LE PASSÉ ANTÉRIEUR ET LE FUTUR ANTÉRIEUR
Le passé antérieur exprime les faits accomplis et qui se situent avant une autre action passée exprimée au passé simple ou au plus-que-parfait. On dit que c’est le passé du passé.
– Il se rencontre généralement dans les propositions subordonnées.
– Il est formé du passé simple de l’auxiliaire – être ou avoir – et du participe passé du verbe conjugué.
Quand j’eus parcouru deux kilomètres, je m’arrêtai.
Le futur antérieur exprime une action qui sera achevée à un moment donné du futur. On dit que c’est le passé du futur.
– Il se rencontre généralement dans les proportions subordonnées.
– Il est formé du futur simple de l’auxiliaire – être ou avoir – et du participe passé du verbe conjugué.
Quand j’aurai parcouru deux kilomètres, je m’arrêterai.
Attention ! Il ne faut pas confondre la forme du passé simple du verbe avoir « eut » avec celle du participe passé « eu » ou avec celle de l’imparfait du subjonctif « eût ».
Exercices
1- Quels pronoms personnels complètent cette phrase ?
Quand … sera rentrée à la maison, … effectuera des exercices.
A) tu / tu – B) elle / elle – C) il / il – D) je / je
2- Quel verbe complète cette phrase ?
Dès que tu … la porte de l’immeuble, tu sentis une odeur étrange venant du sous-sol.
A) eus franchi – B) eut franchi – C) auras franchi – D) aura franchi
3- Quels verbes complètent cette phrase ?
Lorsque la cantatrice … la voix, elle … en scène.
A) se sera chauffée / entra – B) s’était chauffé / entra
C) se sera chauffée / entrera – D) s’était chauffée / entrais
4- Quels verbes complètent cette phrase ?
Dès que nous … le GPS, nous … facilement l’itinéraire.
A) auront consulté / trouveront – B) eûtes consulté / trouvâtes
C) aurons consulté / trouverons – D) aviez consulté / trouverez
5- Complétez la phrase comme il convient.
Lorsque Tom … un grand acteur, il … des autographes.
A) sera devenu / signera – B) étais devenu / signais
C) fut devenu / signas – D) es devenu / signe
6- À quel temps de l’indicatif les verbes en gras sont-ils conjugués ?
Les ouvriers poseront le câble électrique lorsqu’ils auront creusé la tranchée.
A) futur antérieur / futur simple – B) futur simple / plus-que-parfait
C) futur antérieur / passé antérieur – D) futur simple / futur antérieur
7- À quel temps de l’indicatif les verbes en gras sont-ils conjugués ?
Comme le beau temps étais revenu, les restaurateurs ressortaient les tables et les chaises.
A) passé antérieur / imparfait – B) passé antérieur / passé simple
C) plus-que-parfait / imparfait – D) passé composé / futur antérieur
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) B – 2) A* – 3) C** – 4) C – 5) A*** – 6) D – 7) C
* Le second verbe est au passé simple; l’auxiliaire du premier verbe doit être à la 2e personne du singulier du passé simple.
** ATTENTION : le verbe pronominal a un COD placé après le participe passé : il n’y a pas d’accord avec le sujet. D’autre part, dans le 3e couple de verbes, le second n’est pas conjugué à la 3e personne du singulier du passé simple.
*** Les deux verbes doivent être conjugués à la 3e personne du singulier; une seule solution.
C’est aujourd’hui un triste anniversaire. Le 18e de l’attentat terroriste du World Trade Center. Les restes d’acier des deux tours ont servi, dès 2003, à la construction de ce navire de guerre ultra moderne de nouvelle génération. En voici une brève présentation.
Quel beau bateau amphibien de type San Antonio. C’est le USS New York. Belle initiative en mémoire des disparus de ce terrible attentat dont le monde se souvient comme si c’était arrivé hier. Leurs âmes vogueront sur la mer parce que l’Amérique ne baisse pas les bras.
Remarquez les deux tours symboliques !
La proue du USS New York a été construite avec 7,5 tonnes de ferraille provenant des décombres du World Trade Center.
C’est le cinquième d’une nouvelle classe de navires de guerre dessinés spécialement pour des missions antiterroristes. Il est en service depuis le 19 décembre 2007.
Il transportera un équipage de 360 marins et 700 Marines prêts au combat, déposés au sol par hélicoptères avec des barges d’assaut. L’acier du World Trade Center a été fondu dans une fonderie à Amite, en Louisiane, afin de mouler la proue du navire.
Quand il fut coulé dans les moules le 9 septembre 2003, les rudes travailleurs ont traité l’acier avec le plus grand respect comme l’a souligné le capitaine du navire Kevin Wensing qui était là sur place.
« Ce fut un moment spirituel pour chacun de ceux qui étaient présents. »
Junior Chavers, gérant des opérations de la fonderie, dit que lorsque l’acier du World Trade Center arriva en premier, il le toucha avec sa main en disant : « Les cheveux se sont dressés sur ma tête. » Cela avait une grande signification pour nous tous. « Ils nous ont mis à genoux. Ils ne pourront pas nous garder ainsi. Nous allons nous relever. »
La devise du navire : « Never Forget ». Jamais oublié.
