs de partis fédéraux; Trudeau, Scheer et Singh, venir nous visiter une dernière fois avant le jour du scrutin en nous affirmant leur amour pour le Québec. Au lendemain de l’élection, nous redeviendrons persona non grata pour les quatre prochaines années. Mieux, ils continueront de contester toutes nos aspirations, lois et interventions nationales. Vous vous souvenez du dernier référendum. Toute la dose d’amour qu’ils nous ont donné en s’amenant au Québec dans des autobus, brandissant des petits unifoliés et s’époumonant pour nous crier combien ils nous aimaient ? Moi, je m’en souviens comme si c’était hier… des hypocrites. Comme dans Astérix, nous sommes la Gaulle dans une mer de romains. Soyez vigilants.
LES VUS ACCÉLÈRENT LE RÉCHAUFFEMENT
PARIS | (AFP) À la mode, mais polluants : les véhicules utilitaires sports (VUS), en plein boom dans les villes, menacent de réduire à néant les tentatives du secteur automobile de réduire ses émissions de CO2, a prévenu récemment l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Toujours plus nombreuses, ces voitures ont été la deuxième source d’augmentation des émissions de dioxyde de carbone (CO2) dans le monde entre 2010 et 2018, selon le directeur de l’AIE.
« Certes, des constructeurs automobiles mettent beaucoup d’argent dans les voitures électriques, mais les mêmes mettent aussi sur le marché de plus en plus de modèles VUS », a souligné Fatih Birol à Paris, lors d’une conférence internationale sur l’électrification de l’énergie. « Dans les faits, la star de l’industrie automobile, ce n’est pas la voiture électrique, c’est le VUS : en 2010, 18 % des ventes de voitures dans le monde concernaient des VUS; en 2018, c’était plus de 40 % ! »
« En conséquence, ces 10 dernières années, les VUS ont été la deuxième source de croissance des émissions de CO2 », après le secteur de l’énergie, mais avant l’industrie lourde (acier, ciment…), les poids lourds ou l’aviation.
Je l’ai toujours dit et je le répète encore et encore; René Lévesque, notre Moïse national, était 25 ans en avant de tout le monde. C’était le prophète et le Messie.
Celui qui allait sauver son peuple pour lui donner tous les pouvoirs de se prendre en main et de prospérer tout seul dans une mer anglophone. Le seul moyen de gérer sa destinée. On connaît la suite !
Hier matin, dans le Journal de Montréal, Joseph Facal y est allé d’un excellent article qui m’a rappelé la bonne parole que René prêchait sur toutes les tribunes. Du bonbon que je veux partager avec vous aujourd’hui.
Pensez à ce bon vieux René, comme un père qui veut protéger les siens. Le geste que vous poserez ce lundi, sera une étape vers notre autonomie future. Le temps d’affirmer au Canada notre fierté nationale francophone. Un pas de plus dans la bonne direction. Qu’on se fasse le plus grand des plaisirs en votant massivement pour le BLOC et lancer un puissant message d’affirmation aux fédéraux. Qu’est-ce qu’on a à perdre ?
PÉTARDS MOUILLÉS Joseph Facal
À quatre jours du vote, les chefs fédéraux tirent leurs dernières salves.
Finies les grandes promesses, finis les cadres financiers, on réduit le message à sa plus simple expression et on vise les électeurs indécis ou vacillants.
Quand les chefs appellent à voter « stratégiquement », c’est que l’élection est extraordinairement serrée.
BILAN
Trudeau et Scheer martèlent tous les deux que le Québec serait gagnant si des Québécois participent à un gouvernement fédéral dirigé par leur formation.
Logique à première vue, mais de la bouillie pour les chats.
L’important n’est pas d’où vous venez, mais pour qui vous travaillez.
Vite, nommez-moi une retombée concrète et positive pour le Québec d’avoir eu au conseil des ministres du gouvernement Trudeau les Joly, Duclos, Champagne, Bibeau, Garneau et Rodriguez.