Sa première mission s’est déroulée le 10 juin 2012 sur le détroit d’Ormuz, dans la région du golfe persique où ont été déployés des marines de trois unités. Ils sont retournés en décembre 2012, avec le USS Iwo Jima et le USS Gunston Hall avec d’autres marines attachés aux trois navires.
Aujourd’hui, 10 septembre 2019, c’est La journée mondiale de la prévention du suicide. Et pour l’occasion, je vous propose le texte qui suit, signé par Dre Christine Grou, psychologue et présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, afin de mieux comprendre le suicide.
Cet article était de l’édition du 3 février dernier du Journal de Montréal, dans sa section Psychologie.
MIEUX COMPRENDRE LE SUICIDE Dre Christine Grou
Chaque jour au Québec, trois personnes s’enlèvent la vie et huit sont hospitalisées pour avoir tenté de le faire. En cette 29e Semaine nationale de prévention du suicide, j’ai souhaité vous parler de cette réalité aux conséquences tragiques et que l’on vise autant que faire se peut à prévenir.
UNE ACTION, PLUSIEURS RAISONS POSSIBLES
Pour agir en amont et éviter le pire, il importe de comprendre ce qui peut pousser un individu à poser ce geste tragique, et ce, autant pour les proches que pour la personne concernée.
UN APPEL À L’AIDE
Les propos ou les gestes suicidaires ne doivent jamais être pris à la légère, qu’il s’agisse ou non d’une tentative échouée ou d’une récidive. Bien souvent, le geste suicidaire est l’expression d’une profonde détresse et d’un insupportable mal de vivre. Parfois aussi, ce geste traduit un besoin de ne plus souffrir seul ou en silence. Il s’agit alors d’un ultime appel à l’aide.
UN BESOIN DE RÉPIT
Dans certains cas, la personne suicidaire ne souhaite pas réellement mettre fin à ses jours, mais se sent incapable de continuer sa vie. Souffrante, désespérée et épuisée, elle ne voit plus d’autres solutions que de se donner la mort pour trouver enfin le repos.
LE DÉPART D’UN ÊTRE CHER
À la suite d’une rupture ou du décès d’un être aimé, une personne peut tomber dans un état de détresse si profond qu’elle va intenter à sa vie, se sentant incapable de vivre sans la présence de l’autre. C’est une façon, aux yeux de cette personne en détresse, d’aller rejoindre la personne qu’elle ne veut pas quitter.
UNE AGRESSIVITÉ ENVERS SOI-MÊME
Une personne convaincue d’être un fardeau pour ses proches peut éprouver un profond sentiment de culpabilité et croire que son entourage vivrait mieux sans elle. La croyance erronée qu’elle va ainsi « alléger » les autres de cette charge peut être à l’origine d’un geste suicidaire.
UN GESTE POSÉ ENVERS LES AUTRES
Une personne peut être convaincue que les autres sont à la source de sa douleur, et ce, même si cette perception n’est pas fondée. Elle peut en venir à vouloir punir son entourage en leur signifiant l’importance de sa souffrance.
Plusieurs facteurs de risque, lorsque conjugués à un contexte donné, peuvent augmenter les risques d’idées ou de gestes suicidaires :
– Troubles graves de santé mentale ou physique.
– Dépendances à l’alcool, aux drogues ou au jeu.
– Impulsivité et difficulté à gérer ses émotions.
– Grande culpabilité ou faible estime de soi.
– Importantes difficultés familiales ou financières.
– Difficultés importantes et à long terme sur le plan relationnel.
Certains signes et comportements précurseurs peuvent permettre de mieux reconnaître et prévenir un geste suicidaire :
– Phrases marquées de désespoir, de culpabilité.
– Messages d’adieu, directs ou indirects.
– Faire de l’ordre dans ses affaires personnelles sans raison apparente (ex. : assurances et testament).
– Intérêt soudain envers certains médicaments ou armes à feu.
– Isolement ou épuisement.
– Insomnie ou agitation.
– Négligence de l’apparence ou de l’hygiène.
– Difficultés relationnelles importantes sur une longue période de temps.
– Changement de l’humeur, des comportements et retrait des activités.
LE SUICIDE, UN GESTE BIEN SOUVENT IMPRÉVISIBLE
Malgré toute l’attention et l’affection qu’on peut porter à nos proches, il n’est malheureusement pas toujours possible d’empêcher ce geste qui ne montre pas toujours de signe précurseur. Je tiens donc à souligner également à quel point il est important de prendre soin de ceux qui ont perdu quelqu’un qui a mis fin à ses jours. Les familles endeuillées et les proches d’une personne qui s’est donné la mort vivent une souffrance que les mots ne peuvent décrire.
BESOIN D’AIDE ?