Oui, il y a eu des quelques décisions positives pour nous, comme la bonification de l’allocation pour enfants.
Mais c’était une mesure pour tous les Canadiens. Que des Québécois soient ou non au conseil des ministres n’y changeait rien.
Quelle mesure fut prise, qui ne l’aurait pas été autrement, parce que des Québécois étaient autour de la table ?
Aucune.
Trudeau avait même Philippe Couillard comme interlocuteur à Québec, le premier ministre le plus inconditionnellement canadian de toute notre histoire.
Leur complicité nous a valu quels bénéfices ?
Plus fort s’il vous plaît, je ne vous ai pas bien entendu.
Historiquement, le Parti libéral fédéral – avec Trudeau père, Lalonde, Chrétien, Dion et cie – a surtout utilisé les Québécois pour donner au Québec des coups de pied au cul et le tenir tranquille.
Les ministres québécois actuels de Trudeau fils font d’ailleurs campagne sur une plateforme remplie de promesses qui sont des intrusions dans les responsabilités de l’Assemblée nationale du Québec.
Quand un Québécois devient ministre du gouvernement canadien, il sert les intérêts canadiens. Aussi simple que cela.
Ce n’est pas nécessairement par mauvaise foi. Le système est ainsi fait : le Canada anglais, très majoritaire, ne laissera pas un ministre québécois tirer la couverture vers les siens.
Dans le cas d’un gouvernement conservateur, la participation québécoise a failli donner des fruits du temps des Brian Mulroney, Lucien Bouchard, Benoît Bouchard et cie, au début des années 1990.
La fin du film fut amère. Vous le raconterez aux jeunes. Ils n’ont pas trop l’air de vouloir le regarder eux-mêmes.
ILLUSION
Permettez-moi de me répéter au sujet du vote « stratégique ».
Notre système ne donne pas la victoire à celui qui a le plus de votes, mais plus de sièges.
Vous devez donc regarder la situation dans votre circonscription.
Pour que votre vote « stratégique » ait une micro-chance, il faut d’abord que le candidat de votre cœur n’ait aucune chance, ce qui exclut toutes les circonscriptions où il y a des luttes à trois.
Il faut ensuite que la lutte entre les deux meneurs soit serrée au point que le déplacement d’une poignée de votes fasse une vraie différence, ce qui est rarissime dans un Québec où chaque parti concentre ses appuis dans des régions spécifiques.
Faites-vous donc plaisir.
IL EST DUR DE VIEILLIR À DEUX ET PRINCIPALEMENT LORSQU’ON AVANCE EN ÂGE !
Madame raconte sa mésaventure :
Il y a quelques jours alors que je quittais une réunion, j’ai réalisé que je n’avais pas mes clés d’auto. Je me suis mise à les chercher. Elles n’étaient ni dans mes poches ni dans mon sac à main. Une recherche rapide dans le local de réunion n’a rien révélé.
Soudain, j’ai réalisé que je devais les avoir laissées dans la voiture. Frénétiquement, je me dirigeais vers le stationnement. Mon mari m’a grondé plusieurs fois par le passé d’avoir laissé mes clés sur le contact. Ma théorie est que le contact est le meilleur endroit pour ne pas les perdre. Sa théorie est que la voiture est plus facile à voler.
Comme je me dirigeais vers le stationnement, j’en suis venue à une conclusion terrifiante. Sa théorie était juste, le stationnement était vide. J’ai immédiatement appelé la police. Je leur ai donné ma position, ai avoué que j’avais laissé mes clés dans la voiture et qu’elle avait été volée. Puis j’ai fait l’appel le plus difficile de tous :
– Chéri ai-je balbutié, je l’appelle toujours « chéri » dans ces moments-là. J’ai laissé mes clés dans la voiture et elle a été volée.
Il y eu une période de silence. Je pensais que l’appel avait été coupé, mais ensuite j’ai entendu sa voix. Il aboya :
– C’est moi qui t’ai conduite ce matin à ta réunion !
Maintenant, c’était à mon tour de me taire. Embarrassée, j’ai dit :
– Eh bien, viens me chercher.
Il rétorqua :
– J’étais en route pour le faire, mais je vais être retardé.
– Pourquoi ? demandais-je.
– Parce que je viens d’être arrêté par la police et tu dois maintenant les convaincre que je n’ai pas volé notre voiture ! Parce que j’ai oublié les papiers !!!
NE PAS CONFONDRE : LE PARTICIPE PRÉSENT ET L’ADJECTIF VERBAL
Le participe présent, invariable, est une forme verbale terminée par « -ant ».
– Goûtez ces biscuits craquant sous la dent.
L’adjectif verbal, terminé lui aussi par « -ant », s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte.
– Avez-vous goûté ces biscuits craquants ?
Astuce ! Pour ne pas confondre le participe présent et l’adjectif verbal, on remplace le nom masculin par un nom féminin et on lit la phrase en entier.
– Goûtez ce biscuit craquant sous la dent. Goûtez cette biscotte
craquant sous la dent.
– Avez-vous goûté ces biscuits craquants ? Avez-vous goûté ces biscottes
craquantes ?
Attention ! Des participes présents et des adjectifs verbaux peuvent avoir des orthographes différentes. En cas de doute, il faut consulter un dictionnaire.
– en communiquant des vases communicants
– en naviguant dans la baie des personnels navigants
– en précédant le cortège les numéros précédents
– en fatiguant son entourage une marche fatigante
Exercices
1- Quel mot complète cette phrase ?
Une fumée … envahit brusquement le hangar.
A) suffocante – B) suffoquant – C) suffocant
2- Quelle terminaison complète le mot en gras de cette phrase ?
Autrefois, les travaux des champs étaient vraiment fati… .
A) guants – B) guant – C) gants – D) gant
3- Complétez la phrase comme il convient.
En …, Dorothée a oublié d’éteindre les lumières.
A) partant – B) partants – C) partante – D) partantes
4- Par quel contraire peut-on remplacer le mot en gras ?
Cet été, les myrtilles sont rares dans les sous-bois.
A) abondant – B) abondante – C) abondants – D) abondantes
5- Complétez la phrase suivante.
Vous avancez des arguments convain…
A) quant – B) quants – C) cant – D) cants
6- Quel mot complète cette phrase ?
… à pleines dents dans leur sandwich, ces voyageurs prouvent qu’ils ont faim.
A) Mordant – B) Mordante – C) Mordants – D) Mordantes
7- Par quels mots peut-on remplacer les mots en gras ?
Comme il effraie les brebis, le loup provoque des mouvements.
A) Effrayant – B) Effrayante – C) Effrayants – D) Effrayantes
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) A – 2) C* – 3) A – 4) D** – 5) D*** – 6) A**** – 7) A
* On ne conserve le « u » de l’infinitif du verbe « fatiguer » qu’au participe présent. Ici, nous avons un adjectif verbal attribut qui s’accorde normalement.
** L’adjectif verbal attribut féminin pluriel s’impose.
*** La forme de l’adjectif verbal est différente de celle du participe présent.
**** Une substitution, avec passage au féminin, montre que le participe présent est invariable.
Un jeune, homme, tout ce qu’il y a de plus correct, voulait acheter un cadeau de Noël à sa nouvelle petite amie. Après mûre réflexion, il décida de lui acheter une paire de gants.
Accompagnée de la sœur de sa nouvelle amie pour être mieux conseillé, il alla les lui acheter. La sœur acheta, de son côté, deux paires de petites culottes pour elle-même. Durant l’emballage, la vendeuse mélangea les deux articles et la sœur obtint les gants !