Si vous ou un de vos proches êtes en détresse, contactez le 1 866 APPELLE (1 866 277-3553) pour obtenir une aide immédiate partout au Québec, 24 heures par jour et 7 jours par semaine, ou rendez-vous à l’urgence.
Le français écrit écope encore. La ville de Montréal, et sa mairesse qui oublie que nous sommes au Québec, s’apprête à massacrer la langue de Molière en proposant une écriture inclusive. Une déformation des mots, en quelque sorte, qui rendra la lecture encore plus difficile.
Imaginez, on écrit déjà très mal, est-ce nécessaire d’empirer la chose? Mathieu Bock-Côté en a fait le sujet d’une de ses récentes chroniques et c’est ce que je vous propose aujourd’hui. Moi, ça me dépasse totalement ! On dit que la langue française est complexe dans son ensemble alors pourquoi en ajouter ?
LE POUVOIR DES LOBBIES IDÉOLOGIQUES Mathieu Bock-Côté
Le journal Métro nous apprenait dernièrement que la Ville de Montréal entendait se convertir officiellement à ce qu’on appelle l’écriture « inclusive ».
J’ai déjà et l’occasion de dire tout le mal que je pensais de cette déformation programmée de la langue française. Officiellement, l’écriture inclusive prétend lutter contre le supposé sexisme structurel de notre langue – un sexisme imaginaire, faut-il vraiment le préciser ? Car il y a des limites à voir du sexisme partout !
Avec l’écriture inclusive, on hachure les mots, on les déforme. Chers amis devient « Chèr.e.s ami.e.s ». Les manifestants deviendront « les manifestant.es », Et ainsi de suite. Il faut aussi bannir certains mots trop « genrés ».
INTIMIDATION
À terme, la langue écrite devient tout simplement inintelligible. Qui s’oppose à l’écriture inclusive ne manque pas de respect envers les femmes, mais témoigne de son respect pour la logique propre à la langue française.
J’aimerais toutefois aborder le problème sous un autre angle aujourd’hui.
Je ne crois pas exagéré d’affirmer que l’écriture inclusive est une lubie idéologique qui nous provient des franges radicales du féminisme académique.
Pourtant, de plus en plus d’institutions s’y convertissent, comme si elles s’en sentaient obligées.
Comment expliquer que cette lubie s’impose aussi au commun des mortels et à l’immense majorité de la population, hommes et femmes confondus ?
Ce n’est pas la première fois que l’homme ordinaire (oups, un terme genré!) se voit ainsi pris d’assaut par des idéologues radicaux.
Pensons simplement au remplacement, dans certains formulaires administratifs, de la notion de père et mère par parent 1 et parent 2. On avait compris qu’il s’agissait de s’ouvrir aux nouvelles situations familiales, ce que tout le monde peut comprendre. Mais pourquoi, encore une fois, au nom des marges, fallait-il abolir un vocabulaire ancré dans la mémoire longue de l’humanité pour plaire à quelques groupuscules voyant quelque chose de discriminatoire dans l’usage des notions père et mère ?
Même chose lorsqu’on parle de la théorie du genre. On le sait, cette théorie considère que le masculin comme le féminin sont des constructions sociales artificielles qu’il faudrait démontrer pour permettre à chacun de s’identifier sexuellement comme il l’entend.
À terme, il faudrait se définir selon le modèle de la fluidité identitaire. Chacun déciderait s’il se sent homme ou femme. Mieux : il pourrait ne s’identifier à rien. Son identité sexuelle serait flottante, insaisissable.
RÉSISTANCE
On pourrait accumuler les exemples semblables.
Ce qui distingue ces lobbies idéologiques, c’est qu’ils ont le pouvoir de transformer le simple fait de ne pas voir le monde comme eux en scandale. Ils misent sur une violence verbale extrême et n’hésitent pas à diaboliser leurs contradicteurs en les traitant de tous les noms. Ils ont un pouvoir d’intimidation médiatique extrême.
C’est à cela qu’il faut apprendre à résister.
Vous aimez les parodies, les histoires vraies, les invraisemblances, les bouffonneries, bref, tout ce qui sort de l’ordinaire ? Alors le Québec c’est l’endroit tout désigné.
On ne s’ennuie pas au Québec, surtout quand on fait le survol de tout ce qui se passe dans les milieux hautement gérés. Dans le cercle de ceux qui nous dirigent ou sont en position d’autorité.
Eh bien, le texte qui suit devrait vous faire sourire. En tout cas, dans mon cas, ce fut le début de ma journée, tout sourire. Écrit par Richard Martineau dans les pages du Journal de Montréal d’hier, il raconte l’arrivée d’un immigrant dans cette tour de Babel qu’est le Québec.
Une drôle de société distincte dont il vaut mieux en rire que se fâcher et d’en pleurer. Ce n’est pas très bon pour le système digestif parait-il… En contrepartie, on peut abondamment le critiquer sans être enfermé et condamné à mort comme dans d’autres pays totalitaires.
LE SANTA BANANA DU NORD Richard Martineau
« Bonjour, monsieur. Je suis immigrant, je viens tout juste d’arriver au Québec et j’aurais besoin de quelques informations…
– Vous venez de quel Pays ?
– Santa Banana ! J’en avais assez de la corruption qui régnait là-bas, alors j’ai décidé de plier bagage et de venir m’installer dans une État de droit !
– Ouf, vous tombez mal…
– Pourquoi ?
– Parce qu’il y a beaucoup de corruption ici aussi. Tellement qu’on a dû mettre sur pied une commission d’enquête sur la question. On a découvert que dans le milieu de la construction, la corruption est quasi endémique…
– (Déçu) Ah oui ?
– Hé oui ! Mais ne vous en faites pas, on a créé une escouade spéciale pour lutter contre la corruption et arrêter les fraudeurs !
– (De nouveau enthousiasme) Donc, le droit l’emporte !
– Oui, sauf que… Cette escouade n’a plus de chef.
– Plus de chef ?
– Non. Et puis ça magouille tellement dans cette escouade spéciale qu’on a demandé au Bureau d’enquête indépendant d’enquêter sur les enquêteurs qui enquêtent sur la corruption !
– Mais… vous avez une police provinciale, quand même ?
– Oui, mais le chef de cette police a été écarté, car il aurait posé des gestes de nature criminelle…
– (Stupéfait) Le chef de police a été écarté ?
– Oui. Mais on l’a remplacé.
– Ah, OK.
– Mais son remplaçant vient de démissionner.
– (Éberlué) Donc, cette agence de police n’a pas de chef non plus ?
– C’est en plein ça !
– Bon… Oublions le système de justice et parlons du système de santé, alors. Vous avez de bons médecins ?
– Certainement ! Ils font partie des médecins les mieux payés au monde !
– Wow ! Vous êtes riches, donc ?
– Non, on est pauvres ! On est tellement sur la paille que le gouvernement fédéral nous a donné 13 milliards de dollars cette année pour nous sortir du trou !
– Et qu’est-ce que vous faites avec cette aide ?
– Plein de choses ! Par exemple, on paie 800 000 $ pour des locaux de maternelle qui en valent 300 000 $…
– Euh…
– Oui, monsieur ! Ce n’est pas parce qu’on tire le diable par la queue qu’on ne peut pas être généreux ! Tenez, il y a quelques années, on a mis en place un système de gestion informatique pour les ministères du gouvernement. Il devait coûter 83 millions. Eh bien, on l’a payé un milliard !
– Un milliard de dollars d’argent public ?
– Yes ! On croit à ça, la social-démocratie, nous autres !
– Et l’environnement ? J’espère que vous protégez l’environnement, quand même ?
– Bien sûr ! La preuve : nos écolos sont contre la construction de pipelines!
– Ah, bravo !
– Oui. Vois-tu, mon ami, nous, au Québec, on préfère transporter le pétrole par train ! À travers les villages ! C’est plus sécuritaire ! Et autre preuve qu’on a la nature à cœur : on protège les chiens dangereux !
– Euh… Vous pouvez me conduire à l’aéroport ?
– Quoi, tu as oublié une valise ?
– Non, je veux retourner chez nous ! »
LE TEXTE DE CET ARTICLE A ÉTÉ SUPPRIMÉ À LA DEMANDE DE PROTÉGEZ-VOUS QUI EN ARRIVE À LA CONCLUSION QU’IL CONTREVIENT AUX DROITS D’AUTEURS ET CE, MÊME SI LA SOURCE ÉTAIT CLAIREMENT IDENTIFIÉE.
VOUS M’EN VOYEZ DÉSOLÉ.
Les tiques… ça fait quelques étés à peine qu’on en entend parler. Cet acarien, parasite des animaux, se nourrit de sang. Il peut piquer l’homme et transmettre des maladies contagieuses, dont la maladie de Lyme, entre autres.
Pour bien connaître cette bestiole, quoi de mieux que l’expérience vécue par des spécialistes. Quels sont les symptômes et diagnostic ainsi que le traitement requis lorsque nous en sommes les victimes.
Dans son numéro de l’été 2019, la revue de l’Association canadienne des snowbirds, Nouvelles « CSA » en a fait son dossier santé du trimestre et c’est ce que je vous propose comme lecture aujourd’hui. Vaut mieux prévenir que guérir, comme le dit l’adage. L’article est de Robert MacMillan, M.D.
L’idée de cet article m’est venue hier soir, alors que je m’apprêtais à aller au lit. Ma hanche me démangeait, et quand j’ai commencé à me gratter, j’ai senti une petite bosse. En regardant de près, j’ai immédiatement aperçu une tique, qui s’était probablement accrochée quand je nettoyais mon terrain et que j’ai apporté les branchages dans le bois adjacent.
Je l’ai retiré doucement à l’aide d’une pincette, puis je l’ai regardée ramper sur la table avant de m’en débarrasser. Je suis certain que c’était une tique à pattes noires. Je dois voir mon médecin de famille plus tard aujourd’hui pour recevoir le traitement approprié.