Sans vérifier le colis, il envoya donc les petites culottes à son amoureuse avec la note suivante :
Douce chérie,
Voici un petit cadeau pour te prouver que je n’ai pas oublié Noël. Mon choix est dû au fait que je me suis aperçu que tu avais l’habitude de ne pas en porter lorsque tu sortais le soir.
Si ça n’avait pas été de ta jeune sœur, j’aurais choisi une paire plus longue avec des boutons, mais elle porte elle-même des paires plus courtes, faciles à enlever.
La couleur est plutôt pâle, mais la vendeuse m’a montré une paire qu’elle avait portée pendant trois semaines et elle était à peine sale. La jeune vendeuse en a fait l’essai devant moi et ça lui faisait très bien.
J’aurais aimé pouvoir te les mettre moi-même la première fois. Sans doute beaucoup d’autres hommes les serreront dans leurs mains avant que je ne puisse te revoir. Lorsque tu les enlèveras, souffle dedans avant de les ranger afin de chasser l’humidité qui reste toujours après usage.
J’espère que tu vas les aimer et que tu vas les porter pour moi au Jour de l’An. Pense juste au nombre de fois que j’aurai le plaisir de les embrasser. Enfin, la dernière mode c’est de les porter avec les rebords pliés montrant la fourrure.
Je t’aime XXX
Assez véridique l’article de Richard Martineau d’hier, dans les pages du Journal de Montréal. Un constat que je partage sur la responsabilité des parents versus leurs enfants. Il frappe dans le mille avec cette société de parents mous qui ne sont plus les parents de leurs enfants mais des amis.
Les mamans à l’aube de la quarantaine se déguisent en adolescentes avec leur nombril percé d’un bijou, ou quelque chose du genre, sans oublier la mode des tatouages. Elles veulent ressembler à leur adolescente et revenir à leur jeunesse. Qu’est-ce qu’on fait de la hiérarchie familiale ? Des valeurs qui se perdent parce que l’autorité parentale est disparue. La triste nouvelle réalité de l’enfant roi.
Le même phénomène se développe aussi chez les personnes en autorité de notre société. Ils gagnent le gros salaire mais au niveau de la prise de décision et de la gestion, leurs carences éducationnelles ressortent, étant probablement issus de la génération qui graduaient malgré une note sous le seuil du passage et pour qui « doubler » était une conséquence inconnue et un objectif complètement dépassé et loin d’être inquiétant.
Tout ceci nous amène à cette société de mou, absente de prendre ses propres responsabilités et qui demande toujours aux gouvernements de décider à leur place.
À tout événement, si vous ne l’avez pas lu, c’est l’article que je partage avec vous aujourd’hui, en cette journée de l’Action de Grâces. Bon congé pour qui en profite.
LES GRANDS ENFANTS Richard Martineau
Des parents qui poursuivent les créateurs du jeu Fortnite parce que leurs enfants y sont accros.
Des consommateurs qui demandent une loi pour que les géants de la malbouffe cessent d’utiliser des petits personnages sympathiques pour attirer les enfants.
Des francophones qui aimeraient que le gouvernement adopte une loi interdisant l’utilisation de l’expression « Bonjour-Hi » dans les commerces.
LES MOLASSONS
À quand une loi obligeant les citoyens à prendre leurs responsabilités ?
Tu trouves que ton enfant joue trop à Fortnite ? Eh bien, après une heure, ferme la télé et déplogue sa console de jeu !
Ton enfant te demande d’acheter des céréales hyper sucrées parce qu’il aime la mascotte qui est sur la boîte ? Refuse !
Tu n’aimes pas que les employés de ton magasin de vêtements préféré s’adressent à toi en anglais ? Exige de te faire servir dans ta langue, ou sors !
Après ça, on se plaint que l’État est trop gros et que le gouvernement prend trop de place…
Duh !
L’homme occidental est devenu tellement dépendant de l’État qu’il n’est plus capable de se prendre en main…
C’est fou tout ce qu’on pellette dans la cour du gouvernement.