TACHE NOIRE
Il y a deux ans, un matin d’été, alors que je m’habillais, mon épouse a remarqué une tache noire sur mon dos. À l’aide d’un miroir, je l’ai aperçu et j’ai tout de suite songé à un mélanome. Plus tard dans la journée, j’étais très inquiet. Mon fils, qui est médecin de famille, nous visitait et m’a examiné de près. Avec son esprit habituel, il m’a dit qu’il avait une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle : la tache n’était pas un mélanome. La mauvaise nouvelle : elle avait des pattes. Jusqu’alors, je n’avais jamais vraiment songé aux tiques, puisqu’il y a encore quelques années, les médecins n’en voyaient jamais, ou même ignoraient tout de la maladie de Lyme.
Maintenant, le problème s’est rapidement répandu dans la plupart des régions du Canada, surtout dans le sud de la Colombie-Britannique, du Manitoba, de l’Ontario, du Québec et des provinces de l’est. Kingston, en Ontario, où j’habite, a l’un des taux d’infestation de tiques et de maladie de Lyme les plus élevés au pays
LES CAS MULTIPLIÉS PAR 14 EN 8 ANS
Le nombre de cas déclarés de la maladie au Canada est passé de 144 en 2009 à 2025 en 2017. Il est important pour nous tous de connaître les moyens de prévention et de traitement modernes relativement aux tiques et à la maladie de Lyme. L’Agence de la santé publique du Canada, de même que les agences de la santé de chacune des provinces, publient chaque année une carte qui montre les zones les plus à risque.
Les tiques se nourrissent de sang; elles sont donc le plus souvent problématiques dans les habitats où vivent des mammifères hôtes, particulièrement les chevreuils. Il y a plusieurs types de tiques, mais celle qui cause la maladie de Lyme s’appelle tique à pattes noires ou tique du chevreuil. Cette tique est porteuse d’une souche particulière de bactérie qu’elle peut transmettre aux individus qu’elle pique. Si la tique se nourrit du sang d’un individu depuis plus de 24 heures, il y a risque qu’elle transmette la maladie.
TIQUES
Les zones aux risques les plus élevés d’exposition aux tiques sont les boisés, les herbes hautes et les buissons, ainsi que leurs environs. Les enfants qui jouent dans de tels environnements, au chalet ou dans les aires de loisirs, sont plus exposés aux piqûres. La pratique du golf, de la chasse, du camping et de la randonnée pédestre présente aussi plus de risque de piqûre.
Pour réduire le risque, on peut traiter les vêtements et l’équipement avec des produits contenant 0,5 % de perméthrine, et il est recommandé d’appliquer sur la peau un insectifuge contenant du DEET. Le port de manches longues, de chaussettes et d’un pantalon apporte aussi un surcroît de protection.
Les personnes qui fréquentent de telles zones, surtout si le nombre connu de tiques à pattes noires et de cas de maladie de Lyme est élevé, sont fortement encouragées à faire tous les soirs un examen de vérification de la présence de tiques sur tout leur corps. Les tiques préférant les parties du corps sombres et chaudes, l’examen devrait couvrir les cheveux, l’aine, le nombril, les oreilles les aisselles et le derrière des genoux.
Traitement des piqûres de tique :
Pour prévenir la transmission de la bactérie qui cause la maladie de Lyme chez les humains, il faut bien traiter les piqûres de tique. Lorsqu’une tique est détectée, elle doit être retirée dès que possible. La plupart des gens peuvent le faire eux-mêmes en la retirant de la peau lentement et soigneusement afin d’extraire l’insecte au complet.
Mettez la tique dans un pot au cas où vous auriez besoin de la faire identifier. Si elle n’est pas retirée, vous devriez voir un médecin. S’il s’avère que la tique est accrochée depuis moins de 36 heures, il suffit de nettoyer à fond la piqûre avec de l’eau et du savon, étant donné que l’insecte nécessite plus de temps pour transmettre la bactérie infectieuse. On peut juger du temps écoulé depuis la piqûre d’après la période d’exposition connue, le niveau d’engorgement de la tique et la rougeur de la piqûre.
Si la piqûre a eu lieu il y a plus de 36 heures ou à un moment indéterminé, le traitement actuel (qui doit être administré dans les 72 heures suivant le retrait de la tique parasite) consiste en l’administration d’un antibiotique prophylactique oral, habituellement de la doxycycline, en dose unique ou multiple. Les femmes enceintes et les enfants de moins de huit ans reçoivent un autre antibiotique.
MALADIE DE LYME
Les tiques à pattes noires ne transmettent pas toutes la bactérie qui cause la maladie de Lyme à la personne piquée. Quoi qu’il en soit, après la piqûre – constatée ou non, traitée ou non –, il y a risque de contacter la maladie de Lyme, à plus forte raison si elle n’est pas traitée en temps opportun. La prévalence de la maladie par rapport à l’incidence des piqûres de tiques dans chaque zone est surveillée par les agences de la santé de chacune des provinces.
Symptômes et diagnostic :
Les symptômes peuvent se manifester dans les 30 jours suivant la piqûre sous forme de fièvre, de douleurs articulaires ou musculaires, de maux de tête ou d’éruption cutanées localisées. La rougeur peut apparaître au plus tôt sept jours après la piqûre, et dans certains cas, elle ressemble à une cible. L’apparition des symptômes peut varier et être vague, ce qui complique le diagnostic, surtout si la personne ignore qu’elle a été piquée par une tique.
Même si la maladie est maintenant beaucoup plus courante et les médecins mieux informés, beaucoup de patients n’ont pas été diagnostiqués par le passé et ont énormément souffert avec l’évolution de la maladie. Au Canada, les analyses de confirmation en laboratoire de la maladie se sont perfectionnées et un traitement approprié peut être entrepris tôt pour améliorer les chances de guérison.
Traitement :
Lorsque le diagnostic est confirmé, le traitement avec l’antibiotique approprié peut commencer. Les directives de traitement changeant souvent, il est indiqué de faire appel à un spécialiste des maladies infectieuses. Si dans la plupart des cas, le traitement est efficace avec la bonne antibiothérapie, certains patients continuent d’avoir des symptômes débilitants longtemps après l’éradication du microorganisme infectieux.
Les piqûres de tiques et la maladie de Lyme sont maintenant des problèmes médicaux courants dont vous devriez être conscient, car la prévention et un traitement prophylactique peuvent vous éviter les symptômes plus graves de la maladie de Lyme, qui sont parfois difficiles à guérir.
Des professionnels de la santé plus informés, des analyses en laboratoire plus efficaces et de meilleurs antibiotiques aident désormais à gérer cette affection maintenant beaucoup plus courante.
Une phrase qu’on entend souvent quelques jours avant la rentrée. Quand j’ai demandé à mes deux petits-enfants, devenus grands, s’ils avaient hâte de commencer l’école, j’ai eu droit à un retentissants nnnnooooouuuuui ! Pas très surprenant vous me direz et c’est exact. Moi, j’ai adoré l’école et j’irais encore. Je recommencerais demain matin sans rien y changer.
J’ai beau leur dire que le moment présent est ce qui est le plus important; qu’ils préparent leur demain… Ils me croient, mais à moitié. Maintenant qu’on parle d’enlever les cellulaires en classe, ils vivront la vraie vie d’écolier comme au bon vieux temps… et c’est tant mieux. Pour plusieurs, c’est un environnement qu’ils n’ont jamais expérimenté. Enfin, ils vont pouvoir dialoguer et échanger face à face. N’est-ce pas enivrant ?
Le 31 août dernier, dans La Presse+, Stéphane Laporte signait un papier comme seul il en est capable, sur la rentrée. Je l’ai trouvé tellement formidable et motivateur que je me permets de le partager avec vous. Puisse-t-il vous rappeler d’agréables souvenirs de votre vie d’écolier pour motiver votre progéniture.
LETTRE AUX ÉLÈVES Stéphane Laporte
Écolières, écoliers, ça y est, c’est fait, vous êtes rentré(e)s. Rentrés dans le grand tunnel scolaire, avec la lumière de juin prochain tout au bout. Dix mois de devoirs et de leçons, d’amis et de cons, de joies et d’ennuis. Vous êtes résignés. Il faut ce qu’il faut. Vos parents vous l’ont assez dit : c’est important, l’école, parce que dans la vie, ça prend un diplôme pour avoir un bon emploi payant. Si vous voulez un bel avenir, à l’école, vous devez réussir.
C’est ainsi que tout le monde vous présente ça ; l’école, c’est important pour plus tard. On vous vend ça, comme on vous vend un gros traitement chez le dentiste. Ça va faire mal, vous allez avoir des broches, c’est plate, ce ne sera pas facile pour manger du blé d’Inde, mais plus tard, vous allez avoir un beau sourire, vous allez être contents. Endure, en attendant.
Moi, je veux juste vous dire une chose : n’allez pas à l’école pour plus tard, allez-y pour tout de suite. Peu importe vos notes, l’important, c’est de chanter. L’école, ce n’est pas seulement un avenir, l’école, c’est surtout un présent. Un présent qui dure longtemps. Un présent qui vous mène autour de 20 ans. On ne peut pas vivre tout ce temps en attendant. En attendant que ça finisse. En attendant son DEC ou son bac. En attendant d’être dans le vrai monde. L’école, c’est un vrai monde. N’y allez pas pour vous trouver une place après, allez-y pour vous y faire une place maintenant.
Tous les adultes ont le même regret. On fait tous la même erreur. On va à l’école pour en sortir. Et quand on en sort, on se rend compte que ce n’était pas si mal, finalement. On referait tous le même parcours, autrement. En profitant de chaque journée.