« Ma mère est dans un CHSLD et la bouffe qu’on lui sert est dégueulasse. De plus, elle n’a qu’un bain par semaine ! »
Va la voir une fois par semaine, apporte-lui des gâteries et profites-en pour lui faire un brin de toilette !
« Mon fils est impertinent avec moi, on n’apprend plus la politesse à l’école… »
Mets tes culottes et fais-toi respecter ! Coudonc, va-t-on demander au gouvernement de nous torcher chaque fois qu’on va au petit coin ?
ALLÔ MAMAN BOBO
On dit que Fortnite crée une dépendance.
Savez-vous ce qui rend les gens dépendants ? Un gouvernement omniprésent qui répond à chacun de nos besoins.
Comme l’a écrit Johanne Marcotte dans son livre Pour en finir avec le gouvernemaman : « Pendant des décennies, le discours politique nous a invités à nous abandonner à la prise en charge par un État bienveillant. Le citoyen doit maintenant retrouver sa liberté et se réapproprier ses responsabilités ».
Auteur du pamphlet La grande nurserie, le Français Mathieu Laine dit la même chose.
« À mon sens, les pouvoirs publics n’ont pas à dire aux enfants ce qu’ils doivent manger, c’est le rôle des parents. Vous croyez que nos grands-mères avaient besoin de messages d’un haut comité de santé publique pour savoir ce qu’il fallait mettre dans les assiettes ?
L’État nous prend pour des enfants incapables de gérer nos vies et intervient en permanence pour nous dicter notre bonne conduite. Et pour la meilleure raison du monde : notre bien-être. »
Laine a raison. Mais il oublie une chose – une chose importante, capitale.
Si l’État nous traite comme des enfants, c’est que nous nous comportons comme des enfants !
Toujours accrochés à ses mamelles…
NOTRE FAUTE
On dit qu’on est tannés de voir des candidats nous promettre mers et mondes lors des campagnes électorales.
Mais on leur demande mers et mondes !
Voteriez-vous pour un politicien qui vous regarderait droit dans les yeux et vous dirait qu’il est temps que vous preniez vos responsabilités ?
La question qui est sur toutes les lèvres; est-ce que les solutions seront reléguées aux oubliettes ? Pourtant, il est moins une et on n’a pas le temps de niaiser.
Surtout que depuis la grosse manifestation qui a amené entre 300 000 et un demi-million de pacifistes et qu’on est assuré que toutes ces personnes conduiront une voiture électrique dès qu’ils auront l’âge de conduire, c’est pour hier !
Et des solutions, il en pleut ! Francis Vailles publiait un article intéressant dans La Presse + du 28 septembre dernier et en proposait plusieurs qui ne devraient pas tarder à voir le jour, selon la volonté de nos politiciens, ou plutôt la grosseur de leurs couilles. C’est l’article que je vous propose aujourd’hui.
SI LE CLIMAT ÉTAIT VRAIMENT UNE URGENCE Francis Vailles
« Décideurs, bougez, merde »
Ce message lu sur une pancarte aperçue boulevard Saint-Laurent, hier, résume bien le sentiment de la foule record de jeunes manifestants. Politiciens, disent-ils, ayez le courage de prendre des décisions. Tranchez.
Oh, ils en ont fait, des gestes, nos décideurs. On sensibilise. On promet. On fixe des cibles, encore des cibles. Mais bouger, vraiment ? Non, car bouger heurterait trop fortement la masse de leurs électeurs, sceptiques, apathiques ou inconscients, qui ne veulent surtout pas que les mesures leur coûtent un sou.
Cette semaine, notre ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a répété que pour le gouvernement Legault, l’urgence exige des mesures « incitatives », surtout pas punitives.
Or, les mesures incitatives, ça ne marche pas. Ou si peu. Pour vraiment réduire les gaz à effet de serre (GES), il faut des mesures « plates », qui découragent la surutilisation du carbone, quoi qu’en pensent les opposants.