Car le concept est attrayant. Réunir les enfants en un endroit pour leur apprendre ce que le monde sait. La passation du savoir. Ça a pris des milliers d’années pour que la race humaine comprenne que la Terre est ronde, en un cours, c’est réglé. Il faut juste ne pas être parti aux toilettes. Je sais, on vous bombarde de matières, et vous vous demandez à quoi ça sert. À quoi ça sert le cours d’histoire, si je veux faire médecin ? Le cours de biologie, c’est pour devenir médecin, le cours d’histoire, c’est pour devenir quelqu’un. Et vous ne serez pas quelqu’un dans 15 ans, vous devenez quelqu’un aussitôt que vous le savez.
Bien sûr, vous pouvez me dire pas besoin d’apprendre autant, j’ai tout dans mon téléphone. Suffit de googler. Pas besoin d’apprendre en quelle année est né Léonard de Vinci, il suffit d’aller sur Wikipédia. L’important, ce n’est pas de savoir la date de sa naissance, l’important, c’est de savoir qu’il a existé. Savoir son apport. Pour googler quelque chose, il faut d’abord apercevoir cette chose. En avoir la curiosité. La curiosité n’est pas dans votre cellulaire. La curiosité est en vous. C’est parce que vous êtes curieux de savoir ce que font vos amis que vous le prenez si souvent, votre iPhone. C’est parce qu’on est curieux de savoir ce que font les milliards d’humains que l’on va à l’école.
Le premier réseau social, c’est l’école. Les amis, à qui vous allez envoyer des infinités de textos, c’est là que vous allez les trouver. L’école, ça reste le meilleur endroit pour apprendre l’autre. D’abord, on a le choix. Il y a plein de gens autour de nous. Ils sont là, en vrai. Pas juste en photos. On ne peut pas les « swiper » comme sur Tinder. Ils restent là. Il y en a avec qui ça va cliquer. D’autres, pas du tout. Ce ne sera jamais juste à cause de leur apparence. Quand on passe cinq ans dans le même édifice que son camarade, on se rend au-delà de ça. Pour le meilleur ou pour le pire.
Donnez une chance à votre école. C’est loin d’être parfait. Mais c’est le meilleur endroit qu’on ait trouvé pour laisser des enfants, toute la journée. Au travail, avec vos parents, c’est encore plus ennuyant. Seul, dans votre chambre, devant un écran, à la longue, vous déprimez. À l’école, il y a plein de trucs qu’on n’aime pas, mais il suffit de trouver un truc qu’on aime : un sujet, un sport, une musique, un poème.
Il y a deux réalités dont on ne se remet pas : la famille et l’école. Toutes nos aptitudes au bonheur et au malheur viennent de là. Tout notre amour et toute notre haine. Plus les adultes investiront pour que les écoles soient aptes à vous épanouir, mieux la planète se portera. Il n’y a qu’une façon de changer le monde, c’est d’aller où le monde est en train de changer. Où le corps grandit, où le cerveau se développe, où l’âme se déploie. C’est à l’école. Après, il est trop tard.
Bref, les jeunes, je sais, mon texto est pas mal long, alors permettez-moi de me résumer : mardi, quand vous irez à l’école, n’y allez pas pour avoir une belle vie plus tard, allez-y pour avoir une belle vie mardi. Il y a là assez d’intérêts pour que vous y trouviez le vôtre.
Je connais plein d’adultes qui donneraient beaucoup pour être à votre place. Vous dites que ces adultes devraient profiter de leur présent, eux aussi. Vous avez raison. Mais c’est parce qu’ils ne l’ont pas fait à l’école qu’ils ne sont pas plus capables de le faire maintenant.
Bonne année scolaire ! Profitez de chaque journée et de chaque congé !
LE PASSÉ SIMPLE DE L’INDICATIF : VERBES EN « -U » ET EN « -IN »
Au passé simple, un certain nombre de verbes du 3e groupe ont des terminaisons formées sur la voyelle « u ». Le radical est bien souvent modifié ou écourté.
COURIR je courus
VOULOIR tu voulus
VALOIR il valut
CROIRE nous crûmes
CONNAÎTRE vous connûtes
VIVRE ils vécurent
RÉSOUDRE je résolus
PLEUVOIR il plut
PLAIRE tu plus
BOIRE nous bûmes
LIRE vous lûtes
POUVOIR ils purent
DEVOIR je dus
SE TAIRE tu te tus
SAVOIR elle sut
FALLOIR il fallut
Les verbes des familles de venir et tenir ont des formes particulières :
VENIR : je vins – tu vins – elle vint – nous vînmes – nous vîntes – ils vinrent
TENIR : je tins – tu tins – il tint – nous tînmes – vous tîntes – ils tinrent
Attention ! Pour les verbes du 3e groupe, la forme du participe passé et les formes du singulier du passé simple peuvent se terminer par le même son.
PLEUVOIR : il a plu – il plut
SOURIRE : elle a souri – elle sourit
Mais il n’y a pas de règle absolue : il a descendu mais il descendit.
Exercices
1- Quel verbe complète cette phrase ?
Le public … patienter en attendant l’ouverture des portes du théâtre.
A) devront – B) dût – C) dut – D) devra
2- Quel est l’infinitif du verbe en gras de cette phrase ?
Le pharmacien lut l’ordonnance avec soin avant de délivrer les médicaments.
A) lutter – B) luire – C) lire – D) luxer
3- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent.
Éva … des nouvelles de son fiancé qui … en Pologne.
A) reçu / vécut – B) reçut / vivait – C) recevais / vivais – D) reçus / vécus
4- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent.
La sagesse … et la querelle … fin.
A) prévalut / prit – B) prévalaient / prenaient
C) prévalus / pris – D) prévalut / pris
5- À quels temps de l’indicatif les verbes en gras sont-ils conjugués ?
Comme j’ignorais ton numéro de téléphone, je ne pus te prévenir à temps de mon retard.
A) passé simple / passé simple – B) imparfait / imparfait
C) imparfait / passé simple – D) futur simple / passé simple
6- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent.
Les supporters … en nombre, car le match … d’être spectaculaire.
A) accourent / promettais – B) accouraient / promis
C) accoururent / promettait – D) accourait / promettait
7- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent.
… de nombreux équipements, cette moto … immédiatement à Frédéric.
A) Pourvut / plut – B) Pourvue / plut
C) Pourvu / plus – D) Pourvus / plurent
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) C* – 2) C – 3) B** – 4) A*** – 5) C – 6) C**** – 7) B*****
* RAPPEL : à la 3e personne du singulier du passé simple, il n’y a jamais d’accent sur la voyelle qui précède le « t ».
** Les deux verbes sont à conjuguer à la 3e personne du singulier. Le second exprime une action qui dure, donc imparfait.
*** Le premier verbe exprime une action qui dure, donc imparfait (3e pers. du singulier); le suivant exprime une action brève, donc passé simple (3e pers. du singulier).
**** La première action est brève, donc passé simple (3e pers. du pluriel); la seconde va durer, donc imparfait (3e pers. du singulier).
***** La première forme est un participe passé employé comme adjectif, donc accord au féminin singulier. Le second verbe est conjugué à la 3e pers. du passé simple.
La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort.
On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années ; on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme. Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.
Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. Il demande, comme l’enfant insatiable : Et après? Il défie les événements et trouve la joie au jeu de la vie.
Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute. Aussi jeune que votre confiance en vous-même. Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.
Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif. Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.
Si un jour, votre cœur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.
Général MacArthur
La rentrée, c’est un branlebas de combat à chaque fin d’août et début de septembre et qui voit-on courir dans les magasins pour la bonne cause ? Les parents bien sûr, qui animent ce rituel de mains de maître. Je parle en connaissance de cause parce qu’avec mon épouse, on a interprété ce rôle pendant une bonne douzaine d’années. Maternelle, primaire, secondaire, ça revient comme le rhume, sauf que nous sommes prévenus.
On regarde tout ça aller et on se dit qu’on ne valorise pas le travail des parents à cette occasion, l’accent est mis sur les écoliers. Mais Claude Villeneuve y a pensé et en a fait le sujet de sa chronique dans la section OPINIONS des pages du Journal de Montréal d’hier. Je l’ai trouvé tellement rafraichissant dans son propos que j’ai décidé le partager avec vous aujourd’hui. Le voici…
LES PARENTS ONT DU MÉRITE Claude Villeneuve
Dieu que c’est épuisant, la rentrée.
Je n’ai même pas d’enfants, mais juste de regarder aller les parents autour de moi, je suis déjà fatigué !
C’est chouette de les voir apparaître sur Facebook, ces photos de braves bambins, le sac à dos rivé aux épaules et la boîte à lunch en main, prêts à affronter une nouvelle année scolaire. On est fier et on est heureux pour eux, sans compter qu’on se souvient qu’un an, c’est beaucoup plus long à 7 ans qu’à 37 ans !
COURIR
Sauf que derrière ces enfants prêts à découvrir leur nouvelle classe, il y a des parents qui ont couru pour y arriver.
Après des vacances qui n’en auront pas été parce qu’il faut bien les faire bouger, ces beaux gamins-là, il y a souvent un trou entre la fin du camp de jour et le début des classes. C’est dans cette période qu’il faut courir les magasins pour trouver les innombrables articles inscrits avec précision sur les listes, lesquels devront ensuite être correctement identifiés, parce qu’un enfant, c’est connu, ça perd ses choses.
Tout ça coûte très cher, en argent et en temps.
Puis, il y a la routine à reprendre, les lunchs à préparer, les uniformes à repasser, les cours du samedi matin, le hockey à l’aréna et tout le tintouin.
Et n’oubliez pas quand un membre de la fratrie est encore à la garderie ou qu’un autre prend le secondaire. Un arrêt de plus dans le trafic du samedi pour déposer tout le monde à sa place, la même chose au retour.
DU MÉRITE
Vraiment les amis, je les trouve beaux et inspirants, vos enfants, mais je veux prendre le temps de vous dire que vous avez du mérite. Vous travaillez tous très fort pour assurer une bonne rentrée à notre relève. Je pense souvent aux profs qui leur enseignent, mais aujourd’hui, c’est à vous que je prends le temps d’offrir une pomme.
Ou un verre de vin !