Vous en doutez ?
Rappelez-vous les accidents d’auto. Depuis 40 ans, le nombre de morts a été divisé par six au Québec. Est-ce grâce aux publicités, aux mesures incitatives ? Pas du tout.
Ce qui a fait diminuer les accidents, c’est une série de mesures restrictives, tels les points d’inaptitude pour excès de vitesse (et maintenant pour les textos au volant), les contraventions exponentiellement élevées ou l’obligation du port de la ceinture de sécurité. Et, bien sûr, le fait qu’on a rendu criminelle la conduite en état d’ébriété.
Que disaient les nombreux opposants à l’époque ? Que ces mesures étaient excessives, qu’elles « brimaient les libertés individuelles », que prendre un petit verre n’était pas si dangereux pour peu qu’on sache conduire prudemment, etc.
Rappelez-vous la cigarette. Qu’est-ce qui a fait chuter le nombre de fumeurs ? Les campagnes de sensibilisation ? Si peu. La cigarette est une drogue et, en même temps, fumer représente un mode de vie, notamment chez les jeunes.
Ce qui a fait reculer le nombre de fumeurs, ce sont les taxes massives imposées sur les paquets de cigarettes. C’est l’interdiction de fumer dans les avions, les écoles, les lieux de travail, les restaurants et, enfin, les bars.
Que disait-on à l’époque ? Que ces mesures allaient beaucoup trop loin, qu’elles brimaient les libertés individuelles, qu’elles nuiraient à l’économie, puisque les restos et les bars allaient être désertés, notamment, et que les événements comme le Grand Prix du Canada perdraient leurs précieux commanditaires. Les bars ? Franchement ! Sacrilège.
Ces mesures draconiennes étaient motivées par des objectifs de santé publique, mais aussi par les coûts énormes qu’engendraient les excès. Aujourd’hui, rares sont ceux qui les remettent en question. Au contraire, on a peine à s’imaginer comment nous pouvions vivre à l’époque.
Cette logique dérangeante, elle s’applique précisément au réchauffement de la planète, ce cancer qui nous afflige.
Pour en venir à bout, la bonne volonté, les publicités et les mesures incitatives ne seront pas suffisantes. Pour en venir à bout, il faut interdire ou pénaliser fortement la surutilisation du carbone.
Il faut taxer fortement les stationnements et l’entrée au centre-ville de Montréal. Il faut imposer de lourdes amendes aux automobilistes qui laissent tourner inutilement leur moteur. Il faut taxer les vols aériens vers Cuba et ailleurs, puisque les voyageurs ne choisissent pas par eux-mêmes de compenser leurs émissions de carbone (en achetant des arbres, par exemple).
Il faut forcer la fermeture des centrales au charbon. Il faut punir les entreprises qui n’atteignent pas leurs quotas d’émission. Il faut fixer des échéances précises aux entreprises de transport pour la conversion de leurs véhicules à l’électricité. Il faut imposer aux régions de développer un urbanisme qui défavorise l’étalement urbain. Il faut faire une croix sur le développement d’un troisième lien à Québec. Il faut imposer une réduction du coût des transports en commun et augmenter les services.
Comme pour la cigarette et l’auto, ces mesures soulageraient la santé planétaire et, oui, procureraient aussi d’énormes économies, sachant les coûts grandissants des GES (et sachant que la taxe carbone, par exemple, retourne dans les poches des contribuables, au bout du compte).
Je sais, ces mesures seraient électoralement très impopulaires. Elles devraient, en outre, être implantées progressivement, pour éviter de faire basculer l’économie et de se retrouver avec une opposition de chômeurs qui tuerait l’objectif, comme c’est le cas en Alberta.
Mais si vous jugez qu’il y a vraiment une urgence climatique, chers décideurs, « bougez, merde ».